Astérix

Note: 4.66/5
(4.66/5 pour 128 avis)

Nous sommes en 50 avant J.C., toute la Gaule est occupée par les romains.... Toute ? Non ! ....


Albert Uderzo Au temps de Rome et de l'Empire Romain Autour d'Astérix BDs adaptées en film Best of 1960-1969 Goscinny L'Histoire pour de rire ! Les BDs à papa Les Roux ! On en parle... Panthéon (partial et conjoncturel) de bdtheque Pilote Super-pouvoirs

Nous sommes en 50 avant J.C., toute la Gaule est occupée par les romains.... Toute ? Non ! Un village peuplé d'irréductibles gaulois résistent encore et toujours à l'envahisseur. Astérix et Obélix vont vivre des aventures tout en découvrant une bonne partie de l'Europe et du monde connu et inconnu. Ils déjouent aussi tous les plans de César pour soumettre leur village. Village encerclé en permanence par 4 camps romains (Aquarium, babaorum, laudanaum, et petibonum) qui en bavent... C'est de ces camps que César va tout mettre en oeuvre pour vaincre ces Gaulois têtus et irrespectueux de la loi de Rome. Un espion sera envoyé pour découvrir le secret de leur force surhumaine provenant de la potion magique concoctée par Panoramix le druide. Un romain viendra semer la zizanie parmi les amis d' Astérix (Mais c'est sans compter sur la solide amitié qui lie tout le village). César tentera de construire un station balnéaire pas très loin du village pour corrompre ses habitants. Asrérix ira en Belgique, en Suisse, Espagne, Nouveau Monde, etc...Il rencontrera César, Cléopâtre et une kyrielle de personnage haut en couleur. Obélix ( grand ami d'Astérix devant l'éternel), balourd sympathique tombé dans la marmite de potion magique quand il était petit, aidera Astérix le long de ses aventures. Ce grand dadais a 2 sports favoris : chasser le sanglier et assommer du légionnaire entre 2 livraisons de Menhir. Panoramix le druide a toujours plein de recettes qui demandent, en général, des ingrédients que l'on trouve loin du village. Abraracourcix, le chef a autant de mal à commander son village qu'à se faire entendre de sa femme Bonemine. Assurancestourix, le barde réussira à chanter dans le premier album mais les autres se rendent vite compte de sa voix de casserole. Cétautomatix, maréchal-ferrant et armurier, se fera un plaisir de le faire taire avant même les premières notes. Ordralfabétix, le poissonnier, fait venir son poisson de Lutèce alors que la mer est à 500 mètres de chez lui.D' ailleurs, son poisson "frais" est souvent le départ de bagarre mémorable. Tout ce petit monde aura toujours le mot juste pour rire et je finirai par la conclusion d' Astérix et les Goths: "Et très tard dans la nuit, on festoya, on rit, on but, on mangea des sangliers, et l' on raconta par le détail, toute cette aventure.Or comme vous la connaissez déjà, nous pensons que le moment est venu pour nous de vous quitter...Mais pas pour longtemps!"

Scénaristes
Dessinateurs
Coloristes
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Juillet 1961
Statut histoire Une histoire par tome 38 tomes parus
Couverture de la série Astérix
Les notes (128)
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23/08/2001 | Loïc
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Par Bouriket
Note: 5/5
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Je profite de la sortie du 38ème tome pour aviser la série. En résumé, pour ceux qui habiteraient dans une galaxie très lointaine, cela se passe en 50 avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les Romains... Toute ? Non ! Un village peuplé d'irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur. Les connaisseurs auront constaté que j’ai recopié le texte d’introduction figurant sous une carte de Gaule ouvrant traditionnellement chaque album. Carte dont j’ai accueilli le retour dans le dernier opus avec plaisir après son omission du précédent, accompagnée de la non moins traditionnelle présentation de quelques habitants du village en question. Ce tome 38 a pour titre « la Fille de Vercingétorix ». Bon point : l’absence du nom d’Astérix dans le titre de l’album évite une redondance graphique du plus mauvais effet avec le titre de la série. Mauvais point : sujet potentiellement glissant. La couverture ne laisse guère place au doute : Astérix et Obélix vont récupérer la garde de la fille du renommé chef gaulois et celle-ci n’aura pas un caractère facile. À mes yeux, cet album est le plus réussi du duo Ferri / Conrad. Le scénario, bien que sans surprise ni réelle ambition, tient à peu prêt la route, mené par un Ferri qui maîtrise parfaitement son petit gaulois. J’ai ris plusieurs fois aux jeux de mots, calembours et situations comiques de cet album. Goscinny affleure par moment et c’est réjouissant. Le dessin est à l’avenant, dans la droite ligne d’Uderzo (voir la reprise de la 1ère case du Bouclier Arverne). Un Astérix qui a le mérite de se laisser lire sans déplaisir, sans pour autant atteindre les sommets de l’âge d’or. J’attends une confirmation dans deux ans car les 3 premiers albums du duo d’auteurs actuels ne fonctionnaient pas aussi bien. La note globale de la série est de 5 étoiles car il s’agit d’une série culte dans le monde de la franco-belge même si la qualité est plus irrégulière après le décès du formidable René Goscinny.

