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Les derniers avis (38558 avis)

Couverture de la série Sur un air de Fado
Sur un air de Fado

« Sur un air de Fado » est un album qui nous transporte au Portugal (et plus précisément Lisbonne) à la fin des années 60, alors que le pays subit encore la dictature de Salazar. On y suit Fernando Pais, un médecin qui semble mener une vie tranquille, loin des préoccupations politiques. Par le biais de flashbacks, on va découvrir qu’il n’en pas toujours été ainsi… J’étais curieuse de lire cette bande dessinée et d’en apprendre plus sur cette époque particulière du Portugal. Mais je dois reconnaitre que j’ai refermé l’album avec une pointe de déception. J’ai eu le sentiment que l’intrigue manquait de consistance ; pour tout dire, passée la première moitié de l’album, je ne voyais toujours pas où l’auteur voulait en venir... je ne suis même pas sûre après coup d’avoir bien saisi ses intentions. Quant au dessin, je ne le trouvais pas très attrayant au premier abord (bien que je trouve la couverture assez réussie), mais il est efficace, et les couleurs retranscrivent bien l’ambiance estivale. Un album que j’ai plutôt lu avec plaisir, mais qui ne m’a pas laissé de sentiment particulièrement fort et dont je ne pense pas garder un souvenir impérissable.

10/04/2021 (modifier)
Couverture de la série La Confiture (Polystyrène)
La Confiture (Polystyrène)

Quatrième opus de cette collection de leporellos des éditions Polystyrène, avec un changement de couleur pour cette nouvelle série (très belle encore, même si j'avais une préférence pour le vert foncé des précédents opus). Comme d'habitude c'est un bel objet, fragile, et c'est très vite lu. Pour la première fois, cela s'adresse avant tout à un lectorat enfantin. Une nuit de pleine lune, Pernille, une jeune sorcière, descend les escaliers de l'immeuble (on se rappelle que c'est une contrainte de la collection que de présenter une histoire dans un immeuble en coupe), ce qui est l'occasion pour elle de rencontrer et de présenter aux lecteurs ses amis, loup-garou, vampire, etc. Une petite revue sympathique et légère de tous ces "monstres" et autres personnages qui peuplent les contes traditionnels. Pas inoubliable, mais les jeunes lecteurs peuvent prendre plaisir à déplier cet objet, et à détailler chaque étage (le dessin est très riche, et il y a vraiment beaucoup de choses à voir, à décrire) : une lecture sympathique à faire et à regarder avec ses jeunes enfants avant de dormir. A noter que Léa German fait plusieurs clins d'oeil aux opus précédents de la collection...

10/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Le Ventre de la Hyène
Le Ventre de la Hyène

Bel album et histoire forte et dure. Plusieurs choses atténuent cependant cette force. Le dessin tout d'abord. D'une case à l'autre la tête des personnages change parfois beaucoup, les rendant difficile à distinguer, et surtout donnant l'impression de les faire changer énormément d'âge. Sur une même page, on pourra ainsi avoir un ado qui prend des airs de petit enfant, puis de presqu'adulte. Dans le même registre, et bien qu'on soit dans le domaine du détail, certains enfants ont des têtes beaucoup trop grosses. Ca m'arrrive assez peu souvent, mais ce point a un peu gêné ma lecture, ne facilitant pas l'immersion. Deuxième point ensuite, le conte qui s'immisce dans cette histoire. Il s'agit du conte de la hyène, mais aussi de la fin de cet album, qui le rapproche de la structure d'un conte. J'ai trouvé que cela éloignait l'album de son registre qui se voulait réaliste. Sans être particulièrement gênant, ça m'a un peu donné un sentiment de grand écart entre ces deux styles. Principal problème enfin, je n'ai pas réussi à être vraiment touché ou pris aux tripes, et c'est pourtant bien cela que j'attendais de cet album avec un tel sujet. On n'en n'était pas forcément loin, mais c'est passé un tout petit peu à côté, dommage.

10/04/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série In the name of...
In the name of...

