Les derniers avis (48951 avis)

Par Présence
Note: 3/5
Couverture de la série La Saga d'Alandor
La Saga d'Alandor

Il faut sept religieuses vibratiles pour alimenter son énergie. - Ce tome constitue l’intégrale de ladite sage, regroupant le premier tome Le dieu jaloux (1984) et le second L’Ange carnivore (1991), une histoire presque complète. L’édition originale de ce recueil date de 1991. Il a été réalisé par Alejandro Jodorowsky pour le scénario, et par Silvio Cadelo pour les dessins et les couleurs. Le premier livre comporte cinquante-quatre pages de bande dessinée, le second également. L’intégrale comporte une carte répertoriant les différents continents et zones de ce monde : zone nord Teut, continent Uron et le palais du roi, continent Aouralis avec le marais sacré, continent Uslman, continent Inghing, la ville sacrée du Sumo X, le refuge secret des chevaliers du Saint-Axe, les ruines du temple des Géants, et quelques peuples et individus comme l’abbesse de Maldiccia, les fanatiques inghins adorateurs de Br-Tse le médiateur suprême, les habitants d’Usliman adorant le prophète Ram’Aldar. Elle se termine avec un cahier graphique reproduisant les demi-pages encrées des prémices du tome trois. Lorsque Karnar (la planète prodige créée, pour de divines raisons, sous forme d’une pyramide parfaite irradiant des ondes lumineuses qui baignaient les cent cinquante-trois autres planètes du système trisolaire) explosa en quatre misérables fragments, des milliards de millions d’êtres pensants, à travers toute la Galaxie, éclatèrent en sanglots. Cette plainte immense, figea, le temps d’une courte seconde, la rotation des trois soleils sur leur axe. Immobilisation fatale qui devait inaugurer l’Ère Obscure au cours de laquelle les quatre règnes naturels, le minéral, le végétal, l’animal et l’ectoplasmique, devinrent tout à la fois voraces, faibles et infidèles. La faute en incombait aux Géants : ceux-ci eurent le front de désobéir à Aour, l’Entité Divine qui, dans un cri d’amour infini, façonna la planète-pyramide pour en faire le centre de spiritualité de la Galaxie ! Ils souhaitèrent dominer la Puissance Négative, cette face cachée et ténébreuse de tout Dieu ! Ils éveillèrent l’Andragorus ! Vanité, suffisance, prétentions insensées ! Ils furent réduits en fumée. Leurs cendres volèrent vers le firmament en même temps que ces quatre cailloux que sont aujourd’hui les îles-continents maudites de Karnar : Urok, la Sophistiquée, avec sa zone brumeuse au Septentrion (Teut) et son midi tempéré (Naria)… Aouralis, la Sublime, la plus sainte d’entre toutes, puisque tous les Dieux y naquirent, et dont la terre atteinte de purulence s’était transformée en marais putréfiés… Uslimane, la Profonde, immense étendue de sable hérissée de cactus et brûlée par les vents… Inghing, l’Énigmatique, vaste roc uniquement peuplé de montagnes de glace. Certains racontent qu’Aour, après cette hécatombe, emprisonna l’Andragorus dans un cristal géant, avant de l’immerger sous les eaux des marais d’Aouralis. D’autres encore prétendent qu’il gît au fond d’un puits. Mais tous s’accordent à dire que cette abomination attend qu’à nouveau d’autres fous téméraires – la folie des êtres de raison ne connaissant pas de limite – le retrouvent et le libérant, lui offrant ainsi l’opportunité de pervertir un peu plus la Matière Universelle issue du cri d’amour de Dieu. Houlà là ! Ça commence fort avec une page de texte, puis des races extraterrestres dans une sorte de ballon dirigeable, puis une autre page de texte, puis retour au ballon dirigeable avec le titre de la première épitre : L’Andragorus. Puis une autre page de bande dessinée, suivie par une page occupée aux trois quarts par la suite du texte, et une bande de cases. Etc. La dernière page de texte se situe en planche huit. Le scénariste développe tout un monde avec des noms aux consonances bizarres et imprononçables, le dessinateur s’en donne à cœur joie avec des apparences grotesques pour ces races exotiques, toutes basées sur une morphologie humanoïde à la base, c’est plus pratique pour la cohabitation. Il est possible que le lecteur souffre un peu avec les couleurs, en particulier les déclinaisons de rose bonbon déjà sucé, jurant sur le jaune vif et le bleu Cœruleum. Ça s’arrange dans la deuxième moitié avec des formes plus abouties, des cases donnant une sensation moins surchargée, et une technologie qui a évolué pour les couleurs, offrant la possibilité de plus nuances à l’artiste, qui se restreint (un peu), tout en n’ayant rien perdu de son inventivité dans les formes extraterrestres et grotesques, avec une imagination intense et perturbante, même si les décors se raréfient un peu. Il est possible que le lecteur se trouve captivé par la richesse de cet univers imaginé par le scénariste, auquel l’artiste donne une apparence des plus particulières, qu’il soit fasciné par cette guerre entre plusieurs factions à la recherche d’une sorte d’artefact qui assurera un pouvoir absolu à celui qui le maîtrisera. Cela peut également requérir un effort significatif pour tout retenir, pour s’investir