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Les derniers avis (91852 avis)

Par Blue boy
Note: 4/5
Couverture de la série Mégafauna
Mégafauna

Cette histoire, qui bénéficie d’un pitch très original, s’avère tout à fait dépaysante. Trop peu académique pour s’apparenter à série des « Jour J », « Megafauna » plaît beaucoup pour son côté à la fois artisanal et ambitieux. Pour réaliser cette uchronie à l’atmosphère médiévale, Nicolas Puzenat s’est nourri des études paléoanthropologiques les plus récentes, selon lesquelles l’homme de Néandertal aurait bien croisé notre ancêtre l’homo-sapiens avant de disparaître, et aurait même déposé quelques gênes dans son cousin, ou plutôt sa cousine si l’on parle d’accouplement… une partie des scientifiques évoquent même l’idée d’un métissage au profit de Cro-Magnon (autre nom de l’homo-sapiens), en plus grand nombre. Quant à l’auteur de cet album, il va jusqu’à imaginer que Néandertal n’a pas regagné le néant, mais aurait continué à vivre dans notre millénaire, au moins jusqu’au Moyen-âge puisque l’histoire se déroule en 1488. Et sa survivance a eu des conséquences sur le cours des choses puisque les Sapiens ont dû apprendre à cohabiter avec ces voisins à la fois semblables et pourtant si différents. Le mélange des deux races n’a pas eu lieu, et Néandertal, peu désireux de faire cause commune avec ses rivaux, a fait ériger une muraille gigantesque sur leurs frontières communes, traversant de part en part le continent européen, ainsi divisé en deux entités distinctes. Officiellement en guerre, les deux peuples ont toutefois maintenu des relations commerciales. Les Sapiens échangent du bétail et des vivres contre de l’or, des pierres précieuses et des épices dont les « Nors » raffolent. Mais depuis quelques temps, ces derniers ont mystérieusement suspendu toute relation avec leurs voisins du Sud, menacés par la famine. Pour tenter d’en savoir plus, les Sapiens vont envoyer discrètement un émissaire qui sera chargé de rencontrer le « Dimaraal » Vorel, l’un des chefs les plus puissants du camp ennemi. L’émissaire en question, Timoléon de Veyres, jeune étudiant en médecine, va prendre la route en compagnie de son ami, Pontus, qui fera office de garde du corps. L’accueil de la population néandertalienne sera plus que tiède voire hostile, et Timoléon aura fort à faire pour gagner sa confiance. C’est ainsi qu’au fil de l’histoire, on va comprendre peu à peu pourquoi les Nors ont décidé non seulement de couper les relations avec le Sud, mais également de maintenir depuis plusieurs siècles ce « cordon sanitaire » qu’est la grande muraille pour tenir à distance les Sapiens. Nicolas Puzenat nous offre ici une parabole bien sentie sur notre civilisation « occidentale ». La société médiévale où a grandi « Timo », c’est la nôtre. Les Nors, c’est le peuple exotique et méconnu, qui donne lieu à toutes sortes de préjugés quant à leur primitivité. Mais bien vite, Timo, auquel le lecteur va s’identifier facilement par son approche candide et son ouverture d’esprit, apprendra à revoir son point de vue en vivant parmi eux. Le contraste est d’autant plus saisissant lorsque le jeune homme franchit la frontière. La région au sud de la muraille est quasi désertique, résultat des pratiques agri-économiques inconséquentes des Sapiens, et la violence s’accroit parmi les habitants faméliques. Derrière la muraille en revanche, le paysage est luxuriant et les forêts abondent, riches en faune et en flore. Les Nors, tout en vivant en harmonie avec la nature, semblent avoir atteint un stade de développement technologique aussi avancé que leurs rivaux. Avec ce récit très bien mené, Nicolas Puzenat parvient à nous sensibiliser sur les dérives de notre monde, de façon assez subtile, ainsi que sur une quantité de thèmes comme les préjugés racistes ou la question des stéréotypes de genre, par le biais de la relation amoureuse entre Timo et la néandertalienne Gargar, très corpulente et d’une tête plus haute que son amant. Le trait certes peu académique trouve son équilibre dans l’univers enchanteur déployé ici. Et la magie opère facilement. On savait que l’auteur, à travers « Espèces invasives » avait du goût pour l’architecture, et une fois encore, il l’exprime ici de fort belle façon. Si les constructions des Sapiens sont conformes à l’époque médiévale, celles des Néandertaliens, désireux de préserver leur environnement, semblent par contraste être inspirées par l’Art nouveau, tout en courbes et en circonvolutions végétales. « Megafauna » est un alliage parfait entre aventure et réflexion politico-philosophique sur le devenir de notre monde, ainsi qu’une invitation à rencontrer l’« étranger », en faisant abstraction des préjugés, de ses mœurs qui nous paraissent si étranges. L’auteur évite de tomber dans le prêchi-prêcha, et nous sert d’ailleurs une conclusion plutôt sombre. Heureusement, il y a cet humour discret qui irrigue le récit, notamment sur la question du culte religieux. Ici, le « fils de Dieu » n’est pas Jésus mais Kmaresh, et il a été pendu ! Lieux saints et jurons font ainsi référence à la potence ou à la corde, et c’est plutôt bien vu. Encore une publication éminemment sympathique des Editions Sarbacane.

