Une belle adaptation du roman culte en Angleterre.
La mise en place pourra peut-être égarer certains lecteurs, mais je la trouve fidèle au livre de Richard Adams. Il faut se laisser porter et accepter d'être contaminé par la peur prophétique d'un lapin qui pressent une catastrophe et qui va être à l'origine de ce périple marquant. On retrouve dans cet album la dimension épique du roman, sa dureté aussi. La galerie (huhuhu) des lapins est vraiment réussie, on les reconnaît effectivement assez facilement et comme dans le roman, on tremble pour Fyveer, Hazel et leurs camarades. Parviendront-ils à trouver le terrier promis et à prospérer malgré les multiples ennemis qui rôdent ?
L'histoire est dans l'ensemble prenante, il faut dire que le matériau de base est excellent et je ne peux que recommander la lecture du roman qui a peut-être nourri des récits comme Walking dead (les points communs sont assez étonnants) ou La légende de la garde. Aurais-je autant apprécié cette BD si je n'avais lu le roman d'abord, je l'ignore, mais l'adaptation est réussie, le dessin est une ode à la nature et met en scène avec brio un monde que nous oublions parfois de regarder, ah le bonheur est parfois à portée de patte quand on peut farfaler en liberté, réchauffé par un soleil d'été qui s'étire à l'horizon.
La fin, et ce n'était pas forcément évident, est réussie. Suivant en tous points celle du roman, elle parvient à nous toucher et vient clore une saga qu'on n'oubliera pas de sitôt.
Voila une BD dont je me ferais l'acquéreur alors que je l'ai lue en l'empruntant à la bibliothèque. C'est parce qu'elle est tellement dense et chargée qu'elle doit être relue, du moins c'est ce que je fais faire. Et aussi parce que les concepts, les notions et les exemples qu'elle donne sont si intéressant qu'il va me falloir les réviser pour bien les assimiler.
La BD est le résultat d'une thèse produite en 2006, ici remise en image pour réussir à la faire parvenir au grand public. Et l'exercice est réussi, puisqu'il suit la logique de la recherche qui n'est pas facile à comprendre et intégrer pour le grand public. C'est tout le travail de comprendre, collecter les données, les étudier, les mettre en perspectives, définir un axe de lecture, analyser, poser une hypothèse et la vérifier, puis poser une théorie. Le tout sans cesse recommencé, avec parfois la frustration de ne pas savoir !
La BD est dense, très dense, découpée en chapitres qui abordent chacun une thématique précise et en explicitent tout les tenants et aboutissants. Dis comme ça, il n'y a pas de quoi faire peur mais on peut facilement arrêter la lecture à chacun d'entre eux tant le contenu est riche. Il y a des concepts à assimiler, des préjugés à déconstruire et des idées à comprendre. La religion parait une chose si clair pour tous alors que quand on étudie la chose elle devient si complexe ! C'est la beauté de la recherche, ne pas s'arrêter aux évidences et aller plus loin.
Ce que je salue surtout, c'est le travail d'adaptation qui réussit le pari d'aller prendre ce genre d'idées, de les mettre à plat et les retranscrire par la BD. Ainsi nous aurons divers représentations conceptuelles qui reviennent ensuite, intriquant les différents messages pour en faire ressortir la complexité. Plusieurs reviendront à chaque chapitre, remettant en perspective ce que nous avons appris afin de l'emporter plus loin. D'ailleurs le dessin permet aussi de jouer sur divers approches, textuelles, graphiques et interconnectés. Le tout pour rendre l'ensemble plus digeste, même s'il est vrai qu'on est loin d'une BD lue en deux heures.
C'est une BD riche de sens et riche d'informations, qui nous remet en perspective ce qu'est une religion et ce que ça n'est pas, d'où peuvent bien apparaitre ces concepts et ce qu'ils sont réellement pour l'humain. Au final, la BD n'invite personne à ne pas croire ou à croire, même si le travail va clairement dans un sens précis quant à tout cet ensemble d'informations. Et je dois dire qu'elle invite à réfléchir même les athées sur la question de la croyance et de ce qu'on met dans nos têtes. L'esprit critique, mais pas seulement. En tout cas, cette BD sera relue pour ma part, parce que j'ai encore pas mal de choses à y trouver.
