Je relis cet album 25 ans après l’avoir découvert, et je passe ma note de 3/5 à 4/5.
Il agissait pour moi d’une première rencontre avec le dessin de Rosinski (avant Le Grand Pouvoir du Chninkel ou même Thorgal), et j’avais beaucoup aimé… j’adore toujours autant aujourd’hui, les planches ont de la gueule et sont très lisibles, et les couleurs sépia retranscrivent parfaitement l’ambiance poussiéreuse du grand ouest américain.
Le scenario de Van Hamme est certes classique, et ressort tous les poncifs du genre… mais je l’ai trouvé prenant, ingénieusement construit, et la pirouette finale m’a beaucoup plu.
Un one-shot classique mais diablement efficace !
Cette BD reprend exactement la formule de Amour, Djihad & RTT, mais appliquée cette fois au Trumpisme, au management moderne, au masculinisme et aux dérives autoritaires dans le monde de l’entreprise. Une administration publique y bascule progressivement dans une caricature de startup fascisante dirigée par des managers absurdes parlant uniquement en jargon corporate ridicule.
J’ai trouvé l’album un peu plus intéressant que Amour, Djihad & RTT, surtout parce que son sujet paraît beaucoup plus actuel. Les références au Trumpisme, au discours anti-woke ou aux dérives managériales résonnent davantage aujourd’hui que l’État islamique, et après ce qu’a montré l’administration Trump et l’esprit MAGA depuis un an et demi, certaines absurdités de l’album ne semblent même plus si irréalistes.
Mais malgré ça, je n’ai toujours pas trouvé ça drôle. Comme dans le précédent, l’humour repose surtout sur des caricatures énormes, des dialogues absurdes et des running gags qui tournent rapidement en rond. L’idée de départ fonctionne parfois sur le principe, mais l’exécution reste beaucoup trop lourde pour moi.
Le dessin minimaliste de Marc Dubuisson ne m’attire toujours pas non plus. Au final, l’album m’a davantage intéressé par son côté satire de notre époque que réellement amusé.
Cette BD mélange satire du monde du travail, radicalisation, médias et culture d'entreprise à travers une suite de strips absurdes autour d'un employé qui se radicalise et prend son administration en otage.
Le principe pouvait être drôle, surtout dans le parallèle entre novlangue managériale et discours extrémiste, mais je n'ai jamais trouvé ça drôle. L'humour repose surtout sur une accumulation de situations volontairement débiles, de dialogues absurdes et de caricatures très appuyées. Quelques idées amusent légèrement au début, puis le concept tourne très vite en rond. L'album cherche à se moquer à la fois des open spaces, des RH, des médias, de la radicalisation et du climat sécuritaire, mais tout est traité de manière tellement lourde et outrancière que la satire ne m'a jamais vraiment atteint. J'ai surtout eu l'impression de lire une succession de gags forcés et redondants plutôt qu'une véritable comédie mordante.
Le dessin minimaliste de Marc Dubuisson fonctionne correctement avec ce type d'humour, mais cela reste une lecture qui m'a surtout laissé une impression de lourdeur.
2.5
Je suis déçu par cet album parce que je m'attendais à au moins lire un truc pas trop mal comme la plupart des albums de la collection Création Originale et au final c'est vraiment moyen.
Tout d'abord, il y a le dessin de Batem. Je trouvais cela intéressant de le voir dessiner autre chose que le Marsupilami et la couverture faisait rêver. Et puis j'ai lu l'album et j'ai trouvé le dessin moins bon que la couverture. Je n'aime pas trop comment il dessine les becs des canards. Je sais qu'un des intérêts de cette collection est de voir différents styles dans une BD Disney, mais je n'ai pas accroché à la manière dont sont représentés la plupart des personnages que j'aime. Il n'y a que les Rapetou et les majordomes de Picsou et Flairsou que je trouve réussissent.
Pour ce qui est du scénario, je pensais lire une bonne histoire d'aventure avec Fantomiald et je me suis retrouvé avec 4 histoires courtes qui ont comme fil rouge que Donald doit trouver un travail pour payer son loyer sinon il se fait expulser par Picsou. Les histoires courtes sont correctes, mais elles ne sont pas mémorables. La première histoire reprends d'ailleurs un élément récurrent qui m'horripile le plus dans les bd Disney faites en Italie (ou ici les bd inspirés par ce qu'on fait en Italie): Picsou agit en vrai connard et son rival Flairsou ne fait rien de mal, mais il perd quand même ! Il y a des moments sympas, mais cela reste enfantin et ça s'adresse vraiment à un public jeune.
