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Couverture de la série Le Meilleur des deux mondes
Le Meilleur des deux mondes

L’album est influencé et coédité par la Cité des sciences et de l’industrie, et ça se sent. Au niveau scientifique, mais aussi le côté un peu didactique de l’ensemble. On cherche vraiment à nous faire passer des idées, et à le faire clairement. L’album propose une narration un peu hétéroclite, décousue, mêlant informations scientifiques, enquêtes et parties plus « romancées ». Mais ce mélange fonctionne très bien. La lecture est fluide, instructive, intéressante. Le constat est bien sûr amer. Mais les idées qui permettraient de faire évoluer les choses dans le bon sens sont développées dans la seconde moitié de l’album (pour lutter contre « l’éco-anxiété » liée à la prise de conscience des problèmes écologiques et à une sorte de stress lié à notre impuissance ressentie face aux défis. Avec un dodo comme personnage récurrent, à la fois mascotte et commentateur, nous avons là une lecture revigorante, qui permet de faire le point sur les enjeux environnementaux – et plus largement sociétaux – qui impactent la vie de tous. Et qui sont de plus en plus négligés et recouverts par des discours hypocrites (voir Macron), voire carrément niés et attaqués (de la droite jusqu’à ses extrêmes en passant par les milieux d’affaires ou la FNSEA ou les Trumpistes où qu’ils soient).

28/02/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Frieren
Frieren

La grande quête contre le roi démon est terminée et le groupe de héros se sépare pour reprendre le cours de sa vie. L'elfe mage Frieren, quasi immortelle, voit ses anciens compagnons humains vieillir puis disparaître et, des années plus tard, elle reprend la route pour tenter de comprendre ce qu'elle n'avait pas su percevoir à l'époque : la valeur des liens et du temps partagé. Ce qui m'a d'abord frappé, c'est le ton très original de la série. On est loin d'un shonen d'action classique : ici, la fantasy sert surtout d'écrin à la nostalgie et à la mélancolie. L'action est souvent éludée, les combats expédiés ou relégués au second plan, au profit de chapitres presque autonomes où il ne se passe finalement pas grand-chose. On suit des rencontres, des souvenirs, des fragments de vie. Cela attise la curiosité, mais il faut accepter un rythme très lent et de nombreux épisodes contemplatifs qui forment chacun un petit récit en soi, sans enjeu dramatique majeur. Les personnages participent à cette étrangeté. Frieren est impassible, distante, presque froide, et beaucoup gravitent autour d'elle avec la même retenue. À d'autres moments, elle et ses compagnons réagissent au contraire comme des enfants hypersensibles, ce qui crée un contraste parfois déroutant. Cette oscillation donne une identité forte à la série, mais elle rend aussi l'attachement plus difficile : je suis souvent resté à distance émotionnelle de ces personnages dont j'aurais pourtant aimé partager davantage le voyage. Paradoxalement, les arcs plus longs composés de plusieurs chapitres successifs sont les plus accrocheurs, car ils renouent avec des codes plus typiques du shonen nekketsu : adversaires redoutables, tension plus marquée, et même une sorte de tournoi pour intégrer l'élite des mages. Là, il y a un véritable enjeu, une progression et une dynamique de groupe plus stimulante. Mais ces passages, que je trouve nettement plus prenants, ne suffisent pas à rendre l'ensemble totalement captivant, car il manque une ligne directrice forte qui donnerait en permanence envie de connaître la suite. Au bout d'une quinzaine de tomes (la publication étant actuellement ralentie en raison de soucis de santé du ou des auteurs), je garde l'impression d'une série singulière, élégante et parfois touchante, mais trop lente, portée par des personnages un peu trop distants et dépourvue d'une tension continue suffisamment affirmée.

28/02/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 4/5
Couverture de la série Le Marsupilami de Frank Pé et Zidrou - La Bête
Le Marsupilami de Frank Pé et Zidrou - La Bête

J'ai toujours adoré le « petit animal », surtout dessiné par Franquin. Ensuite, j'ai été très déçu par les séries et versions commerciales. Pure exploitation d'une création géniale et auparavant toujours nouvelle. Cette série me réconcilie avec la bête! Les dessins de F. Pé sont excellents (surtout les animaux) et l'histoire, l'époque, les ambiances et clins d'oeil sont très réussis!

