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Les derniers avis (93738 avis)

Couverture de la série Les Dragons de la frontière
Les Dragons de la frontière

J’ai été attiré par cette série dès sa sortie. Attiré par la couverture d’abord, presque trop belle et léchée et très cinématographique (voire photo de studio). Attiré par le sujet ensuite. En effet, c’est une région et une époque peu développées en BD, où les scénaristes se focalisent davantage sur la seconde moitié du XIXème siècle concernant les Apaches. On a là quelque chose d’intermédiaire entre cet « âge » d’or du western et la série de Kresse Les Peaux-Rouges, qui se déroulait encore plus tôt dans l’Histoire. Comme pour Kresse d’ailleurs, il y a une volonté de bien retranscrire l’univers amérindien, et de rester fidèle à ce que l’on connait de cette culture à cette époque. Toujours est-il que, si l’intrigue elle-même n’est pas hyper originale, elle est bien développée, dessin et colorisation sont réussis. Surtout les cadres géographique et chronologique lui donnent clairement un intérêt supplémentaire. Bref, c’est rythmé, en plus sans rallonge superflue, puisque prévu en deux tomes. Donc pas mal d’atouts pour cette série dont j’attends la suite et fin avec impatience.

14/10/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Joe la Pirate
Joe la Pirate

J'ignorais tout de ce personnage et effectivement, on peut bien dire qu'elle a eu une vie à part, et pas seulement parce qu'elle était ouvertement homosexuelle et décidée à vivre comme un homme dans un corps de femme. En effet, je trouve son expérience de "roi" d'une île des Caraïbes nettement plus étonnante. Sa vie est ici bien racontée, de manière fluide, avec certes quelques ellipses mais qui étaient probablement nécessaires pour ne pas s'attarder dans des détails inutiles. Le graphisme est frais, avec des rondeurs longueurs qui l'éloignent du sérieux de biographies plus ennuyeuses. J'ai bien aimé ce dessin, même si j'ai été un peu déstabilisé par l'inconstance du visage de l'héroïne, parfois tout rond, parfois carré, avec un nez également parfois rond et parfois triangulaire et pointu. Plusieurs fois, je me suis demandé si c'était bien elle qui était représentée. C'est donc une bonne biographie, plaisante à lire, mais pour autant je ne me suis pas pleinement laissé embarquer. On sent en effet une admiration des auteurs envers le personnage mais malgré sa force de caractère et ses idées d'avant-garde, j'ai tout de même l'impression que les fonds visiblement illimités dont elle a pu disposer l'ont largement aidé à vivre cette vie si particulière, faite de folies onéreuses et de si nombreuses fêtes. J'aurais été bien plus marqué par le personnage si elle avait bâti sa fortune et son destin elle-même plutôt que de les dépenser comme une riche héritière. Mais je juge le personnage ici alors que c'est de la BD dont il devrait s'agir. Celle-ci est donc bonne, bien faite et intéressante, mais je ne suis pas sûr d'avoir envie de la relire.