05/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Par le petit bout de la lorgnette
Par le petit bout de la lorgnette

Victor Lejeune inaugurait avec cet opus une nouvelle collection d'un petit éditeur, sur un concept original: il s'agit à chaque fois d'un leporello, l'histoire devant en plus montrer en coupe le logement où tout se déroule. Alors, c'est sûr, c'est très vite lu (on peut embrasser toute "l'histoire" d'un coup d'oeil !). Mais j'ai été séduit par cet "album. De part le beau travail de l'éditeur (j'aime beaucoup la maquette de la collection, et le vert sombre de cet album), mais aussi de part le dessin en Noir et Blanc de Lejeune, avec un rendu proche des papiers collés ou des ombres chinoises, c'est un petit mais bel objet que j'ai en main. Peu de texte aussi. Mais avec cette économie de moyens, j'ai trouvé cette "histoire" minimaliste intéressante, avec une chute ironique, qui éclaire d'une pointe de noirceur l'aveuglement de ce savant pour son entourage proche. Et une poésie apportée par le décor et les plantes et animaux se déplaçant, de façon improbable, au milieu de l'observatoire. Voilà en tout cas une collection à suivre. Pour amateurs de curiosités...

05/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Visa Transit
Visa Transit

Nicolas de Crécy est un habitué des récits loufoques, qui sortent clairement de l’ordinaire, fortement imbibés de poésie surréaliste. Et, ici, c’est beaucoup moins – voire pas du tout le cas. Même si des citations d’Henri Michaux (et l’improbable intervention de ce dernier en motard !), ainsi qu’une citation de Benjamin Péret, renvoient clairement au surréalisme. Non, mis à part ces exemples – et quelques rares épisodes vaguement fantastiques (la vierge), l’histoire développée par de Crécy est bien plus linéaire et classique qu’à son habitude. Il faut dire qu’elle est autobiographique, relatant un périple, sorte de road movie, qui l’a conduit, durant l’été 1986, avec son cousin, à traverser une partie de l’Europe jusqu’en Turquie, à bord d’une Citroën Visa toute pourrie, source d’inquiétude, mais aussi d’une lenteur et d’une fragilité propices au développement d’aventures inopinées. Agrémenté de traits d’humour, de remarques ironiques (et bien senties) sur la situation géopolitique de l’époque (fin de la guerre froide, traversée du rideau de fer en Yougoslavie, hypocrisie post Tchernobyl, etc.) et de flash-back (vacances familiales, colonies de vacances chez des cathos extrémistes), ce voyage se laisse lire très agréablement. C’est vivant, il y a un petit air post-soixante-huitard rigolo. C’est une lecture divertissante. Note réelle 3,5/5. ********************************* Le deuxième tome est sur la lancée du précédent. Rien de révolutionnaire, les deux hommes poursuivre leur périple dans leur auto pourrie, et traversent la Turquie. La lecture est dynamisée par certaines apartés (nouveaux flash-back du temps de la jeunesse, mais aussi 10 années plus tard en Biélorussie), par de nouvelles apparitions de Michaux en motard, et quelques réflexions personnelles et géopolitiques amusantes. C'est toujours une lecture détente, pas prise de tête, qui parlera peut-être davantage à des lecteurs qui comme moi on "connu cette époque" (j'ai à peu près le même âge que de Crécy) et apprécient les références littéraires (ici Max Jacob remplace Péret). Mais c'est en tout cas une lecture toujours recommandable. Note réelle 3,5/5.

