Les derniers avis (114876 avis)

Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Do a powerbomb !
Do a powerbomb !

Un one-shot qui ne m'a pas du tout captivé. Il faut dire que je ne suis pas un fan du catch, mais je pense que c'est surtout que ce type de récit ne m'intéresse plus trop. J'ai vraiment l'impression que ce comics a été fait sous l'influence des shonen de bastons parce qu'on retrouve des codes et des clichés de ce genre à commencé par le personnage principal marqué par la disparition d'un parent et qui veut reprendre son flambeau. Alors d'accord pour une fois cela concerne des personnages féminins, mais cela ne suffit pas à que je trouve cela orignal. Alors oui les scènes de combats son dynamique et très bien dessiné, sauf que comme je ne me suis attaché à aucun des personnages, cela a fait en sorte que je n'ai pas ressenti de tension parce qu'à aucun moment j'avais peur qu'il arrive quelque chose de mal à un personnage que j'aimais. C'est donc une suite de combats avec des personnages qui me laissaient indifférent et donc j'étais indifférent à ce qui se passait. En gros, c'est un délire de l'auteur et je ne pas rentré dedans malgré un bon dessin. C’était pas un album pour moi.

20/04/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Clinton Road
Clinton Road

2.5 Le point fort de cet album est sans contredit son dessin. Je l'ai aimé dès les premières cases. J'ai adoré l'atmosphère étrange qui se dégage du dessin et qui allait à merveille pour ce type de récit où on ne sait pas ce qui est vrai ou non. En fait, le problème vient du scénario qui au final est une histoire banale sur des hallucinations. Le récit est pas mauvais en tant que tels, mais le manque d'originalité fait en sorte que ce n'est pas très palpitant à lire et en plus j'ai fini par deviner un peu trop facilement ce qui se passait. Ce qui n'aide pas est que l'auteur semble préféré enchainer les scènes spectaculaires au lieu de bien approfondir ses idées. Je suis resté sur ma faim, on dirait que ça se termine en milieu de récit.

20/04/2026 (modifier)
Par PatrikGC
Note: 2/5
Couverture de la série Seccotine
Seccotine

"Fade" est le mot qui me vient à l'esprit pour qualifier ce 1er épisode (s'il y en a d'autres). Pourtant, il y avait de quoi faire une aventure fun et amusante avec pareils personnages (surtout Seccotine et le Comte) et pareille base champignonesque, mais tout tombe à plat, plouf, y compris les apparitions de Gaston. On a franchement envie de baffer tout le monde, y compris Spirou (inexistant) et Fantasio (brassant du vent), tant c'est plat et mouuu. L'avis de Josq pourrait être le mien. À trop vouloir être sans angle, sans aspérité, on finit par tout vider de sa substance. Pourtant, avec un personnage comme Seccotine, il y avait de quoi bien faire. Son créateur, le pauvre Franquin, doit se retourner dans sa tombe :( Il y avait moyen de faire une belle montagne, les auteurs ont accouché d'un monticule... PS : je mets un "bof" car je n'ai pas envie d'être trop méchant, bien que j'ai la sinistre impression de pouvoir faire mieux que les 2 auteurs.

13/03/2026 (MAJ le 20/04/2026) (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
Couverture de la série Poppée - La femme qui vécut deux fois
Poppée - La femme qui vécut deux fois

Pas vraiment au fait des histoires des dynasties romaines, j'avoue m'être fait surprendre par l'histoire de Poppée que je ne connaissais pas. Poppée, connue pour avoir été la compagne de Néron, fut une femme ambitieuse et calculatrice, qui ne recula devant rien pour parvenir à ses fins. Issue d'une famille prestigieuse remontant à Alexandre Le Grand, tombée en disgrâce à cause d'une machination de l'épouse de l'empereur Claude, Poppée en gardera une rancœur tenace qui nourrira sa soif de vengeance et de pouvoir. Ce qu'elle parviendra merveilleusement à faire, mais à quel prix... Je vous laisse la surprisse de sa seconde vie, pour ceux qui ne la connaissent pas, je ne vais pas vous spoiler ! C'est plutôt bien mené, tant sur le dessin que sur le scénario : la colorisation un peu terne de Lou surprend au début mais est finalement bien trouvée pour imposer une ambiance globale qui se marie parfaitement avec nos personnages et leurs péripéties. Voilà en tout cas un personnage historique que je ne connaissais pas, très bien mis en lumière par cet album. (3.5/5)

20/04/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Aldo et Rosa
Aldo et Rosa

