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Les dernier avis (36712 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Colville
Colville

2.5 Un thriller très noir qui se passe dans une petite ville où vive quelques personnes que je ne n'aimerais pas rencontrer dans une ruelle sombre ! Le récit raconte l'histoire typique du pauvre gars un peu con qui essaie d'avoir une meilleur vie en faisant un grand coup qui va lui rapporter du pognon et évidemment le coup va être foireux, un chef des motards veut sa peau et il va croiser sur son chemin un tueur en série. C'était pas sa journée, hein ? Plusieurs scènes sont très glauques (en gros, pratiquement toutes les scènes avec le tueur en série qui en plus de tuer les gens, filment des snuff movies et tabassent sa femme, il est pas très cool le mec !) et c'est clair que ce n'est pas à lire dans un moment de déprime. L'auteur réussit à montrer le coté sombre de l'homme sans que ça tombe dans l'exagération. Peut-être que certains lecteurs vont trouver certaines actions du motard et du tueur en série exagéré, mais pour avoir lu plusieurs histoires vraies sur les criminels, je dirais que ses deux là sont 'normaux' comparés à ce que des vraies motards ou tueurs ont fait ! Cela dis, je n'ai pas réussi à trouver le récit captivant. Peut-être parce que je me foutais un peu du personnage principal et du coup je ne ressentais aucune tension lorsqu'il était en danger. En faite, je n'ai pas ressenti beaucoup d'émotions durant ma lecture. Ça se laisse lire, il faut dire que plusieurs pages sont muettes, mais ça ne m'a pas trop marqué. Le dessin en noir et blanc est correct.

24/02/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
Couverture de la série Formica - Une tragédie en trois actes
Formica - Une tragédie en trois actes

C'est bien la première fois que je suis un peu déçu par un titre de Fabcaro. Il utilise un humour encore plus corrosif que d'habitude, pour être dans la lignée du fameux succès Zaï Zaï Zaï Zaï mais sans vraiment l'égaler. On va suivre une tragi-comédie familiale en 3 actes, sachant que le second sera très court. C'est organisé en huis clos à la manière d'une pièce de théâtre. Je n'ai pas beaucoup souri par rapport aux meurtres des enfants comme si de rien n'était, en plein milieu d'un repas familial dont la tension est constituée par l'absence de sujets. Certes, c'est absurde mais ce n'est pas très marrant. Par contre, il y a encore quelques petites trouvailles qui m'ont bien fait rire. Les thèmes exploités sont intéressants, comme la vacuité de certaines existences, l'indifférence, la bienséance hypocrite... Certaines répliques sont inattendues, ce qui fait dans l'originalité de cet auteur remarquable.

24/02/2020 (modifier)
Couverture de la série Les Voisins
Les Voisins

Comme dans Les Vagues différentes, avec lesquelles j’avais découvert cet auteur, nous avons ici (mais dans un format encore plus restreint il est vrai) une petite réflexion plus ou moins philosophique. C’est tout en douceur, à peine relevé par un léger humour fataliste. C’est une sorte de fable, emplie de questionnements tout à fait d’actualité : sur la vie, sur la possibilité de rencontrer une vie ailleurs que sur Terre, sur le mode de fonctionnement de cette vie extra-terrestre. Si Denis Bourdaud introduit peu à peu – et pas trop ni trop longtemps – une sorte de vie humaine, c’est pour la subordonner à une nature, une sorte de flore dominante, éternelle, l’homme et ses ambitions ne faisant finalement que passer. La conclusion est très calme : on n’est pas ici dans une science-fiction violente, ni dans un space opera flamboyant. C’est juste une tranche de vie – de plusieurs dizaines d’années quand même. Amateurs d’action et de rebondissements saccadés, de dessins chiadés et de mise en page novatrice s’abstenir. Mais c’est une petite lecture reposante et pas dénuée d’intérêt.

