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Les dernier avis (89755 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série De l'autre côté de la frontière
De l'autre côté de la frontière

2.5 Ben moi j'ai accroché moyen à ce one-shot. Il faut dire que si je trouve que Berthet a un style sympa, il ne fait pas partie de ces dessinateurs dont j'aime admirer le dessin. Il est tout de même bon pour les atmosphères 'chaudes', ce qui va très bien pour un polar qui se passe à la frontière États-Unis-Mexique. Donc pour que j'aime pour une BD de Berthet, il faut surtout que je trouve le scénario captivant et ce ne fut pas le cas ici. Je le trouve linéaire, les personnages principaux ne m'ont pas paru attachants et je n'ai pas ressenti beaucoup de tension alors que pour moi un bon polar qui se respecte doit me faire ressentir de la tension. Il n'y a que les planches expliquant l'histoire et les motivations du mystérieux tueur qui m'ont paru passionnantes à lire. En gros, un polar moyen de plus, peu mémorable. Ça se lit et après avoir lu la solution au mystère, rien ne me donne envie de relire l'album un jour.

24/09/2020 (modifier)
Couverture de la série Nobody - saison 2
Nobody - saison 2

De Metter réussit là à faire un peu de neuf avec du vieux. En effet, le début de cette nouvelle enquête part sur quelque chose qui sent un peu le déjà vu (l’enlèvement de la fille d’un magistrat italien, durant les années de plomb italiennes – même si certaines portes restent ouvertes pour nous mener vers d’autres pistes), avec des personnages eux-aussi pas forcément originaux (par exemple le couple de policiers enquêteurs, composé d’un vieux taciturne à la Lino Ventura et d’un jeune impulsif pas très fin). Oui mais voilà, c’est plutôt bien fichu. En tout cas pour le moment on a envie d’en savoir plus, quelques zones d’ombres persistant après que le décor ait été planté. La narration est dynamique (quelques flashbacks, mais pas trop), fluide, pour un travail très largement inspiré des polars années 70 je trouve. Le dessin de de Metter, malgré un côté quelque peu statique est bon et beau. J’ai bien aimé la colorisation, assez sombre, qui correspond bien à l’ambiance délétère et quelque peu désabusée de l’histoire. Pas révolutionnaire, mais à suivre en tout cas.

24/09/2020 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5
Couverture de la série Les Ombres
Les Ombres