Personnellement, j'ai trouvé l'album correct sans plus.
Pourtant, j'aurais voulu plus apprécier cet album parce que pendant un bon moment j'appréciais bien le scénario. On retrouve plusieurs personnages de Disney que j'aime bien dont le Fantôme Noir qui est vraiment sous-utilisé dans les bandes dessinées Disney originaux de Glénat. La première partie est pas mal, on installe bien l'univers futuriste, l'humour marche bien et le scénario est agréable à lire. C'est plus vers le dernier tiers de l'album que cela se gâte. Tout va soudainement trop vite et au final certains personnages comme les Rapetou ne servent pas à grand chose. C'est donc avec une impression de mi-figue, mi-raisin que j'ai refermé l'album. Oui, c'est divertissement et c'est le minimum qu'on demande à une BD Disney, mais j'ai la sensation d'un gâchis, cela aurait pu être tellement mieux.
Le dessin est sympathique.
Un album qui contient plusieurs histoires de Batman scénarisés par Paul Dini dont la saga du Coeur de Silence qui donne le titre à cet album. J'aime bien Paul Dini depuis la série animée Batman des années 90 et j'ai retrouvé dans ces récits de Batman ce que j'aime chez lui.
Une spécialité de la série des années 90 est qu'elle remettait au gout du jour des méchants un peu oublié comme Mister Freezer et Dini le fait encore ici avec Silence. C'était un méchant apparu dans ''Batman - Silence'' et il ne m'avait pas du tout impressionné. Paul Dini approfondit le personnage et son passé et le rends délicieusement haïssable. Le scénario est captivant même s'il y a des éléments de déjà vu (le grand méchant qui fait tout pour détruire la vie du héros) et il y a vraiment tout ce que j'aime de l'univers de Batman. Batman lui-même n'est pas un connard insensible comme dans trop de comics modernes.
En tout cas, c'est vraiment le genre d'album que je recommanderais à quelqu'un qui aime bien les comics de super-héros divertissement.
Tout est farfelu et extravagant ! Pourtant, l'histoire a pour moi, quelques points positifs : la ridiculisation des intellectuels qui prennent un rôle trop important et sérieux, la Sorbonne, les recherches philosophiques et mystiques absurdes. Mais ensuite, tout bascule dans le délire et les obsessions de Jodo et ce n'est pas aussi drôle qu'on pourrait s'y attendre. Cela a permis à Moebius de présenter quelques pages avec des dessins admirables, mais qui ont décliné en qualité jusqu'au troisième tome.
Je n’ai jamais été gros amateur de jeux vidéo, encore moins de « jeux de rôle ». Mais la fantasy peut m’intéresser, et j’avais pas mal entendu parler du jeu World of Warcraft (sans en rien connaitre réellement). Donc la rencontre fortuite dans une boîte à livres des deux premiers albums de la série m’a permis de découvrir cet univers. Sur lequel je ne reviendrai pas…
En fait les couvertures me laissaient déjà un aperçu du contenu (ce qui, en soi, est plutôt une bonne idée), contenu que je subodorais ne pas pouvoir apprécier.
Le dessin d’abord, qui d’emblée ne me convient pas. La colorisation informatique n’est pas du tout mon truc, et les personnages sans nuances (dans tous les sens du terme), bodybuildés (pour les « mâles ») et à forte poitrine (pour les « femelles » – qui doivent avoir pas mal de force et/ou d’imagination pour enfiler ce qui semble leur faire office de mini mini soutien-gorge), avec des traits de visages parfois effacés (ce que je n’aime pas du tout). C’est outrancièrement caricatural – mais pas étonnant dans le catalogue Fantasy de Soleil en fait.
Cela manque de nuance, de détails, mais ce dessin est finalement raccord avec « l’histoire », qui bourrine aussi et fait allègrement l’économie d’un scénario trop développé. Une présentation basique et pleine de poncifs du genre, des personnages visuellement et qualitativement stéréotypés, tout doit amener ces gladiateurs aux combats, à la baston, aux explosions de testostérone. J’imagine que le jeu devait permettre de se défouler dans ce domaine ?
