Les derniers avis (49002 avis)

Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Jeune et fauchée
Jeune et fauchée

C'est la troisième série autobiographique de Florence Dupré la Tour que je lis après Pucelle et Jumelle. Au-delà de la constance de son graphisme, qui ne me charme pas particulièrement mais qui a le mérite de lui être très personnel, j'y ai retrouvé sa capacité à exposer des sujets très intimes sans filtre, avec un mélange d'humour noir, d'autodérision, de colère et de lucidité. Cette fois, elle s'attaque à son rapport à l'argent et au déclassement social. Issue d'un milieu bourgeois privilégié, elle raconte comment elle s'est retrouvée, à partir de ses 18 ans, dans une précarité parfois très dure : boulots instables ou inexistants, débuts compliqués dans la BD, enfants à charge avec un compagnon qui n'a pas envie de travailler, angoisse permanente du loyer, privations alimentaires et logements insalubres ou non chauffés. J'ai apprécié son honnêteté intellectuelle. Elle ne prétend jamais avoir vécu la même précarité structurelle que quelqu'un né sans aucun capital familial ou social, et elle fait bien comprendre qu'elle avait malgré tout une immense porte de sortie en cas d'effondrement absolu : sa famille existait toujours, ainsi que cette grande demeure familiale. Elle reconnaît aussi que sa situation était en partie aggravée par ses propres blocages : son refus obstiné de demander de l'aide, de solliciter les aides sociales ou même parfois d'accepter certains compromis professionnels, par fierté mal placée et par cette obsession de rester digne, directement héritée de son éducation bourgeoise. Le livre ne cherche donc jamais à effacer cette complexité, et c'est ce qui le rend plus intéressant qu'un simple récit victimaire. Mais cette nuance ne dédouane pas pour autant ses parents, qui apparaissent comme profondément dysfonctionnels dans leur manière de communiquer. C'est probablement ce qui m'a le plus marqué dans l'album : cette impression d'une famille matériellement privilégiée mais émotionnellement sinistrée, incapable d'exprimer l'affection, de verbaliser les problèmes ou simplement de voir la détresse de leurs propres enfants. Son père semble perpétuellement absent, sa mère enfermée dans des principes rigides, et l'ensemble dresse le portrait d'une incommunicabilité familiale assez glaçante qui explique en partie beaucoup de ses blocages adultes. Elle élargit aussi progressivement son récit à la précarité du métier d'auteur de BD, notamment l'absence de protection sociale solide et la discontinuité des revenus. Ce n'est jamais traité comme un manifeste lourdement démonstratif, mais cela apporte une dimension plus large à son expérience personnelle. Et ce livre m'a aussi fait revoir rétrospectivement ma lecture de Capucin, première série de l'autrice dont elle évoque brièvement ici la période de création. À l'époque où je l'avais lue, je lui reprochais son atmosphère malsaine et son héros particulièrement détestable, sans avoir la moindre idée que cette noirceur reflétait l'état psychologique d'une autrice alors fauchée, épuisée et profondément en colère contre la vie. Sans excuser ni réévaluer cette série, ce nouvel éclairage lui donne une résonance différente. Au-delà de la précarité elle-même, c'est un récit fort sur la honte sociale, les héritages familiaux toxiques, le déclassement et les mécanismes mentaux qui empêchent parfois de demander de l'aide même quand on en aurait cruellement besoin. Un album dense, parfois un peu inconfortable et avec quelques passages un peu longs, mais d'une sincérité assez désarmante qui pousse à la réflexion.

