Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire.

Les dernier avis (90841 avis)

Par pol
Note: 2/5
Couverture de la série Secrets - Cavale
Secrets - Cavale

J'aime bien les albums de la collection Secrets, mais ce triptyque est loin d'être le meilleur de la collection. Ça se lit bien, mais au final c'est plutôt bof, pour une raison principale : on n'y croit pas un instant. Déjà il y a trop de clichés dans les personnalités et les situations. La gamine de 17 ans battue par son copain mais qui reste avec, les relations entre Nadia et sa mère et tant d'autres détails trop gros.... on n'y croit pas une seconde. C'est pourtant pas le style de la maison, Giroud nous a habitués a beaucoup plus de finesse dans ses scénarios. Malgré tout ça se lit, ne serait-ce que par curiosité pour connaitre le fameux secret. Mais malheureusement, plus l'intrigue avance et moins on y croit. Mention spéciale au dernier tome pour des péripéties dignes d'un mauvais téléfilm de France télévision. Autre problème : Les protagonistes étant des ex gangsters qu'on essaye de faire passer pour des gens sympas, ça ne marche pas du tout non plus. Ca ne les rend pas attachants, on n'a pas de peine à les voir subir les foudres de la police. On n'a pas envie de les aider dans leur cavale. Alors que dans certains films / livres / BD on peut facilement se prendre de compassion pour les méchants et espérer qu'ils s'en sortent, ce n'est pas du tout le cas ici. A côté de ça le dessin est pas mal, mais il ne sauve pas l'ensemble. Il manque quand même de finesse dans les détails par moments (mais il reste quand même largement meilleur que dans les albums de la même collection dessinés par Marianne Duvivier...).

15/01/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 4/5
Couverture de la série Idées Noires
Idées Noires

Cette BD est la preuve que nous pouvons rire de tout. Chaque planche est en réalité une critique de notre société, de l'être humain. Les blagues sont sublimées par un dessin en noir et blanc juste et précis. Je ne vais pas épiloguer sur cette BD cultissime de Franquin, mais pour ceux qui ne connaissent pas, si vous appréciez l'humour noir de chez noir, foncez ! 4 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

14/01/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 5/5
Couverture de la série Dragon Ball
Dragon Ball

