Les derniers avis (96166 avis)

Couverture de la série
"Ginette, Martine, Josianne...

Il n’y a pas vraiment d’histoire dans cet album, qui nous présente, sur une courte période, quelques personnages, qui se croisent, dans la rue et surtout dans un café, trainant leur mal être. Peu à peu ces bribes de vie se mélangent, comme si le décor enfin assemblé prenait vie et devenait lui-même un personnage. Je ne sais pas où Bézian voulait en venir, mais il réussit quand même avec l’assemblage de ces tranches de vie, à nous présenter un récit intéressant, qu’il conclut brutalement – dans tous les sens du terme. J’ai bien aimé son dessin, qui joue très bien d’un Noir et Blanc assez tranché. Bézian en était à ses débuts (c'est je crois son premier album personnel), et ses personnages n’ont pas encore des visages aux traits un peu anguleux, son dessin changera par la suite. Une petite curiosité, pour amateurs de romans graphiques d’ambiance.

16/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Curriculum BD
Curriculum BD

Cet album est un recueil d’histoires courtes, qui sont sans doute les premiers travaux publiés par Annie Goetzinger dans diverses revues, seule ou aidée au scénario (voir fiche de l’album pour plus de détails). Forcément l’ensemble est très hétéroclite, étant données les scénaristes différents, et relativement frustrant, la plupart des histoires étant vraiment courtes. Inégal donc, mais aussi globalement décevant. Seules quelques histoires m’ont réellement intéressé et convaincu. Surtout la dernière, Xacooma, dont le scénario est signé de Lob, avec une chute vraiment bien fichue (en plus c’est une des plus longues !). D’autres histoires possèdent des qualités (dont, une fois n’est pas coutume, une histoire scénarisée par Goetzinger elle-même – il est vrai que j’ai rarement été convaincue par son travail de scénariste – avec une chute amusante), ou une histoire usant d’un fantastique et d’un mystère léger, sur une idée de Giraud. L’histoire intitulée Edelweiss est surprenante (je n’ai rien compris à ces trois pages où l’on passe de façon abrupte d’une nuit d’amour à un assassinat dans un camp de concentration ?). C’est un album qui intéressera avant tout les amateurs complétistes de Goetzinger. Car pour le coup ce recueil est intéressant, montrant ses hésitations au niveau de son style graphique. Un trait assez gras dans les premières histoires (avec quelques couleurs parfois psychédéliques, époque aidant), puis qui s’affirme et s’affine au fur et à mesure, pour se rapprocher enfin du style classique, fin et un peu figé qui sera le sien pour la plupart de ses futures publications. Note réelle 2,5/5.

16/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Le Pays des Purs
Le Pays des Purs

J'ai été captivé par ce reportage/témoignage du travail de la photographe Sarah Caron. Le Pays des Purs nous rapporte son travail durant les quelques semaines où elle se trouvait au Pakistan fin 2008. Le récit mélange témoignage et reportage d'une période courte mais au combien intense. Par opportunité et grâce à son professionnalisme madame Caron va pouvoir être la témoin d'un "Flash-Protest", interviewer Benazir Butto, être enfermée 4 jours avec l'ex-première ministre et son entourage, pénétrer la zone tribale interdite des Talibans et se retrouver au milieu des manifestants à la mort de Butto. C'est le côté reportage qui est magnifié par le témoignage vécu. En effet les actes posés s'inscrivent dans la vraie vie où son statut d'étrangère, de femme et de journaliste occidentale peuvent lui valoir l'angoisse de la prison, du kidnapping voire de l'exécution au coin d'une rue. C'est très bien exprimé en plusieurs points du récit. D'autre part, l'auteure ne cache pas les très belles rencontres sans lesquelles rien n'aurait été possible. Hubert Maury connait très bien le pays, ce qui lui permet d'être raccord avec l'histoire de Sarah. Son récit est assez didactique avec des explications sur l'hospitalité et ses limites qui sont vraiment fluides et importantes pour comprendre le pourquoi des actes des uns et des autres. Les auteurs sont sans concession pour la caste politique souvent corrompue, Butto comprise, et montrent le regard déformé des occidentaux loin des réalités d'un peuple dégoûté. Il y a quelques passages très fins et amusants qui montrent la puissance d'une photo pour renforcer ou décrédibiliser le discours d'une personne politique. L'ouvrage commence avec quelques photos de Sarah Caron prises à ces moments. Le dessin en bichromie est de type reportage qui met l'accent sur le dynamisme de l'action et les sentiments des intervenants. Les enchaînements sont bien pensés et la lecture est très fluide. Aucun besoin d'être un spécialiste pour comprendre immédiatement. La conclusion du récit est sans illusion ce qui montre que le reportage avait peu de chance de modifier les choses. Une lecture plaisante toujours d'actualité tellement cette partie du monde influence la politique internationale pour longtemps.