Il s'agit de strips et de saynètes abordant des fragments du quotidien d'êtres humains très divers. On y croise surtout des urbains autour de la quarantaine, en couple ou non, avec ou sans enfants. Aude Picault y observe les relations sociales, la maternité, l’amitié, la charge mentale, les stéréotypes ou encore les dynamiques hommes/femmes avec un regard souvent plus féminin que féministe (même si j'ai aimé ces quelques strips où elle montre comment les femmes transmettent inconsciemment à leurs filles des normes de féminité qui perpétuent la société patriarcale) : c’est subtil, juste, jamais accusateur, et cela touche d’autant plus que c’est montré... l’air de rien.
Ce qui m’a séduit avant tout, c’est la finesse du regard. Beaucoup de planches ne cherchent pas à faire rire franchement, mais plutôt à faire sourire de reconnaissance : on se dit que c’est exactement ça. Il y a une sensibilité qui souligne avec douceur les petits ridicules, les contradictions, les non-dits qui empoisonnent parfois nos relations. On sent que l’autrice aime ses personnages, même lorsqu’elle les égratigne.
J'ai souvent pensé à Jean-Jacques Sempé et je suppose que l'autrice ne s'en cache pas : rien que le titre et la couverture rappellent déjà son style. Ce n'est pas tant pour une ressemblance graphique que pour l’esprit : cette manière de représenter des scènes ordinaires pour révéler, avec délicatesse, l’absurdité ou la mélancolie de nos comportements sociaux. Comme chez Sempé, ce sont les thématiques (la vie urbaine, les petites vanités, les illusions sentimentales, la solitude au milieu des autres) et le ton à la fois tendre et légèrement ironique qui rapprochent les deux univers. En revanche, Picault a sa propre écriture visuelle : un trait plus épuré, des corps esquissés, des décors réduits à l’essentiel, des aplats de couleurs pastel. Là où Sempé pouvait suggérer beaucoup par une seule image ample, Picault s’appuie davantage sur le rythme du strip et le dialogue pour faire émerger l’émotion, même si ce sont justement les quelques images pleine page de cet album qui ont facilité chez moi le rapprochement avec Sempé.
Tout n’est pas égal pour autant. Certains gags tombent un peu à plat : on devine l’intention, mais la chute manque de mordant. À la longue, la succession de strips peut aussi provoquer une légère lassitude ; c’est typiquement un album à picorer, à laisser reposer avant d’y revenir. Quelques planches paraissent un peu anecdotiques, parfois un brin bobo, et l’ensemble n’est pas irrésistiblement drôle, mais je ne lui en tiens pas rigueur car j'ai été très souvent touché par l'esprit qui s'en dégage. C'est une légèreté tendre, parfois teintée d’amertume discrète : sexisme ordinaire, incompréhensions conjugales, fatigue parentale, solitude urbaine...
Ce n'est pas un album qui déclenche des éclats de rire, mais un recueil fin et humain, qui capte avec intelligence et justesse ces petits riens du quotidien dans lesquels on se reconnaît, et qui, l’air de rien, disent beaucoup de notre époque.
Après avoir lu la BD, et tout comme le dit très bien Noirdésir, j'étais étonné de la brutalité de cette fin qui s'arrête presque trop tôt à mon gout. Cependant, je pense que la BD a été crée avec des musées et des expositions en rapport avec cet évènement. Et je dirais qu'elle doit se lire comme un complément à ces endroits où l'histoire sera décortiquée : elle est une introduction, une manière de faire prendre conscience de ce que ça a été, au-delà des chiffres, des noms ou des comptes-rendus.
Dans ce sens, la BD est assez bien faite : elle nous présente des personnages qui sont dans une célébration du 1er mai en cette fin du XIXè siècle, journée de lutte sociale et solidaire, où l'ouvrier réclame plus de droits à des patrons qui les font crever derrière la machine. Les personnages sont enthousiastes d'une journée de fêtes, mais aussi au cœur de luttes sociales qui font intervenir les gendarmes et l'armée. Tout cela ne peut que mal finir. Et cette fin douloureuse arrivera donc, témoin encore une fois de la violence du capitalisme, prêt à tout pour garder son emprise.
La BD est assez vite lue, pas plus développée que ça donc, mais je pense que ce n'est pas son but. Elle est là pour rappeler ce que furent ces évènements, le contexte sociale et les classes de l'époque, dans toute la violence de leurs discours. Le trait de Alex W. Inker va très bien à ce genre de récits, faisant un trait gras et coloré qui rappelle les impressions sérigraphiques qu'on faisait à l'époque, dans les tons qui vont avec les affiches rouges de l'époque aussi. Si parfois le dessin est un peu trop gras, donnant une impression brouillonne de l'ensemble, il est globalement assez bien fait.
