J'adhère à 100% à l'avis donné par Ro !
Sujet intéressant, mais présenté de manière confuse, tant la narration que le dessin (plutôt agréable par ailleurs) et les phylactères. Au point que j'ai fini le livre en le survolant pour me plonger plus rapidement dans les pages historiques ponctuant l'album.
J’adore les œuvres autobiographiques, et plus particulièrement ce genre de témoignage « brut de décoffrage » aux thématiques difficiles.
Il est question de crise identitaire (Jim Terry est un métis amérindien), du traitement des peuples indigènes nord-américains, mais aussi (et surtout) de déchirements familiaux et d’alcoolisme. Ce dernier point est central au récit, et est assez violent – l’auteur se raconte sans filtre, avec suffisamment d’autodérision pour que le récit ne tombe pas dans le misérabilisme larmoyant. J’ai trouvé le ton juste et les problèmes relationnels entre l’auteur et ses parents touchants et bien amenés.
La mise en image est réussie et m’a un peu rappelé le style de Will Eisner – il y a pire comme référence. L’auteur finit par avouer que Eisner fut une grande inspiration à ses débuts, ce qui ne m’étonne pas du tout. Par contre contrairement à Noirdésir, je ne comprends pas trop pourquoi l’avant-dernier chapitre est purement textuel (et lettré à la main dans la VO, donc pas super lisible). Il s’agit peut-être d’un choix narratif, mais j’ai vu ça comme un raccourci, une économie de moyens et de pages.
Cela étant dit, je reste sur une impression très positive… inutile de vous infliger la lecture de ce pavé si vous êtes allergiques aux autobiographies nombrilistes, mais moi, c’est ma came !
J’avais repéré cet album en librairie, et les avis ci-dessous ont fini de me convaincre de passer à l’achat, mais j’ai trouvé ça juste « pas mal ».
L’histoire est agréable, mais mon intérêt a fluctué. Certains passages ont su retenir mon attention, alors que d’autres m’ont paru rébarbatifs – je n’ai pas trop accroché aux discours philosophiques sur le pouvoir des « vrais noms » des êtres vivants, et de manière générale, j’ai trouvé que l’intrigue manquait de rythme.
La mise en image est superbe, mais les passages de nuit ou en intérieur sont beaucoup trop sombres, ce qui a rendu ma lecture pénible et fatigante. C’est dommage, le côté graphique compte beaucoup dans ce genre d’adaptation, sinon autant lire l’original.
Voilà, je réalise tout à fait que le roman « Earthsea » est un grand classique de la littérature fantasy qui avait impressionné lors de sa parution en 1968, mais découvrant cette histoire en 2026, je l’ai trouvée certes agréable, mais peu marquante.
Leo Roa a été publié initialement en 1988 et 1991. Le style graphique correspond à la période Etoile noire publié en 1981. Et pas à Gangrène/Mutante/Titania qui, publiés pourtant en 1985-87 qui sont beaucoup plus mature graphiquement.
J'aime les deux périodes mais certains ne jurent que par le Gimenez des metabarons.
En tout cas les vaisseaux sont variés et magnifiques dans Leo Roa.
L'histoire est fun, sans prétention, avec un côté buddy movie, ce changement de répertoire est rafraîchissant. Il y a des petites ambiances Incal parfois.
Je suis agréablement surpris en général des bds écrites par Gimenez et c'est le cas ici. Les dialogues auraient pu être mieux travaillés à certains moments pour pinailler.
Une œuvre de Gimenez assez peu estimée si on suit les avis précédents. Pour ma part, je vous conseille de l'essayer.
Au hasard d'un certain site de vente en ligne, je suis tombé sur cette bande. Les couvertures ont électrisé mon regard et j'ai craqué. Alors qu'est ce que ça vaut?
Blue est une bande appartenant au genre SF post apo, réalisée en 85 et 87 par deux jeunes auteurs. On les sent complètement passionnés par ce premier pied dans la bande dessinée.
J'ai adoré le style visuel. C'est un cocktail de plein d'influences. Un des personnages ressemble à Robert Smith. L'ambiance générale fait penser à des mangas comme Cobra ou Ken le survivant.
Les décors et les voitures sont sublimes tandis que les corps et les visages sont... Aléatoires. Parfois très beau et parfois dessinés en dépit du bon sens niveau proportions.
Le dessinateur a du mal à dessiner le mouvement. Les personnages de loin sont moches. Les coupes de cheveux sont ultra kitch.
Et pourtant on décèle l'influence de Klimt pour dessiner les visages, un peu comme dans Slaine.
