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Couverture de la série La Venin
La Venin

Malgré le fait que ce western récupère pas mal de stéréotypes du genre, je le trouve intéressant et suffisamment intriguant avec sa narration entrecoupée de flashbacks laissant voir l'enfance de cette gamine dans un bordel qui une fois adulte, se rend dans un patelin de l'Ouest pour y semer la pagaille en faisant parler la poudre et en cachant bien son jeu. Apparemment, l'héroïne surnommée la Venin par un scout Apache, traine un lourd passé, et visiblement c'est une histoire de vengeance. Ce thème est tellement éculé dans le western que Laurent Astier devra faire preuve d'une grosse dose d'originalité pour surprendre. J'ai envie de voir cette évolution parce que ce premier album démarre bien en plantant le décor et les personnages, on devine un truc pas catholique sous les motivations d'Emily, ça laisse augurer quelque chose d'intéressant, surtout que ce western a de bons atouts : - un coin perdu du Colorado - une action située en 1900, début du 20ème siècle où l'Ouest entre en mutation - une héroïne de caractère très badass sous de beaux atours - les péripéties sont déjà captivantes pour un premier album, ça va très vite, puisque ça commence dans un bordel, puis on arrive à Silver Creek, il y a un meurtre puis une traque et on aboutit dans une réserve Comanche... - ça mélange le fictif et le réel, ben oui, on parle de Butch Cassidy, du Wild Bunch, de Geronimo, de Quanah Parker, de Tom Horn et de Charlie Siringo et du Sundance (personnage évoqué dans un autre western chez Glénat Sundance), sans compter les gars de chez Pinkerton... tous ces gens ont vraiment existé. Le seul ennui, c'est qu'il va falloir encore se farcir 5 albums et attendre. Ce qui compte, c'est que la Bd est construite autour d'un personnage solitaire de femme charismatique et que ça donne envie d'en savoir plus. Le dessin d'Astier, je m'en méfiais avant d'ouvrir cette Bd, car j'avais conservé un souvenir plus que mitigé avec Cirk, mais ensuite, Comment faire fortune en juin 40 m'a un peu rassuré, son dessin s'est amélioré, même si je trouve encore ça et là un petit aspect hésitant, comme si le trait n'était pas fignolé, surtout sur certains visages (le petit vieux du début), mais je chipote sans doute, il y a de belles images de ville et de désert, et le dessin a un petit air de Ralph Meyer, donc c'est pas mal. ********* additif Après lecture des tomes 2 et 3, je peux dire que la série suit bien son cours en décrivant le parcours vengeur d'Emily, avec peut-être un peu trop de facilités, parce que cette belle héroïne a quand même pas mal de gens aux fesses et qu'elle réussit toujours ses coups en s'introduisant dans des lieux avec une trop grande aisance et à fausser compagnie à tous ses poursuivants, mais l'intérêt principal est qu'après avoir rassemblé une tonne de clichés westerniens dans le tome 1 (ce qui constituait une bonne accroche pour le lecteur), l'intrigue reste toujours sur une ligne de vengeance mais en évoquant d'autres thèmes un peu éloignés du western, comme la perversion des hommes et les injustices sociales. Ce qui me dérange un peu, ce sont les flashbacks trop répétitifs, il y en a trop, certes ils approfondissent le passé du personnage d'Emily, mais certains ne servent pas à grand chose et surtout je trouve que ça ralentit le rythme. Mis à part ce petit défaut, le récit roule comme une mécanique bien huilée, avec plusieurs rebondissements, un découpage dynamique et un dessin qui s'est grandement amélioré, la lecture reste donc très accrocheuse et ma note reste inchangée pour l'instant.

