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Les derniers avis (40857 avis)

Couverture de la série Vers le démon
Vers le démon

3.5 Christian de Metter nous propose une adaptation genre "faire une suite" du roman de Hubert Selby Jr Le Démon. Malgré le ciel bleu des Etats US de la route 66 l'atmosphère est plombée, lourde et noire. Il n'y a aucune éclaircie dans le scénario de de Metter. Ce genre de drame très psy qui nous fait voyager dans un cauchemar du début à la fin n'est pas forcément ma tasse de thé. Je dois reconnaître que l'histoire m'a pourtant bien accroché. Les portraits psychologiques des trois personnages sont vraiment bien travaillés par de Metter et la chute renforce le goût de cendre que l'on peut ressentir en refermant le livre. Je ne suis pas très fan du graphisme/peinture proposé mais je reconnais qu'il accentue le côté cauchemardesque du récit. Une lecture intéressante mais un peu noire et une invite à découvrir le roman mère, à aller vers ...Le Démon.

06/07/2022 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Bretonneries
Bretonneries

Je m'attendais à quelque chose d'un peu pourri comme ces albums de supermarché sur les blondes, or il s'avère que c'est pas mal. Cet humour bretonnisant m'a parlé. Il s'agit d'une jeune journaliste qui vient démythifier les légendes bretonnes, ce que le bon vieux Kermarec rencontré au port de Cancale va faire avec entrain. On a plusieurs histoires sur les fontaines miraculeuses ou encore la Dame blanche du bord des routes. Bref ça ne se prend pas la tête, ça joue sur les clichés de ces mangeurs de beurre salé bien sûr. On y croise aussi des schtroumpfs, dont un priapique et un plombier. Le dessin est sommaire, je ne suis pas fan de la colorisation mais disons que ça passe.

05/07/2022 (modifier)
Couverture de la série Les Chimères de Vénus
Les Chimères de Vénus

Je dois avouer que je ne me suis pas encore penché sur Le château des étoiles d’Alice (mais ça viendra). C’est le nom de Ayroles qui m’a fait craquer et le graphisme originale. Niveau dessin et couleur, c’est spécial mais maîtrisé, je découvre Étienne Jung, je raffole pas de ce style mais il possède quelque chose. J’ai bien aimé la construction des planches et la narration. C’est finalement le scénario qui m’a un peu déçu, de l’aventure bien faite mais classique, je suivrai la trilogie mais j’attends le petit plus. A noter une belle qualité d’ouvrage, le rendu de la couverture est une belle attention de l’éditeur.

05/07/2022 (modifier)
Couverture de la série Il pleut
Il pleut

Lu dans sa version d’origine. La couverture y est plus réussie, le manque de couleurs passe mieux, bref un petit album souple que j’apprécie bien. Les précédents posteurs n’ont pas tord, on ne retient pas grand chose, de courts récits ayant pour point commun de se passer sous la pluie. Ce n’est pas bien profond mais ça n’en est pas pour autant désagréable. A ses débuts, J-P Peyraud s’était fait une spécialité de ces petits moments de vie. Avec son graphisme élégant, le charme opère sur moi. Ça n’a pas de grandes prétentions. Un album homogène, j’ai bien aimé l’ensemble des saynètes. A noter l’apparition d’un groupe de personnages qu’il réutilisera dans ses séries « Mine de rien » et « Premières chaleurs ».

05/07/2022 (modifier)
Couverture de la série Venezia
Venezia

J'ai faiblement accroché à cette série humoristique. J'ai pourtant apprécié le graphisme de Fabrice Parme dans un style toons très dynamique et qui produit des enchaînements à toute vitesse. Lewis Trondheim produit des dialogues ping-pong qui collent à merveille à la dynamique des deux albums. J'ai plus de mal avec les deux scénarii quasi similaires qui sont une succéssion de gags assez semblables les uns aux autres. Je t'attrape -je te délivre-je me déguise...répétés n fois. Comme les dialogues sont rythmés mais plutôt très basiques, mon intérêt a vite faibli. Le tome 2 étant une quasi reprise du 1 dans cet esprit de poursuite, même si la chute est plus amusante. Malgré tout je trouve cette série sans gros défauts mais elle ne m'a pas diverti plus que ça.

05/07/2022 (modifier)
Couverture de la série La Hougue
La Hougue

Même si je l’ai trouvé un chouia moins bon que Gondelour, « La Hougue » est plutôt une bonne pioche dans cette collection a priori intéressante, mais souvent frustrante dans son résultat. En effet, la bataille n’est ici pas sacrifiée en une page en fin d’album comme souvent. Au contraire, la guerre de ligne est bien illustrée, la bataille bien expliquée, l’album remplit très bien son objectif. Et ce d’autant plus que Delitte donne la pleine mesure de son talent pour représenter ces vieux gréements : ses planches sont vraiment superbes ! (les visages des personnages sont sans doute moins réussis, mais ce n’est qu’affaire de goût et c’est ici moins important de toute façon). Bref, un bon millésime de la collection, avec un dossier final bien fichu lui aussi. Les amateurs du genre y trouveront leur compte.

05/07/2022 (modifier)
Par Yann135
Note: 3/5
Couverture de la série Maxime Valmont
Maxime Valmont

C’est Giuseppe Manunta himself qui m’a offert ces deux albums. Beau cadeau ma foi avec de belles dédicaces mais franchement je n’aurais pas acheté ces BD ni même fait un emprunt à la médiathèque de mon bled tant le graphisme au premier abord est repoussant. Plus proche de l’aquarelle bâclée qu’autre chose. Au-delà de l’aspect visuel, si tu t’accroches, au final ce n’est pas si mal que ça. Rien de révolutionnaire au point de créer une émeute dans la librairie du coin pour se procurer absolument cette série. Tu passes un bon moment. Les histoires (chaque tome est une histoire indépendante des autres) sont sans suspens mais tu ne t’ennuies pas. Guiseppe Manunta m’a avoué avoir fait ces albums à la demande et comme il fallait bien faire bouillir la marmite, il s y est collé sans grand enthousiasme. Ce qui explique un dessin pas trop soigné et un peu gras. Tout juste la moyenne. 2,5 étoiles.