Comme beaucoup d'entre vous, j'ai grandi avec Dragon Ball et ce manga m'a profondément marqué de par les valeurs qu'il défendait et de par ses nombreux personnages. Messieurs Dames, installez vous confortablement et prenez un verre. Je vais tenter de vous expliquer pourquoi Dragon Ball est culte. Tout d'abord, il y a Krillin. C'est grâce à lui que j'ai su ce qu'était un véritable ami. Depuis le début du manga, Krillin est dans l'ombre de Goku. Il aurait pu être jaloux et haineux, mais non, il lui est toujours resté fidèle, même dans les pires moments. Krillin c'est aussi celui qui a rendu le manga plus mature. Lors de sa première mort, le manga prend une toute autre direction. Fini le récit pour enfants où tout le monde s'amuse. Place aux combats avec de véritables enjeux, de grandes menaces. Krillin, c'est également le seul être humain qui fut présent contre pratiquement toutes les menaces de l'univers de DB et qui à chaque fois, arrive à se démarquer. Krillin c'est aussi l'ingéniosité. Il sait qu'il n'est pas très fort. Alors, pour compenser ses faiblesses, il est ingénieux et nous surprend régulièrement durant ses combats en usant de subterfuges et autres stratégies. Krillin c'est aussi celui qui a réussi à se taper C18. Pour tout ça, merci Krillin. Ensuite, il y a Yamcha. Yamcha est sans aucun doute LA victime de Dragon Ball. Je ne pense pas me tromper en affirmant qu'il n'a gagné qu'un seul combat sur toute la saga (et encore, il a été aidé). Il s'est sans cesse fait humilier, lyncher et tuer. Il le sait et l'avoue même. Il décide plus tard dans la série d'arrêter de se battre, d'assumer ses faiblesses. Et pourtant, il est loin d'être un lâche. En effet, à chaque grand moment de l'Histoire, contre tous les ennemis de la team Z, Yamcha est présent, pour soutenir, encourager ses amis malgré les dangers. Il sait qu'il n'arrive pas à la cheville des ennemis, qu'à tout moment il risque la mort, mais malgré cela, Yamcha est présent. Yamcha m'aura appris qu'à défaut de se démarquer par sa puissance et son charisme, on peut se démarquer par d'autres valeurs telles que la solidarité, et que l'on peut parfois abandonner sans que cela soit perçu comme de la lâcheté. Pour tout ça, merci Yamcha. N'oublions pas de parler de Piccolo. Piccolo est un démon, guidé par sa soif de destructions et de vengeances. C'est le premier grand méchant de Dragon Ball. Rappelons également un de ses grands objectifs : avoir la reconnaissance de son double, Dieu. Après avoir été vaincu par Goku une deuxième fois, ce dernier va épargner Piccolo. Pour la première fois, quelqu'un fait preuve de clémence, de compassion envers lui. Pour un démon, qui a grandi abandonné, sans connaissance de ses origines et à l'écart de tous, ce sera le début de la rédemption. Mais avant celle ci, viendra le combat contre Radditz avec le sacrifice de Goku. Avant de mourir, Goku demandera à Piccolo d'entrainer son fils Gohan. La rédemption de Piccolo arrivera réellement lorsqu'il se sacrifiera pour sauver Gohan. Piccolo n'est désormais plus un démon, c'est un héros de la team Z. Le point culminant de son histoire arrivera lorsqu'il fusionnera avec Dieu, qu'ils ne reformeront qu'une seule et même personne. Beaucoup se plaignent que par la suite, il est devenu la nounou de Pan. Mais n'est-ce pas ce que Piccolo a toujours souhaité? Avoir une famille. Piccolo est l'un des personnages avec la plus belle évolution du manga. Il a rendu la saga plus mature, épique. Pour tout ça, merci Piccolo. Dragon Ball a pris une tout autre tournure avec l'apparition de Mirai Trunks. Rappelez vous l'immense choc que nous avons eu, en découvrant un nouveau sayen, éliminant Freezer et son père en quelques secondes et surtout, c'est le fils de Végéta et Bulma !! NANI ? Passé ces révélations, on découvre un personnage avec un passé dramatique. C'est un survivant, ayant grandi avec les légendes de la team Z, coaché par un Gohan adulte et vivant dans un monde apocalyptique. Avec un tel background, un seul personnage pouvait le comprendre : Végéta. Et c'est ainsi qu'une relation entre le père (qui ne le sait pas encore) et le fils va naître. Mirai Trunks m'aura montré à quel point une relation père-fils était importante. Qu'il s'agit également d'Amour avec un grand A. Et que même s'ils ne se sont jamais dit « je t'aime », ils se le sont fait comprendre par leurs actes (et leur petit signe de doigt lorsqu'il retourne dans sa temporalité (j'ai chialé)). Pour tout ça, merci Mirai Trunks. Gohan... L'un des personnages les plus appréciés de la saga. Gohan est le parfait héritier de Goku, il s'agit de la relève. Au fil des arcs, il prend de plus en plus d'ampleur. Il a accompli nettement plus de hauts faits que