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Par Simili
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Les Aigles de Rome
Les Aigles de Rome

Après avoir fait ses armes aux cotés de Desberg pour L'Etoile du Désert et Dufaux pour Rapaces, Enrico Marini signe ici sa première série en étant seul au commande Je n'ai pas le recul nécessaire pour comparer l'œuvre de Marini avec la référence de Dufaux, Murena, ce qui me permet de juger l'œuvre pour ce qu'elle est … à savoir un très bon divertissement. L'intrigue sous fond de conquête de la Germanie par Rome s'attarde sur le destin de 2 jeunes hommes, Marcus et Ermanamer (devenu Arminius) qui ayant été rivaux dans leurs jeunes années vont finir par devenir frères puis ennemis au fil de leurs aspirations guerrières. L'intrigue est donc assez classique, voire même basique, mais elle fait suffisamment le job pour tenir son lecteur attentif et curieux de poursuivre l'aventure avec envie. Si je prends bonne note des critiques précédentes j'avoue ne pas avoir forcément été choqué par le langage utilisé par l'auteur Mais le gros point fort de la série, à mon sens, c'est le dessin de Marini. J'apprécie beaucoup son coup de crayon qui s'améliore au fil des tomes. Si ses personnages féminins sont réellement envoutants, les personnages masculins ne sont pas en reste non plus. Quant aux décors et scènes de batailles on sent qu'il y a porté une vraie attention afin de donner un aspect harmonieux à l'ensemble de l'œuvre. Je suis vraiment fan de son style. Au final il convient de prendre cette série pour ce qu'elle est, un blockbuster, une machine à fric. Et finalement ne serait ce pas là son réel point faible ? Mais moi, je suis tombé dans le panneau et j'attends impatiemment la suite des aventures de Marcus et Arminius

19/01/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le Voile noir
Le Voile noir

Pauline est partie en Syrakie pour rejoindre les rangs du Grand Khalifat, mais elle ne donne plus signe de vie. L'intrépide Gina décide de suivre ses traces afin de la retrouver et de la ramener à la maison. De son côté, sa tante se lance elle aussi dans l'aventure, en se faisant passer pour un homme. Le sujet de cette BD est clairement casse-gueule : traiter de l'embrigadement djihadiste, de la condition des femmes sous Daech et de la radicalisation via les réseaux sociaux sur le mode de l'aventure humoristique, afin de dénoncer l'absurdité, la violence et les contradictions d'un système profondément inhumain. Le mélange parait presque indécent. Et pourtant, cela fonctionne plus ou moins, même si je reste partagé, oscillant entre malaise et amusement. Au dessin, on retrouve Cha, dont le style dynamique ainsi que le trait humoristique et expressif sont bien adaptés au ton du récit. J'apprécie son graphisme, qui fonctionne efficacement pour une aventure légère, avec un visuel rappelant parfois l'école de Marcinelle. Le scénario adopte un rythme rapide et ne s'encombre pas excessivement de réalisme. Il déroule avec efficacité les différentes étapes de l'embrigadement, depuis le fantasme vendu aux jeunes filles jusqu'à la réalité d'un enfermement total, fait de dépossession du corps et de la volonté. Le regard porté sur la condition féminine est sans ambiguïté, clairement féministe, et certains passages parviennent à faire sourire tout en mettant mal à l'aise. Cet humour permet parfois de rendre supportable l'insoutenable, même si l'équilibre reste fragile et ne fonctionnera pas pour tous les lecteurs. C'est là que mon avis se divise. L'humour, très caricatural et souvent potache, fait mouche par moments, notamment grâce à la bêtise des combattants du Khalifat et au personnage excessif de la tante Alice, même si celui-ci est parfois trop appuyé. Le récit oscille en permanence entre dénonciation sérieuse et farce, sans toujours trouver la bonne distance. À vouloir rester accessible, sans doute pour toucher un public adolescent, l'intrigue survole parfois ses enjeux et donne trop souvent une impression de facilité, voire de prévisibilité. Tout parait trop simple pour les héroïnes, entre coïncidences énormes et coups de chance répétés, ce qui tend à atténuer la perception du danger et de l'horreur subis par les victimes de l'Etat Islamique. J'ai donc lu une BD surprenante par le choix de son sujet et par la légèreté assumée de son traitement. Elle présente des maladresses et des limites évidentes, mais se révèle aussi sincère et courageuse dans sa tentative d'informer tout en désacralisant l'horreur par le rire et la caricature. La lecture est restée plaisante, ponctuée de quelques sourires jaunes, mais aussi d'un léger malaise persistant face à la facilité avec laquelle est abordé un cauchemar bien réel vécu par la population syrienne et par des embrigadés trompés par la propagande islamiste.

