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Les derniers avis (91852 avis)

Par Battle
Note: 2/5
Couverture de la série Bienvenue en Chine
Bienvenue en Chine

Le titre est accrocheur et je me suis laissé séduire par cette œuvre originale qui semblait dépeindre l'Empire du Milieu sous de multiples facettes humoristiques. De l'humour, il y en a tant les anecdotes d'une culture tellement en décalage avec la nôtre est évidente. La BD se lit assez agréablement tant les situations cocasses peuvent prêter à sourire en tant qu'Européen. Le dessin minimaliste prête tout de même à une lecture aisée qui permet de se reposer les méninges tout en se concentrant sur le contenu. Du contenu, il y en a et cela peut prêter parfois à s'interroger assez simplement sur les bases grammaticales d'une culture assez complexe. Dans un premier temps, on peut apprécier facilement la lecture de ce récit vécu et savoureux par ses anecdotes cocasses. Mais à partir d'un drame qui survient au 2/3 de l'album, la narration devient beaucoup moins amusante. On a affaire à un chef d'entreprise dans son quotidien et pour le dénouement on reste sur un happy end qui frise la banalité pour ne pas dire l'ennui profond. Je reste personnellement sur ma faim d'un récit qui partait vraiment bien. Il doit manquer un peu de tendresse (le sexe ne semble pas très important pour du vécu, étonnant pour un français mais un peu iranien tout de même...) mais surtout de critique constructive. A croire que s'empêcher de critiquer le régime ou qu'on doit effectuer une censure de son mode de pensée est obligatoire pour ce type de récit. Cela manque donc en ce qui me concerne d'ouverture qui me laisse sur ma faim...

08/04/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Sept macchabées
Sept macchabées

Le dernier album 'Sept' paru à ce jour et j'espère qu'il y aura pas de saison 4 un jour. Bon, c'est pas le pire album de la série, il est juste très dispensable. Il faut dire que le pitch fait très série B. Cela aurait pu donner un bon truc déconnant, mais le scénariste se prends très au sérieux et a pondu un truc franchement ennuyeux. Il faut dire que cet album a un défaut récurrent qui a plombé le concept de Sept personnages à mon avis: c'est dur de rendre 7 personnages mémorables lorsqu'on a qu'un one-shot et du coup la plupart des personnages sont oubliables et seulement 2-3 ressortent du lot, or ici même les personnages qui se démarquaient des autres m'ont semblé peu intéressants et pas du tout attachant. Il reste la fin qui est bien trouvé et mémorable, mais le reste est facilement oubliable. Dommage parce que j'avais bien aimé le dessin. Au final, je trouve que les trois saisons Sept ont pondu des albums de qualités variables et malheureusement la grande majorité des albums étaient au mieux moyen. Je pense que je pourrais facilement choisir 7 albums parmi les 21 parus pour en faire une unique saison et jeter le reste.

07/04/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Sept athlètes
Sept athlètes

2.5 Le dernier avis m'a fait découvrir que j'avais pas lu les deux derniers albums de la collection-concept sept alors je me suis dit qu'il fallait que je les empruntes histoire de terminer et de dire que j'ai lu tous les albums des 3 saisons. Encore une fois Kris nous ponds un récit historique basé sur les événements des décennies 30-40. Ici, on va avoir à des athlètes qui vont finir par lutter contre le fascisme durant la guerre d'Espagne. Le traitement n'est pas mauvais, c'est juste...trop classique. Le genre d'album que je trouve pas mauvais, mais qui ne m'a pas passionné pour autant. J'ai peut-être lu trop de bandes dessinées historique se passant durant cette période, en tout cas j'ai pas eu l'impression d'en avoir apprit beaucoup sur cette guerre et les situations m'ont semblé peu mémorable et parfois un peu confuse. Au niveau des qualités, il y a des bons dialogues et la narration est fluide. Le dessin est correct quoique je ne suis pas trop fan des couleurs que je trouvent fade et dégagent peu d'émotions.

07/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Le Plongeon
Le Plongeon

C’est beau mais c’est triste… C’est la vie… La fin de vie, la perte, le plongeon vers l’oubli. Oubli de ses propres souvenirs comme oubli par ses proches. C’est d’une grande justesse de ton. Pas larmoyant, drôle même par certains côtés, ce qui rend l’album encore plus déprimant. C’est une ode à la vie, au dernier souffle que l’on voudrait exubérant comme un dernier pied de nez à la mort. C’est un très beau récit, qui m’a énormément touché. Le trait épuré et facile d’accès de Victor Pinel et la narration légère de Séverine Vidal adoucissent la triste réalité de cette ultime halte avant le dernier plongeon. C'est un gros coup au coeur.

