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Les derniers avis (93738 avis)

Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série L'Astro illustrée (L'Astrovérité)
L'Astro illustrée (L'Astrovérité)

Ouche, le gros pavé ! Presque 500 pages en couleurs pour cet ouvrage un peu inclassable qui propose un passage en revue des douze signes astrologiques, un par un, dans leurs différents aspects : qualités, défauts, sociabilité, métiers, pouvoir, argent, amour, sexualité, famille, santé, sport, voyages et loisirs... C'est sacrément complet, chaque signe a droit à une trentaine de pages, toutes avec des gags (généralement une seule case) relativement différenciés. Joan passe ensuite en revue les affinités entre signes, et ce n'est pas triste non plus... Le tout dans un style semi-réaliste, un brin caricatural, dans lequel Joan a fait ses armes pendant longtemps chez Dupuis, dans les pages de Spirou. Si on n'est pas forcément intéressé(e) par le sujet de l'astrologie (qui à mon avis peut fermer plus ou moins les chakras), on peut être impressionné(e) par le volume de l'ensemble, qui constitue une belle déclinaison graphique de tout un tas de bouquins qu'on voit en libraire... Ma lecture fut tout de même distrayante, les situations trouvées par l'auteur pour illustrer tous les traits de caractère étant parfois très très bien vues (et vécues). Sympathique.

16/10/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 3/5
Couverture de la série Hercule (Soleil)
Hercule (Soleil)

Avec les couvertures de cette série, franchement il y a de quoi craquer. C’est magnifique visuellement. Et j’ai craqué ! Le projet était couillu sur le papier, réadapter les 12 travaux d’Hercule, les plus célèbres épisodes de la mythologie grecque, dans un environnement intergalactique. La parabole n’était pas aisée mais il faut le dire, Jean-David Morvan s’est vautré comme un grand, au point que la série s’est arrêtée ! La raison ? C’est trop compliqué. Ca part dans tous les sens. On ne comprend pas grand-chose entre les Axiomatikos, les Exogi-n’n, les Sklaves, ou encore les Drachmes. J’ai eu du mal à suivre au point de lâcher prise. Il faut être diplômé bac + 5 au minima pour comprendre et ne pas se perdre dans les épreuves que doit affronter Hercule. Au-delà de l’histoire, visuellement c’est magnifique. L’effet wahou est garanti. Les divers plans d’Hercule sont sublimes. Bravo aux artistes pour les décors et les personnages. Ca pue le sang et la sueur presque à chaque planche avec une once de taule broyée. Ca claque cette atmosphère froide et métallique. Au-delà du climat glacial, cela ne me déplait pas tous ces hommes avec des armures galactiques. Le projet était ambitieux. Trop peut-être. Il y avait de la matière pour faire un truc génial. C’est vraiment dommage d’avoir salopé celui-ci en voulant – je le subodore – faire faire à Hercule, une épreuve par album. Scénario 2. Graphisme 4. Note globale 3 étoiles.

16/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Petite souris, grosse bêtise
Petite souris, grosse bêtise

J’ai peut-être été moins accroché que par La Carotte aux étoiles de la même collection, mais c’est quand même un petit album globalement réussi, en tenant compte du lectorat visé. Encore une fois rapidement lu (pagination faible oblige), mais la narration est bien faite, et peut amener parents et enfants à une petite discussion autour de l’histoire. Sans prétention, on a là un album qui se laisse lire, même si le dessin de Kokor (un peu brouillon, et que j’aime davantage sur ses productions pour adultes) et l’intrigue de Dauvillier (là-aussi manquant peut-être de profondeur) peuvent frustrer certains lecteurs. Note réelle 2,5/5.

16/10/2021 (modifier)
Couverture de la série La Carotte aux étoiles
La Carotte aux étoiles

C’est un petit album que j’avais lu il y a pas mal de temps lorsque je l’avais emprunté pour mon fils, et que je viens de relire pour l’aviser. Sympathique lecture. Rapide – peu de pages, mais agréable. Et le travail éditorial est très bon (j’ai lu la version 2010, dont je préfère la couverture bleutée), avec couverture et papier épais, dos toilé. Le dessin de Riff Reb’s « première période » est chouette, comme la colorisation. Quant à l’histoire, c’est une sorte de parabole intéressante, qui passe pour le lectorat jeune visé, mais aussi pour un adulte. Lecture familiale recommandée donc.

