Un premier tome qui m’avait bien plu à sa sortie, mais j’attendais de voir.
Après lecture des 2 tomes, je peux dire que c’est plus que pas mal du tout.
De la chouette aventure (loin d’être bucolique) concoctée par 3 auteurs de talent.
Au scénario, Loisel que l’on ne présente plus, déroule son histoire tranquille, on prend le temps de présenter les personnages et ce microcosme brésilien (particulier et dur), assez rare et dépaysant dans le monde de la bd.
La partie graphique est magnifiée par le trait d’Olivier Pont et les couleurs de François Lapierre. Bravo à eux, ils apportent énormément à l’album.
Le tout est un plaisir à parcourir, les planches sont fluides et bien construites, les albums sont épais, je n’ai pas vu le temps passé.
Une multitude de personnages, bons comme mauvais, pour un récit manichéen (ce n’est pas dit de manière péjorative) et distrayant.
J’espère une fin dans le prochain tome et qu’elle soit à la hauteur de cet « exotisme » proposé par les auteurs. Un bon moment de lecture.
MàJ tome 4 :
Bon finalement, il a fallu attendre un tome de plus pour connaître le fin mot de cette aventure.
Je reste sur le même ressenti, ça ne chamboulera pas grand chose mais on passe un bon moment dans et avec ce microcosme amazonien. L’aventure et les personnages sont bien tenus, la fin est ce qu’elle doit être et la patte graphique de Pont est toujours aussi agréable.
Une série qui a réussi à tenir sur la longueur.
Une aventure honnête de notre viking mais je reste un peu perplexe de ma lecture.
Je n’ai pas détesté mais à aucun moment je n’ai vraiment été accroché. Il faut dire que je ne suis pas un grand admirateur des 2 auteurs et de leurs pattes respectives. Il y a souvent comme une barrière/froideur qui s’en dégage et que je n’arrive pas à pénétrer même si ici, leurs styles est au service de l’univers « Thorgalien ».
Le graphisme, malgré quelques fulgurances et de l’envie, m’apparaît terne, sans saveur voir parfois maladroit (affaire de goût ceci dit).
Quand au récit, il suit le même chemin, c’est respectueux au cahier des charges mais trop c’est sans folie ni peps. J’ai même trouvé certains dialogues assez affligeants, entre Thorgal et Aaricia notamment. La fin de l’album fera le lien avec Alinoé mais sans réelle magie.
Je suis de plus en plus déçu de cette collection qui se contente de faire du Thorgal standard, ça comble les blancs des albums de la série mère mais sans réelle plus-value. Et cet album, à mes yeux, fait sans doute parti des moins bons.
Me voilà bien embêté pour noter cet ouvrage de Taniguchi car cette adaptation d'un roman de Kawakami me laisse des sentiments perplexes.
Je découvre l'avis de iannick et je ne peux que valider cette impression que "Les Années douces" s'adresse à un public averti
Tout d'abord que cette histoire est molle
Et là je m'interroge si cette impression de mollesse relève plus d'un choc des cultures que du caractère des protagonistes. Choc de cultures mais également choc de génération car notre jeune trentenaire Tsukiko, qui est d'une nonchalance phénoménale, tombe amoureuse d'un ancien professeur de ,j'imagine, 30 ans son ainé. En soit ce n'est pas la première œuvre à traiter de différence d'âge conséquente et il suffit d'ouvrir les pages people du premier torchon venu pour constater que ce phénomène n'est pas exceptionnel
J'ai plus été perturbé, voire choqué, que tout au long de l'ouvrage elle s'adresse à lui en l'appelant Maître. Cela me laisse une impression très très désagréable. A aucun moment je n'ai eu l'impression que nos deux tourtereaux discutaient d'égal à égal.
Ensuite vu que l'essentiel de leur rapport se déroule au restaurant qu'est-ce qu'ils peuvent manger et accessoirement picoler. A moins que ce ne soit l'inverse.
Bref on a envie de secouer cette brave Tsukiko afin qu'elle exprime enfin ses sentiments.
Par contre graphiquement les traits de Taniguchi sont toujours aussi fins et précis. Son travail reste toujours aussi appréciable. J'avoue toujours contempler ces dessins avec beaucoup de plaisir.
Au final je vais mettre un peu en dessous de la moyenne car 2 tomes pour nous raconter tout ça c'est vraiment vraiment long. Même si encore une fois cela tient plus de la volonté de Taniguchi de coller à l'œuvre originale.
