Les derniers avis (115444 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Inuit
Inuit

Deux auteurs habitués au bd du type carnet de voyage s'en vont rencontrer des inuit un peu partout dans le nord canadien. J'ai bien aimé le coté éducatif de l'album. On a droit à plusieurs témoignages d'inuit, mais pas que, et au traves leurs témoignages ont fait un bon tour des problèmes que subit ce peuple. On parle aussi d'art inuit et on voit la sensibilité artistique de Baudoin, un auteur définitivement à part dans le paysage de la BD Franco-Belge. Même si le propos de l'album est intéressant, j'ai quand même trouvé l'album un peu trop aride. On retrouve le gros défaut des albums de Baudoin et de Troubs: la mise en scène est plate. Je comprends que d'autres lecteurs puissent apprécier le coté carnet de l'album, mais moi je trouve cela parfois dur à lire lorsqu'il y a pleins de textes. On est loin du journalisme à la Joe Sacco que je trouve plus accessible et facile à lire. Même lorsque le propos des inuit est intéressant, ce n'est pas présenté de manière passionnante. Cela reste un album à lire pour découvrir un peuple autochtone sans clichés ou angélisme.

08/06/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Les Enfants de Sitting Bull
Les Enfants de Sitting Bull

Édouard Baudoin raconte la vie de son grand-père qui a passé plusieurs années aux États-Unis à la fin du 19ème siècle. Je ne sais pas trop si la vie de son grand-père a été exagéré par la légende familiale parce que certaines anecdotes, surtout lorsqu'il rencontre une figure historique, me semble un peu trop gros pour être vrai. Il faut tout de même avouer que la réalité dépasse souvent la fiction alors peut-être que tout est vrai, mais j'ai vraiment l'impression que le grand-père a exagéré certaines choses à sa famille lors de son retour des États-Unis, un pays qui était encore exotique pour les français de l'époque. Sinon, on est dans un album de Baudoin alors on alterne entre la BD et des pages qui ressemblent plus à un carnet de notes. On passe d'un sujet à l'autre et c'est raconté de manière un peu aride. Même lorsqu'il raconte une anecdote excitante, la mise en scène de Baudoin était un peu trop plat. Ça se laisse lire parce que la vie du grand-père Baudoin est intéressante, mais il faut ne pas être allergique au style de Baudoin.

08/06/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 2/5
Couverture de la série Alix Senator
Alix Senator

Se laisse lire, mais n'atteint pas la perfection historique de Murena sans parler de l'excellence des dessins… ni la fraicheur d'Alix, du temps de son créateur ! Ah, s'il avait pu se progresser à partir du niveau des Légions perdues où la fuite sur les toits était de toute beauté, Enac point trop envahissant, la rencontre avec le loup et la bataille finale pour l'épée de Brennus poignante ! Il est des amis, des fictions, des habitudes dont on peut dire qu'on ne rompt pas vraiment avec eux par nostalgie de ce qu'ils auraient pu être. Pour en revenir à nos moutons, ou plutôt à nos loups, les Romains étant fils de la louve, voyons Alix senator ! Je trouve les intrigues tarabiscotées mais sans la fantaisie d'Alix jeune, cependant, l'album Le maître des masques relève le niveau. Sans spoiler je dirais que l'ennui peut mener au pire quand on ne sait ni l'accepter ni lutter avec lui de façon créative… Une mention pour Livie.

08/06/2026 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Jonathan
Jonathan

J’aime beaucoup les one-shots et diptyques de Cosey, à commencer par le superbe « Le Voyage en Italie », mais je n’avais jamais lu sa série fleuve « Jonathan ». C’est chose faite, et je ressors ravi de ma lecture. Mon intérêt a fluctué : les deux premiers tomes ont beaucoup vieilli (la moto dans la neige himalayenne, m’enfin), et certains albums m’ont paru trop contemplatifs et informatifs - presque des livres d’histoire sur le Nepal… mais il y a aussi de nombreuses pépites. Je cite en vrac « L'espace bleu entre les nuages » et son colonel improbable, l’émouvant « Neal et Silverster », et dans les album récents, mention spéciale au tome 15 « Atsuko » et sa représentation magnifique des montagnes japonaises enneigées. Le fil conducteur tout au long des 17 tomes est Jonathan : son humilité, son humanisme, ses réflexions philosophiques, ses valeurs… mais aussi les amis dont il s’entoure, et leurs combats. Le dessin de Cosey balbutie dans les premiers tomes, mais une fois le rythme de croisière atteint, c’est un délice pour les yeux. La fin est très belle, et triste, car il faut dire aurevoir à Jonathan… comme le dit bamiléké dans son avis, on a vraiment l’impression de perdre un ami. Une série marquante.

08/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série La Vie de Bouddha
La Vie de Bouddha

Je termine maintenant ma première lecture des intégrales de Bouddha. J'ai commandé les quatre et je ne le regrette pas encore. Les dessins combinent Manga et Disney dans les animaux, réalisme dans les paysages aussi. L'histoire, avec tous ses personnages, est vraiment intéressante et je commence à m'attacher à certains. Ce n'était pas le Bouddha que j'attendais, tant mieux ! Je donnerai des nouvelles prochainement.

08/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Zélie nord-sud
Zélie nord-sud

Je ne ressens aucun plaisir à continuer à martyriser cet album. À l'époque, j'étais perplexe par rapport à l'histoire, je n'ai pas complètement compris le but. Cependant, j'ai aimé les couleurs chaudes : les ocres, oranges et jaunes vifs sont merveilleux, Cosey est un grand coloriste ! Après avoir lu quelques avis, je comprends maintenant mon malaise. Je remercie surtout bamiléké pour son témoignage si éclairant.