16/10/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 2/5
Couverture de la série Blackline
Blackline

D’habitude avec la collection « troisième vague » je ne suis pas désappointé. C’est toujours un régal. Sur ce coup là avec cette série, j’ai désenchanté. C’est d’une banalité affligeante du point de vue du scénario. Aucune surprise à attendre de ce côté-là. Les grosses ficelles sont de sortie. On ne s’attache à aucun personnage. C’est plat. Les rebondissements tu les vois venir de loin, de très loin même. C’est vraiment dommage. Il reste le graphisme de Pasquale Del Vecchio. C’est beau visuellement. Les cases sont travaillées. Beaucoup de détails. C’est efficace notamment lors des scènes d’action. Une série qui ne va pas rester dans les annales. Scénario 1,5 graphisme 3,5. Note 2,5

16/10/2021 (modifier)
Par grogro
Note: 3/5
Couverture de la série Les Grands Cerfs
Les Grands Cerfs

Pour l'anecdote, juste pour dire un peu comment qu'c'est la vie des fois : ce samedi, nous avions prévu, ma compagne et moi, d'aller passer une partie de la nuit en forêt histoire d'entendre le cerf brâmer. Je décide le matin même d'aller faire un petit tour à la librairie de BD que j'avais désertée depuis quelques semaines faute de temps. En flânant le long des présentoirs, mon regard est attiré par cette grande couverture bleue, sublime, mais surtout par son titre. Avec la perspective qui était la mienne à l'issue de cette journée, je ne pouvais que partir avec sous le bras. Bien m'en a pris puisque c'est un régal pour les yeux. C'est franchement chouette à lire. On passe une saison avec ces animaux, à leur rythme. On apprend des choses, on renoue avec nos sens. A l'occasion, on entrevoit l'implication de l'ONF dans le processus de destruction engagé, et comment elle ferme épisodiquement les yeux sur des pratiques extrêmement choquantes, comme des ventes en ligne de venaison semi-clandestines ! Cependant, on n'a pas affaire à une BD doc comme peuvent l'être celles d'un Davodeau par exemple. Le fait que les pratiques dénoncées ici le soient de manière finalement assez légère, presque allusive, et sans véritable enquête de la part de l'héroïne, m'a vaguement chagriné de suite après ma lecture. Mais en y repensant, c'est très bien ainsi, car cela aurait sans doute cassé le côté rêveur et merveilleux inoculé par le dessin. Les grands cerfs a pris le parti semble-t-il d'être un livre ressenti davantage qu'un documentaire animalier ou sociétal exhaustif. La relation qui se tisse ici relie le lecteur avec l'animal, l'obligeant à suivre son rythme propre, d'où parfois peut-être quelques longueurs qui nous plongent tantôt dans l'ivresse, tantôt dans l'ennui : celui de ces longues attentes passées dans une cabane d'affut. Le travail de Gaetan Nocq est graphiquement remarquable, et il permet à lui seul de laisser l'œil du lecteur assouvir son besoin de beauté. Le scénario épouse gentiment la forme, se laissant porter par le rythme de la nature, et propose quelques twists saisissants que l'on évitera de spoiler. Aussi, il est bien difficile de dire ce qui a empêché ce livre d'emporter mon suffrage sans réserve : une ambiance "bleutée", qui certes imprime fortement sa marque, mais qui reste à mon sens peut-être un peu trop présente là où l'on aurait aimé sentir un peu plus le passage des saisons ? (Il y a aussi des belles couleurs à l'automne ou au printemps...). Un scénario autoporté, presque trop timide, qui n'ose pas mettre franchement le pied dans le poétique ou le politique ? Des personnages un poil lisses, parfois insaisissables, retranchés derrière une position sociale et narrative ?... Rien de tout cela en particulier, ou en tout cas pas de manière prononcée, mais un mélange d'un petit peu tout cela. Une bonne BD néanmoins, dans le haut du panier.

16/10/2021 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Le Cauchemar d'Innsmouth
Le Cauchemar d'Innsmouth

Le Cauchemar d'Innsmouth est souvent considéré comme l'un des meilleurs récits de Lovecraft. Gou Tanabe continue d'adapter l'oeuvre du reclus de Providence dans sa veine manga, cette fois-ci en deux tomes, le récit original étant plus long que la plupart des histoires lovecraftiennes. Encore une fois c'est du bon boulot. On suit les aventures de Robert Olmstead, un jeune homme curieux qui voyage pour découvrir des lieux liés à ses origines. Il entend parler d'Innsmouth, une ville côtière à la réputation diabolique et sulfureuse. Intrigué, il va y aller pour se rendre compte par lui-même. Le récit dans le récit est efficace, on découvre avec Robert toute l'horreur imprégnée dans la petite ville, ses habitants au physique évoquant des créatures marines, et les étranges rituels qu'un culte impie y aurait institués... Tanabe, si c'était possible, me semble avoir franchi une nouvelle étape dans l'impressionnisme avec cette histoire : les faciès des gens d'Innsmouth sont angoissants, les designs des artefacts qu'on y manipule sont troublants et dérangeants, et la mise en scène vraiment savamment dosée. C'est tellement torturé que par moments on se demande ce qu'on voit à l'image... J'ai hâte de lire la suite et fin de ce récit !

