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Les derniers avis (93026 avis)

Par greg
Note: 5/5
Couverture de la série Burton & Cyb
Burton & Cyb

Burton & cyb sont deux escrocs notoires dans le futur tentant de trouver à chaque fois la meilleure combine possible. Cette série a connu son heure de gloire dans les années 80, lors de sa publication dans le défunt "USA Magazine". Pour moi c'est un bel hommage aux mythiques pieds nickelés de Pellos. Mais plus réalistes : d'abord contrairement au trio français, Burton et Cyb réussissent assez souvent leurs coups et partent avec la mise. Ensuite, c'est très souvent amoral assorti d'un humour parfois noir, ce qui n'est pas pour me déplaire. Enfin, leurs victimes sont tout sauf complètement idiots, autrement dit l'escroquerie est souvent relativement crédible (chez les pieds nickelés, la stupidité totale de leurs "poires" atteint des firmaments. On va être honnête : parfois cela peut paraître simpliste. Mais la lecture de Burton & Cyb reste un gros plaisir coupable, un bel instant de détente, et rien que pour cela note maxi!

21/07/2021 (modifier)
Couverture de la série Dans la combi de Thomas Pesquet
Dans la combi de Thomas Pesquet

J'aime beaucoup ce que fait Marion Montaigne, ça remonte à la découverte de son blog Tu mourras moins bête. A l'époque, le stégosaure était germanopratin et parcourait donc encore nos prés en parlant allemand. Depuis une météorite un peu grosse a changé la donne, un peu d'eau a coulé sous les ponts, et Marion Montaigne est devenue un peu célèbre. On retrouve ici tout ce qui a fait son succès : dessin rapidement jeté au style très reconnaissable, souci de précision scientifique quasi documentaire portant souvent - mais pas que - sur des aspects rarement mis en valeur (on en parle, du dégazage lors des EVA ?), et humour décalé et parfois complètement absurde. Dans ce volumineux album, on aura donc toute l'histoire de Thomas Pasquet, présentée de façon plutôt réaliste (par opposition aux légendes qu'on accepte volontiers sur ces héros qui ont certes de l'étoffe, mais qui restent très romancées), et en même temps parsemée d'une multitude de gags et blagues. Toutes ne feront évidemment pas rire tout le monde. Pour ma part, mention spatiale - pardon, spéciale - à la simulation d'arrimage de Soyouz à l'ISS avec un moulin à poivre lors d'un repas de famille, et au high five avec Youri Gagarine. Les deux m'ont littéralement fait pleurer de rire. Alors oui, le tout est tout de même un peu long, et la deuxième moitié m'a sans doute bien moins fait rire. Toujours est-il que non seulement cet album présente clairement tout ce qui tourne autour du choix des candidats astronautes, des préparatifs pour "aller là-haut" et de la vie dans l'ISS, mais il offre en plus de nombreux détails et anecdotes originaux et souvent décalés, et suscite de véritables tranches de fou rire. Au final l'ensemble a un bon équilibre et est un vrai plaisir à lire.

21/07/2021 (modifier)
Couverture de la série Wild West
Wild West

Ne vous y trompez pas, les couvertures un peu particulières de ces deux premiers tomes cachent le très beau dessin de Lamontagne, particulièrement splendide pour les paysages, mais toujours fin, précis, et aussi riche d'une multitude de détails. Un tel dessin, allié à un découpage dynamique voire même cinématographique, permet au lecteur d'entrer facilement dans cette histoire. L'univers de ce western est dur, brutal, sans pitié ni concession. La confiance ici, souvent cher payée par celui qui l'a accordée, se fait rare, et presque tout le monde est un ennemi. Et c'est au travers de deux légendes du Far West, Calamity Jane et Wild Bill, qu'on le découvre. Comme pour nombre d'autres oeuvres, Gloris s'approprie ici le matériau de leurs deux mythes pour en créer son histoire. On notera que la vie de Calamity Jane échappait de toute façon à la réalité historique et était une légende, déjà en construction de son vivant. J'ai aussi beaucoup apprécié la vision des indiens, d'abord de l'extérieur par les américains, puis de l'intérieur, d'une façon qui n'est pas sans rappeler Danse avec les loups ou Little big man. Ce dernier passage a paradoxalement représenté un moment d'apaisement dans cette histoire, alors même que la guerre avec l'Homme blanc fait rage. Le résultat est farouche, sombre, impitoyable et beau. Je ne sais si les conditions de vie représentées sont fidèles à la réalité de cette époque, mais ce qui est sûr c'est que l'ensemble sent le réaliste, le crédible - j'ai failli écrire "le vécu" ! Ces tomes se lisent avidement, sans pause ni temps mort. Vivement la suite.