08/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série La Flèche Noire
La Flèche Noire

C'est pour moi la meilleure adaptation du roman historique de R. L. Stevenson. Le texte et les dessins de Ramón s'accordent parfaitement ; la couleur directe m'avait ébloui à l'époque ! Destinée à la jeunesse, je continue pourtant à admirer et à estimer cette œuvre. Ramón De La Fuente était au sommet de son art, que pourrait-il produire de plus beau et parfait en images ? Malheureusement, nous ne le saurons jamais... Détail curieux : en France, les couvertures de cette collection ont été dessinées par son frère Victor. Autre détail : les mots dans les phylactères de cette édition française sont vraiment mal dessinés et c'est dommage !

08/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 1/5
Couverture de la série Zojaqan
Zojaqan

Une femme est mystérieusement projetée dans un monde de fantasy sauvage où, au gré de bonds temporels incontrôlés, elle devient la figure quasi divine d'un peuple dont elle observe l'évolution, les progrès et les dérives au fil des siècles. Le dessin est réussi. Les décors, les créatures et l'univers visuel dans son ensemble sont très bons, avec une vraie personnalité graphique qui donnait envie de découvrir l'histoire. Malheureusement, je n'ai pas du tout accroché au récit. Le premier chapitre est un véritable foutoir narratif. Entre les flashbacks, les ellipses, les hallucinations, les sauts temporels incessants et le monologue intérieur omniprésent de l'héroïne, on ne comprend quasiment rien à ce qu'il se passe. J'ai dû attendre le deuxième chapitre sur cinq pour commencer à saisir les enjeux et comprendre de quoi parlait l'histoire. Le problème est que, une fois ce brouillard dissipé, l'intrigue ne m'a pas semblé si originale que cela. L'idée d'un personnage devenu malgré lui une sorte de divinité voyant ses enseignements déformés au fil des générations est un thème que j'ai déjà rencontré plusieurs fois en science-fiction. Cela aurait pu fonctionner si le récit avait été plus fluide, mais la narration ne cesse de se compliquer elle-même. Le rythme est extrêmement haché et le récit est constamment encombré par de brèves visions fragmentaires de la vie passée de l'héroïne, le décès de son fils et les apparitions répétées de celui-ci sous une forme plus âgée. À cela s'ajoutent de longs textes narratifs censés raconter la légende de cette déesse sous forme de récit mythologique ampoulé, avec la mauvaise idée d'être écrits en lettres gothiques orange foncé sur fond noir, ce qui les rend assez illisibles. À côté de ça, outre quelques rares dialogues, la lecture repose quasi exclusivement sur les monologues intérieurs de l'héroïne que j'ai trouvés lourds. À aucun moment je ne me suis attaché à elle, et tout ce qu'elle traversait m'a paru tellement abstrait et sans substance que je ne me suis jamais senti impliqué dans son histoire. J'ai bien perçu les réflexions sur le deuil, l'évolution des civilisations ou la manière dont les religions et les traditions déforment progressivement les idées de leurs fondateurs. Mais ces thèmes sont noyés dans une narration inutilement compliquée qui m'a constamment rebuté. Malgré ses qualités graphiques indéniables et quelques concepts intéressants, je suis resté totalement extérieur à cette histoire que j'ai trouvée confuse, bavarde et pénible à suivre du début à la fin.

08/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 4/5
Couverture de la série Au coeur de la tempête (Voyage au coeur de la tempête)
Au coeur de la tempête (Voyage au coeur de la tempête)

Un roman graphique autobiographique. C'est l'histoire de Willie (W. Eisner lui-même), de son enfance et de son adolescence dans le New Jersey et dans le Bronx. À travers plusieurs analepses, nous connaissons également l'histoire de ses ancêtres, des Juifs venant d'Autriche. Oncles, frères, tous jouent leur rôle dans l'histoire familiale. Les guerres en Europe, la discrimination aux États-Unis, même le harcèlement et les combats de rue sont ici représentés avec vérisme. L'ascension du nazisme et le voyage après l'enrôlement sont le déclencheur qui fait remonter tous les souvenirs. J'ai particulièrement apprécié les échecs professionnels du père, les soins et inquiétudes catastrophiques de la mère ainsi que l'épisode de la construction du bateau avec l'ami Buck. Les dessins d'Eisner sont excellents et les expressions des personnages inégalables !

08/06/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série La Divine Comédie d'Oscar Wilde
La Divine Comédie d'Oscar Wilde

J'abonde dans le sens de Canarde, c'est pas la BD de l'année et c'est même un peu long à lire. Personnellement j'ai étalé la lecture sur un petit moment, pour ne pas être écœuré, mais l'indigestion n'était jamais très loin. Oscar Wilde ne m'est pas particulièrement inconnu, j'ai eu l'occasion de lire certaines de ses œuvres et de jouer (et voir) sa fameuse pièce "L'importance d'être Constant", mais je me suis assez peu intéressé à sa vie. D'ailleurs je ne savais pas qu'il avait fini ses jours à Paris. Et c'est précisément cette fin de vie qui est racontée ici, d'une manière soporifique. Comme Canarde, je trouve que ça fait vieil alcoolique poétique qui a la santé et le moral déclinant. Une grande partie de la BD est un condensé de ses relations sociales, qui semblent suffire à la définir apparemment. Le tout entrecoupé d'interviews de ces personnes qui l'ont rencontrée et côtoyés. C'est franchement long, j'ai confondu tout le temps les personnages qui gravitaient autour et le dessin n'a pas aidé. La BD est donc longue, assez peu intéressante et franchement j'ai peu appris sur Oscar Wilde. La BD n'est pas recommandée !

08/06/2026 (modifier)