Pffffiou, et bien, je reviens de très, très loin ! Enthousiasmé par la magnifique BD Incroyable ! (que j'en profite pour recommander à nouveau très fort) des mêmes auteurs sortie cette année, énorme coup de cœur des dernières vacances, j'ai voulu continuer avec la lecture de leur oeuvre précédente. Bon, les commentaires laudateurs, vantant cette bande dessinée comme une belle oeuvre sur l'immigration, m'ont laissé assez froid car j'avoue être assez indifférent à ce genre de sujet politique, d'autant plus quand ils se prêtent à un traitement larmoyant au possible. Mais je n'ai pas trop prêté attention à ces commentaires et j'ai voulu tenter le coup. Même si j'ai quelques réserves, bien m'en a pris, car au-delà du pamphlet politique un peu lourd, Les Ombres est une oeuvre d'une rare puissance. Le scénario de Vincent Zabus a du sens mais ne s'évite pas quelques écueils, et le dessin d'Hippolyte possède cette étrangeté qui fascinera les uns et repoussera les autres. Normalement, ce genre de dessin a plutôt tendance à me rebuter, mais il y a ici une telle force de mise en scène que le trait revêt une poésie que bien peu de dessinateurs peuvent se vanter d'égaler. Personnellement, j'ai été embarqué du début à la fin dans ce voyage au bout de l'étrange. C'est le dessin qui magnifie cette fable proche d'un Voltaire (et dans ma bouche, ce n'est pas vraiment un compliment) qui, heureusement, s'échappe du carcan de ce roitelet de l'hypocrisie pour s'orienter plutôt vers un onirisme très saint-exupérien (impossible de ne pas penser au Petit Prince). Heureusement, au lieu de faire une bête bande dessinée (ou une bande dessinée bête, au choix) sur l'immigration des pauvres réfugiés africains sans papiers et sans argent en Europe, Vincent Zabus a l'intelligence de donner à son récit une portée plus universelle, en effaçant un certain nombre de repères spatio-temporels. Bon, ça ne trompe personne, et on sait très bien ce qu'il y a derrière la métaphore, mais ça donne à l'histoire une force qui n'aurait pas existé si Zabus s'était contenté de ressasser l'actualité en BD. Ici, le traitement tout en poésie justifie largement qu'on nous gratifie d'une histoire dont on connaît d'ores et déjà les tenants et les aboutissants. Si le fond n'est pas d'une subtilité ahurissante, donc, la forme, elle, est d'une légèreté aérienne et d'une puissance colossale. Les masques et les ombres sont une excellente trouvaille, et permettent à l'auteur des jeux narratifs et des décalages très intéressants. L'univers développé par l'auteur est assez intéressant, et évoque, comme je le disais, une sorte de Petit Prince actualisé et politisé. Pour revenir sur la dimension politique évidente du récit, l'universalité de ton permet de ne pas trop basculer dans la lutte de partis, qui survient inévitablement lorsqu'on aborde un sujet tel que l'immigration. On n'est pas là pour dire qu'il faut ou non soutenir l'immigration, qu'il faut les accueillir ou les renvoyer chez eux, etc... Non, on est là simplement pour se rappeler que ça existe, qu'il y a des êtres humains qui souffrent de ces atrocités qu'on leur impose et d'autres qui en profitent. Malgré le manichéisme ambiant (les pauvres exilés très gentils contre les affreux capitalistes et les méchantes puissances riches qui refusent d'ouvrir leurs portes), j'aime particulièrement la dénonciation du discours humanitaire hypocrite, rappelant que ceux qui tiennent le discours le plus généreux en apparence sont évidemment ceux qui se bougeront le moins. Bon, ça n'en fait pas un pamphlet politique subtil, mais l'auteur dresse un constat qu'il est tout de même difficile de nier si on est un tant soit peu honnête, bien sûr. Après, c'est toujours facile de dresser un constat sans en tirer de solutions, mais techniquement, ce n'est le rôle ni des auteurs de cette belle BD ni de ses lecteurs. Le constat, en tous cas, est très bien dressé ici, et rappelle un grand nombre de vérités élémentaires qu'il serait de mauvais goût de négliger. Bref, Les Ombres est une bande dessinée vraiment exceptionnelle sur la forme, qui nous offre une odyssée très sombre et très prenante, rendant la lecture de ces 184 pages à la fois facile et ardue. On le lit d'une traite sans jamais s'ennuyer, et on s'extasie sans cesse devant l'inventivité prodigieuse de ce récit très humain et assez poignant. Malgré tout, sur le fond, Les Ombres manque légèrement de cette nuance qui aurait pu en faire un vrai chef-d'oeuvre. Il n'empêche qu'on ne sort pas indemne de cette lecture très onirique, très envoûtante, mais d'une noirceur insondable...

24/09/2020 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Têtes de mule : Six jeunes alsaciennes en résistance
Têtes de mule : Six jeunes alsaciennes en résistance

Il est rafraîchissant de constater que les périodes les plus sombres de notre Histoire peuvent parfois faire éclore de bien belles aventures humaines. Le récent Beate et Serge Klarsfeld : un combat contre l'oubli m’avait déjà beaucoup inspiré, et la vie de ces « Six jeunes alsaciennes en résistance » (toujours chez La Boîte à Bulles) est tout aussi remarquable. L'auteur est marié à la petite fille d'Alice (une des résistantes) et a eu accès à toutes les archives familiales. Il rapporte donc les faits fidèlement : on découvre des jeunes femmes courageuses et très indépendantes - personne ne leur a suggéré de faire de la résistance, elles sont arrivées tout naturellement à cette conclusion, inspirées par leur humanité, leur amour pour la France, et leurs valeurs acquises grâce aux Guides de France (l'équivalent du scoutisme pour les filles et les jeunes femmes) et leur foi chrétienne. Elles prennent beaucoup de risques, font passer la frontière à près de 500 prisonniers de guerre, et finissent en prison... Je vous laisse découvrir comment tout ça se termine ! L’album est bien réalisé. La narration est fluide (mais un peu académique), et le dessin et couleurs aquarelles sont très jolis, en particulier les paysages (j’ai eu un peu plus de mal avec les nez « Pinocchio » des personnages, qui me rappellent un peu le style ligne claire des années 80). Un excellent moment de lecture, sur une période tellement intéressante de notre Histoire récente.