24/10/2019 (MAJ le 25/10/2019) (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
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Oui, évidemment, "Astérix" est LA référence BD francophone d'humour et d'aventures (avec De Cape et de Crocs, désormais). Autant les tous premiers albums ont plutôt mal vieilli ("Astérix le Gaulois", "La Serpe d'Or"...) et les derniers avec Uderzo seul aux commandes baissent franchement de qualité, autant la plupart des autres se lisent et se relisent avec délectation et bonne humeur, et ce à tout âge. Il y a tellement de bons mots, de références devenus cultes, d'humour potache et sans âge... Ces dizaines d'albums là trouvent leur place dans n'importe quelle bdthèque ! Et puis viennent les tous derniers albums d'Uderzo, et là, ça tombe de ce piédestal géant sur lequel Astérix était monté. Quel dommage d’entacher une série qui avait tout pour être parfaite... Le tome 33 a été pour beaucoup et pour moi le symbole de la déchéance de la série. Sincèrement, je préfère occulter cet album de la série quand je pense à Astérix. Ce sont ces tous premiers albums ainsi que les tous derniers d'Uderzo qui me font éviter la note maximale sur cette série, mais de nos jours, qui ne sait pas qu'Astérix est un monument de la BD ? Et après Uderzo, Conrad et Ferri ont repris le flambeau. Ce sont deux auteurs que j'aime beaucoup pour leurs oeuvres d'avant Astérix. Les albums qu'ils ont produits pour cette série là maintenant sont... sympathiques. Le dessin est très bien, très proche de celui d'Uderzo, suffisamment pour ne pas se sentir dépaysé ou dérangé pour les plus puristes. Les scénarios sont divertissants... mais pas hilarants. Disons qu'alors que les albums de Goscinny et Uderzo étaient des indispensables à mes yeux, ces nouveaux là sont juste d'agréables lectures faisant vivre un peu plus longtemps le souvenir de nos gaulois préférés, mais je n'ai plus du tout d'appréhension à l'idée de ne pas avoir lu l'un ou l'autre des tomes les plus récents.

