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Les 5 Terres

Note: 4/5
(4/5 pour 9 avis)

Luttes de pouvoir dans les 5 terres. L'histoire débute alors qu'Angleon, le prospère royaume des félins, est en ébullition : Cyrus, le vieux roi, est au plus mal, et cette mort imminente aiguise les appétits.


Animalier Delcourt Futurs immanquables Les prix lecteurs BDTheque 2019

Ce n’est un secret pour personne : le vieux roi Cyrus, héros de la bataille de Drakhenor, est mourant. Son neveu Hirus, jeune tigre brutal et ambitieux, et successeur désigné du roi, rêve d’imposer sa loi au reste des 5 Terres. Mais comme toujours chez les félins, rien n’est simple, et le trône est l’objet de toutes les convoitises, tandis que dans les royaumes voisins, on observe la situation, prêt à fondre sur Angleon au moindre faux pas…

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 11 Septembre 2019
Statut histoire Série en cours (Prévue en 6 tomes) 5 tomes parus
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série Les 5 Terres
Les notes (9)
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17/09/2019 | Mac Arthur
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Par fuuhuu
Note: 4/5
L'avatar du posteur fuuhuu

Voici un récit-choral que je me suis fait une joie de découvrir. A ce jour, j'ai lu les 4 premiers tomes. Je constate que l'on compare beaucoup la BD avec Game of throne et à juste titre. On assiste à la succession mouvementée du royaume d'Angleon, entrecoupée par des trahisons, des complots, des assassinats et des histoires d'amour. On suit un peu moins de 10 histoires parallèles qui au final se retrouvent tous à un moment ou un autre. A mes yeux, les points forts sont : - la qualité de l'univers et son lore. On sent qu'il y a un lourd passé et le territoire est vaste. N'est abordé dans le cycle 1, uniquement l'île d'Angleon et quand on voit la taille de la carte, on sait qu'on a encore énormément à apprendre. - la cohérence du récit: le fait que l'histoire soit très prenante et compréhensible malgré le nombre de personnages et d'intrigues simultanées. - Les dessins. Les personnages sont très "humains" et on capte vraiment bien les émotions malgré le fait que ce soient des animaux. - Le découpage des planches: j'ai trouvé le passage d'une séquence à une autre vraiment bien ficelé. Il est difficile d'expliquer ce ressenti par écrit, mais l'alternance entre les différentes intrigues de l'histoire coule de source et c'est agréable. Concernant les points faibles: - On nous présente dans le premier tome différents peuples qui ne sont malheureusement plus du tout exploités dans les 3 autres tomes (malgré le rôle important qu'on a failli donner aux ours). J'imagine que les prochains albums nous en apprendront plus mais je trouve dommage qu'il n'y ait même plus un seul clin d'oeil ou teaser pour nous faire languir. - Certains clichés tels l'amour interdit ou encore le gringalet qui rêve d'intégrer la garde royale auraient pu être évités. 4 étoiles. MAUPERTUIS OSE ET RIT !

29/12/2020 (modifier)
Par AlainM
Note: 5/5
L'avatar du posteur AlainM

Que dire sur cette série « Les 5 Terres » dont je n’ai lu que les deux premiers tomes ? Excellent ! C’est sans conteste une des rares BD qui m’a si fortement marqué depuis longtemps. Le scénario est très bien construit même s’il s’inspire d’autres œuvres telles que « Game of Thrones » mais aussi d’intrigues dignes des tragédies grecques. Vu la complexité du scénario, il est difficile d’identifier un héros principal, même si le jeune This semble devoir jouer un rôle important au fil du temps. Et cela n’est pas un défaut, bien au contraire, car cette complexité permet de nous plonger entièrement dans ce monde où chacun défend ses intérêts du mieux qu’il peut en utilisant la violence, le mensonge, la trahison, l’amour et/ou l’amitié. Au fil des pages, on comprend que personne n’est vraiment blanc comme neige et que tous essayent de survivre dans ce monde sans pitié. Je dois cependant avouer que j’ai beaucoup apprécié l’ « Ombre du roi » pour sa droiture, son intelligence et sa légère insolence. Le jeune Hirus m’a également impressionné par sa clairvoyance dans ses premières décisions (mais attendons la fin…). Le dessin est époustouflant. Il reflète parfaitement les sentiments des protagonistes dans des décors splendides. On n’a aucune difficulté à reconnaître les différents héros tout en distinguant bien l’espèce animale à laquelle ils appartiennent. Comment le dessinateur fait-il pour si bien différencier tous ces tigres sans leur faire perdre leur apparence animale ? Deux petites remarques : - Vu le nombre important d’intervenants, un tableau récapitulatif de ceux-ci en début ou fin de volume permettrait de mieux suivre le fil de l’histoire. - Petite erreur de scénario : Au début du 1er volume, Demetrios, le représentant du Conseil, parle avec son confrère de la mère d’Hirus alors que dans le 2ème volume, qui se passe quelques jours ou semaines plus tard, il affirme en avoir totalement oublié l’existence. Bon, cela n’est pas bien grave et ne m’empêche nullement d’attribuer un 5/5 à cette série en espérant qu’elle ne s’essouffle pas au cours des prochains volumes.