Une BD de lutte sociale, donc, qui rappelle la violence qui fut et qui est toujours là, latente et prête à s'éveiller à nouveau. A lire, sans en attendre une découverte exceptionnelle, c'est un complément à d'autres choses et sans doute le musée qui y est consacré.
Un polar a visages multiples, où chaque personnage donnera son avis sur ce qu'il s'y passe, tandis que la petite banlieue pavillonnaire tranquille sera exposée à de plus en plus de choses qui clochent.
La BD est un petit concentré de ces travers de l'Amérique si paisible en apparence, chaque personnage étant pétri de contradiction ou de problématique, tandis que se déploient progressivement les points de tensions qui aboutiront à une finalité tragique. La construction est lente et méthodique, chaque personnage apportant une pierre à l'édifice, en remettant en cause ce que d'autres ont dit ou mettant en lumière des travers de chacun. Le tout avec des petits drames humains qui sont présents à différents niveaux, de la gamine qui est triste de découvrir des voleurs à la femme délaissée qui remet en question toute sa vie.
L'histoire est assez triste, la fin où chacun commente la suite a des accents de tragédie où personne n'aura finalement bien vécu ce qu'il s'est passé, tandis que la BD se conclue sur une pirouette un peu forcée mais qui rajoute aux accents de tragédie : tout ceci pour un banal évènement, en fin de compte. Cela dit, la BD n'est pas exempte de tout défaut et personnellement j'ai trouvé que le climax final, ce point de tension qui débarque sort un peu du chapeau et manque clairement de préparation. Il y a des liens qui sont présent avant, mais lorsque j'ai vu la situation et les raisons j'étais assez peu convaincu d'un évènement logique et bien amené. Certes, il y a un aspect camouflé qui est explicable, mais en tant que lecteur j'ai trouvé que ça faisait sortie du chapeau pour justifier la scène.
En dehors de ce petit détail qui m'a fait tiquer, le reste de l'histoire est bien menée et tient la route, apportant son lot de surprises et d'Amérique déçue, de vies pas toujours réussies. Une BD qui reste dans le polar noir, malgré son apparence de banlieue gentille, pas une réussite incontestable à mes yeux mais qui tient la route. J'ai surtout aimé ces commentaires de fin, où chacun raconte l'histoire des années plus tard, apportant un autre éclairage sur leur comportement. Plutôt bon, en somme !
C'est intéressant et bien réalisé. On entre facilement dans la narration avec un dessin accessible et doux.
Cependant c'est un peu long et on se retrouve à tourner un peu en rond comme le personnage principal. J'ai lu la fin un peu vite, car au bout d'un moment on a compris et l'histoire n'avance plus et rabâche, remâche le même thème. Peut être que le côté rabâchage et spirale aurait pu être traité, on aurait été entrainé avec le héros. Hélas ce n'est pas le cas, on le regarde tourner, repenser indéfiniment la même chose, les mêmes angoisses et on fini par s'ennuyer un peu. Ainsi même si cette bd est plein de qualité, au final elle ne m'a pas transporté à titre personnel.
C'est une lecture qui doit mieux passer auprès des ados que des adultes.
Une demi-réussite donc.
La couverture m’avait immédiatement fait penser à Footballeur du dimanche, album de Tronchet qui avait su me toucher par sa sincérité et une vraie émotion, alors même que le sujet ne me parlait pas du tout. J’espérais retrouver cette même sensibilité ici, appliquée au vélo. Malheureusement, j’ai eu l’impression inverse : là où l'un était incarné, intime et plein de sensibilité, ce nouvel album m’a semblé impersonnel et démonstratif.
Le principe est simple : une succession de gags et de réflexions autour de la pratique du vélo, érigé en art de vivre face à la voiture, présentée comme l’ennemi par excellence. Sur le papier, pourquoi pas, j'apprécie le vélo sans toutefois pouvoir en faire souvent car j'habite loin de mon travail. Mais très vite, j’ai ressenti un côté plaqué, presque théorique. Le vélo est formidable en toutes circonstances, la voiture est dégueulasse, bruyante, agressive, peuplée de conducteurs hystériques. La comparaison m’a semblé forcée, voire malhonnête : on met face à face deux moyens de transport qui ne répondent pas aux mêmes besoins. Oui, le vélo a de vrais atouts, surtout en milieu urbain ou pour des balades de plaisir, mais cela ne couvre pas toutes les situations du quotidien, et tout le monde ne vit pas en centre-ville. Or ici, cette supériorité est posée comme une évidence indiscutable.