20/08/2019 (MAJ le 19/05/2022) (modifier)
Par Seube
Note: 2/5
Couverture de la série Partie de chasse
Partie de chasse

Je donnerai sûrement une meilleure note lorsque j'aurai des connaissances solides sur l'histoire de l'URSS et sur la période crépusculaire de la Russie tsarienne. J'aurais donné une meilleure note également si, en parallèle de ma lecture, je m'étais davantage renseigné sur les faits historiques précisés. Sauf que je pars de beaucoup trop loin! Au tout début, je le sentais bien même si ça ne n'était déjà pas facile. Je relisais les passages pour être sûr que je faisais les bons rapprochements. Et puis Bilal teste nos connaissances dès les premières planches, avec l'entrée de ce jeune interprète français, ignorant vis-à-vis des problématiques profondes des russes, qui intègre un groupe de vétérans russes qui lui sont inconnus. Scénaristiquement, il est utilisé comme prétexte pour que l'histoire de l'URSS soit racontée à travers l'histoire de chacun de ces personnages. Par moment, je trouve que les dialogues sont un peu grossiers dans la forme "-Tu te souviens? -Bien sûr, comment oublier cette année 1552 où le... blablabla". Les dialogues ont quelque chose d'impersonnel et je ne suis pas sûr que cela aide à être empathique envers qui que ce soit dans le récit. Et puis, au fur et à mesure que les dialogues avancent (car le scénario se juge par ses dialogues), Bilal nous demande toujours plus de lire entre les lignes. Et là j'ai été largué. Le dessin m'a permis de rester agrippé jusqu'au bout, mais je ne peux pas dire que j'ai pris plaisir, malheureusement. Ne pas comprendre m'empêche de ressentir l'ambiance et ne me permet pas de qualifier Bilal de visionnaire entre la date de création de cette BD et la fracture du bloc soviétique plusieurs années plus tard. Même si je n'ai aucun problème à le croire visionnaire. A lire, c'est certain, mais y'a intérêt de préparer le terrain : sans base de connaissances historiques solides, vous ne pouvez pas juger "Partie de Chasse" à sa juste valeur. Une note qui ne veut un peu rien dire et qui m'est paradoxale parce-que personnellement, j'aime ce genre d'œuvre qui vous pousse à la réflexion, la curiosité, l'envie de savoir plus.

19/05/2022 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Celle qui parle
Celle qui parle

Je n'arrive toujours pas à m'enlever de la tête que cette BD n'est pas de Claire Fauvel, auteure de Phoolan Devi, reine des bandits, tant j'ai trouvé des similitudes dans la couverture et le sujet de cette femme historique. Mais non, c'est bien Alicia Jaraba Abellan qui en est l'auteure, mais ça reste une démarche qui me semble parallèle. La Malinche est une figure de l'Histoire assez complexe à étudier, entre la maigreur des sources que l'on a sur elle et le fait qu'elle soit présente dans un contexte trouble, entre un empire espagnol qui découvre le Mexique, des Mayas qui vivent sur place et des Aztèques qui colonisent un empire sans cesse plus gros. Sa vie est tellement mal connue qu'on ne connait pas sa date de mort ! Autant dire que c'est un sujet passionnant qu'il faut décrypter entre les trous des sources. Mais ces personnages ont quelque chose qui attire (comme Geronimo de Aguilar, qui apparait dans la BD, et Gonzalo Guerrero, considéré comme l’ancêtre des métisses amérindiens), parce qu'ils sont à la frontière de deux mondes et donnent des aperçus très différents selon les peuplades qui les considère. Bref, tout ça pour dire que je suis déjà ravi de voir une BD sur la Malinche, et que celle-ci est très réussie à mon gout. Sans aller jusqu'à nous proposer une thèse historique (ce qui serait assez difficile), la BD parle d'une manière assez bien trouvée de la place de la Malinche dans ces épisodes historiques : c'est une femme qui parle, celle qui lie les cultures entre elles en comprenant et transmettant. J'aime beaucoup cette idée, surtout que couplée à un message sur la place des femmes et l'oppression qu'elle a pu subir (en tant que femme, maya et esclave), cela donne à l'histoire un ton qui déborde de simplement son propos historique pour un message plus contemporain. Un message qui ne fait pas du tout forcé, à mon gout, mais qui marche très bien avec le propos. Le dessin est réussi, avec une représentation qui m'a fait plus sentir les terres Mexicaines, déchirées entre cultures et pouvoirs différents, dans laquelle l'eau est une denrée précieuse et la jungle omniprésente. D'autre part, le rendu des couleurs et des ambiances a quelque chose qui nous plonge dans le récit. C'est très prenant à lire, le tout passe à une vitesse agréable, bref, un très bon moment de lecture qui m'a personnellement beaucoup plu ! J'en recommande la lecture.