16/10/2021 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Le Choix du roi
Le Choix du roi

J'avais entendu vaguement parler des accointances du roi Edward VIII d'Angleterre avec le pouvoir nazi contemporain. Mais sans creuser la question. Le diptyque écrit par Jean-Claude Bartoll et dessiné par Aurélien Morinière vient donc combler ce manque. Comme le suppose Gaston, il y a une part de licence poétique dans le récit de l'ancien journaliste, mais pas aussi grande que ce qu'il suppose. Edward VIII et Wallis Simpson ont bien été amants lors du cours règne du premier, et si la Trahison de la seconde n'a jamais été prouvée, cette relation a réellement inquiété les services secrets britanniques. Le Choix du Roi est donc le récit du court règne de l'oncle de l'actuelle reine du Royaume-Uni, de son avènement à son abdication, en moins d'un an (tel que l'aurait prédit son père). Un règne qui n'a même pas vu le couronnement d'Edward, avec lequel Bartoll n'est pas tendre, le faisant passer (ce qui était fort probable) pour un monarque à l'intelligence limitée, comparable à celle d'un adolescent. Un adolescent qui n'en fait qu'à sa tête, privilégiant sa passion pour une Américaine mariée au bien-être de son peuple. Le diptyque nous montre les limites du pouvoir du monarque britannique, qui a son mot à dire sur la politique étrangère de son pays, tandis que son premier ministre gère les affaires intérieures. C'est assez éclairant, et permet de comprendre également les relations intimes qu'entretenaient alors les deux pays anglo-saxons. C'est Aurélien Morinière qui se charge de la partie graphique, et il a su insuffler une véritable énergie à cette intrigue de boudoir (en effet je crois qu'on dénombre deux ou trois scènes d'action sur les deux tomes). Par contre j'ai eu du mal à différencier trois personnages blonds de l'intrigue : le roi, l'agent plénipotentiaire allemand, très proche de Wallis Simpson, et l'agent chargé de protéger le roi. Soient trois des Six ou sept personnages principaux. Heureusement que leur présence dans le récit permet de vite dissiper les doutes. La rigueur historique de Bartoll et l'énergie de Morinière permettent de lire agréablement ce récit d'une page importante (et courte) de l'Histoire du Royaume-Uni, et même d'éclairer un épisode préfigurant la seconde guerre mondiale, le réarmement de la Rhénanie. Si le roi avait réagi différemment, qui sait ce qu'il serait arrivé...

15/10/2021 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Rouges estampes
Rouges estampes

Une grosse centaine de pages pour cet album se déroulant pendant la Commune de Paris en 1871. On en apprend pas mal sur cet événement, un des scénaristes étant un historien spécialiste de la période. On voit que pendant quelques semaines un mini gouvernement s'est installé à Paris face à l'ancien pouvoir réfugié à Versailles. Les mesures étaient vraiment progressistes, entres autres séparation de l’Église et de l'état avec une nationalisation de tous les biens du Clergé, laïcisation de l'éducation et enseignement généralisé y compris des filles. La lutte entre les Versaillais menés par Thiers et les Communards aboutira à une véritable boucherie, ce n'est pas pour rien qu'on l'appelle la Semaine sanglante. Ce qu'on apprend au delà du carnage c'est que la Commune était dirigée par des gens du peuple et qu'on ne peut pas les résumer à quelques illuminés libertaires, meurtriers et incendiaires. On suit d'ailleurs l'un d'eux nommé commissaire du XIVème arrondissement. Et là cela verse quasi dans le genre policier, on suit une enquête sur une sorte de tueur en série qui taillade ses victimes de jolies fleurs à même la peau. On y trouve les prémices de l'identification judiciaire à travers les portrait-robots. Donc on est pas non plus sur un pur récit historique. On croise aussi quelques figures connues comme Gustave Courbet qui prit une part active dans le domaine des arts dans la Commune. Côté dessin je ne suis pas hyper fan, c'est un trait fin, éthéré. Quelques belles gravures néanmoins.

15/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Racines carrées d'une ombre
Racines carrées d'une ombre

Bon, autant le dire tout de suite, nous avons là un ovni, très difficile à trouver, et qui en plus ne conviendra pas à beaucoup de lecteurs. Il faut en effet, si vous tombez dessus, feuilleter l’album avant de l’acheter, car on n’est pas ici dans de la bande dessinée classique ou cartésienne. Seul le dessin peut y faire penser. C’est un trait très classique, très beau d'ailleurs, usant d’un Noir et Blanc fin, très réussi. Pour le reste, on bascule assez rapidement – pour y rester ! – dans une sorte de poésie surréaliste (et la page d’entrée autour d’Eric Losfeld, qui éditait des revues surréalistes, des érotiques et tout ce qui pouvait être subversif dans les années 1960-70 confirme cet ancrage), dans un long poème, jouant sur les mots (le titre en donne un exemple). Quelques pages avec uniquement du texte, d’autres occupées par un simple dessin accompagné d’un titre ou d’un court texte, et plusieurs histoires courtes, mêlant poésie et mystique, philosophie, autour du mythe de la louve romaine. C’est un peu fourre-tout, assez barré. Pour lecteurs curieux amateurs d'un certain lyrisme langagier.

15/10/2021 (modifier)