Les derniers avis (114110 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Histoires de guerre
Histoires de guerre

Je continue d'explorer les récits de guerres scénarisé par Garth Ennis. Ce genre de récit n'est pas ce que j'aime le plus de lui, mais il fait parti des auteurs dont j'ai envie de lire le plus possible d'oeuvres. Ce sont donc des histoires courtes qui se situent durant la seconde guerre et seulement la première moitié de cette série a pour l'instant été traduite en français. J'ai trouvé le résultat pas trop mal, mais avec quelques défauts. Déjà, le dessinateur change à chaque numéro et si j'ai bien aimé les trois premiers, je n'ai pas du tout accroché au quatrième et du coup je ne suis jamais rentré dans cette historie tellement le graphisme et particulièrement les couleurs. Ennis aurait pu raconter la meilleure histoire de guerre de tous les temps et je n'aurais pas aimé à cause du dessin. Alors ça peut être sympa d'avoir un dessinateur différent pour chaque histoire surtout si des gros noms comme Dave GIbbons participent, mais cela peut aussi dire qu'on peut tomber sur un dessinateur qu'on n'aime pas. Pour ce qui est du scénario, Garth Ennis montre souvent l'étendu de son talent dans des scènes chocs qui montrent l'horreur et l'absurdité de la guerre. Les histoires sont complémentaires parce qu'on voit différentes armés et différents type d'unités de combats. Le ton peut aussi être différent, la troisième étant un peu plus orientée vers la comédie avec l'humour trash que le scénariste affectionne. Le problème est que chaque récit fait plus de 50 pages et si ça peut paraitre une bonne idée qu'Ennis ait assez d'espace pour bien traiter son scénario, j'ai surtout trouvé que les récits étaient un peu trop longs. C'est particulièrement vrai pour le second récit qui devient uniquement intéressant sur les dernières pages lorsqu'on reproduits un poème qui répond à Lady Astor qui avait insulté des soldats qui participaient à une bataille en Italie et que le dessin montre ce qui est arrivé à de nombreux soldats participant à cette bataille. Malgré des défauts, cela reste un album dont je recommande l'emprunt si on n'est pas allergique aux récits de guerres.

14/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série World of Tanks - Roll Out
World of Tanks - Roll Out

Un comics qui est basé sur un jeu de guerre que je ne connaissais pas vu que je ne joue jamais à ce type de jeu vidéo, mais cela n'est pas important parce qu'en lisant ce comics on ne dirait jamais que c'est une adaptation d'un jeu vidéo, mais juste un des 1000 séries de guerre que Garth Ennis a scénarisé jusqu'à présent. En tout cas on n'a pas besoin de connaitre l'œuvre original pour lire cet album. Le résultat est dans la moyenne de ce que fait Garth Ennis: ça se laisse lire et il y a des moments qui sortent du lot, mais globalement c'est juste une histoire de guerre de plus. Il faut dire que ce qui n'aide pas est le changement de dessinateur en cours de route. Le premier avait un style qui me plaisait bien alors que j'ai moins accroché au dessin du second. Ce que je n'ai pas aimé est que les expressions du visage m'ont souvent semblé trop exagérées, sur certaines cases j'avais presque la sensation de lire une parodie et non une histoire de guerre sérieuse. On va dire que les gros fans de récits de guerres faites par ce scénariste emblématique vont adorés.

14/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Dreaming Eagles
Dreaming Eagles

Les récits de guerres de Garth Ennis ne sont pas ce que je préfère de lui, mais parfois il arrive de traiter d'un sujet qui m'intéresse et c'est le cas-ici. Ennis mets en scène un escadron 100% afro-américaine à l'époque. On va donc voir des soldats noirs combattre pour la liberté alors que c'est encore la ségrégation aux États-Unis. Je connaissais vaguement le sujet parce que les parents sont du genre à regarder tous les films et documentaires sur la seconde guerre mondiale qui passe à la télé et ils ont déjà regardé un film qui portait sur cette escadron. Il y a même des scènes du comics qui m'ont rappelé les quelques scènes du film dont je me souviens, mais il faut dire que rien ne ressemble plus à une bataille d'avions qu'une autre bataille d'avions. Le résultat est pas mal. Le scénario d'Ennis est efficace et le dessin est du réaliste correct, mais un peu froid. Ennis a la bonne idée de mettre en parallèle ce qu'ont accomplis ses soldats noirs et la lutte pour les droits civils qui se sont déroulé 20 ans plus tard. Cela donne les meilleurs moments de ce one-shot, le dernier chapitre m'a terriblement ému. Sans doute le meilleur comics de guerre d'Ennis que j'ai lu jusqu'à présent.