17/10/2003 (MAJ le 14/10/2019) (modifier)
Par Josq
Note: 5/5
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Il y a des rencontres apparemment anodines qui scellent le sort d'un monde... Indéniablement, celle entre René Goscinny et Albert Uderzo est de celles-ci. La rencontre entre un petit bonhomme à la bouille rondouillarde et un grand dadais au visage carré peut prêter à sourire. Le duo naissant semble tout droit sorti de l'imagination d'un scénariste de bande dessinée. Leur rencontre est la plus commune qui soit, deux grains de sables qui se rencontrent dans la vaste plage du monde. Mais l'alchimie parfaite qui voit le jour entre les deux est celle qui va leur dicter toute leur oeuvre. Le génie du dessin mis au service du génie du scénario, à moins que ce ne soit l'inverse. Tous les deux fortement influencés par l'art américain (n'oublions pas que René Goscinny était parti aux Etats-Unis dans le but de travailler pour Walt Disney, tandis que l'influence américaine est omniprésente dans le "Arys Buck" d'Uderzo), ils vont ironiquement créer un nouvel art français de chez français. Peut-être le vrai génie dans l'affaire est-il en fait Jean-Michel Charlier, qui les mit en contact, ayant sans nul doute un flair unique pour discerner le talent là où il se cache. En attendant, c'est grâce à lui que nos deux compères vont écrire plus de 25 ans de l'histoire de la bande dessinée, et - osons le dire - de l'Histoire tout court... La carrière commune d'Albert et René est une longue escalade jusqu'à ce point culminant qu'est "Astérix". Jehan Pistolet, Luc Junior, Benjamin et Benjamine, "Bill Blanchart", "Poussin et Poussif", "La Famille Cokalane", Oumpah-Pah, tout cela devait irrémédiablement mener au grand chef-d'œuvre... Dans les uns, on voit s'affirmer une rigueur d'écriture impressionnante, tant Goscinny y révèle un sens de la narration à toute épreuve, dans les autres, c'est l'humour qui s'affirme, et dans tous, c'est le trait d'Uderzo qui s'affine et se dessine dans la forme définitive qu'on lui connaîtra. Ainsi, "Astérix", c'est l'apothéose d'une carrière prolifique. Il a failli être réduit à une adaptation du "Roman de Renart", qui aurait été forcément savoureuse, mais n'aurait sans doute pas permis aux deux auteurs de voler de leurs propres ailes. Avec le petit gaulois, la liberté est totale. Si le trait d'Uderzo n'est pas encore tout-à-fait achevé dans ses premiers albums, il est déjà d'une limpidité qui en dit long sur le génie du dessinateur, tandis que Goscinny met tout son cœur et toute son âme dans un scénario parfaitement troussé, où l'humour touche la maturité qui caractérisera toute la saga. Tout Goscinny est là-dedans : la finesse des dialogues, l'amour du calembour, l'art de l'anachronisme et de l'allusion bien placée, l'art du stéréotype (car le stéréotype peut être un art, la preuve !) et des personnages hauts en couleurs... Autant d'éléments qui feront florès durant la saga entière, dont chaque tome réussira le tour de force de renouveler constamment l'intrigue, tout en réutilisant les mêmes gimmicks géniaux et en faisant voyager nos héros sans jamais basculer dans le récit capillotracté ou le racisme de mauvais aloi. Le plus grand génie de Goscinny, c'est sans nul doute de réussir à parler à toutes les générations en même temps. Enfant comme adulte, on a tous les mêmes réactions devant "Astérix". Mieux, René Goscinny accompagne toute notre croissance en nous faisant découvrir de nouveaux éléments à chaque lecture... Le tout au gré d'un dessin qui s'arrondit pour le mieux lors des premiers albums, déformant à loisir ses personnages, mais en gardant toujours un sens des proportions inouï dont seul Uderzo avait le secret. Et au fur et à mesure des albums, on apprend à mieux faire connaissance avec ces gens qui deviendront comme des amis, comme une famille : les sanguins forgeron et vendeur de poisson, le barde déconnecté, le chef dépassé par les événements, les femmes qui ne sont pas en reste... Tous ces gens au milieu desquels on apprend à vivre de tome en tome, et dont on a plus de mal à se séparer à chaque fois. Heureusement, la saga vivra assez longtemps pour qu'on ne puisse pas épuiser le filon. Il y a bien trop de tomes pour que l'on puisse se lasser de cette série. Malheureusement, après la mort de Goscinny, la saga continuera à vivre de manière tout-à-fait décente pour s'amenuiser petit-à-petit jusqu'à sombrer dans le gouffre que l'on connaît (des extraterrestres dans Astérix ? Où avez-vous vu ça ? En tous cas, moi, jamais entendu parler...). Être un génie du dessin ne fait pas de nous un scénariste hors-pair pour autant... Ferri et Conrad parviendront plus ou moins à redresser la barre, mais qu'on le veuille ou non, l'heure d'Astérix est passée. C'est toujours une bonne saga, mais elle est devenue une BD comme les autres. Non, ce qui est immortel, c'est bel et bien la période Goscinny, ces 20 durant lesquels la BD française connut son heure de gloire, durant lesquels la littérature française trouva un de ses sommets là où on ne l'attendait pas. Et c'est bien ce qui fait d'Astérix une saga aussi géniale : que ce soit en 1959 ou en 2019, elle constitue pour ses lecteurs émerveillés une éternelle surprise, gravée à jamais dans le marbre de la mémoire collective, et dans celui de l'Histoire...