Et pourtant il y a ce travail sur les tons de couleurs bleu et violet qui crée à lui tout seul tout un univers. Qui nous plonge dans une ambiance barbare faisant penser aux Guerriers de la nuit de Walter Hill...
Le scénario a été la bonne surprise. Je m'attendais à un navet de série Z mais on est plus sur de la série B ambiance fin du monde avec quelques touches de fun.
Bon je m'arrête là. J'ai adoré découvrir cette petite pépite qui a plein de défauts mais un charme unique. Avec cette impression d'être un archéologue dénichant un pur artefact des années 80.
C'est ce que j'ai lu de mieux d'Hermann jusqu'à présent hors série.
Je me sens obligé de mettre la note maximale. La narration est brillante. On va dire pour ne rien révéler que l'histoire raconte le rude apprentissage de la vie d'un jeune américain à l'époque des cowboys fin du 19eme siècle.
Au niveau du dessin, Hermann a rarement été aussi impliqué. La qualité de ces albums en couleurs directes est souvent aléatoire. Ici c'est sublime.
Le meilleur one shot d'Hermann.
Miville-Deschenes est un des rares dessinateurs des années 2000 qui m'intéressent, parce qu'il sait encore pratiquer le style réaliste. Il dessine très bien les corps, les animaux, les bâtiments.
C'est sa première collaboration avec Runberg. Actuellement ils sont en train de réaliser une autre série incontournable, Zaroff.
Ici Runberg nous livre un scénario de bonne facture avec cette alliance entre différentes tribus antiques/mythologiques.
J'ai juste regretté que la plupart des personnages secondaires (pas tous) soient un peu trop stéréotypés ou fades.
Une saga de fantasy très fortement conseillée.
Dans la catégorie one shot signé Hermann, Afrika est un bon cru.
Je n'ai pas trouvé le récit convenu contrairement aux avis précédents. Il a su me tenir en haleine malgré sa simplicité.
Au départ on a l'impression de regarder un documentaire sur une réserve africaine et ensuite ça part sur quelque chose de plus mouvementé.
L'histoire est propice à dessiner de jolis décors de savane et de jungle. Sans compter les planches nombreuses avec des animaux sauvages.
Un Hermann qui, s'il ne sort jamais de sa zone de confort, sait malgré tout se montrer divertissant.
Malgré la sortie des deux récentes intégrales chez Glénat contenant les histoires courtes de Serpieri sur le Far West, ça reste un peu la foire à la saucisse pour s'y retrouver. Surtout que les éditions des ouvrages que je viens de mentionner ne comportent pas de sommaire (idée de génie).
La quasi intégralité des histoires étant en NB, je me suis rabattu sur cette bande toute en couleurs car pour moi le western c'est la couleur, que ce soit chez John Ford ou chez Sergio Leone.
La première histoire fait clairement office de tête de gondole. Le trait est sublime, hyperréaliste. On dirait du Druuna.
Je pense qu'elle existe en NB mais elle est proposée ici en couleur. Il y a quelqu'un en dessous de moi qui trouve la colorisation ratée. Je ne partage pas du tout cet avis puisqu'il y a un énorme travail au pinceau pour constituer les fonds de chaque case. Si cette histoire est placée en premier, c'est pour une bonne raison : appâter le chaland. D'autant qu'on a droit à quelques images de nus magnifiques.
Les deux histoires suivantes sont plus convenues au niveau du graphisme, les visages n'impressionnent plus. La technique est differente aussi.
Les histoires sont très classiques mais l'émotion est présente. Un bémol : Serpieri utilise trop la voix off, ça donne un effet vieillot.
Le dessin - on pourrait presque dire la peinture - du premier récit ajoute une dimension mythique à l'histoire. On aurait vraiment aimé avoir 64 pages de ce niveau.
Bd sympa mais pas forcément indispensable.
Déjà le lieu - un restaurant en province - ne permet pas à Hermann de dessiner des décors qui flatteraient la rétine comme il sait si bien le faire.
Au niveau de l'histoire, on a l'impression d'être dans du Jeremiah (ce qui n'est pas un défaut à mes yeux), avec deux clans un peu timbrés prêts à s'affronter jusqu'à la mort pour un prétexte quelconque. C'est juste que ce n'est pas très réaliste puisque on est censé être dans les années 90.
Par contre je cherche encore l'apport particulier de Van Hamme à cette création mais j'ai rien trouvé. Je vous tiens au courant.
Si on est fan d'Hermann, je classe tout de même cette BD dans la liste des one shots à posséder.