Rosa traverse son année de collège en sixième avec son ami imaginaire, Aldo, en naviguant entre école, famille, nouvelles amitiés et un quotidien légèrement décalé. C'est un récit plein de charme et de douceur. Il y a quelque chose de poétique dans ce quotidien un peu loufoque, avec des idées qui frôlent gentiment l’absurde (la professeure qui donne uniquement des cours sur elle-même, les parents qui vident méthodiquement leur maison pour faire de l'espace…), et qui m’ont fait penser par moments à l’univers de Boris Vian. Dans un registre différent, j’ai aussi retrouvé une forme de douceur dans le ton et le rythme, un mélange de légèreté et de petites touches d’humour qui, associé à la structure en courts chapitres, au graphisme et à la colorisation, m’a évoqué certains films du Studio Ghibli, notamment Mes voisins les Yamada. C’est plaisant à lire, souvent mignon, et visuellement assez joli, avec une vraie cohérence entre le fond et la forme. Mais en même temps, j’ai eu du mal à être totalement embarqué. Le récit donne l’impression de multiplier les pistes sans jamais vraiment en creuser une en profondeur. Il n’y a pas de véritable intrigue qui s’installe, ni de thématique centrale qui s’impose clairement, plutôt un ensemble de sujets effleurés (l’amitié, la différence, l’entrée dans l’adolescence, la famille…) qui restent à l’état d’ébauche. Même certains éléments intéressants, comme le fait que Rosa tienne fermement à s'habiller et se coiffer comme un garçon, restent finalement assez neutres dans le propos. C’est un trait de personnage plutôt agréable, traité sans lourdeur, mais qui ne semble pas porter de réflexion particulière sur l'identité sexuelle, les enfants de cet âge-là s'en moquant bien. C'est un album au charme indéniable, et j’ai souvent eu l’impression d’être à deux doigts de me laisser emporter par son ambiance et sa poésie… sans que cela prenne complètement. Il m'a manqué une intrigue plus concrète, ou quelque chose de plus structurant, pour que l’ensemble dépasse le stade de la jolie esquisse et me marque vraiment.

20/04/2026 (modifier)
Couverture de la série Barcarolle
Barcarolle

Voilà un ovni que je conseille de feuilleter avant d’acheter, tant le contenu de ce petit pavé peut aisément rebuter nombre de lecteurs. L’album s’écarte des sentiers battus dans tous les domaines. Visuellement d’abord, puisque c’est une sorte de roman-photo. Mais Lecointre semble avoir retravaillé tout ça pour accentuer certains côtés vieillots, j’ai parfois eu l’impression qu’il faisait en sorte de nous donner des images de mauvaise qualité. Retravaillées aussi ces photos car on a droit à pas mal de « collages », auxquels s’ajoute les dessins de Lecointre, et son personnage principal, Poulenc, avec une tête bizarre, un peu de travers, toujours l’air renfrognée. Le récit est difficilement appréhendable, même si la fin livre quelques clés – mais pas toutes. Une sorte de voyage dans la psyché, l’inconscient du héros, rêves et réalité se mêlent sans que le lecteur ne soit toujours informé ou conscient des limites ou des liens entre les deux. Formellement et en partie narrativement, il y a pas mal d’accointances avec une sorte de surréalisme (parfois aussi on pense aux situationnistes). Il est clair qu’il ne faut pas ne jurer que par un récit cartésien, sinon vous allez souffrir ! C’est une expérience de lecture originale. L’intrigue et l’esthétique amènent vers une sorte de SF rétro, souvent asphyxiante, absurde, et très noire.

20/04/2026 (modifier)
Couverture de la série Tribune(s) - Chroniques de gradins
Tribune(s) - Chroniques de gradins

Lénaïc Vilain développe gentiment une œuvre de plus en plus autobiographique, mélangeant sociologie et humour, avec généralement une critique sociale marquée à gauche. On le retrouve ici pour nous présenter son expérience de supporter. Mais pas forcément au sens où le grand public l’entend. Et pourtant, il est bien membre d’un « kop », c’est une sorte « d’ultra ». Mais d’un club satellite de la banlieue parisienne, au très fort ancrage local et politique, le Red Star : c’est deux aspects sont au cœur de son récit, alors même que le vieux stade – historique et presque anachronique – est en « rénovation », et alors qu’un fonds d’investissement américain semble vouloir redéfinir les priorités du club. Le récit transpire la sincérité, et donne un éclairage intéressant sur la survivance d’une conscience politique et éthique au sein des supporters du clubs, qui sont éloignés des néo-nazis racistes auxquels on pense lorsqu’on évoque les ultras – mais aussi éloignés des bobos voire grands bourgeois peuplant certaines tribunes pêchues du Parc des Princes. Une petite lecture sympathique.