14/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Kuklos
Kuklos

Il est toujours difficile de faire le récit d'une autobiographie, même fictive, d'un bourreau sans tomber dans au moins deux pièges. Le premier est de le charger et de le rendre tellement ridicule que cela fait perdre beaucoup de crédibilité au récit ; Le second est au contraire de se laisser happer par sa part d'humanité qui lui est inaliénable et ainsi de lui procurer une part d'empathie qu'il ne mérite pas. Christophe Gaultier et Sylvain Ricard ont admirablement évité ces deux récifs. Les dessins avec des visages taillés à coups de serpes rendent bien la dureté des Kluxers. Les costumes de monsieur tout-le-monde, les décors d'une campagne du Sud, cela est si paisible mais cela se couvre de sang en deux minutes. Ces dessins laissent à imaginer l'angoisse qu'on vécut les habitants Afro-américains du pays champion du monde libre et de la démocratie, pendant 120 ans. C'est d'ailleurs à l'honneur de beaucoup d'Américains Blancs d'avoir vigoureusement combattu cette peste, un passage y faisant référence. Les auteurs ne s'étendent pas sur l'histoire du Cercle (Kuklos veut dire cercle en Grec cela deviendra Ku Klux) mais nous invitent à élargir nos recherches. (Par exemple ce n'est pas Forrest le fondateur mais un petit "cercle" de vétérans sudistes de Pulaski (Tennessee) et comme ils venaient d'Ecosse cela a fait un Klan) Thomas va vivre deux des grandes périodes du Klan. Celle des années 20 et celle des années 50. Son (notre ?) initiation aux rites du Klan, un passage formidable du livre, est en plein "Age d'Or" du Klan. Il y a alors plusieurs millions de cotisants à travers les USA, pas seulement au Sud, ce qui représente une force politique et financière inimaginable. Force qui agira jusqu'au plus haut sommet de l'Etat (Truman a fait partie du Klan à cette époque) comme le prouve l'adoption des lois de 1924 sur l'immigration (Jonhson-Reed Act). Celle des années 50, en réaction aux revendications légitimes des citoyens Afro-américains dont les fils ou frères étaient morts sous l'uniforme et qui avaient par l'éducation aussi, eu le courage de relever la tête. Je pense voir dans l'œuvre de S. Ricard l'expression des deux violences du Klan. La violence gratuite sadique de Hummond qui est là pour assouvir ses désirs psychopathes en toute impunité. Il y a la violence plus politique de Thomas qui est là pour maintenir la suprématie du pouvoir Blanc et Protestant. C'est pourquoi, sur la liste de leurs haines les Kluxers avaient rajoutés les Juifs, les activistes (considérés de facto comme communistes) et les Catholiques (à la fois basanés et/ou papistes). Ces deux violences se rejoignent souvent mais elles peuvent s'affronter. De toute façon, elles sont aussi ignobles l'une que l'autre. Je pourrais faire un peu la fine bouche sur la fin qui met l'accent sur l'action dramatique mais c'est tellement peu par rapport au message.

14/10/2021 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5
Couverture de la série #J'Accuse...!
#J'Accuse...!

