Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire - Commander en ligne : pourquoi BDfugue ?

Les derniers avis (93026 avis)

Couverture de la série Macadam
Macadam

J'ai eu les 3 albums en bouquinerie en parfait état, et ma foi, je ne regrette pas cet achat. Je regrette seulement que la série se soit arrêtée là, elle aurait pu continuer à travers des enquêtes très réalistes s'inspirant de l'actualité ou de faits connus comme c'est le cas dans ces 3 albums, dont les 2 derniers forment un diptyque. Dès le tome 1, la série se révèle prometteuse et passionnante, le scénario adopte un ton provincial bien élaboré, l'ensemble est bien construit, c'est une enquête qui apparemment ressemble à un fait divers dramatique comme il y en eut souvent à une époque en France (les profanations de cimetières), mais en y ajoutant des implications d'extrême droite, sujet sensible qui était à la mode à l'époque et qui aurait pu plomber la Bd ; ça débouche sur un polar politique qui se nourrit de ficelles classiques, mais c'est bien maîtrisé, les personnages sonnent vrais, l'enquête n'est pas ultra complexe au point d'en être ennuyeuse, le tout sonne authentique, et ce malgré des facilités et des clichés redondants (le flic qui couche avec sa collègue). Dans les 2 albums suivants, il est question d'un serial killer où Lacaf complique un peu l'intrigue en rajoutant des éléments superflus (anciens de l'OAS, groupes extrémistes...) de façon à donner plus de corps, ça frôle la complication inutile mais la traque reste intéressante et progresse bien, tout se tient correctement, et les personnages sont crédibles malgré quelques facilités scénaristiques. C'est juste le final qui n'est pas à la hauteur, je m'attendais à quelque chose de sanglant certes, mais de moins confus et de moins expédié. Malgré ça, c'est un bon polar, percutant, au réalisme brut, et dont la simplicité fait la force. Le dessin de Lacaf me plait bien, il est beaucoup moins policé que dans Les Patriotes et Les Pêcheurs d'étoiles qui restent ses séries les plus appliquées sur le plan graphique, mais il est bien meilleur que sur Bayard et L'Histoire de Mandrin en BD ; disons que "Macadam" se situe entre les deux, juste avant que Lacaf change de style graphique, qui sera plus fouillis ensuite, en l'état c'est un trait semi réaliste très séduisant, et qui reproduit bien les décors réels lyonnais et de Provence.

18/07/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Girlfriend Girlfriend
Girlfriend Girlfriend

Décidément, ce nouvel éditeur semble orienter les sorties de ces mangas en fonctionne de la sortie des adaptations en anime parce que là c'est la troisième fois qu'il sort un manga lorsque la version animé commence ou était sur le point de sortir. Je connaissais pas du tout ce manga et j'ai regardé le premier épisode parce que le résumé m'intéressait vaguement. Après avoir vu l'épisode, j'ai tellement aimé que j'ai fini par lire tous les chapitres du mangas qui sont sorti jusqu'à ce jour et maintenant tous les semaines je lis le dernier chapitre paru et je regarder un épisode de l'anime. J'ai lu plusieurs manga du genre harem parce ce que c'est un genre de que j'aime et la prémisse de celui-ci m'intéresse parce qu'on prends l'idée que deux filles partagent le même gars au sérieux. C'est pas juste 'toutes les filles acceptent facilement d'être avec le même type', on montre vraiment de manière réaliste que c'est pas facile: les deux filles s'entendent bien, mais il y a tout de même un peu de jalousie entre-elles, le gars veut vraiment les aimer toutes les deux de manière égale et c'est pas facile, une relation à plusieurs demandant plus d'énergie qu'une simple relation entre deux personnes, etc. Cerise sur le gâteau, le manga est aussi humoristique. Alors qu'avec une même base un autre auteur aurait fait un drame avec les personnages qui passeraient leur temps à ce plaindre de leurs situations pendant des pages et des pages, ici même si l'idée de la polygamie est traité de manière plus sérieuse que dans la plupart des mangas, cela reste une œuvre très drôle avec des personnages cons qui font des trucs cons. Mention spécial pour le héros qui a toujours des solutions qui défient la logique (enfin disons qu'il y a une logique, mais une logique que personne de sensé appliquerait). Le scénario est agréable à lire, le dessin est bon et l'humour fonctionne pour moi. Il y a tout de même un truc que je reproche est que j'aurais bien aimé voir plus de scènes où les trois personnages principaux passent du bon temps ensemble sauf que pour le moment leurs vies est surtout parasité par deux autres filles qui ont découvert la vérité. Les deux filles sont très marrantes, mais j'aurais aimé que le trio ait plus d'intimité.

