Les derniers avis (104946 avis)

Couverture de la série Comme un poisson dans l'huile
Comme un poisson dans l'huile

Un album qui n’a pas trop la côte si je me fie aux notes. Je viens bousculer un peu tout ça, je le connais depuis sa sortie et je l’apprécie beaucoup. Rien de bien sorcier je l’accorde, plutôt linéaire et minimaliste dans le fond et la forme, mais personnellement il me parle bien. Pas directement (j’ai fait des études scientifiques) mais j’ai un peu côtoyé ce petit monde « artistique » via quelques bonnes connaissances. Je leur avais d’ailleurs fais découvrir le présent album, ils avaient tous adoré se reconnaissant dans de nombreuses situations. Dans ce tome, Guillaume Long narre sa première année aux Beaux Arts, entre vie étudiante et élitisme, il y ajoute pas mal d’autodérision au passage et ne s’épargne pas, de nombreux passages m’ont amusé : les non non non des profs, le snobisme ambiant, l’approfondissement impérative du milieu pour chercher des influences (et accessoirement des poses), le Land-Art de son pote, l’origine du nom de l’album, la SNCF … L’humour est spécial mais je m’y suis bien retrouvé, j’ai vraiment aimé le ton distillé par l’auteur, décalé et un rien absurde. Et finalement le parti pris de la narration participe bien à l’ambiance. Une œuvre de jeunesse légèrement insouciante et qui garde ma sympathie bien des années après. Nota : par contre je suis un peu deg’, j’ai commandé il y a un peu Une sardine à la mer, pensant que c’était la suite (de la suite) avant de m’apercevoir, après coup, que c’était une compile des 2 albums avec quelques inédits. My bad :(

12/04/2024 (modifier)
Couverture de la série Abaddon
Abaddon

Que voilà une histoire étrange et prenante ! une intrigue qui ne livre pas toutes ses clés. Mais l’absence de véritable chute ou « porte de sortie » n’est ici pas frustrante. Au contraire, je trouve que cela participe du malaise, de l’ambiance étouffante qui domine. Une histoire d’ambiance plus qu’une intrigue « carrée ». Dans un huis-clos oppressant, nous découvrons, avec un personnage coincé là par hasard, quelques pièces d’un immeuble étrange, et quelques locataires qui semblent à la fois prisonniers et consentants. Ou plutôt ils ne semblent pas se poser de questions quant à leur liberté de mouvement. Quelques passages dégagent un humour noir, mais c’est bien une sorte de thriller fantastique, fortement imprégné d’allégories qui domine (les très nombreuses références à l’oppression vécue par le héros à l’armée – bizarrement américaine, et pas israélienne ! – mais aussi les frustrations sexuelles, etc.). Une lecture inclassable, certes, et qui peut rebuter. Mais j’ai trouvé agréable de suivre Ter, qui semble le seul à s’agiter pour sortir de la nasse, au milieu de personnages tout aussi étranges et apathiques que le décor. Et le dessin, semi caricatural, qui joue sur des tons sombres, une palette de couleurs peu développée, ajoute au mystère qui entoure l’intrigue. Une œuvre originale à découvrir.

12/04/2024 (modifier)
Couverture de la série C.O.W.L.
C.O.W.L.

Les récits de super héros ne sont pas trop mon truc, mais je me laisse tenter parfois, surtout lorsque c’est « à la marge », comme ici. D’autant plus que lorsque j’ai emprunté l’album – au hasard – je pensais lire un récit polar uniquement. La côté un peu crépusculaire et blasé (les super héros sont-ils nécessaires, ne coûtent-ils pas trop cher à la société – ici le Chicago des années 1960 ?) est plutôt bien vu. Ça pouvait donner une intrigue qui revitalise certains poncifs du polar noir américain. Mais au final je suis sorti déçu de cette lecture, que j’ai même fini un peu à reculons, l’ennui guettant. D’abord certains dialogues sont durs à déchiffrer (couleur des bulles par rapport au dessin). Ensuite j’ai trouvé que ça manquait de rythme, et qu’aucun personnage, qu’il soit super héros ou simple policier (les deux sont mêlés pour faire régner l’ordre) – voire méchants n’est vraiment charismatique. Quant au dessin, il n’est pas mauvais techniquement. Mais le rendu ne m’a pas plu. Les décors, minimaliste et esquissés, avec des couleurs ternes, donnent aux personnages des airs de silhouettes collées sur des fonds d’un autre origine. Je ne sais comment l’expliquer, mais ça ne me convient pas. Une lecture qui m’a laissé sur ma faim en tout cas.