05/12/2020 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaendoul

Une des nombreuses nouvelles séries avec animaux anthropomorphes, les 5 Terres parvient à forger au fil des pages un univers convaincant et varié. Seulement voilà, à force de se perdre dans 50 histoires différentes entremêlées, on finit par ne réellement se soucier d'aucun personnage et même le "twist" final du premier tome ne m'a fait ni chaud ni froid... j'ai même dû forcer pour en terminer la lecture. Je ne recommande donc pas et ne compte pas poursuivre la lecture de cette série qui a pourtant des atouts mais qui semble oublier qu'un bon univers n'est pas le seul critère à remplir pour en faire une aventure plaisante à lire.

12/11/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
L'avatar du posteur Erik

J'attendais une série comme celle-là depuis bien longtemps. Il faut dire qu'elle a tout pour séduire avec ces personnages animaliers anthropomorphes, dans un univers médiéval-fantastique. Il y a également un croisement avec une intrigue à la Game of Thrones dont les auteurs s'inspirent sans se cacher ce qui n'est pas pour me déplaire tant que la qualité est bien présente sur le fond et la forme. Tome 1 : De toutes mes forces Le premier tome se termine d'ailleurs sur un coup de théâtre ahurissant que je n'avais pas vu venir. A chaque fois, le lecteur est pris de court. Il croit qu'une scène se terminera comme il se l'imagine mais ce n'est pas toujours le cas. Il y a un véritable effet de surprise à de nombreuses reprises qui déjoue tout les pronostics. J'aurais cependant deux bémols sur la forme à apporter : - Dans la postface, on nous indique qu'il y a eu une bataille à Drakhenor. Or, dans le récit, il s'agit bien de Dhakenor. Une petite faute de frappe est venue se glisser ce qui peut entraîner le lecteur dans une petite incompréhension. - Par ailleurs, une carte des 5 terres est dessinée ce qui nous permet de prendre connaissance de la typologie des lieux d'action. On remarquera un point désignant une ville non nommée sur le continent d'Ithara. Or, on remarquera que ce point a totalement disparu dans la carte du second tome. C'est vrai que ce ne sont que des détails mais c'est cela qui fait ou pas la qualité d'une oeuvre. C'est dommage qu'il n'y a personne de compétent pour relire et signaler ces fautes qui alourdissent l'oeuvre avant sa publication. Tome 2 : Quelqu'un de vivant Pour autant, je suis très enthousiaste sur le scénario qui m'a littéralement subjugué. Les dessins sont également extraordinaires jusque dans les détails. On y croit à ces animaux qui ont des comportements si humains. Le second tome se poursuit en complexifiant davantage la situation entre les différents protagonistes. Il faut dire qu'il y a une multiplication de personnages et chacun joue un rôle bien particulier qu'il nous faut suivre pour bien comprendre l'intrigue qui gagne d'ailleurs en profondeur. On peut dire que le scénario est assez bien ficelé, avec également des personnages qui sont très intéressants. Cependant, comme dans la célèbre série Game of Thrones, les prétendants au trône ou les occupants à ce poste suprême ne font pas long feu. Le final est encore une fois assez surprenant. Tome 3 : L'amour d'un imbécile Il faut apprécier ce genre de saga médiévale sur fond de complots politiques et de manigances pour accéder au pouvoir. Ce troisième tome sera aussi riche que fascinant à bien des égards. Je rehausse la note à 5 étoiles en accordant le maximum pour une série ambitieuse qui le mérite incontestablement. C'est également mon coup de coeur du moment. Les lions envisagent un putsch pour faire tomber les tigres déjà durement éprouvés. Néanmoins, le jeune héritier Méderion a bien plus d'un tour dans son sac pour délivrer une leçon digne de ce nom afin de se débarrasser de la totalité de ses adversaires internes. Tome 4 : La même férocité Cette série s'avère comme la meilleure tout confondue de la prochaine décennie. Il est vrai que chacun des tomes n'a point déçu dans un genre fantasy animalière emprunt d'un soupçon à la "Game of thrones". Nous sommes au quatrième tome et on découvre encore une nouvelle intrigue qui pourrait faire basculer le pouvoir royal du jeune tigre