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Couverture de la série Petits contes cruels pour grands enfants pas sages
Petits contes cruels pour grands enfants pas sages

Je découvre cet auteur avec cet album, et c’est plutôt une bonne pioche. J’ai déjà bien aimé tout le côté graphique – sans doute le point fort de cet album. Chaque histoire bénéficie d’une bichromie différente (mais le rendu d'ensemble est assez chouette). Le dessin est lui aussi agréable, avec quelques airs de Tim Burton parfois. Quelques planches sont un chouia trop chargées quand même. Concernant les histoires, c’est assez éclectique et inégal. Du fantastique, de l’humour noir parfois (deux ou trois chutes sont vraiment bien vues). Mais, globalement, c’est une lecture très sympathique. Si j’ai l’occasion de tomber dessus, j’achèterai aussi l’autre recueil que l’auteur a fait paraître chez le même éditeur quelques années plus tard.

01/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Dungeon elf
Dungeon elf

Un manga de fantasy type RPG où l'on suit une elfe solitaire et surpuissante qui s'est donnée pour mission de déposer des coffres aux trésors dans des donjons, qu'elle traverse sans effort en éliminant monstres et dangers sur son passage. L'influence de la série Frieren est évidente : une elfe très âgée, quasi immortelle, surpuissante et détachée. Mais ici, Snail rejette la magie et règle tout à l'épée avec une facilité déconcertante : trancher en deux un dragon millénaire est une formalité pour elle. L'idée de base d'aller déposer les coffres dans les donjons est amusante et permet d'enchaîner des environnements variés. Le ton est assez particulier, nonchalant presque apaisant malgré les dangers, avec un côté iyashikei assumé. On suit ses explorations sans tension, ponctuées de scènes où elle cuisine les monstres qu'elle vient d'abattre, avec parfois un peu d'humour comme quand les mignons bébés monstres la mettent trop en appétit, ce qui évoque Gloutons & Dragons. Le dessin est très soigné, le trait impeccable, et les décors de donjons et de paysages grandioses sont souvent superbes, avec un vrai sens de l'ambiance inspiré des JRPG. Seul bémol, le design de l'héroïne, dont la poitrine démesurée apporte un côté aguicheur gratuit qui m'a parfois agacé. Malheureusement, il n'y a pour l'instant quasiment pas d'intrigue. Pas de véritable fil conducteur, aucun personnage secondaire doué de conscience et parole, et juste une succession de donjons et de lieux dangereux qui finit par donner une impression de répétition. C'est donc une lecture agréable et plutôt originale dans sa proposition, mais qui repose beaucoup sur son concept et son esthétique. Sans mise en place d'une vraie histoire, le risque est que l'intérêt retombe assez vite malgré ses qualités graphiques.

01/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Axolot
Axolot

Mouais. Ma médiathèque doit posséder tous les tomes je crois. J’ai emprunté les trois premiers pour découvrir la série, et je n’ai finalement lu que les deux premiers albums. Ça n’est pas illisible, et il y a même quelques récits intéressants, savoureux, amusants ou flippants. Quelques infos généralistes instructives. Mais je n’ai pas accroché plus que ça et après le deuxième album, ma lassitude l’a emporté. Je ne suis a priori pas intéressé par les changements de dessinateurs en cours de série, donc ce genre de collaborations multiples ne me siéent pas trop. Mais bon, je peux passer outre. En tous cas tous les styles cohabitent. Disons que la plupart passent bien, et que l’intérêt principal est sans doute ailleurs. Je ne connais pas le blog de Baud semble-t-il à l’origine de cette série, puisqu’il pioche dans celui-ci pour fournir la matière aux « adaptateurs. C’est clairement fourre-tout. Et donc, comme pour le dessin, c’est très inégal. Une sorte d’encyclopédie de l’étrange, où sont rassemblés des merveilles ou bizarreries de la nature, des phénomènes étranges, des personnalités plus ou moins originales, des connaissances ou découvertes scientifiques plus ou moins importantes, quelques faits-divers, etc. Le tout dans des récits qui vont d’une simple page à une dizaine généralement. Alors, certes, il y a des choses qui interpellent, qui peuvent intéresser. Mais pas tout, et l’empilement est à consommer à petite dose, par petits bouts. Je déconseille de lire tous les albums d’une traite (deux ont suffi me concernant). Je suis sûr qu’une lecture par « pastilles » sur un blog ou dans une revue serait mieux passé. Cela dit, d’autres que moi peuvent y trouver davantage leur compte. Si le concept m’a un peu déçu, c’est peut-être affaire de goûts personnels. Note réelle 2,5/5.

