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Zaroff

Note: 3.67/5
(3.67/5 pour 15 avis)

Adaptation du roman de R.Connel lui même adapté au cinéma sous le titre "Les chasses du comte Zaroff"


Adaptations de romans en BD Auteurs canadiens Coupés du monde... Jeux mortels L'Océan pacifique Le Lombard

Fiona Flanagan est l'héritière d'un gang criminel de Boston, elle mets en place un stratagème pour venger la mort de son père, le responsable étant le comte Zaroff. Sur une île pas si déserte Fiona et ses hommes sont confrontés au comte Zaroff, grand chasseur devant l’éternel. Alors que la tempête fait rage les protagonistes s'affrontent dans un déchainement de violence.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 14 Mai 2019
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Zaroff

09/06/2019 | sloane
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Par Titanick
Note: 3/5
L'avatar du posteur Titanick

Je n'ai ni lu le roman original, ni vu le film. Je n'avise donc la bd que pour elle-même et malheureusement je vais devoir me ranger du côté de ceux qui n'ont pas vraiment apprécié. C'est que, pour ma part, j'y ai trouvé du bon et du moins bon. Ce que j'ai aimé : un dessin magnifique, qui donne une ambiance de forêt hostile vraiment bien rendue. Pour ce qui est du découpage et de la « mise en scène », le scénariste sait raconter une histoire : suspense garanti, pas de temps mort, la tension monte, c'est bigrement bien mené. Oui mais voilà, et c'est là que le bât blesse, au service de quelle histoire ? Comme Bamiléké vient de le dire, rien n'est crédible. Même si les « héros » sont plus qu'improbables, c'est quand même censé se passer dans le monde réel, pas dans une réalité parallèle. Que dire de la construction des bâtiments et de l'aménagement de l'île en peu de temps et sans que les autorités ne remarquent rien ? Sans compter les approvisionnements en nourriture et en énergie ! Et finalement tout le monde semble connaître les activités du comte et même son tableau de chasse et aucun service de police internationale ne fait rien ? Et les personnages sont assez caricaturaux : d'un côté Zaroff et quelques hommes de main (tiens, ce sont eux aussi qui font ménage et popotte dans ce domaine bien tenu ?...), et de l'autre la crème des gangs mafieux qui ressemble à une équipe de bras cassés... Attention SPOILER : les plus débrouillards dans tout ça sont presque les trois mômes. Tant qu'à y aller dans le sordide, j'en aurais bien fait crever un ou deux, moi. Du coup, ça fait blockbuster américain avec les gentils qui restent à la fin... fin SPOILER. Pffff, un brin déçue je fus... J'hésite entre… (lire plus)

13/10/2021 (modifier)
L'avatar du posteur bamiléké

Je ne partage absolument pas les avis dithyrambiques des aviseurs précédents sauf pour les dessins et les décors. Je vais être un peu brutal mais sur la centaine de livres que j'ai acquis ces derniers mois, c'est le seul achat que je regrette. Pourtant quel dessin! les personnages et les décors foisonnants ne pouvaient guère être mieux dessinés. Des artistes au sommet de leurs techniques ,note imposée maximum. Oui mais pour moi c'est le libre qui compte, l'originalité des idées et des sentiments. Or une partie était déjà présente dans les Chasses . OUPS. Zaroff, nous est présenté comme un dandy psychopathe pervers donneur de leçons géopolitiques vaseuses et imprécises. On pourrait lui dire que sans l'incurie de sa caste, "le petit père des peuples" ne serait probablement jamais arrivé au pouvoir, évitant des millions de morts. On se demande d'ailleurs comment, bien planqué et isolé au fin fond des côtes sud-américaines, Zaroff pouvait avoir ses informations? Par pigeons? Soit. On se demande aussi ce qu'il a fait des femmes et enfants qui ont du s'échouer sur l'île? Re soit! Mais un "bon" héros doit toujours avoir un bon méchant en face de lui sinon c'est prout prout. Qu'avons nous? Le clan irlandais de Boston "le plus puissant et le plus craint". Des pointures du mal. Des années d'expériences, des cadavres dans tous les placards, des fonds illimités, une vraie petite armée et surtout the Irish Fighting Spirit. Du lourd!! Sauf qu'à peine débarqués, ils sont atteints du syndrome de l'idiotie totale ( à cause des moustiques?). Fiona fait ses preuves comme commandante de cour de récréation. Elle surenchérit en stratégie débile, choix ineptes, tout pour rendre les otages et se mettre en position de faiblesse sur le terrain adverse qu'elle découvre. Dans une BD pour la jeunesse je trouve… (lire plus)

