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Les dernier avis (88058 avis)

Par grogro
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Spirou - L'espoir malgré tout
Spirou - L'espoir malgré tout

Bon, de base, je suis un inconditionnel d'Emile Bravo. Je le suis depuis les premiers tomes des 7 Ours Nains, un régal pour les petits et leur papa. Oui, je le dis : Emile Bravo est un génie ! Mais avant de poursuivre, je précise que je parlerai ici pour les deux tomes de L'espoir Malgré Tout dont je viens tout juste de terminer la lecture. Au commencement, il y a son dessin. Celui-ci s'inscrit parfaitement dans la tradition Ligne Claire, mais avec un petit je-ne-sais-quoi en plus. C'est indéfinissable. Je cherche encore pour tout dire, et je crois que j'aime ce petit mystère. Peut-être la précision du trait, cette capacité à saisir des poses, des attitudes, et toute une foule de détails qui confèrent une profondeur incroyable aux scènes représentées... Et puis il y a le scénario, et là, bravo Bravo ! (ok j'arrête !). C'est touffu. On s'embarque pour une vraie aventure au long court. On a le temps de s'attacher aux personnages, d'en découvrir les humeurs changeantes, de vivre avec eux, tout simplement. Perso, je kiffe bien ça... Emile ne se contente pas de produire "un scénario de Spirou" bien encrer (j'ai dit que j'arrêtais) dans l'esprit des premiers albums, il y incorpore un background historique riche à souhait. Déjà avec la série animée Les Grandes Grandes Vacances, il m'avait bien scotché, mais là, on y est ! Le climat de suspicion, la tension, la schizophrénie ambiante amenant certains personnages à se compromettre, à mentir, à collaborer... Ce qui est parfaitement incarné par le personnage de Fantasio, imbécile heureux, inconséquent et superficiel (mais touchant et drôle), qui va peu à peu retomber sur terre et se trouver bien obligé de regarder la réalité en face avant de finalement "prendre parti". De manière général, les personnages sont multiples, profonds. Ils évoluent au fil de l'histoire et ça, ce qui est même plutôt rare, surtout parce qu'ils sont mis face à des situations complexes comme à la dure réalité. Et là, Emile Bravo n'édulcore (presque) rien. Parmi les nombreuses surprises que réserve la lecture des ces deux premiers tomes, on découvre une petite chose inédite : la sexualité embryonnaire de notre Spirou, déjà intrépide mais encore un brin candide. Quelle petit bonheur de voir ce grand couillon de Fantasio le chambrer sur son statut de puceau !... Cette bande dessinée me fait furieusement regretter de ne pas être prof d'Histoire. Franchement, je la filerais à lire aux gamins sans un soupçon d'hésitation. J'ai pas mal lu sur la Deuxième Guerre Mondiale. Et puis j'ai eu la chance que mon paternel, qui a connu cette époque (il avait 8 ans au début de la guerre), me raconte longuement les anecdotes de son petit village. C'est un sujet que je connais donc plutôt bien. Et bien je suis comblé. Tout ce qui constitue l'horreur d'une situation de guerre et d'occupation est là, ce qui permet d'en appréhender toute les facettes, aussi noires soient-elles, sans avoir la rigidité d'un manuel scolaire. On y apprend beaucoup sur l'Histoire et la nature humaine. L'Espoir Malgré Tout réussit le pari non seulement de redonner corps à un héros quasi légendaire de l'Histoire de la BD, mais de lui servir une assise solide sur un plateau d'argent. J'avais déjà bien aimé Le Journal d'un Ingénu, mais ces deux tomes ont comblé toutes mes attentes et bien d'avantage. La fin du tome 2 m'a carrément laissé le souffle court, et moi qui suis d'ordinaire d'un naturel assez flegmatique, je me surprends à piaffer d'impatience. Aussi, je n'aurai qu'un conseil à vous donner : si vous avez raté cette Bande-dessinée, n'hésitez pas à, si j'ose dire, "prendre le train en marche"...

28/03/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série J'irai cracher sur vos tombes
J'irai cracher sur vos tombes

Le roman de Boris Vian a créé la polémique en son temps. Trop de violence gratuite, trop de sexe, pour au final une histoire pas du tout vertueuse qui a entrainé notre Boris Vian et sa maison d’édition rapidement devant la justice. C’est pourtant à ce classique de notre littérature que se sont attaqués Jean David Morvan au scénario accompagné pour le dessin de Yen, de Rafael Ortiz et de Rey Macutay. Une réussite totale ! L’atmosphère glauque, l’inhumanité latente, le sexe consommé sans tabou, ou encore la violence pour la violence sont palpables tout au long des 108 pages de cet album. Boris Vian aurait apprécié indéniablement le graphisme et n’aurait pu qu’être satisfait du travail des auteurs. Je recommande vivement cet album

28/03/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série Luminary
Luminary

Luc Brunschwig et Stéphane Perger revisitent clairement le fabuleux Photonik de Ciro Tota. Un premier opus hommage brillant revisité. Stéphane Perger n’est pas tombé dans le piège de vouloir se rapprocher de l’original. Le dessin est travaillé et les couleurs sont sublimes. La réussite de ce premier tome est sans doute liée au fait que cette liberté lui a permis de se libérer d’une vénération trop appuyée et d’une comparaison trop évidente. Nous retrouvons cependant la dynamique entre les trois principaux personnages de Photonik. Un excellent album à décourvir. J’attends avec impatience le prochain volet de cette série qui s’annonce prometteuse.

