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Les derniers avis (93026 avis)

Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Goodnight paradise
Goodnight paradise

Il y a peu je rencontre l'excellent Yann 135, l'homme habituellement pondéré, calme et civilisé me semblait être dans un état de vive excitation. Je m'approche de lui pour les salutations d'usage, mais que nenni le bougre faisant fi de celles-ci, part dans une logorrhée que je ne puis faire cesser. Et oui il vient de finir la lecture d'une BD "Goodnight Paradise" et ses propos sont tout simplement dithyrambiques. Afin de couper court au propos de ce fidèle chroniqueur de notre site bien-aimé je lui assure que je vais me procurer l'ouvrage qui l'a mis dans cet état de presque épectase et posté illico un avis. Lecture faite et oui je me dois d'aller dans le sens de Yann 135. Que c'est bon!. Les amateurs de polars y verront surement une influence manifeste d'auteurs tels que James Ellroy, Kem Nunn et j'en oublie. Imaginez Venice Beach ses longues plages, son remblai et ses cocotiers, l'image du bonheur (?). Derrière la façade rutilante il existe tout un monde interlope ou tous les trafics drainent les paumés, ceux que la ville ne veut pas voir. Parmi eux Eddie dont le principal souci est de trouver de quoi se payer ses bières quotidiennes. Qu'une junkie soit retrouvée morte dans une poubelle avec son chien et voilà notre homme qui décide entre deux comas éthyliques de résoudre le mystère. Entre junkies, promoteurs véreux, c'est tout un monde qui se dévoile sous nos yeux dans un scénario tiré au cordeau. Tout cela est haletant et c'est en titubant comme sonné, comme Eddie que nous déambulons dans les rues de Venice Beach. Au scénario il faut saluer le travail de Joshua Dysart, le dessin d'Alberto Ponticelli est excellent accentuant par son trait les visages ravagés de ses protagonistes. Tel Yann 135 je ne vais pas m'agenouiller devant cette œuvre mais lui donner un franchement bien à mon sens amplement mérité. Faites tourner.

16/07/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Bolchoi arena
Bolchoi arena

3.5 J'ai été attiré par cette série parce que j'avais vu le nom de Boulet sur la couverture, et j'ai emprunté les deux tomes sans savoir de quoi ça parlait et j'ai même cru au début que j'aillais lire une histoire spatiale inspirée des animes des années 80-90 (c'est ce à quoi le style de dessin m'a fait penser) ! J'ai bien aimé cet univers bien qu'il m'ait fallu un peu de temps pour accrocher, en partie parce que la science-fiction n'est pas un de mes genres de prédilection. J'ai surtout apprécié le tome 2 qui est plus sombre et qui montre la partie noire de ce monde virtuel et comment cela affecte le monde réel. Ce qui arrive à la pauvre héroïne est captivant et j'ai bien aimé comment on traite son problème de manière réaliste. Je n'en dis pas plus pour pas spoiler, mais je pense que ceux qui ont lu ce tome vont comprendre de quoi je veux parler. L'héroïne elle-même est terriblement attachante et j'ai bien envie de voir ce qui va lui arriver par la suite. J'ai bien aimé le dessin que je trouve bien lisible et dynamique.

15/07/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 5/5
Couverture de la série C'était la guerre des tranchées
C'était la guerre des tranchées

La Grande Guerre racontée par Tardi, celle là est très poignante. Un hommage engagé et sans filtre d'un auteur qui tente de nous faire introduire, même si cela reste inimaginable, dans ce que pouvaient être les tranchées. J'ai voulu compléter ma lecture avec la série LSD : "14-18 La Grande Guerre racontée par les archives" (le deuxième épisode portant précisément sur le quotidien au front du point de vue des soldats). Et ce que j'ai parcouru en images vient traduire ce que j'ai entendu à la radio. Le quotidien et les situations racontés semblent criants de vérité. "10 millions de soldats morts", voilà le titre sous-jacent de cette BD. Pour qui connaît Tardi, on ne sera pas étonné de rencontrer le populo franchouillard plutôt que de s'attarder sur les chefs de guerres. Du coup, c'est les tranchées H24. Tardi méprise la guerre, toute guerre, et il le clame haut et fort, ici peut être plus qu'ailleurs. Les dessins sont admirables, je trouve les personnages moins caricaturés que d'habitude. Son style et ce noir et blanc est tellement unique, tellement adapté à ce qu'il souhaite transmettre. Je ne suis pas certain qu'il ait fallu écrire autant, même si j'ai dévoré les planches du début à la fin. Un hommage et une prise de position à lire, bien évidemment...

15/07/2021 (modifier)
Par Ubrald
Note: 2/5
Couverture de la série La Maison aux 100 portes
La Maison aux 100 portes

Note 2,5/5. Le mot qui me vient à l’esprit quand j’évoque cette bd, c’est « neutre ». Je n’ai pas été captivé, il fallait que je fasse un effort pour reprendre la lecture après une pause et puis finalement j’ai lâché la lecture au tome 3. La bd m’a donné l’impression d’être dans une aventure de Scoobi-Doo version fantastique adulte. L’intrigue ne m’a pas passionné et surtout je n’ai pas ressenti de proximité avec les protagonistes. Je comprends ce que l’auteure a voulu réaliser, mais pour moi la pâte n’a pas pris. Pourtant j’aime bien le travail d’Isabelle Dethan notamment sur les premiers tomes de la série Sur les Terres d'Horus où le dessin est magnifique et les scénarios prenants.

