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Les dernier avis (89088 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Marvel Two-in-One - L'Intégrale
Marvel Two-in-One - L'Intégrale

Il fut un temps où les Quatre Fantastiques était un des gros titres de Marvel et que la Chose était très populaire à cause de son coté sombre (qui a depuis été supplanté par des héros plus violent genre Wolverine et le Punisher). On lui a donc donné son titre où il faisait équipe à chaque numéro avec des héros différents de Marvel. C'est donc le genre de titre qui s'adresse avant tout aux fans de l'univers Marvel. On retrouve des références à ce qu'il se passait dans d'autres séries de l'époque (on va même devoir lire le numéro d'une autre série pour connaitre la conclusion d'une aventure !) et des personnages qui sont obscurs pour le lecteur lambda qui connait juste les personnages qu'il a vu au cinéma. Comme les histoires ne font qu'un ou deux numéros, les scénarios sont relativement simples et tourner vers l'action. Il y a tout de mêmes des moments sympathiques relatif aux interactions entre la Chose et les différents personnages qu'il croise. Comme il y a pleins de scénaristes et de dessinateurs, la qualité varie. Cela va du pas mal sans plus au franchement bof. En gros, si on est fan des vieux comics Marvel, surtout ceux qu'on a lu jeune, ce titre va vous intéressez ou vous rendre nostalgique. Si vous n'aimez pas le simple comics de super-héros de divertissement, ce titre va vous ennuyez ferme.

09/07/2020 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Gaijin Salamander
Gaijin Salamander

Chose rare, j’ai acheté cet album sur un coup de tête, grâce à sa couverture et sa thématique (je ne connais pas du tout les auteurs). J’aime bien les histoires de samouraïs, et le côté animalier m’a fait envie. Je ressors satisfait de ma lecture, dans le sens où c’est exactement ce que je recherchais : une histoire de samouraï traditionnelle. On y retrouve tous les ingrédients du genre : le samouraï solitaire au passé compliqué et douloureux, un vieux maître lui ayant enseigné sa philosophie avant de mourir, la campagne japonaise (ah, les cerisiers en fleurs), des duels, des membres tranchés, et une guerre civile entre autochtones et vilains envahisseurs coloniaux… j’ai trouvé cette dernière thématique bien vue et remplie de symbolisme, faisant souvent écho à notre monde. L’utilisation d’espèces animales est à ce titre bien vue, et va plus loin qu’un simple choix esthétique… elle convient parfaitement pour représenter la mésentente entre « races » et l’absurdité de la guerre. Le dessin est élégant et moderne, même si je trouve sa maîtrise irrégulière, avec un trait souvent trop gras, mais globalement assez dynamique (les combats au sabre sont plutôt bien représentés). De même, les couleurs très informatisées ne seront pas du goût de tout le monde. Une histoire de samouraïs qui ne sort pas des sentiers battus, mais efficace et rondement menée… A recommander aux amateurs du genre.

09/07/2020 (modifier)
Couverture de la série B+F
B+F

Bon, ma note est peut-être surévaluée, et je vous conseille clairement de le feuilleter, avant d’envisager d’acheter ce petit album. Mais, sans crier au génie, je l’ai quand même davantage apprécié que mes prédécesseurs. Je ne sais pas si l’on peut réellement parler d’écriture automatique, comme annoncé en présentation de l’album (pour l’avoir pratiquée, je trouve que c’est difficile, voire impossible à réaliser pour une BD, contrairement à la poésie par exemple, ou certaines formes de peinture), mais il est évident qu’ici Gregory Benton a laissé libre court à son imagination pour dérouler une « histoire » onirique et lyrique. Rien ne permet de situer précisément (au niveau du lieu, ou de l’époque) les « aventures » de la femme que nous suivons, avec une sorte de chien – et certains aspects pourraient rattacher l’histoire à une sorte de mythologie noire. Affaire d’ambiance, de laisser-aller, affaire d’ouverture à une création qui fait fi de la plupart des canons de la BD traditionnelle (même s’il y a une « narration »), cet album muet se lit très vite, déroutera beaucoup de lecteurs, et il faut vraiment être réceptif à une certaine poésie (accentuée par un dessin maladroit et une colorisation originale) pour l’apprécier. Note réelle 2,5/5.