assez pour donner de la consistance et ajouter un peu de sens à tout cette situation imaginaire complexe. Cependant, très vite, il se trouve également fasciné par les visuels. Il y a d’abord ces apparences qui semblent relever de difformités tératologiques impossibles : torse beaucoup trop large, crânes trop allongés, couleur de peau impossible (Ce jaune !), appendice nasal trop aplati, trois seins au lieu de deux, deux tibias par jambe en-dessous de la rotule ce qui donne quatre pieds et un seul bras pour cette race-là, sorte d’appendice partant du milieu du front, le catalogue des difformités semble sans fin. La faune présente elle aussi des particularités morphologiques impossibles, entre monstruosité et divagations physiques entre naïveté et poésie. Un festival graphique dans les deux tomes, avec un trait plus élégant et plus léger dans le deuxième ajoutant une touche d’onirisme. Régulièrement, l’artiste laisse également son imagination prendre les rênes pour les accessoires et les environnements. En vrac : des armures massives, un dieu enchâssé dans un cristal, des sabres d’une longueur trop importante pour être facilement maniables, des tenues d’apparat psychédéliques, des armes pas toujours facilement compréhensibles dans leur destination, des roches cristallines aux formes tordues, etc. Le dessinateur prend bien soin d’établir les caractéristiques de chaque lieu en début de séquence, sans forcément les représenter systématiquement par la suite, jouant sur les couleurs pour des effets spéciaux. Là encore il fait preuve d’une imagination très personnelle, où il est possible de détecter l’influence de certains artistes de science-fiction de l’époque, complétement assimilées et intégrées. Parmi ces lieux hautement exotiques : la porte de la Ghéassa l’Abime de l’Éternel Châtiment et sa chapelle centrale, la chaîne rocheuse permettant d’accéder à Maldiccia la cité-état capitale religieuse du continent d’Urok, la crypte des visions (une salle d’un noir impénétrable), des champs en fleurs dont l’apparence de texture évoque du pollen, le pont-levis du château de pierres lépreuses d’Aria-His ainsi que sa salle de banquet pour les noces d’Alandor et Vanessa, ses souterrains, le ghetto des malades atteints de la main-péché, la salle du conseil du royaume, la forêt pétrifiée, le temple du monastère des navigateurs du Saint-Axe, etc. Le lecteur peut aussi approcher cette histoire sur un plan plus mythologique ou métaphorique, sans s’agripper aux appellations des différentes factions, comme s’il s’agissait plus d’un récit conceptuel que factuel. S’il est familier de l’œuvre du scénariste, il trouve rapidement ses repères. Un personnage principal destiné à devenir le héros en surmontant des obstacles qui le marquent dans sa chair. Ça ne rate pas : Alandor ne tarde pas à contracter une maladie des plus répugnantes, faisant de lui un réprouvé : ses noces sont annulées sur le champ et il est banni de son propre royaume. Ayant bénéficié d’une aide extérieure pour guérir, il décide de guérir les autres et pour cela il doit développer sa foi en subissant des épreuves. La première est d’être enterré pendant trois jours (terre), la seconde l’oblige à marcher sur le feu (feu), et la troisième à sauter dans le vide (air). Le lecteur identifie tout de suite cette confrontation à trois des quatre éléments (il manque l’eau), concept développé à l’Antiquité. Il ne lui faut pas attendre longtemps pour que quelques pages plus loin Alandor doive sauter dans l’eau, le quatrième élément. Il relève également le titre des dix épitres assurant la fonction de chapitrage : L’Andragorus, Le règne le pouvoir et la gloire, L’hérésie de la main-péché, La voie de la dissolution, L’attentat sacrilège, L’âme et le feu, L’ermite, L’initiation, Temps d’écroulement, le cœur couronné. Le scénariste use d’un vocabulaire religieux, et également mystique, des thèmes qu’il chérit. Les épreuves physiques revêtent alors un sens ésotérique, dans la mythologie très personnelle de l’auteur. Le héros progresse sur le chemin de la spiritualité, alors que les autres factions sont aveuglées par leurs croyances, incapables d’évoluer, de s’adapter à la réalité. Son cheminement spirituel fait de lui le sauveur. Plonger dans la première partie de la carrière de bédéaste d’Alejandro Jodorowsky peut s’avérer intimidant : des récits baroques dont l’intelligibilité a pu s’émousser avec les décennies passées. En fonction de son état d’esprit, le lecteur peut appréhender ce qu’il va trouver dans cette série interrompue après le deuxième tome. En effet l’expérience est au rendez-vous, tout d’abord visuelle du fait de la forte personnalité graphique de Silvio Cadelo, peut-être encore un peu brut pour le premier tome, proprement enchanteresse pour le second. L’intrigue peut sembler très linéaire et relever d’une formule souvent utilisée par le scénariste. Toutefois, s’il se laisse porter par le charme brut et poétique de la narration, le lecteur se laisse gagner par la séduction très particulière de cette quête spirituelle haute en couleurs. Particulier.