24/09/2020 (modifier)
Couverture de la série Clémenceau
Clémenceau

Tous les grands faits ayant jalonné la carrière bien remplie de Clémenceau sont exposés, la tâche était ardue, il fallait faire des sélections, mais je trouve l'album très correct dans son ensemble, car les auteurs ont réussi malgré quelques périodes élaguées, à relier un maximum d'événements en simplifiant beaucoup. Mais l'atout principal est le choix d'une narration chronologique ; comparé à un album proche comme Jaurès (le personnage apparait auprès de Clémenceau et se rallie à lui) et qui était assez bordélique, cet album semble, malgré ses raccourcis, mieux étayé, soigné et plus compréhensible. Seul l'angle politique est abordé, l'homme Clémenceau est un peu laissé de côté, même s'il y a quelques allusions sur ses choix artistiques et si son amitié avec Claude Monet est un peu montrée ; on peut aussi déceler son caractère dès les premières pages en Vendée lorsqu'il est adolescent. Les auteurs n'évitent pas certains mots historiques qui ont fait la gloire du Tigre. Les omissions qui auraient pu enrichir le récit mais en même temps peut-être l'alourdir aussi, figurent dans l'intéressant dossier historique en fin d'album. Le dessin n'est pas moche, mais il est sans génie, et je le trouve un peu moins appliqué que dans Sinclair ; la mise en page reste cependant satisfaisante, et les visages connus sont bien reproduits, on voit aussi que Stefano Carloni s'est inspiré de pas mal de gravures et photos célèbres qu'il a bien reproduites, notamment lorsque Clémenceau a atteint un âge vénérable et pendant ses visites des tranchées dans la Somme ou près de Verdun. J'ai donc pris un certain intérêt à lire cet album, je connaissais un peu le bonhomme, je m'y intéressais parce que j'avais un oncle vendéen né pas loin de Mouilleron-en-Pareds, petit village natal du grand homme, il m'a fait découvrir des lieux intéressants comme la tombe toute simple de Clémenceau, enterré près de son père sous une simple dalle sans nom dans un sous-bois, à Mouchamps, petit village situé entre La Roche-sur-Yon et Les Herbiers, de même que j'ai visité 2 fois la maison secondaire de Clémenceau à Saint-Vincent-sur-Jard, sur la côte face à l'océan, non loin des Sables-d'Olonne, une vraie bourrine vendéenne à toit de chaume où Clémenceau se retirait loin de la vie politique pour se reposer, elle est conforme au personnage et contient plein d'objets personnels et un mobilier rustique. Avec ce nouveau volume de cette collection Ils ont fait l'Histoire, on apprend au final à mieux connaître cet homme politique qui a traversé différentes crises sociales, des révoltes ouvrières et de grands événements historiques, il reste une des grandes figures de la France républicaine.

24/09/2020 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Galère of Thrones
Galère of Thrones

Et une parodie de Game of Thrones, une ! Enfin... Une de plus. Je ne suis pas particulièrement fan de l'oeuvre de George R. R. Martin, mais j'étais curieux de voir ce que proposait cette version. Première constatation : elle s'adresse vraiment aux fans, mais plutôt de la série TV, certaines situations me semblant directement issues de cette adaptation. Deux volumes sont désormais sortis, mais j'ai un peu l'impression que les gags tournent autour des mêmes personnages ou motifs : Djon qui va se faire sa tante, le géant qui urine un peu partout, ou encore Martin qui sourit d'un air un brin pervers à l'idée de faire souffrir atrocement ses personnages avant de les tuer. Attention à ne pas tomber dans la redite ! Côté dessin, Tom alias Thomas Brogniet maîtrise bien son style naïf/SD (super deformed), qui convient tout à fait au genre de la parodie. Sa mise en scène sobre mais très agréable à l’œil fait vite passer ce moment de lecture qui personnellement ne m'a arraché que quelques sourires. Avis aux amatrices et aux amateurs.

24/09/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Atchoum !
Atchoum !

