Les derniers avis (114536 avis)

Par Miguelof
Note: 4/5
Couverture de la série Zig et Puce
Zig et Puce

Zig et Puce (et aussi Alfred) est une série sympathique que j'aime beaucoup depuis l'enfance. La reprise par Greg a été très réussie, je pense: bons dessins beaucoup d'humour et quelques inventions et innovations scientifiques en plus. Plus récemment, j'ai acquis plusieurs albums de Saint-Ogan et c'est un délice! Les éditions Glénat ont fait un bon travail de récupération et aussi de comparaison entre les histoires. Cela montre que même Hergé a été influencé et qu'il l'a reconnu!

20/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série L'Appel de Cthulhu
L'Appel de Cthulhu

Pour une fois, je trouve que l'adaptation en manga par Tanabe est plus efficace que la nouvelle originelle. En effet, si L'Appel de Cthulhu est sans doute le texte le plus connu de Lovecraft et un pilier de sa mythologie, sa lecture m'avait paru assez rébarbative dans ses deux premiers tiers lorsque je l'ai découverte, jusqu'à l'arrivée sur l'île où se déroule son passage le plus marquant. Ici, grâce à une mise en image propre et rigoureuse, Tanabe parvient à donner davantage de vie au début du récit et à l'enquête, pourtant assez bavarde, qui le structure. J'ai pris plaisir à suivre le héros qui remonte le fil des témoignages, et surtout à voir ces récits mis en images, ce qui permet de mieux les appréhender. Le rythme est bon et, même si ce n'est toujours pas une intrigue de Lovecraft qui m'enthousiasme particulièrement, je l'ai suivie avec intérêt. Lorsque l'équipage débarque sur la fameuse île, j'ai beaucoup aimé la manière dont Tanabe parvient à représenter la déformation de la lumière et les perspectives impossibles. Il réussit à traduire visuellement la folie de ce lieu hors norme, et c'est sans doute l'un des points les plus marquants de cette adaptation. En revanche, d'autres aspects de son dessin me convainquent nettement moins. Ses scènes d'action restent toujours aussi confuses, et la représentation de Cthulhu lui-même manque de majesté. Il apparaît à plusieurs reprises comme une sorte de gros lourdaud tentaculaire, poursuivant les humains comme un Godzilla idiot. Pour faire simple, il ne fait pas peur, et il est difficile de ressentir l'effroi ou la folie que sa simple apparition est censée provoquer. Je reste donc partagé face à cette adaptation : j'ai apprécié la clarté de sa longue introduction ainsi que les effets graphiques très réussis liés à R'lyeh, mais j'ai été déçu par les scènes d'action et par la représentation de Cthulhu lui-même.

20/03/2026 (modifier)
Par grogro
Note: 4/5
Couverture de la série L'Homme qui a vu l'homme qui filme l'homme qui tire plus vite que son ombre (presque journal d'un tournage)
L'Homme qui a vu l'homme qui filme l'homme qui tire plus vite que son ombre (presque journal d'un tournage)

Bouzard – Lucky Luke, le retour ! A défaut d'être le meilleur album de Bouzard (mais ça, on s'en fout un peu), il a le double mérite d’une part de sortir (un peu) du récit strictement personnel pour proposer ici un pseudo documentaire à la manière de ce qu’avait fait Fabcaro avec ses Carnets du Pérou, et d’autre part d’avoir occasionné chez moi une barre de rire comme je n’en avais pas connue depuis longtemps (cf. la scène du maquillage qui a coulé). Non, on ne saura pas vraiment si ce récit a été au moins en parti vécu. Bouzard a-t-il vraiment assisté au tournage de la série ? Comme dans la BD de Fabcaro précitée, ces aventures peuvent bien être complètement fictives, ce n’est pas l’objet. L’objet, c’est son auteur lui-même. Et ça marche. Les gags sont amenés souvent en deux, voire trois bandes. Il y a des trucs inhabituels, graphiquement. L’effet est surprenant mais franchement bien utilisé. Les hommages au personnage de BD le plus célèbre de tout l’Ouest sont décalés (ici par le biais de Rantanplan), jusqu’à la scène finale, que j’ai personnellement trouvée hyper touchante. Le tout est très drôle ! Ça a fait mouche chez moi à plusieurs reprises. Ce « Lucky Luke » est tout simplement le meilleur album de l’auteur depuis… La Grande Aventure ? (Oui parce que La Grande Aventure est un album un peu mésestimé selon moi, mais dans le genre humour préhistorique, on a rarement fait mieux). Bon, peu importe. J’ai aimé lire ce Bouzard qui m’aura donné l’occasion de faire mon petit jogging zygomatique.