08/03/2019 (modifier)
Par Feynhec
Note: 5/5

S'il ne faut acquérir qu'une seule série de BD, c'est bien celle-ci! Rien d'autre à ajouter!

19/06/2018 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
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Astérix est une bd totalement incontournable érigée en véritable monument culte. Il a baigné toute mon enfance et plus encore. Il s'agit probablement de la bande dessinée française qui a connu le plus de succès, avec 325 millions d'albums vendus dans le monde en 107 langues et dialectes. :: C'est un personnage qui existe depuis près de 50 ans. Il a vu le jour dans le premier numéro du journal Pilote en octobre 1959. Petit, pas très beau, il est le portrait fidèle du gaulois finalement assez proche du français avec ses qualités et ses défauts: râleur, bagarreur, têtu et colérique mais également sympathique, courageux, généreux, rusé et fidèle. Il est l'image du copain que nous aimerions tous avoir. Ceci explique probablement l'une des raisons de son immense succès. Le meilleur ami d'Astérix est Obélix qui l'accompagne dans toutes ses aventures. Ce personnage emblématique de la série apparaît dès la première page du premier album même s'il ne lui est donné un véritable rôle que dans le deuxième "la serpe d'or". Il est finalement le parfait complément d'Astérix: gourmand, susceptible, soupe au lait et sensible. Obélix passera rapidement du statut de faire valoir à celui de héros à part entière. Des albums lui feront la part belle. A eux deux, ils sont les deux principaux défenseurs du village d'irréductibles. La Gaule est en effet envahie par les forces romaines. Toute la Gaule? Non, il n'y a que ce village peuplé d'irréductibles Gaulois qui résistent encore face à César grâce à la potion magique concoctée par le druide Panoramix. Quand j'étais plus jeune, j'avais tendance à penser que cette bd véhiculait la dangereuse idée qu'il fallait boire une sorte de drogue pour faire face à l'adversité et que sans cela, on était perdu. Cette force n'était donc pas naturelle un peu comme ces sportifs qui prennent des dopants pour réussir à gagner... J'aurais bien aimé au fond de moi que ces gaulois y arrivent sans utiliser ce subterfuge bien pratique. Cependant, il ne faut pas oublier non plus le fidèle compagnon de notre duo de Gaulois à savoir Idéfix. Il n'apparaîtra qu'à partir du cinquième album (Le tour de Gaule). De nombreuses personnalités existantes ou ayant existé sont apparues au fil des albums successifs, sous forme de clins d'œil humoristiques (ex: Lino Ventura dans la Zizanie, Guy Lux dans le domaine des Dieux, Jacques Chirac dans "Obélix et compagnie", les Beatles dans "Astérix chez les Bretons", plus récemment Arnold Schwarzenegger dans "Le ciel lui tombe sur la tête"). Cependant, ce n'est pas tout. Des personnages d'autres bd y apparaissent également: ainsi le Marsupilami dans "le combat des chefs", les Dupondt de Tintin dans "Astérix chez les Belges", le vizir Iznogoud est évoqué dans "Astérix chez Rahazade". Je pense que le succès mérité de cette série s'explique par le fait que l'humour s'adresse à toutes les tranches d'âge. Les enfants apprécient le dessin et les situations cocasses ainsi que l'effet burlesque de l'histoire alors que les adultes apprécient la parodie de l'histoire officielle et les différentes références culturelles. La série offre beaucoup d'anachronisme au lecteur pour souligner un trait bien précis (exemple: Lutèce sous le flot de la circulation...). Par ailleurs, depuis le début de ses aventures, Astérix visite un pays ou une région différente un album sur deux. On a alors l'occasion de se rendre dans de nombreuses contrées loin de son village. Les albums avec le regretté scénariste Goscinny sont drôles et inventifs (soit les 24 premiers volumes qui étaient édités chez Dargaud qui en a perdu les droits en 1998 suite à des séries de procès intentés