12/04/2024 (modifier)
Couverture de la série Autres histoires
Autres histoires

Les 32 pages en petit format d'histoires courtes de Derek Kim se lisent très vite. Malgré cela j'ai été séduit par le style assez vif de l'auteur qui respecte bien l'esprit d'une nouvelle. C'est bien rythmé avec une chute qui laisse le lecteur en suspens dans un entre deux émotionnel vers la suite de l'histoire et vers son propre vécu . En effet l'auteur travaille très bien les thématiques du couple et de l'altérité qui nous concernent presque tous. J'ai une reserve sur l'histoire provoc à caractère scatologique qui perturbe à mon goût la cohérence du l'ouvrage. J'ai trouvé le graphisme en N&B très séduisant. Le trait est fin et élégant. Les différentes histoires permettent de voir la maitrise de plus en plus affirmée du dessin de l'auteur. Une remarque valable aussi pour sa pensée. Un ouvrage à lire en passant .

12/04/2024 (modifier)
Couverture de la série Et si l'amour c'était aimer ?
Et si l'amour c'était aimer ?

Je vais être un peu rabat-joie mais j'ai été quelque peu déçu par ma lecture. C'est d'autant plus vrai que j'avais lu quelques uns des avis dithyrambiques et que je venais de lire Zaï Zaï Zaï Zaï. Bien sûr l'humour de Fabcaro fait encore mouche en de nombreux endroits, mais ici j'ai trouvé que le récit tournait en rond dans ce triangle amoureux avec une structure narrative assez répétitive. C'est ainsi que je n'ai pas été surpris des rebondissements et des gags au bout de quelques pages. Certaines planches m'ont même parues un peu longues. Une déception par rapport à mon attente initiale. 3.5

12/04/2024 (modifier)
Couverture de la série Nero Wolfe
Nero Wolfe

Je ne connais pas du tout l'œuvre de Rex Stout et j'ai voulu me rendre compte par moi-même malgré les avis très négatifs du site. Je trouve ces avis un peu sévères. Bien sûr le personnage de Nero Wolfe implique un fort déséquilibre vers la réflexion dans la balance action/réflexion que l'on trouve dans du policier. On se retrouve bien plus près d'un Colombo que d'un Starky même si l'adjonction d'un assistant plus dynamique essaye d'apporter un peu de mouvement. On sent que le scénariste reste au plus près de l'esprit original de l'œuvre de Stout. Cela donne un texte assez riche mais cela rend le rythme lent avec des soucis de fluidité car il est difficile de mettre toutes les ambiances voulues par Stout dans les 48 pages de la BD. Ainsi les auteurs sont obligés de conclure assez précipitamment à mon goût. J'ai une réserve plus importante sur le graphisme de Taymans que je trouve assez inégal d'un cadre à l'autre. De plus je trouve qu'il passe à côté de l'ambiance feutrée et élitiste d'un club de Harvard. Je n'ai pas aimé les expressions qu'il donne à ses personnages avec des yeux ronds comme des billes. La mise en couleur est très classique de ces années 80. Une lecture qui reste divertissante pour découvrir un personnage de polar américain atypique.

12/04/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série B-Side
B-Side

B-Side est un manga qui aborde la musique avec passion et une bonne part de dramatique. Rui est un jeune surdoué de la musique à qui sa famille met une pression énorme pour qu'il devienne un interprète virtuose. Mais ce que Rui aime par dessus tout, c'est composer et seul son frère rebelle le soutient dans cette voie. Aussi, quand ce dernier finit par mourir d'un AVC, le jeune homme se retrouve seul... avec la voix qui lui parle dans sa tête, celle du fantôme de Beethoven qui veut, à travers lui, achever de composer son grand œuvre. Tragédie familiale, passion musicale, mais aussi uchronie puisque dans ce monde Beethoven s'est suicidé avant de réaliser ses symphonies les plus célèbres et il a sombré dans l'oubli. C'est pourquoi il cherche à corriger cela en se réincarnant dans l'esprit du héros. C'est une lecture intense et elle dégage quelque chose de passionné. La musique ne peut pas passer dans un média comme la BD mais ce manga arrive à mettre en image l'émotion qu'elle transmet aux protagonistes. L'histoire est assez sombre et on ne demande à l'intrigue qu'à justement la faire évoluer vers davantage de lumière et d'espoir pour le jeune héros captif des ambitions de sa famille depuis son enfance. En ce sens, le comportement de la mère et du grand-père du héros est terrible et il est difficile de ne pas les mépriser. Hélas, je n'ai pas réellement su non plus m'attacher au héros lui-même dont le caractère reste assez distant du lecteur. Malgré la passion, il y a peu d'empathie qui a circulé entre lui et moi. Du coup, j'ai lu ce manga avec intérêt mais un plaisir relativement mitigé. Je lirai quand même la suite par curiosité.