24/02/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Jules B : l'histoire d'un Juste
Jules B : l'histoire d'un Juste

Cette BD a pour vocation de faire découvrir à la jeunesse qui ont été les Justes parmi les nations, ces non-juifs qui ont sauvé des juifs durant la seconde guerre mondiale. Mais pourtant, je m'interroge sur l'adéquation entre le récit et l'âge cible du public visé. Je ne vois aucun soucis à parler de sujets graves et sérieux à des enfants, mais c'est l'écart entre la forme, le fond et l'ambition qui me laisse perplexe ici. Sur la forme, ça ressemble à une série pour les jeunes écoliers, avec des personnages animaliers ronds et assez mignons et des couleurs joyeuses. Sur le fond, par contre, je doute que le contexte du récit ne parle à des enfants de cet âge. Sur fond de réquisition, de collaboration, de traîtres et de police française réalisant les rafles à la place des Allemands, et comme la BD n'explique pas ce contexte, il faudra forcément un adulte pour aider un enfant à comprendre. Et puis ce n'est pas le genre de sujet qui va passionner les dits enfants. Du coup, on peut imaginer que l'album se destine plutôt aux jeunes adolescents, collégiens notamment, qui connaissent déjà un peu l'histoire de cette période, mais alors je doute que le dessin les séduise vraiment. Maintenant, en ce qui me concerne, j'ai trouvé cette lecture plutôt agréable. Elle reste à la surface des choses, ne rentre pas trop dans les explications, et je suis un peu frustré sur la fin car j'aurais aimé savoir ce qu'il allait advenir du héros après la dernière case, mais j'ai trouvé la lecture plaisante et plutôt bien racontée. Son intrigue ne surprend pas et se résume un peu vite mais c'est pas mal.

24/02/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
Couverture de la série E.V.A  Chroniques de l'inframonde
E.V.A Chroniques de l'inframonde

Nous sommes en 3125. Toute la population vit sous la surface de la Terre sur quatre niveaux. Nous nous trouvons au plus profond, le quatrième. C'est le niveau le plus proche du centre de la Terre. Ceux qui y vivent sont principalement tous des cyborgs dont les membres artificiels résistent aux hautes pressions infra-terrestres. C'est ici qu' E.V.A vit. Dans ce monde de dictatures et de répressions, la jeune femme projette de découvrir les niveaux supérieurs et voir pour la première fois ce que l'on appelle le soleil. Il est interdit de vouloir s'échapper de son niveau et de la capitale Janis. Alors qu'une campagne électorale bat son plein pour la réélection du maire, E.V.A va trouver de l'aide lors de son ascension en la personne de Lavinia une redoutable terroriste très appréciée par la population. Elle croise également l'équipier de cette dernière, Nachzehrer, un vampire qui n'est en fait qu'un humain de la surface ayant subi une terrible transformation physique. Un autre personnage intervient, un mercenaire, Luka, au service d'un mystérieux commanditaire. Il devient évident qu'un grand nombre d'éléments, mensonges, manipulations, faux-semblants seront des obstacles pour E.V.A lorsqu'elle devra affronter une terrible révélation. L'auteur Marco Turini a débuté sa carrière par des productions érotiques, et cela se sent dans cet album dans sa manière de mettre en avant le corps féminin. Ce qui m'empêche de mettre une note supérieure à ce récit c'est le côté parfois confus et décousu de l'histoire. Une kyrielle de personnages se croisent, certains ayant manifestement des liens antérieurs au récit, ce qui ajoute au fait que le lecteur peut se trouver rapidement largué. Quand en plus l'auteur empile les thématiques (trans-humanisme, religion, identité, métaphysique), ce qui aurait pu donner de le profondeur au récit, s'avère au contraire produire l'effet inverse et rend le récit opaque. En ce qui concerne le graphisme, j'ai trouvé une grande influence du travail de Juan Gimenez. La colorisation quant à elle propose un boulot à l'aquarelle dans des teintes bleutées et verdâtres. Le style de Marco Turini est celui qu'il fallait pour dépeindre ce monde froid et désincarné dont la logique m'a parfois échappé. De belles illustrations en fin d'album dans l'édition de Graph Zeppelin.