son père au même âge et est même parvenu à devenir un super Sayen alors qu'il n'était qu'un enfant. A la mort de C16, Gohan, fou de rage, devient officiellement le personnage le plus fort de Dragon Ball. Goku peut donc partir, se sacrifier et laisser son héritier prendre la relève. C'est le nouveau héros de Dragon Ball. Cependant, tout cela ne l'intéresse absolument pas. Gohan désire être un savant, un père de famille respectable et n'a que faire de la violence. Il aime la faune et la flore et ne veut plus se battre. Il arrêtera donc les entrainements, alors qu'il est le meilleur et réalisera son rêve : fonder une famille. Beaucoup voient cela comme une déchéance. Moi, je vois cela comme l'accomplissement d'un personnage. Gohan m'aura appris qu'il faut toujours croire en ses rêves et aller au bout de ses idées, même si le monde entier te prédestine pour autre chose. Pour tout ça, merci Gohan. Plus brièvement, nous avons également Bulma, qui par la force de l'Amour a appris au Prince des Sayajin, à mettre son égo de côté, à être un père, un mari respectable. Gotenk et mini Trunks, qui nous ont montré qu'en combattant ensemble nous étions plus fort, voire invincibles, que l'union fait la force. Chichi, qui acceptait tous les caprices de Goku, qui était toujours présente pour lui malgré les nombreuses épreuves et surtout son dévouement total pour donner la meilleure éducation à ses enfants. Mutenroshi, qui nous a montré que même le plus grand des imbéciles, peut être le plus grand des sages et qu'il ne faut pas se fier aux apparences. Satan (Hercule), qui derrière son ego surdimensionné, donnait de l'espoir à la terre entière alors qu'il savait pertinemment qu'il risquait sa vie. Pour tout ça, merci la team Z. Messieurs Dames, reservez vous un verre, il nous reste à parler des deux plus importants protagonistes de la série. Commençons par le Prince des Sayens, Vegeta. Au commencement, c'est un prince d'un peuple puissant, voire invincible. Tout le monde le craint et lui ne craint personne. C'est un homme fier d'être ce qu'il est. Il va ensuite voir son peuple se faire décimer, être totalement impuissant. Sa planète d'origine va être détruite. Enfin, il va être vaincu par Goku, un Sayen parfaitement idiot. Imaginez l'humiliation que cela a été pour ce Prince des Sayens. Comment se relever ? Il va tout d'abord être guidé par sa soif de vengeance envers Freezer et ensuite par sa rivalité envers Goku. Il va s’entraîner sans relâche afin de pouvoir les vaincre tous les deux et restaurer son honneur. Malgré tous ses efforts, il ne vaincra pas Freezer et pire, il sera constamment surpassé par Goku. Après autant d'échecs, n'importe qui aurait abandonné. Vegeta est également devenu un mari, devenu un père. Qui plus est, un père aimant et protecteur, très protecteur. En effet, la mort de Mirai Trunks l'aura traumatisé, au point qu'il se sacrifiera pour sauver mini Trunk de Buu. Vous imaginez ? Le prince des Sayens, le plus fier et égoïste, se sacrifier pour un enfant ? Nous avons là un personnage coriace, qui n'a jamais abandonné malgré son passé des plus douloureux, qui ne s'est jamais plaint et surtout qui a su nous prouver à tous, que tout le monde mérite d'avoir une famille, même la plus grande des ordures. Il nous aura également appris, qu'il est parfois bon de ravaler sa fierté. Pour tout ça, merci Végéta. Il est maintenant l'heure de parler de Goku. Goku est l'équivalent japonais de Superman. C'est LE héros par excellence. C'est une personne inspirante. Goku est non seulement respecté mais pratiquement vénéré par ses amis après la fin de l'arc du ruban rouge. Quand il revient lors du second tournoi, on a un Goku sage et charismatique qui a parcouru le monde entier. Ce n'est clairement plus le gamin du premier chapitre. Il ne fait que gagner en charisme et en sagesse au fur et à mesure que le manga continue. A chaque nouvel ennemi, tout le monde se tourne vers Goku pour savoir ce qu'il faut faire. Goku aime se battre mais il porte toujours sur ses épaules les espoirs de tout le monde et n'a jamais déçu. C'est celui qui rend l'impossible possible. Tant que Goku est là, tous les autres gardent espoir. De plus, il a réussi à faire tout cela en restant pur. Pour tout ça, merci Goku. Je pourrais encore parler pendant des heures de ce manga, développer plus en profondeur certains personnages. Je pourrais également encore vous parler des cyborgs, de Tenshinhan, de Oolong, de Buu, de Videl, de Pan, des Nameks et de bien d'autres. Pour tous ces souvenirs, ces scènes mémorables, ces personnages d'anthologie, ces musiques épiques, ces combats dantesques. Pour tout ça, merci Akira Toriyama. 5 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