On peut dire qu’il était très attendu, le nouvel opus de Jean Dytar. Habile à la plume comme aux pinceaux, ce narrateur hors pair, qui prend le temps de peaufiner ses productions, nous propose cette fois une œuvre extrêmement ambitieuse qui lui permet de réactualiser de belle manière le procès d’Alfred Dreyfus, cet officier militaire de confession juive victime d’une machination judiciaire qui le condamna au bagne. L’affaire a marqué les annales à la fin du XIXe siècle, tant par sa durée que par le retentissement qu’elle eut dans la société française. Tout le monde a entendu parler de l’affaire Dreyfus, maintes fois portée à l’écran à travers les décennies, et plus récemment par Roman Polanski. C’est dire si cette affaire est encore bien présente dans l’inconscient collectif. Elle n’avait cependant encore jamais fait l’objet d’une bande dessinée totalement dédiée. C’est désormais chose faite grâce à Jean Dytar, qui s’est abondamment documenté pour synthétiser le déroulé long et complexe de ce complot judiciaire hors normes. L’auteur aurait pu choisir la facilité en en livrant une version romancée et académique. Bien au contraire, il a opté pour une veine journalistique en se basant sur les écrits du frère, Mathieu Dreyfus, qui tient ici une place centrale. Autour de ce témoignage viennent s’affronter les deux camps par la bouche de personnalités publiques, intellectuels et hommes politiques, partisans et contempteurs de l’officier déchu. Leurs propos étaient relayés par les journaux de l’époque, dont certains éditorialistes exprimaient leur antisémitisme de la façon la plus outrancière, la plus violente. Heureusement, il y eut ceux qui dénoncèrent avec courage cette machination cousue de fil blanc, parfaitement conscients des risques qu’ils prenaient en s’exposant ainsi. Emile Zola fut le plus célèbre, mais avant lui, d’autres moins connus durent défricher le terrain, notamment Auguste Scheurer-Kestner et Bernard Lazard, s’attirant tous la vindicte des torchons antisémites de l’époque, avec leur caricatures odieuses. Si l’ouvrage est dense sur le plan du texte et des informations, Jean Dytar s’est efforcé d’aérer la mise en page avec une trouvaille ludique : donner au lecteur la sensation qu’il se trouve face à son écran d’ordinateur, en bordant chaque planche d’une fenêtre de navigation. Le procédé fonctionne très bien, d’autant que la lecture peut s’accompagner d’une application de l’éditeur à télécharger sur son smartphone — un outil un peu gadget il faut bien le dire — permettant de scanner certaines pages pour obtenir en « réalité augmentée » des fiches biographiques ou des unes de journaux d’époque consultables sur Gallica, la plateforme numérique de la BNF. Le trait de Dytar diffère encore de ses ouvrages précédents, car on le sait, ce dernier fait partie des auteurs qui aiment à se renouveler. Comme il le dit lui-même, il s’est inspiré d’images d’époque et d’autres plus contemporaines, qu’il a unifiées « sous une peau de hachures ». Cela confère à l’ensemble une patine d’époque, tandis que la mise en page façon Internet — on apprécie particulièrement les icônes redessinées dans l’esprit de l’époque — amène subtilement une réflexion sur la manière dont les informations nous parviennent aujourd’hui par le biais des réseaux sociaux, et sur la vérification même de ces informations, qui régulièrement sont livrées sans réel travail d’investigation. A mi-chemin entre rumeurs, ragots et ce qu’il est convenu d’appeler désormais « fake news ». L’auteur n’a pas été jusqu’à mettre en lumière l’effet de meute amplifié par ces nouveaux moyens de communication, sans doute pour ne pas totalement dénaturer la vérité historique de l’ouvrage. On sent que le sujet tenait à cœur Jean Dytar, et le défi, pour le moins vaste, est relevé avec talent, parce que malgré l’effort requis par une telle lecture, il est impossible de lâcher le livre, en tout cas pour quiconque acceptant mal les injustices d’hier ou d’aujourd’hui… Et à l’évidence, celle-ci en fut une de premier rang. On sera également sidéré de voir avec quelle violence l’antisémitisme s’exprimait en cette période, avec des propos ou des caricatures qui n’avaient rien à envier aux Nazis qui commirent les atrocités que l’on sait quelques décennies plus tard. De fait, c’est un ouvrage historique grandement salutaire que nous offre l’auteur, d’autant que la tentation de s’en prendre aux personnes de confession juive reste plus forte que jamais, notamment chez les complotistes écumant les réseaux afin d’y répandre leur propagande fielleuse.

13/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Hansel et Gretel (Bamboo)
Hansel et Gretel (Bamboo)

Hansel et Gretel est un conte difficile à expliquer pour un enfant jeune. Je l'ai longtemps mis de côté tellement je me sentais mal à l'aise avec. On ne peut pas laisser son enfant seul devant une telle histoire surtout si cet enfant n'a ni frère ni sœur. Une lecture au premier degré montre un conte noir! Un abandon parental, la solitude dans un monde hostile, une sorcière qui vous asservie et veut vous manger. Il faut que l'enfant aie une sacrée confiance en lui à 3- 5 ans pour accepter une fin type conte de fée. Le livre de Mathilde Domecq illustre parfaitement le conte sans digression avec de beaux dessins et de belles couleurs. Mais à mon avis les enfants sont représentés beaucoup trop jeunes probablement pour un effet d'identification aux personnages. Car il s'agit moins d'abandon que de séparation nécessaire pour grandir. Seuls, les enfants auront à affronter un monde extérieur parfois hostile et les liens de fratrie seront indispensables pour leurs survies. Il faudra se méfier des illusions mais qu'avec du courage et de l'intelligence on peut se sortir des pires situations. Les frères Grimm ont vraiment mis la barre haute;