Médérion. Or, ce dernier s'est plutôt bien débrouiller jusqu'à présent. Il a prouvé une certaine habileté politique à la manière du prince de Machiavel en ayant prémédité chacun de ses actes et surtout dans l'art de la manipulation des foules et autre assemblée constituante. Il est bien dommage de découvrir une facette que l'on va pas trop appréciée avec cette cruauté insoupçonnée non pas que le pouvoir corrompt. Je suis toujours autant bluffé par autant d'ingéniosité au niveau de ce scénario. On va suivre trois intrigues différentes qui se chevauchent : celle du jeune roi et de sa nouvelle ombre idéaliste, le petit groupe d'otages bien décidé à réaliser leur évasion d'Angléon et la traque de la princesse en fuite. Il est dommage d'avoir un peu perdu les autres province de ce royaume complexe à gouverner. Au niveau graphisme, c'est toujours la perfection et surtout la qualité que l'on attend. Rien à redire car la maîtrise est bien présente. C'est tout simplement somptueux à souhait. Au final, un tome plein de surprise qui a su me convaincre en ma qualité de lecteur fan. Tome 5 : L'objet de votre haine Cette série est incontestablement l'une des meilleures de ces dernières années avec un plaisir de lecture toujours aussi présent d'un tome à l'autre. On peut se féliciter d'un rythme de parution plutôt rapide et d'une qualité graphique incomparable avec des personnages animaliers qui font très humains. Que dire également d'un découpage des planches qui respectent la cohérence du scénario ? C'est époustouflant. Dans les trois premiers tomes, on a assisté à une valse du pouvoir à Angléon avec pas moins de trois monarques différents. Depuis trois tomes, malgré la tentative d'un coup d'état, le jeune roi Méderion se maintient au pouvoir mais cela lui coûte plutôt cher. Il faut procéder à des arrestations parmi les étudiants dont la révolte était pourtant légitime. On commence à voir une césure dans son couple au sens large qu'il compose avec son ombre Térys. A noter que c'est la critique d'un pouvoir monarchique absolue même si un conseil composé de nobles élus conseillent le monarque dans la gestion du royaume. J'ai bien aimé car on va jusqu'au fond des choses dans l'analyse de ce que doit être le pouvoir. Il s'agit de transformer une société profondément inégalitaire. Or, le jeune roi ne croit pas du tout à l'égalité. C'est un concept qui lui est étranger. Pour autant, ses arguments sonnent comme une évidence car l'égalité n'a jamais existé dans la nature entre les forts et les faibles. Il y a également la disgrâce provoqué par la trahison familiale car on sait comment le jeune Méderion a fini par occuper le trône. Il ne croit pas non plus au peuple qui n'a aucune sagesse pour prendre les décisions qui s'imposent. Bref, on s'aperçoit qu'au bout de la logique, il ne faut pas simplement vouloir changer les choses mais le faire concrètement en accordant plus de pouvoir au peuple dans l'égalité. Ce jeune roi veut cependant réformer les choses mais cela ne peut pas se faire du jour au lendemain. Il a besoin de temps pour abolir certains privilèges. Il a besoin également de réaffirmer son autorité pour se maintenir au pouvoir et ne pas être destituer de ses fonctions. Il sait qu'une minorité active et déterminé peut faire basculer une majorité indécise. On l'a vu récemment avec les partisans de Donald Trump au sein de la plus grande démocratie au monde. Il s'agit pour le jeune roi de ne pas remettre en cause les institutions. Plus que jamais tout ces thèmes sont d'actualité au sein même de notre monde. C'est en cela que cette série fort intelligente pose les bonnes questions. L'objet de votre haine ne sera pas l'épisode le plus riche de la saga mais certainement le plus remarquable pour la qualité de son univers. Pour l'instant, la part belle a été consacrée à l'île d'Angléon qui domine les 5 Terres. On a hâte de voir ce qui se passe sur les autres continents. Au final, une saga qu'on ne manquera pas de suivre tant la perfection semble être atteinte grâce aux talents des auteurs. Note Dessin : 5/5 – Note Scénario : 5/5 – Note Globale : 5/5

24/02/2020 (MAJ le 21/06/2020) (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
L'avatar du posteur PAco