Mais du coup je me demande à qui s’adressait réellement cette série. Sans doute un fan service pour les aficionados du jeu vidéo. Mais ceux-ci doivent quand même se farcir des dialogues lourds et peu intéressants, qui s’alourdissent de pas mal de textes « explicatifs » (sur les peuples, les pouvoirs de tel ou tel), comme si cela devait livrer un mode d’emploi. C’est chiant pour ceux qui ne connaissent pas le jeu et qui ne font que lire les BD, et ça n’apporte rien aux amateurs du jeu je pense.
Bon, ça manque donc de subtilité, et ça n’est clairement pas ma came !
Eh bien, je pense que les blagues du plus grand gaffeur du monde ont fini par me fatiguer. J'ai lu les premiers gags encore assez jeune et j'ai acquis toute l'oeuvre au fil des ans, dans plusieurs éditions, pour être sûr de ne rien manquer.
Le dessin de Franquin est devenu plus nerveux, plus chargé en traits, et les blagues, avec les différents gadgets, se sont allongées et sont devenues quelque peu répétitives.
J'ai besoin d'un certain temps de repos pour oublier ces impressions et revenir à la lecture de la série avec un regard nouveau et moins préconçu.
P.S. : les signatures au bas de la page restent excellentes !
Encore jeune, j'ai lu avidement tous les romans d'Emilio Salgari. Après avoir vu la série télévisée italienne, avec Kabir Bedi, j'ai décidé de commencer une bande dessinée sur Sandokan qui est restée inachevée. Le nom Yanez de Gomera, «le consigliere» du héros, sonne à tout sauf portugais... et j'ai décidé de le changer en Eanes !
Au fil des ans, j'ai acquis plusieurs adaptations en bande dessinée, principalement dans des magazines espagnols et portugais. Ce n'est que récemment que j'ai acheté celle de Pratt.
Elle correspond à ce que j'attendais, mais avec un protagoniste aux traits plus malais que ce que j'avais imaginé auparavant, ce qui me paraît très bien. Par contre, il est plus colérique et plus enclin au ressentiment et à la vengeance! Les autres personnages sont plutôt bien caractérisés, mais l'action, les séquences semblent être un Corto Maltese transplanté aux mers d'Orient. Je savais que l'histoire était incomplète mais j'ai décidé de l'acheter quand même et je ne me suis pas repenti.
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Western
Je relis cet album 25 ans après l’avoir découvert, et je passe ma note de 3/5 à 4/5. Il agissait pour moi d’une première rencontre avec le dessin de Rosinski (avant Le Grand Pouvoir du Chninkel ou même Thorgal), et j’avais beaucoup aimé… j’adore toujours autant aujourd’hui, les planches ont de la gueule et sont très lisibles, et les couleurs sépia retranscrivent parfaitement l’ambiance poussiéreuse du grand ouest américain. Le scenario de Van Hamme est certes classique, et ressort tous les poncifs du genre… mais je l’ai trouvé prenant, ingénieusement construit, et la pirouette finale m’a beaucoup plu. Un one-shot classique mais diablement efficace !
Amour, Fascisme et CDD
Cette BD reprend exactement la formule de Amour, Djihad & RTT, mais appliquée cette fois au Trumpisme, au management moderne, au masculinisme et aux dérives autoritaires dans le monde de l’entreprise. Une administration publique y bascule progressivement dans une caricature de startup fascisante dirigée par des managers absurdes parlant uniquement en jargon corporate ridicule. J’ai trouvé l’album un peu plus intéressant que Amour, Djihad & RTT, surtout parce que son sujet paraît beaucoup plus actuel. Les références au Trumpisme, au discours anti-woke ou aux dérives managériales résonnent davantage aujourd’hui que l’État islamique, et après ce qu’a montré l’administration Trump et l’esprit MAGA depuis un an et demi, certaines absurdités de l’album ne semblent même plus si irréalistes. Mais malgré ça, je n’ai toujours pas trouvé ça drôle. Comme dans le précédent, l’humour repose surtout sur des caricatures énormes, des dialogues absurdes et des running gags qui tournent rapidement en rond. L’idée de départ fonctionne parfois sur le principe, mais l’exécution reste beaucoup trop lourde pour moi. Le dessin minimaliste de Marc Dubuisson ne m’attire toujours pas non plus. Au final, l’album m’a davantage intéressé par son côté satire de notre époque que réellement amusé.