J'ai une tendresse particulière pour Larcenet et cette série car il s'agit de la première BD "adulte" que je lisais alors encore enfant. Je ne comprenais pas tout mais son dessin, son humour et son scénario rendez l'histoire accessible pour moi.
Relue plusieurs fois depuis avec un regard adulte, je conserve une note juste pour cette série essentielle, fruit pour moi d'un renouveau de la bd francophone, dans un style narratif particulièrement réussi de par , donc, son accessibilité.
C'est aussi l'histoire d'une époque et d'une génération qui disparaît, de plus en plus. Elle est émouvante et aussi, annonciatrice de ce qui devait arriver aujourd'hui.
Le dessin de Larcenet est excellent, une transition entre sa première période "humoristique' et sa seconde période plus 'sombre'.
Un hommage aussi général pour Larcenet, qui à l'inverse d'autre "stars" de sa génération (Trondheim, Sfar) , ne ce sera pour moi, jamais compromis et comme le bon vin, a très bien vieilli.
Il y a pléthore d'avis positif pour Blacksad justifiés, et en rajouter un n'est pas forcément utile. Mais je clame mon admiration pour cette série dont certains tomes sont exceptionnels, qui m'a remis dans le droit chemin de la lecture de BD il y a 5 ans, alors que je l'avais déserté. Une série indispensable dans une bibliothèque, qui se dévore autant sur le plan graphique que narratif.
Une BD agréable à lire, instructive et bien réalisée mais qui ne (me) marquera pas véritablement.
Je n’y vois pas de gros défauts, la partie graphique est plutôt chouette, comme le récit. A partir d’un fait historique et personnages réels, le scénariste arrive à broder comme une sorte de farce qui se tient bien avec un tel matériau de base.
Le résultat est feel good et enjoué mais aussi, et malheureusement c’est là un peu sa limite, anecdotique.
J’ai emprunté les sept premiers albums (seuls disponibles dans ma médiathèque) et, malgré quelques qualités, j’admets avoir eu du mal à aller au bout de cette lecture. A partir du sixième, je n’ai fait que survoler l’histoire, la lisant en diagonale.
Rien d’infamant pourtant. Mais c’est juste que ça manque d’originalité, et de dynamisme. Il y a beaucoup trop de longueurs, de passages trop étirés ( ce qui est d’autant plus étonnant que nombre de planches sont muettes, et que globalement la série peut se lire très vite), je me suis ennuyé à plusieurs reprises.
Le voyage/quête de la jeune héroïne (Pilly) sent le déjà vu, et surtout elle n’apporte qu’un fil rouge linéaire qui peine à captiver sur la durée. L’intrigue se développe dans une ambiance assez noire (on est presque dans de la Dark Fantasy), avec un monde déprimant et sur le déclin, dominé par des hommes, et où les fleurs, plantes deviennent de plus en plus rares. Seules les sorcières (dont Pilly fait partie), subissant les persécutions des hommes, et se cachant d’eux, semblent encore pouvoir sauver ce monde, en gardant contact avec ces plantes (les amurds).
Pilly – à qui une vieille sorcière a confié une graine avant de mourir, doit retrouver l’Eden (forcément verdoyant). Cette graine se transforme miraculeusement en une sorte de loup, Oak (personnage surpuissant, hybride animal/végétal), qui l’accompagne dans sa quête et la sauve de multiples dangers. Il y a là sans doute une réminiscence de certains thèmes japonais traditionnels, que l’on peut voir dans certains dessins animés des studios Ghibli (chez Miyazaki par exemple), comme la forte présence de la nature, des animaux « magiques », etc.
Mais ici j’ai trouvé que l’intrigue manquait d’épaisseur, y compris au niveau des méchants, ou de certains personnages un peu ambigus (comme Fruditilla). Il n’y a pas non plus la poésie qui irrigue les œuvres de Miyazaki.
Reste un dessin, que j’ai trouvé agréable, ne surjouant pas les émotions.
Un scénario plus resserré et plus dynamique m'aurait sans doute davantage accroché, mais cette histoire "sympathique", bien dessinée, m'a lassé avant la fin.
La collection des « Reines de sang » s’étoffe, et s’écarte de plus en plus des exemples les plus célèbres, ce qui permet au passage de découvrir des personnages moins traités, voire pas du tout. C’est un peu le cas de Boudicca, dont je ne connaissais que quelques bribes son action, lues au cours de mes lointaines études d’Histoire.