13/10/2021 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Le Clan des Otori
Le Clan des Otori

Je ne connais pas le roman original donc je ne commenterai pas la réussite de son adaptation dessinée qui j'imagine va se calquer sur la trilogie car ce premier tome couvre le premier livre de la trilogie initiale. Toujours est-il que cette histoire m'a bien plu. On se trouve dans un monde fictif qu'on pourrait situer vers le Moyen Age dans un pays oriental comme la Chine ou le Japon. Le dessin cultive également ce trait asiatique. D'ailleurs je me suis dit que l'auteur du roman devait être chinois avec ce nom Lian Hearn mais il s'avère que c'est un pseudonyme et qu'on a affaire à une romancière britannique de son état. Trois principaux clans se partagent le territoire. On suit les traces du jeune Takeo dont les siens ont été massacré et qui est recueilli puis adopté par un homme qui décèle un certain talent en lui, et lui rappelle aussi quelqu'un - probablement un autre de ses fils décédé. Peu à peu le jeune découvre comme des pouvoirs, du moins des sens très aiguisés. Il serait d'une tribu spéciale. Le rythme est bon et ce tome de près de 100 pages permet de bien restituer une ambiance de conflits de pouvoir entre les clans, des tentatives d'assassinats. Je lirai sûrement la suite.

13/10/2021 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Eloïsa et Napoléon
Eloïsa et Napoléon

Avec le temps, le sucre me dérange de plus en plus au niveau du palais, surtout dans le café. Et le sirupeux me colle beaucoup trop à la gorge. Et ici, je dois dire que ça a du mal passer ! Doux et sucré, voir mièvre parfois. D'autant que ça m'a peu intéressé dans le déroulé, également. Mais commençons par le commencement : l'idée de l'histoire m'a intéressé et j'ai vite eu envie de découvrir la suite, même si j'ai commencé à avoir peur vers la moitié de l'album. En effet, elle avance assez peu au final, et même stagne un peu dans un chapitre complètement hors-sujet (selon moi) dans l'histoire. En fait, c'est plutôt que cette histoire est mignonne et touchante, mais qu'elle est très limitée dans son déroulé (on s'arrête assez vite, ce qui est frustrant à mon gout) et que l'on présente bien plus le point de vue du gars. Le dessin joue bien dessus, notamment sur les idées de taille, mais les pages s'enchainent vite sans beaucoup d'actions et au final je me suis retrouvé à le lire en dix minutes en attendant vainement le moment du décollage. Un peu déçu de cet opus, donc, qui peine à me convaincre. J'ai gouté à trop de bonnes BD pour rester là-dessus, malgré le côté doux qui en ressort. Trop de sucre, je pense.

13/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Not Quite Dead
Not Quite Dead

On a là une série à réserver essentiellement aux fans de rock, mais j’en attendais davantage en ce qui me concerne. En effet, je pensais lire un petit brûlot, ou un recueil de trucs trash dans le milieu musical. Mais en fait ces histoires courtes, parues en revue en France et aux États-Unis, si elles illustrent bien les galères d’un groupe de rock lambda et marginal, ne m’ont pas réellement captivé. La faute à un humour mollasson essentiellement, que je n’ai pas trouvé percutant. Je n’ai lu que le premier tome (et ne sais donc pas ce que c’est devenu dans les albums plus récents), mais je pense que le fait de lire l’ensemble d’une traite dessert la série, certaines petites histoires pouvant peut-être mieux passer, disséminées comme des petites pastilles au milieu d’une revue musicale ou underground (auquel l'apparente le dessin, influencé par Crumb). A lire par petites doses donc, mais n’en attendez pas des miracles.