J'ai bien aimé la majorité de cet album et le twist en fin de récit, juste avant l'épilogue, mais par contre cet épilogue et la toute fin m'ont déçu. C'est donc l'histoire de l'enquête sur l'assassinat du premier pape noir de l'histoire, tué d'une balle dans la tête à Houston face à des milliers de fidèles et peu après avoir rencontré Barack Obama. Trois suspects ont été capturés sur les lieux avec chacun un fusil à lunettes. Mais, interrogés indépendamment, ils refusent de parler ou quand ils le font leurs explications sont étranges et il n'y a pas moyen de savoir qui d'entre eux a vraiment tué le pape à supposer qu'il s'agisse réellement de l'un d'entre eux. J'ai bien aimé me creuser la tête en même temps que ces enquêteurs, avec l'intérêt en parallèle de la personnalité du principal d'entre eux et son passé d'alcoolique qui ajoute un peu de profondeur et d'humanité. Même si le dessin n'est ni marquant ni très enthousiasmant, je me suis bien laissé porter par l'histoire. Et comme dit plus haut, le retournement de situation qui intervient à la fin de l'enquête est plutôt bien vu et lève le voile sur le mystère. Sauf qu'ensuite l'épilogue m'a déçu. Car il vient expliquer avec de trop gros sabots ce fameux mystère et tout son impact s'écroule pour moi car il devient soudain sans finesse, jouant trop sur la crédibilité des gens. Sans parler de cette impression de grand méchant d'un James Bond qui raconte son plan dans les détails. Et pour couronner le tout, il y a la toute dernière page qui amène encore un autre twist mais celui-là je l'ai trouvé carrément inutile, voire vulgaire dans sa facilité. Concrètement, même si j'aurais été frustré par un manque de développement, j'aurais tout de même été plus satisfait que l'histoire s'arrête avant l'épilogue, ou alors que l'épilogue reste centré sur les enquêteurs et laisse planer le doute sur ce qu'il s'est vraiment passé et ses conséquences.

10/04/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Les Derniers jours d'Ellis Cutting
Les Derniers jours d'Ellis Cutting

Je suis déçu par ce one-shot. Je le trouve pas mal, mais au vu des notes je pensais lire une pépite un peu méconnue. Le scénario se laisse lire, il faut dire que la narration est fluide et qu'il y a beaucoup d'action. Je n'ai pas accroché plus que ça au récit malgré de bonnes scènes pour deux raisons: 1.Tout est un peu vague. Certes, on peut deviner ce qui en retourne en analysant le comportement des personnages, mais j'aurais aimé une confirmation. J'ai été un peu confus par moment, surtout au début. J'avais l'impression d'avoir sauté le premier chapitre lorsque j'ai commencé l'album. Cela a créé de la distance entre le récit et moi. 2.Les personnages ne m'ont pas intéressé en dehors du chercheur d'or fou que je trouve terriblement attachant. J'aurais bien aimé que ça soit lui le personnage principal ! Donc voilà à cause de ça je n'ai pas ressenti beaucoup d'émotions durant ma lecture. C'est dommage parce qu'il y a de bonnes idées et le dessin est bien maitrisé pour un premier album. Dommage que l'auteur semble avoir disparu de la circulation, il avait du potentiel pour créer une œuvre riche.

10/04/2021 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Le Baron (Masbou)
Le Baron (Masbou)

Un bel album aux jolies couleurs sur les aventures du baron de Münchhausen. C'est à la limite de la biographie car le baron était un officier qui a réellement existé et un livre sur ses péripéties rocambolesques a vraiment été édité de son vivant. Un jour le livre arrive dans le village et les habitants y reconnaissent leur châtelain local. Ils ne l'ont pas vu depuis quelque temps car son épouse, lasse de ses excès de boisson, lui a interdit de fréquenter la taverne. On ressent une certaine tendresse pour le personnage, un gentil affabulateur sur la fin de sa vie qui adore captiver son auditoire avec des anecdotes incroyables comme la fois où il a voyagé accroché à un boulet de canon. L'album nous sert un bon lot de petites histoires. Une bonne lecture fort bien illustrée.

09/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Le Col de Py
Le Col de Py

Décidément, Espé a été toute sa vie confronté à l’omniprésence de la maladie, si j’en crois certaines de ses séries (comme Le Perroquet, et cette dernière donc). Car c’est visiblement en grande partie une œuvre autobiographique. Lui et sa femme apprennent au moment de sa naissance que leur deuxième enfant, un fils, est atteint d’une très grave malformation cardiaque, qui met ses jours en permanence en danger, et qui force à prévoir de très lourdes opérations, tout en l’empêchant d’envisager une enfance « normale » (avec des jeux et une insouciance de son âge). En parallèle, le grand père, qui s’offre pour s’occuper des gamins pour soulager les parents débordés, se bat contre un cancer hargneux. C’est ce combat, cette lutte de tous les instants pour la vie (à toutes les étapes de la vie) qui nous est dépeint, avec l’angoisse, la dépression, tous les à-côtés désocialisants qui vont avec. Mais Espé le fait sans trop jouer sur le pathos, sans surjouer l’émotion – qui reste quand même présente. En tout cas ce traitement sensible – et le dessin tout en rondeur, contrebalancent un peu la dureté de l’histoire. Le titre de l’album prend tout son sens dans la dernière planche, qui clôt l’album sur une image pleine de vie, d’espoir. Sur un sujet douloureux et casse-gueule, nous avons là un traitement sobre et efficace. Une histoire dure, mais belle, pleine de vie, malgré tout.