En tout cas le sujet (la conquête des îles bretonnes par les Romains, Boudicca elle-même) m’intéressait a priori. Mais je suis sorti fortement déçu de ma lecture des deux premiers albums parus.
Je ne connais pas les sources utilisées par Nihoul (ça aurait été une bonne idée de les indiquer, puisqu’on n’est pas ici dans quelque chose de balisé, comme pour les têtes d’affiche romaines de la collection). Une carte des tribus bretonnes, une localisation des principales places fortes ou batailles n’auraient pas non plus été superflus. Mais j’ai souvent eu l’impression que, faute de sources solides, il y avait pas mal d’improvisation et de remplissage.
Les dialogues ne sont d’ailleurs pas toujours extraordinaires.
Mais surtout, après lecture des deux albums parus – et donc des deux tiers de la série – le personnage même de Boudicca, et son statut de « reine de sang » restent à peine effleurés. En effet, elle n’apparait que très peu dans le premier tome, à peine plus dans le suivant, et son rôle est pour le moment très périphérique (alors que titres et couvertures semblent laisser croire que tout tourne autour d’elle !). Grosse frustration donc.
Quant au dessin, il est plutôt lisible, mais je l’ai trouvé inégal, souvent très moyen.
Bref, pour l’instant, ça ne tient pas ses promesses, et je ne comprends pas pourquoi trois albums sont consacrés à Boudicca (pour lui laisser si peu de place)…
Une petite fille vivant dans les montagnes américaines avec sa grand-mère est capable de dialoguer avec les animaux et de les protéger, tout en multipliant les aventures avec sa sœur Milady au fil de voyages qui les emmènent aussi bien dans le bayou américain que dans les jungles du Yucatán ou, bientôt, vers les paysages glacés de la banquise.
Cette série fut pour moi une très jolie surprise.
C'est avant tout sa partie graphique que je trouve absolument superbe. Le dessin de Giovanni Rigano possède ce style très rond et expressif qui rappelle clairement l'école d'animation italienne influencée par Disney, avec des personnages humains comme animaliers extrêmement vivants et attachants (avec juste une petite pique sur le tome 1 où le dessinateur a affublé par erreur un tamanoir d’écailles de tatou, ce qui est amusant mais un peu dommage pour une série orientée vers l’écologie). Mais son travail sur les décors et les couleurs est tout aussi excellent. Chaque album dégage une vraie sensation d'évasion et de dépaysement, avec des environnements parfois très différents. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai une préférence particulière pour les tomes les plus orientés voyage et découverte, notamment le premier qui traverse les Etats-Unis du Nord au Sud, le troisième au Mexique dans le Yucatán, et sans doute bientôt le cinquième qui semble vouloir nous emmener dans les grands paysages enneigés. Il y a un vrai plaisir de balade visuelle dans cette série.
Les scénarios, pris séparément et résumés rapidement, pourraient sembler assez simples, voire très jeunesse, mais tout fonctionne grâce à la manière dont les auteurs racontent leurs histoires. Les dialogues sont pleins de fraîcheur, le rythme est vivant, et surtout Tête de Pioche est une héroïne très attachante. J'aime beaucoup ce mélange entre son côté insouciant, sa sagesse très instinctive et son tempérament totalement incontrôlable. Elle parle aux animaux comme à des êtres parfaitement normaux, les protège avec une sincérité totale, mais n'hésite pas non plus à leur coller un coup de sa petite pioche en bois quand ils deviennent trop agressifs ou stupides. Ce décalage crée énormément de situations très drôles.
L'humour fonctionne vraiment bien tout au long de la série. C'est tendre, souvent amusant dans les dialogues, mais aussi dans toute la mise en scène et dans les réactions des animaux. Il y a constamment cette énergie de film d'animation d'aventure à l'ancienne, avec des poursuites, des catastrophes, des personnages hauts en couleur et un rythme qui ne laisse jamais le temps de s'ennuyer. L'humour est lui aussi très efficace, avec un vrai sens de la mise en scène qui provoque souvent le rire ou un tendre sourire. Même les messages écologiques passent très naturellement, sans devenir moralisateurs.
Cette série d'histoires en un tome m'a procuré exactement ce que j'attends d'une BD jeunesse d'aventure : du voyage, du dépaysement, de l'humour, des personnages attachants et surtout une énorme bonne humeur communicative. J'ai refermé chaque tome avec un vrai sentiment de joie satisfaite.