15/04/2026 (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Les Voyageurs de la porte dorée
Les Voyageurs de la porte dorée

Défit relevé pour cet album de commande qui réussit à survoler l'histoire des différentes générations d'immigration qui ont enrichi la France depuis plusieurs siècles sans nous ennuyer. Le dispositif des deux enfants visiteurs qui se perdent dans un coin sombre et entrent en contact avec des fantômes des personnes évoquées par le musée de la porte dorée n'est pas très original mais bien mis en œuvre : les petites histoires sont parfaitement dimensionnées : juste assez d'information pour être compris et d'émotion pour attacher le lecteur. Et honnêtement ce n'était pas gagné, chaque période est évoquée dans un lavis de couleur différente, assez réaliste. Le deuxième de couverture récapitule les noms et peuples des personnages rencontrés que l'on peut donc retrouver facilement. Bref c'est un bel outil pédagogique, avec des personnages attachants qui peuvent servir d'appui pour des partages d'histoire personnelles dans une classe, par exemple en début d'année scolaire pour souder un groupe. Découvrir qu'on a tous des racines qui dépassent de la carte de France à une époque proche ou plus lointaine pourrait changer notre avenir, n'hésitons pas à partager ces expériences transgénérationnelles et transculturelles qui constituent le tissus de toutes les sociétés... Une légère frustration pour ma part sur la représentation du décors : j'ai personnellement été très impressionnée par l'arrivée au musée de la Porte Dorée : l'architecture très géométrique d'Albert Laprade confronté au relief du sculpteur "art déco" Alfred Janniot, qui recouvre toute la longueur et la hauteur de la galerie... ( selon wikipedia 10m par 90m, vous vous rendez compte du boulot ? ) avec cette représentation du monde colonial, à la fois sensuelle et effrayante puisqu'elle célèbre la domination d'un pays sur tous les autres.. Ce trouble qui aurait pu être mis en scène et disséqué... est complètement gommé dans cet album. Mais c'est sans doute un autre sujet.