En voilà une nouvelle série prometteuse ! Une belle brochette d'auteurs aguerris, un univers qui semble ouvrir sur une grande richesse et un dessin assez somptueux : il n'en faut pas plus pour le moment pour me laisser porter. Alors oui, le parallèle avec la série "Game of Thrones" est plus qu'évident, mais les auteurs semblent l'assumer complètement au vu des clins d’œils plus ou moins subtils qui pointent au fil des pages. En attendant cet univers de fantasy que nous découvrons au moment d'une transition douloureuse repose sur un équilibre précaire où chacun commence à sortir les griffes et ses premiers atouts pour s'imposer comme dominant. Ce premier tome s'il ne fait que poser un cadre général n'en est pas moins pour autant avare en rebondissements et pas des moindres ! Si certains points du scénario m'ont paru un peu superflus ou redondants (je parle des relations amoureuses "interdites" de certains protagonistes) la suite de la série apportera peut-être un regard plus éclairé et justifié sur ces relations. En attendant, ne boudons pas notre plaisir, voici une série qui part de la plus belle des manières avec un scénario ambitieux et un dessin magnifique ! *** Tome 2 *** Ce deuxième opus enfonce le clou en expédiant sur le trône le prétendant pressenti pour qui l'heure de la guerre "préventive" contre ceux qui ne semblent rêver que de vengeance a sonné ! Les intrigues satellites gagnent en profondeur et certains personnages secondaires en épaisseur. On sent que l'univers concocté par nos auteurs s'assoie tranquillement et que les rebondissements sont loin d'être finis. Côté graphisme, rien à redire, on retrouve le trait maîtrisé de Jérôme Lereculey qui semble s'amuser des cadrages, plans travaillés et autres découpages audacieux. Il ne nous reste plus qu'à attendre la suite, en la souhaitant de la même tenue !

27/09/2019 (MAJ le 08/01/2020) (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5
L'avatar du posteur Blue boy

« Les 5 Terres » apparaît comme la nouvelle série susceptible de s’imposer comme une voire LA future locomotive des ventes chez Delcourt. Un projet titanesque qui devrait se dérouler (logiquement) sur 5 cycles, avec un cycle par « Terre » et 6 tomes par cycle. Ce premier tome est plutôt de bon augure, et Delcourt, qui n’a pas fait les choses à l’aveuglette, semble s’être donné les moyens de ses ambitions: budget conséquent, équipe fournie chapeautée par un directeur artistique (également dessinateur), Didier Poli. Avec aux commandes du scénario David Chauvel – qui signe sous le collectif Lewelyn, composé également d’Andoryss et Patrick Wong -, et Jérôme Lereculey au dessin, assisté d’une encreuse et d’un coloriste, l’éditeur a joué la carte des valeurs sûres et des talents. De la même façon, l’histoire pourrait avoir un air de déjà vu, puisqu’on pense à une sorte de mix entre Blacksad pour le coté anthropomorphe et Murena pour l’intrigue, voire « Game of Thrones » si l’on s’écarte un peu de la BD. Au-delà du gros coup éditorial qui prêterait aisément le flanc à la critique, force est de reconnaître que la lecture de ce tome est plutôt convaincante. Le dessin y est pour beaucoup, tout à fait en phase avec ce que l’on attend d’une telle série. Un brin académique certes, mais le vieux compère de David Chauvel possède un trait sûr et détaillé, tout en finesse. Il conçoit des plans audacieux bien choisis et très variés, dont beaucoup à vue d’oiseau, ainsi qu’un bon cadrage cinématographique qui n’oublie pas de mettre en valeur les jeux de regards des personnages très expressifs. Le travail de Dimitris Martinos sur la couleur est fabuleux, notamment sur les costumes. Quant au scénario, s’il ne brille pas par son originalité (du moins jusqu’à présent), la narration est relativement fluide, même s’il faut un peu de temps pour se familiariser avec les nombreux protagonistes en butte aux querelles de pouvoirs (le syndrome « Game of Thrones » sans doute), mais ils possèdent tous une personnalité bien campée pour faciliter suffisamment la tâche au lecteur. Bref, voilà une superproduction, puisque c’est bien de cela dont il s’agit, qui se révèle des plus prometteuses.