08/04/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série L'Exilé
L'Exilé

L'Exilé est une fresque aux allures de tragédie ayant pour décor la communauté viking islandaise au Xe siècle. Elle offre deux qualités essentielles. La première est la justesse de son cadre historique, bien documenté et crédible. La seconde est l'élégance de son graphisme. Erik Kriek est un auteur néerlandais, illustrateur et graphiste. Son dessin est très classe, à base de bichromie dans les tons bleu gris avec des aplats de noir et par-ci par-là du rouge sang qui vient apporter son contraste et sa violence. Les planches sont très belles pour ce qui concerne les décors et les personnages et autres costumes. Il présente toutefois bien plus de faiblesses pour ce qui est des visages quand ils sont en pleine lumière. Et accessoirement, il est facile de confondre certains protagonistes. Donc ce n'est pas un graphisme parfait, mais je le trouve très attirant et plutôt agréable sur la longueur. J'ai aimé la rigueur historique du scénario et la découverte du peuple islandais à cette époque. On notera le contraste entre une société vivant dans des conditions rudes et assez pauvres, et une civilisation viking avancée avec son assemblée du Althing mais aussi leurs connaissances géographiques et des commerçants ramenant des denrées de contrées aussi lointaines que Constantinople. Et j'ai aimé aussi le réalisme global du récit : on est vraiment plongé dans la vie des ces vikings et dans leurs querelles. Les personnages sont plutôt bons. J'aime surtout le duo de compagnons du personnage titre, et à l'inverse j'ai détesté comme il fallait les deux pitoyables frères de Solveig. J'ai par contre été déçu par l'incursion incongrue d'une petite touche de fantastique en fin d'album, d'autant plus qu'elle intervient à un moment clé et influe directement sur le cœur de l'intrigue... à moins qu'il faille envisager qu'il s'agit d'une énorme coïncidence. Ce retournement de situation là a un peu gâché mon plaisir de lecture. Pour le reste, c'est une bonne histoire de vikings avec un graphisme qui vaut le coup d'oeil.

08/04/2021 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
Couverture de la série Le Vent dans les Saules
Le Vent dans les Saules

Difficile d’appréhender cette série. Je lis dans les avis négatifs que « la simplicité de l’intrigue plaira sans doute aux enfants ». Mais voilà, j’ai tenté de lire « Le Vent dans les Saules » avec mes enfants de 8 et 10 ans, et ça ne les a pas vraiment emballés… j’ai d’ailleurs fini le 4eme tome tout seul. Il faut dire que les péripéties champêtres de nos protagonistes ne sont pas vraiment palpitantes (même si les choses s’améliorent un peu dans les tomes 3 et 4). Mais je note surtout une narration textuellement chargée, avec des textes en « voix off » très lourds et remplis de vocabulaire tarabiscoté... la faute à une adaptation trop littérale du roman ? Je ne saurais dire, n’ayant jamais lu ce dernier. La mise en image est magnifique, pas de problème de ce côté-là. Pour conclure, je note simplement que mes enfants préfèrent les BDs plus simples et rigolotes (Avni, Séverin Blaireau) où poétiques mais plus légères textuellement (Mon arbre, Sous les arbres, L'Emouvantail). Quant à moi, du haut de mes 44 ans, j’ai trouvé ça « pas mal sans plus ».