07/04/2021 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
Couverture de la série Le livre des merveilles
Le livre des merveilles

Cet album raconte les aventures du célèbre marchand vénitien, mis en scène par la rencontre entre un jeune vagabond et un vieil homme, qui se révèle être Marco Polo. Au gré d'un bout de chemin parcouru ensemble il lui racontera sa vie, son oeuvre, ses voyages et plus encore. Notamment son grand et long voyage en Chine, pleins de péripéties que le lecteur découvre au travers du récit fait par le vieil homme. Sorte de mélange entre récit historique, conte onirique et aventures mystérieuses, c'est un mix assez équilibré entre ces différents sentiments qui berce cette lecture. Certaines anecdotes sont trop grosses pour être vraies, on se demande si le vieil homme n'est pas en train d'inventer tout ce qu'il raconte. Quelque part ça m'a rappelé Le Baron de Masbou, racontant ses frasques les plus incroyables. Mais le récit n'a pas la même tonalité, la ressemblance est mince et limitée. Ici c'est un vrai récit onirique, le rythme est lent, teinté de voyage, d'orient. Cela donne une ambiance homogène, mise en images par un dessin avec une palette de couleur assez peu variée, qui va du gris au beige. Cela donne un côté un peu trop terne à l'ensemble malheureusement. Le récit est assez dense, tant il y a dire. Parfois la voie off est assez bavarde, alors que la scène ne tient que sur 2 ou 3 cases, si bien qu'on a le sentiment d'un texte illustré, les 2 cases en question ne pouvant mettre en image toute la scène racontée. Un peu déstabilisant parfois, car on aimerait en voir plus, ou tout du moins que les évènements décrits s'étalent sur plus d'illustrations. On ne peut pas du tout comprendre ce qu'on lit juste avec les images. Au final c'est relativement plaisant, notamment pour le côté historique qui permet de découvrir la vie de Marco Polo. La pirouette finale est amusante. Mais je ne pense pas que cette lecture me marquera durablement par contre.

07/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Sous Terre
Sous Terre

Si ce récit est instructif, je l’ai trouvé trop théorique à mon goût. Mathieu Burniat y explique très clairement les processus qui permettent au sol d’être un lieu fertile, nous présentant les différents habitants et les interconnexions qui les unissent, et opposant un sol vivant à un sol surexploité par l’agriculture moderne. Si l’exercice de vulgarisation d’un savoir scientifique (biologique, dans le cas présent) est pleinement réussi, le récit reste dans un savoir théorique, dans une analyse scientifique, sans prise directe avec une réalité de terrain (comment produire assez de nourriture pour l’ensemble de la population humaine sans avoir recours à l’agriculture moderne ? Ce livre n’est pas conçu pour répondre à ce type de question mais juste pour nous expliquer ce qu’est un sol vivant et de quoi il est composé). Pour nous amener dans cet univers, l’auteur opte pour le fantastique puisque c’est Hadès, dieu des enfers, qui va mener la danse. Des humains, dont la tenue m’aura directement fait penser aux personnages de « Il était une fois la vie » (une des nombreuses déclinaisons du dessin animé « Il était une fois… ») vont ainsi devoir franchir diverses épreuves avec l’espoir ni plus ni moins que de remplacer Hadès dans sa fonction. Le récit est aisé à lire et combine donc agréablement apprentissage et divertissement. Il peut être lu par un large public (à partir de 13 ans, je dirais). La narration est très fluide et les termes les plus techniques ont droit à un rappel grâce à un petit glossaire situé en fin d’album. Bon ! Après « Le Mystère du Monde Quantique » dont je déplorais de n’avoir finalement saisi que la surface des choses, je regrette cette fois que Mathieu Burniat n’ait pas plus creusé son sujet en développant des champs d’action concrète. Mais si on se limite au savoir théorique, cet album est très instructif et accessible.