19/05/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Les Arkeos
Les Arkeos

Indiana Croft ? Lara Jones ? Forcément le vrai métier d'archéologue ne ressemble pas à ces versions hollywoodiennes et c'est ce que cette série nous propose de découvrir avec le sourire. Il ne s'agit pas bêtement d'une série commerciale d'humour à thème où un auteur de BD se contente de piocher un sujet, ici un type de métier, et à broder des gags autour. Le co-scénariste, Alkéo (alias Alain Genot), est véritablement archéologue. S'il a déjà participé à la série Arelate, c'est ici l'occasion pour lui de présenter pour de bon son métier et sa passion. De fait, même si les albums se structurent en gags en une ou quelques planches, c'est l'aspect documentaire qui en ressort le mieux. Et effectivement, j'ai pu découvrir au cours de cette lecture le fonctionnement de ce métier, les participants qu'ils soient professionnels, universitaires, stagiaires ou bénévoles, ou encore les types de lieu de fouilles. Et j'apprécie aussi ces quelques gags basés sur de vraies anecdotes d'autres archéologues à chaque fois cités pour leur témoignage : c'est encore plus amusant quand on se dit que ça a vraiment pu se passer comme ça. Certes ce n'est pas vraiment hilarant, tout au plus les gags font-ils sourire, mais c'est quand même plus sympa de découvrir ainsi le métier d'archéologue de manière humoristique et pas comme un documentaire un peu ennuyeux.

19/05/2022 (modifier)
Couverture de la série La Fille aux Ibis
La Fille aux Ibis

J'aime beaucoup les histoires d'amour que nous propose Lax. Ici il est accompagné de Giroud ce qui ne gâte rien. Ses histoires s'inscrivent toujours dans un contexte historique ou social très défavorable. C'était le cas pour Azrayen', Chiens de fusil, Sarane ou Soleil Cou Coupé que j'ai lus et appréciés. Quand le contexte est historique (Algérie, Irlande, Afrique coloniale) cela permet au scénario de jouer sur la grande et la petite histoire. Procédé très classique mais qui nécessite un minimum de sérieux au niveau documentation historique pour ne pas tomber dans le ridicule. Ici l'ouvrage est écrit deux ans après la chute de Ceausescu en Roumanie pendant cette semaine de décembre qui a tenu toutes les TV européennes en live et en haleine tous les jours. Moments incroyables pour les journalistes et leurs auditoires de vivre sur place et en direct ce que tout le monde pensait impossible quelques mois auparavant. Stoian Mirtzu professeur type "Cercle des poètes disparus" exerce dans la charmante petite ville de Baia Mare au nord de la Roumanie. Un enseignement jugé subversif, ce qui lui vaut un très joli piège et 10 ans de prison dans les geôles de la Securitate de sinistre mémoire. Giroud et Lax axent leur passage carcéral sur les méthodes psychologiques très subtiles employées par les tortionnaires. Pour Stoian une reconstruction passe forcément par une recherche de la vérité de ses actes et de ses sentiments vis à vis de Rodica. Je trouve le scénario tourné vers l'intimisme bien construit. Le spectaculaire est peu présent même dans les scènes de la "révolution populaire". Les auteurs par quelques cases ouvrent une porte sur la mise en scène possible des événements orchestrés par une caste qui se savait perdue. Mais c'est au lecteur d'approfondir le sujet. Graphiquement Lax était à la fin d'un cycle juste avant Sarane. Son trait est plus fin moins puissant et caricatural que ce qu'il fera par la suite. Cela correspond bien à l'esprit de la série pour les passages intimistes moins pour la prison ou la révolution. Les couleurs ne sont pas au top. Elles rendent Bucarest, le Maramures et le delta du Danube très tristes (c'était l'hiver) ce qui est injuste. Je connais bien le nord de la Roumanie. C'est un pays charmant avec des gens très accueillants. Le delta passe pour l'un des plus beaux paysages encore naturels d'Europe et Bucarest est surnommée "Petite Paris". De meilleures couleurs auraient rendu justice à leur beauté. Le type d'ouvrage sans clinquant que j'apprécie beaucoup.

