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Les derniers avis (93738 avis)

Par Josq
Note: 3/5
Couverture de la série Les aventures de Pistolin
Les aventures de Pistolin

Œuvre de jeunesse particulièrement méconnue de Goscinny, Les Aventures de Pistolin n'a sans doute pas de quoi enthousiasmer grand monde en-dehors des fans inconditionnels de l'auteur, dont je suis. Et de fait, même s'il faut bien avouer qu'il n'y a rien là d'exceptionnel, c'est toujours un immense plaisir de découvrir une œuvre inconnue de Goscinny. On retrouve ici son goût pour les situations absurdes, commentées par des personnages qui n'y comprennent rien ou ne veulent rien laisser paraître de leur étonnement. Le décalage est donc souvent savoureux, particulièrement dans la deuxième aventure de l'album, la première, très conventionnelle mais servant surtout d'introduction aux personnages de la saga. A l'inverse, le deuxième récit, Aventure au château laisse entrevoir tout le potentiel de la saga, et à travers une série de gags souvent bien trouvés, parfois même (plus rarement) hilarants, on se laisse vraiment prendre au récit. Le dessin d'Hubinon, bien plus enfantin que ce qu'on connaît, colle bien à l'atmosphère légère et naïve de la série, adressée avant tout à un public jeune. Rien d'incontournable, donc, mais les amateurs de pépites rares issues de grands auteurs y trouveront largement leur compte. Et espéreront qu'un jour, un éditeur bien avisé proposera une édition en album de toutes les aventures inédites de Pistolin qui n'y ont jamais eu droit !

18/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Le Faucon déniché
Le Faucon déniché

Ma notation tient compte de l’âge du lectorat visé. En effet, les plus jeunes seront sans doute sensibles à un certain message humaniste, de lutte contre les injustices, au personnage de Martin, cet enfant qui prend tous les risques pour être avec son faucon, et pour l’empêcher de devenir un chasseur/tueur. Ils passeront plus facilement les grosses ficelles qui m’ont, moi plutôt déplu. En tout cas c’est clairement un lectorat junior qui est visé, ce que la présence des jeux et questionnaires en fin d’album confirme. Pour ma part, si j’ai trouvé le dessin bon, dynamique, et si la narration est fluide, j’ai trouvé qu’il y avait là beaucoup trop de sirupeux (seul le rebondissement final, en amenant une touche plus noire, sauve l’ensemble d’une certaine mièvrerie je trouve). En effet, le seigneur (et encore plus sa femme) sont d’une gentillesse (dans presque tous les sens du terme) qui m’a énervé sur la fin – et qui manque de crédibilité, alors même que pour le este il y a un effort pour reconstituer un certain moyen-âge réaliste. Je ne connais pas le roman d’origine, et ne peux juger du travail d’adaptation, ni des coupes qui ont sans doute été faites. Mais cela donne quelques raccourcis frustrant (qu’est devenu le chef des gardes qui serait à l’origine d’une trahison, qui sont ces ennemis qui attaquent le château, et qui disparaissent brusquement sans laisser de traces ?). Mais, comme je l’ai dit, un lectorat plus jeune peut trouver son compte dans cette histoire, en s’identifiant au jeune Martin, dans un univers médiéval toujours propice aux dérives de l’imagination. Note réelle 2,5/5.

18/10/2021 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Isabelle la Louve de France
Isabelle la Louve de France