12/04/2024 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5
Couverture de la série Walter Appleduck
Walter Appleduck

Dubitatif au début, je suis devenu un grand amateur de l'oeuvre de Fabcaro. Et ce n'est pas Walter Appleduck qui dérogera à la règle. L'humour caractéristique de l'auteur se manifeste dans chacun des strips de cette bande dessinée, où l'absurde, l'anachronisme et la loufoquerie règnent en maîtres. Sans être absolument incontournable, on rit régulièrement dans cette bande dessinée, qui réussit à renouveler sans cesse son humour pour créer systématiquement la surprise. Seul ombre au tableau : je n'aime vraiment pas ce dessin. A mon avis, on aurait pu faire beaucoup plus beau en gardant l'esprit décalé et sale gosse de Fabcaro. Mais bon, on rit beaucoup trop pour le reprocher vraiment à ce recueil de gags presque parfait.

12/04/2024 (modifier)
Par Présence
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série L'Âme du Kyudo
L'Âme du Kyudo

Consacrer sa vie à une épreuve - Il s'agit d'un récit complet et indépendant de tout autre, en 1 tome unique. Le récit a été publié initialement en 1969/1970. Il est en noir & blanc, écrit dessiné et encré par Hiroshi Hirata. Ce tome comprend également 4 pages de glossaires, un texte de 2 pages d'un descendant d'un inspecteur du fief du seigneur Owarii, 11 pages d'interview du responsable éditorial de l'histoire lors de sa prépublication, 2 pages de commentaires de Junzô Ishiko, un court texte d'Hiroshi Hirata et une biographie d'Hirata. L'histoire s'ouvre avec une présentation du temple de Rengeôin (appelé Sanjûsangen-Dô) à Kyoto, et en particulier de sa galerie ouverte, sur le côté Est, protégé par un auvent de 120 mètres de long. En 1606, Asaoka, un archer, s'installe à l'une des extrémités de cette galerie et réussit à envoyer 51 flèches à l'autre extrémité. Cette épreuve est institutionnalisée par différents fiefs et est baptisée Tôshyia. Au fil des années, détenir le record de flèches ayant traversé devient une marque de prestige pour le fief duquel dépend l'archer. Chaque seigneur de la région instaure donc un programme de recrutement et de formation à l'art du tir à l'art, Kyudo en japonais. Il revient à chaque fief qui présente un candidat de financer l'épreuve qui se déroule chaque année au temple Sanjûsangen-Dô. Le père de Kanza est tué par accident par un archer à l'entraînement. Kanza (samouraï de basse classe) réussit à se faire accepter par un seigneur de haut rang du fief qui l'inscrit à la préparation au défi Tôshyia. À la fin des années 1950, certains mangakas (auteurs de manga) décident que les mangas peuvent également pouvoir raconter des histoires à destination d'un public adulte. "L'âme du Kyudo" s'inscrit dans ce courant de manga. Hiroshi Hirata écrit l'équivalent d'un roman historique, racontant l'histoire d'un personnage fictif, participant à une épreuve ayant réellement existé. L'entrée à la matière déconcerte. Le récit commence par un dessin pleine page montrant la perspective de la galerie ouverte (le lieu de l'épreuve du Tôshyia), puis une autre vue du temple minutieusement détaillée sur 2 pages, puis une autre image sur 2 pages comprenant 36 statues de Bouddha pour évoquer le millier de statues abritées dans le temple, puis encore 2 dessins en double page, montrant les détails architecturaux de la charpente. Après ces dessins montrant dans le menu détail l'environnement de l'épreuve Tôshyia, l'histoire introduit les premiers personnages, Asaoko et son assistant. Au premier abord les images dessinées par Hiroshi Hirata semble faites à la va-vite, avec des visages dessinés à gros traits, des postures un exagérées pour mieux faire passer le mouvement et l'état d'esprit des personnages, des expressions de visage un peu forcées, et une apparence générale qui donne une impression de dessins réalisés rapidement, d'un premier jet qui n'a pas été retravaillé et qui n'a pas été peaufiné. Pourtant le regard repère des détails et constate une grande cohérence visuelle. Il n'y a aucun doute sur l'authenticité des tenues des personnages, sur la véracité de l'architecture, sur les accessoires divers et variés (de la vaisselle au harnachement des chevaux). D'un côté, l'apparence rugueuse des dessins confère un aspecte naturel et immédiat qui facilite la lecture et en augmente le rythme. De l'autre côté, alors que les pages se tournent très vite, le lecteur constate qu'il assimile un grand nombre d'informations transmises de manière visuelle. Il ne s'agit donc pas d'un dessinateur qui s'économise, mais d'un artiste qui choisit chaque trait pour l'information qu'il apporte, et qui a sciemment fait le choix d'une esthétique âpre, en cohérence avec la nature du récit. Une fois habitué à cette esthétique, le lecteur constate l'efficacité peu commune de la narration sur le plan visuel. Au premier niveau, le lecteur découvre l'histoire de cette épreuve singulière et de ce jeune homme qui voue sa vie à devenir "premier dans le ciel", le titre décerné à tout nouveau détenteur du record. Sur ce plan là, Hiroshi Hirata rconte l'apprentissage d'une discipline, de ses valeurs, par un jeune homme au fil des semaines, des mois et des années. Il l'a pourvu d'une motivation complexe qui évolue au fil du temps passant d'une forme de vengeance de son père à une ascèse sportive devenant le sens de sa vie. En parallèle l'histoire du Tôshyia se confond avec les luttes d'influence des fiefs, et l'évolution des techniques d'archerie. Au fil de ces 422 pages, l'auteur aborde de nombreux aspects du Kyudo. Il montre comment cet art martial se trouve transformé en compétition sportive. L'enjeu pour un fief est tel qu'il s'installe une course à la préparation de nouveaux champions, avec la conception d'aire d'entraînement toujours plus sophistiquées (jusqu'à reproduire la galerie ouverte du temple), avec des sessions de recherche et développement sur les arcs, les flèches et les gants du kyudoka. À un deuxième niveau, le lecteur peut douter de la réalité de ce code de l'honneur rigide et exigeant des différents participants (les perdants allant jusqu'à se faire seppuku), des sommes englouties (au détriment de la population) par les seigneurs pour présenter un nouveau champion. Le savoir faire d'Hiroshi Hirata lui permet de rendre vivant ces codes moraux, au travers d'individus plausibles et réalistes. Une fois plongé dans ces us et coutumes, le lecteur prend alors conscience de l'analyse pénétrante que l'auteur effectue. Il y a donc la fonction régulatrice du Tôshyia accaparant beaucoup de ressources des fiefs, mobilisant les dirigeants et leurs gens, la compétition sportive remplaçant les batailles. Il y a les stratégies développées par les seigneurs pour disposer d'un champion, leurs calculs pour savoir qui inscrire à l'épreuve afin d'avoir le plus de chances (sans jamais prendre en compte les aspirations des kyudokas). Au fur et à mesure de l'augmentation du record, ils doivent prendre en compte qu'un archer devra la tenter plusieurs fois, ce qui décale d'autant le bénéfice de leur investissement. Hiroshi Hirata se montre encore plus perspicace et émouvant avec les interrogations qui assaillent Kanza. Au début, celui-ci s'interroge sur la dureté de l'entraînement qu'on lui fait subir, ce qui l'amène à réfléchir à sa motivation et à son implication. Il s'agit de thèmes souvent rabâchés dans les mangas pour adolescents. Au fur et à mesure de des mois passés à s'entraîner, Kanza va approfondir sa réflexion, constater que toute sa vie est organisé pour parfaire sa technique afin de décocher le plus de flèches possibles en 24 heures dans la galerie ouverte du temple. D'un côté, il devient un expert de cette technique à un niveau exceptionnel, de l'autre sa vie n'a de sens que dans le contexte du Tôshyia. Tout événement extérieur indépendant de sa volonté remettant en cause la tenue de l'épreuve remet également en cause sa raison d'être. Au travers de "L'âme du kyudo", Hiroshi Hirata a réalisé une fresque historique, une analyse des relations de pouvoir des seigneurs de la région de Kyoto, un portrait pénétrant de la position des athlètes de haut niveau, une histoire passionnante et émouvante.