20/04/2026 (modifier)
Couverture de la série Jaunes
Jaunes

Mouais. Je n’ai pas vraiment été convaincu par cette série. Elle joue sur différents registres, aucun ne m’ayant satisfait. Le premier cycle amène du fantastique, notre héros alternant passé et présent, passant de façon brutale le plus souvent des années 1980 à celles de l’occupation nazie de la Belgique durant la Seconde guerre mondiale. Le rythme est lent (le texte peu abondant sur ce cycle accentue un sentiment de vide) et l’histoire peu passionnante. Par la suite le fantastique s’efface, et on tombe dans une sorte de polar/thriller un peu plus bavard, mais qui ne m’a pas du tout intéressé : l’échange entre Jaunes et un apparatchik tchèque venant donner une conférence en Belgique durant la guerre froide m’est apparu hautement improbable (comme souvent dans ce type d’intrigue, c’est peu crédible), et décousue (je n’ai pas tout saisi – peut-être en partie parce que je me détachait de l’histoire), et j’ai fini par survoler les deux derniers albums. Bucquoy a pas mal côtoyé les milieux anars et surréalistes belges, et on le sent à plusieurs moments. D’abord Jaunes lui-même se définit comme très à gauche, et le premier cycle dénonce les collabos belges rexistes. Ensuite dans le deuxième cycle, Bucquoy dénonce les magouilles des politiciens très droitistes, et aussi – et surtout – la famille royale. Fait avec plus de finesse et avec une intrigue plus intéressante, j’aurais volontiers suivi cette dénonciation au vitriol, mais là j’avais déjà été mis de côté. Le dessin de Tito est assez daté, un peu figé pour les personnages (mieux réussi je trouve pour les décors), mais reste encore très lisible, et pas désagréable. La colorisation, souvent terne et un peu « passée » à certains moments donne un rendu moyen. Mais tout ceci s’améliore clairement au fil des tomes, et le deuxième cycle (à partir du quatrième album) est bien meilleur dans ce domaine.

20/04/2026 (modifier)
Par Hub
Note: 3/5
Couverture de la série Le Village (Delcourt)
Le Village (Delcourt)

Au départ, Le Village prend les allures d’un thriller mystérieux plutôt classique : une ambiance pesante, des événements inquiétants et une intrigue qui installe progressivement le doute. Puis le récit glisse peu à peu vers la science-fiction, donnant une autre ampleur à l’histoire et apportant une dimension inattendue. Ce mélange fonctionne bien et maintient le lecteur dans l’attente des révélations jusqu’au bout. Pour ma part, j’ai tout de suite été attiré par cette BD grâce à sa couverture, que j’ai trouvée particulièrement réussie et intrigante. Une fois lancé dans la lecture, je me suis laissé embarquer facilement. Le récit est bien mené, le suspense fonctionne et on ne décroche pas. L’histoire est prenante, efficace, et j’ai passé un bon moment du début à la fin. Le dessin est lui aussi à la hauteur : sans être exceptionnel, il est largement convaincant et accompagne bien l’ambiance du récit. Il fait le travail avec sérieux et participe à rendre la lecture agréable. Malgré cela, il m’a manqué un petit quelque chose pour que cette BD me marque davantage. Tout est bien fait, l’ensemble est solide, mais il manque cette étincelle qui aurait pu la rendre vraiment mémorable. Cela reste malgré tout une lecture agréable et efficace, qui remplit bien son rôle. Une BD prenante et bien construite, qui mélange habilement thriller et science-fiction. Il lui manque un supplément d’âme pour se hisser au-dessus du lot, mais cela reste une lecture très agréable.

19/04/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Kids (Ennis)
Kids (Ennis)

Après Freddie l'Arrangeur, Delcourt publie un autre court délire de Garth Ennis (à la limite, on aurait pu mettre les deux one-shot dans le même album) et j'ai moins aimé que Freddie. Comme c'est une histoire courte, une quarantaine de pages, je savais dès le départ que cela n'allait pas être un récit profond, mais je m'attendais à au moins un récit divertissant et au final j'ai trouvé que c'était peu intéressant. L'idée de départ, les bébés sont transformés en adulte, n'est pas bien utilisée. Ça se résume vite à des scènes de catastrophes qui semblent sortir de n'importe quel film d'horreur quelconque. Les personnages sont banals, il y a juste la voisine acariâtre qui est pas mal. Elle a droit aux meilleurs dialogues du récit et elle est le seul élément un peu divertissant de ce one-shot. La fin est convenue et bâclée. Heureusement que ça se lit vite, mais ça s'oublie aussi facilement.

19/04/2026 (modifier)