Cet album est un recueil d'histoires courtes publiées ça et là par Naoki Urasawa. Il en résulte une sorte de melting pot qui mélange les genres et l'album se destine essentiellement aux amateurs qui veulent compléter leur collection des œuvres de l'auteur de Monster ou encore de 20th Century Boys. On y retrouve des histoires courtes teintées d'un peu de fantastique ou de science-fiction, mais aussi plusieurs récits sur le thème de la musique où l'auteur se met même parfois en scène comme celle où il raconte sur voyage en Californie, ses rencontres avec des noms célèbres du rock et sa participation à un festival. Je dois dire que ces histoires là ne m'ont pas passionné parce que j'ai toujours trouvé que raconter la musique en BD, ça ne passe pas. Les autres histoires courtes, par contre, sont assez sympas, même si elles sont plus divertissantes que vraiment marquantes. Si l'on exclut les récits musicaux, l'album contient en réalité 5 histoires courtes. La première met en scène un yakuza qui s'associe à des geeks dont l'un est doté d'un pouvoir capable d'attirer le malheur voire de tuer quelqu'un à distance. Une autre raconte l'histoire d'un homme à qui un vagabond se déclarant medium lui prédit l'avenir et lui dit qu'il deviendra journaliste à succès, et il s'avère que contre toute attente la prédiction fonctionne même si pas comme le héros l'avait imaginé. Une histoire sort un peu du lot car elle s'inspire un peu des cartoons du type Tom et Jerry en mettant en scène deux souris qui tentent d'atteindre un gâteau dans une cuisine américaine encombrée sans réveiller le dangereux chat qui dort. Une autre encore est assez amusante puisqu'elle met en scène un touriste français passionné de kaiju (les monstres façon Godzilla) qui débarque enfin dans un Japon où ces créatures existent pour de bon et ravagent régulièrement Tokyo sans qu'on comprenne pourquoi. Cette histoire là est emplie de fantaisie et d'une part d'humour un peu en auto-dérision. Enfin, l'album se termine sur une histoire courte déjà publiée en France dans le collectif "Le Jour où ça bascule" édité par les Humanoïdes Associés. C'est une histoire typée science-fiction mettant en scène un super-héros un peu ridicule et se terminant par une pirouette humoristique. Sympa mais un peu vite lue. Et d'ailleurs éditée ici dans le sens de lecture occidentale, donc à lire dans le sens inverse du reste de l'album. Ces 5 histoires courtes se lisent très bien et bénéficient du très bon dessin de Naoki Urasawa, plusieurs d'entre elles offrant d'ailleurs des planches en couleurs. Mais comme dit plus haut, elles sont entrecoupées d'histoires sur la musique et le rock qui sont soit trop anecdotiques soit qui ne me parlent tout simplement pas, donc cela rabaisse l'intérêt de l'album à mes yeux, avec une impression de remplissage et de mélange trop hétéroclite. Les fans de l'auteur ne seront néanmoins pas déçus car tout reste de bon niveau.