15/04/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Burton & Cyb
Burton & Cyb

C'est presque encore plus joli qu'Hombre mais c'est hélas beaucoup moins abouti. Ce n'est pas tant la faute du format court que des chutes en elle mêmes qui tombent souvent à plat. Dommage parce que les canevas de chaque historiette sont plutôt bien pensés en amont. Le dessin est irréprochable, les expressions sont assez caricaturales, on comprends vite que nous sommes dans une bd à seule vocation humoristique. Il faut réussir à chasser Hombre de son esprit pour apprécier pleinement ces nouveaux antihéros, ce qui n'est pas simple. A essayer.

14/04/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Le Grand Pouvoir du Chninkel
Le Grand Pouvoir du Chninkel

J'ai enfin lu cette œuvre de référence obligatoire, vu la quantité d'opinions enthousiastes. En noir et blanc, comme il se doit. Les dessins sont de qualité et, pour une fois, avec Rosinski, je n'ai pas eu de problèmes concernant l'anatomie étrange des personnages: cela fait partie du genre. La narration se laisse lire, mais la juxtaposition avec certains éléments bibliques m'a un peu dérangé. C'est subtil, certes, mais cela pourrait être plus pleinement assumé par les auteurs ou simplement évité. Dans la sensation finale et le bilan de tout, je suis resté un peu déprimé et je ne sais pas comment expliquer complètement pourquoi...

14/04/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Ruridragon
Ruridragon

J'ai lu les deux premiers tomes et je ne sais pas trop si j'ai envie de lire la suite. Ce n'est pas mauvais, mais il y a rien qui me donne envie de continuer à lire la suite. Une adolescente se réveille un jour avec des cornes sur la tête et elle apprend par sa mère que son père disparu est un dragon ! Elle va donc apprendre à vivre avec le fait qu'elle a des cornes et aussi des pouvoirs magiques qu'elle découvre graduellement. C'est intéressant comme concept, mais jusqu'à présent on est dans du feel good qui me laisse un peu indifférent. Plusieurs chapitres montrent l'héroïne et son entourage dans leur vie de tous les jours et comment ils apprennent à accepter sa situation. Bon ça peu être sympa pour plusieurs lecteurs de voir l'héroïne accepter par les autres malgré sa différence, mais j'ai envie de voir autre chose que des chapitres du genre l'ados mi-dragon s'amuse au bowling avec d'autres ados. Le truc le plus intéressant jusqu'à présent est qu'une des camarades de classe de l'héroïne ne l'aime pas pour une raison mystérieuse. Ça se laisse lire sans problème, d'autant que le dessin est vraiment bon avec pleins de détails sans être surchargé, mais c'est vraiment pas palpitant à lire.

14/04/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Monsieur Chouette
Monsieur Chouette