14/01/2021 (modifier)
Couverture de la série Apprendre à tomber
Apprendre à tomber

Noël, qui souffre d’une forme d’autisme, perd brutalement sa mère, et se retrouve pris en charge dans une communauté au sein de laquelle il retrouve un certains nombre d’autres ados/adultes souffrant de divers troubles et handicaps. La plupart vivent dans un monde parallèle, à la fois cohérent et décalé par rapport à nos critères cartésiens. Mais tous ces personnage, Noël en tête, sont attachants, et l’on suit avec plaisir les péripéties (courts chapitres accumulant des anecdotes, développant des moments forts) qui forment au final une histoire que j’ai trouvée très chouette à lire. Même si l’auteur a « inventé » cette histoire et ces personnages, il s’est inspiré d’une certaine réalité, puisque ce livre est une sorte de commande réalisée à la demande d’une association que je découvre et qui, en Allemagne, depuis plus d’un siècle, poursuit l’œuvre quelque peu visionnaire d’un ancien mécène, le tout étant placé sous l’égide d’une fondation protestante. La narration est fluide, « naturelle », et on s’attache très rapidement à Noël et à ses compagnons, leur façon à la fois naïve et pleine de sincérité de voir la vie, de vivre, sans artifice ni protection d’une armure d’hypocrisie, plus ou moins rassurés par leurs tics, leurs tocs, leur optimisme à quasiment toute épreuve. On se prend même plusieurs fois à sourire, voire rire de certaines situations qui tournent au burlesque, sans jamais que la moquerie ou quoi que ce soit de négatif n’émerge. Au cœur de l’album, un passage évoque, avec pudeur mais avec force, ce qui a pu se passer sous le IIIème Reich, lorsque les handicapés étaient éliminés, au nom d’une protection de la race supérieure… C’est en tout cas un album dont la lecture est rafraichissante et donc recommandée. Le dessin de Ross, moderne, qui ne s’embarrasse pas de décors fouillés, est efficace et aide aussi à la fluidité de l’ensemble.

14/01/2021 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Le Baron perché
Le Baron perché

J'avais abordé Italo Calvino au lycée, et son humour, la profondeur de ses contes et leur vigueur m'avait alors marqué. J'avais un peu peur que le temps l'ait fait peu à peu disparaître de l'inconscient collectif. Mais cette adaptation par Claire Martin, fraîche émoulue de l'école Emile Cohl, à Lyon, m'indique que non. Et pour une première oeuvre, c'est carrément une réussite. L'autrice a su saisir toutes les qualités originales que je détaillais précédemment. C'est un récit enlevé, qui nous montre le destin d'un adolescent, puis d'un homme qui décide un beau jour de vivre dans les arbres, littéralement. Une décision qui va l'amener à avoir un regard distancié sur le monde qui l'entoure. A d'abord se contenter de peu, profiter de sa liberté ; puis de s'attacher au compagnon que le hasard lui amène, s'attacher aux signes, chercher de la compagnie, rencontre (deux fois) l'amour... Et puis, au crépuscule de sa vie, à faire une sortie particulière. J'ai traversé ma lecture avec un petit sourire en coin, pour ce conte philosophique quelque peu intemporel, mais au charme léger, très accessible. Ces qualités sont aussi le fait de l'adaptatrice, qui met à leur service son dessin plutôt élégant, même si encore un brin immature. Sa mise en scène est par contre assez inventive sans être brouillonne. Bref, c'est une belle réussite que je vous recommande, mon petit coup de coeur de cette fin d'année.

14/01/2021 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série The X-Files
The X-Files

A part The X-files - La Vérité est ailleurs, la série mythique des années 1990 n'avait pas eu les honneurs d'une publication en albums reliés en France. Heureusement Glénat, par le biais de son directeur de collection Olivier Jalabert, est arrivé, et a donc édité entre 2016 et 2017 ces cinq recueils de récits courts publiés en fascicules par IDW Publishing peu auparavant. Contrairement à la série précédemment citée, de pauvre facture malgré la présence au scénario de Frank Spotnitz, cette série-ci a été supervisée par Chris Carter, le créateur de la série TV. Exit les monstres de la semaine, retour aux fondamentaux, avec la "mythologie", le Syndicat, le fils de Mulder et Scully et quelques personnages secondaires mais essentiels, avec des intrigues qui fleurent bon le réch... les grandes heures de la série. Chronologiquement nous sommes donc entre les saisons 9 et 10. Le scénariste Joe Harris récite bien ses gammes, recyclant tous ces éléments et respectant presque comme un robot le système de découpage des épisodes de la grande époque. Les dessinateurs se relaient, mais le plus régulier est Matthew Dow Smith, qui s'applique à faire de l'atmosphère poisseuse, en négligeant parfois un peu les visages des personnages. Mais les fans seront plutôt contents, c'est assez sympa à lire, il ne manque plus que la musique d'ambiance inimitable de Mark Snow. Les autres bons points : de superbes couvertures (réalisées par le français Bannister) et des préfaces et dossiers explorant de nombreux aspects de la série assuré&s par Alain Carrazé et Romain Nigita. Et quelques illustrations franchement réussies. Une belle édition.