07/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Labyrinthus
Labyrinthus

Je ne sais pas pourquoi Bec prend la peine de mettre son nom sur la couverture d’une nouvelle série, tant un simple coup d’œil sur les couvertures et un rapide feuilletage permet de reconnaitre sa production. En tout cas, cette série est clairement à réserver à ses fans, et particulièrement à ceux qui ne souhaitent pas sortir de schémas déjà vus et revus chez lui. Dès le début en effet on sent le Bec, avec cette série d’événements se déroulant sur des lieux différents, à des époques différentes, qui entretiennent un certain mystère, et qui semblent liés à une activité extra-terrestre (sauf qu’ici ce n’est pas sur Mars, comme Olympus Mons, mais sur un de ses satellites, Phobos, que l’intrigue va se focaliser). Quant au deuxième album, il se déroule dans un huis-clos souterrain et oppressant, qui rappelle souvent Sanctuaire ou Carthago par exemple. Bref du déjà-vu assaisonné d’une nouvelle sauce. Bec mène ensuite sa barque de façon classique, la narration est globalement fluide. Mais, outre que je me lasse facilement des redites de Bec, plusieurs choses m’ont franchement gêné. D’abord c’est très verbeux, avec une police de caractère souvent trop petite, la lecture est à certains endroits laborieuse (et le dessin de Neaud, globalement bon – avec même de très belles planches, joue sur les ombres, l’obscurité des décors, ce qui accentue donc les difficultés de lecture). Mais c’est l’histoire elle-même qui pose problème. Au milieu des militaires envoyés sur Phobos, un autiste, recruté pour certaines de ses facultés : cette équipe doit détruire l’entité extra-terrestre, qu’on soupçonne installée ici (depuis des semaines, des créatures/vaisseaux diffusent sur Terre des cendres mortelles, un virus faisant périr les ¾ de l’humanité !). Si l’action sur Phobos dans le deuxième tome singe Sanctuaire ou d’autres récits du même type (avec divers artifices fantastiques), la deuxième moitié de ce deuxième tome prend un tour délirant et tout à fait improbable : l’autiste saisit brusquement les vues extra-terrestres (extrapolant une théorie incroyable à partir de rien), arrive à convaincre les dirigeants du monde entier réunis en conseil (avec une présidente des USA aux airs d’Angela Merkel) que finalement ces extra-terrestres sont plutôt cools de nous avoir ouvert les yeux sur les catastrophes engendrées par l’expansion humaine, et que donc leur virus malthusien permet de repartir sur de bonnes bases… Improbable, et en plus un prêchi-précha dans lequel Bec essaye de glisser à peu près tout et n’importe quoi dans une grande naïveté. Bref, si j’étais prêt à mettre trois étoiles pour ne pas décourager les complétistes de Bec, cette dernière partie m’a définitivement rebuté.

07/04/2021 (modifier)
Couverture de la série John Tanner
John Tanner

L'histoire de John Tanner qui restera 30 ans captif de tribus Ojibwe (capturé à l'âge de 9 ans) ne m'était pas tout à fait inconnue, mais je n'arrivais pas à bien la situer dans le temps. Car il s'agit d'une histoire vécue. D'abord destiné à remplacer un fils disparu, John connaitra plusieurs épreuves et un destin singulier et tourmenté avant de devenir un lien entre les deux cultures blanches et indiennes par sa fonction de traducteur et de guide. C'est donc un biopic bien relaté et extrêmement bien documenté ; en lisant ce qui concerne le personnage dans mon Histoire du Far West de Rieupeyrout, je me suis aperçu que Périssin avait dû bien potasser son sujet, car si l'on excepte quelques passages romancés pour donner un aspect aventureux au récit, le tout sent l'authenticité, en faisant oeuvre en même temps de valeur anthopologique chez les "native americans". C'est un récit qui d'ailleurs appartient plus au domaine de l'aventure qu'à celui du western, l'action se situant entre la fin du XVIIIème et le début du XIXème siècles, soit moins d'un siècle avant la période classique, à peu près à la même période que l'histoire du Dernier des Mohicans. Mais ce n'est pas bien grave vu que cette Bd est imprégnée par la culture indienne, même le vocabulaire indien est d'une richesse incroyable. La narration est originale, il s'agit d'un récit raconté par John Tanner à un ami qui deviendra plus ou moins son biographe, le tout étant décrit à travers des encadrés narratifs et quelques rares dialogues. Je suis frappé par le soin apporté à tous les composants de ce diptyque, ce soin concernant aussi bien sûr le dessin de Pavlovic, auteur que je suis content de retrouver depuis El Niño et Les Munroe. Son dessin est superbe lorsqu'il se déploie dans les paysages magnifiques des Grands Lacs, mais aussi il livre un véritable festival sur la culture indienne (tenues, objets et visages indiens). Je le trouve plus proche par sa finesse de celui de Les Munroe que de El Niño où son trait était plus épais. En plus de l'histoire de John Tanner, le récit dans son ensemble est instructif par sa retranscription de cette culture indienne que l'on découvre sous un visage beaucoup moins idéalisé (les native sont cruels, parfois méchants, individualistes et vivent dans le dénuement, sans autre ambition de survivre dans un monde hostile). On apprend aussi que l'évolution des native n'a pas été faite que dans la violence et le sang, mais dans une sorte d'assimilation , tout comme celle dans le sens inverse de John Tanner. Bon après, ce sont des Indiens des Grands Lacs, ils n'ont pas le même mode de vie que les Indiens des plaines un siècle plus tard comme le montrera Derib de façon plus idéalisée dans Celui qui est né deux fois. Une bonne histoire, édifiante et instructive.