18/12/2019 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Les BD qui mettent en scène des personnages d'animaux anthropomorphes sont parfois un peu casse gueule, certaines s'en sortent avec les honneurs, je ne citerais que Blacksad. Ici même si le dessin est bien sur totalement différent il fait plus que son boulot. Jerôme Lereculey sait manier un crayon, il suffit pour s'en persuader de se souvenir de son travail sur Wollodrïn et le cycle d'Arthur pour ne citer qu'eux. Les décors sont très beaux, la colorisation est comme je l'aime c'est à dire pas trop flashy ni trop terne et cerise sur le gâteau les scènes d'action qui ponctuent le récit sont dynamiques, choses pas toujours évidentes dans le monde de la BD. Ce premier tome est frustrant car il ne fait que poser les bases de l'intrigue ( c'est bien sur le rôle d'un premier tome) mais cela est tellement bien fait que l'on a qu'une hâte vite se replonger dans cette contrée qui oui en rappelle une autre. A ce propos pour finir moi aussi comme Mac Arthur je vais râler un brin ou plutôt exprimer un petit regret c'est que ce premier tome pourrait être un peu plus épicé. Je n'en fait cependant pas trop car plus épicé avec des animaux même anthropomorphes vais me faire traiter de zoophile moi. Non au final une très bonne histoire qui sait prendre le lecteur avec elle, j'ai plutôt hâte de lire la suite.

28/09/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Du classique qui ne surprendra sans doute aucun amateur d’Heroïc Fantasy, qui retrouvera ici les influences habituelles (visibles dès la page de garde, avec cette carte qui fleure bon Tolkien, pour ne pas parler de Game of Thrones, que je connais moins). A voir comment les auteurs feront évoluer cette intrigue (le rythme de parution annoncé est assez rapide – en espérant que ce ne soit pas une énième série à rallonge !). Pour le moment, le trio à la baguette de l’histoire la développe honnêtement. C’est du travail bien fait, avec comme pointe d’originalité le fait que les personnages soient animaliers. Les intrigues de cour (exacerbées par la fin d’un règne et la succession ouverte, avec le choc des ambitions habituel) dynamisent le récit, sans trop sortir d’un déjà-vu – il est vrai bien mis en musique. Et, comme de bien entendu, la fin de cet album introductif attise la curiosité des lecteurs, d’autant plus que l’histoire se développe déjà le long de plusieurs pistes, et qu’un grand nombre de personnages peut jouer un rôle important (mais il va falloir éclaircir tout cela !). Le dessin de Lereculey est pour beaucoup dans la fluidité de la lecture, qui se révèle agréable. Ma remarque est valable pour le dessin comme pour la colorisation, qui sont tous deux plutôt chouettes. A voir donc pour la suite, mais pour le moment, cela se laisse lire et donne envie de continuer à le faire. Note réelle 3,5/5.

18/09/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Alors là ! Si les auteurs me disent que, non, non, Game Of Thrones n’a pas été une source d’inspiration pour eux, j’aurai du mal à les croire ! Car on trouve ici tous les ingrédients qui ont fait la force de la série chère à George R. R. Martin. Des décors grandioses inspirés par une vision féerique du moyen-âge ? Check ! Différentes familles qui s’opposent pour le pouvoir ? Check ! Des intrigues de palais ? Check ! De multiples personnages qui permettent de déplacer le centre d’intérêt d’un point à un autre ? Check ! Des personnages dont on pensait qu’ils allaient jouer un rôle d’importance mais qui se font occire rapidement ? Check ! Je suis d’ailleurs convaincu que cette filiation est totalement assumée car plusieurs discrets clins d’œil sont visibles au fil du récit. Et très honnêtement, du moment que c’est bien fait, je suis preneur ! Et c’est bien fait ! On sent le projet ambitieux, bien réfléchi, que le trio de scénaristes qui se cachent derrière cet énigmatique pseudo de Lewelyn a bien nourri, bien peaufiné avant de se lancer dans l’aventure. Alors oui, ce premier tome est assez bavard mais en vingt pages, on connait les enjeux et on comprend le genre d’univers auquel on va avoir affaire. Bavard, certes, mais bien foutu et accrocheur. Et puis quelques scènes d’action viennent déjà animer ce premier tome… et le dessin de Jérôme Lereculey est là aussi pour qu’on oublie un peu le texte au profit du trait. Des personnages animaliers bien croqués (et qui facilitent la mémorisation du visage des nombreux acteurs de cette fresque dramatique), des décors riches et dépaysant, une mise en page soignée : du travail de pro, quoi ! Franchement, tout cela me semble bien parti ! C’est du « game of thrones »-like mais du comme ça, j’en redemande ! Vivement la suite même si le plus gros défi des auteurs sera de tenir la route et de garder la même intensité sur le long terme. Juste un petit détail, histoire de pouvoir râler (parce qu’autrement, je m’ennuie) : deux des sous-histoires s’articulent autour d’un amour interdit… pour moi ça en fait déjà une de trop. Cet univers me semble tellement riche que je crois possible de faire montre de plus d’originalité de ce point de vue… Mais c’est juste pour râler, parce qu’en fait je me suis déjà attaché à ces deux couples.

17/09/2019 (modifier)