27/04/2026 (modifier)
Couverture de la série Six-coups
Six-coups

Une partie de la fratrie Jouvray remet le couvert après un autre « western » décalé et semi comique, Lincoln, mais ici on est davantage dans du tout public. Le dessin est plus rondouillard en « jeunesse », et les personnages principaux sont des enfants (deux filles et un garçon – le fils/adjoint du shérif). Toutefois le deuxième album ajoute un peu de densité et de maturité à l’univers. En effet, on y trouve une critique frontale de la circulation des armes à feu aux États-Unis (et du système capitaliste, avec ce Johnson, marchand d’armes aux méthodes marketing agressives), et aussi une critique du système judiciaire et du cumul des peines, mais aussi une mise en avant du rôle des femmes (plutôt rare dans l’univers western ultra machiste !), trois sujets plutôt pour adultes. De fait, le mélange des genres passe plutôt bien. Les deux albums peuvent se lire séparément, même si c’est mieux de les lire à la suite mieux apprécier et comprendre certains personnages, comme le jeune hors-la-loi Albert. Mais aussi Bianca (sans doute le personnage le plus intéressant), une gamine qui détonne, pleine d’à propos, peu scrupuleuse. Avec son cochonnet domestique, elle apporte quelques touches d’humour bienvenue (plus généralement de petites touches d’humour – dialogues, situations – parsèment les histoires, et le rendent vivantes). Chaque album culmine dans une scène volontairement étirée et remplie d’action. Dans le premier album, un spectacle de locomotives se fonçant dessus qui tourne mal, comme le hold-up concomitant, et dans le suivant une pendaison, autre spectacle qui lui aussi tourne à l’accumulation presque délirante et loufoque de conséquences imprévues. Comme on est sur du tout public, tout est bien qui finit bien, morale et personnages sont saufs. Mais cette lecture est vraiment plaisante, et passe très bien la barrière de l’âge.

27/04/2026 (modifier)
Couverture de la série L'Or sous la neige
L'Or sous la neige

Une histoire sympa. Qui manque peut-être un chouia de densité, mais qui se laisse lire très agréablement. Elle se déroule lors de la ruée vers l’or du Klondike, en Alaska. On y croise Jack London (qui y trouvera l’inspiration pour quelques belles histoires et dont les amateurs apprécieront l'univers proche de certains de ses romans), et vers le début la scène où des centaines de chercheurs d’or gravissent une montagne pour faire passer leur matériel fait immanquablement penser à la même scène immortalisée par Chaplin dans son excellent film « La ruée vers l’or ». Plusieurs points forts pour ce récit. D’abord le dessin chouette, en particulier pour les paysages – ce qui est un plus, étant donné le cadre fantastique de la nature du coin (même si certains visages sont quand même un chouia moins réussis). Ensuite le scénario, qui évite – la fin mise à part – de tomber dans trop d’angélisme, en nous proposant des personnages pas trop monolithiques ni manichéens (bon, Matt, le héros, se tire quand même très bien de tous les dangers et a une belle gueule, mais bon). En particulier le personnage de Marie, qui s’écarte de plus en plus de Matt et de ce que l’on attendait de ce personnage (et c’est tant mieux, on évite une romance trop facile). Les trois albums sont vite lus. Peu de texte, une intrigue pas non plus hyper fouillée. Mais c’est une lecture plaisante.

27/04/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série 21 jours avant la fin du monde
21 jours avant la fin du monde

Lisa passe son été entre le café de sa mère, son dojo de karaté et les souvenirs liés à un ami d'enfance parti brutalement plusieurs années plus tôt après un drame familial resté mystérieux pour elle. Son retour inattendu va faire ressurgir des non-dits longtemps enfouis. J'ai trouvé dans cette BD une ambiance estivale assez réussie, entre village italien au bord d'un lac, chaleur un peu languissante, souvenirs d'enfance et légère étrangeté en arrière-plan avec ce fameux compte à rebours vers la fin du monde annoncée chaque année par le même marginal. Le récit prend volontairement son temps, alterne présent et flashbacks, et installe progressivement son intrigue autour d'Alessandro, de son passé familial et de ce retour chargé de silences. Les chapitres construits autour des principes du karaté apportent une structure originale, même si j'avoue que cet aspect ne m'a pas toujours semblé indispensable ni clairement relié au déroulement de l'histoire. Le scénario fonctionne mieux dans sa dernière partie, quand les révélations se précisent et que les enjeux émotionnels deviennent plus clairs, mais j'ai trouvé l'ensemble assez long à démarrer. Sur environ 200 pages, il y a beaucoup de scènes contemplatives, de silences et de moments du quotidien qui installent une atmosphère douce, mais donnent aussi par instants une impression de lenteur. Certains personnages secondaires apportent du charme, mais j'ai aussi eu le sentiment que plusieurs pistes restaient un peu survolées. Graphiquement, c'est agréable sans être particulièrement marquant. Le trait est simple, parfois un peu raide, mais il retranscrit bien cette ambiance d'été suspendu, aidé par des couleurs sobres et élégantes. C'est un récit sensible sur le deuil, les secrets familiaux, l'amitié et le passage à l'adolescence. Une lecture douce et relativement touchante, mais dont le rythme parfois trop lent peut aussi laisser un sentiment d'attente avant que le récit ne révèle pleinement où il veut en venir.