28/02/2026 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Plongée en addicto
Plongée en addicto

J'aime bien Pauline Aubry ; depuis son premier album, "Les Mutants", elle n'a de cesse de s'intéresser à l'autre, à ses travers, ses penchants, de manière très sensible, respectueuse, sans jugement. C'est encore une fois le cas ici. Elle parle de ses deux expériences auprès de l'Hôpital Marmottan, à Paris. La première, en accompagnant une sortie "vacances" proposées à des patientes qui essaient de lutter contre leurs addictions et leurs familles. Et la deuxième quelques années plus tard, pour tenter de comprendre, d'approfondir le sujet. Et peut-être, se rend-elle compte en cours de route, pour mettre des mots sur ses démons, ses fêlures à elle. Encore une fois, elle retranscrit le témoignage des patients, des soignants, donne des pistes d'explication (notamment au niveau sanitaire, chimique) des racines de l'addiction. C'est très intéressant, elle nous livre tout ça avec ses mots à elle, sa réinterprétation, sous contrôle bien sûr de plusieurs personnes travaillant à Marmottan. Elle a toujours ce style graphique si naïf, si expressif, qui parvient à faire passer beaucoup de choses, de par sa fragilité. Mais une fois les 140 pages de l'album lues, il reste un goût d'inachevé, dont elle-même est consciente. On aurait aimé rentrer un peu plus dans la vie de ces patients, ce qui a provoqué, individuellement, dans leurs parcours, cette situation d'addiction dont ils tentent de sortir. On arait aimé passer plus de temps dans les différents services de l'hôpital, a plus près du quotidien des soignants et des patients. Il n'empêche qu'on a un aperçu assez significatif de l'aspect expérimental des soins prodigués dans cette structure, et qu'on aimerait bien que ce modèle soit repris ailleurs...

28/02/2026 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Bascoulard
Bascoulard

Mais qui était donc « Marcel Bascoulard » ? Un illustre inconnu, dans le vrai sens du terme, puisqu’on ne peut pas dire que le personnage disposait d’une notoriété extraordinaire. Et pourtant. Une fiche Wikipédia lui est bel et bien consacrée. Pour tout habitant de Bourges, avant sa disparition en 1975, il était impossible de ne pas le remarquer dans ses accoutrements féminins — il adorait poser en robe devant les photographes —, il était ce qu’on appelle une figure ! Dans la cité berrichonne, il a même une place à son nom ainsi qu’un buste en bronze, dans le quartier Avaricum qu’il fréquentait souvent. Mais surtout, Marcel Bascoulard était un artiste, dans le vrai sens du terme également. Sa vie se confondait avec son art, mais il n’était pas fan des honneurs, lui dont le travail a été remarqué dans diverses expositions. Armé de ses crayons et de son carton à dessin, il passait beaucoup de temps à déambuler sur son « étrange tricycle couché », dans les quartiers de Bourges, à dessiner ses rues et ses monuments. On lui commandait ses dessins, ce qui lui permettait de subsister, mais l’homme, attaché à sa liberté de clochard céleste, préférait vivre à l’écart, dans un abri de jardin ou un camion épave, en compagnie de ses chats et de son chien Bobby. S’il était plus connu pour ses représentations réalistes de la ville, sa vraie marotte était l’art abstrait, malheureusement moins rentable sur le plan pécuniaire. Sa plus grande malédiction fut d’avoir pris sous son aile un jeune marginal qui s’était révélé n’être qu’un voyou intéressé par les revenus issus de la vente de ses œuvres, n’hésitant pas à le menacer s’il se montrait réticent. La suite tragique, on la connaît à la lecture du livre… Ce personnage haut en couleurs détonnait dans le paysage. Il déconcertait le citoyen lambda, effarouchait le bourgeois, et pouvait provoquer la révulsion par le fait qu’il ne se lavait jamais. Il n’aurait pourtant jamais fait de mal à une puce, même une nuée, laquelle le lui rendait bien… mais il ne laissait personne indifférent. Incontestablement fascinant, c’était peut-être sa liberté indomptable — et si voyante ! — qui dérangeait les « honnêtes gens », bien plus que les effluves généreux qu’il laissait dans son sillage. En réunissant des petits morceaux de puzzle, Frantz Duchazeau est parvenu à composer le portrait passionnant d’un artiste attachant, dans les dernières années de sa vie, un artiste dont on perçoit les blessures remontant à l’enfance et qui ont fait de lui ce qu’il était. C’est ainsi que l’auteur nous immerge dans cette bonne ville de Bourges, dans ses faubourgs et sa campagne environnante, là où l’artiste avait élu domicile. L’histoire se laisse littéralement dévorer, tant l'homme fascine, quand bien même il ne se passe rien d’extraordinaire. On retiendra tout de même la scène cocasse d’un Stéphane Collaro courant frénétiquement après un Bascoulard récalcitrant, n’hésitant pas à salir ses beaux souliers dans la gadoue campagnarde, pour tenter de lui extorquer quelques mots. Comme on pourra s’en rendre compte, la priorité pour Collaro n’était pas tant de rencontrer Bascoulard que d’obtenir l’interview d’une « bête de foire », qui à coup sûr ferait un carton dans son émission de radio. Duchazeau a opté pour un trait simple et humble, en noir et blanc. Le co-auteur des « Cinq conteurs de Bagdad » ayant pour habitude de dessiner d’un seul jet, oscillant entre dépouillement graphique et minutie des détails, il s’est concentré ici sur les poses et attitudes de Bascoulard, conférant à l’ensemble une belle authenticité. Dans une sorte de communion avec notre clochard céleste, il reprend également à son compte des représentations de Bourges et des environs, en glissant çà et là, une vue de la cathédrale, d’une place avec ses maisons à colombages, ou d’une simple locomotive à vapeur. « Marcel Bascoulard », c’est le bel hommage à un artiste énigmatique qui souhaitait s’effacer tout en restant visible, à la fois humble et un brin provocateur. Son look improbable faisait tache dans un contexte ultra-conventionnel, comme le révélateur d’une époque où la question de la domination masculine et du féminisme commençait à peine à secouer le débat public. On devra se référer à l’évocation de son père violent pour mieux comprendre. A titre personnel, j’ai découvert Marcel Bascoulard l’an dernier, le temps d’un week-end à Bourges. Je suis tombé complètement par hasard sur une photo du personnage affichée discrètement dans la vitrine d’un photographe, peut-être là où l’artiste venait poser du temps de son vivant. Je n’en avais jamais entendu parler auparavant, mais mon regard semble avoir été comme aspiré par ce portrait. J’étais donc ravi de la sortie de l’ouvrage qui m’a permis d’en savoir plus, et n’ai pas été déçu, tant s’en faut. J’irais même plus loin, cette bande dessinée est un de mes coups de cœur de ce début d’année.