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Un putain de salopard
Un premier tome qui m’avait bien plu à sa sortie, mais j’attendais de voir. Après lecture des 2 tomes, je peux dire que c’est plus que pas mal du tout. De la chouette aventure (loin d’être bucolique) concoctée par 3 auteurs de talent. Au scénario, Loisel que l’on ne présente plus, déroule son histoire tranquille, on prend le temps de présenter les personnages et ce microcosme brésilien (particulier et dur), assez rare et dépaysant dans le monde de la bd. La partie graphique est magnifiée par le trait d’Olivier Pont et les couleurs de François Lapierre. Bravo à eux, ils apportent énormément à l’album. Le tout est un plaisir à parcourir, les planches sont fluides et bien construites, les albums sont épais, je n’ai pas vu le temps passé. Une multitude de personnages, bons comme mauvais, pour un récit manichéen (ce n’est pas dit de manière péjorative) et distrayant. J’espère une fin dans le prochain tome et qu’elle soit à la hauteur de cet « exotisme » proposé par les auteurs. Un bon moment de lecture. MàJ tome 4 : Bon finalement, il a fallu attendre un tome de plus pour connaître le fin mot de cette aventure. Je reste sur le même ressenti, ça ne chamboulera pas grand chose mais on passe un bon moment dans et avec ce microcosme amazonien. L’aventure et les personnages sont bien tenus, la fin est ce qu’elle doit être et la patte graphique de Pont est toujours aussi agréable. Une série qui a réussi à tenir sur la longueur.
Thorgal Saga - La Déesse d'ambre
Une aventure honnête de notre viking mais je reste un peu perplexe de ma lecture. Je n’ai pas détesté mais à aucun moment je n’ai vraiment été accroché. Il faut dire que je ne suis pas un grand admirateur des 2 auteurs et de leurs pattes respectives. Il y a souvent comme une barrière/froideur qui s’en dégage et que je n’arrive pas à pénétrer même si ici, leurs styles est au service de l’univers « Thorgalien ». Le graphisme, malgré quelques fulgurances et de l’envie, m’apparaît terne, sans saveur voir parfois maladroit (affaire de goût ceci dit). Quand au récit, il suit le même chemin, c’est respectueux au cahier des charges mais trop c’est sans folie ni peps. J’ai même trouvé certains dialogues assez affligeants, entre Thorgal et Aaricia notamment. La fin de l’album fera le lien avec Alinoé mais sans réelle magie. Je suis de plus en plus déçu de cette collection qui se contente de faire du Thorgal standard, ça comble les blancs des albums de la série mère mais sans réelle plus-value. Et cet album, à mes yeux, fait sans doute parti des moins bons.
Les Années douces
Me voilà bien embêté pour noter cet ouvrage de Taniguchi car cette adaptation d'un roman de Kawakami me laisse des sentiments perplexes. Je découvre l'avis de iannick et je ne peux que valider cette impression que "Les Années douces" s'adresse à un public averti Tout d'abord que cette histoire est molle Et là je m'interroge si cette impression de mollesse relève plus d'un choc des cultures que du caractère des protagonistes. Choc de cultures mais également choc de génération car notre jeune trentenaire Tsukiko, qui est d'une nonchalance phénoménale, tombe amoureuse d'un ancien professeur de ,j'imagine, 30 ans son ainé. En soit ce n'est pas la première œuvre à traiter de différence d'âge conséquente et il suffit d'ouvrir les pages people du premier torchon venu pour constater que ce phénomène n'est pas exceptionnel J'ai plus été perturbé, voire choqué, que tout au long de l'ouvrage elle s'adresse à lui en l'appelant Maître. Cela me laisse une impression très très désagréable. A aucun moment je n'ai eu l'impression que nos deux tourtereaux discutaient d'égal à égal. Ensuite vu que l'essentiel de leur rapport se déroule au restaurant qu'est-ce qu'ils peuvent manger et accessoirement picoler. A moins que ce ne soit l'inverse. Bref on a envie de secouer cette brave Tsukiko afin qu'elle exprime enfin ses sentiments. Par contre graphiquement les traits de Taniguchi sont toujours aussi fins et précis. Son travail reste toujours aussi appréciable. J'avoue toujours contempler ces dessins avec beaucoup de plaisir. Au final je vais mettre un peu en dessous de la moyenne car 2 tomes pour nous raconter tout ça c'est vraiment vraiment long. Même si encore une fois cela tient plus de la volonté de Taniguchi de coller à l'œuvre originale.