par Uderzo). La mort en 1977 de René Goscinny a entraîné un ralentissement dans la fréquence de parution des albums, Uderzo faisant maintenant les dessins et les textes. Le grand fossé devient l'album de la transition. Quel titre prémonitoire quand même !!! Les albums relevant des Editions Albert-René plongent outrancièrement dans l'exploitation commerciale. Le dernier en date est réellement un désastre (quelle idée que de faire intervenir des extraterrestres!) et jette un réel discrédit sur la série. Uderzo est maintenant âgé de plus de 70 ans et gère le plus grand empire de bande dessinée dans la francophonie. Et il n'a pas peur de dénaturer le mythe Astérix en clamant: "Il n’y a pas de raison que les extraterrestres ne nous aient pas visités du temps des Gaulois. C’était mon idée de départ. J’ai voulu représenter ces extraterrestres sous la forme de la science-fiction des mangas et des bandes dessinées américaines avec leurs caractéristiques, comme ces Américains qui débarquent triomphalement en Irak. " Ce tome a battu tous les records de vente avec la complicité de la presse qui n'a rien eu à redire à de rares exceptions près... J'aimerais réellement que Uderzo s'arrête car les aventures d'Astérix s'engouffrent de plus en plus vers la voie du paranormal ou du fantastique. Le petit village gaulois est en train de devenir une entité de super héros modernes et perd son âme d’album en album. Les albums d'Uderzo s’égarent complètement de l’esprit originel de l’œuvre depuis la disparition de Goscinny. Aujourd'hui, Astérix est un nom qui se vend à lui tout seul. L'histoire, l'humour, le scénario... tout cela passe au second plan! C'est bien dommage qu'il ne confie pas le scénario à quelqu'un digne de ce nom afin de se faire aider! Cependant, il faut reconnaître qu'Uderzo reste un excellent dessinateur qui a un sens intuitif de la mise en scène, du gag visuel, de l’expressivité et de la caricature ! Et puis, tout ce qu'il a scénarisé n'est pas mauvais: j'ai bien aimé par exemple "l'Odyssée d'Astérix". Le public est donc, globalement, légitimement déçu. C’est un fait que personne ne peut nier! Et pourtant, dans la préface du livre d'or du 50ème anniversaire d'Astérix et Obélix (1.2 millions d'exemplaires!), il en rajoute en fustigeant ces imbéciles qui possèdent cette immense vertu de toujours croire à ce qu'ils pensent, ce qu'ils disent et ce qu'ils écrivent. Il n'a toujours pas compris que le public voulait qu'Astérix poursuive ses aventures après la mort de l'un de ses deux pères: c'est une évidence. Cependant, le public voulait également retrouver des aventures dignes de ce nom. Dans les 4 derniers tomes qui sont sortis, deux sont des commémorations pompeuses et les deux autres des catastrophes sans nom. Bien entendu, le succès n'a jamais été démenti et c'est sur ce phénomène que l'auteur se base pour se justifier (le phénomène Besson). Juste une petite parenthèse pour dire que cela me fait sourire un peu quand on compare cette série avec De Cape et de Crocs qui est fortement apprécié sur ce site pour de très bonnes raisons. De Cape et de Crocs s'est vendu à tout casser à moins de 100000 exemplaires par tome. On est loin du succès d'Astérix en terme de chiffres et de notoriété et il en faudra des renforts pour que cette série puisse un jour percer le marché ne serait-ce que français. Bien entendu, en terme de qualité, cela reste le digne successeur mais cela ne se popularisera pas pour autant. C'est bien ce qui est malheureux car le public est vampirisé par quelques titres phares qui ne sont pourtant plus les meilleurs dans leur catégorie. Nous, lecteurs et passionnés, nous allons plus loin dans notre démarche car nous nous intéressons à ces titres injustement oubliés. Pour juger de la série des Astérix, il faut également regarder l’ensemble de l’œuvre et là il n'y a pas photo! Astérix a incontestablement beaucoup apporté