08/04/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Fluide
Fluide

Je ne sais pas trop définir mon avis vis-à-vis de cette BD. Son sujet a attisé ma curiosité mais j'ai pris un plaisir très relatif à la lire. Pour commencer, je l'ai lue sans savoir dans quel contexte elle existait. Ce n'est qu'en fin d'album que j'ai appris qu'elle se conjuguait avec une web-série co-produite par Arte et actuellement disponible sur Internet. La web-série, que j'ai regardée ensuite du coup, met en scène deux auteurs de BD dont la vie de couple respective va exploser suite aux désirs de nouveauté sexuelle de la part de leur conjointes. Ils décident rapidement d'essayer d'en tirer profit en racontant cela en BD, quitte à en faire une auto-fiction. Et la BD en question, c'est celle-là, même si elle raconte une histoire sensiblement différente. Il y a donc deux auteurs de BD dans la BD elle-même, qui ont créé un personnage dans leur propre oeuvre fictive et qui sont en même temps les créations des deux auteurs de BD de la web-série, eux-mêmes étant les créations des trois auteurs de la vraie vie que sont Thomas Cadène et Joseph Safieddine, associés au dessinateur Benjamin Adam. Sur la fin de l'album, ceux-ci jouent précisément sur cette mise en abyme, quitte à perdre le lecteur qui découvre tout ça d'un coup et sans que je trouve que ça apporte vraiment grand chose à la BD elle-même. Au contraire, elle m'a laissé sur une impression mitigée, comme si l'album ne se suffisait pas à lui-même et n'était qu'une extension d'autre chose. Mais revenons à son histoire. La copine de l'un des deux héros lui apprend un beau jour qu'elle veut coucher avec une fille, sans lui. Elle le présente comme un besoin de se découvrir elle-même, d'éclaircir son identité. Elle est franche avec lui en lui avouant cela et elle dit l'aimer toujours, mais elle veut qu'il accepte cet état de fait et la soutienne, lui proposant en contrepartie de faire ses propres expériences de son côté s'il le désire. Ce postulat de base me dérange intimement puisqu'il est radicalement contre ma vision du couple, de l'amour et de la sexualité amoureuse. Et je constate d'ailleurs que les personnages réagissent de manière plus crédible dans la web-série que dans la BD, le héros se révoltant plus farouchement contre une décision qu'il voit comme une trahison et une destruction de son couple. Dans la BD, j'ai été horripilé par ce discours de la copine imposant sa vision des choses et trouvant que son partenaire est "chié" de ne pas la soutenir, affirmant que c'est une décision qui ne regarde qu'elle et qu'il n'est pas en droit de lui interdire de coucher avec qui elle veut, sans qu'elle accepte de lui donner plus de détails ceci dit, du moment qu'elle l'autorise à faire pareil et qu'il accepte de continuer à l'aimer comme si de rien était. Cela revient pour moi au même que ces machos qui trompent leur femme en leur disant que c'est naturel, ils ont des besoins à satisfaire, elle n'a qu'à comprendre et se taire. Mais ici, la réaction que j'ai et que le personnage principal tente d'avoir, les auteurs semblent la faire passer pour une réaction coincée et pas ouverte d'esprit. Et autant je peux bien comprendre que d'autres ont une vision du couple et de la sexualité différente de la mienne, autant ce n'est pas cette BD là qui va me convaincre d'en changer. Mais passons sur le jugement sociologique et les questions que cet album amène le lecteur à se poser sur le sujet. L'histoire elle-même prend assez rapidement un tournant semi-fantastique car les deux amis auteurs découvrent que quand ils conjuguent leur imaginaire et leurs fantasmes, ils sont en mesure de donner vie à leur personnage imaginaire, un séducteur viril capable d'attirer le désir de toutes les femmes et de vivre des expériences sexuelles qu'ils n'auraient jamais envisagées dans leurs petites vies présentées comme médiocres. Par un dessin différent et un choix de mise en page et de narration graphique bien particulier, la mise en scène des moments où cet être se matérialise et la façon dont les deux auteurs le co-dirigent et vivent ce qu'il vit est assez trouble, comme les souvenirs vagues de soirées d'ivresse. C'est un personnage qui a sa propre personnalité et qui est en même temps téléguidé par les deux héros, n'existant que par eux et pour eux, et disparaissant ensuite. Et quand ils se séparent et retournent à leur vie réelle, les deux amis sont plongés dans la perplexité sur comment ils doivent appréhender ces possibilités qui leurs ont ouvertes et leurs propres vies intimes et de couple. C'est assez bizarre comme manière de raconter les choses. On est quelque part entre le roman graphique intimiste et réaliste, le fantastique et un peu d'onirisme métaphorique. Et les choses deviennent encore plus déstructurées sur la fin de l'album quand on passe au niveau narratif supérieur et que la BD met en scène les auteurs du récit lui-même, à savoir les deux héros de la Web-série tandis qu'ils réfléchissent à la création que l'on vient de lire sur les pages précédentes. En résumé, c'est une BD qui m'a fait réfléchir et ressentir pas mal d'émotions contradictoires : curiosité, malaise, léger dégout, agacement, compréhension imparfaite, compassion... mais je n'en tire pas une grande satisfaction, je ne partage pas sa vision semi-positive de la liberté sexuelle et du couple, et sa conclusion m'a dérouté et pas convaincu.

08/04/2021 (modifier)