28/03/2020 (modifier)
Par AlainM
Note: 3/5
Couverture de la série Carpe Diem - Amour, spleen et tatouage
Carpe Diem - Amour, spleen et tatouage

Cette BD nous entraîne dans le monde du tatouage qui m’est personnellement totalement étranger. Le dessin et les couleurs ne sont pas particulièrement attirants (enfin, chacun ses goûts) et l’histoire, qui parle de chagrin d’amour et de tatouages, n’est guère passionnante bien qu’elle ne manque ni d’intérêt ni d’un certain humour. La lecture de cette BD m’a donc fait découvrir un univers particulier avec ses codes et ses anecdotes. Content de l’avoir lue, sans plus.

28/03/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Les Chicons
Les Chicons

Une série de gags mettant en scène deux jeunes un peu losers, un peu zonards, qui parlent façon banlieue "allez, vas-y, c'est bon, lâche-moi !". Ils passent leur temps à traîner sur un banc public ou au baby-foot du bar du coin. Ils ne sont pas méchants, ils sont juste un peu minables, même si le plus petit des deux a quand même la qualité de protéger son ami trop bêta de ceux qui voudraient s'en prendre à lui. Et leur entourage est composé de brutes qui veulent les racketter, du maire et de son adjoint qui veulent les virer de ce banc qu'ils squattent en permanence, ou encore d'un vigile qui se méfie d'eux, à raison d'ailleurs. Je dois dire que cette lecture m'a vraiment laissé indifférent. Les gags sont assez téléphonés, sans saveur et je dois avoir souri brièvement une unique fois au long de tout l'album. Les personnages ne sont pas attachants, et leur entourage encore moins. Quant au dessin, il est correct mais il ne me parle pas plus que ça lui non plus. Bref, ce n'est pas une série d'humour pour moi.

28/03/2020 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
Couverture de la série Enola et les animaux extraordinaires
Enola et les animaux extraordinaires

Comme mes prédécesseurs, je suis tombé sous le charme de cette série jeunesse que j’ai découverte dans la bibliothèque de mon fils de 10 ans. Le dessin est à l’avenant avec une belle expressivité des personnages et une fluidité de mouvement qui dynamise l’ensemble. La mise en couleur est lumineuse mais sait s’adapter au contexte. Cette jeune vétérinaire pour animaux fantastiques nous emmène dans des récits aventureux où elle doit désamorcer une situation souvent explosive. Elle remplit sa tâche avec tact et détermination. Elle se joue des préjugés et permet d’en découvrir davantage sur les êtres fabuleux visités. Mon fils a validé, moi aussi.

28/03/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série 50 Nuances de Grecs
50 Nuances de Grecs

Charles Pépin et Jul reprennent ici le même concept que pour leur autre série, La Planète des Sages. Il s'agit d'offrir une suite de pages dédiées chacun à un personnage en particulier, avec à chaque fois une ou deux pages de gags en BD réalisés par Jul, puis une ou deux pages de présentation en texte dudit personnage. Ici donc ce sont des personnages de la Mythologique Grecque : dieux, héros et autres créatures fantastiques. Nous sommes donc dans un curieux mélange entre humour et documentaire. J'aime la Mythologie Grecque, sa richesse, sa complexité et tout son symbolisme. Charles Pépin est indéniablement érudit en la matière car ses textes de présentation sont à la fois claires et très complets. Et comme pour La Planète des Sages qui abordait les philosophes, il n'hésite pas à aller au-delà du simple récit du mythe de chacun de ces personnages pour aussi aborder plus ou moins brièvement leur aspect symbolique, philosophique ou sociologique. C'est plutôt intéressant. Mais sur tout un album, ça devient aussi un peu fastidieux, et il vaut vraiment mieux lire cela peu à peu, à la manière d'un livre sur lequel on reviendrait en plusieurs fois, plutôt que de tout ingurgiter en un coup. A côté de cela, les gags en BD de Jul ne m'ont cependant pas fait rire du tout. Je les ai sentis forcés, comme si on imposait à Jul d'écrire sur un sujet qui ne lui parlait pas vraiment et qu'il faisait ce qu'il pouvait pour faire péniblement rire. En outre, ils sont beaucoup trop ancrés dans l'actualité médiatique et politique et à peine 2 ans après la parution du premier tome, les gags sont déjà complètement désuets. Ce n'est pas drôle, et à la limite ça gâche presque l'intérêt documentaire des textes qu'ils accompagnent. D'autant plus que ces textes se lisent en prenant son temps tandis que les gags sont survolés en quelques secondes à peine ce qui donne un rythme de lecture très haché à ces deux albums. Ça ne me convient pas.