14/01/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Lolicornes
Lolicornes

Avec Lolicornes, nous sommes face à une série de fantasy délirante et humoristique tous publics. Loliland est un monde merveilleux, couleur guimauve, empli de licornes, d'arcs-en-ciel et autres créatures magiques dans un monde anthropomorphique. Mais derrière la façade rose et sucrée de cet univers se révèle un monde bien moins enchanteur où les "beaux" (à savoir les licornes qui respectent le cahier des charges d'un beau poil lustré et de dimensions idéales) sont les seules à se la couler douce en chantant tandis que les "moches" (tous ceux et celles qui ne rentrent pas dans les critères imposés) sont les esclaves à leur charge. Et Kurb et Uno sont les premiers concernés puisque c'est à eux que Mamy Loly, la maire de Loliland, demande de remplir toutes les tâches ingrates. Jusqu'au jour où l'apparition brutale dans ce monde d'une jeune humaine (avec une corne de licorne tout de même) va tout bouleverser. On sent la patte de Ced dans ce scénario. Il apporte son côté joyeusement délirant et souvent parodique. Waltch, lui, apporte son dessin tout en rondeurs, idéal pour de tels récits humoristiques qui ne se prennent vraiment pas au sérieux. Quant à Gorobei, il apporte les couleurs pastels, rose bonbon et arc-en-ciel, qui donnent à l'ensemble cet aspect tout mignon qui tranche avec la bêtise de cet univers et de la majorité de ses habitants. La BD se présente sous la forme d'un petit album souple, presque format manga, avec une centaine de pages et un récit qui se révèle assez long et dense. C'est une sorte de quête auxquels nous sommes conviés, nos héros étant envoyés en mission pour sauver leur pays d'une maladie mystérieuse. Elle est bien sûr remplie d'humour et de gags divers, mais elle présente aussi une vraie aventure avec ses péripéties et un déroulement qui tient la route. La lecture se révèle plutôt accrocheuse et certaines gags, notamment les dialogues issus des éléments de décor tels que les nuages et autres arbres m'ont plusieurs fois fait rire. Ce n'est pas toujours très fin, mais je trouve ça assez marrant. Un bon divertissement tous publics qui amènera au minimum le sourire.

14/01/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Undiscovered country
Undiscovered country

Avec "Undiscovered country", notre brochette d'auteurs se lance dans une saga qui laisse songeur par ses prétentions. C'est typiquement le genre de série qui peut tout raser sur son passage ou faire un flop au bout de quelques tomes. C'est avant tout le côté "visionnaire" du pitch de base qui m'a interpellé. En effet, voilà 30 ans que les États-Unis se sont enfermés dans un black-out total et que depuis le monde s'est reconstruit géopolitiquement et que sévit une grave pandémie létale à 80%. (J'espère qu'on ne va pas en arriver là avec nos apprentis sorciers en place, mais dès fois on se demande tant la réalité surpasse parfois la fiction, et que la pandémie ambiante ne va pas s'aggraver non plus...) C'est dans le but de trouver un remède à ce virus Azur qu'un groupe hétéroclite est envoyé en mission après avoir reçu un message d'invitation leur promettant une solution au virus. Un premier message après 30 ans ! Personne ne sait ce que sont devenus les États-Unis depuis... C'est donc en hélico que notre équipe de choc s'apprête à passer le mur qui longe les côtes américaines en espérant surtout franchir le fameux mur magnétique qui protège l'espace aérien, quand ils sont abattus par un missile... Une manœuvre "experte" du pilote va sauver in extremis l'équipage qui va alors découvrir ce que sont devenus les States : bienvenue dans Mad Max 2.0 ! Car sans qu'on ne sache ni comment ni pourquoi, les États-Unis ont semble-t-il évolué différemment pendant ces trente années ; la faune (quel bestiaire !), la flore, la technologie, et même le temps semblent avoir suivi une autre courbe. Et c'est donc face à un environnement complètement inconnu et hostile que notre troupe va devoir évoluer pour tenter de mener à bien leur mission. Mais pas trop le temps d'y réfléchir, car avec cette série c'est le rythme qui prime et l'action ! Et quand on commence son périple en survivant à un crash d'hélico shooté par un missile, on se dit que la journée va être longue... Et de ce côté là tout le monde va être servi : Mode Pop Corn [ON] ! Charles Soule et Scott Snyder on en effet prévu un joli jeu de piste façon parcours du combattant mode expert pour notre commando, ce qui nous promet quelques scènes d'anthologie si la suite est à la hauteur de ce premier tome. Le graphisme de Giuseppe Camuncoli (que j'avais découvert avec Maori et plus récemment avec Green Valley côté comics) est parfait pour ce genre de récit et la colorisation de Matt Wilson qui fonctionne parfaitement avec ce dessin m'a aussi bien plu. C'est enlevé et dynamique, ce qui cadre complètement avec le ton du récit et la narration. Alors espérons que les 4 autres tomes annoncés pour parfaire cette aventure sauront garder ce côté débridé et déjanté tout en sachant garder le cap narratif pour répondre aux nombreuses interrogations qui restent en suspens avec ce tome introductif. Un bon début qui ne demande qu'à transformer l'essai !