à la bande dessinée. Il a fait passer celle-ci de statut de maladie infantile à celui d'art respectable. C'est objectivement une bd culte. Le cinéma s'est maintenant emparé de notre petit héros mais je n'approuve pas vraiment cette démarche. Il y a une magie dans la bd que le cinéma ne pourra jamais reproduire même à coup de millions d'euros ! De toute façon, le dernier film "Astérix et les Jeux Olympiques" n'est qu'une débauche d'effets spéciaux, de guest-stars et de peoples. Cela se devait être le film le plus proche de la bd, sans blague! Le 35ème Astérix sera celui du passage à un nouveau relais d'auteurs à savoir Didier Convard et Jean-Yves Ferri. Il était temps ! Visiblement, cela n'a pas empêché le succès des ventes et de la série qui ne démord pas. Il s'agissait de faire oublier la déception liée aux derniers albums. De ce côté là, c'est plutôt réussi car le niveau se relève sans atteindre celui de la belle époque de Goscinny qui semble irremplaçable. Certes, les ingrédients sont là : les romains, les pirates, le barde, les disputes entre Astérix et Obélix... Cependant, j'ai l'impression qu'on tourne toujours en rond. Certains jeux de mots et calembours ne fonctionnent pas. On sourit car c'est quand même sympa de retrouver nos héros d'enfance. Bref, c'est ni bon, ni mauvais. Le 36ème tome confirme cette vision des choses. Je pense qu'on n'a pas confié Astérix au meilleur scénariste de France. Je me demande qu'est-ce que cela aurait donné avec Joann Sfar ou encore Manu Larcenet. Il manque une certaine créativité afin de booster une licence très lucrative. Et pourtant, cela a été l'ouvrage le plus vendu en France en 2015 avec 1.6 millions d'exemplaires écoulés. C'est dans ces cas-là que je me dis qu'être numéro 1 des ventes ne fait pas forcément la meilleure bd en termes de qualité. C'est surtout la notoriété de ce titre qui fait le reste. Ce n'est point mérité et cela cache toutes les autres bonnes bd qui ne feront pas 10000 exemplaires. Pour autant, je dois dire que le 37ème tome sur la Transitalique est plutôt une belle aventure qui renoue un peu avec le passé lorsqu'on allait à la découverte des autres régions du monde. Il n'y aura pas réellement de surprise ou de créativité mais cela demeure plaisant à la lecture. Je retiens surtout une énorme campagne publicitaire qui va assurer les arrières et la pérennité de cette série. Quelque chose s'est véritablement perdu et on ne le retrouvera plus jamais. Au niveau du dessin, c'est du très bon travail. Une belle critique sur le sport et les tricheries ou l'idolâtrie exagérée pour certains sportifs peu méritants. Juste pour le fun, je me suis amusé à noter chacun des titres de la série: Tome 1: Astérix le Gaulois Tome 2: La serpe d'or Tome 3: Astérix et les Goths Tome 4: Astérix gladiateur Tome 5: Le tour de Gaule d'Astérix Tome 6: Astérix et Cléopâtre Tome 7: Le combat des chefs Tome 8: Astérix et les Bretons Tome 9: Astérix et les Normands Tome 10: Astérix légionnaire Tome 11: Le bouclier Arverne Tome 12: Astérix aux jeux olympiques Tome 13: Astérix et le chaudron Tome 14: Astérix en Hispanie Tome 15: La zizanie Tome 16: Astérix et les Helvètes Tome 17: Le domaine des Dieux Tome 18: Les lauriers de césar Tome 19: Le devin Tome 20: Astérix en Corse Tome 21: Le cadeau de César Tome 22: La grande traversée Tome 23: Obélix et compagnie Tome 24: Astérix chez les Belges Tome 25: Le grand fossé Tome 26: L'odyssée d'Astérix Tome 27: Le fils d'Astérix Tome 28: Astérix chez Rahâzade Tome 29: La rose et le glaive Tome 30: La galère d'Obélix Tome 31: Astérix et Latraviata Tome 32: Astérix et la rentrée gauloise Tome 33: Le ciel lui tombe sur la tête et encore! le pire jamais réalisé ! Tome 34: L'anniversaire... le livre d'or Tome 35: Astérix chez les Pictes Tome 36: Le papyrus de César Tome 37: Astérix et la Transitalique Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.5/5