09/07/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Ardalén - Vent de mémoires
Ardalén - Vent de mémoires

Ardalén est un pur roman graphique mêlant émotion et poésie. Il met en scène une femme cherchant les traces du passé de son grand-père dont elle ne connait que des bribes. Elle sait juste qu'il a émigré à Cuba dans les années 30 et a navigué notamment avec un autre marin originaire de Galice. C'est dans ce cadre qu'elle va se lier d'amitié avec un vieil homme vivant reclus dans une maison au fin fond de la campagne Galicienne en espérant qu'il arrive à percer le flou de sa mémoire étrangement défaillante pour peut-être se souvenir de son aïeul. Cet homme vit dans un monde à lui, n'arrivant plus à distinguer correctement le rêve de la réalité. Il s'imagine régulièrement plongé dans des eaux bleues, entouré de poissons évoluant autour de lui dans sa propre chaumière, quand ce ne sont pas des baleines volant au-dessus des arbres, et discutant avec des personnages imaginaires issus de sa mémoire ou de son imaginaire. D'ordinaire, j'aime beaucoup le dessin de Miguelanxo Prado. Pourtant, ici, il m'a moins plu que d'habitude. Je lui reproche dans cet album un manque de contraste dans son choix de couleurs qui le rend parfois un peu difficile à déchiffrer. Et surtout ce sont les bulles de dialogues qui sont très dures à lire car leur fond est semi-transparent et il en devient ardu de lire le texte manuscrit écrit parfois petit et fin. Il aurait suffi d'un fond blanc pour que ce soit plus lisible, c'est dommage. Hormis ces reproches, je ne peux tout de même que saluer la qualité du dessin voire de la peinture de Miguelanxo Prado qui nous offre quoiqu'il en soit beaucoup de très belles planches. Quant au récit, il m'a fallu un moment pour m'en imprégner. Son rythme est très lent, d'autant plus qu'il est régulièrement ponctué de faux articles de presse ou d'encyclopédie et autres documents fictifs. C'est une lecture dense pour une histoire qui prend tout son temps. J'ai fini par apprécier son charme, surtout à partir du moment où le voile se lève sur la caractéristique si spéciale de la mémoire du vieil homme et d'où lui viennent ses visions. C'est assez joli. Je ne suis pas complètement enthousiasmé mais il n'en reste pas moins un bel album, sur une idée originale et pleine de poésie, que l'on peut grandement apprécier si l'on n'est pas allergique aux récits lents et jouant essentiellement sur leur ambiance.

09/07/2020 (modifier)
Couverture de la série Constance d'Antioche
Constance d'Antioche

J'ai fini par lire ces 2 albums parce que j'en ai eu l'opportunité, sans ça, il est clair que c'est la série qui m'attirait le moins dans cette collection des Reines de sang et que je ne m'étais pas fixé l'objectif de la lire. D'autre part, je trouve qu'en matière de reine de sang, cette Constance ne joue pas dans la même cour que les autres, à côté de Frédégonde, Tseu-Hi ou même Aliénor, son action et sa politique, c'est de la petite bière. Dès le début, j'ai buté un peu sur ce récit que j'ai trouvé trop foisonnant, avec de nombreux personnages dont il faut retenir les noms, j'ai trouvé l'ensemble complexe et pas très bien expliqué. Il faut dire que je connais mal l'Histoire de cette partie géographique du monde, même au XIIème siècle, tout ce qui se rapporte aux sultans et aux princes de ce Moyen-Orient et tout ce qui se passe dans ces déserts arides ne m'intéresse pas des masses, donc ça n'aide pas à ma compréhension d'un récit qui ne m'a pas du tout passionné. Le tome 2 remonte un peu le niveau, il montre que même hors d'Europe, le jeu politique était constitué de complots et de traitrise, mais ça ne suffit pas pour m'intéresser, même si je sens que cette Bd a d'indéniables qualités et un bon travail de recherches. Quant au dessin, heureusement qu'il est bon, sinon je crois que j'aurais abandonné rapidement, j'avais apprécié le dessin de Gabriele Parma sur Shimabara et surtout sur la série Champs d'honneur où il avait dessiné l'album consacré à la bataille de Castillon que j'avais trouvé remarquable ; ici, on sent un dessin solide, clair et précis, mais ça n'a hélas pas suffi pour me faire changer d'avis...

