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Les dernier avis (87466 avis)

Par Josq
Note: 3/5
Couverture de la série Dragon Ball
Dragon Ball

J'ai grandi exclusivement dans la bande dessinée franco-belge, et ai donc pendant très longtemps été totalement étranger au genre du manga. Si ma première entrée dans le genre a été Akira, c'est naturellement que j'ai été porté à lire cette très longue saga qu'est Dragon Ball, non sans une certaine appréhension, je dois le reconnaître. Et si je n'ai clairement pas détesté, je dois dire qu'à la longue, on finit quand même par se lasser. C'est loin d'être mauvais, bien sûr, la réputation de cette saga n'est pas du tout imméritée. Les dessins sont très réussis et l'humour est souvent sympa (passée la lourdeur du premier tome). Il est d'ailleurs difficile de ne pas se laisser carrément emporter à un moment ou à un autre par des péripéties capables d'être extrêmement captivante. Seulement, pour moi, ce moment est venu très vite : mon arc narratif préféré est sans conteste celui de l'Armée du Ruban Rouge. Dommage que ce soit le 2e cycle de cette saga. Du coup, forcément, même si j'ai bien aimé la suite, j'ai trouvé que soit elle avait tendance à partir trop loin dans son délire (c'est la politique de la BD, en même temps, mais pas forcément ce que je préfère), soit à se répéter un peu ou à avoir des airs de réchauffés par rapport aux cycles précédents... Pour moi, le principal problème de cette saga, c'est précisément ça : son aspect qui est quand même ultra-répétitif. En gros, c'est très facile de résumer un cycle de Dragon Ball en 8 étapes : 1) On balance un tas d'éléments hyper intrigants pour capter l'attention du lecteur en lui montrant qu'il y a un mystère à éclaircir : mes moments préférés, j'y ai toujours pris mon pied à fond. 2) On montre que le méchant est très méchant, et qu'il mérite d'être dézingué. 3) Les héros arrivent, se disent "pffff, ça va être facile de lui dérouiller la tronche, c'est pas drôle..." 4) Baston. 5) Nos héros se disent "En fait, il est beaucoup plus puissant que ce qu'on croyait, il va falloir s'entraîner beaucoup !" 6) Ils s'entraînent à mort pendant que le méchant est allé éradiquer la moitié de la Terre pour passer le temps, et continuer à nous montrer qu'il est bien méchant. 7) Nos héros reviennent et ils en mettent plein la mouille au méchant, pour de vrai cette fois. Et ça prend du temps parce que comme lesdits héros sont de vrais psychopathes et qu'ils adorent se battre, ben ils font durer le combat autant que possible... 8) Une fois qu'ils ont explosé le méchant, nos héros se disent : "c'est dommage, on va s'emmerder maintenant, on a plus personne à défoncer..." et c'est là que je suis content parce que je sais que ça veut dire qu'on revient à l'étape 1, qui est ma préférée... :D Bref, ça se lit, c'est sympathique, les personnages sont souvent attachants, et il y a même parfois un brin d'émotion qui pointe le bout de son nez (si ! si !). Quelques idées scénaristiques sont assez originales, notamment en ce qui concerne le dernier tome : SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER Avoir fait de Satan le vrai sauveur du monde, c'est franchement génial, je trouve. Tout-à-fait séduit par ce retournement de situation ! D'ailleurs, c'est toute la relation entre Boo et Satan, que je trouve très réussie, et d'une étonnante subtilité. En tous cas, je ne m'attendais pas à ce que ce soit subtil à ce point. FIN SPOILER FIN SPOILER FIN SPOILER Mais bon, on ne va pas se mentir, ça n'en fait pas à mes yeux une grande BD pour autant. C'est avant tout un bon divertissement, et ça, je ne le retirerai jamais à cette saga. Elle fait bien passer le temps, on s'amuse et on se prend régulièrement au jeu. Clairement, je ne regrette absolument pas de m'être payé ces 42 tomes... Simplement, je dois bien avouer que je n'y reviendrai pas de si tôt.