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L'Escadron bleu, 1945
J'adhère à 100% à l'avis donné par Ro ! Sujet intéressant, mais présenté de manière confuse, tant la narration que le dessin (plutôt agréable par ailleurs) et les phylactères. Au point que j'ai fini le livre en le survolant pour me plonger plus rapidement dans les pages historiques ponctuant l'album.
Come Home Indio
J’adore les œuvres autobiographiques, et plus particulièrement ce genre de témoignage « brut de décoffrage » aux thématiques difficiles. Il est question de crise identitaire (Jim Terry est un métis amérindien), du traitement des peuples indigènes nord-américains, mais aussi (et surtout) de déchirements familiaux et d’alcoolisme. Ce dernier point est central au récit, et est assez violent – l’auteur se raconte sans filtre, avec suffisamment d’autodérision pour que le récit ne tombe pas dans le misérabilisme larmoyant. J’ai trouvé le ton juste et les problèmes relationnels entre l’auteur et ses parents touchants et bien amenés. La mise en image est réussie et m’a un peu rappelé le style de Will Eisner – il y a pire comme référence. L’auteur finit par avouer que Eisner fut une grande inspiration à ses débuts, ce qui ne m’étonne pas du tout. Par contre contrairement à Noirdésir, je ne comprends pas trop pourquoi l’avant-dernier chapitre est purement textuel (et lettré à la main dans la VO, donc pas super lisible). Il s’agit peut-être d’un choix narratif, mais j’ai vu ça comme un raccourci, une économie de moyens et de pages. Cela étant dit, je reste sur une impression très positive… inutile de vous infliger la lecture de ce pavé si vous êtes allergiques aux autobiographies nombrilistes, mais moi, c’est ma came !
Terremer
J’avais repéré cet album en librairie, et les avis ci-dessous ont fini de me convaincre de passer à l’achat, mais j’ai trouvé ça juste « pas mal ». L’histoire est agréable, mais mon intérêt a fluctué. Certains passages ont su retenir mon attention, alors que d’autres m’ont paru rébarbatifs – je n’ai pas trop accroché aux discours philosophiques sur le pouvoir des « vrais noms » des êtres vivants, et de manière générale, j’ai trouvé que l’intrigue manquait de rythme. La mise en image est superbe, mais les passages de nuit ou en intérieur sont beaucoup trop sombres, ce qui a rendu ma lecture pénible et fatigante. C’est dommage, le côté graphique compte beaucoup dans ce genre d’adaptation, sinon autant lire l’original. Voilà, je réalise tout à fait que le roman « Earthsea » est un grand classique de la littérature fantasy qui avait impressionné lors de sa parution en 1968, mais découvrant cette histoire en 2026, je l’ai trouvée certes agréable, mais peu marquante.
Léo Roa
Leo Roa a été publié initialement en 1988 et 1991. Le style graphique correspond à la période Etoile noire publié en 1981. Et pas à Gangrène/Mutante/Titania qui, publiés pourtant en 1985-87 qui sont beaucoup plus mature graphiquement. J'aime les deux périodes mais certains ne jurent que par le Gimenez des metabarons. En tout cas les vaisseaux sont variés et magnifiques dans Leo Roa. L'histoire est fun, sans prétention, avec un côté buddy movie, ce changement de répertoire est rafraîchissant. Il y a des petites ambiances Incal parfois. Je suis agréablement surpris en général des bds écrites par Gimenez et c'est le cas ici. Les dialogues auraient pu être mieux travaillés à certains moments pour pinailler. Une œuvre de Gimenez assez peu estimée si on suit les avis précédents. Pour ma part, je vous conseille de l'essayer.
Blue (Humanos)
Au hasard d'un certain site de vente en ligne, je suis tombé sur cette bande. Les couvertures ont électrisé mon regard et j'ai craqué. Alors qu'est ce que ça vaut? Blue est une bande appartenant au genre SF post apo, réalisée en 85 et 87 par deux jeunes auteurs. On les sent complètement passionnés par ce premier pied dans la bande dessinée. J'ai adoré le style visuel. C'est un cocktail de plein d'influences. Un des personnages ressemble à Robert Smith. L'ambiance générale fait penser à des mangas comme Cobra ou Ken le survivant. Les décors et les voitures sont sublimes tandis que les corps et les visages sont... Aléatoires. Parfois très beau et parfois dessinés en dépit du bon sens niveau proportions. Le dessinateur a du mal à dessiner le mouvement. Les personnages de loin sont moches. Les coupes de cheveux sont ultra kitch. Et pourtant on décèle l'influence de Klimt pour dessiner les visages, un peu comme dans Slaine. Et pourtant il y a ce travail sur les tons de couleurs bleu et violet qui crée à lui tout seul tout un univers. Qui nous plonge dans une ambiance barbare faisant penser aux Guerriers de la nuit de Walter Hill... Le scénario a été la bonne surprise. Je m'attendais à un navet de série Z mais on est plus sur de la série B ambiance fin du monde avec quelques touches de fun. Bon je m'arrête là. J'ai adoré découvrir cette petite pépite qui a plein de défauts mais un charme unique. Avec cette impression d'être un archéologue dénichant un pur artefact des années 80.