Une plongée dans un univers onirique et symbolique très marqué, portée par un dessin superbe, mais dont la longueur et le propos m'ont laissé à distance. J'ai retrouvé dans cet album tout ce qui fait l'identité graphique de David B : un dessin immédiatement reconnaissable, entre onirisme, sens très fort de l'illustration et une forme de naïveté assumée dans le trait. Le noir et blanc est toujours aussi travaillé, avec des contrastes marqués et une richesse visuelle impressionnante. Chaque planche regorge de détails, d'idées, de créatures et de compositions qui donnent envie de s'attarder dessus. Le récit baigne dans cette ambiance très caractéristique de l'auteur, à la fois fantasmagorique et symbolique, presque comme un rêve ou une longue fable. On est dans la continuité de ses œuvres précédentes, avec ce goût pour les univers mentaux, les mythologies revisitées et les récits qui fonctionnent davantage par associations d'idées que par une narration classique. La lecture reste globalement plaisante, notamment grâce à cette inventivité visuelle constante et à la richesse du monde proposé. Mais j'ai malgré tout ressenti une vraie longueur. L'album est dense, assez étendu, et je n'ai pas été captivé sur toute la durée. Par moments, j'ai décroché, avec l'impression que le récit avançait sans vraiment réussir à maintenir mon attention sur le long terme. Sur le fond, le propos m'a également laissé un peu en dehors. Le message global, comme la conclusion, ne m'ont pas particulièrement parlé. J'ai bien perçu la dimension symbolique et les intentions derrière ce voyage, mais sans que cela résonne vraiment chez moi. Je pense que c'est un album qui ravira les fans de l'auteur, car il fonctionne un peu comme une synthèse de l'œuvre et de l'esprit de David B. Mais je ne fais pas vraiment partie de ces lecteurs-là : même si j'ai apprécié la force visuelle et l'univers original de cette BD, elle ne m'a pas vraiment emporté.

14/04/2026 (modifier)
Par Hub
Note: 3/5
Couverture de la série Silent Jenny
Silent Jenny

Avec Silent Jenny, Mathieu Bablet poursuit son exploration de la science-fiction après Shangri-La et Carbone & Silicium. Une trilogie marquante, ambitieuse, qui a clairement posé son univers… et ici, il change un peu de registre. On part sur quelque chose de plus brut, plus sec. Un vrai road trip dans un monde ravagé, avec des vibes très marquées à la Mad Max : poussière, violence, survie, et cette impression constante que tout peut basculer à chaque instant. L’ambiance est là, sans aucun doute. Bablet sait créer des univers forts, et encore une fois, visuellement, ça claque. Son trait, ses compositions, son sens du silence et des grands espaces fonctionnent toujours aussi bien. Il y a une vraie maîtrise, une identité qui saute aux yeux dès les premières pages. Mais malgré toutes ses qualités, Silent Jenny n’est pas, pour moi, au niveau de ses précédentes œuvres. Peut-être moins marquant, moins profond, ou simplement moins surprenant. Ça reste une belle BD, un vrai moment de lecture, mais sans cette petite étincelle qui m’avait marqué sur ses précédents récits. Ça n’empêche pas le voyage d’être agréable. C’est un univers dans lequel on se laisse embarquer, porté par une atmosphère forte et un auteur qui sait clairement où il va. Un bon Bablet, solide et immersif, même s’il ne m’a pas autant marqué que ses précédents travaux.

14/04/2026 (modifier)
Par Hub
Note: 3/5
Couverture de la série Arcadium
Arcadium

Arcadium est une œuvre qui impose immédiatement une patte visuelle forte. En auteur complet, Nikopek livre un travail graphique impressionnant : le dessin est maîtrisé, l’ambiance est lourde, presque oppressante, et certaines planches restent en tête comme des images de cinéma. C’est clairement le point fort de l’album. À cela s’ajoute une vraie bonne idée : une bande-son associée à la lecture, qui accompagne parfaitement l’ambiance du récit. Elle renforce l’immersion et accentue ce côté presque hypnotique et dérangeant de l’œuvre. C’est un plus appréciable qui montre la volonté de proposer une expérience complète. L’histoire, elle, démarre de manière accrocheuse avec un postulat intrigant, avant de glisser progressivement vers quelque chose de plus étrange et déroutant. L’atmosphère fonctionne, l’intention est là, et on sent une vraie volonté de proposer une expérience immersive et singulière. Mais c’est aussi là que l’album peut diviser. L’intrigue devient parfois floue, voire nébuleuse, ce qui peut perdre le lecteur en cours de route. Les personnages manquent par moments de profondeur, ce qui empêche de s’y attacher pleinement. Enfin, la narration laisse volontairement des zones d’ombre, ce qui peut frustrer celles et ceux qui attendent une explication claire ou une résolution plus nette. Au final, Arcadium est une bonne BD, portée par une direction artistique remarquable et une expérience sensorielle intéressante, mais qui n’atteint pas totalement son plein potentiel à cause d’une narration parfois trop opaque. Note réelle : 3,5 / 5