14/02/2007 (MAJ le 25/10/2017) (modifier)
Par Pedrolito
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Tout a déjà été dit sur cette série... à lire d'urgence si jamais ce n'est pas déjà fait ! (et si on l'a déjà lu, il faut le relire !) Le scénario est tout simplement génial, bourré de références historiques, de petites subtilités, on en redécouvre de nouvelles à chaque lecture. Les derniers albums sont nettement en dessous mais cela n'enlève rien à l’excellente qualité de la série. Culte ! MAJ Après lecture du dernier tome 'Astérix chez les Pictes' Le dernier opus avec de nouveaux auteurs (JY. Ferri / D. Conrad) s'inscrit dans la continuité du travail de Goscinny et Uderzo. Certes, ce n'est pas (et ne sera jamais) la même chose mais le challenge (de taille) est relevé sans (trop de) fausses notes. Je continue bien sûr de suivre la série.

01/06/2013 (MAJ le 18/10/2015) (modifier)
Par Thobias
Note: 4/5

De très beaux souvenirs de lecture en particulier l'album avec Cléopâtre qui me faisait rêver. L'humour de Goscinny était d'une vraie fraîcheur. Je ne suis pas sûr de relire cette série qui doit rester ancrée dans mes souvenirs de jeunesse. J'ai peur de moins aimer à la relecture et de gâcher de beaux moments que ma mémoire a idéalisés. Cependant l'humour de Goscinny est intemporel, je tenterai peut-être. Je précise que ce commentaire ne vaut que pour la période Goscinny le reste n'a aucun intérêt et je n'en ai pas lu la moitié.

22/05/2014 (modifier)
Par fab11
Note: 5/5

Aujourd'hui qui ne connait pas Astérix? C'est sans doute avec Tintin un des personnages de bande dessinée franco-belge les plus connus au monde. D'ailleurs on peut se fier au nombre de traductions qui ont été effectuées pour cette célèbre série. D'après ce que j'ai cru comprendre Astérix a été traduit dans 107 langues, ce qui n'est pas négligeable bien au contraire. Je ne reviendrai pas sur l'historique de cette magnifique série car celui-ci a été abordé un grand nombre de fois dans les nombreux avis précédents. Donc je vais plutôt vous parler de mon enfance qui fut bercée par ce sympathique personnage, mais ne vous inquiétez pas je vais être très rapide . Je vais vous dire simplement que comme beaucoup d'enfants j'adorais lire les aventures de ce petit gaulois (qui est quand même très costaud surtout quand il boit la fameuse potion magique ) et que je prends encore énormément de plaisir à les relire. Je suis même impressionné de voir à quel point la popularité de notre héros est toujours aussi importante . Mon fils de neuf ans adore lire cette série , c'est d'ailleurs celle qu'il préfère. Il m'a fait acheter les tomes que je ne possédais pas. En tout cas malgré le fait que les histoires d'Astérix aient été portées à l'écran ( que ce soit en films ou en dessins animés) je préfère encore feuilleter mes vieilles BD que de regarder les aventures du fameux gaulois à la télévision. En plus je ne suis pas un fan de notre "Gégé" national déguisé en Obélix, je préfère nettement le personnage original. Quand on parle d'Astérix , automatiquement on pense à tous les autres personnages qui sont tout aussi célèbres que lui ,ou qu'Obélix et Idéfix qui sont indissociables de notre héros. Mais qui ne connait pas Panoramix, Assurancetourix, Abraracourcix, Cétautomatix , etc...? Vous pouvez me répondre que c'est normal car ils sont dans chaque album. Je peux donc nommer d'autres personnages qui n'apparaissent que dans un épisode mais qui sont tout aussi célèbres. Je suis sûr que Goudurix vous dit quelque-chose ainsi que Olaf Grossebaffe (Astérix et les Normands). Je peux citer également Numérobis aperçu dans Astérix et Cléopâtre. Les histoires d'Astérix sont pour la plupart du temps un moyen de se moquer de la société française . Dans Le Tour de Gaule d'Astérix les auteurs se permettent de caricaturer de nombreuses régions et leurs habitants. Certaines s'inspirent des sorties de films (à la sortie de Cléopâtre de 1963 les auteurs envoient Astérix en Egypte à la rencontre de cette très célèbre reine) ou de l'actualité ( le naufrage d'un pétrolier les incitent à dénoncer les marées noires dans L'Odyssée d'Astérix au début des années 80). Plus les années passent plus Uderzo utilise de nouveaux thèmes, en 1987 il s'inspire des Mille et Une Nuits avec Astérix chez Rahàzade . En 2001 il introduit de la science-fiction dans l'histoire avec des extra-terrestres (Le Ciel lui tombe sur la tête). Si je voulais citer mes albums préférés je pourrais nommer La Grande Traversée, Astérix chez les Bretons, Astérix et les Normands, Astérix en Corse. Bon je m'arrête là où je vais tous les citer. Il est vrai que les derniers albums parus ne sont pas parmi mes préférés pourtant je ne compte pas m'en séparer. Pour conclure je peux juste dire que je ne mets pas souvent la note maximale à une série mais là je ne pouvais pas faire autrement pour ce monument de la bande dessinée. Alors faites comme moi, replongez vous régulièrement dans les aventures du petit guerrier gaulois aux longues moustaches. Après la lecture du trente-cinquième et dernier tome , je dirai seulement , comme les derniers posteurs, qu'il y a du mieux par rapport aux deux , trois numéros précédents . On retrouve certaines choses qui ont fait le succès de la série comme les baffes données aux pirates, aux bardes, aux romains bien sûr, des jeux de mots et bien d'autres choses. Mais malgré cela je pense que cet album pourrait être meilleur. Il manque un petit quelque-chose (je ne sais pas lequel) qui ferait que cet album soit incontournable. Cela vient sans doute du fait qu'on espère toujours plus dès qu'on suit les aventures du Gaulois le plus célèbre de la planète. En tout cas je ne baisse pas ma note car pour moi Astérix reste une série culte. Peut-être que le prochain album arrivera à me rendre encore plus nostalgique.