Et bien, en voilà un de bon récit d’histoire ! ça ne traine pendant des tomes et des tomes puisque 2 albums suffisent à suivre le destin d’Isabelle, reine d’Angleterre et fille du roi de France Philippe IV le Bel. Et puis, j’aime beaucoup le coup de patte de Jaime Calderon. Voila une série qui arrive à point nommé pour bien comprendre pourquoi, quand et comment débuta la guerre de 100 ans. Jusqu’à maintenant, j’avais lu « Le trône d’argile » et son préquel « La Couronne de verre » mais il me manquait une bande dessinée ancrée bien avant ces deux séries citées pour parfaire mes connaissances sur cette période de l’histoire de France. Bon, je l’avoue, je ne suis pas parti sur une feuille blanche en lisant « Isabelle la louve de France ». Étant moi-même passionné d’histoires, je m’étais déjà renseigné sur le destin de Philippe IV le Bel et son fameux massacre des membres de l’Ordre du Temple (les croisés). Cependant, la vie d’Isabelle m’était peu relativement peu connue et c’est donc avec grande curiosité que j’ai suivi ses frasques. Et là encore, on s’aperçoit que le dicton de Talleyrand « Derrière chaque grand homme, il y a une femme » peut être appliqué à cette reine bien que le roi Edouard II, roi d’Angleterre, ne pourrait pas être considéré comme un « grand » personnage quand on voit ses frasques dans cette bande dessinée. Marie et Thierry Gloris ont centralisé leur scénario sur Isabelle, ce qui fait que l’on retrouve face à un récit romanesque où la reine y apparait belle, naïve et parfois paradoxalement très cruelle. Je ne sais pas si cette femme fut ainsi mais j’ai quand même eu de l’antipathie pour elle notamment sur le fait qu’elle se laissera dicter sous les ordres du roi d’Angleterre pour des raisons d’état comme l’a voulu son père, Philippe IV le Bel. Elle se laissera aussi tomber dans les bras d’un amant pour le torturer après une fois la vérité dévoilée…Sans compter son rôle dans l’affaire d’adultères de ses belles-sœurs…Bref, ça fait froid au dos tout ça… Pour le reste, le contexte géopolitique de l’époque y est expliqué d’une manière globale, on peut juste regretter que de nombreux faits de n’y soient pas assez développés (Pourquoi cette guerre entre les irlandais et les anglais ? Quels sont vraiment les actes du comte d’Artois, des frères d’Isabelle ?). Après, on peut aisément deviner que raconter leurs péripéties auraient peut-être compliquées la lecture de cette bande dessinée qui va à l’essentiel sur la vie de cette reine d’Angleterre. J’adore le coup de patte de Jaime Calderon, je le trouve en parfaite adéquation avec ce récit historique. Ses personnages sont assez facilement reconnaissables. Les décors et costumes semblent avoir fait l’objet d’un bon travail de recherche, ils sont fouillés juste comme il faut, la narration et le découpage des scènes sont bons. Bref, c’est vraiment du bon travail ! Amateurs de récits historiques, vous serez -à mon avis- conquis avec cette série si vous désirez découvrir l’avant-guerre de 100 ans. Certes, de nombreuses questions peuvent demeurer en dehors de la vie d’Isabelle après cette lecture, si c’est vraiment le cas pour vous, je considère comme une qualité de cette bd de nous donner l’envie de s’intéresser aux autres évènements (in)directement liés au destin de cette reine d’Angleterre. Au final, une bonne lecture vraiment plaisante sans trop prise de tête d’autant plus que le graphisme m’est apparu au top.

18/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Les Amants d'Hérouville - Une histoire vraie
Les Amants d'Hérouville - Une histoire vraie

Si j’ai trouvé cet album plaisant à lire, je l’ai également trouvé très édulcoré. A la lecture de cette bande dessinée, on pourrait en effet penser que c’est le matériel mis à disposition des artistes ainsi que les talents d’hôte de Michel Magne qui ont fait la notoriété du lieu. La fourniture de drogues en tous genres (mais du LSD principalement) et de jeunes (voire très jeunes) filles dénudées et 'libérées' n’est jamais clairement évoquée alors que confirmée par plus d’un musicien de l’époque. Le rôle de certains ingénieurs-son de très grand talent (Dominique Blanc-Francard, e.a.) me semble également trop minimisé. Et lorsque les auteurs disent que les spectateurs présents au concert de Grateful Dead se retrouvent dans un sentiment d’ivresse provoqué par la seule musique, je ris sous cape (il est connu notoirement que Michel Magne avait chargé en LSD champagne et victuailles sous, selon la légende, surveillance d’un médecin spécialement engagé pour éviter tout risque de surdosage). A la lecture, le caractère sombre et manipulateur de Michel Magne n’apparait que très partiellement, au profit de son indéniable talent de musicien, de ses qualités d'hôte et de ses gentilles « fantaisies ». Malgré ce caractère édulcoré, j’ai bien aimé ma lecture car cet album est très bien réalisé d’un point de vue technique. C’est vivant et agréable à lire et j’ai apprécié l’intégration de photographies d’époque qui permettent d’ « authentifier » les anecdotes racontées. J’aurais juste préféré que l’album se concentre uniquement sur le château durant la période 1970-1978 plutôt que de nous offrir ce qui s’apparente en définitive à une biographie de Michel Magne. Donc voilà, pas exactement le sujet auquel je m’attendais, un peu trop édulcoré à mon goût mais un album techniquement très bien réalisé et agréable à lire. Une bonne approche de ce que fût « Le Château d’Hérouville » durant sa période studios d’enregistrement… mais si vous voulez en apprendre plus sur ce sujet, je pense que d’autres livres sont plus complet (notamment « Hérouville, le château hanté du rock » de Laurent Jaoui).