09/07/2020 (modifier)
Couverture de la série Kan et Souen
Kan et Souen

J'ai découvert cette Bd récemment, et j'avoue que ça m'a bien plu par le ton poétique et l'idéologie baba-cool qu'elle dégage, on la croirait d'un autre temps, et d'ailleurs elle est assez typée années 80 où l'on voyait assez fréquemment ce genre de bande, qui en même temps est très influencée par Moebius. Sous le couvert d'une quête initiatique, tout ramène aux mythes babas avec plein d'éléments : rituels d'initiation, animaux qui lévitent, cristal qui chante, sanctuaire en plein désert, source sacrée, herbe magique à fumer (le Yi-Kang), transmutation symbolique, vénérable grand prêtre, envol vers les cieux etc... C'est une fantasy étrange constituée de déserts immobiles et de cités abandonnées avec un mélange de styles d'architectures qui hésitent entre les pyramides aztèques et les sphinx égyptiens, j'aime assez ce type d'atmosphère avec une action qui prend son temps et une quête irréelle à la recherche d'un mystérieux flacon, bref l'histoire est plutôt belle, elle fait rêver et transporte le lecteur dans un monde étrange dont on ne sait si c'est le futur de notre planète ou son passé, d'où le fait que ce n'est pas vraiment du post-apo. Les personnages ne sont pas moins curieux, les héros Kan et Souen peuvent faire penser grossièrement à ceux de la Bd Jeremiah, avec beaucoup moins de disparité et de problèmes, leur attitude zen les rapproche et leur permet de faire des rencontres surprenantes. Graphiquement, on se croirait vraiment dans du Moebius, d'ailleurs suprême hommage, l'auteur fait passer dans son récit l'oiseau d'Arzach et l'homme au chapeau pointu, il me semble que c'est avouer clairement ses sources. Sinon le dessin peut se rapprocher aussi d'autres dessinateurs de la même époque comme Fahrer ou Lacroix. Les couleurs sont douces à l'oeil et participent au rêve éveillé que nous offre Bondroit, auteur inconnu dont je n'avais jamais entendu parler, qui s'est fait assister au scénario pour le tome 2 par un certain Malby, également inconnu. A ma connaissance, la série n'a pas fait l'objet d'une prépublication dans un journal, ça n'a sans doute pas aidé à la faire connaître et c'est dommage, je pense que Circus, Pilote ou Métal Hurlant auraient pu l'accueillir, ça explique qu'elle fut abandonnée alors qu'un troisième tome était annoncé, L'Enfant soluble en 1987, mais jamais paru. C'est donc une découverte fort intéressante.

09/07/2020 (modifier)
Couverture de la série Tiananmen 1989 - Nos espoirs brisés
Tiananmen 1989 - Nos espoirs brisés

A l’heure où la Chine tente de mettre violemment au pas les manifestants de Hong-Kong, cet album résonne douloureusement. En effet, il présente le mouvement mené par des étudiants pékinois à la fin des années 1980 pour obtenir davantage de libertés – d’expression surtout (ce qu’on a rapidement assimilé en occident à la démocratie). L’auteur, qui a participé à ce mouvement, et en a été l’un des principaux protagonistes, montre bien pourtant que ce n’était pas contre le parti (communiste), mais bien pour appuyer son « aile réformatrice » que les premières actions ont été menées. En tout cas cet album est très bien fait du point de vue des informations. Il brosse en effet un bon portrait de l’évolution de la Chine depuis la mort de Mao jusqu’à cette année 1989, année symbolique s’il en fut de la chute de certaines dictatures. Une grande partie de l’album prend le temps d’expliquer les tenants et aboutissants, de présenter les protagonistes, les ambiguïtés qui vont se faire jour, pour bien comprendre la violence qui va finalement s’imposer, alors même que la Chine est en train de s’ouvrir économiquement (ce qui va démontrer la grande compatibilité entre dictature et capitalisme, mais c’est un autre débat). C’est très instructif et bien construit. Mais dans les détails, c’est un peu didactique (pas trop quand même), et le dessin d’Améziane est un peu statique – tout en étant très clair. Mais le but recherché par les auteurs est clairement atteint, à savoir mettre en lumière et en perspective un événement majeur, aujourd’hui un peu oublié et/ou idéalisé. A noter que les principaux protagonistes sont présentés dans une courte biographie en début d’album, ce qui est une bonne idée.