15/07/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 4/5
Couverture de la série Ion Mud
Ion Mud

Lupo erre dans un immense vaisseau depuis plus de 40 ans, à la recherche d'une porte. Voilà en gros les seules informations que l'on a sur l'histoire pendant une bonne partie de la BD. Le scénario est flou, le concept vague, mais les décors incroyables. Autant, je n'ai pas spécialement accroché à l'histoire. J'ai mis plus de 150 pages à m'y intéresser. Certes la fin vient éclaircir toute l'histoire, mais pour moi le mal était déjà fait, je n'étais plus dedans. Autant, les dessins méritent à eux seul l'achat de cette BD. Ils sont d'une qualité rarement atteinte. Ils sont truffés de détails, d'une précision chirurgicale et c'est un véritable bonheur de pouvoir les contempler. Je tournais les pages et restais scotché face à toutes ces planches fabuleuses. Même si je n'ai pas apprécié le scénario, j'ai adoré découvrir l'univers que l'auteur nous a proposé et je compte bien suivre ses prochaines réalisations à partir d'aujourd'hui. La qualité des planches font monter ma note à 4 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

15/07/2021 (modifier)
Couverture de la série Vieille, moche et méchante
Vieille, moche et méchante

Si tout le monde n’est pas vieux dans cette histoire, tous les personnages sont moches (physiquement et dans leur attitude) et férocement méchants ! Cuneo, auteur argentin que je découvre avec cet album (je ne sais pas s’il a publié autre chose) a ici fait un mixe entre sa culture d’origine (un caudillo sénile avec une femme prénommée Evita…) et la France où il s’était installé (l’action se passe dans un Paris revisité). Résumer l’histoire serait difficile et inutile. C’est un gros défouloir, un jeu de massacre mêlant le loufoque, une dose de trash et de provocation, un érotisme moche, et une furieuse critique de certains travers de nos sociétés (inégalités sociales, peoplisation de l'actualité, intolérances contre les minorités et prétendues déviances sexuelles, etc.). Cuneo ne s’embarrasse pas avec de la finesse ou une quelconque vision cartésienne des choses. Bien au contraire, ça part dans tous les sens, les dialogues fusent, les attentats et fusillades dézinguent à tout-va. Le casting (que la couverture met en avant, à défaut de le mettre en valeur) est déjà des plus improbables. Dans un pays imaginaire (une Argentine parisienne donc), théoriquement dirigé par un dictateur grabataire et mourant, nous suivons une vieille rombière, Apollonia, grande bourgeoise remplie de prévention de classe, qui est là pour bien vivre, s’en mettre plein les poches, et dézinguer du pauvre (à coup d’insultes et de balles). Elle est accompagnée d’un petit fils, nabot nazillon capricieux et infecte répondant au nom de Jean-Marie…, est copine de la femme du dictateur, Evita (qui montre en permanence un sourire ravageur et une poitrine et des fesses débordant de ses courts vêtements). Régulièrement, des pauvres viennent quémander une petite part du gâteau, et des terroristes dynamitent et échangent quelques tirs avec Apollonia. Tout est outrancier, du dessin hautement caricatural (même la colorisation est criarde) au scénario, un brin déjanté (du Vuillemin, du Reiser, un chouia d’Edika dans certaines caractéristiques du dessin et du scénario). Pourquoi pas ? Mais ce défouloir un peu gratuit m’a un peu lassé au bout d’un moment. C’est finalement trop linéaire, monocorde, et l’humour s’émousse rapidement. A noter que Cuneo, qui a pas mal publié dans les magazines liés à la communauté homosexuelle, cherche parfois à illustrer la liberté sexuelle (et fait plusieurs allusions aux remarques haineuses contre les malades du sida qui pouvaient être faites à l’époque). C’est un album pas courant, mais qui m’a un peu laissé sur ma faim. Note réelle 2,5/5.

15/07/2021 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Les Fiancées du califat
Les Fiancées du califat

Dans la veine de la série Compte à rebours des mêmes auteurs, ce thriller à la française met encore en vedette un juge qui a les traits de Marc Trévidic mais s'appelle Antoine. Cette fois c'est un one-shot et originalité si on peut dire ce sont des jeunes femmes qui sont à la manœuvre pour semer la terreur à Toulouse, même si elles sont pilotées et en contact par internet dans des cyber cafés avec des hommes, le mari de l'un et un cheikh qui doute de cette entreprise féminine. C'est bien écrit, les dialogues sont réalistes ainsi que les situations présentées qui sont crédibles. Ces femmes sont à fond dans l'islam, même si nées en France, l'une d'elles s'appelle Muriel et n'a aucune origine étrangère. Il y a plusieurs personnalités et l'une d'elles s'inquiète d'ailleurs que leurs actions puissent tuer des femmes, enfants et musulmans. Pour autant leurs motivations profondes sont un peu éludées à part pour servir la "cause" de leur religion, notamment la jeune fille encore mineure qui est volontaire pour aller se faire sauter - à l'explosif. La fin est sans grande surprise avec une intervention de la police avant que ça tourne trop mal.