18/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Les Trois mousquetaires
Les Trois mousquetaires

Messieurs Filippini et Mancini nous offrent une parodie très déshabillée de la célébrissime œuvre d'Alexandre Dumas père. Il faut dire que tout dans l'œuvre d'origine prête à reproduire un univers de fantasmes érotiques. Nous y trouvons des très jolies femmes (la reine, Milady et Constance), des maris cocus, une homosexualité supposée du roi, des chauds lapins de pourpre ou d'azur (même si la BD est en noir et blanc) et des costumes. Filippini y ajoute une pointe de langage à l'ancienne qui, s'il n'est pas du niveau de celui d'Eusèbe, n'en reste pas moins décalé par rapport aux scènes de sexe et toujours excitant. Les auteurs multiplient les scènes de sexe explicites avec un grand savoir-faire. C'est du X mais sans mauvais goût. Peut-être par respect à l'œuvre d'origine. Que diantre ! Une pour tous et tous pour une ! Foi de Gascon.

18/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Lola (presque) Super
Lola (presque) Super

Voici une bien sympathique jeune héroïne qui pourrait séduire les lectrices et lecteurs de moins de 10 ans. Lola (presque) super dégage en effet pas mal d’ondes positives et de joie de vivre malgré les difficultés qu’elle rencontre. Le dessin de Pauline Casters apporte beaucoup de douceur et de dynamisme à la série et ses couleurs vives attirent l’œil sans le saturer. De ce point de vue, déjà, la série est parfaitement adaptée au public visé. Au niveau du scénario, l’album adopte une structure hybride avec des planches qui offrent une chute en bout de page mais qui finissent par ne former qu’un seul récit. Ce genre de format, lui aussi, me parait parfaitement adapté au public visé. Celui-ci a en effet la satisfaction d’une chute à la fin de chaque page mais s’attachera encore plus à l’héroïne alors même que celle-ci vit une « grande » aventure. Les thèmes abordés (le harcèlement scolaire, l’acceptation des différences, les problèmes de communication avec les adultes) sont de nature à parler aux lectrices et aux lecteurs et marqueront d’autant plus celles et ceux-ci qu’ils sont développés sous un angle humoristique et positif. Si je trouve certains gags très naïf et certaines idées assez étranges (notamment celle d’afficher un badge si l’on est martyrisé par d’autres… et qui me fait un peu penser aux étoiles de David et aux triangles roses de la seconde guerre mondiale), j’ai dans l’ensemble lu cette série avec plaisir. Je la conseille en tous les cas pour les lectrices de 8-10 ans.

18/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Goldorak
Goldorak

Si la principale gageure à mes yeux allait être de réussir à créer une intrigue susceptible de plaire aux vieux lecteurs que sont devenus les jeunes téléspectateurs de l’époque tout en restant fidèle à la simplicité de l'anime (aux scénarios tout de même très répétitifs), la première chose que je retiens de cette reprise est le dessin tout simplement fabuleux du trio Bajram-Cossu-Sentenac et parfaitement mis en valeur par Yoann Guillo. C’est parfait à mes yeux tant les personnages comme les mécha comme les couleurs sont à la fois conformes à l’anime et modernisés pour plaire à un public devenu adulte et en attente d’une plus grande profondeur. Au niveau du scénario, celui-ci tient parfaitement la route. Il garde une bonne part de naïveté dans certains enchainements tout en offrant une intrigue solide dans laquelle Xavier Dorison glisse un sujet d’actualité (le problème des migrants) et un sujet universel (la gestion des conflits). Je ne dis pas que c’est l’intrigue du siècle mais il me semblait difficile de faire mieux pour à la fois nous rappeler les animes de l’époque (qui étaient destinés à des spectateurs de moins de 10 ans et se devaient donc d’être manichéens, simplistes et naïfs) tout en étant capable de plaire aux vieux lecteurs que ceux-ci sont devenus (et si comme moi vous avez vu Goldorak à la fin des années 70, il est très probable que vous soyez aujourd’hui proches de la cinquantaine). Le pari, qui me semblait des plus casse-gueule, est globalement réussi et j’ai vraiment pris du plaisir à lire cette histoire, partagé entre le sentiment de retomber en enfance et celui d’avoir une vision de Goldorak plus moderne et bien plus « tout public » que seulement destinée aux enfants. Une réussite, en somme, sans être le livre du siècle.