27/04/2026 (modifier)
Couverture de la série Hazara Blues
Hazara Blues

Il y a des choses intéressantes dans cet album. Mais il m’a quand même laissé sur ma faim. Un très beau travail éditorial de Sarbacane déjà (comme souvent avec eux). Un dessin original, stylisé (avec plusieurs bichromies ou monochromies), pour se rapprocher d’une esthétique « persane ». Et un sujet intéressant : non seulement l’arrivée d’immigrés en Europe. Mais surtout dans la première partie tout ce qui concerne la vie d’une famille de Hazaras, qui nous montre les conflits ethniques et religieux dont ils sont victimes : la vie du personnage principal en Iran est édifiante. Pas mal de choses intéressantes donc. Mais ça n’a pas suffi. En effet, il y a trop de longueurs, et le rythme est trop mollasson (et parfois saccadé, avec des allers retours qui hachent un peu le récit). Et du coup cette narration un peu « molle » s’accommode mal du dessin, dont les qualités masquent aussi mal une certaine légèreté : cela manque de détails, parfois de précision (j’ai eu du mal parfois à distinguer/reconnaitre certains personnages). Note réelle 2,5/5.

26/04/2026 (modifier)
Par Ju
Note: 3/5
Couverture de la série Le Maître d'armes
Le Maître d'armes

Vais-je me montrer généreux ou pas ? C'est les avis de Josq, bamiléké et gruizzli qui m'ont permis de m'éclairer, et c'est cet éclairage qui me fait mettre 3/5 alors que j'aurais pu mettre 4 tant j'ai apprécié l'aventure, le trait et l'ensemble de cette bd. Je n'y connais absolument rien au Moyen âge, à cette époque ni aux traductions de la Bible et pour être tout à fait honnête, je m'en fiche un peu. Néanmoins, c'est pas parce que je ne me passionne pas pour ce sujet qu'il faut me raconter n'importe quoi. Et pendant la lecture, je me suis quand même dit qu'il y avait des trucs qui me paraissaient sortis de nulle part voire un peu aberrants. Je trouvais bizarre et peu crédible que ce soit un John Wick de l'époque qui ait permis de faire traduire la bible (en tout cas de diffuser cette traduction). Bingo, quand je lis l'avis des camarades autrement informés sur la question, j'ai la confirmation qu'il y a bien un ramassis d'âneries historiques. Ça me dérange un peu car pour moi, quand on ancre une bd dans une période historique, soit on fait une side quest décorrelée des évènements historiques de l'époque, soit on les incorpore mais en respectant les faits historiques. Soit on part dans un univers différent, en l'assumant, et c'est ok. Mais accorder une telle importance dans le récit à des faits qui sont finalement faux, c'est problématique. Ce n'est pas la première fois que j'ai cette impression dans une bd, en mode "mais c'est vraiment arrivé ça, dans la réalité?", et ça me gâche toujours un peu le truc. J'ai donc eu cette sensation en lisant le Maitre d'Armes, et c'était un peu déplaisant (encore plus une fois avéré). Reste qu'en tant qu'objet de divertissement, cette bd fait le boulot, et même un peu plus que ça. Le récit, s'il n'est pas des plus originaux, est bien rythmé. On suit un héros à l'ancienne, hyper badass, qui survit à tout, dans le sang et les tripes. J'avoue que c'est un genre qui ne me déplait pas, tant que j'en lis de temps en temps et que c'est bien fait. Pour ne rien gâcher, le dessin est fort agréable, ce n'est pas mon style préféré mais c'est ultra bien réalisé, c'est très propre, et les couleurs ont un je ne sais quoi de chaud et réconfortant. On pourrait résumer en disant que cette bd nous dit n'importe quoi, mais le fait bien ? En tout cas pas étonnant que ça ait remporté du succès, c'est efficace et sympa à lire. Mais reste ce problème de crédibilité historique, qui peut ne pas déranger beaucoup de gens.