28/02/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Le Dessin
Le Dessin

Ce n’est pas mon livre préféré de M. A. Mathieu... mais j’ai quand même aimé l’idée et certaines séquences de dessins. La figure humaine, les visages en particulier, restent horribles, mais c’est son style! Les jeux de mots ne sont pas mauvais... Je pense que le mystère et la mémoire de l’amitié sont le point fort de l’album, mais ils auraient pu être davantage explorés et développés.

28/02/2026 (modifier)
Couverture de la série La Bombe
La Bombe

On est clairement sur du très haut niveau. Le travail documentaire est impressionnant, presque vertigineux. Chaque étape du développement de la bombe est disséquée avec précision, chaque arbitrage politique ou scientifique est replacé dans son contexte, et l’ensemble donne une vision d’une rare profondeur sur un moment absolument structurant du XXe siècle. Malgré ses 450 pages, la lecture reste étonnamment fluide : dense, oui, mais jamais réellement indigeste. C’est un véritable documentaire en bande dessinée, remarquablement construit. Ce qui marque surtout, c’est la finesse du traitement. Le récit évite le manichéisme et montre bien la complexité des intérêts en jeu, les doutes, les contradictions. On regrette toutefois un regard très centré sur le point de vue américain, même si celui-ci reste nuancé. Autre petit manque, plus diffus : il manque peut-être un supplément d’âme, un souffle romanesque ou un charisme plus affirmé de certains personnages pour transformer cette fresque brillante en œuvre inoubliable. C’est admirable, mais presque trop sage. Graphiquement, le noir et blanc fonctionne parfaitement. Il apporte une dimension rétro cohérente avec le sujet et surtout des contrastes puissants. Certaines planches sont réellement saisissantes. Néanmoins, ici, le fond domine clairement la forme : on retient avant tout la rigueur et l’intelligence du propos. Une BD historique majeure, brillante et exigeante, qui s’impose comme une référence sur le sujet, même si elle ne provoque pas tout à fait l’étincelle du chef-d’œuvre absolu.

28/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Le Royal Fondement - L'Histoire vraie de la face cachée du Roi Soleil
Le Royal Fondement - L'Histoire vraie de la face cachée du Roi Soleil

Une BD plutôt sympathique, avec un angle original qui attire l’attention. L’ensemble est agréable à lire, bien documenté, et on sent clairement un vrai travail de recherche historique. Cela donne une base solide au récit, crédible et cohérente. Pour autant, l’engouement autour de l’album me paraît un peu excessif. Le ton est léger du début à la fin, ce qui rend la lecture fluide et plaisante, mais limite aussi la profondeur. On reste un peu en surface, là où le sujet aurait pu permettre davantage de tension dramatique ou d’exploration des enjeux humains et politiques. L’humour fonctionne par touches, avec quelques bons mots bien sentis, mais sans provoquer de véritables éclats de rire. Graphiquement, le dessin est en adéquation avec cette tonalité : clair, lisible, plutôt expressif, au service d’un récit accessible. Rien de révolutionnaire, mais un ensemble cohérent et maîtrisé. Au final, une lecture agréable, intelligente sans être marquante, qui se laisse lire avec plaisir mais ne laisse pas une empreinte durable.