16/05/2022 (modifier)
Par Borh
Note: 3/5
Couverture de la série Le Masque aux mille larmes
Le Masque aux mille larmes

J'avais vraiment bien aimé le premier tome, des personnages et une histoire assez sympathique. Mais malheureusement, j'ai beaucoup moins apprécié le second et dernier tome. En fait il se passe nettement moins de choses, les personnages restent sur un même lieu en attendant la fin. La fin qui est en rupture de ton totale par rapport au reste de l'histoire et que personnellement je n'ai pas tellement apprécié. Après avoir bouclé la série, je m'aperçois également que le contexte de Japon médiéval (fantastique), ce qui m'a attiré sur cette série, n'est finalement pas tellement exploité. La même histoire aurait très bien pu être racontée dans une Europe médiévale fantastique en changeant les costumes et les décors. Dommage. Pour finir sur une note positive, j'ai vraiment bien aimé les dessins, très détaillés, avec des visages expressifs sans être caricaturaux.

16/05/2022 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Fils de sorcières
Fils de sorcières

Décidément la collection Pépites porte bien son nom... Jusqu'ici pas de véritable déception parmi les quelques albums sortis et que j'ai pu lire. Cette fois-ci c'est un roman (unique) de Pierre Bottero qui est adapté par Maxe l'Hermenier, une petite aventure mêlant histoire de sorcières et vie courante. Ce qui est intéressant, en sous-texte, c'est cette habile alliance entre intrigue à dominante fantastique et decorum moderne : les enfants doivent aller à l'école, leur mère, séparée de leur père, les confie à leurs grands-parents pour les vacances... C'est ainsi que des enfants, au-delà de l'évasion, peuvent aussi s'identifier aux héros des histoires qu'ils lisent. J'imagine que l'adaptateur a ajusté le récit à notre époque, malgré la présence d'une deux-chevaux. Après autorisation de la veuve de Pierre Bottéro, Maxe l'Hermenier a eu envie de poursuivre les aventures de Jean et de sa famille si particulière. Il a acquis des pouvoirs entretemps, et tente de les utiliser pour aider sa soeur, dont les angoisses nocturnes commencent à dégrader leur environnement... Mais bien sûr cela ne va pas se passer comme prévu, et une fois de plus, grâce à son coeur, ses ressources et sa famille, les choses vont rentrer dans l'ordre. Je dois dire que j'ai été impressionné par ce tome 2 ; l'Hermenier semble avoir été galvanisé et honoré par cette liberté donnée au sujet d'un univers créé par un autre, et qui lui plaît. L'album est truffé de scènes impressionnantes, assez fortes, avec une créature relativement inquiétante. J'ai l'impression que la suite de la série va être très intéressante à suivre... A côté de tout ça, Steven Dhondt (alias Stedho) propose un graphisme alliant efficacement les avantages de Janry (Le Petit Spirou) et Didier Conrad (Les Innommables). Cela donne une grande efficacité aux scènes, qu'elles soient intimistes ou d'action. La scène de retrouvailles entre les deux enfants et leur père est d'ailleurs bien gérée. Dans le tome 2 j'ai trouvé certains décors un peu chargés, mais il arrive lui aussi à bien gérer les scènes d'action, c'est l'essentiel. Bravo donc à toute l'équipe, et j'ai hâte de lire la suite !