18/10/2021 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Le Cauchemar d'Innsmouth
Le Cauchemar d'Innsmouth

Attendons encore un peu , mais nul doute que prochainement quand Gou Tanabe aura achevé ses adaptations des récits de H.P. Lovecraft, la note de culte lui sera attribuée par mes soins. "Le cauchemar d'Innsmouth" est à mon sens la meilleure nouvelle du reclus de Providence que je relis occasionnellement et j'attendais avec impatience son adaptation par Tanabe. Et là Wouaww!! que du bon, en suivant les pas de Robert Olmstead nous découvrons avec lui toute l'histoire de cette mystérieuse petite ville de l'est des États-Unis. Prospérité avec ses armateurs qui se déplacent jusque dans le Pacifique pour y traiter avec les indigènes d'îles perdues et puis dégénérescence des industries et de la population qui se lit avec des créatures ramenées de ces fameuses îles. Tanabe nous propose un récit fort bien construit, son adaptation fait doucement monter l'angoisse, je trouve que par rapport à ses travaux antérieurs les personnages offrent des visages moins figés avec notamment des regards plus expressifs. Ah ! ces images d'Innsmouth délabré hantés par les silhouettes de ses habitants. J'en redemande donc et suis en attente impatiente de la deuxième partie du récit.

18/10/2021 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
Couverture de la série Dune - Maison Atréides
Dune - Maison Atréides

Je fais une boulimie de « Dune » cette année. J’ai lu les deux premiers romans, l’adaptation BD (voir mon avis) et bien entendu vu le film. J’enchaîne sur l’adaptation de cette préquelle réalisée par les auteurs du roman éponyme (que je n’ai pas lu), et je ressors satisfait de ma lecture. L’histoire se déroule une trentaine d’années avant Dune, et alterne entre plusieurs trames narratives et personnages clés : la jeunesse du Duc Leto, l’arrivée de Pardot Kynes (le papa de Liet) sur Arakis, le calvaire d’un Ducan Idaho adolescent, la conception planifiée de Paul Atréides et bien plus encore. Les amateurs du roman "Dune" sont donc gâtés, et je dois avouer que si l’histoire reste sans surprise, je l’ai trouvée prenante et intéressante. La mise en image est réussie… les couleurs très informatisées ne seront sans doute pas du goût de tout le monde, mais j’ai trouvé les planches très belles. Les personnages sont bien dessinés, et les scènes d’action sont réussies et lisibles. Je mets 3/5, mais je lirai certainement la suite, et passerai peut-être ma note à 4/5 si la qualité se maintient. Un album que je recommande aux amateurs de l’univers de Frank Herbert.

18/10/2021 (modifier)
Par doumé
Note: 4/5
Couverture de la série Un été cruel
Un été cruel

Avec quelle facilité Brubaker m'embarque dans ses histoires, j'ai eu le même ressenti en lisant Pulp. Capté dès les premières pages, Brubaker emmène son lecteur dans un univers composé de malfrats abîmés par un passé plus ou moins douloureux, nous assistons à leurs quotidiens qui les poussent irrémédiablement vers un destin tragique. Le déroulement de son scénario ne laisse aucun espoir à ses personnages, ils sont tous comme aspirés vers une fin tragique et c'est d'autant plus touchants que l'auteur a pris le temps de travailler tous les personnages en nous les présentant avec leurs faiblesses et leurs passés douloureux grâce au format de cette bd. Un dessin souvent sombre pour coller aux situations et la représentation des visages est vraiment réussie. Pas une seconde d'ennui pendant les 288 pages.

17/10/2021 (modifier)