Graphiquement, on est dans du Tronchet pur jus : un trait souple, immédiatement reconnaissable avec d'agréables couleurs. Cela se lit facilement, et certaines pages m’ont arraché un sourire. Mais l’humour est inégal et, surtout, j’ai vite eu le sentiment que les idées tournaient en rond. Le manichéisme m’a particulièrement gêné : les cyclistes sont du côté du bon sens et de la douceur, les automobilistes incarnent la bêtise et la brutalité. Je suis bien d'accord que la voiture pollue et est dangereuse, tandis que le vélo est bon pour la santé et la planète, mais là encore on ne compare pas la réponse aux mêmes besoins. Et à la longue, cela m’a donné l’impression d’une caricature militante un peu simpliste.
Là où j’espérais retrouver l’émotion sincère d’un auteur parlant de ce qu’il aime, j’ai surtout lu un plaidoyer à charge, répétitif et trop binaire. Un album qui ne m’a ni touché ni vraiment amusé, et qui m’a globalement laissé sur le bord de la route.
Je ne suis pas amateur de bière, et je dois reconnaître que le sujet ne me parle absolument pas. Je me doutais déjà que cela pourrait compliquer la lecture, mais je ne pensais pas à ce point. L’album enchaîne détournements de contes (Petit Poucet, Belle au bois dormant), pastiches historiques et brèves de comptoir, le tout décliné en gags courts, strips, historiettes et même chansons illustrées autour de la sacro-sainte mousse.
Graphiquement, Philippe Bercovici reste fidèle à lui-même : un trait caricatural, jeté, lisible et efficace. Même si je ne suis pas fan, il n'y a rien à redire de ce côté-là, le dessin fait le travail.
En revanche, côté humour, je suis complètement passé à côté. Aucun gag ne m’a fait rire. Certains m’ont même laissé franchement circonspect, au point que je me suis demandé où se trouvait la chute censée être drôle. L’humour tourne beaucoup autour de l’ivresse, des excès et des jeux de mots liés à la bière ; sans affinité avec le thème, difficile d’adhérer. J’ai eu l’impression d’un enchaînement de blagues faciles, parfois prévisibles, souvent plates. À la limite, les pages qui associent chaque type de boisson à un style musical m’ont arraché un léger sourire : l’idée était simple mais un peu plus inspirée que le reste.
Ce fut une lecture très laborieuse pour moi. Peut-être que les amateurs de bières et d’humour de comptoir y trouveront leur compte, mais en ce qui me concerne, le sujet ne m’intéressait pas et les gags n’ont jamais réussi à compenser cela.
Il n'y a pas de sens à faire combattre des hommes contre des dieux : par définition, les dieux sont totalement supérieurs. Par nature ! Les walkyries sont bien gentilles de proposer ça pour sauver l'Humanité ça n'aurait aucune chance, sauf par miracle du scénario… Mais bon, c'est un prétexte pour voir des combats entre toutes sortes de grands guerriers, humains et divins. Sauf que malgré le désir de m'amuser et un dessin acceptable, je me suis vite ennuyé. Bien sûr, les dieux ne sont pas assez stupides pour se diviser sous prétexte que les humains de tels ou tels culte croient en certains d'entre eux, mais pas à d'autre. Les êtres supérieurs ne sont-ils pas supérieurs ? Sauf qu'à part ça, ils ne paraissant guère divins. Et les humains ? Guère héroïques. Ne reste que les combats, et j'ai vu bien mieux, dans le genre. Alors bonsoir !
De tous les récits de guerre scénarisée par Garth Ennis que j'ai lu dernièrement, je pense que c'est celui qui m'a le moins intéressé.
Pourtant, l'idée de départ n’est pas trop mal. Ennis nous monte différents batailles de la seconde guerre et pour rendre cela excitant on suit un trio de soldats pas très malin qui finissent souvent pas manquer la bataille. Cela apporte un peu d'humour et les trois personnages sont un peu attachants, sauf que dès le chapitre 2 je commençais à trouver le temps un un peu long et au fil des pages j'ai fini par décrocher. L'idée est sympathique, mais au bout d'un moment cela devient répétitif. Je pense que j'aurais plus accroché si c'était un récit qui avait duré 40-50 pages au lieu de pratiquement 200 pages.
Il faut dire aussi que le contexte histoire ne m' pas trop passionné parce que je me fous un peu de savoir comment se sont déroulé avec précision des batailles d'avions. Le dessin est correct même s'il est un peu formaté.