18/07/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Miss Kobayashi's Dragon Maid
Miss Kobayashi's Dragon Maid

3.5 J'avais découvert le manga grâce à la première saison de l'anime qui a été diffusé il y a quelques années et je me demandais quand la série allait enfin paraitre en français et voici qu'elle arrive juste à temps pour la seconde saison de l'anime. Le manga part sur une base débile: un jour une femme saoul aide une dragonne qui est venu d'un autre monde et la dragonne est tombé amoureuse d'elle et devient sa servante. Cela tombe des situations rigolos vu que la dragonne n'a aucune idée de comment vivent les humains. Puis cela devient plus sérieux avec des moments dramatiques et aussi des moments de tendresses. J'aime bien lorsque la petite dragonne Kanna débarque parce qu'on va se retrouver dans une situation où deux femmes vont élever une enfant même si jusqu'à présent, Kobayashi n'éprouve pas de sentiment amoureuse envers sa servante-dragonne. Le dessin est expressif et j'aime bien les expressions au visages que donnent l'auteur à ses personnages. L'humour focntionne bien, le scénario est prenant et la plupart des personnages sont attachants. Il y a tout de même quelques trucs négatifs, principalement venant du fanservice qui comme souvent au Japon va plus loin qu'en France. Ainsi, quelques scènes avec Kanna (qui a genre 10 ans) sont vraiment d'un gout douteux, il y a une dragonne qui a l'air d'être jeune et qui a tout de même des gros gros seins plus gros que le reste de son corps (j'aime bien les lolos, mais la on dirait un gamin qui a mit des ballons en dessous de son chandail pour rigoler) et puis il y a aussi le personnage de Lucoa, qui est une dragonne qui aussi un maitre sauf que le maitre en question s'est un gamin et arrete pas de le rendre inconfortable avec ses gros seins et c'est clair qu'elle est amoureuse de lui...Bon okay je sais un gros fantasme masculin c'est de faire des trucs avec une femme plus âge, moi même je l'ai eu étant ado, mais là avec un gamin de 10 ans il faut pas pas déconner non plus, il avait au moins 16 ans cela m'aurait moins dérangé. Donc voilà un manga avec des qualités, mais dont certains éléments risque de choquer certains lecteurs.

18/07/2021 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Sigrid
Sigrid

Quoi ? Encore une histoire de vikings, encore deux gars PAco et Sloane qui nous posent un avis impatient alors que l'histoire en viendra à son terme que dans le deuxième tome. Oui d'accord nous sommes impatients, mais ici le jeu en vaut la chandelle. Au scénario David Chauvel, je ne vous fais pas la liste de ses récits vous irez voir dans le thème qui le concerne, et Patrick Pion, là aussi nous sommes sur du lourd comme ont dit. Il arrive parfois que des associations d'auteurs belles sur le papier n'accouchent que de petits trucs moyens. Ici c'est vraiment très fort. J'ai particulièrement apprécié les personnages qui sont tout sauf insignifiants et qui déjà dans ce premier tome évoluent de belle façon, je pense bien sûr à Sigrid mais aussi à l'indien Gotheyet. Bref un scénario au millimètre bien construit qui utilise habilement des flashbacks et un dessin taillé à la hache, rude, mais au final très efficace. Nul doute que ce diptyque en devenir deviendra un must, n'hésitez pas.