19/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 2/5
Couverture de la série Le Chat
Le Chat

Bd bien surévaluée. Dessin, arrive à rendre un chat moche et banal, comme on jetterait un diamant dans la boue. Gag ? Rien de génial, qu'est-ce qu'on descend par rapport à tant de séries comiques… On s'ennuie à cause d'une banalité pompeuse, moche et sans mouvement. Les couleurs sont aussi grises que l'humour passe-partout. L'auteur est bien meilleur comme invité à la télé, je pense que c'est la raison pour laquelle une bulle spéculative comme des dessins nuls et des gags passables où il s'écoute parler ne crève pas. Lises plutôt Calvin et Hobbes !

19/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Le Cinquième Beatles - L'Histoire de Brian Epstein
Le Cinquième Beatles - L'Histoire de Brian Epstein

On oublie que derrière tout artiste, savant ou autre qui réussit il y a sa compagne ou son compagnon et/ou un entrepreneur. Voire une équipe ! L'artiste maudit ? Celui qui se retrouve, alpiniste solitaire sans tous ces merveilleux sherpas ! Découvrir leur rôle ou leur personnalité ne fait pas mal : n'étant pas très branché musique, je ne connaissais pas le producteur dont on parle, ça tombe bien, l'homosexuel juif ou le Juif homosexuel ? A part manager, j'ignore ce qui importait le plus pour lui. Donc, pourquoi je dis que ça tombe bien ? Eh bien, parce que les homosexuels et les Juifs ne nuisent pas plus que les autres à leur prochain, et qu'on ne cesse de les rabaisser sous des motifs récurrents aussi bien que changeants. Certains n'ont de créativité que dans ce domaine, ce qui me semble énigmatique… Pour ce qui est du dessin, c'est comme l'histoire, que j'ai bien aimé, sans plus, à lire, pas forcément à relire. Quand je parle d'histoire, je veux aussi dire la manière dont elle est menée, dans ce commentaire et dans d'autres, sinon, je dirais que le sujet est gâché.

19/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 5/5
Couverture de la série Snoopy & les Peanuts
Snoopy & les Peanuts

Je ne vois pas pourquoi il faudrait que quiconque, enfant ou adulte, comprenne l'entièreté d'une œuvre à la première lecture. Que celle-ci ait plusieurs niveaux ne la rend que plus riche. Quelle chance a la bande dessinée, nom d'un pithécanthrope ! comme dirait peut-être le capitaine Haddock. Pourquoi ? Eh bien, il n'y a pas de Reader's Digest ou de version pour enfant. On ne déflore pas l'aventure avant la version intégrale ! Voilà, voilà, si les gens cherchent une spécificité noble à un art souvent encore quelque peu minoré. Il y a beaucoup de bandes de jeunes, là ils sont très jeunes, pas violents mais dépressifs. Et vous savez quoi ? Les enfants tristes, ça existe, et les adultes peuvent s'y reconnaître tout aussi bien que dans des gamins plus joyeux. Ils se posent des question, ils rêvent ? Tous les gosses ne sont heureusement pas aspirés par ce hobby si plaisant : en persécuter d'autres à l'école. Touche fantastique, le chien est aussi intelligent que les enfants, touche de vitalité, quand même, il en déborde malgré sa dépression. A part ça, j'aime bien l'humour, le dessin…. Et le fait qu'il y ait des produits dérivés ne me gêne pas, au contraire, s'ils sont assez ressemblants, ils permettent de semer, dans une réalité souvent un triste et sans saveur, un peu de sourire et de rêve.