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Watership Down
Une belle adaptation du roman culte en Angleterre. La mise en place pourra peut-être égarer certains lecteurs, mais je la trouve fidèle au livre de Richard Adams. Il faut se laisser porter et accepter d'être contaminé par la peur prophétique d'un lapin qui pressent une catastrophe et qui va être à l'origine de ce périple marquant. On retrouve dans cet album la dimension épique du roman, sa dureté aussi. La galerie (huhuhu) des lapins est vraiment réussie, on les reconnaît effectivement assez facilement et comme dans le roman, on tremble pour Fyveer, Hazel et leurs camarades. Parviendront-ils à trouver le terrier promis et à prospérer malgré les multiples ennemis qui rôdent ? L'histoire est dans l'ensemble prenante, il faut dire que le matériau de base est excellent et je ne peux que recommander la lecture du roman qui a peut-être nourri des récits comme Walking dead (les points communs sont assez étonnants) ou La légende de la garde. Aurais-je autant apprécié cette BD si je n'avais lu le roman d'abord, je l'ignore, mais l'adaptation est réussie, le dessin est une ode à la nature et met en scène avec brio un monde que nous oublions parfois de regarder, ah le bonheur est parfois à portée de patte quand on peut farfaler en liberté, réchauffé par un soleil d'été qui s'étire à l'horizon. La fin, et ce n'était pas forcément évident, est réussie. Suivant en tous points celle du roman, elle parvient à nous toucher et vient clore une saga qu'on n'oubliera pas de sitôt.
Et l'homme créa les dieux
Voila une BD dont je me ferais l'acquéreur alors que je l'ai lue en l'empruntant à la bibliothèque. C'est parce qu'elle est tellement dense et chargée qu'elle doit être relue, du moins c'est ce que je fais faire. Et aussi parce que les concepts, les notions et les exemples qu'elle donne sont si intéressant qu'il va me falloir les réviser pour bien les assimiler. La BD est le résultat d'une thèse produite en 2006, ici remise en image pour réussir à la faire parvenir au grand public. Et l'exercice est réussi, puisqu'il suit la logique de la recherche qui n'est pas facile à comprendre et intégrer pour le grand public. C'est tout le travail de comprendre, collecter les données, les étudier, les mettre en perspectives, définir un axe de lecture, analyser, poser une hypothèse et la vérifier, puis poser une théorie. Le tout sans cesse recommencé, avec parfois la frustration de ne pas savoir ! La BD est dense, très dense, découpée en chapitres qui abordent chacun une thématique précise et en explicitent tout les tenants et aboutissants. Dis comme ça, il n'y a pas de quoi faire peur mais on peut facilement arrêter la lecture à chacun d'entre eux tant le contenu est riche. Il y a des concepts à assimiler, des préjugés à déconstruire et des idées à comprendre. La religion parait une chose si clair pour tous alors que quand on étudie la chose elle devient si complexe ! C'est la beauté de la recherche, ne pas s'arrêter aux évidences et aller plus loin. Ce que je salue surtout, c'est le travail d'adaptation qui réussit le pari d'aller prendre ce genre d'idées, de les mettre à plat et les retranscrire par la BD. Ainsi nous aurons divers représentations conceptuelles qui reviennent ensuite, intriquant les différents messages pour en faire ressortir la complexité. Plusieurs reviendront à chaque chapitre, remettant en perspective ce que nous avons appris afin de l'emporter plus loin. D'ailleurs le dessin permet aussi de jouer sur divers approches, textuelles, graphiques et interconnectés. Le tout pour rendre l'ensemble plus digeste, même s'il est vrai qu'on est loin d'une BD lue en deux heures. C'est une BD riche de sens et riche d'informations, qui nous remet en perspective ce qu'est une religion et ce que ça n'est pas, d'où peuvent bien apparaitre ces concepts et ce qu'ils sont réellement pour l'humain. Au final, la BD n'invite personne à ne pas croire ou à croire, même si le travail va clairement dans un sens précis quant à tout cet ensemble d'informations. Et je dois dire qu'elle invite à réfléchir même les athées sur la question de la croyance et de ce qu'on met dans nos têtes. L'esprit critique, mais pas seulement. En tout cas, cette BD sera relue pour ma part, parce que j'ai encore pas mal de choses à y trouver.