28/02/2026 (modifier)
Par Cleck
Note: 4/5
Couverture de la série Plus loin qu'ailleurs
Plus loin qu'ailleurs

Une BD de Chabouté ne se laisse pas apprivoiser facilement. Celle-ci intrigue et rebute à la fois, le genre à traîner quelques semaines sur une table de nuit, sous une pile d'autres lectures en attente. Parce qu'elle porte en elle un horizon d'attente ne laissant pas augurer du frais, du sympathiquement léger. Déjà par sa couverture, intrigante et austère, avec certes une fenêtre ouverte apportant de la lumière, mais aussi beaucoup de noir, un humanisme simplement esquissé, pouvant possiblement évoluer vers de l'ironie mordante, sinon de la cruauté. Les premières pages confirment cette sensation : un trait fin et précis, un noir et blanc ultra contrasté, des cases amples, une rareté du texte : c'est beau mais froid ! L'histoire accompagne cet élan : on apprend à connaître un homme socialement invisible, dont la vie se résume à son travail purement alimentaire, duquel il s'évade via le dessin et ce rêve d'aventure, de voyage, de découverte d'un ailleurs enthousiasmant, une vie fascinante à la Jack London, une vie que la perspective fort proche d'un trek en Alaska permettra d'emprunter quelques jours durant. Mais la vie s'acharnera et de voyage, il n'y aura point. On craint alors un humour très noir à la Franquin, qui s'étirerait sur une BD entière. Et en effet, le pathétique s'invitera, une bien cruelle honte aussi. Jusqu'à ce que le beau s'infiltre peu à peu, s'épanouisse au-delà des regards et préjugés, qu'un bel humanisme envahisse cet univers peuplé de petits riens et pourtant de tout. Cette BD est une bien étrange invitation au voyage, une émouvante et délicatement simpliste réflexion sur le beau et sur la vie, une merveilleuse mise en abyme de l'horizon d'attente de tout lecteur, une fort belle lecture s'enrichissant du cheminement chaotique mélancoliquement emprunté.

28/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Sibylline - Chroniques d'une escort girl
Sibylline - Chroniques d'une escort girl

"Pas de trauma, juste de l'oubli. L'espace de quelques heures, notre réponse émotionnelle est éteinte. Une anesthésie des émotions, une déconnexion du corps et de l'esprit. Mémoire sélective et plasticité cérébrale. L'argent remplace le dégoût par de l'apaisement." Avec Sibylline, sa première œuvre, Sixtine Dano nous livre une tranche de vie d'une étudiante qui va devenir escort girl pour pouvoir payer ses études d'architecture. L'autrice retrace ainsi tous les événements, depuis sa plus tendre enfance, qui vont conduire une jeune femme (fille?) brillante à faire ce choix. Tout sonne juste ici, de la diversité des profils de clients rencontrés (du vieux riche sûr de lui au timide puceau), jusqu'aux émotions ressenties par l'héroïne et aux rencontres non tarifées de cette jeune étudiante. Sixtine Dano choisit ici une héroïne aux traits très juvéniles, tant dans les formes que dans le visage, augmentant ainsi le malaise du lecteur lors des scènes de rencontres et de sexe avec ses "sugar daddy". Bien qu'il n'y ait aucune voyeurisme ni jugement des choix opérés par Raphaëlle alias Sibylline et son amie pratiquant également l'escort, je suis ressorti de cette lecteur avec un sentiment de malaise mêlé de colère voire de dégoût pour cette société consumériste et cette frange de la gente masculine que j'exècre. Peut-être est-ce par ce que je suis père d'une lycéenne qui dans quelques années deviendra également étudiante ? Toujours est-il que cela démontre la pertinence et la justesse de cette œuvre qui ne laisse personne indifférent. En témoignent également les avis précédents. Côté dessin, si de prime abord, il semble très simple, il n'en est rien. En effet, en restant très minimaliste, le trait de Sixtine Dano est d'une précision implacable et les cadrages très intelligents. Le grisé (au fusain?) colle parfaitement avec l'ambiance de cette bande dessinée, les blancs étant utilisés pour créer de manière très habile des halos de lumière. La couverture, magnifique, en est l'un des plus beaux exemples. Une œuvre utile à lire et partager. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 8,5/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 8,5/10 NOTE GLOBALE : 17/20

28/02/2026 (modifier)