Les derniers avis (114346 avis)

Par Simili
Note: 2/5
Couverture de la série Légendes des Contrées Oubliées
Légendes des Contrées Oubliées

Dans la première partie du XXème siècle, JRR Tolkien posa les bases d'un nouveau genre de littérature, la Fantasy, avec Le Hobbit puis Le Seigneur des anneaux Il fallut attendre le début des années 70 pour que le public francophone ait droit à une traduction. Dans les années 80 le genre est encore cantonné aux aficionados des jeux de rôle. Toutefois certains auteurs du 9ème art tentent de le rendre accessible au plus grand nombre. C'est notamment le cas du duo Le Tendre/Loisel avec La Quête de l'Oiseau du Temps en 1983 ou encore du duo Van Hamme/Rosinski avec Le Grand Pouvoir du Chninkel en 1988. Et entre les deux se trouve donc notre trilogie imaginée par Chevalier et mis en scène par Ségur à la fin de l'année 1987 (comme la chanson de Calogero) Et si pour ma part c'est grâce au Lanfeust de Troy d'Arleston que je tombai amoureux du genre, il était évident que je ne pouvais passer à côté de ses trois séries phares, pionnières du genre. Si mes voyages en compagnie de la belle Pelisse et du vieux Bragon ou encore du petit Chninkel J'on se sont révélé fort agréables, il en a été tout autrement de celui en compagnie de Noren, le nain et de Firfin, le Lin. Je ne suis tout simplement jamais rentré dans le monde de Chevalier. Le scénario est assez basique avec une guerre entre divinités qui prennent en otages, marionnettes, un peuple, les Nains en l'occurrence. Mais que c'est plat. Aucune originalité, aucun rebondissement, limite que l'on connait déjà la fin dès le 1er tome. Je ne me suis jamais pris d'empathie ou d'affection pour les nains ou autres personnages. Je les ai trouvés dans le meilleur des cas insipides, voire détestables dans le cas de Firfin. Finalement seul l'idiot Morkaï avec ses réactions très binaires a su trouver grâce à mes yeux. Enfin le dessin ne m'a jamais transporté. J'ai eu toutes les peines du monde à distinguer les 3 nains. Et les couleurs m'ont franchement fait mal aux yeux. Je n'aime pas du tout cette colorisation pastel. Pour être franc j'en suis même à préférer le graphisme de Chroniques de la lune noire, c'est tout dire Mais du coup pourquoi ne pas mettre 1 seule étoile, me direz vous. Eh bien parce que la lecture reste facile et que le rythme en 3 temps est le bon. C'est uniquement ça qui sauve "Légendes des Contrées Oubliées" du bonnet d'âne. Ca et l'envie d'avoir un avis en commun avec Bamiléké, ce qui est suffisamment rare pour être relevé. :-)

05/03/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Tarzan - L'intégrale des strips de presse
Tarzan - L'intégrale des strips de presse

Russ Manning s’est fait remarquer en produisant des adaptations BD de romans d’Edgar Rice Burroughs. Il se voit confier dès 1967 les pages de Tarzan qui paraissent chaque jour et chaque dimanche dans la presse américaine. Assisté de Bill Stout, Mike Royer et Dave Stevens, Manning dessine des histoires complètes en noir et blanc et aussi en couleurs (pour les dimanches) de Tarzan. L’oeuvre (1967-1979) couvre l’ensemble des mondes créés par Burroughs: Afrique équatoriale et saharienne, les mondes perdus de Pal-Ul-Don (avec ses animaux pré-historiques), Opar, la cité atlante oubliée (et la plus belle femme de tous les temps en BD, la reine La!), Pellucidar le monde au creux de la Terre, Xuja la cité des fous, mondes pharaoniques surgis du passé… et tant d'autres! La famille de Tarzan, Jane et Korak, est aussi présente et ils jouent un role important, même central parfois. L'édition française me semble complète: j'ai aussi l'édition américaine en couleurs et la portugaise en noir et blanc... j'adore comparer toutes ces éditions! Bref, si je ne donne pas la note 5, pour le moment, c'est par-ce que Kubert publiait ses versions au même temps... et je compare toujours.