07/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Tantale et autres mythes de l'orgueil
Tantale et autres mythes de l'orgueil

Contrairement aux autres de la collection la Sagesse des Mythes, cet album ne raconte pas une histoire mais 3 histoires qui à défaut de ne pas mériter un album entier, auraient mérité un meilleur traitement. Je ne me rappelais que trop vaguement l'histoire d'Ixion ; en relisant mes dictionnaires de Mythologie grecque, je me suis vite remémoré ce sinistre personnage, capable non seulement d'un parjure mais surtout d'un crime odieux. Il est le premier homme à verser le sang d'un membre de sa famille, considéré un peu comme le "Caïn grec", il est même à l'origine des Centaures qui seraient nés de son union avec un ersatz de la déesse Héra fabriqué par Zeus qui voulait voir jusqu'où il pouvait aller en séduisant Héra. J'ignore pourquoi les auteurs s'ingénient à appeler Eionéus le beau-père d'Ixion, alors que la Mythologie le nomme Déionée. L'histoire que je connaissais le mieux est celle de Tantale, dont le nom est passé en expression proverbiale (un "supplice de Tantale") et qui fait l'objet de l'illustration de couverture. Tantale a eu le malheur de défier les dieux en se prenant pour l'un d'eux et en leur servant comme plat d'un festin, son propre fils Pélops ; ce qui est curieux c'est qu'il était un fils de Zeus, mais ce dernier n'hésita pas sur son châtiment qui fut à la hauteur de son abominable forfait. Enfin, on a le récit de Phaéton, fils d'Hélios le dieu soleil, qui voulut conduire le char de son père dans la voûte céleste et qui prit peur en affolant les chevaux, ce qui entraina une ouverture dans cette voûte qui devint la Voie lactée ; Zeus fut obligé de le précipiter hors du char, le corps enflammé. Pleuré par ses soeurs les Nymphes, elles furent transformées en peupliers... je connaissais aussi cette histoire. Tout ce que je viens de relater n'est conté qu'à moitié et à moitié montré, c'est dommage, ces 3 récits s'ils sont intéressants par leur symbolique, sont traités de façon trop imparfaite, trop abrégés, trop expédiés, sans doute que 2 récits auraient été préférables, et le troisième aurait pu être traité avec un autre dans un autre album, c'est pas ce qui manque dans la Mythologie où plusieurs mortels ont eu le suprême défaut d'orgueil en voulant imiter les dieux de l'Olympe, on l'a vu avec Icare et surtout Prométhée. Mais cet album a le mérite de délivrer une morale en montrant que les dieux ne s'en laissent pas conter, qu'il est hasardeux de les défier et que leurs châtiments peuvent être terribles, l'orgueil, la vanité sont des défauts humains qui ont causé bien des ennuis et des tragédies dans l'histoire de l'humanité, c'est ce qu'il faut retenir de cet album qui n'est pas si mal, à part la briéveté des narrations. Au niveau graphique, Duarte est un bon dessinateur, il a déjà bossé sur Héraclès, même si j'ai trouvé son dessin un tout petit peu moins appliqué et avec un trait moins puissant que sur Maxence.

07/04/2021 (modifier)
Par patwer
Note: 4/5
Couverture de la série Yojimbot
Yojimbot

Lors de la sortie de cet album, je l’avais feuilleté sans conviction, et je l’avais finalement laissé sur sa pile. Puis j’ai eu l’occasion de lire les 16 premières planches en y prêtant plus d’attention. Le combat des premières pages m’a donné envie d’aller plus loin, car j’ai trouvé le rythme, la découpe, le dessin et l’histoire enthousiasmants. Peu de texte, mais il n’en est nul besoin car le dessin parle de lui-même. Cela reste un récit post apocalyptique, mais c’est original, les robots semblent avoir plus d’honneur de courage et d’abnégation que les hommes. La dégaine de ces yojimbot les rend sympathique d’emblée. Les méchants se partagent entre vilains robots drones et méchant manipulateur bien réussi dans son rôle (une bonne BD ou dessin animé se reconnait, pour moi, à la qualité du méchant) J’attends la suite avec plaisir car malgré ces 160 pages, on est loin d’avoir toutes les réponses aux questions posées dans ce premier tome. A consommer sans modération.

07/04/2021 (modifier)