17/01/2020 (MAJ le 17/01/2020) (modifier)
Par Pierig
Note: 2/5
Couverture de la série Les jours qui restent
Les jours qui restent

J’avoue ne pas avoir été totalement convaincu par ce récit qui affiche un titre larmoyant pour le moins emphatique et inutilement grandiloquent (peut-être pour ajouter de l’apitoiement ?). Le rythme contemplatif -et plaintif- rend le contenu éthéré malgré la relative gravité des situations. Les personnes suivies, atteintes du même mal (la thrombocytose), ne sont pas à l’article de la mort comme le titre le laisse supposer. Le chassé-croisé qui est proposé ne présente rien de bien original sur le fond comme sur la forme. Ce sont des tranches de vie banales avec un final qui l’est tout autant et une trame cousue de fil blanc saupoudrée d’un méli-mélo de bons sentiments. Malgré une pagination conséquente, cette bd se lit quasi aussi vite qu’un 44 planches. Côté dessin, c’est sympa dans le style new wave même si le trait est fort lisse avec des aplats de couleurs saturés qui contribuent à ne pas prendre le récit avec le sérieux qu’il mériterait. Pourtant la lecture n’est pas laborieuse, elle est au contraire légère mais sans réel accroche me concernant. Bref, je reste dubitatif.

17/01/2020 (modifier)
Par r0ud0ud0u
Note: 3/5
Couverture de la série Interface
Interface

Alek Vanzedak se trouve promu Lieutenant après une fusillade. Au-dessus on pense que ce nouvel arrivant ne se posera pas de question et laissera ceux en place continuer leur business. Mais cela ne va pas se passer comme prévu, Alek va vite prendre parti... Un dessin qui s'inspire du manga dans les propositions, et plus bon de mon point de vue. Un scénario qui tient la route avec un bon rythme. Série que je conseille, même si je n'ai pas encore lu le tome 3 qui achève la série.

17/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Senso
Senso

« Senso », c'est notre rencontre avec Germano, rêveur maladroit et poète totalement inadapté au monde qui l'entoure et qui va beaucoup trop vite pour lui. « Senso », c'est la découverte d'Elena, une femme pétillante et ouverte, qui croque la vie à pleines dents. « Senso », c'est l'histoire d'une belle rencontre que rien ne laissait deviner et qui n'aurait jamais dû avoir lieu. « Senso », c'est une nuit sans fin mais tellement belle, où un homme et une femme vont se découvrir et s'aimer. « Senso », c'est la dolce vita, la douceur de vivre à l'italienne. « Senso », c'est l'amour, tout simplement. « Senso », c'est un vieil hôtel prestigieux et son jardin immense et hors du temps. « Senso », c'est une leçon de vie, une sorte de piqûre de rappel, à celles et ceux qui n'y croient plus, qu'une belle rencontre peut arriver n'importe quand et surtout quand on ne l'attend pas. « Senso », c'est ma belle découverte d'Alfred et de la souplesse de sa plume et de son crayon. « Senso », c'est un magnifique album qui m'a touché, comme si je devais le lire à ce moment précis de ma vie. « Senso », c'est... merci...

17/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Batman - Les Derniers Jours du Chevalier Noir (Qu'est-il Arrivé au Chevalier Noir ?)
Batman - Les Derniers Jours du Chevalier Noir (Qu'est-il Arrivé au Chevalier Noir ?)

Naturellement attiré par cet album tant en raison de son scénariste renommé et de son protagoniste principal, que de son titre laissant entrevoir une histoire atypique, j'ai été passablement déçu par ma lecture. Atypique, « Batman - Les Derniers Jours du Chevalier Noir » l'est assurément par sa narration et son thème : la veillée funèbre de Batman. On sent que Neil Gaiman est un immense fan et qu'il a pris énormément de plaisir à travailler sur ce projet. Pour faire simple, Batman est (mort... ? et) allongé dans une chapelle. Tous les personnages de son univers, alliés ou ennemis, viennent lui rendre hommage, pour certains par une prise de parole et une anecdote le concernant. L'histoire est difficile à comprendre et les récits des différents intervenants sont contradictoires, ce qui plombe la lecture. Sur le moment, j'ai pensé que c'était un choix scénaristique, que chaque personnage tirait la couverture à lui en fantasmant sa petite histoire. Ce n'est que plus tard, au hasard d'une promenade sur internet que j'ai compris que cet album reprenait les arcs narratifs de plusieurs récits de Batman. La seule véritable lumière vient de la partie de l'album racontée par ce brave Alfred... je n'avais jamais pensé à Batman et à son combat contre le crime sous cet angle. J'aurais franchement aimé en savoir plus. Graphiquement rien de spécial à relever. Nous sommes dans du comics de super héros classique. « Batman - Les Derniers Jours du Chevalier Noir » sort manifestement des sentiers battus... et pour une fois, peut être aurait-il fallu y rester !