01/05/2026 (modifier)
Par Simili
Note: 3/5
Couverture de la série Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire
Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

Allan Karlson va fêter ses cents ans. Mais comment un homme ayant une vie aussi trépidante peut-il fêter son anniversaire dans un EHPAD .... Cette adaptation de roman nous offre des situations ubuesques à travers un siècle (XXème) marqué par les innovations et des changements politiques majeurs. C'est souvent drôle même si par moment c'est saugrenu. Mais plus c'est gros plus ça passe Non pour ma part le bémol vient du dessin. Je trouve qu'il ne met pas en valeur le scénario. En effet contrairement à Binet avec Les Bidochon ou Larcenet et Le Combat ordinaire, là la magie n'opère pas et finalement le graphisme vient un peu gâcher la fête. Dommage Note réelle 2.5/5

01/05/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Traqué dans l'espace
Traqué dans l'espace

Un one-shot sympathique à lire. Un homme se réveille dans un monde où il est le dernier terrien vivant et pour une raison nébuleuse plusieurs extraterrestres veulent le capturer. Le scénario est correct au début au fil des chapitres je l'ai plus apprécié lorsque les enjeux de l'intrigue sont dévoilés et que l'univers imaginé par les auteurs se diversifie. Les personnages sont des archétypes et j'aurais aimé qu'on approfondisse plus quelques points du scénario, mais ce n'est pas trop grave parce que l'histoire était divertissante et c'est le minium que je demande à une œuvre de fiction. Le dessin fait très film d'animation et d'ailleurs dans ma tête je visualisais facilement comment ressemblerait les scènes si c'était fait en animation. Cette impression accentue un peu le fait que c'est parfois un peu cliché avec des personnages et une structure scénaristique qui aurait totalement sa place dans un film d'animation pour enfants. Donc voilà c'est pas une histoire qui va révolutionner l'histoire de la BD, mais on passe un bon moment.

01/05/2026 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
Couverture de la série Hubert
Hubert

Je me range du côté de la majorité : j’ai trouvé cet album agréable mais pas spécialement marquant. J’ai beaucoup aimé suivre le quotidien de notre antihéros, très timide et renfermé, et clairement passionné de peinture. Je l’ai trouvé attachant – la scène de « drague » avec la voisine est à ce titre assez cocasse. L’aspect graphique intrigue, avec cette narration contemplative, faite de successions d’images d’une même scène, comme issues d’une pellicule de film… La lecture est en conséquence plutôt rapide. Le style me rappelle un peu Jon McNaught, comme le souligne déjà un autre posteur (voir Hors scène par exemple). Un album vite lu, que j’ai emprunté en bibliothèque, et qui ne figurera pas dans ma collection personnelle, mais que je suis content d’avoir lu.

30/04/2026 (modifier)
Couverture de la série Ô Verlaine
Ô Verlaine

Je suis un gros lecteur de poésie, et Jean Teulé est un auteur qui a priori m’intéresse. Mais je ne suis pas vraiment friand de la poésie de Verlaine (et je connais peu le personnage lui-même), lui préférant d’autres auteurs pour la même époque. Et si l’adaptation est fidèle (je n’ai pas lu le roman de Teulé), ça n’est clairement pas l’histoire la plus palpitante de cet auteur. Je suis donc sorti quelque peu déçu de cette lecture. Le Verlaine qui nous est présenté ici est en fin de vie et de carrière. Un bonhomme acariâtre, alcoolique, survivant sans trop lutter contre la maladie et la dèche. C’est sans doute d’ailleurs l’aspect qui m’a le plus intéressé, cette bohème mouiseuse et pleine de vie (artistes, étudiants, anarchistes), celle qui fera une certaine renommée de l’époque et de Paris, alors qu’elle choquait le bon bourgeois. Quelques personnages étonnants, amoureux de la poésie de Verlaine et le protégeant – a minima et à son insu – contre quelques vicissitudes… Mais bon, si le décor m’intéresse, je ne me suis pas vraiment passionné pour notre mourant merveilleux, ni pour les quelques aléas de l’intrigue, ou pour les dialogues. Ça se laisse lire, mais j’en attendais peut-être autre chose. Note réelle 2,5/5.