24/02/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Seuls sont les indomptés
Seuls sont les indomptés

Un bon album quoique je serai moins enthousiaste que les autres posteurs. Oui, le début est moyen. J'ai suivi le personnage principal sans trop savoir où voulait en venir l'auteur, hormis montrer la vie d'un personnage un peu haut en couleurs. Et puis lorsqu'il arrive en prison, on comprend mieux le but du récit, et la seconde partie a plus d'action que la première qui est très lente. J'ai commencé à enfin embarquer dans le récit qui jusque là ne m'avait pas du tout intéressé. Le rythme est bien meilleur, et les motivations du personnage principal sont bien définies. Malgré tout, je n'ai pas réussi à trouver le récit plus passionnant que la moyenne des bandes dessinées, et si la fin est bien faite et émouvante, elle ne m'a trop donné d'émotions. Le dessin est vraiment bon. Vu le peu de textes sur de nombreuses pages et la narration fluide, c'est un album qui se lit bien et plutôt vite pour un récit avec autant de pages.

23/02/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
Couverture de la série Le Mur
Le Mur

Encore une série post-apocalyptique me direz vous et bien oui et de ce tonneau j'en redemande. Nous voici plongé dans un monde où il ne reste pratiquement plus rien de la Terre que nous connaissons, la Méditerranée est asséchée et les rares survivants vivent sur une Terre en proie à un climat hostile, des migrations massives et y règnent des bandes armées. Deux adolescents, Solal et sa sœur Eva qui est en manque de médicaments, veulent gagner le mur qui entoure la légendaire cité de ED3N où semble-t-il vivent encore les nantis de la société. Expert en mécanique, le jeune garçon fera son trou dans une bande qui elle aussi mais pour des raisons moins avouables, cherche à pénétrer dans la cité. Un récit qui ne possède que peu de temps mort dans une ambiance qui n'est pas sans rappeler "Mad Max" pour la fureur et le violence qui se dégage des planches, mais également le nihilisme de Walking Dead. Le scénario, inspiré d'une idée d'Antoine Charreyron, est magistralement mis en images par Mario Alberti, que l'on avait déjà croisé sur Morgana, Cutting Edge et Les Chroniques de Légion possède un trait acéré, presque "sale" qui convient fort bien au propos du récit, si l'on y ajoute une colorisation dans des tons orangés et de rouille, vous obtenez une série fort prometteuse pour laquelle nul doute que je lirai la suite.

23/02/2020 (modifier)
Couverture de la série Thorkaël
Thorkaël

J'avais eu vent de cette Bd il y a quelques années mais je l'ai véritablement découverte il y a peu, c'est une création de Loro, sa première Bd importante après son entrée au journal Pilote en 1968, avec le scénariste De Beketch, puisqu'elle est créée avant ses séries les plus connues dans ce même journal, Abel Dopeulapeul et Sweet Delice. Lancé dans les pages de Pilote en 1971, ce récit s'aventure sur des terres scénaristiques encore vierges car à cette époque en France, le genre heroic fantasy était quasi inconnu, Taar le rebelle ne sera crée par Moliterni et Brocal qu'en 1976, et les fascicules de Conan chez Marvel n'étaient pas très courants sur le marché. Ceci explique l'insuccès de la fantasy à cette époque, il était trop tôt encore pour offrir au public des sagas avec de gros types musclés aux lourdes épées et enveloppés de peaux de bêtes, c'est pourquoi Taar le rebelle a hélas été un insuccès, même si j'en suis tombé fan immédiatement, et c'est pourquoi je pense que "Thorkaël" a connu le même sort. De Beketch imagine une aventure simple qui sera multi déclinée par la suite : la quête d'un héros et la découverte de plusieurs créatures fantastiques, et de femmes superbes dont beaucoup sont peu vêtues. Le seul petit détail amusant, c'est que le héros est normal et non musclé, il appartient à un peuple peureux et il n'est guère futé, tout au moins au début. Les décors sont intemporels, indéfinissables et extravagants, avec une petite influence asiatique, on sait qu'ils seront utilisés ensuite par d'autres auteurs dans le genre fantasy, mais le public de 1971 a dû être assez surpris. Cette aventure en 2 épisodes, dont le second parait dans Pilote en 1973, est au final très sympathique, même si elle paraitra déjà vue aujourd'hui après tout ce qui est apparu en BD et à l'écran, elle reste en tout cas très méconnue, moi-même qui suis pourtant un farfouilleur de Bd anciennes, je n'en ai eu connaissance qu'au début des années 2000 en tombant sur d'anciens numéros de Pilote des années 70. La mise en page osait des trucs déjà inhabituels pour l'époque, avec des cadrages variés. Le plus curieux, c'est que Dargaud a réédité seulement le tome 2 en couleurs dans sa collection Pilote, alors que les 2 albums d'origine édités par Serg étaient dans un beau noir & blanc bien contouré. C'est dommage que cette série n'ait pu continuer, mais ça reste une découverte intéressante.