14/07/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Many reasons why
Many reasons why

J'ai lu le premier tome et je pense que je vais lire au moins le deuxième, mais cela ne fait pas partie de mes priorités. En fait, j'ai été intrigué par le résumé de ce manga lorsque je l'ai trouvé en librairie et je l'ai acheté. L'intrigue est assez bonne et j'ai un peu envie de savoir ce qui va se passer ensuite, mais la structure du premier tome m'a un peu refroidi. Donc dans une école japonaise il y a un événement étrange qui s'est passé une journée dans une classe, mais tout est vite rentré dans l'ordre et boum quelques mois plus tard une élève de cette classe s'est suicidée alors qu'elle semblait heureuse et aimée de tous. Puis ses camarades de classes trouvent sur leurs pupitres une lettre d'adieu personnalisée de l'étudiante suicidée et décident de les lire à haute voix. Les trois-quart du premier tome, c'est la lecture de quelques lettres et les discussions des élèves après la lecture de chacune d'entre-elles. Je vais pas spoiler, mais on devine facilement ce qui arrive si on lit bien le titre. J'ai pas du tout été surpris par cette partie qui dure et qui dure. C'est pas mauvais à lire, juste que cela ne m'a pas captivé. Donc on a droit comme premier tome à une grosse introduction de plus de 200 pages (et encore, on connait juste un peu certains personnages, la plupart des élèves de la classe sont des anonymes pour l'instant) ce qui a enlevé un peu l'intérêt que j'avais pour le scénario. Je vais tenter ma chance avec le second tome et s'il me passionne pas, je ne vais pas continuer ce manga. *** Bon ben j'ai lu le second tome et mes sentiments sont toujours un peu confus. En gros, il y a des éléments dans le scénario qui me donnent envie de lire la suite, sauf que ce n'est pas très passionnant à lire. Il faut dire que la plupart du temps on est dans la classe et les personnages discutent. Heureusement, dans le deuxième tome il y a un peu de l'action à l'extérieur de la classe, mais globalement les personnages lisent toujours les lettres et après discutent sur l'intention de la suicidée et on finit par voir que les personnages ne sont pas tous clairs, qu'ils ont des choses à cacher...et franchement cela manque de tension. Et vu le nombre d'élèves et le peu de lettres lues par tome pour le moment, on est bien parti pour 20 tomes. En fait, c'est pas mauvais, mais j'ai juste pas envie de continuer à acheter des tomes d'une série que je trouve juste correcte, alors qu'au même moment je suis plusieurs mangas qui me passionnent bien plus. Je vais lire la suite si un jour je vois la série à la bibliothèque ou alors je vais juste feuilleter les prochains tomes en librairie.

30/05/2021 (MAJ le 14/07/2021) (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Bucket List of the dead
Bucket List of the dead

Merci à Mac Arthur d'avoir attiré mon attention sur ce manga ! L'idée de départ est vraiment excellente. Notre pauvre héros est employé dans une société inhumaine (et malheureusement ce qui lui arrive se produit vraiment au Japon) et là il va enfin pouvoir profiter de la vie grâce à une invasion de zombies ! L'idée est vraiment bien maitrisée, le personnage principal est terriblement attachant et l'humour fonctionne bien. C'est exagéré, mais pas au point où cela devient lourd comme avec plusieurs mangas humoristiques, il faut dire qu'il y aussi un côté un peu sérieux et que les auteurs équilibrent bien, ce qui donne une bonne série où le héros agit comme s'il était en vacances, alors que la société s'écroule autour de lui et qu'il y a des zombies prêts à le bouffer. On peut voir ça comme une satire sociale du monde du travail japonais, qui peut être tellement inhumain que l'apocalypse à coté c'est chouette. Le dessin est dynamique et les expressions exagérées des personnages sont vraiment drôles. Un bon manga que j'ai envie de suivre sur plusieurs tomes.

14/07/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série 300
300

La bataille des Thermopyles revue par Frank Miller. J'ai découvert Frank Miller avec Daredevil et Klaus Janson à l'encrage. Une tuerie. Graphiquement c'est une merveille, avec un découpage dans le pur style Miller. Tout en horizontalité (plus facile en format italien), verticalité et pleine page. Le trait est précis, tantôt fin, tantôt gras, mais toujours aussi beau. Il "joue" du noir avec raffinement. Omniprésent. Et que serait cet album sans les superbes couleurs de Lynn Varley. L'histoire du roi Léonidas premier et de ses 300 Spartiates, l'un des plus célèbres faits d'armes de l'histoire antique et des guerres médiques. Miller a su en faire une adaptation très personnelle. Quelle efficacité dans le déroulé du récit, aucun temps mort. A lire absolument.

14/07/2021 (modifier)