14/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Le Carnaval des cadavres
Le Carnaval des cadavres

Je suis d’accord avec Pol pour dire que la première histoire est celle qui est la plus intéressante. Malheureusement la suite ne m’a jamais réellement captivé. En effet, on a quand même l’impression de lire des fonds de tiroirs, des idées jetées en l’air et rattrapées par un copain, mais qui n’ont pas été développées (deux histoires sont même hyper courtes, et m’ont un temps fait croire qu’elles constituaient un simple chapitre d’un ensemble plus conséquent, mais non, il faut s’en contenter. L’ensemble est hétéroclite, même si la présence assez récurrente de squelettes permet de justifier une petite unité, et le titre du recueil. Un arrière-plan médiéval (plus ou moins historique ou fantastique), mâtiné de Fantasy sur certains récits : il y a quelques bouts d’idées, mais c’est le plus souvent frustrant et décevant. Quant au dessin de Mignola, on reconnait sa patte, mais, là aussi, j’ai trouvé que c’était un service minimum qui nous était proposé. C’est assez minimaliste au niveau des détails. Lisible, mais peu emballant. La colorisation de Steward accentue le côté « brut » et le côté ébauche de ces récits. Une lecture qui m’a laissé sur ma faim. Note réelle 2,5/5.

13/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Du côté de l'enfer
Du côté de l'enfer

Une série qui n’est jamais parvenu à me captiver. Pourtant, elle pouvait avoir quelques atouts, avec ces barbouzes qui écument s’étripent dans toute l’Europe au temps de la guerre d’Algérie. Du thriller politique en arrière-plan, des coups foirés en veux-tu en voilà. Mais voilà justement, j’en voulais plus. Car l’intrigue est franchement trop linéaire, manque de consistance. Elle ne se résume le plus souvent qu’en une succession d’assassinats, de vengeance. Là où Lautner apporter de l’humour à ce type de scénario répétitif sans profondeur, ici rien du tout, c’est sérieux, et ennuyeux. On ne s’attache pas non plus aux personnages, et l’intrigue ne leur donne ni profondeur ni crédibilité. Quant au dessin, je n’en suis pas vraiment fan. Des défauts, et un rendu – les visages en particulier, mais aussi certaines postures – qui ne m’a pas convenu.

13/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Seconde chance (Ominetti)
Seconde chance (Ominetti)

J’avais découvert il y a quelques temps Elena Ominetti sur plusieurs séries, mais elle n’était je crois qu’au dessin. Je la retrouve ici auteure complète, et c’est plutôt une belle découverte. En effet, c’est un album qui se distingue de la masse du genre par sa volonté d’élaborer un vrai scénario – même si bien sûr ça n’est pas non plus hyper développé – pour ne pas empiler uniquement les scènes de sexe. Une fois avalées quelques facilités (une grand-mère alitée devient le cobaye d’une expérience lui permettant de transférer son corps et son esprit dans ceux d’une jeune – et jolie – femme), nous sommes embarqués dans la (re)découverte de la sexualité par une vieille jeune femme passée à côté de sa vie, malmenée par un mari possessif : l’occasion de ne pas avoir de regrets ! En parallèle, les histoires d’amour lesbien de la petite fille… C’est un sujet sur lequel j’aurais bien imaginé voir Axel travailler – tout à fait le genre de récit qu’il aurait pu développer. Mais Ominetti s’en sort bien, nous présente quelque chose de plaisant. Les scènes de sexe sont sensuelles, bien rendues, son trait est agréable. Les éditions Tabou ont ici une auteure à suivre…

13/02/2026 (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
Couverture de la série PUBG - Battleground 100
PUBG - Battleground 100

Voici venir une nouvelle série dans la collection Kbooks de chez Delcourt : PUBG Battlegrounds - 100. Tiré semble-t-il d'un jeu vidéo (que je ne connaissais pas), cette adaptation en webtoon oscille entre "Battle Royal" et Fortnite. On ajoute une petite trame scénaristique et des personnages bien déglingos, et vas-y que ça va défourailler, gicler et clamser tranquillement. Notre personnage principal, Cheo Hoyoung est un agent des services de renseignement contraint d'intégrer ce jeu illégal pour tenter de sauver un homme politique caché parmi les participants. Petit détail : tous les autres participants sont des assassins ou des criminels de la pire espèce et tout ce petit monde est largué sur une île où tous les coups sont permis... Alors oui, ça sent un peu le réchauffé et le déjà vu/lu, mais il faut reconnaître que certains personnages secondaires sont plutôt intéressants (et bien déjantés !), ce qui donne du peps au récit. C'est rythmé, les rebondissements s'enchainent et on se laisse porter par ce survival pour peu qu'on apprécie le genre. Côté dessin, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé par contre, le graphisme fait très informatisé et ne brille pas par la qualité de ses décors. Heureusement, la gestion des scènes de combat ou d'action sont maîtrisées et donnent tout son élan à la série. (2.5/5)