Amour, Djihad & RTT
Cette BD mélange satire du monde du travail, radicalisation, médias et culture d'entreprise à travers une suite de strips absurdes autour d'un employé qui se radicalise et prend son administration en otage. Le principe pouvait être drôle, surtout dans le parallèle entre novlangue managériale et discours extrémiste, mais je n'ai jamais trouvé ça drôle. L'humour repose surtout sur une accumulation de situations volontairement débiles, de dialogues absurdes et de caricatures très appuyées. Quelques idées amusent légèrement au début, puis le concept tourne très vite en rond. L'album cherche à se moquer à la fois des open spaces, des RH, des médias, de la radicalisation et du climat sécuritaire, mais tout est traité de manière tellement lourde et outrancière que la satire ne m'a jamais vraiment atteint. J'ai surtout eu l'impression de lire une succession de gags forcés et redondants plutôt qu'une véritable comédie mordante. Le dessin minimaliste de Marc Dubuisson fonctionne correctement avec ce type d'humour, mais cela reste une lecture qui m'a surtout laissé une impression de lourdeur.
Un Travail pour Fantomiald
2.5 Je suis déçu par cet album parce que je m'attendais à au moins lire un truc pas trop mal comme la plupart des albums de la collection Création Originale et au final c'est vraiment moyen. Tout d'abord, il y a le dessin de Batem. Je trouvais cela intéressant de le voir dessiner autre chose que le Marsupilami et la couverture faisait rêver. Et puis j'ai lu l'album et j'ai trouvé le dessin moins bon que la couverture. Je n'aime pas trop comment il dessine les becs des canards. Je sais qu'un des intérêts de cette collection est de voir différents styles dans une BD Disney, mais je n'ai pas accroché à la manière dont sont représentés la plupart des personnages que j'aime. Il n'y a que les Rapetou et les majordomes de Picsou et Flairsou que je trouve réussissent. Pour ce qui est du scénario, je pensais lire une bonne histoire d'aventure avec Fantomiald et je me suis retrouvé avec 4 histoires courtes qui ont comme fil rouge que Donald doit trouver un travail pour payer son loyer sinon il se fait expulser par Picsou. Les histoires courtes sont correctes, mais elles ne sont pas mémorables. La première histoire reprends d'ailleurs un élément récurrent qui m'horripile le plus dans les bd Disney faites en Italie (ou ici les bd inspirés par ce qu'on fait en Italie): Picsou agit en vrai connard et son rival Flairsou ne fait rien de mal, mais il perd quand même ! Il y a des moments sympas, mais cela reste enfantin et ça s'adresse vraiment à un public jeune.
Mickey contre l'alliance maléfique
Personnellement, j'ai trouvé l'album correct sans plus. Pourtant, j'aurais voulu plus apprécier cet album parce que pendant un bon moment j'appréciais bien le scénario. On retrouve plusieurs personnages de Disney que j'aime bien dont le Fantôme Noir qui est vraiment sous-utilisé dans les bandes dessinées Disney originaux de Glénat. La première partie est pas mal, on installe bien l'univers futuriste, l'humour marche bien et le scénario est agréable à lire. C'est plus vers le dernier tiers de l'album que cela se gâte. Tout va soudainement trop vite et au final certains personnages comme les Rapetou ne servent pas à grand chose. C'est donc avec une impression de mi-figue, mi-raisin que j'ai refermé l'album. Oui, c'est divertissement et c'est le minimum qu'on demande à une BD Disney, mais j'ai la sensation d'un gâchis, cela aurait pu être tellement mieux. Le dessin est sympathique.
Batman - Le Coeur de silence
Un album qui contient plusieurs histoires de Batman scénarisés par Paul Dini dont la saga du Coeur de Silence qui donne le titre à cet album. J'aime bien Paul Dini depuis la série animée Batman des années 90 et j'ai retrouvé dans ces récits de Batman ce que j'aime chez lui. Une spécialité de la série des années 90 est qu'elle remettait au gout du jour des méchants un peu oublié comme Mister Freezer et Dini le fait encore ici avec Silence. C'était un méchant apparu dans ''Batman - Silence'' et il ne m'avait pas du tout impressionné. Paul Dini approfondit le personnage et son passé et le rends délicieusement haïssable. Le scénario est captivant même s'il y a des éléments de déjà vu (le grand méchant qui fait tout pour détruire la vie du héros) et il y a vraiment tout ce que j'aime de l'univers de Batman. Batman lui-même n'est pas un connard insensible comme dans trop de comics modernes. En tout cas, c'est vraiment le genre d'album que je recommanderais à quelqu'un qui aime bien les comics de super-héros divertissement.