L'Air de rien
Il s'agit de strips et de saynètes abordant des fragments du quotidien d'êtres humains très divers. On y croise surtout des urbains autour de la quarantaine, en couple ou non, avec ou sans enfants. Aude Picault y observe les relations sociales, la maternité, l’amitié, la charge mentale, les stéréotypes ou encore les dynamiques hommes/femmes avec un regard souvent plus féminin que féministe (même si j'ai aimé ces quelques strips où elle montre comment les femmes transmettent inconsciemment à leurs filles des normes de féminité qui perpétuent la société patriarcale) : c’est subtil, juste, jamais accusateur, et cela touche d’autant plus que c’est montré... l’air de rien. Ce qui m’a séduit avant tout, c’est la finesse du regard. Beaucoup de planches ne cherchent pas à faire rire franchement, mais plutôt à faire sourire de reconnaissance : on se dit que c’est exactement ça. Il y a une sensibilité qui souligne avec douceur les petits ridicules, les contradictions, les non-dits qui empoisonnent parfois nos relations. On sent que l’autrice aime ses personnages, même lorsqu’elle les égratigne. J'ai souvent pensé à Jean-Jacques Sempé et je suppose que l'autrice ne s'en cache pas : rien que le titre et la couverture rappellent déjà son style. Ce n'est pas tant pour une ressemblance graphique que pour l’esprit : cette manière de représenter des scènes ordinaires pour révéler, avec délicatesse, l’absurdité ou la mélancolie de nos comportements sociaux. Comme chez Sempé, ce sont les thématiques (la vie urbaine, les petites vanités, les illusions sentimentales, la solitude au milieu des autres) et le ton à la fois tendre et légèrement ironique qui rapprochent les deux univers. En revanche, Picault a sa propre écriture visuelle : un trait plus épuré, des corps esquissés, des décors réduits à l’essentiel, des aplats de couleurs pastel. Là où Sempé pouvait suggérer beaucoup par une seule image ample, Picault s’appuie davantage sur le rythme du strip et le dialogue pour faire émerger l’émotion, même si ce sont justement les quelques images pleine page de cet album qui ont facilité chez moi le rapprochement avec Sempé. Tout n’est pas égal pour autant. Certains gags tombent un peu à plat : on devine l’intention, mais la chute manque de mordant. À la longue, la succession de strips peut aussi provoquer une légère lassitude ; c’est typiquement un album à picorer, à laisser reposer avant d’y revenir. Quelques planches paraissent un peu anecdotiques, parfois un brin bobo, et l’ensemble n’est pas irrésistiblement drôle, mais je ne lui en tiens pas rigueur car j'ai été très souvent touché par l'esprit qui s'en dégage. C'est une légèreté tendre, parfois teintée d’amertume discrète : sexisme ordinaire, incompréhensions conjugales, fatigue parentale, solitude urbaine... Ce n'est pas un album qui déclenche des éclats de rire, mais un recueil fin et humain, qui capte avec intelligence et justesse ces petits riens du quotidien dans lesquels on se reconnaît, et qui, l’air de rien, disent beaucoup de notre époque.
Fourmies la Rouge
Après avoir lu la BD, et tout comme le dit très bien Noirdésir, j'étais étonné de la brutalité de cette fin qui s'arrête presque trop tôt à mon gout. Cependant, je pense que la BD a été crée avec des musées et des expositions en rapport avec cet évènement. Et je dirais qu'elle doit se lire comme un complément à ces endroits où l'histoire sera décortiquée : elle est une introduction, une manière de faire prendre conscience de ce que ça a été, au-delà des chiffres, des noms ou des comptes-rendus. Dans ce sens, la BD est assez bien faite : elle nous présente des personnages qui sont dans une célébration du 1er mai en cette fin du XIXè siècle, journée de lutte sociale et solidaire, où l'ouvrier réclame plus de droits à des patrons qui les font crever derrière la machine. Les personnages sont enthousiastes d'une journée de fêtes, mais aussi au cœur de luttes sociales qui font intervenir les gendarmes et l'armée. Tout cela ne peut que mal finir. Et cette fin douloureuse arrivera donc, témoin encore une fois de la violence du capitalisme, prêt à tout pour garder son emprise. La BD est assez vite lue, pas plus développée que ça donc, mais je pense que ce n'est pas son but. Elle est là pour rappeler ce que furent ces évènements, le contexte sociale et les classes de l'époque, dans toute la violence de leurs discours. Le trait de Alex W. Inker va très bien à ce genre de récits, faisant un trait gras et coloré qui rappelle les impressions sérigraphiques qu'on faisait à l'époque, dans les tons qui vont avec les affiches rouges de l'époque aussi. Si parfois le dessin est un peu trop gras, donnant une impression brouillonne de l'ensemble, il est globalement assez bien fait. Une BD de lutte sociale, donc, qui rappelle la violence qui fut et qui est toujours là, latente et prête à s'éveiller à nouveau. A lire, sans en attendre une découverte exceptionnelle, c'est un complément à d'autres choses et sans doute le musée qui y est consacré.