21/07/2021 (modifier)
Couverture de la série La Jeune Fille aux Camélias
La Jeune Fille aux Camélias

J’avais découvert Maruo avec le très beau et très étrange La Chenille, et c’est encore avec plaisir que je le retrouve ici. Moi qui suis particulièrement rétif au style graphique de la majorité des mangakas, j’apprécie le dessin de Maruo, avec son trait fin, précis. Mais surtout j’aime y retrouver un univers franchement surréaliste – certes mâtiné d’érotisme, de violence, et d’un absurde grotesque. L’histoire en elle-même n’est pas forcément très étoffée. Mais c’est le traitement, qui joue sur une certaine poésie, une noirceur provocante et un certain lyrisme qui lui donne de la valeur. Nous suivons donc Midori (dont le visage a des airs de poupée de porcelaine), au milieu d’une troupe de cirque particulière (je pense que Maruo s’est inspiré du beau film de Tod Browning « Freaks »), subissant des assauts plus ou moins bien intentionnés (de l’amour que lui porte le magicien contorsionniste Misamitsu au mépris ou haine que lui font subir d’autres personnages, sans parler de scènes proches de la torture et du sadisme). C’est je pense une œuvre dans laquelle on entre avec enthousiasme ou qui nous repousse, c’est assez clivant. La construction saccadée et peu linéaire et cartésienne ! (certains passages ressemblent à des retranscriptions de rêves), l’aspect gore et grotesque de certaines scènes, quelques rares passages pornographiques et une bonne dose de surréalisme (voir les allusions au travail de Bellmer – déjà présentes dans « La Chenille »), tout ceci peut interpeller, gêner. Mais c’est justement ce qui m’attire dans cette œuvre très originale, pleine d’une poésie noire.

21/07/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 5/5
Couverture de la série Le Grand Méchant Renard
Le Grand Méchant Renard

J'entre dans le club des aviseurs super satisfaits. Ça peut presque remettre en cause la notion de ce qu'est une BD "Culte" ici, qu'est ce qui empêche cette histoire d'avoir son 5/5? J'ai juste envie de la faire connaître à tout le monde qui m'entoure. Les situations sont presque à chaque fois inattendues et donnent un ton profondément joyeux à l'ensemble. Pourtant, le monde paraît si cruel aux yeux de ce renard naïf et ayant conscience de sa propre médiocrité. Et plus ça va, plus on est amené à s'attacher à lui. Cet esprit simple ("bête" est le jugement que nous avons à son égard?) prend le dessus sur tout le reste, et le lecteur ne peut pas s'empêcher de le trouver, par conséquent, "humainement" bon. La dernière fois que j'ai pu ressentir ça en BD c'était avec Silence (Comès)...et je me dis que c'est drôle à quel point 2 œuvres totalement différentes peuvent réussir à transmettre le même message à travers leur personnage. Ou alors, c'est mon interprétation qui déraille... Toute cette légèreté en surface est le fruit d'une intrigue hyper bien ficelée et peut-être issue d'une réflexion plus profonde qu'on ne le pense. Enfin...pas besoin de philosopher, on pourra parcourir cette histoire de tout temps, à tout âge. Ça fait garder le sourire et, sans tomber dans la niaiserie, ça alimente quelque chose de foncièrement bon en soi.

20/07/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Une Histoire de France
Une Histoire de France

2.5 J'ai lu les deux premiers tomes et je ne sais pas trop si j'avais envie de lire le reste. Déjà, j'ai emprunté cette série parce qu'il y avait le nom de Michel Onfray sur la couverture, et je me demandais ce que serait la vision de l'histoire de France d'un des philosophes les plus médiatiques de ce pays, mais il est plus là après le tome 1... Le scénario contient des scènes que j'aime et d'autres que j'aime moins. En gros, j'aime bien l'enquête sur le gars qui se fait accuser de terrorisme parce qu'il a filmé ce qu'il n'aurait pas du tout filmer et j'aurais grandement préféré que toute la série porte sur ce sujet parce que la partie historique n'est pas très intéressante. En gros, on va voir les mêmes événements qu'on voit dans les fictions historiques françaises: la seconde guerre mondiale, la guerre d'Algérie, Mai 68...Je sais que ce sont des événements importants dans l'histoire de la France, mais parfois on dirait que c'est tout ce qui s'est passé au 20ème siècle (il manque juste la première guerre mondiale). J'avais l'impression d'avoir déjà vu les scènes se passant dans le passé des centaines de fois, hormis quelques trucs un peu nouveaux, comme mettre en avant le sort des soldats des colonies qu'on envoient comme chair à canon. Ajoutons que le dessin est très laid et ne donne pas du tout envie de lire la bande dessinée. Je n'aime pas du tout comment sont dessinés les personnages. Bref, c'est pas mauvais, mais il y a des défauts qui font en sorte que je n'ai pas été captivé par le scénario, malgré un sujet de départ intéressant.

