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Les dernier avis (90841 avis)

Couverture de la série Le Spirou de Schwartz et Yann
Le Spirou de Schwartz et Yann

Note : 3.5/5 Une BD agréable à lire, avec une trame de fond intéressante, qui sert d’hommage à la Belgique et à la BD franco-belge (notamment en défendant le rôle qu’a joué Hergé pendant cette période), et de pamphlet contre les nazis (s’il en fallait un de plus). Le ton est parfois violent (Spip et Spirou se moquant de soldats allemands SS qui meurent brûlés, Fantasio près d’assassiner Glu-Glu), mais après tout, cette époque était non moins cruelle... Cet album a réussi à me faire voyager dans la Belgique de l'occupation, l’ambiance qui régnait à cette époque transparait très bien. Il faut souligner qu'il existe aussi des références à des faits réels comme par exemple l'attaque du siège de la Gestapo par Jean de Selys Longchamps. J'ai donc pu apprendre pas mal de choses sur l'histoire de Bruxelles pendant la guerre de 39-45. Le dessin est très bon, clair, net et précis, il m'a fait penser aux premiers tomes de Spirou par Franquin. De plus, il y a plein de petits détails qui rendent les relectures intéressantes. Les dialogues comportent beaucoup d’expression et de patois Bruxellois, que je n'ai pas toujours bien compris. Les personnages sont très nombreux, avec beaucoup de références à des personnages réels : Jean Doisy, Raymond Leblanc, Jean de Selys Longchamps, Violette Morris, Helmut Knochen... ...mais aussi à des personnages de BD (pas moins de 8 références différentes !) ...et enfin, au roman de Boris Vian « Vercoquin et le Plancton », que je ne connaissais pas avant de lire cette BD. Beaucoup de ces personnages figurent à titre de détail dans les cases et sont à rechercher comme dans une aventure de « Où est Charlie ? » Pour le côté négatif, je trouve que les personnages sont justement trop nombreux, et par exemple, Vercoquin et le Plancton débarquent un peu comme un cheveu sur la soupe. De plus, je n'ai pas vraiment apprécié le fait que Violette Morris soit dessinée sous les traits d’un homme. Ca nuit à la compréhension du récit. Il parait évident que le but recherché est la conspuation de cette collabo, mais là on part carrément pour moi sur du mensonge, s’agissant d’un personnage qui a réellement existé. Enfin, l'intrigue s’essouffle un peu à la fin...L'album perd un peu sa fonction de divertir en racontant une histoire, au profit d’une humiliation des nazis et des collabos, et d'une présentation d'un échantillon du florilège de la BD franco-belge.

13/01/2021 (modifier)
Couverture de la série Le Spirou d'Emile Bravo - Le journal d'un ingénu
Le Spirou d'Emile Bravo - Le journal d'un ingénu

C'est vraiment une très bonne BD. Graphiquement, j'ai beaucoup apprécié: les couleurs, plutôt claires, qui collent parfaitement à l'ambiance; le trait fin, la richesse des détails, les cadrages, et même le papier à grain rend l'ensemble visuellement génial. Dès les premières planches, j'ai su que cette BD allait me plaire... L'histoire est également bien faite et alléchante: elle intègre Spirou et Fantasio -qui ne se connaissent alors pas encore- au cœur des prémices de la 2e guerre mondiale. J'ai apprécié également le fait que Bravo nous donne une explication sur la conscience de Spip. Enfin, j'ai même été touché par les amourettes de Spirou avec la petite soubrette...Et pour qu'une histoire d'amour arrive à me toucher...Il faut vraiment pas faire dans le gnan-gnan, ce qui est le cas ici. Les sentiments sont justement dosés, on entre au cœur des premières amours d'un adolescent.

13/01/2021 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
Couverture de la série Le Spirou de Schwartz et Yann
Le Spirou de Schwartz et Yann