Là où gisait le corps
Un polar a visages multiples, où chaque personnage donnera son avis sur ce qu'il s'y passe, tandis que la petite banlieue pavillonnaire tranquille sera exposée à de plus en plus de choses qui clochent. La BD est un petit concentré de ces travers de l'Amérique si paisible en apparence, chaque personnage étant pétri de contradiction ou de problématique, tandis que se déploient progressivement les points de tensions qui aboutiront à une finalité tragique. La construction est lente et méthodique, chaque personnage apportant une pierre à l'édifice, en remettant en cause ce que d'autres ont dit ou mettant en lumière des travers de chacun. Le tout avec des petits drames humains qui sont présents à différents niveaux, de la gamine qui est triste de découvrir des voleurs à la femme délaissée qui remet en question toute sa vie. L'histoire est assez triste, la fin où chacun commente la suite a des accents de tragédie où personne n'aura finalement bien vécu ce qu'il s'est passé, tandis que la BD se conclue sur une pirouette un peu forcée mais qui rajoute aux accents de tragédie : tout ceci pour un banal évènement, en fin de compte. Cela dit, la BD n'est pas exempte de tout défaut et personnellement j'ai trouvé que le climax final, ce point de tension qui débarque sort un peu du chapeau et manque clairement de préparation. Il y a des liens qui sont présent avant, mais lorsque j'ai vu la situation et les raisons j'étais assez peu convaincu d'un évènement logique et bien amené. Certes, il y a un aspect camouflé qui est explicable, mais en tant que lecteur j'ai trouvé que ça faisait sortie du chapeau pour justifier la scène. En dehors de ce petit détail qui m'a fait tiquer, le reste de l'histoire est bien menée et tient la route, apportant son lot de surprises et d'Amérique déçue, de vies pas toujours réussies. Une BD qui reste dans le polar noir, malgré son apparence de banlieue gentille, pas une réussite incontestable à mes yeux mais qui tient la route. J'ai surtout aimé ces commentaires de fin, où chacun raconte l'histoire des années plus tard, apportant un autre éclairage sur leur comportement. Plutôt bon, en somme !
Sage
C'est intéressant et bien réalisé. On entre facilement dans la narration avec un dessin accessible et doux. Cependant c'est un peu long et on se retrouve à tourner un peu en rond comme le personnage principal. J'ai lu la fin un peu vite, car au bout d'un moment on a compris et l'histoire n'avance plus et rabâche, remâche le même thème. Peut être que le côté rabâchage et spirale aurait pu être traité, on aurait été entrainé avec le héros. Hélas ce n'est pas le cas, on le regarde tourner, repenser indéfiniment la même chose, les mêmes angoisses et on fini par s'ennuyer un peu. Ainsi même si cette bd est plein de qualité, au final elle ne m'a pas transporté à titre personnel. C'est une lecture qui doit mieux passer auprès des ados que des adultes. Une demi-réussite donc.
Petit traité de Vélosophie
La couverture m’avait immédiatement fait penser à Footballeur du dimanche, album de Tronchet qui avait su me toucher par sa sincérité et une vraie émotion, alors même que le sujet ne me parlait pas du tout. J’espérais retrouver cette même sensibilité ici, appliquée au vélo. Malheureusement, j’ai eu l’impression inverse : là où l'un était incarné, intime et plein de sensibilité, ce nouvel album m’a semblé impersonnel et démonstratif. Le principe est simple : une succession de gags et de réflexions autour de la pratique du vélo, érigé en art de vivre face à la voiture, présentée comme l’ennemi par excellence. Sur le papier, pourquoi pas, j'apprécie le vélo sans toutefois pouvoir en faire souvent car j'habite loin de mon travail. Mais très vite, j’ai ressenti un côté plaqué, presque théorique. Le vélo est formidable en toutes circonstances, la voiture est dégueulasse, bruyante, agressive, peuplée de conducteurs hystériques. La comparaison m’a semblé forcée, voire malhonnête : on met face à face deux moyens de transport qui ne répondent pas aux mêmes besoins. Oui, le vélo a de vrais atouts, surtout en milieu urbain ou pour des balades de plaisir, mais cela ne couvre pas toutes les situations du quotidien, et tout le monde ne vit pas en centre-ville. Or ici, cette supériorité est posée comme une évidence indiscutable. Graphiquement, on est dans du Tronchet pur jus : un trait souple, immédiatement reconnaissable avec d'agréables couleurs. Cela se lit facilement, et certaines pages m’ont arraché un sourire. Mais l’humour est inégal et, surtout, j’ai vite eu le sentiment que les idées tournaient en rond. Le manichéisme m’a particulièrement gêné : les cyclistes sont du côté du bon sens et de la douceur, les automobilistes incarnent la bêtise et la brutalité. Je suis bien d'accord que la voiture pollue et est dangereuse, tandis que le vélo est bon pour la santé et la planète, mais là encore on ne compare pas la réponse aux mêmes besoins. Et à la longue, cela m’a donné l’impression d’une caricature militante un peu simpliste. Là où j’espérais retrouver l’émotion sincère d’un auteur parlant de ce qu’il aime, j’ai surtout lu un plaidoyer à charge, répétitif et trop binaire. Un album qui ne m’a ni touché ni vraiment amusé, et qui m’a globalement laissé sur le bord de la route.