On a tué Wild Bill
C'est ce que j'ai lu de mieux d'Hermann jusqu'à présent hors série. Je me sens obligé de mettre la note maximale. La narration est brillante. On va dire pour ne rien révéler que l'histoire raconte le rude apprentissage de la vie d'un jeune américain à l'époque des cowboys fin du 19eme siècle. Au niveau du dessin, Hermann a rarement été aussi impliqué. La qualité de ces albums en couleurs directes est souvent aléatoire. Ici c'est sublime. Le meilleur one shot d'Hermann.
Reconquêtes
Miville-Deschenes est un des rares dessinateurs des années 2000 qui m'intéressent, parce qu'il sait encore pratiquer le style réaliste. Il dessine très bien les corps, les animaux, les bâtiments. C'est sa première collaboration avec Runberg. Actuellement ils sont en train de réaliser une autre série incontournable, Zaroff. Ici Runberg nous livre un scénario de bonne facture avec cette alliance entre différentes tribus antiques/mythologiques. J'ai juste regretté que la plupart des personnages secondaires (pas tous) soient un peu trop stéréotypés ou fades. Une saga de fantasy très fortement conseillée.
Afrika
Dans la catégorie one shot signé Hermann, Afrika est un bon cru. Je n'ai pas trouvé le récit convenu contrairement aux avis précédents. Il a su me tenir en haleine malgré sa simplicité. Au départ on a l'impression de regarder un documentaire sur une réserve africaine et ensuite ça part sur quelque chose de plus mouvementé. L'histoire est propice à dessiner de jolis décors de savane et de jungle. Sans compter les planches nombreuses avec des animaux sauvages. Un Hermann qui, s'il ne sort jamais de sa zone de confort, sait malgré tout se montrer divertissant.
Femmes de l'ouest
Malgré la sortie des deux récentes intégrales chez Glénat contenant les histoires courtes de Serpieri sur le Far West, ça reste un peu la foire à la saucisse pour s'y retrouver. Surtout que les éditions des ouvrages que je viens de mentionner ne comportent pas de sommaire (idée de génie). La quasi intégralité des histoires étant en NB, je me suis rabattu sur cette bande toute en couleurs car pour moi le western c'est la couleur, que ce soit chez John Ford ou chez Sergio Leone. La première histoire fait clairement office de tête de gondole. Le trait est sublime, hyperréaliste. On dirait du Druuna. Je pense qu'elle existe en NB mais elle est proposée ici en couleur. Il y a quelqu'un en dessous de moi qui trouve la colorisation ratée. Je ne partage pas du tout cet avis puisqu'il y a un énorme travail au pinceau pour constituer les fonds de chaque case. Si cette histoire est placée en premier, c'est pour une bonne raison : appâter le chaland. D'autant qu'on a droit à quelques images de nus magnifiques. Les deux histoires suivantes sont plus convenues au niveau du graphisme, les visages n'impressionnent plus. La technique est differente aussi. Les histoires sont très classiques mais l'émotion est présente. Un bémol : Serpieri utilise trop la voix off, ça donne un effet vieillot. Le dessin - on pourrait presque dire la peinture - du premier récit ajoute une dimension mythique à l'histoire. On aurait vraiment aimé avoir 64 pages de ce niveau.
Lune de guerre
Bd sympa mais pas forcément indispensable. Déjà le lieu - un restaurant en province - ne permet pas à Hermann de dessiner des décors qui flatteraient la rétine comme il sait si bien le faire. Au niveau de l'histoire, on a l'impression d'être dans du Jeremiah (ce qui n'est pas un défaut à mes yeux), avec deux clans un peu timbrés prêts à s'affronter jusqu'à la mort pour un prétexte quelconque. C'est juste que ce n'est pas très réaliste puisque on est censé être dans les années 90. Par contre je cherche encore l'apport particulier de Van Hamme à cette création mais j'ai rien trouvé. Je vous tiens au courant. Si on est fan d'Hermann, je classe tout de même cette BD dans la liste des one shots à posséder.