19/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 4/5
Couverture de la série Mafalda
Mafalda

Le dessin caractérise parfaitement les personnages et les situations, et l'écriture aussi. Problème : je ne crois pas du tout qu'une petite fille parlerait ainsi. Nuance : elle pourrait bien dire quelques-unes de ces choses, mais pas tant, à cet âge. C'est, disons, un concentré de réactions possibles d'enfant. Et on passe sur l'invraisemblance ou pas, selon son humeur. Quand on prend ça comme une fable, c'est parfait, quand est d'humeur réaliste, moins. C'est le problème d'une bd au contexte très réaliste quoique simple, et au personnage principal peu vraisemblable, pour le moins… Mais tout est bon, vraiment. Je comprends pourtant ceux qui arrêtent puis reprennent Mafalda : au début on s'amuse de ses attaques contre les oppressions et absurdités diverses du monde. Mais à force, on se sent englouti par ces problèmes, sans parler de l'abdication des personnages autres que l'héroïne face au monde.

19/01/2026 (modifier)
Par Blue boy
Note: 3/5
Couverture de la série Frangipane
Frangipane

Auteur prolixe, Hervé Bourhis n’a pas perdu de temps depuis ses récentes escapades dans le passé : un biopic sur Paul Mc Cartney (Paul) et un polar, en tant que scénariste, dans les USA des seventies (tome 3 d’ American Parano). Ici, point de nostalgie, tant s’en faut, Bourhis revient dans un présent qui ne nous paraîtra que trop familier, mais un présent au conditionnel qui taquine le futur puisque l’action se déroule dans un avenir proche. Pour ce faire, l’auteur a actionné tous les leviers de la comédie déglinguée. Sur 80 pages sans temps morts, la lecture est très rapide mais elle fait tout de même son petit effet. « Frangipane », « comédie française pâtissière », semble avoir été écrite dans l’urgence, comme si Bourhis avait éprouvé le besoin d’exprimer sa saturation mentale à propos d’une époque, la nôtre donc, cernée par l’incertitude et les menaces, comme jamais dans l’Histoire récente. En jouant sur le décalage entre la préoccupation du protagoniste principal, Etienne — trouver impérativement une galette à la frangipane à l’occasion des retrouvailles familiales annuelles — et un contexte tendu (grèves, manifestations, guerre en Ukraine conjoncture d’événements ayant conduit à la pénurie de frangipane…), Hervé Bourhis a su produire une comédie grinçante à souhait, tel un miroir dans lequel chacun pourra se reconnaître plus ou moins. Et là, oui, ça pique un peu. De même, il a parfaitement synthétisé notre époque, où les valeurs semblent s’inverser, où les opinions se polarisent, où le débat semble parfois impossible dans un climat hystérisé par les discours d’extrême-droite, relayés par une sorte d’internationale mediatico-politico-financière. Et tant pis si le réchauffement climatique s’accélère et les inégalités s’amplifient… Même si les personnages apparaissent un rien caricaturaux, n’oublions pas qu’il s’agit d’une comédie, et l’analyse sociologique est plutôt pertinente. Etienne appartient à une espèce que tout le monde a pu côtoyer : L’ancien étudiant contestataire qui tente à cinquante balais de dissimuler ses échecs sous une panoplie de startuper, le podcast vissé dans les oreilles tout en baragouinant du « globish » dans son smartphone, et à côté de ça beauf râleur et