05/03/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Winnie l'ourson - Anthologie
Winnie l'ourson - Anthologie

J'adorais Winnie l'Ourson lorsque j'étais jeune (la version Disney, n'ayant jamais lu les livres originaux) et la foret des cents acres faisait parti des endroits de fictions où je voulais habité. Même aujourd'hui je trouve que le premier long-métrage de Winnie est un des meilleurs films de Disney et les direct-to-video de Winnie que j'ai vu étaient meilleur que la plupart des suites que Disney sortait dans les années 1990-2000. Alors j'avais quand même un bon apriori en commençant l'album, mais j'ai vite déchanté lorsque j'ai vu que c'était des strips à gag. On a donc droit aux défauts récurrent de ce type de comics: la plupart des chutes ne sont pas drôles, parfois je sourirais un peu et sans plus. Cela devient vite répétitif vu qu'une bonne partie de l'humour tourne au fait que Winnie l'Ourson est un idiot avec une logique d'idiot. Si lire un strip dans le journal ça passe, c'est indigeste d'en lire plusieurs pages de suites dans un album. De toute façon, je ne pense pas que le format gag marche pour l'univers de Winnie l'Ourson. Ce que j'adorais jeune et même encore aujourd'hui s'est de suivre les aventures d'une bande de personnages attachants. Selon moi, on aurait du faire des strips à suivre axé sur des aventures inédits de Winnie et ses amis. Et ben ça tombe bien il y a des strips comme ça à la fin de l'album ! Des strips qui......adaptent les courts-métrages qu'on a rassemblés dans le premier film de Winnie....Alors se sont des histoires que je connaissais déjà et comme c'est toujours le cas, la version papier semble fade si on a déjà vu le film. Un album vraiment dispensable. À la limite emprunter le si vous avez des jeunes enfants fans de l’ourson.

05/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Yesterday
Yesterday

Un sentiment mitigé au sortir de cette lecture. Il y a des points positifs. Une fois accepté le "voyage dans le passé "du héros, qui se retrouve propulsé dans les années 1960 (sans que ni nous ni lui ne comprenions ce qui s'est passé), on a sous les yeux une uchronie maligne, qui permet de se plonger dans cette période, et de rencontrer certains de ceux qui vont dominer la scène musicale (folk ou rock surtout). Le héros, avec le groupe de rock qu'il intègre, et avec ses connaissances du "futur", "vole" donc certains tubes des Beattles. La narration est fluide, et en plus de cette uchronie, tout ceci est bien enrobé par une histoire d'amour compliquée. Mais il y a aussi des points négatifs. a commencer par l'abandon de la série bien sûr, qui nous laisse en plan dans l'intrigue, sans connaître la conclusion, ni d'ailleurs une éventuelle "explication" (même si à ce propos je suis toujours dubitatif dans ce genre d'histoire au point de départ aussi improbable). Mais aussi un dessin assez moyen (tout en étant lisible), et une histoire finalement "légère", certes aérée, mais péripéties, dialogues manquent de consistance. Une série (en fait un album) intrigante, mais qui m'a un peu laissé sur ma faim. Note réelle 2,5/5.

04/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Instants damnés
Instants damnés

Des trois recueils d'histoires courtes de Foerster que je viens de lire d'affilée, c'est celui-là qui m'a le moins convaincu. Il n'y a qu'un ou deux récits parmi eux qu'il me semble avoir déjà lus dans Fluide Glacial quand j'étais jeune, mais ils ne m'avaient pas marqué, et cette relecture ne change pas vraiment la donne. On retrouve évidemment tout l'esprit de Foerster : le noir et blanc très contrasté, les personnages aux expressions horrifiées, les trognes improbables, les décors tordus et étirés, et bien sûr ces histoires d'horreur légère à l'humour noir volontiers dérangeant. Son univers reste cohérent, fidèle à ce fantastique étrange fait de petites horreurs familières. Mais ici, aucune des histoires ne m'a vraiment emballé. Mosquito ou celle du Père Noël logé chez un marin sortent un peu du lot, sans être totalement marquantes. Le principal défaut vient surtout, à mes yeux, d'un côté trop bavard : beaucoup de ces récits sont verbeux, parfois inutilement, au point que j'ai plusieurs fois survolé des blocs de texte pour aller à l'essentiel. Là où Foerster est souvent plus percutant dans la suggestion et la chute, j'ai trouvé l'ensemble plus lourd et moins efficace. Ce n'est pas courant, mais pour une fois je dois bien dire que j'ai été déçu par un album de Foerster.