09/07/2020 (modifier)
Couverture de la série Le Silence des étoiles
Le Silence des étoiles

Je vais noter généreusement, parce que je ne suis pas vraiment le cœur de cible, et certains apprécieront peut-être davantage que moi cet album. Visiblement l’auteure est bien installée dans les médias modernes (Instagram – très suivi selon l’éditeur), et elle raconte son quotidien régulièrement sur un blog. Elle a aussi, si j’en crois l’éditeur, illustré pendant deux ans une chronique dans une émission de Stéphane Bern. Bref, a priori rien pour m’attirer. Je ne suis pas fan du dessin, à l’informatique visiblement, avec un rendu froid, en à plat (genre « Petit ours brun »), mais il est en tout cas dynamique et lisible. Quant à l’histoire autobiographique, nous suivons les déboires amoureux de l’auteure, le soutien que lui apportent ses amis. C’est vivant, crédible et naïf. Mais cette volonté d’exposer son quotidien à l’heure des réseaux sociaux porte en elle ses limites – entre autre le fait que le quotidien d'une personne, fut-elle « médiatique », n’est pas forcément passionnant. Vivre ne suffit pas pour avoir des choses à dire – ou alors il faut un style, un angle d’attaque qui transfigure la banalité. Et c’est là que le bât blesse à mon avis : si l’album se lit facilement et relativement agréablement, il n’y a là rien d’accrocheur. Cette rupture amoureuse n’est pas la première, et les péripéties qui l’enrobent ne m’ont pas suffisamment accroché. Reste que, comme je l’ai dit, ce genre peut plaire à d’autre… Sur un thème proche et parmi mes lectures récentes, j’avais préféré Entre ici et ailleurs. Note réelle 2,5/5.

09/07/2020 (modifier)
Par Josq
Note: 1/5
Couverture de la série Cauchemarrant
Cauchemarrant

Bon, la note est un peu sévère, j'en conviens, mais franchement, je trouve que cet album n'a aucun intérêt, et même un 2/5 m'aurait paru trop généreux... Il faut vraiment être un des plus grands fans de Franquin pour adhérer un tant soit peu à ce recueil de dessins agrémenté de quelques gags inédits, et dieu merci, il y en a, de tels fans. Malheureusement, même si j'adore Gaston Lagaffe ou Spirou et Fantasio, je ne dirai pas que je figure parmi les plus grands fans de Franquin : ses dessins de monstres et ses Idées Noires me laissent complètement froid, notamment. Or, des dessins de monstres et des idées vaguement noires, c'est tout ce que comporte le recueil : 2 gags m'ont fait sourire, mais tout le reste n'est qu'une succession de dessins (voire d'esquisses) de monstres ou de caricatures, et même les gags en planche sont bien fades. Si le simple fait de découvrir de nouveaux dessins de Franquin vous satisfait, alors aucun problème, vous trouverez votre compte dans cet album. Sinon, ça vous paraîtra plus qu'insignifiant, comme à moi. A mon sens, il n'y avait vraiment pas de quoi faire un album, mais ça n'engage que moi.

09/07/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Elvis. Ombre et lumière
Elvis. Ombre et lumière

Je le dis tout de suite : je ne suis pas un fan d'Elvis Presley. Ce n'est pas de ma génération. Maintenant, il faut bien reconnaître que ce chanteur a fait fureur en son temps car il apportait indéniablement quelque chose de nouveau à la musique, en dévergondant celle-ci dans ses déhanchements lascifs. Elvis Presley est l'artiste solo qui a été le plus vendu dans l'histoire de la musique enregistrée, avec des estimations de ventes allant de 600 millions à 1 milliard de ventes. Ce n'est pas rien et ce n'est pas seulement commercial. Pour autant, quand je pense à Elvis , je vois la transformation d'un beau garçon de Memphis en un drogué de médicaments un peu joufflu et n'étant plus que la caricature de lui-même. Mort à 42 ans seulement. Encore un triste gâchis sur l'autel du succès. Mickaël Jackson, l'autre king of the pop, suivra malheureusement la même route... Maintenant, cette biographie réalisée par le chanteur Kent est un très bel hommage à cette icône culturelle majeure du XXème siècle. On apprend beaucoup de choses de manière assez ludique. C'est même assez passionnant par moment. On ne lâche pas une miette car la réalisation est tout à fait conforme, car la neutralité est de mise. Certes, la narration est assurée par l'une de ses fans, mais c'est assez criant de vérité. On reconnaît son talent mais on ne cache pas ses faiblesses. J'ai bien aimé cette authenticité.

09/07/2020 (modifier)