23/02/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Lily a des nénés
Lily a des nénés

Cette BD raconte quelques jours dans la vie de Lily, une jeune fille de 10 ans, vivant dans un petit port de Bretagne, qui a un tournant de sa vie puisqu'elle entre dans la puberté et commence à avoir des seins. Cela la met mal à l'aise car elle voit cela comme un handicap pour affronter le regard des autres et cela lui pose un vrai soucis vis-à-vis du garçon dont elle est secrètement amoureuse. Ce dernier est un petit caïd, chef d'une toute petite bande, et il se trouve justement que le frère jumeau de Lily voudrait entrer dans cette bande. et comme elle et lui se ressemblent beaucoup, elle pourrait éventuellement prendre sa place, sur un malentendu. C'est une histoire sympathique mais pas très marquante. J'aime bien son graphisme quoique je trouve parfois que son manque de détail et sa façon de réaliser les ombrages et les couleurs lui donnent un côté un peu flou. Lily est plutôt attachante. Et quand on voit son joli minois, on se dit qu'elle aurait bien tort de penser qu'elle ne peut pas plaire aux garçons qui l'intéressent. Sauf que forcément, elle a choisi le moins sympa de tous. L'histoire de sa tentative de se faire passer pour son frère n'est pas mal mais je ne sais pas si elle est très crédible dans le fond. Et anatomiquement parlant, j'avoue m'interroger sur la scène où elle doit faire pipi sur un chat depuis un balcon... Quant au récit sur son passage vers la puberté, il est correct même s'il ne me parle pas vraiment en tant que garçon. Agréable donc, mais pas indispensable.

23/02/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série La Chèvre de Monsieur Seguin (Barman)
La Chèvre de Monsieur Seguin (Barman)

Cette BD est une adaptation directe du conte d'Alphonse Daudet, mais contrairement à la plupart de ces adaptations, celle-ci est complète. Cela ne change rien à l'histoire de la chèvre elle-même mais cela ajoute un cadre au récit sous la forme d'une introduction où le narrateur, probablement Alphonse Daudet lui-même, est en pleine discussion avec son ami Gringoire autour d'un café et lui conseille fortement d'accepter un métier de chroniqueur plutôt que de vivre une vie de poète insouciant. C'est pour illustrer son conseil qu'il lui raconte l'histoire de cette petite chèvre qui aimait trop la liberté au point d'en oublier le danger du loup. Et ce sont ces personnages qu'on retrouve à nouveau en fin d'album une fois l'histoire racontée. C'est bien, cela donne un cadre moral plus général et plus adulte à la fameuse fable que tous les enfants connaissent. Le dessin d'Adrienne Barman est amusant. Elles donnent de drôles d'allures à ses personnages, comme s'ils étaient coincés dans le cadre des bords de leurs cases de BD et qu'ils devaient se tordre et se pencher pour y tenir correctement. En outre, elle leur donne volontairement des tronches assez débiles, avec des sourires béants et des yeux de tailles inégales. Ça me fait assez rire et lire l'album avec le sourire. Du coup, autant le fond de l'histoire est raconté avec respect de son contenu et de son texte, autant la mise en scène est bien plus légère et divertissante. Du coup, j'ai bien aimé cette adaptation qui, si elle n'a rien d'indispensable, fait passer un bon moment et présente de belle manière le récit complet de Daudet.

23/02/2020 (modifier)