04/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Hantons sous la pluie
Hantons sous la pluie

Comme pour Nuits blanches, j'avais lu quelques-unes de ces histoires à l'époque dans Fluide Glacial, quand j'étais jeune. Mais, contrairement au recueil précédent, celles-ci m'avaient moins marqué dans mon souvenir. La relecture aujourd'hui confirme un peu cette impression : je situe clairement cet album un cran en dessous. On retrouve pourtant la patte de Philippe Foerster : des histoires courtes fantastiques, un humour noir grinçant, des situations ordinaires qui basculent dans l'absurde ou le macabre. L'ensemble se lit sans déplaisir, et l'auteur conserve ce goût pour le décalage et le malaise progressif. Mais j'ai trouvé les intrigues plus basiques, parfois plus prévisibles. Là où certaines histoires de Nuits blanches me semblaient installer un vrai trouble durable, celles-ci m'ont paru fonctionner de manière plus mécanique. Il y a bien quelques moments forts et dérangeants (La petite fille perdue au milieu de jouets devenus vivants, ou ces pauvres gens littéralement aspirés dans leurs toilettes), des images qui frappent et qui installent une vraie étrangeté. En revanche, les conclusions m'ont moins convaincu que les situations de départ, comme si la chute ne tenait pas toujours la promesse du malaise initial. Graphiquement aussi, j'ai trouvé l'ensemble un peu en retrait. Le noir et blanc reste efficace, les trognes sont toujours expressives, mais les décors m'ont semblé moins travaillés, moins impressionnants que dans l'autre recueil. L'atmosphère fonctionne, mais elle m'a paru un peu moins habitée. Cela reste du Foerster, avec son imaginaire tordu et son goût pour le fantastique cruel. Mais un volume qui, à mes yeux, manque un peu de la puissance visuelle et narrative qui faisait, dans mon souvenir, la force de ses meilleures histoires.

04/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Nuits blanches (Foerster)
Nuits blanches (Foerster)

C'est l'un des multiples recueils d'histoires courtes de Foerster dans la veine fantastique et grinçante qui a fait sa réputation : pacte avec un mystérieux Grand Cabillaud, raté abandonné de tous, porte dissimulée au fond d'un lit ou bonnes soeurs pour le moins inquiétantes. Un concentré de bizarre et de malaise en noir et blanc. J'avais lu certaines de ces histoires dans Fluide Glacial quand j'étais jeune, et j'en gardais un souvenir très fort : une horreur légère, teintée d'un humour noir délicieusement malaisant, quelque chose d'à la fois cruel et jubilatoire. Plus de trente ans plus tard, la relecture complète de l'album a été un peu différente. Je n'ai pas vraiment retrouvé l'intensité de mon souvenir. Les histoires restent bonnes, efficaces, avec ces chutes ironiques et ces situations ordinaires qui basculent doucement dans l'absurde ou le cauchemar. Mais avec mes yeux de lecteur actuel, certaines m'ont paru un peu plus convenues, parfois même un peu faciles dans leur mécanique. Le trouble est toujours là, mais il me semble moins percutant qu'autrefois. En revanche, j'ai été agréablement surpris par le dessin. Dans mon souvenir, il était plus fruste. Or je l'ai trouvé ici bien meilleur : plus précis, plus maîtrisé, avec de beaux aplats noirs, des décors souvent très soignés et une vraie cohérence d'ambiance. Ces silhouettes filiformes, ces architectures dégingandées, ces visages déformés composent un univers graphique toujours aussi singulier. L'atmosphère gothique, oppressante sans être démonstrative, fonctionne encore très bien. Au final, des histoires moins marquantes que dans ma mémoire d'adolescent, mais un graphisme et une ambiance que j'aime toujours beaucoup. Peut-être que la surprise s'est émoussée avec le temps ; reste le plaisir intact de replonger dans un univers noir et étrange qui, malgré tout, conserve une vraie personnalité. Note : 3,5/5