10/10/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Benjie

Un très bon album qui revisite le film « Les Chasses du comte Zaroff », c’est bien écrit et on reste captivé jusqu’au bout par cette histoire menée à un rythme effréné avec un suspens qui ne faiblit pas. On est totalement immergé dans une nature sauvage qui réserve les pièges habituels de la jungle aux acteurs de cette double chasse à l’homme. Seul bémol pour moi, le manque d’approfondissement des personnages, manque de charisme, de leur histoire personnelle, de leurs liens passés. Le duel de ces deux chasseurs-chassés, psychopathes tueurs en série, aurait gagné en tension dramatique. On peut y ajouter quelques facilités scénaristiques malvenues et quelques raccourcis agaçants. Le dessin réaliste est très beau, précis et dynamique. François Miville-Deschênes réalise, là, une très belle performance graphique. Un très bon moment de lecture, à recommander…

05/10/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 3/5
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Une vraie action bien ficelée et qui mérite le détour. Emporté par les belles critiques, je saisis l'occasion d'emprunter. Je ne m'attendais pas vraiment à ce que ce soit autant d'actions. Et généralement, il faut quand même y aller pour que je sois vraiment heureux de ma lecture. Et ici, j'ai passé un excellent moment, très divertissant. Tout d'abord je suis complètement entré dans le décor sans aucun problème. D'ailleurs, par moment la nature sauvage me paraissait presque surréaliste. Ce qui n'est pas pour me déplaire puisqu'elle a nourri toute l'ambiance animale du récit et des personnages. Parfois la colorimétrie voulait donner comme un aspect un peu "hideux" non ? De temps en temps, ça m'a pas plu, comme les premières planches que je trouve finalement plutôt fades. Ca me faisait un peu bizarre. J'ai par contre beaucoup aimé le trait réaliste, qui semble reprendre des "vieux codes" de la BD mais remis au goût du jour avec style. Certaines scènes sont graphiquement splendides et j'ai pris le temps de m'attarder sur les combats, notamment celles entre l'Homme et la Bête Sauvage - si tenté que l'on puisse distinguer les deux pour cette histoire ! - L'histoire est palpitante, bien montée. J'avais lu par ici les raccourcis scénaristiques mais j'avoue que cela ne m'a pas vraiment interpellé, le nez collé aux péripéties qui s'enchaînent. Par contre au niveau du casting c'est dommage, j'aurais aimé un tout petit peu plus de profondeur, que cela soit sur la personnalité des personnages autant que sur la relation qu'ils entretiennent entre eux. Il pouvait y avoir des liens plus forts, plus intenses à mon sens, qui aurait donné plus qu'une histoire d'actions à suspens. La petite histoire du gars qui veut être calife à la place du calife m'apparaît franchement redondante et obsolète. Ca… (lire plus)

13/09/2021 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Josq

L'enthousiasme de notre ami Agecanonix était tel que je ne pouvais pas passer à côté de cette bande dessinée ! Après avoir découvert le merveilleux film de 1932 récemment, je me suis donc lancé dans cette suite dessinée, et indéniablement, c'est du très, très bon boulot ! Faire revivre ce personnage détestable et fascinant n'était pas chose aisée, mais Sylvain Runberg a trouvé un excellent point de départ, permettant de renouveler les bases du scénario original tout en perpétuant l'univers dans la grande continuité de ce qu'instaurait le film de Pichel et Schoedsack. Cette idée d'opposer au général Zaroff une autre psychopathe permet de mettre en scène un nouveau duel où, cette fois, il devient difficile de déterminer qui, des deux adversaires, est la proie et qui est le chasseur. Les personnage sont très bien dessinés, et surtout très nuancés, par leurs actes et leurs dialogues, joliment écrits. Ainsi, Zaroff se découvre une âme en étant obligé de sauver la famille de sa sœur, mais pour autant, il ne devient pas un "gentil". Cela reste un psychopathe, un chasseur qui aime le goût du sang, mais au fond duquel sommeille toutefois un homme loyal. Heureusement, le scénario nous offre donc également les personnages de la sœur du général russe et de ses enfants, auxquels on aura moins de scrupules à s'attacher qu'au personnage principal. Le récit est raconté sur un ton très réaliste, et prend le temps de développer chacune de ses péripéties, malgré quelques raccourcis narratifs vraiment pas méchants (genre la civière qui surgit de nulle part sans précision d'une quelconque ellipse temporelle ayant permis sa confection). Ainsi, la crédibilité est de mise dans ce duel entre deux esprits tout aussi tordus l'un que l'autre, à la fois terrifiants et envoûtants. Surtout, le récit est parfaitement servi par le… (lire plus)