13/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Le Téléscope
Le Téléscope

L’intrigue est vaguement originale, puisqu’elle rassemble 5 vieux bonhommes usés par l'existence, et un peu aigris par une vie qui ne leur a pas permis de réaliser leurs rêves, 5 types unis comme les doigts de la main, qui vont, après quelques péripéties improbables, s’unir à une jeune femme assez libérée (et très vénale !), pour monter une arnaque qui leur permettra de se venger de la vie, et d’un gros connard. Van Hamme fait du Van Hamme, à savoir un scénario taillé au cordeau, très cinématographique (d’ailleurs, chaque personnage a droit à une présentation lors d’une « pause », comme si la caméra arrêtait de tourner le temps que le spectateur lise sa courte biographie). Il fait aussi du Van Hamme en plaçant (comme il l’a déjà fait ailleurs) « Largo Winch » dans un dialogue. Du placement de produit là aussi très cinéma contemporain ! Pour le reste, l’histoire se laisse lire, mais elle ne m’a pas passionné. Certaines ficelles sont trop grosses, et la fin couronne maladroitement je trouve cette succession de facilités. Le dessin de Teng est bon, mais pas toujours à mon goût. En particulier le rendu de la peau des personnages (la colorisation y est pour beaucoup) est un peu bizarre. Pour inconditionnels du scénariste. Note réelle 2,5/5.

13/10/2021 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Portugal
Portugal

En voyant le titre de cette bande dessinée, on pourrait croire que c’est une virée touristique voire historique au Portugal. Et bien non, loupé, car on a affaire à un récit qui nous conte la découverte et la recherche de Cyril Pedrosa (le personnage principal, Simon Muchat, est en quelque sorte l’avatar de Cyril Pedrosa) sur ses origines portugaises. Ainsi, le lecteur suivra les péripéties du héros pour décortiquer et découvrir qui étaient ses aïeuls et pourquoi sa famille s’est établie en France. En fait, ce n’est pas aussi simple que ça cette histoire car, initialement, notre personnage principal n’a jamais eu en quelque sorte d’intérêt sur les affaires familiales. En effet, il a fallu une déprime et une invitation au mariage d’une de ses cousines pour que Simon ait l’envie d’entrevoir ses origines. Cette initiative lui sera le début d’une thérapie à son malaise… Le récit est assez long à se mettre en place, ce parti-pris a permis à l’auteur de poser son histoire et de nous faire immerger dans ses relations assez complexes avec les autres membres de sa famille. J’ai bien aimé cette façon de procéder car on a vraiment l’impression de prendre part à cette aventure, de rencontrer les divers personnages en même temps que Simon Muchat. Certes, j’avoue qu’à certains moments, j’ai ressenti une lassitude à lire cette bande dessinée parce qu’il n’y aucune scène d’action, la pagination est conséquente et beaucoup de scènes contemplatives ; mais cette sensation est contre balancée par la qualité des dialogues, les personnages secondaires attachants et -à mon goût- un graphisme très intéressant. Le coup de crayon de Cyril Pedrosa est vraiment particulier, à mi-chemin entre l’ébauche et le dessin fini, je le trouve très vivant et atypique. J’aime sa faculté de varier les styles, je trouve que ça dynamise son récit qui en avait bien besoin par moments. La mise en couleurs est également particulière, on est clairement dans la recherche d’ambiances plus que dans la mise en place de façon réaliste ; là-aussi, j’aime ce parti-pris même si cela nuit de temps en temps à la lisibilité des planches. Au final, étant moi-même assez friand de romans graphiques, j’ai vachement apprécié « Portugal » où j’ai vraiment eu l’impression de m’immerger dans les péripéties du personnage principal dans la découverte de ses origines familiales. J’y ai adoré aussi son traitement graphique qui m’est apparu atypique, recherché et vivant même si on peut déplorer des lacunes au niveau de la lisibilité de certaines séquences. Bref, une belle découverte et un beau voyage initiatique au côté de cet auteur…

13/10/2021 (modifier)