« Le groom vert-de-gris » s’inscrit dans la continuité du Journal d’un ingénu à la différence près que ce n’est pas Emile Bravo qui l’a conçue mais le tandem Yann (au scénario) et Schwartz (au dessin). « Le groom vert-de-gris » se déroule pendant la seconde guerre mondiale. Spirou et Fantasio sont désormais amis et -surprise !- le journaliste est devenu aussi un inventeur ! Bruxelles (et bien entendu toute la Belgique) est occupée par les Nazis… Après, je vous laisse découvrir ce récit parce que le scénario de Yann m’est apparu très farfelu et assez difficile à suivre ! En effet, de nombreux péripéties jalonnent cet album, au point qu’il n’est pas toujours évident de se laisser guider par cette histoire. « Le groom vert-de-gris » aurait bien pu être classée dans le genre bd satirique. Les allemands y sont exhibés comme très stéréotypés, c'est-à-dire méchants et bêtes. Personnellement, je n’aime pas ce genre d’idées reçues. L’humour employé est –à mon avis- inégal. Par exemple, je ne vois pas ce qu’il y a de drôle à montrer une scène où des soldats allemands sont en train de mourir brûler (mettez-y des compatriotes à la place des soldats allemands, vous vous marrerez ?). Je suis conscient que Yann a cherché à faire de la provocation mais je pense qu’il y a parfois des limites à ne pas franchir… J’ai été assez déconcerté d’y trouver des dialogues faisant référence au parler belge. (Est-ce vraiment comme ça que les bruxellois parlent ?) « Le groom vert-de-gris » est truffée aussi de clins d’œil sur la bd franco-belge. Au début de ma lecture, je trouvais ça très sympas parce que c’est discret et ça se passe en arrière-plan. Mais, vers la fin, ces clins d’œil y sont montrés d’une façon très nette et d’une manière pas très élégante (les allusions à Tintin se font sur des albums assez polémiques, je parle bien entendu de « Tintin au Congo » et « Tintin en Amérique » entre-autres). Le dénouement m’est apparu assez original et loufoque (lecteurs sérieux s’abstenir !) à défaut d’être réaliste (je veux dire par-là que cette fin est –à mon avis- tirée par les cheveux !). Graphiquement, c’est vraiment du très bon boulot ! En fait, j’ai énormément apprécié les décors fouillés où j’ai ressenti l’ambiance urbaine de Bruxelles (la foule dans le marché par exemple) et où, parfois, des petites scènes de la vie s’y déroulent parallèlement aux péripéties de nos héros. Mention spéciale à la scène de course-poursuites sur les toits de Bruxelles ! Le coup de patte de Schwartz ressemble beaucoup à celui de Chaland (appelé la « ligne claire »). Au fait, « Le groom vert-de-gris » m’est apparu comme un album extrêmement déconcertant : il y a vraiment des choses très biens dans cette bd comme l’excellent coup de crayon de Schwartz, les clins d’œil sur la bd franco-belge au début du livre et le fait que je ne suis pas du tout ennuyé en la lisant… et d’autres choses nettement moins biens comme un humour à la limite de la méchanceté, un dénouement farfelu et irréaliste, ainsi que des personnages très stéréotypés (sur les allemands notamment). A lire avec curiosité (lecteurs très sérieux s’abstenir !)…

13/01/2021 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Le Spirou d'Emile Bravo - Le journal d'un ingénu
Le Spirou d'Emile Bravo - Le journal d'un ingénu

Ce sont plusieurs amis bédéphiles qui m’ont motivé la lecture du « Journal d’un ingénu » ! Je ne fus absolument pas déçu ! Moi qui ne connais rien de Spirou et Fantasio, je fus heureux de découvrir les origines de ces deux personnages, du moins ce qu’ils faisaient avant de se connaître et pourquoi ils se sont liés d’amitié. En fait, pour moi, ce qui est le plus intéressant dans « Le Journal d’un ingénu », c’est que son histoire se situe juste avant la seconde guerre mondiale, que Spirou est groom dans un hôtel où se passent des pourparlers entre Polonais et Allemands pour… enfin, bref, j’ai un peu peur de vous dévoiler des spoilers, sachez donc que « Le journal d’un ingénu » regorge de (très) nombreux sujets sur cette période qui me sont apparus très captivants. Les discrets clins d’œil disséminés par-ci par–là sont –à mon avis- sympathiques et contribuent à apporter une petite touche d’humour bienvenue à cet album. De plus, l’album comporte des séquences dramatiques qui ont su me toucher. Sans être fan de ce style graphique, j’ai bien aimé le coup de patte d’Emile Bravo. Je trouve qu’il y a beaucoup de similitudes entre le dessin de cet auteur et celui d’Hergé à ses débuts (« Les Aventures de Tintin »). Contrairement aux Géants pétrifiés et au Tombeau des Champignac, je n’y ai pas relevé de « sauts » hasardeux entre les cases. Pour moi, « Le journal d’un ingénu » est un modèle pour sa narration : tout est fluidité et ça se lit avec grand plaisir. A mon avis, « Le journal d’un ingénu » est incontestablement à ce jour le meilleur album de la série. J’y ai appris énormément de choses sur Spirou et Fantasio. Mais surtout, le scénario m’est apparu d’une richesse incroyable en se situant dans l’avant seconde guerre mondiale. Le récit est également riche en séquences émotionnelles et marquantes. Le dessin d’Emile Bravo apparait simple mais il contribue à rendre très lisible cette bd. Au final, j’ai a-do-ré « Le journal d’un ingénu » ! Merci M. Bravo pour avoir réalisé ce petit bijou !