19/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Ainsi se tut Zarathoustra
Ainsi se tut Zarathoustra

Je sors un peu déçu de ma lecture de l'oeuvre de Nicolas Wild. L'auteur à un vrai talent pour conter des histoires originales, exotiques et qui s'inscrivent dans une actualité qui nous touche au quotidien. Son dessin est fluide, dynamique et met en valeur les expressions et sentiments de ses personnages presque toujours inspirés de personnes réelles. J'ajoute un récit parfois très intéressant sur les bases (assez succinctes) du zoroastrisme, de l'histoire des Persis et quelques fragments de l'histoire contemporaine de l'Iran islamique. Nicolas Wild aime à se mettre en scène parfois dans l'auto-dérision avec un humour bien agréable. Que du bon me direz-vous, mais si je reconnais toutes ces qualités, je n'ai pas du tout accroché au personnage de Cyrus qui est la base du récit. Je lis et comprends Cyrus comme un fils à papa bourré de thunes acquises sous la monarchie du Shah comme fils gâté d'un grand propriétaire terrien. Le voilà au MIT (sûrement pas avec son salaire de placier dans un théâtre) avec une action revendicatrice pseudo communiste peu risquée car quand cela sent le moisi un billet d'avion le conduit avenue Foch (n'est pas Mohamed Ali qui veut). Toute la suite est à l'avenant avec champagne, résidence à Genève ou soirée aux ambassades. C'est le résultat de la sueur des paysans iraniens des années 60 qui paye cela. Je ne sais pas si Nicolas Wild a voulu faire une critique du régime des Mollahs mais pour moi c'est raté. Je les trouve même plutôt sympas dans le livre. Cyrus est déserteur, fils d'un proche du Shah, blasphémateur en pays d'Islam et provocateur impénitent, bien des services secrets auraient été plus expéditifs surtout comme ancien membre du Tudeh. Il récupère même une grande partie de sa fortune. Cool Je trouve la construction du livre mal équilibrée. La partie voyage (limite club entre-soi) m'a ennuyé par moment et est trop longue à mon goût. J'ai quand même bondi quand on fait parler un chauffeur de taxi qui présente le Shah comme "un saint homme". p26. Je pense que les familles qui ont eu affaires à la SAVAK pensent autrement. De même la fin expéditive sur le procès laisse la porte ouverte à de nombreuses questions. Une lecture intéressante et plaisante mais aussi assez superficielle en regard des sujets abordés.

19/05/2022 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Monsieur Vadim
Monsieur Vadim

J'ai l'impression que les histoires de gangsters mettant en vedette des personnes âgées sont en train de devenir un genre. Cette série est pas mal avec cet ancien de la légion étrangère qui va se retrouver au fil des événements dans une guerre entre deux bandes rivales. J'ai bien aimé comment il y a des ordures et des gens un peu plus sympathiques dans les deux camps, disons ce qui m'a le plus intéressé dans le scénario s'est les différentes relations que notre vieux héros entretiens entre les différents criminels. Le seul point faible que j'ai trouvé est que certains passages sont un peu confus, il faut dire que plusieurs protagonistes de cette histoire sont des fins manipulateurs alors c'est un peu dur de s'y retrouver. L'humour fonctionne bien et il y a pas trop de scènes d'actions. J'ai bien aimé le dessin que je trouve très dynamique et expressif. J'aime bien les couleurs ici. C'est typiquement le genre de dessin comique-réaliste qui me donne envie de lire une bande dessinée.

19/05/2022 (modifier)
Couverture de la série L'Idole dans la bombe
L'Idole dans la bombe