28/03/2020 (modifier)
Couverture de la série Camp Poutine
Camp Poutine

Voilà un « camp de vacances » original, et qui ne donne pas vraiment envie de l’intégrer ! L’histoire, qui utilise en arrière-plan et l’autoritarisme de Poutine (mais pas tant que ça en fait) et la montée des tensions nationalistes en Europe de l’Est (et la violence qu’elles déclenchent en Russie contre les « sécessionnistes », Ukrainiens en particulier) est finalement plus classique qu’il n’y parait. Un groupe d’enfants de tous âges se retrouvent dans un camp assez violent, une sorte de colonie de vacances singeant les camps d'entrainement des commandos militaires, dirigé par un type et son fils, qui se comportent tous les deux – pour des raisons différentes – comme des petits chefs tyranniques, en particulier à l’encontre d’une jeune ado, Katyusha, fille à la personnalité aussi secrète que forte, et personnage principal de la série. Le rythme est soutenu, on ne s’ennuie pas. D’autant que le dessin est vraiment bon, dynamique, avec un découpage lui aussi réussi. A voir comment va se conclure cette aventure dans le second tome, mais pour le moment, c’est une lecture divertissante et agréable.

28/03/2020 (modifier)
Par AlainM
Note: 3/5
Couverture de la série Le Chant du Monde
Le Chant du Monde

Le chant du monde est une adaptation qui semble assez fidèle au roman éponyme de Jean Giono. Cela n’empêche que je n’ai guère accroché à cette BD. La façon de parler des personnages, que certains qualifieront peut-être d’authentique, certaines situations assez invraisemblables, telle la rencontre de Clara dans la forêt, le côté pseudo western de l’histoire et même le dessin un peu tristounet où l’ocre prédomine, bref, pas mal d’éléments ne m’ont guère plu dans cette histoire. J’avais nettement plus apprécié « La Ballade de Cheveu-Rouge » de Claude Auclair qui était plus dynamique tant au niveau de l’action que du dessin et dont le scénario était plus vraisemblable psychologiquement parlant. Cela tenait sans doute au fait que Auclair s’éloignait de l’œuvre de Giono, ce qui lui a d’ailleurs valu pas mal de problèmes avec les héritiers de celui-ci. En résumé, c’est une BD que je recommande principalement aux aficionados de Giono.

28/03/2020 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Collaboration horizontale
Collaboration horizontale

J'aime beaucoup le trait de Carole Maurel, et découvrir ses BD est toujours un petit plaisir personnel. J'aime bien le trait assez lumineux qu'elle arrive à faire passer, souvent au service d'histoire douce-amer, jouant sur la mélancolie, la tristesse et la joie. Bref, une auteure selon mon cœur ! Cette BD n'a pas dérogé à la règle et je me suis beaucoup plu à lire cette histoire d'amour dans une France occupée, une histoire secrète et qui a marqué la vie de cette femme. J'ai surtout été étonné par la façon dont l'histoire ne se concentre pas uniquement sur cette dame mais fait le tour de tous les habitants de l'immeuble dans une sorte de portrait d'habitants, permettant de voir bien des façons de vivre la guerre. Et surtout tous les travers de l'être humain, exacerbés par les situations. Le final est, à ce niveau-là, triste sur ce point. L'humain sait être diablement con lorsqu'il le veut vraiment, et j'ai trouvé que cette note finale va totalement dans le sens de l'histoire. Pour autant, il y a tout de même quelques notes d'espoir qui parsèment l'ouvrage et apportent ce mélange de genre que je retrouve dans les autres livres de Carole Maurel. Niveau dessin, l'auteure n'en est plus à faire ses preuves et j'apprécie toujours autant. Elle transmet quelque chose de doux et plaisant, certains personnages sont adorables par la façon dont elle les représente (je pense à l'aveugle, notamment, et le rendu de sa perception des choses). C'est coloré, et très vif. Un petit régal à lire, mais je ne suis plus du tout objectif là-dessus. Ce n'est pas le meilleur album de l'auteure, à mon goût, mais il a ce petit truc qui fait qu'il reste en tête, à travers l'histoire et le dessin. Une petite pointe d'interrogation, quelques cases qui flottent dans la mémoire ... Bref, un album que j'ai aimé et que je relirai avec plaisir.

28/03/2020 (modifier)