20/04/2021 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Je crois n'avoir jamais mis de 5 étoiles à une Bd récente, mais voila c'est fait, je n'ai pu résister à cet album qui m'a en plus replongé dans des souvenirs de jeunesse exaltants ; j'ai en effet vu très jeune, alors que j'étais ado ou pré-ado le film de Shoedsack et Pichel au ciné-club de la 2 que présentait Claude-Jean Philippe à la fin d'Apostrophes chez Pivot, c'est vous dire si ça remonte. Mais le souvenir est tellement vivace, ce film m'a tellement marqué, c'est un chef-d'oeuvre du cinéma fantastique, et je me souviens que dans la semaine qui suivit je voyais aussi le Frankenstein de James Whale et le King Kong de 1933 car le ciné-club consacrait un cycle au ciné fantastique des années 30. D'un coup, je faisais mon éducation ciné avec 3 énormes classiques. Les Chasses du comte Zaroff (the Most dangerous game) a été tourné en 1932 par la même équipe que King Kong ; on y retrouvait Shoedsack à la réalisation avec Merian C. Cooper, puis la même actrice Fay Wray, et la musique était signée aussi par le légendaire Max Steiner ; les décors utilisaient le même plateau, avec des décors de jungle issus de Skull Island, les scènes de King Kong étaient tournées le jour par Cooper, et la nuit Shoedsack prenait le relais et tournait celles du Comte Zaroff qui visiblement était une petite production de la RKO devant servir de test au prestigieux projet mené par Shoedsack et Cooper : King Kong. Mais ce soi-disant petit film possédait d'indéniables qualités artistiques et techniques où la traque, la forteresse vaguement gothique, les marécages brumeux, la forêt dense constituaient une atmosphère hostile et angoissante, et qui faisait de Zaroff un aristocrate raffiné et cruel tout à fait fascinant. D'où le fait que… (lire plus)

04/03/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Yann135

Cela faisait bien longtemps que je ne m’étais pas régalé comme ça à lire une BD ! Une histoire originale et palpitante avec un graphisme somptueux. Quoi demander de plus ? Tous les ingrédients sont là pour un bon moment de lecture. En 1932 le long métrage « les chasses du comte Zaroff » d’Irving Pichel et Enerst B. Schoedsack - tourné dans les décors de King Kong - allait marquer l’histoire du cinéma. Avant la tragédie du grand singe, Zaroff apportait une incarnation plus radicale de la cruauté humaine. Déjà, l’homme ne sort pas grandi de King Kong, longue agonie du primate martyr, sacrifié au nom de l’appât du gain et pour la grandiloquence du spectacle. Dans « les chasses du comte de Zaroff » c’est encore pire ! Là, l’humain devient jouet, lâché dans la jungle, pour assouvir la passion essoufflée du chasseur. Le comte Zaroff a tout du héros sadique, au sens littéral, toujours en quête de nouvelles sensations à pourvoir à un corps émoussé. Avec cet album, Sylvain Runberg au scénario, nous propose ce qu’aurait pu devenir ce comte russe aimant citer Marc Aurèle durant ses chasses à l’homme. Chaud devant … mais cette aventure bestiale palpitante au final, est juste magnifique. Elle bénéficie de tous les éléments pour un bon thriller avec une multitude de rebondissements. François Miville-Deschênes contribue efficacement à la réussite de cet album. Les dessins sont particulièrement réussis. Coup de chapeau particulier pour les traits du général Zaroff. Le russe y exhale un mélange subtil de raffinement et d’animalité, de distinction et de sauvagerie primitive. Un aristocrate éclairé sous le vernis policé duquel se révèle une bête de sang obsédé par sa proie. Un régal pour les yeux. J’ai même trouvé ce personnage immonde par moment sympathique. Coup de chapeau également aux… (lire plus)