Bière pour tout le monde ! ou presque...
Je ne suis pas amateur de bière, et je dois reconnaître que le sujet ne me parle absolument pas. Je me doutais déjà que cela pourrait compliquer la lecture, mais je ne pensais pas à ce point. L’album enchaîne détournements de contes (Petit Poucet, Belle au bois dormant), pastiches historiques et brèves de comptoir, le tout décliné en gags courts, strips, historiettes et même chansons illustrées autour de la sacro-sainte mousse. Graphiquement, Philippe Bercovici reste fidèle à lui-même : un trait caricatural, jeté, lisible et efficace. Même si je ne suis pas fan, il n'y a rien à redire de ce côté-là, le dessin fait le travail. En revanche, côté humour, je suis complètement passé à côté. Aucun gag ne m’a fait rire. Certains m’ont même laissé franchement circonspect, au point que je me suis demandé où se trouvait la chute censée être drôle. L’humour tourne beaucoup autour de l’ivresse, des excès et des jeux de mots liés à la bière ; sans affinité avec le thème, difficile d’adhérer. J’ai eu l’impression d’un enchaînement de blagues faciles, parfois prévisibles, souvent plates. À la limite, les pages qui associent chaque type de boisson à un style musical m’ont arraché un léger sourire : l’idée était simple mais un peu plus inspirée que le reste. Ce fut une lecture très laborieuse pour moi. Peut-être que les amateurs de bières et d’humour de comptoir y trouveront leur compte, mais en ce qui me concerne, le sujet ne m’intéressait pas et les gags n’ont jamais réussi à compenser cela.
Valkyrie Apocalypse
Il n'y a pas de sens à faire combattre des hommes contre des dieux : par définition, les dieux sont totalement supérieurs. Par nature ! Les walkyries sont bien gentilles de proposer ça pour sauver l'Humanité ça n'aurait aucune chance, sauf par miracle du scénario… Mais bon, c'est un prétexte pour voir des combats entre toutes sortes de grands guerriers, humains et divins. Sauf que malgré le désir de m'amuser et un dessin acceptable, je me suis vite ennuyé. Bien sûr, les dieux ne sont pas assez stupides pour se diviser sous prétexte que les humains de tels ou tels culte croient en certains d'entre eux, mais pas à d'autre. Les êtres supérieurs ne sont-ils pas supérieurs ? Sauf qu'à part ça, ils ne paraissant guère divins. Et les humains ? Guère héroïques. Ne reste que les combats, et j'ai vu bien mieux, dans le genre. Alors bonsoir !
Stringbags
De tous les récits de guerre scénarisée par Garth Ennis que j'ai lu dernièrement, je pense que c'est celui qui m'a le moins intéressé. Pourtant, l'idée de départ n’est pas trop mal. Ennis nous monte différents batailles de la seconde guerre et pour rendre cela excitant on suit un trio de soldats pas très malin qui finissent souvent pas manquer la bataille. Cela apporte un peu d'humour et les trois personnages sont un peu attachants, sauf que dès le chapitre 2 je commençais à trouver le temps un un peu long et au fil des pages j'ai fini par décrocher. L'idée est sympathique, mais au bout d'un moment cela devient répétitif. Je pense que j'aurais plus accroché si c'était un récit qui avait duré 40-50 pages au lieu de pratiquement 200 pages. Il faut dire aussi que le contexte histoire ne m' pas trop passionné parce que je me fous un peu de savoir comment se sont déroulé avec précision des batailles d'avions. Le dessin est correct même s'il est un peu formaté.