14/04/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Toutes pour un (Les Gardiennes d'Aether)
Toutes pour un (Les Gardiennes d'Aether)

Une série (qui a finit comme un one-shot...sympa pour ceux qui avait acheté le premier tomer !) pas trop mal qui vise clairement le public ados fan de mangas shonen. En effet, on retrouve un récit d'aventure remplis d'actions et d'humour et des personnages très archétypes. Rien que le fait que le héros soit le seul male du groupe et que bien sur toutes les filles vont avoir des sentiments pour lui fit très cliché. Il y a même parmi les trois filles une amie d'enfance qui aime déjà le héros au début de l'histoire ! J'avoue que j'ai été surpris qu'il ne touche pas accidentellement leurs seins ou qu'il rentre dans une salle où elles se changeaient. Bref, le scénario est purement accès sur le divertissement et il ne faut pas chercher un scénario qui renouvellera le genre ou qui sera profond. Je trouve cela un peu dommage parce qu'il y a du potentiel dans le scénario, mais le récit va trop souvent trop vite et c'est un peu décousu. Cela se laisse tout de même lire. L'humour fonctionne parfois, les personnages sont un peu attachants et le dessin est dynamique. C'est surtout un album que je conseil pour un public jeune parce que je pense que plusieurs lecteurs adultes vont s'ennuyer.

13/04/2026 (modifier)
Par Ju
Note: 3/5
Couverture de la série Éclore
Éclore

Alors alors... Je suis rentré dans cette bd assez enthousiaste. J'avais beaucoup aimé l'adaptation de Le Choeur des femmes faite par la même autrice, et c'est le genre de sujet que j'affectionne. Et j'avoue que j'ai beaucoup aimé le début. Je l'ai trouvé touchant, bien amené, j'ai aimé suivre le parcours de Aude Mermilliod dans sa construction et sa reconstruction. J'aime en plus beaucoup le dessin, qui est rond, réconfortant. Les couleurs également un peu pastels et claires sont très dans le ton, et elles deviennent de plus en plus vives au fur et à mesure du livre (ça, j'avoue que je viens seulement de le remarquer), au fur et à mesure que l'héroïne se libère et s'accepte. Mais le problème, c'est que 260 (!) pages, c'est long. Un peu trop long. Certaines histoires trainent un peu, l'histoire a du mal à enchainer, et du coup, l'émotion se perd. Au milieu du récit, dans la partie qui se passe au Canada et celle juste après, j'ai du me forcer pour continuer, car je commençais un peu à m'ennuyer. Comme Ro, j'ai aussi parfois eu un peu de mal à suivre certains choix, et pareil, ça m'a un peu fait perdre en émotion. Finalement, j'avais quand même envie d'arriver au bout, de voir comment elle a finalement réussi à arriver au bout de ce chemin, comment tout ce cheminement intérieur a fini. Et je me suis remis dedans dans la dernière partie, toujours aidé par ce dessin tout chaud que j'aime beaucoup, et, quand même, par le propos global que je trouve important et inspirant, l'histoire d'une femme qui a cherché, pendant toutes ces années, à s'épanouir dans ses relations, à accepter son corps et elle-même. Je trouve ça quand même assez inspirant, même si comme dit plus tôt j'aurais sûrement été plus touché si le récit avait été un peu plus nerveux et si je m'étais un peu plus retrouvé chez l'héroïne, notamment au niveau du caractère. En tout cas, je compte bien lire les autres bds de Mermilliod, tant les sujets qu'elles semblent aborder m'intéressent.

13/04/2026 (modifier)