19/12/2019 (MAJ le 16/05/2022) (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Marvelouze
Marvelouze

Les albums parodiant les super-héros sont légion. Il faut dire qu'avec 70 ou 80 ans de parutions et des centaines de milliers de pages de gars et nanas avec les slips par-dessus le pantalon, il y a de quoi faire. Stivo, lui, a choisi de se cantonner aux films du Marvel Cinematic Universe (+ Venom et Deadpool, bizarrement...), histoire sans doute de parler au plus grand nombre. La plupart des personnages en prennent pour leur grade : Captain America, Iron Man, Spider-Man, Thor, Hulk... C'est souvent bien vu, avec des gags très courts la plupart du temps. J'aime particulièrement la façon dont Thor est ridiculisé, ça fait du bien. Le scénariste maîtrise bien l'exercice difficile du gag, c'est une évidence. Son complice à la tablette graphique, Ced, est aussi très à l'aise. Il a bien su saisir les intentions de son scénariste et son dessin, parfois épuré, permet de bien comprendre l'action et les situations. On ne nous épargne bien sûr pas des écrasements divers et variés, mais ça reste dans le cadre de la parodie. Sympathique, mais à réserver aux fans de super-héros.

15/05/2022 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Bouloche
Bouloche

"Bouloche" est une sorte de mise en abyme du métier d'auteur de BD. Le personnage principal, Raymond, est une ancienne gloire qui essaie de survivre dans un monde qui malgré son immobilisme apparent, a su évoluer, et propose des débouchés dans l'audiovisuel. Confronté à une sorte de mur, il va devoir s'adapter pour continuer à exister. Plutôt que de nous proposer un seul point de vue, Hervé Bourhis (qui affirme que Raymond n'est pas son alter ego) nous montre Raymond au travers du regard de Petra, jeune autrice pleine de rêves au début, et qui parvient à s'en sortir grâce à une flexibilité meilleure que celle de son mentor. Ce portrait en creux de la BD d'aujourd'hui est assez fine, et s'il ne comporte sciemment aucun nom d'auteurs véritables, on a quand même le plaisir d'y croiser des gens comme Trondheim ou Vivès, ainsi que d'autres figures bien connues du milieu. C'est à la fois tendre et féroce, et on imagine bien vu par rapport à la situation actuelle du 9ème Art. Un one shot sympathique et lucide.

15/05/2022 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série La Saga des Bojeffries
La Saga des Bojeffries

Une vieille série d'Alan Moore qui était inédite en français jusqu'à présent. C'est une série humoristique mettant en vedette une famille de monstres évoluant dans un univers un peu étrange. Ce sont des histoires courtes et le résultat est un peu inégal, certaines étant meilleures que d'autres. Je dois dire que mes préférées sont celles avec le collecteur de loyer et celle où la fille monstre drague parce que l'humour des ces récits est très porté sur la logique absurde des personnages et que cela m'a fait sourire. En fait, le problème est que c'est une série humoristique qui ne m'a pas fait rigoler. J'ai trouvé que certaines situations étaient bien trouvées, mais pas au point où cela me faisait rigoler. L'éditeur décrit la série comme très british et justement j'ai l'impression que c'était sûrement plus marrant en anglais. J'ai pas lu la VO, mais connaissant Moore cela m'étonnerait pas si j'apprenais qu'il a mis plein de références uniquement compréhensibles pour un Anglais et aussi plein de jeux de mots intraduisibles en français. Le dessin est très bon et comme il y a parfois eu plusieurs années qui se sont écroulées entre les publications, on voit une grosse évolution. J'avoue que je ne suis pas fan du lettrage des derniers récits, je trouve que c'est un peu trop petit. Donc voilà c'est pas un immanquable méconnu d'Alan Moore, mais cela se laisse lire.

15/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Adrastée
Adrastée

Adorant la mythologie grecque, ce fut une lecture plaisante. Les dessins sont vraiment très beaux, c'est une BD beaucoup plus contemplative qu'autre chose en vérité. Le scénario des fois se trouve longuet, mais au vu de l'aventure du personnage avec son immortalité, ironiquement ça va dans son sens. Je dirais que cette BD mérite plus un 3,5/5 étoiles.

15/05/2022 (modifier)
Couverture de la série La Belle Mort
La Belle Mort

Des dessins sublimes. Cependant le scénario est confus, le message n'est pas clair, les personnages développés très superficiellement... C'est dommage.

15/05/2022 (modifier)