20/07/2021 (modifier)
Par greg
Note: 2/5
Couverture de la série Eightball Hunter
Eightball Hunter

Je suis un peu mitigé sur cette BD. Pourtant elle partait sur de bonnes bases : des flics ripoux qui décident de braquer la maffia mexicaine lors de négociations avec les yakuzas, mais un électron libre va faire capoter la chose, le premier tome se terminant par la mystérieuse disparition du butin, le second apportant une résolution. C'est donc un point de départ classique, quoique pompé sur la fameuse série TV "The Shield". Mais petit à petit cela dérape car on nous met dans les pattes une multitudes d'intervenants divers dont le lien n'apparaîtra que dans le second tome, sans pour autant être vraiment convaincant. Le tout finissant dans une espèce de bordel généralisé et fusillades aussi fatigantes que peu crédibles. Le scénar du tome 2 a été voté par des internautes, et cela se voit, au lieu d'une histoire planifiée telle quelle du début à la fin on dirait une succession d'idées collées au jour le jour dans ce second opus. Graphiquement, sans être laid, c'est assez statique : l'originalité est que la plupart des protagonistes sont inspirés de personnages réels. Ce qui peut paraître amusant au départ devient tout aussi lourd que les rebondissements multiples du scénario, c'est overdose, il y a trop de tout. Et on ne peut pas dire qu'ils soient expressifs (quand la petite fille de l'héroïne retrouve sa mère après une longue séparation, son expression de joie est probablement la plus belle représentation bovine qui soit), ni parfaitement réussis, j'ai eu du mal à identifier certains tant les regards semblent être identiques. Au menu on a : Samuel L Jackson (flic véreux) igor et grischka bogdanov (tueurs russes) hulk hogan (tueur russe) Georges Clooney (flic véreux) vin diesel (maffieux mexicain) Michael Clarke Duncan (directeur d'une agence de chasseurs de primes) Lanc Henriksen (perso en arrière-plan) Danny de Vito (personnage recherché au coeur des deux récits) Gillian Anderson (procureur) Lewis Hamilton ou rappeur (cuisto) Et je vous dis il y en a plein d'autres que j'ai pas pu identifier. Le chef des maffieux mexicains est quelqu'un de connu (Ed Norton?) Ajoutons que pour ceux qui adorent les plans nichons, rassurez-vous : il y en a plein, toutes les femmes sont jolies et ont de gros seins qu'elle exhibent dès qu'elles le peuvent.

20/07/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 3/5
Couverture de la série Ceux qui brûlent
Ceux qui brûlent

Cette BD m'a replongé dans les séries de mon enfance style "Expert", "Esprit Criminel" et autres séries policières. On suit un duo de policier moqué par tous leurs collègues pour des raisons diverses. Ceux-ci, vont vouloir prouver qu'ils sont aussi capables de grandes choses et qu'ils sont d'excellents policier. On va être embarqué dans une enquête assez bien mené, avec un dénouement imprévisible. Les plus: les dessins qui sont superbes et nous donnent l'impression d'être dans un film, la narration qui est fluide et très agréable à suivre et les personnages qui sont vraiment très attachants. Les moins: une histoire assez classique et peu originale, des personnages secondaires clichés et un épilogue peu intéressant. 3 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

20/07/2021 (modifier)
Par Marie
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Irmina
Irmina

Une BD pleine de vie, pleine de nuances qui se lit d’une traite.

20/07/2021 (modifier)
Couverture de la série Billy Noisettes
Billy Noisettes

J’aime beaucoup ce genre d’histoire loufoque, issue du beau catalogue de Fantagraphics, comme Frank de Woodring, ou les délires de Rickheit – dont Huber avait déjà édité Cochléa & Eustachia. Je veux d’ailleurs commencer par remercier Huber de prendre ce genre de risque éditorial, et de la faire très bien : couverture cartonnée épaisse, papier de qualité, un bel objet qui donne envie de se plonger dans l’histoire. Histoire difficile à résumer, puisque les deux gros chapitre qui la composent nous font vivre des aventures pleines de folie, remplie de clins d’œil à la littérature classique. Mais surtout, une poésie noire et loufoque, fortement teintée de surréalisme, dynamise, dynamite cette aventure improbable, dans une ambiance où le fantastique le dispute à l’absurde. Rien de cartésien ici, mais on se laisse facilement emporter par le vent de l’aventure, avec un dessin qui use d’un beau Noir et Blanc pour donner à certaines planches l’allure de gravures du XIXème siècle, comme avaient su les détourner les collagistes surréalistes Max Ernst et Max Bucaille. Chouette lecture. Si vous avez apprécié les références données en début d’avis, vous aimerez les aventures de ce Pinocchio morbide, personnage créé par des souris, gamin vivant ses rêves comme des aventures de grand, avec un auteur, Millionnaire, dont je suppose que c’est un grand enfant qui porte un masque d’adulte pour tromper son monde. Note réelle 3,5/5.

20/07/2021 (modifier)