17/07/2021 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Abaddon
Abaddon

Une très étrange histoire ou au même titre que le personnage principal, Ter, nous plongeons avec lui pour ce qui est un petit bijou de mise en abyme. Kafka et Ubu sont convoqués pour emmener notre "héros" qui s'englue peu à peu dans un monde où les portes mènent vers un inconscient ubuesque. S'il faut trouver une explication à cette histoire (eh oui pauvre lecteur tu voudrais bien comprendre, avoir des réponses, mais que nenni), alors qu'au détour d'une case il semble qu'enfin les choses aillent s'éclaircir l'auteur brouille à nouveau les pistes nous laissant sur le bord de la route. Pour ma part j'ai assez vite pensé que Ter avec son bandage sur le crâne avait été trépané suite à une blessure reçut pendant cette guerre évoquée par flashbacks, ce qui peut provoquer quelques séquelles. En fait tous les habitants de cet immeuble, ont un gros pète au casque. Parabole sur la vacuité de l'existence ou de nos sociétés, quoi qu'il en soit il faut saluer ici le travail de l'auteur Koren Shadmi que je découvre à cette occasion. Scénariste, dessinateur, mais aussi coloriste qui avec des tons pastel assez ternes qui renforcent l'ambiance claustrophobique. A mon sens un BD essentielle, je l'ai lu dans l'intégrale et c'est un prêt, mais je pense qu'elle est indispensable dans toute bonne bibliothèque qui se respecte aussi je vais en faire l'achat. N'hésitez pas à faire de même.

17/07/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série Ion Mud
Ion Mud

Pour un premier album, c'est une réussite. Ion Mud est une excellente bd de science fiction post apocalyptique. N'ayant pas lu Blame !, je ne ferai aucune comparaison. Côté scénario, notre héros Lupo erre sur un vaisseau au dimension gigantesque à la recherche d'une porte de sortie, une toranas : le projet Janus, je n'ai pu m'empêcher de sourire en pensant au film Rien à déclarer. Un périple qui le fera rencontrer des créatures extraordinaires dans un dédale futuriste. Toutes les questions que l'on se pose au fil de ses aventures auront leurs réponses dans un magnifique final. Je me suis laissé porter par ce récit, lecture d'une traite. Côté dessin, une prouesse que de rendre réaliste cette architecture futuriste avec une telle précision. Le trait d'Amaury Bündgen est fin et d'une incroyable clarté. Juste un bémol sur les visages sur certaines planches, pas assez travaillé. Le point fort de cet album. Un artiste à suivre.

17/07/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 3/5
Couverture de la série Mégafauna
Mégafauna

Comme mon prédécesseur, j'ai du lire cette BD dans le cadre de mon comité de lecture (chouette boulot hein?). Sans cette obligation, il est certain que je ne l'aurais jamais lu. Je trouve la couverture peu attrayante et le dessin n'est pas à mon goût. Soit, je l'ai lu. Les personnages sont sympas, le scénario est cohérent et bien construit et l'univers est intrigant. Tous les éléments sont donc réunis pour passer un bon moment de lecture. Mais pour moi, cela s'arrête là. C'était sympa, mais sans plus. J'ai par contre eu beaucoup de mal avec la fin. Certes je ne l'ai pas vu venir, mais quelle déception... Je m'attendais vraiment à autre chose. 3 étoiles pour son originalité et ses chouettes personnages MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

17/07/2021 (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5
Couverture de la série Le Ministère Secret
Le Ministère Secret

Je ne crois pas avoir grand chose à rajouter sur l'avis de Ro qui me parait complet : c'est tout simplement drôle. Profitons-en. Le caractère de Hollande et Sarkozy nous semble tellement familier et proche de la réalité que les péripéties totalement farfelues passent comme une lettre à la poste. Parfois, il y a une voix off, façon monsieur x, qui commente certains passages, probablement des restes du synopsis que Matthieu sapin a gardé. On ne sais pas si c'est parce qu'il avait peur que son dessin ne soit pas assez efficace, ou pour donner une sorte d'impression à la big brother, où tout est vu de l'extérieur et commenté via une oreillette... Un peu des deux surement. La différence avec Ro, c'est que je suis plutôt un fan de Sfar et Sapin, et que du coup je ne placerais pas l'album dans mes préférés pour deux raisons ; - La fin me semble un peu trop rapide et bâclée, comme souvent chez Sfar depuis qu'il a du succès, et visiblement Sapin n'a pas résisté à la facilité ! - Même si les personnages sont expressifs et réussis, J'ai un problème avec l'encart coloré de la voix off, en haut de la case, il change de couleur de façon aléatoire : faut mettre des lunettes de soleil pour lire ! En fait j'attends le deuxième tome pour voir. J'apprends qu'un film sort avec pour héros encore Nicolas et François, c'est drôle comme ces deux personnages réels qui ont surfé sur le story telling se font dépasser par la fiction. Quel source d'inspiration étrange ....