26/04/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Kid Congo
Kid Congo

Une histoire touchante et sensible quoique un peu mélodramatique. Le destin tragique du couple, la réprobation et les préjugés raciaux et sociaux sont crédibles et j'ai suivi le récit avec intérêt. Les dessins de Loustal sont assez controversés : on les aime ou on les déteste! Je reconnais qu'ils ne plairont pas à tout le monde et que le message de l'œuvre pourra provoquer un certain refus. En ce qui me concerne, j'apprécie le courage et le style de l'auteur. Il y a clairement une influence de Fernand Léger, entre autres peintres. J'aime beaucoup aussi ses carnets de croquis, que j'ai acquis.

25/04/2026 (modifier)
Par Julien
Note: 3/5
Couverture de la série Scotland
Scotland

Je suis les aventures de kathy depuis leur début avec beaucoup de plaisir. Je ne regrette pas l’achat de ce dernier épisode qui, globalement, ne démérite pas trop. L’intrigue n’est malgré tout pas à la hauteur des épisodes précédents. Ça donne une impression de "on ferme et on éteint la lumière". De plus, je trouve le dessin très irrégulier, en particulier pour le visage des personnages. Bref, il était temps d’arrêter, mais je ne regrette pas mon achat.

25/04/2026 (modifier)
Couverture de la série Commissaire Kouamé
Commissaire Kouamé

La lecture des deux albums m’a permis de découvrir le travail de Marguerite Abouet, qui développe des intrigues forcément exotiques, en Côte d’Ivoire. C’est cette originalité qui fait sortir ces récits policiers du tout-venant, ainsi que le dessin de Donatien Mary (très différent de ce que j’avais vu de lui sur Que la bête fleurisse). Son trait moderne, élancé et semi caricatural, est plutôt agréable, et raccord avec les récits qu’il illustre. Quelques idées récurrentes aussi permettent de dynamiser les récits : le vieux policier (le commissaire Kouamé donc), aux méthodes spéciales : il pratique systématiquement la « question » et est bien moins bonhomme que ce que l’on pourrait attendre de son air « rangé ». Il est pour cela assisté d’Arsène, moins sûr de lui, mais qui le véhicule systématiquement avec l’une de ses bagnoles de collection, toujours parmi les plus petites. Ceci étant dit, les enquêtes policières en elles-mêmes ne sont pas extraordinaires, s’étirent un chouia trop, et cette série vaut avant tout pour le cadre dépaysant et quelques à-côtés originaux. Les gesticulations de Kouamé alternent trop avec des longueurs. Le dessin est très sympa je trouve.

25/04/2026 (modifier)
Par Ju
Note: 3/5
Couverture de la série L'Arnaque des nouveaux pères
L'Arnaque des nouveaux pères