Le Combat ordinaire
J'ai une tendresse particulière pour Larcenet et cette série car il s'agit de la première BD "adulte" que je lisais alors encore enfant. Je ne comprenais pas tout mais son dessin, son humour et son scénario rendez l'histoire accessible pour moi. Relue plusieurs fois depuis avec un regard adulte, je conserve une note juste pour cette série essentielle, fruit pour moi d'un renouveau de la bd francophone, dans un style narratif particulièrement réussi de par , donc, son accessibilité. C'est aussi l'histoire d'une époque et d'une génération qui disparaît, de plus en plus. Elle est émouvante et aussi, annonciatrice de ce qui devait arriver aujourd'hui. Le dessin de Larcenet est excellent, une transition entre sa première période "humoristique' et sa seconde période plus 'sombre'. Un hommage aussi général pour Larcenet, qui à l'inverse d'autre "stars" de sa génération (Trondheim, Sfar) , ne ce sera pour moi, jamais compromis et comme le bon vin, a très bien vieilli.
Blacksad
Il y a pléthore d'avis positif pour Blacksad justifiés, et en rajouter un n'est pas forcément utile. Mais je clame mon admiration pour cette série dont certains tomes sont exceptionnels, qui m'a remis dans le droit chemin de la lecture de BD il y a 5 ans, alors que je l'avais déserté. Une série indispensable dans une bibliothèque, qui se dévore autant sur le plan graphique que narratif.
Les Aventures de François Ruffin, député-reporter
Une bd à la gloire Ruffin. Voulu comme un outil de campagne, c'est aussi mauvais sur le dessin que le scénario digne d'un Tintin au Congo...
La Course du siècle
Une BD agréable à lire, instructive et bien réalisée mais qui ne (me) marquera pas véritablement. Je n’y vois pas de gros défauts, la partie graphique est plutôt chouette, comme le récit. A partir d’un fait historique et personnages réels, le scénariste arrive à broder comme une sorte de farce qui se tient bien avec un tel matériau de base. Le résultat est feel good et enjoué mais aussi, et malheureusement c’est là un peu sa limite, anecdotique.
L'Éden des sorcières
J’ai emprunté les sept premiers albums (seuls disponibles dans ma médiathèque) et, malgré quelques qualités, j’admets avoir eu du mal à aller au bout de cette lecture. A partir du sixième, je n’ai fait que survoler l’histoire, la lisant en diagonale. Rien d’infamant pourtant. Mais c’est juste que ça manque d’originalité, et de dynamisme. Il y a beaucoup trop de longueurs, de passages trop étirés ( ce qui est d’autant plus étonnant que nombre de planches sont muettes, et que globalement la série peut se lire très vite), je me suis ennuyé à plusieurs reprises. Le voyage/quête de la jeune héroïne (Pilly) sent le déjà vu, et surtout elle n’apporte qu’un fil rouge linéaire qui peine à captiver sur la durée. L’intrigue se développe dans une ambiance assez noire (on est presque dans de la Dark Fantasy), avec un monde déprimant et sur le déclin, dominé par des hommes, et où les fleurs, plantes deviennent de plus en plus rares. Seules les sorcières (dont Pilly fait partie), subissant les persécutions des hommes, et se cachant d’eux, semblent encore pouvoir sauver ce monde, en gardant contact avec ces plantes (les amurds). Pilly – à qui une vieille sorcière a confié une graine avant de mourir, doit retrouver l’Eden (forcément verdoyant). Cette graine se transforme miraculeusement en une sorte de loup, Oak (personnage surpuissant, hybride animal/végétal), qui l’accompagne dans sa quête et la sauve de multiples dangers. Il y a là sans doute une réminiscence de certains thèmes japonais traditionnels, que l’on peut voir dans certains dessins animés des studios Ghibli (chez Miyazaki par exemple), comme la forte présence de la nature, des animaux « magiques », etc. Mais ici j’ai trouvé que l’intrigue manquait d’épaisseur, y compris au niveau des méchants, ou de certains personnages un peu ambigus (comme Fruditilla). Il n’y a pas non plus la poésie qui irrigue les œuvres de Miyazaki. Reste un dessin, que j’ai trouvé agréable, ne surjouant pas les émotions. Un scénario plus resserré et plus dynamique m'aurait sans doute davantage accroché, mais cette histoire "sympathique", bien dessinée, m'a lassé avant la fin.