25/10/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Guillaume.M

Comme plusieurs lecteurs avant moi, je ne connaissais ni le roman, ni son adaptation au cinéma avant de découvrir « Zaroff ». En quelques mots, cet album imagine la suite des œuvres précitées et met à nouveau en scène le comte Zaroff, richissime noble russe ayant fui la révolution de son pays au début du 20ème siècle pour se réfugier sur une île exotique d’Amérique latine. Le comte y pratique son sport favori… la chasse à l’homme ! Sa dernière victime est un parrain de la pègre irlandaise de New York, ce qui va conduire à quelques turbulences et une grande chasse. Après une habile introduction permettant de résumer efficacement les événements qui précèdent cette histoire, le lecteur est immédiatement capté par un rythme narratif intense et bien dosé. Le scénario est porté par le comte Zaroff, personnage central aussi raffiné et charismatique que dangereux et cruel. Rien de révolutionnaire dans les événements décrits, mais la mayonnaise prend sans peine. L’album se dévore littéralement. Une fois commencé, il ne se pose plus. En cela, le lecteur est bien aidé par des dessins absolument magnifiques. Plus encore que les personnages, relativement classiques, ce sont les animaux sauvages et l’île qui sont impressionnants. Quelle dynamique ! Quels décors naturels ! Le tout est servi par une excellente mise en couleur, intense et foisonnante, à l’image du scénario. « Zaroff » est à n’en pas douter l’une des meilleures bandes dessinées d’aventure que j’ai pu lire ces dernières années.

04/08/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

Comme d’autres avant moi, je n’ai jamais lu le roman ni vu son adaptation filmique. Le nom du personnage éponyme m’évoquait vaguement quelque chose sans trop savoir de quoi il en retournait. Mais il n’y a pas besoin de s’être déjà immergé dans le bouquin ou le film pour apprécier cette suite non officielle, c’est exactement le même principe que sur Long John Silver avec une histoire qui prend pour point de départ un « et si... ». En l’occurrence ici, et si le tueur Zaroff avait survécu au piège tendu par sa proie Sanger Rainsford, que serait-il advenu de lui ? Eh bien visiblement il a toujours ses mauvaises habitudes. Nouveau terrain de chasse, de nouveaux sbires, mais la passion de la chasse à l’homme est toujours là (enfin disons qu'il a besoin d'un stimuli mais comme Rocky Balboa dans le 6ème film, la bête "est toujours là, au fond"). C’est donc sur sa nouvelle île, à la géographie totalement fantastique mais j’y reviendrai, que le comte s’adonne au plaisir sadique de traquer et buter des proies humaines qui ont eu le malheur de s’aventurer trop prêt de son île sauvage. Pour éviter la redite, le scénariste Sylvain Runberg apporte un élément rocambolesque à cette suite : cette fois-ci le chasseur devient la proie, devra survivre et triompher de ses adversaires (je vous épargne le spoiler du pourquoi du comment). C’est plutôt marrant car j’imagine que dans le média de base il est plutôt perçu comme le méchant, bien que le personnage fascine déjà à ce moment là. Mais cette fois on le suit de prêt, on vit les évènements de son point de vu, et sans aller jusqu’à dire qu’on éprouve de la sympathie pour lui, on est amené à mieux comprendre ce qui le motive, sa nature profonde. Tous sont des… (lire plus)

01/06/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
L'avatar du posteur PAco

Sans connaître ni la nouvelle « Les chasses du comte Zaroff » de 1924, ni le film qui en fît l’adaptation en 1932, Sylvain Runberg et François Miville-Deschênes nous proposent avec cet album une « suite » palpitante et sans temps morts. Pour les morts « tout court », c’est autre chose, car dans cette chasse à l’homme où le chasseur devient chassé, tout concourt (hommes, nature, animaux et éléments) à cette dramaturgie montant crescendo qui laissera sur le pavé plus d’un protagoniste. Le comte Zaroff a fui la révolution russe pour s’installer sur une île au large du Venezuela. C’est là qu’il s’adonne à sa passion, la chasse, et tout particulièrement la chasse à l’homme… Sa dernière partie ayant envoyé ad patres un chef de gang irlandais, la fille de ce dernier va pour se venger enlever la famille de la sœur du comte et organiser sur son île une chasse à l’homme. Les rôles s’inversent, le chasseur devient la proie… Le rythme narratif est intense, on est happé par cette partie de chasse dans un cadre exceptionnel. L’île de Zaroff est un personnage en soi tant elle impose de par sa nature, ses reliefs et sa faune une ambiance et sa loi. Zaroff en maître des lieux sait en tirer le meilleur parti et son instinct de survie va le pousser dans ses retranchements pour faire face à ses nombreux poursuivants… Le dessin de François Miville-Deschênes est parfait pour ce récit et même impressionnant dans ses décors naturels. Quel rendu pour la jungle et le bestiaire qui la peuple ! Sa colorisation est aussi très réussie et nous propose des atmosphères intenses, surtout quand les éléments se déchaînent. Voilà donc une « suite » originale et intense de grande qualité !

30/05/2020 (modifier)