24/09/2020 (modifier)
Couverture de la série Sixella
Sixella

Voilà un album érotique (voire plus !), publié par Dynamite dans un format intermédiaire, qui m’a attiré par son graphisme. En effet, j’ai bien aimé les différents tons de bleus et de rose employés par Janevsky (qui signe ici sa première BD), avec une colorisation comme insolée, un papier épais et presque granuleux, l’ensemble détonnant (normal vu l'éditeur !) – dans le bon sens du terme – dans la production du genre. Comme l’avance l’éditeur, on a effectivement ici une idée qui fait penser à Gillon, avec sa « Survivante », série dans laquelle un robot copulait avec l’héroïne (il faudra bien que je l’avise d’ailleurs !). Mais j’ai trouvé Janevsky plus intéressant, dans un format plus resserré, et un arrière-plan plus poétique, peut-être moins ambitieux, mais finalement plus réussi. Sixella est la seule survivante du crash de son vaisseau spatial sur une planète inconnue, avec Iris, un robot vaguement anthropomorphe. Traversant d’immenses espaces désertiques, elle rencontre plusieurs femmes lui ressemblant étrangement (y compris au niveau de ses vêtements – quelques parties du corps couvertes de cuir ou latex moulant, dans une esthétique SM soft), sosies ou autres « incarnations » de la personnalité de Sixella ? J’avoue que cela m’est resté hermétique (comme la fin de l’histoire d’ailleurs). Après avoir fini cet album, je suis resté quelque peu hésitant. D’abord pour classer cet album dans une catégorie : de la SF, une sorte de roman graphique un peu onirique et bien sûr de l’érotisme, avec des scènes explicites certes, mais bien éloignées de l’esthétique habituelle du genre (on aurait tout aussi bien pu la classer en érotique, mais certaines scènes sont quand même suffisamment explicites). Bref, j’aurais presque mis cet album en inclassable. Mais c’est aussi l’histoire en elle-même que j’ai eu du mal à « situer ». Par-delà certains clichés/incohérences souvent présents dans les albums érotiques ayant des prétentions scénaristiques (ça ne doit par exemple quand même pas être évident pour Sixella de crapahuter sur cette planète inconnue avec ses cuissardes à talons aiguille !), certains aspects de l’intrigue – plutôt évanescente – m’ont échappé. Mais voilà, j’ai vraiment beaucoup apprécié l’esthétique d’ensemble, qui a parfois un petit côté art-book (l’auteur est graphiste à la base), la colorisation, et la plastique de Sixella. Le côté relativement obscur du scénario convient alors à tous les côtés poétiques développés. Les scènes de sexe elles-mêmes jouent sur la sensualité, la poésie, entre Sixella et Iris surtout, mais aussi avec des sortes de plantes locales, avec lesquelles Sixella copule et jouit. Au final, on a là un premier album plein de promesses, original, et que je vous encourage à découvrir (même si vous n’êtes pas lecteur régulier d’albums érotiques, vous pouvez être agréablement surpris). On pourrait penser à Druuna, à La Survivante, certes, mais c’est assez différent quand même. J’aurais juste aimé non pas plus de clarté dans l’histoire (je suis prêt à me laisser émouvoir par quelque chose que je ne comprends pas totalement), mais plutôt une intrigue plus dense, plus développée, il y avait clairement là du potentiel pour quelque chose de plus « important » (en matière de pagination et de ressorts scénaristiques). Note réelle 3,5/5.

24/09/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Sur la vie de ma mère
Sur la vie de ma mère

3.5 J'ai découvert l'existence de cette bande dessinée grâce au one-shot Le Chanteur perdu (le chanteur du titre étant inspiré du père de l'auteur !). Ici, l'auteur nous parle de sa mère, le parent qu'il a connu le plus, vu que le père va finir par partir pour ne revenir que durant de courts moments. On sent que Rémy aimait bien sa mère, une femme forte qui a élevé seule ses deux garçons et a connu plusieurs aventures avant de finalement se re-marier. Ils ont aussi vécu dans plusieurs coins du monde, ce qui permet de montrer plusieurs modes de vies différents et au final de faire en sorte que je ne m'ennuie pas : l'environnement changeait tout le temps ! C'est de l'autobiographique comme je l'aime, il y a des anecdotes intéressantes et l'auteur n'a aucun problème à montrer les moments difficiles de sa vie. C'est ainsi qu'on va finir par apprendre un secret de famille qui m'a fait comprendre encore plus le comportement de quelques protagonistes... Le dessin est vraiment bon. J'ai bien hâte de voir ce que l'auteur va dire sur son père.

23/09/2020 (modifier)
Par Ashibaal
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Un Dieu Mineur
Un Dieu Mineur

Comme beaucoup – apparemment – j’ai découvert Toppi avec Sharaz-De. Contrairement aux avis exprimés ci-dessous, je ne pense cependant pas qu’Un Dieu mineur soit... un Toppi mineur, ou une bande-dessinée mineure ! Entre la finesse des dessins, la profondeur des recherches documentaires qui crée une forte impression d’authenticité (d’après la tête du démon de la première, il est évident que Toppi a passé pas mal de temps dans un musée ethnographique – sans parler du naturalisme des animaux), un scénario malin et pertinent (pour le troisième « conte » en tout cas - j’avoue que le premier ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, mais la simplicité de son histoire n’est pas un défaut), c’est là une contribution majeure de Toppi à la noblesse du médium. Son art élève la bande-dessinée. Pas moins !

23/09/2020 (modifier)