arrogant qui se fantasme en rebelle éternel, prêt à faite un scandale au supermarché si on ne lui donne pas sa galette, peu importe si les stocks sont vides ! Sa sœur, « persona » de quadra gauchiste aux cheveux « jaunes et rouges », lesbienne « libérée » post-coming-out, mais restant au fond d’elle attachée à certaines traditions (c’est elle qui maintient cette réunion familiale annuelle autour de la galette, parce que Noël c’est trop ringard…). Quant au grand-père, qui s’est emmuré dans un silence réprobateur, il donne l’impression de subir la présence de ses enfants… Heureusement il y a Cerise, sa petite-fille pré-ado, avec qui il a une relation plus complice. La frangipane, c’est le cadet de ses soucis. Ce qui l’intéresse, elle, c’est de créer des potages, alors elle passe beaucoup de temps dans le jardin à dorloter ses légumes. Peu bavarde avec son oncle et sa tante, c’est elle qui a l’air d’être la plus saine d’esprit face à ces adultes s’auto-caricaturant jusqu’au ridicule… D’un point de vue graphique, on pourra toujours trouver que Bourhis a fait mieux, mais ce style foutraco-minimaliste et faux-bâclé, ce trait mariant allègrement (sans transition ?) mines dures et mines tendres, c’est sa patte et ça fonctionne assez bien. Dans cette approche comique, il y a une scène presque glaçante soulignant à merveille une certaine désinvolture ambiante, celle de la fête chez les voisins où chaque convive porte le masque d’une personnalité médiatique, type Trump (évidemment…), Xi-Jing Ping, Balkany ou professeur Raoult (je n’ai pas reconnu les autres…). Pour un peu, on se croirait dans Rosemary’s Baby, chaque participant étant tenu de rire avec tout le groupe à la moindre blague pourrie, sous l’emprise du gaz hilarant… Mais surtout, on retiendra de ce livre la forte ressemblance du personnage d’Etienne avec Jean-Pierre Bacri, qu’on aurait en effet très bien vu dans le rôle si « Frangipane » était un film… Et on peut facilement y voir un hommage de la part de l’auteur. Globalement, cette comédie grinçante où les dialogues font mouche constitue une lecture bienvenue au milieu d’une actualité nationale et internationale plus qu’inquiétantes. Preuve qu’on peut traiter un sujet très sérieux sur un mode burlesque et léger, sans pour autant fermer les écoutilles du déni et de l’impuissance, celles qui nous font dire parfois que désolé-mais-le-monde-actuel-est-trop-angoissant-je-préfère-rester-dans-ma-bulle-et-tant-pis-de-toute-façon-tout-va-péter-et-on-va-tous-mourir. A travers les personnages d’Etienne et Adèle, Hervé Bourhis laisse pointer une rage diffuse et souligne — avec humour certes — la part de responsabilité de ceux qui ont renoncé à leurs idéaux de jeunesse pour un confort tout relatif, tout en acquiesçant aux errements d’une classe politique censée les représenter. Des errements qui ont sans doute contribué au contexte actuel quelque peu anxiogène. Pour éviter de sombrer dans le catastrophisme, le parti pris d’une comédie paraissait approprié voire salutaire. Le livre se termine tout de même sur une belle note d’espoir, car, tout burlesque soit-il, « Frangipane » réserve aussi quelques phases plus touchantes. On pense en particulier aux paroles confiées à Cerise par sa grand-mère mourante, vers la fin, soulignant chez l’auteur l’importance de la transmission.