22/07/2013 (MAJ le 11/11/2013) (modifier)

Bon, je ne parlerai que très peu des 33 premiers albums de la série : . tous les Goscinny sont excellents, mon préféré étant Astérix légionnaire . les quelques suivants 100% Uderzo sont très bons aussi (jusqu'à Chez Rahazade) . après ça devient de pire en pire tant que Uderzo est seul aux commandes. Et de nouvelles mains se sont alors essayées à Astérix. Il était temps. Avec Astérix chez les pictes, il y a clairement du mieux par rapport aux quelques derniers tomes, mais la narration reste laborieuse et les quelques très bons jeux de mots ne rattrapent une histoire laborieuse et un peu longue. Goscinny restera irremplaçable encore de très longues années. Le dessin à la Uderzo est bon, mais le trait rondouillard d'Uderzo me manque quand même. Au final, déception mais avec quand même une toute petite lueur d'espoir pour les tomes à venir.

02/11/2013 (modifier)
Par Jul
Note: 4/5

Le fleuron de la bd certifiée qualité française. Faisant partie du patrimoine Français au même titre que le vin rouge, le fromage qui pue, le béret, etc... Asterix quoi ! Nos 2 compères bien de chez nous se font un plaisir de résister à l'envahisseur Romain et à étendre leur popularité au delà des frontières de la Gaule, pour faire en quelque sorte " briller" la culture bleu blanc rouge ( en gros la bouffe, la baston et le caractère de merde ). C'est souvent gentiment moqueur ( envers les autres pays d'Europe ) et donc très chauvin. Mais cela reste joyeux, amical et toujours très finement écrit par Goscinny. Ses scénarios sont à chaque fois passionnant et très subtils. Énormément d'anachronismes ( à des fins humoristiques ) et d'observations minutieuse des caractéristiques des habitants d'Europe ( La corse, un chef d’œuvre ). C'est d'ailleurs souvent le principe de cette série: Un tour d'Europe des nations avec ses spécialités culinaires et architecturales. Une bd vraiment franchouillarde mais intelligente, joviale, drôle et finalement pro-Européenne ! Asterix ça met vraiment de bonne humeur ! En dehors d'Asterix et surtout d'Obelix, tous les personnages ( secondaires ou pas ) sont marquants. Beaucoup d’éléments devenus archis-cultes : le banquet final avec les dizaines de sanglier ( qu'est ce que ça me donnait faim quand j'étais môme ! ). Le barde qui se fait taper dessus. la potion magique bien sur. Les camps Romains apeurés tout autour du village ... Mes albums préférés sont: - asterix en Corse - asterix chez les helvètes - asterix en Hispanie - le combat des chefs - le devin - le tour de gaule - le domaine des dieux - asterix aux jeux olympiques Enfin un sans faute du tome 3 au tome 20. Après c'est moins bon excepté peut-être la grande traversé, Asterix chez les Belges, Asterix chez Rahazade ... Donc une série archi mega culte au même titre que Tintin et Gaston Lagaffe qui vaut *****. Mais je réserve cette note pour des bds qui me tiennent plus à cœur. Ces séries acclamées et reconnues par tous depuis longtemps sont déjà inscrites au panthéon de la BD donc bon...

19/09/2013 (modifier)