04/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Mon papa dessine des femmes nues
Mon papa dessine des femmes nues

Dans cet album très personnel, Philippe Dupuy met en scène son quotidien avec son jeune fils inquiet de voir son père dessiner des femmes nues et découvrir que les musées en regorgent. De cette situation naissent des échanges sur l'art, la paternité, l'écologie et le monde que l'on laisse aux enfants, le tout mêlé de dessins à quatre mains et de réinterprétations d'œuvres célèbres. Je n'ai pas aimé le graphisme. Dupuy opte pour un trait très lâché, volontairement brut, presque laissé à l'état de première intention. Je comprends la démarche, l'idée du carnet intime, du dessin spontané, du collage et du mélange des techniques. Mais visuellement, cela ne m'a pas plu du tout. Les réinterprétations de tableaux, les pages façon musée personnel, tout cela m'a surtout rappelé à quel point je ne suis pas sensible à l'art moderne ou conceptuel, à l'exception peut-être de certaines performances qui peuvent m'amuser et laisser un souvenir. Mais ici je n'ai ressenti ni émotion esthétique ni émerveillement. Je ne parle évidemment pas des dessins de son fils, touchants par nature, mais bien du parti pris graphique global que j'ai trouvé inesthétique. Sur le fond, j'ai également eu du mal. L'ouvrage est d'une sincérité évidente, mais aussi d'un nombrilisme assez marqué. Les questionnements sur le fait d'être père à plus 50 ans, sur la peur de ne pas voir grandir son enfant, sur l'état du monde et la sixième extinction, prennent une place considérable. Tout cela est légitime, bien sûr, mais j'ai eu l'impression d'assister davantage à une introspection privée qu'à un propos véritablement universel. Cette volonté très affirmée de transmettre sa passion de l'art à son fils, presque comme si devenir artiste pouvait contribuer à guérir un monde qui l'angoisse, m'a semblé appuyée, voire pesante. J'ai davantage eu le sentiment de feuilleter un album familial qu'une œuvre pensée pour un public large. Les échanges père-fils ont parfois de la tendresse, quelques scènes fonctionnent, mais l'ensemble m'a laissé dubitatif. Je ne suis clairement pas le public visé. Je reconnais la sincérité de la démarche, mais entre le graphisme qui me rebute et le propos très autocentré, je ne le conseillerais qu'à ceux que ces thématiques touchent profondément et qui sont sensibles à ce type d'approche artistique.

04/03/2026 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Esteban (Le Voyage d'Esteban)
Esteban (Le Voyage d'Esteban)