20/03/2026 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série L'Embrasement - La guerre Israël - Hamas, dans l'enfer de Gaza
L'Embrasement - La guerre Israël - Hamas, dans l'enfer de Gaza

En ces temps où le Moyen-Orient part totalement en sucette, ce genre d'ouvrage permet de sortir du sensationnalisme pour revenir aux faits. Florent Calvez adapte en effet ici en BD l'ouvrage éponyme de Michel Goya, en y ajoutant quelques touches personnelles pour ce medium. Son album nous permet d'appréhender de façon rationnelle l'histoire de la Palestine, de Gaza, en remontant à ses origines, en passant par la création d'Israël en 1948, jusqu'au terrible jour du 7 octobre 2023. L'ouvrage est conséquent, mais Florent Calvez a su retranscrire sans être indigeste, ni survoler, l'ouvrage de Michel Goya pour nous proposer un album salutaire pour ceux qui cherchent à y voir plus clair dans ce conflit. C'est précis, factuel, tout en cherchant à éviter la partialité, ce qui est plutôt réussi. Pour autant les horreurs et les erreurs des deux bords ne sont pas cachées sous le tapis, tissant au fil des pages la trame d'un conflit de plus en plus complexe et qui parait inextricable. Pour ce qui est du dessin, Florent Calvez opte pour un dessin très réaliste, proche de la photographie, et une colorisation tout en ocre/orange qui colle parfaitement avec cet angle documentaire et les ambiances sombres des tragédies traversées. Un très bon documentaire sur le sujet.

20/03/2026 (modifier)
Par Cleck
Note: 2/5
Couverture de la série La 3e Kamera
La 3e Kamera

Ce roman graphique s'annonçait comme un événement, finalement le soufflé retomba bien vite suite à un accueil critique insuffisamment favorable, malgré un sujet particulièrement propice aux exaltations. Qu'en est-il aujourd'hui, alors que cette "3e Kamera" est retombée dans un anonyme oubli ? La BD aborde la fin du nazisme sous l'angle original de la photographie non-officielle, clandestine. Le problème est que ce sujet est finalement à moitié oublié, perdu au milieu d'autres (pour certains également intéressants : le lynchage des collabos, les exactions des militaires US, la survie et le jusqu'au boutisme des derniers SS, la survie de la population civile après 6 années de guerre dans un Berlin désormais en ruines). Aussi, notre enquête iconographique sur les preuves de l'horreur nazie, sur les preuves d'une responsabilité assez collective, est éclipsée par ces multiples autres développements. Cette BD manque singulièrement de structures et il eut sans doute fallu se contenter d'un unique sujet lié à la quête des fameuses 3e kamera. Il n'empêche, à l'instar du tout récent film de Giannoli "Les Rayons et les ombres", il s'agissait d'offrir au lecteur le désagréable point de vue d'une humanité perdue, de personnes ayant préféré s'adapter à l'inimaginable plutôt que de choisir la dangereuse opposition. La conclusion sur la tragique banalité du basculement est horriblement vertigineuse, mais la complaisance n'est pas totalement évitée. Une BD fort intéressante, dépassée par son sujet, plutôt confuse.

20/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Celui qui hantait les ténèbres
Celui qui hantait les ténèbres