17/01/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 2/5
Couverture de la série Nosferatu
Nosferatu

Je suis habituellement un grand fan de l’œuvre de Druillet mais j'avoue que pour le coup je suis un brin déçu. Il faut dire qu'il y a peu j'étais encore en pleine lecture du Dracula de George Bess qui lui s'est véritablement attaché à retranscrire le livre de Bram Stoker. Ici c'est un Nosferatu qui certes porte le nom et est également un vampire mais qui est à mille lieues de l'original. Nous croisons donc un vampire vivant sur un monde apocalyptique, il est seul et son unique préoccupation est de déambuler, voler dans des cieux noirs à la recherche de nourriture. Sa quête est assez vaine, en effet il ne croise sur son chemin que des créatures dégénérées, aussi paumées que lui, finalement son dernier but sera de fuir ce monde vide de tout. Dans ses autres récits Druillet utilisait des décors incroyables avec des couleurs qui renforçaient le propos. Ici nous n'avons droit qu'à un noir et blanc que l'on pourrait qualifier de minimaliste avec des décors peu variés. Et puis que ce Nosferatu est bavard, si encore c'était pour nous dire quelque chose, mais au final il ne reste pas grand chose de ses propos, j'avoue même avoir sauté quelques phylactères tant c'était grandiloquent et à mon avis dénué de sens. Seul point positif: avoir retrouvé quelques textes magnifiques de Baudelaire. Comme l'Ymagier, certaines choses m'ont sans doute échappé, pas sûr que j'y revienne de sitôt.

17/01/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Lune d'argent sur Providence
Lune d'argent sur Providence

Dans cette série, j'ai aimé : - le cadre d'une petite ville du New Hampshire en 1880 qui mêle une ambiance western à un décor plus proche de la Nouvelle-Angleterre - les deux personnages principaux qui ont des personnalités intéressantes et pas trop clichés - le récit du premier tome, assez orienté vers l'action et l'enquête, plutôt clair dans son intrigue qui mêle des sortes de garous terrorisant la population et sur lesquels le shérif doit enquêter J'ai moins apprécié : - le dessin de Hérenguel qui n'est pas ma tasse de thé. Autant je l'aime bien sur les décors et les personnages principaux, autant je ne suis pas fan de la colorisation, des postures poseuses des garous, et du trait souvent embrouillé. - le côté trop cliché de la réaction de la foule en colère et du personnage du grand chasseur blanc raciste et détestable qui harangue la foule et la pousse à la haine - quelques dialogues pompeux et fort peu compréhensibles comme les diatribes du révérend notamment Et surtout je n'ai pas aimé : - La façon dont l'intrigue devient confuse et échevelée dans le second tome, abandonnant la relative linéarité du premier tome pour un embrouillaminis empli d'ésotérisme. Je me suis perdu dans cette deuxième partie du récit, comprenant mal les motivations des uns des autres comme si, finalement, j'étais passé complètement à côté du fond de l'intrigue. L'album m'est presque tombé des mains à un moment donné.

17/01/2020 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5
Couverture de la série Les Vermeilles
Les Vermeilles

Avant tout illustratrice de livres jeunesse, Camille Jourdy avait fait une incursion remarquée dans la BD avec plusieurs récompenses en 2009 pour Rosalie Blum, un ouvrage adapté depuis au cinéma. Cette fois, elle revient avec une quatrième BD jeunesse, qui à peine sortie, se voit déjà couronnée par le prix bande dessinée du Salon du livre de Montreuil. Camille Jourdy, c’est d’abord un univers. Un univers en phase totale avec le monde de l’enfance, un monde un peu loufoque, rafraîchissant et plein d’humour, où l’imagination est le maître mot, avec de nombreuses circonvolutions scénaristiques qui progressent tel un tourbillon mû par l’énergie de l’âge tendre. Et le minimalisme du trait enfantin appliqué aux personnages, loin d’être une gêne, laissera au contraire à chacun la liberté d’adapter à son propre imaginaire l’univers incroyablement riche de l’autrice. On est par ailleurs bluffé par les planches « grand-angle » très variées, superbement mises en couleur, que permet la curiosité insatiable de la petite Jo, qui, telle une Alice des temps modernes, « ne tient pas en place » au grand dam de ses parents et ne pense qu’à explorer le monde… Les vermeilles en question, ce sont des créatures hybrides entre le cheval sauvage et la licorne, qui ont la particularité d’être de couleurs différentes. À cet égard, on est infiniment reconnaissant à Camille Jourdy de n’avoir pas réutilisé la désormais trop classique licorne, qui, de chimère féérique rare autrefois, s’est transformée aujourd’hui une vulgaire poupée de plastoc présente dans toutes les chambres de fillettes, grâce aux lois du merchandising mièvre et aux dents longues. Et ce sont ces chevaux colorés qui vont, sous la houlette de la jeune héroïne, renverser de son trône l’odieux et cruel empereur Matou qui exigeait que le monde soit à son image en traitant ses sujets comme de vulgaires pions. En aussi rapidement qu’un château de cartes pourrait s’écrouler, le roi d’opérette finira nu… En lisant entre les lignes, on peut en déduire aisément que l’autrice, en plus des petits messages disséminés ça et là, notamment sur la perte de l’innocence, revendique l’imagination contre le totalitarisme sous toutes ses formes. C’est cette métaphore puissante qui achève de faire des « Vermeilles » un livre au ton moderne, hautement recommandable à tous les enfants, et qui plaira sans doute à leurs parents estimant peut-être avoir grandi trop vite…