Il s'agit de la deuxième bd de Guillaume Daudin et Stéphane Jourdain que je lis après "Les Contraceptés". Une fois encore, il s'agit d'une bd reportage sur un sujet tenant à la masculinité, au rôle de l'homme dans le couple et donc, par extension, sur les inégalités entre hommes et femmes. Cette fois, on se concentre sur le rôle du père, sa place dans la vie de famille et son investissement global. Plus précisément, les auteurs s'attachent à démontrer en quoi la figure du "nouveau père", ultra investi et qui serait à égalité avec la mère dans le partage des tâches liées aux enfants (et par extension aux autres tâches domestiques), est biaisée et cache en réalité une situation encore très disparate dans le couple. Comme j'ai un peu de mal à structurer mon propos, je vais commencer par les points positifs de cette bd : Le sujet est très intéressant et traité avec un certain sérieux. On sent que les deux sont très impliqués, ont envie de creuser et prennent du recul sur leur propre situation. Il n'y a pas de moment où ils se disent "ah mais non quand même on en fait déjà beaucoup", ou ce genre de truc, et c'est appréciable. La bd met bien en avant de nombreux points inégalitaires, touche juste sur plusieurs sujets et démontre bien qu'effectivement, malgré les évolutions récentes, les femmes se tapent la majorité du boulot (même dans les couples privilégiés qui ont conscience du problème). Les auteurs démontrent également bien à quel point il y a bien une arnaque du nouveau père, et une glorification de certains comportements qui semblent naturels pour les femmes. Bref, c'est un sujet important, et c'est super de le traiter et de s'y intéresser. Tous les pères devraient, au moins, s'intéresser à ce sujet. Néanmoins, plusieurs aspects négatifs me sautent aux yeux : Si je suis d'accord avec le propos global, il y a, à mes yeux, pas mal de problèmes sur celui-ci. Déjà, comme le dit Bamiléké, les deux auteurs centrent le sujet sur leur expérience à eux, et donc leur classe sociale et leur manière à eux de voir la vie. Ils appartiennent à une classe sociale favorisée et ont donc des préoccupations, des idées propres à leur classe sociale. Je crois qu'il y a deux cases dans la bd où il y a quelque chose sur le fait que c'est plus compliqué pour les pères des classes sociales défavorisées de s'impliquer. Ce n'est pas développé et c'est une grosse erreur, selon moi, car on en arrive à un bouquin qui ne s'adresse qu'aux privilégiés, à ceux qui ont les moyens sociaux et économiques de faire en sorte de bouger un peu les choses. Les autres s'en retrouvent exclus et on est quasiment dans un espèce d'entre soi parisien, qui saute aux yeux avec la réunion entre pères à la fin, où le coaching de paternité. Or, ce type de sujet touche l'ensemble des acteurs de la société et doit s'adresser à tout le monde. Un autre truc qui m'a un peu agacé est le fait que les auteurs semblent vouloir adapter le système existant pour permettre une meilleure égalité entre les parents. On nous vend des starts up ou certaines grosses boites qui ont des chartes pour concilier la vie de famille avec celle de leurs salariés et qui prennent des mesures de compensation. C'est oublier que ça ne concerne que des milieux ultra privilégiés et en de très faibles proportions (bon ok ils le disent mais très vite fait), mais c'est surtout oublier que à l'échelle de la société actuelle, une généralisation de ce type est impossible, simplement parce que le patriarcat et l'inégalité de genre est une des composantes du capitalisme qui est le mode d'organisation de notre société. Vouloir plus d'égalité entre les sexes sans s'attaquer au fondement du système économique est, à mon sens, illusoire. Il y a certes une petite revue littéraire, mais ils résument les propos à l'extrême. C'est peut-être (sûrement) une volonté de vouloir un peu dépolitiser le sujet pour toucher plus de monde, mais en ce qui me concerne ça m'agace et je trouve que le propos perd en pertinence. Après, on aurait aussi pu parler d'autres modes d'éducation, de parentalité etc., mais on s'éloigne du sujet. Sur la forme, je suis aussi un peu circonspect. J'ai trouvé la narration assez lourde, notamment les phrases du genre : "Stéphane se disait depuis quelques temps qu'il fallait qu'il fasse ceci.." où "Ça taraudait l'esprit de Guillaume". Je trouve que ça casse l'aspect docu. Enfin, et c'est la deuxième fois pour une bd de ces deux scénaristes/auteurs, je n'ai pas aimé le dessin. Je trouve les personnages figés et sans expression. Ça manque de vigueur, de chaleur. SI vous n'y connaissez rien sur ce sujet ou avez envie de vous y intéresser en partant un peu de zéro, allez y, ça se lit bien et il y a des choses très intéressantes. Si vous voulez creuser le sujet, c'est en revanche un peu léger.

25/04/2026 (modifier)