12/04/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Thor - La Machine
Thor - La Machine

2.5 En 1995, Warren Ellis est choisit comme nouveau scénariste de la série Thor qui battait de l'aile comme d'autres séries Marvel de l'époque. Il écrit 4 numéros qui forment un récit complet qui donne un nouveau statu quo de Thor et pour une raison que j'ignore il se fait remplacer par un autre scénariste ce qui donne un run très court. Bon, le statu quo que donne Ellis a Thor n'est pas mauvais en sois: Thor est banni pour toujours d'Asgard et il commence sur terre une relation avec son ennemi l'Enchanteresse. Le problème est qu'au final les 4 numéros qu'il a écrit est une longue introduction pour ce nouvel environnement pour Thor et donc l'album se termine alors qu'on a l'impression que ça commence vraiment. Il y a aussi un nouvel ennemi à affronter et un mystère à résoudre, mais ça ne dépasse jamais le simple divertissement de comics de super-héros et la résolution final est pas terrible. Sinon, le dessin est en plein ce que l'on retrouve dans les comics de super-héros de l'époque. Deodato Jr. est meilleur que d'autres dessinateurs de même si on retrouve un peu excès de cette période avec notamment une mise en page pas toujours facile à suivre. En bonus, il y a la première histoire avec l'Enchanteresse datant des années 60 et disons que ça ne va plaire qu'aux vieux amateurs de Kirby-Lee.

11/04/2024 (modifier)