Après avoir lu les excellents Charlotte Impératrice et Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme, j'ai voulu continuer sur cette lancée en découvrant une saga plus ancienne de Bonhomme. Et quelle excellente découverte ! Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en ouvrant le premier tome d'Esteban, mais j'ai été conquis. Si le premier tome pouvait paraître un peu verbeux et pas encore bien solide, il pose les bases d'une aventure qui prend toute son ampleur dès le deuxième tome. Celui-ci est peut-être celui qui m'a le plus ébloui, par la virtuosité de sa narration et de ses séquences d'action, notamment une poursuite entre deux navires au milieu des icebergs, qui vaut son pesant d'or. Avec le tome 4, la saga prend ensuite une direction inattendue, en nous faisant quitter le monde des chasseurs de baleine, pour entrer dans un scénario d'évasion non moins intéressant. Sans devenir pour autant un cours d'histoire, Mathieu Bonhomme nous intéresse alors à une page d'histoire très méconnue, concernant l'extermination des Indiens en Terre de feu. Cela reste une toile de fond plus qu'un véritable outil scénaristique, mais c'est vraiment captivant et prenant, d'autant que je n'y connaissais rien ! Au-delà du récit, les personnages dessinés par Bonhomme sont assez subtils et touchants. Voulant visiblement s'éloigner d'un manichéisme où le public jeunesse aurait pu l'entraîner, l'auteur essaye de nous offrir des portraits (relativement) nuancés. Bien sûr, certains méchants restent très méchants, mais il est difficile, par exemple, de ne pas s'attacher au capitaine, brutal, égoïste et impulsif, mais aussi capable d'une ténacité et d'un héroïsme impressionnants. C'est la complexité de ce personnage, d'ailleurs, qui permet de nuancer également le portrait des chasseurs de baleine, le récit s'élevant au-dessus d'une opposition trop facile et mécanique entre gentils défenseurs de la nature et méchants baleiniers. On est en 1900, pas d'anachronismes, le combat des personnages n'est pas de préserver les animaux de la prédation des humains, mais plutôt de préserver les ressources naturelles du gaspillage à outrance, symbole du capitalisme naissant (ce qui pourra mener plus tard à la protection des baleines en elles-mêmes). Un discours assez équilibré, très appréciable dans une production jeunesse comme celle-ci. Finalement, mon seul regret est que cette saga semble avoir été un peu laissé en suspens sans véritable conclusion. Si le tome 5 conclut le cycle de manière très satisfaisante, il lui manque la force d'une vraie apothéose, que demandait la saga. Il manque le parfum des conclusions définitives, grandioses, épiques, tragiques, mémorables. Ici, finalement, le tome 5 n'est "que" (si j'ose dire !) une nouvelle itération de péripéties dans les paysages sauvages de la Terre de Feu à la recherche de la liberté. C'est très réussi, mais j'en sors avec l'impression que Mathieu Bonhomme aurait souhaité continuer, puis qu'il ne l'a finalement pas fait. Certaines trajectoires ne semblent pas complètement terminées, à commencer par celle du capitaine, dont le développement a été intéressant, mais dont on aurait aimé qu'il finisse par tirer une leçon des conséquences de ses actes pendant les 5 tomes. Là, finalement, il en est toujours à peu près au même point qu'au début... Cela ne gâche que peu ces 5 tomes d'une excellente saga jeunesse, mais qui peut vraiment se lire avec le même plaisir à tous les âges. C'est intelligent, élégant (même si le trait n'a pas encore la rondeur appréciable des futures productions de Bonhomme), passionnant... Bonhomme a réussi à capter l'essence des grands romans d'aventures de cette époque, à la Verne, Kipling ou Melville, et la restituer admirablement en bande dessinée. Bravo l'artiste !

04/03/2026 (modifier)
Par Talum
Note: 4/5
Couverture de la série Aldébaran
Aldébaran

«Aldébaran» est une histoire remarquable. Elle se lit d’une seule traite, maintient une tension agréable et, en la lisant, on ne sait jamais ce qui va se passer ni ce qui nous attend ensuite — une véritable science-fiction d’aventure. Je regrette sincèrement de ne pas l’avoir lue entre 17 et 23 ans, car on y ressent fortement cet esprit d’aventure et d’audace juvénile, si caractéristique de cet âge. Il est évident que Léo a été inspiré par Solaris de Stanis?aw Lem, et c’est une excellente chose, car c’est une œuvre majeure de la science-fiction. L’intrigue est captivante, avec des rebondissements intéressants et des événements inattendus qui ne semblent jamais forcés. Quant au dessin, on peut dire qu’il est particulier — vraiment particulier. Beaucoup pourraient le juger peu esthétique ou imparfait. Mais honnêtement, dès le milieu du premier tome, on est tellement absorbé par l’histoire que le style graphique passe largement au second plan. On cesse de prêter attention à certaines étrangetés, notamment dans les visages (certains sont effectivement un peu déroutants), et l’on se laisse simplement porter par le récit malgré ces petites imperfections. Les personnages sont très vivants, bien construits. On s’y attache facilement et il est passionnant de suivre leur parcours. À mes yeux, c’est un excellent exemple de science-fiction de qualité, une œuvre avec laquelle il vaut réellement la peine de se familiariser.

04/03/2026 (modifier)