12/07/2020 (MAJ le 05/04/2021) (modifier)
Couverture de la série La Venin
La Venin

Les westerns reviennent à la mode si l’on en croit les nombreuses sorties récentes, et cela devient difficile de faire son trou, et de faire preuve d’originalité, dans un genre très balisé. Mais Laurent Astier – ici seul en piste – s’en tire plutôt bien, même s’il aurait pu faire sans doute plus original. La touche d’originalité se trouve essentiellement dans la qualité du héros, qui est une héroïne, Emily ! Jolie, très cultivée (elle se balade avec des livres dans ses bagages, et cite des poètes) et surtout disposant d’une personnalité forte – dont on découvre les fondations à coups de flash-back sur sa jeunesse. Cet album plante le décor donc, nous présente une belle héroïne, et laisse planer quelques suspens quant à ses motivations – même si l’on devine une histoire de vengeance. A noter que l’arrivée d’Emily dans un bled paumé de l’ouest est clairement inspirée de l’entrée en scène de Claudia Cardinale dans « Il était une fois dans l’Ouest » (mêmes scènes, mêmes circonstances, etc.). Un clin d’œil amusant. Toujours est-il que ce tome inaugural remplit bien son rôle, et donne envie de suivre cette pétroleuse (comme tous ceux qui sont à ses trousses en fin d’album), pour mieux en découvrir les charmes (comme la belle et vicieuse Margot dans L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu ?) et les motivations. Une série à suivre donc. Note réelle 3,5/5. ************************************ Le deuxième tome nous livre quelques infos sur Emily, mais persiste à entretenir le mystère autour d'elle. Nous la suivons dans sa traversée des Etats-Unis, en ange exterminateur, sans savoir pour le moment exactement de qui ou de quoi elle veut se venger, ni qui est cet indien qui la suit et la protège. Les nombreux flash-back sont parfois difficiles à suivre et m'ont parfois embrouillé par contre. L'aventure se laisse toujours lire agréablement (j'ai juste trouvé improbable les proportion prises par le raz-de-marée frappant les cotes texanes). Le dessin est toujours chouette, Emily est toujours craquante, femme forte, lettrée, atypique donc, mais que j'ai toujours envie de suivre dans les tomes suivants. *************************** Mac Arthur listait dans son avis tout ce qu'Astier avait cherché à caser dans le premier tome, du classique, des clichés (mais bien utilisés). Je dois dire que ce troisième album insiste en le lecteur que je suis commence à trouver quelque peu indigeste le plat. En effet, si l'intrigue est toujours aussi dynamique et rythmée (par la vengeance sanglante d'Emily et la haine de ceux qui sont à ses trousses, ainsi que par les nombreux flash-back), un certain nombre de choses me paraissent de plus en plus dures à avaler. D'abord Astier cherche encore à caser trop de choses (l'action du KKK contre les "nègres", des grands patrons pétroliers contre leurs ouvriers, etc): on a l'impression que le périple d'Emily (qui traverse une bonne partie du pays) n'est là que pour lui donner à Astier l'occasion de parler de tous les sujets. De plus, le personnage d'Emily perd en crédibilité: elle échappe miraculeusement à tous ceux (et ils sont nombreux) qui veulent lui faire la peau, comme lors des flash-back tous ceux qui l'aident disparaissent brutalement les uns après les autres. Dans cet album, à peine arrivée dans une bourgade en tant qu'instit, en une journée, elle devient passionaria et mène une rébellion, suivie par hommes, femmes (et enfants), qu'elle ne connaissait pas quelques heures plus tôt. C'est un peu trop donc. Bref, de moins en moins western, de plus en plus aventure, mais aussi une ficelle grosse sur laquelle on tire trop: je passe donc ma note de quatre à trois étoiles pour le moment. La fin du troisième tome amène ses révélations, mais il faudrait qu'Astier sache conclure correctement, et rapidement je pense.