Il y a des moments comme ça où une nouvelle change totalement l’état d’esprit, bon comme mauvais, grave comme futile. Je viens d’apprendre la sortie du 3ème tome (et conclusion) de cette série que j’affectionne tant, après 14 ans d’absence ... Autant vous dire que je suis en grande joie, je n’y croyais plus du tout, je la pensais abandonnée. Bref la good news du jour !! Je l’ai découverte dans feu la collection 32, j’ai tout de suite accroché. Je trouve la partie graphique sans fioritures et très agréable, Jérôme Jouvray possède un trait simple, moderne et efficace qui me convient parfaitement. Le dessin est magnifié par de très belles couleurs, malgré les ambiances sombres je les trouvent chaleureuses, je ne connais pas la technique mais j’aime. Un grand plaisir à parcourir les pages. Au scénario, Stéphane Presle que je ne connaissais pas, nous propose un récit sous forme de fable, inspiré de la guerre froide et de la course à la bombe. C’est tout sauf linéaire, il y a énormément de personnages, et choses rares ils sont tous réussis et intéressants. La narration est fluide, on passe de l’un à l’autre facilement. Franchement du tout bon à ce jour, maintenant j’espère juste une fin en apothéose et absurde, en adéquation avec le plaisir éprouvé durant mes nombreuses lectures. Quoiqu’il en soit, après Sasmira, Prophet … bien content de voir arriver une conclusion, j’ai encore bon espoir pour L’éducation des assassins :)

18/05/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Toutes les morts de Laila Starr
Toutes les morts de Laila Starr

Pas toujours évident de trouver une accroche pour un avis, si je devais définir ce comics en un mot : Génialissime ! Je déambulais dans ma librairie préférée et soudain mon œil gauche fût attiré par une jolie couverture, puis par un nom d'un des auteurs, celui de Ram V. Et là, ça fait tilt, mais oui il a scénarisé These Savage Shores. Hop, dans le panier. La naissance d'un petit Darius va provoquer une restructuration chez les dieux et Mort se voit congédiée et envoyée sur Terre en simple mortelle dans le corps de Laila Starr, tout juste décédée, car ce petit garçon va découvrir le secret de la vie éternelle et ainsi mettre notre grande faucheuse au chômage. Ram V a concocté une merveille de conte philosophique et poétique sur la place dans notre monde de la vie et la mort. La narration est fluide et toute en sensibilité. Des personnages attachants qui vont évoluer durant le récit car chaque chapitre fait un bon de quelques années dans le futur, après chacunes des morts de Laila. On visite l'Inde, de Bombay à une plage de Goa, ainsi que son folklore fantastique. Un conte contemplatif qui n'oublie pas de nous faire réfléchir, où l'émotion transpire, sans oublier la petite touche d'humour. De la poésie. Je découvre Filipe Andrade, il a un talent fou. Un grand format qui permet d'admirer toutes ses superbes planches qui défilent sous mes yeux et la colorisation "flashy" dans les tons roses, mauves et bleus apportent cette ambiance singulière d'une Inde mystérieuse. J'ai pris une claque tellement c'est beau. Un petit mot pour le traducteur, il a fait un super boulot. Pas culte, enfin pas encore, mais ce comics mérite 5 étoiles et un énorme coup de cœur. "Je veux arriver à la fin Avec des cicatrices à montrer Traces des décisions difficiles prises Par un cœur imprudent" Cicatrices - Akur Puri

18/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Buck - La nuit des Trolls
Buck - La nuit des Trolls

Comme d’habitude dans cette belle collection, la maquette est jolie, le dessin itou et on a là un album intéressant. Qui s’adresse peut-être aux plus jeunes (malgré certaines séquences et quelques textes peut-être un peu durs à saisir pour eux), mais qui peut aussi contenter des lecteurs plus âgés. Car, par-delà l’habillage, ce conte brasse quelques idées fortes. Nous sommes en Scandinavie, dans des paysages à la fois beaux et rudes, dans une des marches du peuplement humain, alors que le christianisme lutte pour éradiquer pensée et imaginaire nordique – trolls en tête. Le personnage principal est une sorte de chien, Buck (je ne sais pas si Demont a choisi ce nom en souvenir du chien de « L’appel de la forêt » de London, mais il y a quelques parallèles – comme la frontière tenue entre sauvagerie et « civilisation »). Mais un chien franchement atypique, puisque portant toujours sur lui sa cabane, ce qui le transforme en une sorte de tortue canine improbable. L’histoire se laisse lire agréablement et rapidement (peu de texte), et sait garder un certain mystère (trop accentué parfois, certaines planches étant un peu difficile à déchiffrer car trop sombres). A découvrir en tout cas. Note réelle 3,5/5.

18/05/2022 (modifier)