16/01/2020 (modifier)
Par Jetjet
Note: 2/5
Couverture de la série Edika
Edika

Ah tiens donc, et si on lisait un "nez-dis-cas" ? Ah oui ça rappelle fortement les années lycée où on s'arrachait le Fluide Glacial mensuel que quelqu'un avait toujours la bonne idée d'acheter et de prêter dans les cours de récré dans les années 80.... Et la première histoire que tout le monde lisait c'était toujours l'histoire d'Edika ! Ah oui retrouver cette famille déjantée avec son chat Clark Gaybeul en slip kangourou, des nanas aux gros nez et aux gros nénés et pas mal de situations absurdes avec des dialogues abscons... On se fendait bien la gueule dis donc... Le dessin était facile, immédiatement reconnaissable et identifiable et puis quelqu'un a eu la bonne idée de tous les acheter en éditions cartonnées... Des titres improbables, des situations scabreuses, jamais de chute, ah oui clairement on allait se fendre la gueule.... Je vais confesser un secret qui pourra être vilipendé en haut lieu pour trahison devant les modérateurs : non je n'ai pas lu les 37 tomes listés à ce jour. Non je n'en ai jamais acheté aucun. Mais on a du me prêter bien plus de la moitié pour passer le temps. Il faut dire qu'Edika était le seul représentant de ce style absurde (en fait non mais le plus connu sur deux décennies de franco-belge). Mais je dois confesser autre chose : cela ne m'a jamais fait beaucoup rire mais à un âge où on est jeune et con, lire Edika était une bonne raison d'y voir un bout de nichon ou de passer pour un rebelle. Un seul de ses albums pourrait suffire pour comprendre et en apprécier ou pas le style car tout le reste n'est que répétition. Mais il a raison ce bouffon, personne n'a jamais su vraiment l'égaler sauf son frère Carali. Mais pour en avoir relu par nostalgie et par curiosité, ce succès est peut-être mérité mais il n'y a vraiment rien de bien folichon.

16/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Aleksis Strogonov
Aleksis Strogonov

Dans le premier album, se déroulant au cœur de la guerre civile russe d’après Révolution, Aleksis Strogonov n’est qu’un personnage secondaire assez pâlot, ballotté par les événements, en tout cas bien en retrait par rapport à un petit type arriviste, opportuniste, hâbleur et veule, Boulkine. C’est d’ailleurs ce personnage qui dynamise l’histoire, et lui donne un aspect franchement humoristique. Et j’ai été déçu de le voir disparaître, lorsqu’Aleksis s’est enfui vers l’Allemagne, elle aussi agitée par les extrêmes au début des années 1920 – Aleksis étant là-aussi mené par le bout du nez par un autre opportuniste et grande gueule (un peu moins caustique que Boulkine). Aleksis se retrouve ensuite mêlé aux conflits des Balkans, dont le côté absurde est accentué. Là aussi, il est irrémédiablement emporté par le flot des événements. Au final, même si le héros éponyme n’est bien souvent qu’un fil rouge, un naïf idéaliste, on le suit avec plaisir, traversant les événements, la grande ou la petite histoire avec insouciance, l’humour parfumant la violence et la haine ambiante et les rendant plus respirables. Voilà une série à redécouvrir, Aleksis, avec ses faux airs de Tintin (le côté redresseur de torts en moins) nous montrant la folie des hommes, la regardant comme le lecteur avec des yeux parfois embués par les larmes du rire. Si j’ai bien aimé les trois albums, c’est clairement le premier qui est mon préféré (grâce au personnage caricatural et truculent de Boulkine). Note réelle 3,5/5.

16/01/2020 (modifier)