Boudicca - La Furie Celte
La collection des « Reines de sang » s’étoffe, et s’écarte de plus en plus des exemples les plus célèbres, ce qui permet au passage de découvrir des personnages moins traités, voire pas du tout. C’est un peu le cas de Boudicca, dont je ne connaissais que quelques bribes son action, lues au cours de mes lointaines études d’Histoire. En tout cas le sujet (la conquête des îles bretonnes par les Romains, Boudicca elle-même) m’intéressait a priori. Mais je suis sorti fortement déçu de ma lecture des deux premiers albums parus. Je ne connais pas les sources utilisées par Nihoul (ça aurait été une bonne idée de les indiquer, puisqu’on n’est pas ici dans quelque chose de balisé, comme pour les têtes d’affiche romaines de la collection). Une carte des tribus bretonnes, une localisation des principales places fortes ou batailles n’auraient pas non plus été superflus. Mais j’ai souvent eu l’impression que, faute de sources solides, il y avait pas mal d’improvisation et de remplissage. Les dialogues ne sont d’ailleurs pas toujours extraordinaires. Mais surtout, après lecture des deux albums parus – et donc des deux tiers de la série – le personnage même de Boudicca, et son statut de « reine de sang » restent à peine effleurés. En effet, elle n’apparait que très peu dans le premier tome, à peine plus dans le suivant, et son rôle est pour le moment très périphérique (alors que titres et couvertures semblent laisser croire que tout tourne autour d’elle !). Grosse frustration donc. Quant au dessin, il est plutôt lisible, mais je l’ai trouvé inégal, souvent très moyen. Bref, pour l’instant, ça ne tient pas ses promesses, et je ne comprends pas pourquoi trois albums sont consacrés à Boudicca (pour lui laisser si peu de place)…
Tête de pioche
Une petite fille vivant dans les montagnes américaines avec sa grand-mère est capable de dialoguer avec les animaux et de les protéger, tout en multipliant les aventures avec sa sœur Milady au fil de voyages qui les emmènent aussi bien dans le bayou américain que dans les jungles du Yucatán ou, bientôt, vers les paysages glacés de la banquise. Cette série fut pour moi une très jolie surprise. C'est avant tout sa partie graphique que je trouve absolument superbe. Le dessin de Giovanni Rigano possède ce style très rond et expressif qui rappelle clairement l'école d'animation italienne influencée par Disney, avec des personnages humains comme animaliers extrêmement vivants et attachants (avec juste une petite pique sur le tome 1 où le dessinateur a affublé par erreur un tamanoir d’écailles de tatou, ce qui est amusant mais un peu dommage pour une série orientée vers l’écologie). Mais son travail sur les décors et les couleurs est tout aussi excellent. Chaque album dégage une vraie sensation d'évasion et de dépaysement, avec des environnements parfois très différents. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai une préférence particulière pour les tomes les plus orientés voyage et découverte, notamment le premier qui traverse les Etats-Unis du Nord au Sud, le troisième au Mexique dans le Yucatán, et sans doute bientôt le cinquième qui semble vouloir nous emmener dans les grands paysages enneigés. Il y a un vrai plaisir de balade visuelle dans cette série. Les scénarios, pris séparément et résumés rapidement, pourraient sembler assez simples, voire très jeunesse, mais tout fonctionne grâce à la manière dont les auteurs racontent leurs histoires. Les dialogues sont pleins de fraîcheur, le rythme est vivant, et surtout Tête de Pioche est une héroïne très attachante. J'aime beaucoup ce mélange entre son côté insouciant, sa sagesse très instinctive et son tempérament totalement incontrôlable. Elle parle aux animaux comme à des êtres parfaitement normaux, les protège avec une sincérité totale, mais n'hésite pas non plus à leur coller un coup de sa petite pioche en bois quand ils deviennent trop agressifs ou stupides. Ce décalage crée énormément de situations très drôles. L'humour fonctionne vraiment bien tout au long de la série. C'est tendre, souvent amusant dans les dialogues, mais aussi dans toute la mise en scène et dans les réactions des animaux. Il y a constamment cette énergie de film d'animation d'aventure à l'ancienne, avec des poursuites, des catastrophes, des personnages hauts en couleur et un rythme qui ne laisse jamais le temps de s'ennuyer. L'humour est lui aussi très efficace, avec un vrai sens de la mise en scène qui provoque souvent le rire ou un tendre sourire. Même les messages écologiques passent très naturellement, sans devenir moralisateurs. Cette série d'histoires en un tome m'a procuré exactement ce que j'attends d'une BD jeunesse d'aventure : du voyage, du dépaysement, de l'humour, des personnages attachants et surtout une énorme bonne humeur communicative. J'ai refermé chaque tome avec un vrai sentiment de joie satisfaite.