30/01/2019 (MAJ le 05/04/2021) (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série A Fake Story (d'après le roman de Douglas Burroughs)
A Fake Story (d'après le roman de Douglas Burroughs)

« A Fake Story » est tout d’abord une enquête policière prenante, sur fond de racisme dans les USA des années 30… Douglas Burroughs mène l’enquête, et la version officielle des évènements laisse peu à peu place à des motivations beaucoup plus sombres. La révélation finale est bien amenée, logique et satisfaisante. Enfin, la mise en image de Jean-Denis Pendanx est absolument magnifique (même si je note un lettrage pas toujours très lisible). Et puis… page 85 arrive le « fameux » épilogue (dont parle Mac Arthur dans son avis) qui vient tout chambouler, avec une mise en abyme intéressante qui encourage le lecteur à faire ses propres recherches sur les faits, et propose une réflexion pertinente sur les « fake news » et notre capacité à croire l’incroyable du moment qu’on « fait confiance » à la source d’information. Difficile d’en dire plus, mais cet épilogue est assez fort, même si je ne l’ai pas trouvé d’une clarté limpide (j’ai dû en discuter avec Mac Arthur pour m’assurer que j’avais bien tout compris). Un album à lire, sans aucun doute… ne serait-ce que pour l’enquête palpitante. L’épilogue, lui, est la cerise sur un gâteau déjà bien appétissant !

05/04/2021 (modifier)
Couverture de la série L'Aviatrice
L'Aviatrice

Apparemment, les femmes et les avions, c'est le grand truc de Walthéry, sauf que là, il ne s'agit plus d'hotesse de l'air et de notre époque, mais d'une femme-pilote dans les années 30. Le récit situé dans cette période années 30 est une bonne idée, vu que c'est une époque où quelques femmes intrépides défient dans le ciel leurs homologues masculins, et l'héroïne Nora Stalle est sans aucun doute inspirée de modèles réels de femmes-pilotes comme Amélia Earhart ou Maryse Bastié qui figurent parmi les plus connues dans l'histoire de l'aviation. C'est un bon récit d'aventure avec une part historique, aux péripéties nombreuses et diverses, les auteurs accumulant quantité de dangers divers, de suspense et un rythme endiablé ; l'intrigue est bien ancrée dans son époque où l'actualité est non seulement assez fournie en matière d'aviation mais aussi sur le plan politique et social, la situation internationale est en effet tendue avec la menace nazie qui se profile, de même que plusieurs personnalités sont évoquées. Les 2 personnages principaux sont attachants, et les clins d'oeil à Hergé sont très sympathiques. L'aventure c'est une chose, mais la collection Cockpit chez Paquet s'adressant surtout aux passionnés d'aéronautique, le cahier des charges de la Bd implique une partie technique précise sur les Caudron, leurs moteurs et leurs performances, on a tout ça, le récit est aussi bien documenté sur l'aviation des années 30 que sur l'actualité de cette période. Au final c'est un diptyque qui sans être exceptionnel, retranscrit bien toute la tension et les enjeux des missions accomplies par les pionniers de l'aéropostale, le tout emballé par une dose d'humour bienvenue. Sur le plan graphique, comme j'aime bien le style de Walthéry, je n'avais aucun souci à me faire ; difficile de distinguer par moments qui de Walthéry ou de Di Sano dessine telle ou telle page, vu que leurs styles graphiques sont très proches, et d'ailleurs il n'est pas étonnant que Di Sano ait repris Rubine. En tout cas, Walthéry rend son héroïne féminine et sexy, mais sans exagérer comme sur Natacha... disons que le dessin accompagne parfaitement cette épopée d'aviation très agréable à lire et idéale pour la détente.