13/02/2026 (modifier)
Par Cleck
Note: 2/5
Couverture de la série Somna
Somna

La belle déception que voilà ! BD sur les thématiques du désir féminin et de la chasse aux sorcières dont le traitement laisse assez songeur. Cette BD officiellement érotique (qui ne l'est dans les faits pas) nous propose un discours véritablement réactionnaire. La "sorcière" y mériterait son traitement, a minima pour avoir succombé (uniquement dans ses rêves) à des fantasmes charnels. Qui plus est avec une figure proche du Diable légitimant pleinement le procès en sorcellerie. Le conjoint est tout pardonné de condamner sa propre épouse, tout harassé qu'il est de "servir Dieu" et de "protéger les hommes". L'amoralité de la meilleure amie qui trahit pour se sauver révèle moins une perfidie intéressante dramatiquement que les faiblesses de l'intrigue un temps policière. On pense à "Eyes wide shut" de Kubrick pour cet emballement autour de simples rêves, à la jolie BD L'Imprimerie du diable pour cette confrontation entre représentant de l'inquisition et femme supposée sorcière, mais l'on n'atteint nullement le niveau et l'intérêt de ces fictions-là. L'Amérique réactionnaire nous surprendra toujours. Sa manière d'adopter faussement les discours et thématiques progressistes pour mieux disperser son fiel n'est nullement machiavélique et intelligente, mais simplement risible sinon pathétique.

13/02/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Vivons décomplexés
Vivons décomplexés

Succession de saynètes absurdes sur les petites lâchetés et contradictions du quotidien des environs de 2020 : COVID, médias, couple, boulot, racisme ordinaire, égoïsme social… Avec un ton décalé et un peu d'humour noir, ça dresse un portrait assez grinçant de notre époque. L'esprit m'a pas mal rappelé les ouvrages de Ruppert et Mulot, en un peu moins subversif et expérimental. On retrouve ce même goût pour le décalage, l'absurde froid, les dialogues qui tournent en rond jusqu'à la gêne, cette façon de pousser des raisonnements très ordinaires jusqu'au malaise comique. Graphiquement, le trait paraît un peu raide, très informatisé, avec des personnages figés qui ont parfois l'air bêtement mécaniques. Mais paradoxalement, j'aime bien cette clarté. Les décors sont nets, lisibles, bien posés, comme par un auteur ayant bossé dans l'architecture. Et en même temps cette rigidité donne aux visages des personnages un côté un peu débile qui colle bien avec l'humour pince-sans-rire. Ça renforce le côté absurde plutôt que de le desservir. Côté gags, c'est inégal. Tout ne fait pas mouche, certaines chutes sont prévisibles ou tombent un peu à plat, et sur la longueur la mécanique de ce type d'humour se voit. Mais malgré ça, j'ai sincèrement ri plusieurs fois, ce qui est pour moi un très bon indicateur. Au final, pas un album révolutionnaire, ni indispensable, mais une lecture sympa, caustique sans être trop méchante, et dont je garde une bonne impression d'ensemble.

13/02/2026 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Hypersurveillance - Enquête sur les nouveaux outils de surveillance
Hypersurveillance - Enquête sur les nouveaux outils de surveillance

Voilà une BD documentaire de circonstance, vu la poussée sécuritaire qui nous attend avec l'état de notre monde et la poussée des extrêmes dont les traditionnels partis de droite emboîtent le pas, voire les dépassent dans leurs propositions. Dans cette enquête, Julie Scheibling (scénario) et Rémi Torregrossa (dessin) nous expliquent comment nous avons insidieusement basculé dans des sociétés sur-surveillées, sans vraiment en comprendre les enjeux et les conséquences. Qu'il s'agisse de surveillances individuelles, de masse, des smartphones qui vampirisent nos données à des fins commerciales ou politiques, du business de cette surveillance au détriments de nos droits et des trop tardives tentatives de régulation, la nasse est déjà en place. Ces thèmes sont déclinés au fil de chapitres distincts qui exposent clairement les problèmes et les enjeux, portés par un dessin réaliste et efficace. La colorisation sobre jouant sur les monochromies est du meilleur effet pour ce genre d’exercice, nous recentrant sur le sujet. Car même si nous sommes plus ou moins conscients des risques et des enjeux de ces nouvelles surveillances, remettre toutes ces facettes en perspective vous donne quand même froid dans le dos et vous donne juste envie de faire comme l'autrice : récupérer un bon vieux téléphone à clapet.

13/02/2026 (modifier)