13/01/2021 (modifier)
Par iannick
Note: 2/5
Couverture de la série Le Spirou de Tarrin et Yann - Le Tombeau des Champignac
Le Spirou de Tarrin et Yann - Le Tombeau des Champignac

Comme avec Les géants pétrifiés, c’est le dessin qui m’a motivé la lecture du « Tombeau des Champignac ». Comme avec « Les géants pétrifiés » (premier tome de la série), je n’ai pas apprécié le scénario... C’est bien simple : Je ne me rappelle plus de l’histoire ! Tout ce que je me souviens, c’est que le récit tourne autour de la dynastie des Champignac... pour le reste, rien ne m’a marqué dans cette histoire ! C’est dire le désintérêt que j’ai ressenti pour cette bd réalisée par Tarrin (au dessin) et Yann (au scénario) ! Sinon, au contraire des « Géants pétrifiés », le dénouement m’est apparu pas mal (je me souviens que le final ne m’a pas déçu). Au niveau du dessin, comme j’aime la plupart du temps les coups de crayon épais, j’ai évidemment tout de suite apprécié le style de Fabrice Tarrin. Le découpage m’a semblé correct mais pas irréprochable non plus (toujours cette impression de « sauter » des cases. Cependant, c’est moins présent que dans « les géants pétrifiés »). La mise en couleurs est –à mon avis- réussie et se montre agréable à l’œil. Encore un album de la série parallèle de « Spirou et Fantasio » que je n’ai pas vraiment aimé. Cette fois-ci, c’est l’absence d’éléments intéressants sur les protagonistes qui m’a déçu. « Le tombeau des champignac » est une aventure originale mais je trouve qu’elle manque de séquences mémorables qui auraient pu m’intéresser à sa lecture. Déçu...

13/01/2021 (modifier)
Couverture de la série Le Spirou de Schwartz et Yann
Le Spirou de Schwartz et Yann

Note : 2.5/5 Le Groom Vert-de-Gris, album lu en plusieurs fois, car je l'ai trouvé un poil laborieux. La narration n'est guère fluide et même plutôt vieillotte, il a semble-t-il plein de références de ci de là mais qui me passent pour la plupart au dessus de la tête (des cases semblent même n'être présente que pour ça, et je n'en saisis pas trop l'intérêt), et cet argot belge à longueur de pages est relativement casse-pied à mes yeux. Bref, je n'accroche pas plus que ça. Le dessin est quand à lui très joli, bien que curieux : ce style à l'ancienne avec des couleurs Photoshop, ça fait bizarre. Je lui préfère la colorisation du Journal d'un ingénu précédent. Dommage, car j'en attendais vraiment beaucoup ! Cet album prend la suite directe du Journal d'un ingénupendant la 2nde guerre mondiale mais trop de références tuent un peu l'histoire.

13/01/2021 (modifier)
Couverture de la série Le Spirou d'Emile Bravo - Le journal d'un ingénu
Le Spirou d'Emile Bravo - Le journal d'un ingénu

Dans cet album hors norme, on découvre la première rencontre en Spirou et Fantasio, pourquoi Spip a une conscience, pourquoi Spirou est toujours célibataire après des dizaines d'album, pourquoi Spirou portera pendant longtemps son habit de groom. Ces 68 pages sont très denses, le style de dessin fait vieillot et est parfaitement adapté au récit (cela se passe en 1939, juste avant la guerre). Clairement le meilleur volume des "Une aventure de Spirou et Fantasio par...". Cet album lève le voile sur le Spirou que nous connaissons tous mais dont nous ignor(i)ons tout.

13/01/2021 (modifier)
Couverture de la série Le Spirou de Tarrin et Yann - Le Tombeau des Champignac
Le Spirou de Tarrin et Yann - Le Tombeau des Champignac

Note : 3.5/5 Cet album relève le niveau, après le désastreux Les Marais du temps. Un dessin plutôt agréable, et une histoire plus dans la veine des anciens Spirou et Fantasio. Par contre chose étonnante depuis le début de cette nouvelle séries de One shot : le nombre de pages a beau être plus important que dans les albums classiques, il en ressort un impression de vide bien plus importante : les histoires sont bien moins denses dans l'absolu, le rythme est bien moins trépidant. Bref, il manque de l'Aventure, avec un grand "A" (je comparerais ça à Indiana Jones et tous ses copies un peu ratées). Cet album lorgne du côté de l'époque Franquin, sans arriver à l'égaler.