05/07/2022 (modifier)
Couverture de la série Le Droit du sol
Le Droit du sol

J’en attendais sans doute de trop. Fan de Davodeau, amateur de marche à pieds, intéressé par les sujets abordés, je pensais vraiment que cet album allait me passionner… Pourtant j’ai peiné à le finir. Non qu’il soit raté à mes yeux, mais je l’ai trouvé déséquilibré, partagé entre les passages légers dans lesquels Etienne Davodeau nous fait partager son périples et ses pensées, et les passages beaucoup plus chargés dans lesquels il donne la parole à des intervenants extérieurs. L’écriture devient alors lourde, insistante… et fondamentalement peu intéressante à mes yeux. Donc voilà : je sors de cet album avec un sentiment partagé. D’une part, un dessin agréable, un projet étonnant et un auteur dont j’aime toujours autant l’humanité. D’autre part, une accumulation de données qui ne m’auront pas apporté ce que j’espérais surtout parce qu’elles ne répondaient finalement pas à mes interrogations.

05/07/2022 (modifier)
Couverture de la série Darnand - Le Bourreau français
Darnand - Le Bourreau français

Je n'avais qu'une très vague idée de ce Joseph Darnand, la période sombre de la collaboration et du gouvernement de Vichy n'étant pas une période historique qui m'attire, et d'autre part, j'avais eu ma dose avec Il était une fois en France. Cependant, en lisant ce triptyque, je suis tombé à la renverse en apprenant les actes du personnage en question. C'est un récit très édifiant, car passer d'actes de bravoure dans les tranchées de 14-18 à un rôle de collabo zélé 20 ans plus tard, ça montre les deux facettes d'un homme. On s'aventure ici dans les tréfonds les plus ambigus et les plus nauséabonds de l'âme humaine ; comment un type devenu un héros et un leader charismatique a-t-il pu basculer dans cette noirceur d'âme et cette brutalité viscérale ? Apparemment, d'après le plat de couverture, il s'agit d'une biographie romancée, mais j'ai l'impression que le scénariste a dû employer un équilibre entre faits réels et faits romancés, sans doute pour dynamiser le récit. On suit ce parcours incroyable de Darnand sur ces 3 albums à travers ce scénario habilement élaboré, où la part de vérité est quand même prépondérante, ça se ressent, d'après ce que je connais de cette période, notamment concernant la violence des miliciens ou les luttes de pouvoir... tout ceci sonne juste et fait froid dans le dos. Même moi qui au départ comme je l'ai dit, n'était pas attiré par cette période historique, je me suis laissé embarquer dans ce récit à ma grande surprise tellement c'est bien raconté et tant c'est captivant. Le tome 3 est le plus violent des 3 albums, il contient de nombreuses scènes de combats animés d'une férocité surprenante. Ce qui manque un peu à ce récit, c'est une explication claire sur les motivations de Darnand et sur son retournement ; comment un homme peut-il passer de façon si abrupte de statut de héros à celui de salopard ? Tout ceci méritait d'être mis au jour, mais je regrette que le dessin de Bedouel ne soit pas plus costaud pour illustrer cette histoire pleine d'intensité, même s'il s'est bien amélioré depuis L'Or et le Sang : dans le tome 1, je n'aime pas son dessin, je le trouve trop épuré, mal fini, peu joli ; heureusement, dans les tomes 2 et 3, c'est beaucoup mieux, le trait est plus rugueux, mieux cerné, plus précis malgré des décors un peu hâtifs, mais dans l'ensemble je n'en suis pas fan, c'est dommage parce que ça dessert un peu la portée du propos. Ce que je retiens avant tout, c'est une vision impitoyable des années d'Occupation et le retournement incompréhensible d'un homme qui aurait pu connaître un destin meilleur.

05/07/2022 (modifier)
Couverture de la série Ghost Kid
Ghost Kid

J'ai souvent eu du mal avec le dessin de Tiburce Oger, notamment sur La Forêt, Gorn, La Piste des Ombres et Les Chevaliers d'Emeraude... mais avec Buffalo Runner, son style s'est fait moins broussailleux et moins fouillis. Dans cet album, il y a bien un peu de dessin broussailleux, notamment sur les visages, mais ça reste quand même maîtrisé, ce sont les paysages que Oger réussit le mieux, il y a de belles images de paysages arides et d'autres de paysages enneigés, et les pleine-pages sont grandioses. A partir d'un scénario ultra classique et qui sent le déja vu, surtout au cinéma, car il y a eu de nombreux westerns de cette teneur où un type solitaire part à la recherche de quelqu'un, Oger propose une sorte de road trip neigeux jonché de péripéties et de rencontres, un peu comme une quête spirituelle, qui allie qualité d'écriture et qualité graphique. La présence de l'enfant Apache au début m'agaçait un peu, et puis au fil du récit, je m'y suis fait. Le découpage est très cinématographique, et la progression aussi, ça m'a rappelé plein de westerns vus à l'écran. Un bon one shot, mais qui de par son sujet, n'a pour moi rien d'exceptionnel. Je suis cependant toujours content de lire un western BD classique et bien élaboré.

05/07/2022 (modifier)