Cet album contient l'adaptation de deux récits de Lovecraft. Le premier est Dagon, qui est très court. Je ne suis pas vraiment sûr de l'avoir lu dans sa version originale, mais dans tous les cas, si je l'avais fait, je l'aurais confondu et lui aurais nettement préféré le passage similaire, mais bien plus dantesque, que l'on trouve dans L'Appel de Cthulhu. Ici, l'histoire est trop brève, assez plate, et, dans le mythe lovecraftien, je n'aime pas particulièrement les créatures que sont Dagon et les autres Profonds. J'ai donc ressenti peu d'enthousiasme à la lecture de ce récit introductif. En revanche, Celui qui hantait les ténèbres est l'une de mes nouvelles préférées de Lovecraft. J'aime le fait qu'elle se déroule dans un cadre parfaitement urbain (la ville de Providence) et relativement moderne (les années 1930, avec l'électricité et le téléphone au coeur du récit), tout en réussissant à instiller un véritable sentiment d'angoisse, puis une peur grandissante, sans jamais rien montrer de concret, uniquement en suggérant le pire tapi dans l'obscurité. A travers ce manga, j'ai apprécié de pouvoir mettre quelques images sur cet imaginaire, images d'ailleurs assez proches de celles que j'avais en tête, à l'exception de l'église elle-même, que j'imaginais plus européenne. En revanche, comme souvent avec Gou Tanabe, dès qu'il s'agit de représenter des éléments plus complexes (notamment les choses indicibles de Lovecraft ou des scènes plus mouvementées), son trait, que je trouve embrouillé et difficilement déchiffrable, me déçoit. Je n'aime décidément pas son graphisme, et son adaptation ne m'a pas fait ressentir toute la tension que j'avais éprouvée à la lecture de la nouvelle. Cela reste néanmoins une adaptation correcte pour qui souhaite découvrir cette histoire sans avoir envie de lire le texte original.

20/03/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Akira
Akira

J'ai acheté toute la série à la fin des années 90 pour deux raisons: les dessins très détaillés (surtout les paysages urbains et les machines) et parce qu'elle était en promotion, très bon marché! Mais j'étais déjà trop vieux pour une histoire qui s'adressait surtout aux garçons adolescents. Aujourd'hui, je pense que la façon dont le thème post-apocalyptique a été traité est dépassée, même pour les jeunes. Tout ça continue d'avoir un certain intérêt historique, rien de plus.

20/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Somna
Somna

Un gros bof. On nous promet un peu de souffre et de l'imaginaire. On n'aura ni l'un ni l'autre. Pour le souffre cette bd faussement érotique n'en est pas une, et ce n'est pas grave, mais l'amorce et le coeur de l'histoire sont centrés là dessus. Ce thème n'est au fond pas traité. Pour l'imaginaire rebelotte. L'histoire et les personnages ont été vus, revus milles fois. Tous les personnages sont des caricatures, l'histoire un cliché de mauvais scénario. Les dessins sont sympathiques mais souvent sans forces, voir plats. Je ne comprends pas comment cette série a pu être sélectionnée aux Will Eisner puis traverser l'Atlantique pour être éditée en France. A lire en tant que jeune ado peut être ?

20/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Dad
Dad

Une série qui devrait devenir (ou qui l'est déjà) un classique du catalogue Dupuis. Le gros atout de cette série c'est qu'on y est bien. On est bien dans cette petite famille de 4 filles de mères différentes avec un papa poule un peu looser attachant. C'est rare qu'on s'esclaffe mais c'est tout de même réussi. Il y a de la douceur et certaines planches sont mêmes très attendrissantes. C'est aussi une bd qui, je pense, peut se lire à différents âges, et qui se relit avec plaisir. J'aime aussi le dessin Nob, que je qualifierais de "classique-laché-maitrisé" Bref beaucoup d'atouts pour Dad !

20/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Sept cavaliers
Sept cavaliers

Si vous êtes un homme, blanc, réactionnaire, misogyne, si possible catholique, alors cette bd est faite pour vous ! Dommage car le premier tome développe une ambiance certaine, avec une intrigue très bien posée. Hélas ! des pérégrinations de ces 7 cavaliers on ne retiendra qu'une insupportable logique patriarcale d'hommes, parfois malaisante. Pour les personnages féminins, quasi absents, je rejoins Miranda, il n'y a que 2 options : -soit bonne ménagère à sa place (citons cette délicieuse remarque, tome 2, page 8 "le royaume de ma femme" en désignant la cuisine et bonbonne qui tient un saladier) -soit prostituée (qui se donnent avec plaisir évidemment si vous êtes un bon catholique) La lourdeur du catholicisme à toutes les planches à fini par me faire tomber le tome 2 des mains, j'ai lu le tome 3 en diagonale. C'est dommage les planches sont assez réussies, en dehors des personnages qui sont tous assez raides et un peu désincarnés. Etonné par cette intrigue bien faite, cette atmosphère originale, le tout mélangée à une morale nauséeuse, je suis allé regardé qui est Jean Raspail, que je ne connaissais pas. On comprend rapidement un peu mieux la première phrase du présent commentaire ! Une super bd à lire si vous êtes un vieux réactionnaire catho resté au XIXème siècle.

20/03/2026 (modifier)