13/01/2021 (modifier)
Couverture de la série Le Spirou de Frank Le Gall - Les Marais du Temps
Le Spirou de Frank Le Gall - Les Marais du Temps

Il y a énormément de facilités dans le scénario. Je le pardonne à une série comme Spirou et Fantasio (parce que c'est souvent le cas, même si je trouve qu'ici, il y en a plus que d'habitude), mais dans l'absolu, ça me gêne quand même. Le tout reste toutefois un peu mou. Peu d'action (et quand il y en a, ben... c'est mou), quelques cases d'humour qui tombent trop souvent comme un cheveu sur la soupe. Niveau dessin : je ne suis pas fan (ce style très vieillot ne me convient pas), mais sur 53 pages on s'y fait. Cet album me fait regretter l'époque "Tome & Janry", où Spirou et Fantasio avaient évolué et se voulaient résolument modernes, avec un humour décapant et des histoires loufoques et trépidantes.

13/01/2021 (modifier)
Par hevydevy
Note: 3/5
Couverture de la série Le Spirou d'Emile Bravo - Le journal d'un ingénu
Le Spirou d'Emile Bravo - Le journal d'un ingénu

Commençons par la mise en image : j’ai découvert avec cette BD un excellent dessinateur/coloriste, dont le style est en parfaite adéquation avec l’époque dans laquelle est située l’histoire. Une ambiance 1939 vraiment bien rendue, et des personnages féminins que j’ai trouvé particulièrement charmeurs. Autre bon point, le récit est très bien équilibré tout au long de la soixantaine de page allouée, l’ensemble restant captivant malgré la quasi absence de péripéties. Car il ne se passe finalement pas grand-chose dans ce Spirou, l’auteur ayant volontairement concentré son propos sur l’évolution psychologique de son personnage qui va passer d’ingénu/insouciant à … euh…rien d’autre finalement qu’au Spirou que l’on connaît depuis sa reprise par Franquin. Et c’est surtout là que le bas blesse pour moi. Car Emile Bravo en décidant de faire son Spirou Year One, installe son héros dans une réalité politique tangible qui par essence n’est forcément pas compatible avec un personnage apolitique (Gaston etc..). Dans beaucoup de critique de cet album, il est souvent dit que Fantasio, voire Spip ne sortent pas grandis de ce traitement. J’y ajouterais sans hésiter Spirou lui-même. Car pour faire une métaphore Matrixienne, Spirou s’est vu offrir dans cette histoire le choix entre la pilule rouge (la recherche de la vérité = personnage de Kassandra) et la pilule bleue (l’insouciance = Fantasio), et il a choisi la pilule bleue. Pat très héroïque donc. Pourquoi être aller chercher Matrix pour parler de ce Spirou ? Parce que je ne pense pas que l’on puisse parler d’un Spirou évoluant dans un univers réaliste sans faire référence à "Machine qui rêve" (qui partage certains de ses thèmes avec la trilogie des frères Wachowsky). Mais à la différence de Bravo, Tome & Janry ont fait preuve du jusqu’au-boutisme nécessaire à l’exercice de l’uchronie (ce qu’a fait Moore avec le concept de super héros dans les Watchmen), alors que "Le Journal d’un Ingénu" se conclut bien, bien trop tièdement (quoiqu'à la reflexion, quoi de plus humain que le non héroïsme). Alors oui, Emile Bravo répond en partie à ce grief, en soulignant litéralement (et graphiquement), que Spirou n'est pas Tintin, et il n'ira donc pas enquêter chez les Soviets. Le propos de l'auteur est visiblement de le réaffirmer afin de se conformer à l'état d'esprit de Spirou et Fantasio au moment où ces deniers vont être repris par Franquin ("La maison préfabriquée", le match de boxe contre "poil dur", "Le Tank"), et ce coté est plutôt une réussite. Mais alors il faut faire à mon avis abstraction des oppositions graphiques croix gammées/marteaux faucilles, qui m’ont à chaque fois "sorti" de l’état de douce nostalgie rencontré par beaucoup de lecteurs dont j’ai lu l’avis sur divers forum. Je reste au final sur un sentiment trop mitigé pour aller au dela des 3 étoiles.

13/01/2021 (modifier)