La Folle du Sacré-Coeur (Le Coeur couronné)
Tout est farfelu et extravagant ! Pourtant, l'histoire a pour moi, quelques points positifs : la ridiculisation des intellectuels qui prennent un rôle trop important et sérieux, la Sorbonne, les recherches philosophiques et mystiques absurdes. Mais ensuite, tout bascule dans le délire et les obsessions de Jodo et ce n'est pas aussi drôle qu'on pourrait s'y attendre. Cela a permis à Moebius de présenter quelques pages avec des dessins admirables, mais qui ont décliné en qualité jusqu'au troisième tome.
World of Warcraft
Je n’ai jamais été gros amateur de jeux vidéo, encore moins de « jeux de rôle ». Mais la fantasy peut m’intéresser, et j’avais pas mal entendu parler du jeu World of Warcraft (sans en rien connaitre réellement). Donc la rencontre fortuite dans une boîte à livres des deux premiers albums de la série m’a permis de découvrir cet univers. Sur lequel je ne reviendrai pas… En fait les couvertures me laissaient déjà un aperçu du contenu (ce qui, en soi, est plutôt une bonne idée), contenu que je subodorais ne pas pouvoir apprécier. Le dessin d’abord, qui d’emblée ne me convient pas. La colorisation informatique n’est pas du tout mon truc, et les personnages sans nuances (dans tous les sens du terme), bodybuildés (pour les « mâles ») et à forte poitrine (pour les « femelles » – qui doivent avoir pas mal de force et/ou d’imagination pour enfiler ce qui semble leur faire office de mini mini soutien-gorge), avec des traits de visages parfois effacés (ce que je n’aime pas du tout). C’est outrancièrement caricatural – mais pas étonnant dans le catalogue Fantasy de Soleil en fait. Cela manque de nuance, de détails, mais ce dessin est finalement raccord avec « l’histoire », qui bourrine aussi et fait allègrement l’économie d’un scénario trop développé. Une présentation basique et pleine de poncifs du genre, des personnages visuellement et qualitativement stéréotypés, tout doit amener ces gladiateurs aux combats, à la baston, aux explosions de testostérone. J’imagine que le jeu devait permettre de se défouler dans ce domaine ? Mais du coup je me demande à qui s’adressait réellement cette série. Sans doute un fan service pour les aficionados du jeu vidéo. Mais ceux-ci doivent quand même se farcir des dialogues lourds et peu intéressants, qui s’alourdissent de pas mal de textes « explicatifs » (sur les peuples, les pouvoirs de tel ou tel), comme si cela devait livrer un mode d’emploi. C’est chiant pour ceux qui ne connaissent pas le jeu et qui ne font que lire les BD, et ça n’apporte rien aux amateurs du jeu je pense. Bon, ça manque donc de subtilité, et ça n’est clairement pas ma came !
Gaston Lagaffe
Eh bien, je pense que les blagues du plus grand gaffeur du monde ont fini par me fatiguer. J'ai lu les premiers gags encore assez jeune et j'ai acquis toute l'oeuvre au fil des ans, dans plusieurs éditions, pour être sûr de ne rien manquer. Le dessin de Franquin est devenu plus nerveux, plus chargé en traits, et les blagues, avec les différents gadgets, se sont allongées et sont devenues quelque peu répétitives. J'ai besoin d'un certain temps de repos pour oublier ces impressions et revenir à la lecture de la série avec un regard nouveau et moins préconçu. P.S. : les signatures au bas de la page restent excellentes !
Sandokan
Encore jeune, j'ai lu avidement tous les romans d'Emilio Salgari. Après avoir vu la série télévisée italienne, avec Kabir Bedi, j'ai décidé de commencer une bande dessinée sur Sandokan qui est restée inachevée. Le nom Yanez de Gomera, «le consigliere» du héros, sonne à tout sauf portugais... et j'ai décidé de le changer en Eanes ! Au fil des ans, j'ai acquis plusieurs adaptations en bande dessinée, principalement dans des magazines espagnols et portugais. Ce n'est que récemment que j'ai acheté celle de Pratt. Elle correspond à ce que j'attendais, mais avec un protagoniste aux traits plus malais que ce que j'avais imaginé auparavant, ce qui me paraît très bien. Par contre, il est plus colérique et plus enclin au ressentiment et à la vengeance! Les autres personnages sont plutôt bien caractérisés, mais l'action, les séquences semblent être un Corto Maltese transplanté aux mers d'Orient. Je savais que l'histoire était incomplète mais j'ai décidé de l'acheter quand même et je ne me suis pas repenti.