05/04/2021 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Faut pas prendre les cons pour des gens
Faut pas prendre les cons pour des gens

Je suis surpris de ne voir que 4 avis avant le mien tant je vois souvent cette série en tête de gondole des meilleures ventes. C'est pourtant le même type d'humour et de cases parfois reproduites plusieurs fois comme une itération iconique qui se rapproche tout à fait de la pléthorique production de FabCaro. Deux tomes sont parus, on sourit souvent, ce n'est pas à s'esclaffer mais c'est bien senti avec de nombreuses piques sur l'absurdité de la société de consommation dans laquelle nous vivons, son administration parfois kafkaïenne. On doit même voir un ou deux 'gilets jaunes', une suite de gags d'une planche qui se lit facilement et qui a du bien marcher sous le sapin du dernier Noël.

05/04/2021 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Magritte, ceci n'est pas une biographie
Magritte, ceci n'est pas une biographie

Voilà une couverture qui attire l’œil et intrigue. J'ai eu l'occasion de voir une exposition de Magritte au centre Pompidou il y a quelques années, à une époque perdue où les musées étaient encore une distraction autorisée bien que non 'essentielle', j'avais donc un petit vernis sur l'univers de l'auteur surréaliste belge. On sent que les auteurs de cette bande dessinée sont fans de son œuvre, ils y instillent plusieurs tableaux célèbres comme le Viol, Le Fils de l'homme dont s'inspire la couverture et qu'on retrouve également vers la fin de l'histoire, ou la Trahison des images (le fameux avec la pipe). Le dessin est bon, avec des couleurs douces, et portée par le personnage de Charles Singullier (avec un L ou deux selon les pages...) dans une histoire un brin surréaliste elle-aussi puisque M. Singullier se retrouve avec le chapeau melon de Magritte vissé sur la tête alors qu'il a bientôt un rendez-vous professionnel important. Un bel hommage.

05/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Zaï Zaï Zaï Zaï
Zaï Zaï Zaï Zaï

Je n'aurais peut-être pas du lire cet album aussi rapidement après Moins qu'hier (plus que demain). En effet, bien que drôle et bien senti, on y retrouve tout de même exactement le même genre d'humour absurde - voire même complètement con, ce qui est ici un con-pliment, ah ah ah - et cette répétition émousse sans doute le plaisir. D'autre part l'histoire rassemble sous le même fil un ensemble de gags qui autrement auraient pour une part pu être complètement distincts, ce qui affaiblit probablement un peu la cohésion de l'ensemble. Ceci étant, l'ensemble reste très drôle, et l'absurde surgit (hors de la nuit court vers l'aventure au gaaa-loooop) parfois de façon si inattendue qu'on ne peut pas ne pas éclater de rire. Note pour moi-même : laisser passer un peu de temps avant de lire un autre album de Fabcaro. Note réelle : 3,5 / 5.

05/04/2021 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Maléfiques
Maléfiques

Une partie du contenu de ce recueil a été publiée dans le journal Le Monde à une époque. Les cases ont juste été réarrangées de strips au format colonne pour passer à 2 cases par 3 dans cette parution en album sur d'élégantes pages au fond noir. Il s'agit de filles, qui fument, qui boivent et regardent du porno sur leur macbook. La scène de ces festivités est l'appartement de deux colocataires (parisiennes ?), principalement entre leur canapé et leur rocking-chair où l'on peut faire rebondir sa poitrine nue libérée du carcan du soutien-gorge en rêvassant sur sa dernière MST. Ca parle coupe menstruelle, porno, épilation, gode, porno, clitoris, mycose, twerk et enfin de porno. C'est sûr que ça change des bandes dessinées 'girly' avec des princesses qui font du shopping ou des histoires de maternité, quoique on y a droit aussi. Globalement c'est surtout que ça ne m'a pas fait rire, mais bon ça doit être de l'humour qui plaît à la cible du Monde ou des Inrocks...

05/04/2021 (modifier)