01/05/2021 (MAJ le 17/07/2021) (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série L'île d'Om
L'île d'Om

Très bonne surprise ! Le fil de l'histoire est très simple et bien construit et je vous laisse le découvrir. Mais c'est l'ambiance qui est très spécifique et réussie. Pour moi la première page, au contraire est un faux pas éditorial ; tout ce blanc autour empêche de lire la tâche centrale qui révèle à elle seule le pitch du scénario. C'est une sorte de "La Tour" de Peeters (Benoît) et Schuiten, (rangée dans BDthèque dans les citées obscures, même si elle n'a rien à voir avec les autres) mais avec de l'humour, ce qui est appréciable et manque beaucoup, de mon point de vue, aux albums des deux compères. Par ailleurs le lavis noir laisse une vapeur indécise qui permet au lecteur de remplir les trous, de s'inquiéter alors qu'il n'y a pas lieu, ou de s'adoucir au moment où il devrait au contraire s'inquiéter. Rien à voir donc avec le trait maître de Schuiten. Alors pourquoi cette comparaison ? Et bien c'est une sorte d'exploration , où un personnage âgé guide un plus jeune, le lecteur ne comprend pas vraiment ce qui se passe mais suit la pérégrination, emporté par la beauté des images en noir et blanc. Ici il y a d'autres personnages, des ombres blanches munies d'un bâton qui sont à la poursuite d'un chat blanc, les clients du café, l'oncle... Mais tous ces personnages n'ont pas de personnalité, souvent pas de bouche d'ailleurs. D'ailleurs ce n'est pas dans les visages que l'ont peut trouver de quoi s'identifier. Ce ne sont que les dialogues entre le jeune et le vieux qui nous attachent à eux, leurs erreurs, leurs inquiétudes, leurs interrogations. La fin remet tout à sa place, et c'est important dans le sentiment du lecteur. Finalement tout cela avait un sens.

17/07/2021 (MAJ le 17/07/2021) (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Memento mori
Memento mori

C'est un roman graphique qui raconte l'expérience d'une maladie. Une maladie qui vous coupe de la communauté générale et vous fait entrer un temps, pour partie à l'intérieur de vous même et pour partie dans un protocole hospitalier inconnu et répétitif. Ici il s'agit d'un AVC (accident vasculaire cérébral) d'une jeune finlandaise dessinatrice de BD. Le point de vue est résolument celui du malade. Je le mettrais entre "quand vous pensiez que j'étais mort" pour le point de vue interne et Sous l'entonnoir pour l'observation de la vie entre les murs. J'avoue que je viens de passer quelques jours à l’hôpital pour une opération simple et voir décrire si précisément le ressenti de la personne "en bonne santé" qui se trouve plongée, bien malgré elle, dans l'univers de l'hôpital, m'a touché. La description du coté banal des gestes médicaux qui se répètent chaque jour, mélangé à la prise en charge de l'urgence est parfaitement réussi... On est à la fois surpris et déprimé de constater que le quotidien du malade hospitalisé est exactement le même en Finlande qu'en France (personnel qui parle d'autre chose en te soignant comme si tu étais un objet, ou grands sourires infantilisants, protocoles imperturbables, équipe de jour, équipe de nuit, brancardiers peu loquaces ...) La fatigue, et l'angoisse de ne pas en voir le bout... l'imagination qui cherche à se rendre compte de ce que sera la vie à la sortie de l’hôpital, puis après, combien de temps pour que tout revienne à la normale, va-t-on revenir à la "normale" ? Je ne sais pas si une personne qui n'a pas du tout vécu la chose de l'intérieur pourra en être aussi touchée. Cela peut justement être un outil pour l'entourage d'un malade, pour l'aider à se rendre compte. En tout cas l'outil graphique utilisé est très réussi (jus des 2 ou 3 lavis différents qui s'assemblent en de belles compositions, parfois un peu de craie plus claire quand on a oublié de réserver un blanc, contours de la grille noirs et réguliers). La première page rend bien cet équilibre froid, où même le rouge ne réchauffe pas . Memento mori : souviens-toi que tu vas mourir.

17/07/2021 (modifier)