18/01/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série La Terre verte
La Terre verte

2.5 Contrairement à bien d'autres sur ce site, je ne suis pas un inconditionnel d'Alain Ayroles. Il a fait de bons et de moins bons albums, mais au moins jusqu'à présent il avait au minimum réussi à me divertir. Ici je pense que c'est la première fois que j'ai fini par m'ennuyer en lisant un de ses scénarios. L'idée de départ est pas trop mal, même si cela peu sembler bizarre de relocaliser la trame narrative de la pièce Richard III dans un autre pays, mais bon il faut dire qu’on ne voit pas trop le Groenland dans les bd (quoique cela risque de changer vu l'actualité) et cela donne un côté original au scénario. Il y a des qualités dans le dessin que j'ai bien aimé et même dans le scénario, ce qui explique pourquoi j'ai hésité entre mettre deux ou trois étoiles. Il y a des scènes choc qui m'ont marqué et les auteurs utilisent bien l'histoire particulière du Groenland, mais il y avait aussi plein de passages qui m'ont semblé étirer inutilement le scénario et plus j'avançais plus j'ai fini par trouver le récit trop long, et le basculement dans la tragédie est cousu de fil blanc. Ajoutons que je trouve qu'Ayroles brasse trop de thèmes dans ce récit et que c'est souvent un peu trop décousu à mon goût. Dommage parce que je pense que rien que les relations entre les vikings et les habitants originaux du Groenland étaient un sujet assez vaste et passionnant pour en faire le scénario d'un album.

18/01/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Sibylline - Chroniques d'une escort girl
Sibylline - Chroniques d'une escort girl

Si je comprends bien c'est la première bande dessinée de l'autrice Sixtine Dano et pour un premier album, c'est très réussi ! J'espère qu'elle aura une longue carrière dans un monde où cela devient de plus en plus difficile de vivre de son art. Je ne sais pas trop quoi ajouter de plus aux avis positifs. Je peux tout de même écrire que j'étais un peu surpris par le contenu du récit. Je pensais qu'on allait suivre la vie d'une escort girl du début jusqu'à la fin et qu'entre deux clients elle ferait des confidences aux lecteurs sur ce que c'est vraiment d'être une escort girl. En fait, on suit surtout la vie d'une jeune étudiante qui va finir par faire l'escort girl par besoin d'argent. C'est donc un scénario avec plusieurs aspects et celui sur le travail d'escorte est assez bien exploité et on comprend très bien les motivations d'une fille pour faire ce métier et les dangers que cela comporte. Tout est fait avec pudeur et le fait que l'autrice a questionné des vraies escortes donne un récit réaliste qui montre comment le monde peut être cruel envers les femmes. L'album est gros, mais comme la narration est fluide et qu'il y a plusieurs pages sans ou avec peu de textes, cela se lit facilement du début jusqu'à la fin. Le dessin est vraiment très bon. Un premier one-shot qui sort du lot de la grosse production BD de l'année 2025.

18/01/2026 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5
Couverture de la série Knight club
Knight club

Pas sûr que je trouve quelque chose de neuf à dire après mes collègues : c'est une BD hyper confortable : on y entre comme dans du beurre et on ressort repus. Ça se passe en 1181 autour de Jérusalem et ça met en scène une multiculturalité pleine de conflits, de violence et de connivences en même temps. Un village de forgerons à défendre contre des croisés envahissants : des mercenaires venus des 4 coins du monde et assez indisciplinés sous la direction d'une jeune héroïne autochtone qui n'a pas sa langue dans sa poche. Les dialogues complètement revisités à la sauce actuelle sont drôles et bien trouvés, même si le côté américain type "tout est bien qui finit bien " sur un tas de cadavres peut agacer. L'image d'Arthur de Pins, à l'instar du titre, donne une impression de facilité et de rythme. Les couleurs et les lumières méditerranéennes sont très bien rendues avec son habituel outillage numérique où les à plat semblent des morceaux de papiers retombés sur la feuille apres un coup de vent. Bref un beau cadeau pour ado, une morale un peu ambiguë sur la place de la violence et de la redemption mais franchement, le plaisir de l'humour et de la diversité des cultures et des points de vue emporte le morceau.

18/01/2026 (modifier)