14/01/2021 (modifier)
Couverture de la série Le Sourire du clown
Le Sourire du clown

Pour commencer, on ne peut que saluer l’originalité de cette série. Cette ambiance de cité urbaine perdue sur la colline, sa mentalité de microcosme, avec ses bons et surtout ses mauvais côtés, tout cela est très réussi. Le dessin tire un peu sur le style de Boucq, le côté caricatural en moins. L’édition, sur papier épais, est de très bonne qualité, ce qui ajoute au charme de l’ensemble. L’histoire est très sombre et on reconnaît bien la patte de Luc Brunschwig. Cela a même un côté assez outré, mais c’est suffisamment bien écrit et riche pour convaincre. Dans l’ensemble, soyons francs : je ne pense pas que le but de cette série soit d’être réaliste. Il s’agit davantage d’une espèce de fantaisie sombre, où aussi bien chaque personnage, à titre individuel, que la communauté dans son ensemble, fonctionnent de manière totalement dysfonctionnelle. Je ne dirais pas que les personnages sont réalistes, mais ils sont crédibles, au sens où on y croit et on ressent une réelle empathie pour eux. Il y a un peu d’abus dans l’utilisation des flashbacks, mais je chipote. Globalement, cela reste une très bonne histoire, bien menée et bien mise en images. J’hésite entre trois et quatre étoiles, mais l’originalité me fera arrondir à la note supérieure.

14/01/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Le Spirou de Frank Pé et Zidrou - La Lumière de Bornéo
Le Spirou de Frank Pé et Zidrou - La Lumière de Bornéo

J'étais un peu curieux lorsque l'album est sorti parce que c'est un vieux projet qui datait des débuts du lancement de la collection si je souviens bien. En tout cas ça datait d'avant 2010 et pour info en même temps Zidrou avait écrit un one-shot pour Hardy qui va sortir vers 2021-2022 si tout va bien. Ça me rajeunit pas tout ça ! Le dessin de Pé est excellent comme d'habitude. Il est excellent avec les animaux et ses fans vont être content du résultat. Le problème est qu'au scénario on retrouve les tics de Zidrou. À savoir qu'il y a une bonne idée, mais qu'il ne l'exploite pas à son plein potentiel selon moi et qu'en insistant trop sur les bons sentiments cela devient un peu trop larmoyant pour moi. Si je compare avec la série mère, des récits comme Bravo les brothers et La Vallée des Bannis m'ont plus touché émotionnellement sans que le trait soit forcé comme avec Zidrou. Il y aussi la sous-intrigue avec champignons noirs qui mènent nulle part quoique contrairement à d'autres lecteurs j'ai compris la métaphore. C'est juste que c'est inutile à mes yeux. Le scénario se laisse lire, mais les allergiques de Zidrou devront passer leurs chemins sauf s'ils ont envie d'acheter un album uniquement pour admirer le dessin de Pé.

14/01/2021 (modifier)