30/04/2026 (modifier)
Couverture de la série No Devil
No Devil

No Devil est la nouvelle série de Senchiro, mangaka français qui s’est déjà fait remarquer avec sa précédente série, Sweet Konkrete. Cette nouvelle série mixe romance et fantastique au travers d’une intrigue dynamique plutôt destinée à un public jeune (adolescents et jeunes adultes). Lucie, une jeune femme un peu maladroite et passionnée de musique, va croiser la route (dans le sens premier du terme) de Léo, un chasseur de démons pas des plus adroits, lui non plus. Et si cette première rencontre ne se passe pas de manière idyllique, on comprend vite que ces deux zozos ne sont pas insensibles au charme de l’autre. La situation prend cependant un tour inattendu lorsque Lucie découvre qu’elle-même se transforme en démon lorsqu’elle subit un choc émotionnel… Ce premier tome nous présente les différents personnages et l’état d’esprit de la série (action, humour, romance, fantastique). Le début est par moments un peu bordélique, avec un flash-forward et des flash-backs que je n’ai pas toujours saisis immédiatement. Plus tard, l’auteur n’hésite pas à intercaler des illustrations sans rapport direct au cœur de ses planches (on peut ainsi tomber sur une illustration de Lucie jouant de la guitare au milieu d’une planche dans laquelle elle est en discussion avec sa mère). J’ai donc eu ce sentiment que Senchiro avait du mal à se canaliser. Mais ça ne nuit pas vraiment au manga, parce qu’il y a aussi pas mal de qualités dans celui-ci (personnages attachants, dynamisme, bonne idée de départ). Tout ça pour dire que si je ne crie pas au chef d’œuvre et si je regrette certains clichés, ce premier tome est quand même sympa à lire et invite à découvrir sa suite. NB : une bande son, signée par l’auteur lui-même, est également disponible. Elle donne logiquement la part belle à la guitare électrique. Et là encore, j’ai trouvé que l’auteur avait à la fois tendance à s’éparpiller et un talent évident qui devrait mieux être canalisé.

30/04/2026 (modifier)
Couverture de la série Les Tribulations du Choucas
Les Tribulations du Choucas

J’avais lu il n’y a pas si longtemps la série mère Le Choucas, que j’avais trouvée, malgré quelques défauts, plutôt plaisante, dans un registre parfois proche des « Nestor Burma » de Léo Malet, avec un personnage à gouaille, pas mal de bons mots, de références aux polars de la « Série noire ». Même si l’un de mes albums préférés se délocalisait en Amérique du sud (« Le Choucas n’en mène pas large »), j’appréciais surtout l’atmosphère parisienne de la série. Et ici, avec cette renaissance de la série, sous un autre nom, j’y ai clairement moins trouvé mon compte. Le dessin est toujours sympathique, et agréable, mais la colorisation m’a moins convaincu. Surtout, les deux albums quittent totalement la région parisienne, le premier se situant surtout au Népal, le second au Mali. Je ne suis pas convaincu par ce changement complet d’atmosphère. Pourtant le début du second album me laissait penser que Paris, Gabin, les fondamentaux revenaient, mais en fait non. Je n’ai pas été convaincu par les intrigues non plus. D’une part les seconds rôles de la série mère sont soit abandonnés, soit utilisés dans un registre qui ne colle pas (autant Gabin pouvait jouer au Huggy les bons tuyaux à Paname, autant au Mali j’y crois moins – et son intervention est trop improbable en fin du premier album). Ensuite les histoires elles-mêmes sont moyennes. C’est carrément bordélique dans le premier tome, où je me suis rapidement désintéressé de l’enquête (comme le scénario d’ailleurs, tant c’est décousu : voir l’épisode avec les rebelles maoistes et l’improbable Sidoine, peu clair, et qui ne fait pas vraiment avancer le schmilblick – on se débarrasse d’ailleurs de Sidoine brutalement). Le deuxième album développe une enquête sans trop de digressions inutiles. Mais la résolution et la fuite du Choucas et de Gabin est quand même improbable. Les dialogues ne sont pas désagréables. Mais ils sont moins percutants et drôles (même si, épars, quelques bons mots font mouche, comme la longue tirade sur l’échac au permis de conduire du Choucas à cause d’un journal Figaro balancé, pour finir sur ce pauvre jeu de mot qui m’a fait sourire : « je comprends que tu ne sois pas solidaire du Figaro »…), il y a moins d’autodérision à la Audiard. Quasiment plus d’allusion aussi à la « Série noire ». C’est un peu de la signature de la série qui a disparu. Bref, je ne suis pas sûr que cette suite ait été nécessaire, même si ça se laisse lire. Note réelle 2,5/5.

30/04/2026 (modifier)
Par grogro
Note: 3/5
Couverture de la série Lomax - Collecteurs de Folk Songs
Lomax - Collecteurs de Folk Songs

Malgré son sujet qui me passionne, malgré le fait que Lomax soit l'une des très rares personnes dont j'aurais aimé vivre la vie, je ne lui mets que 3/5 (disons un bon 3,5) parce qu'elle est à mon sens bien trop expéditive. Le vie de notre homme (Alan, et dans une moindre mesure celle de son paternel) aurait pourtant mérité plusieurs volumes tant elle est dense et passionnante. Au passage, j'en profite pour laisser une référence à l'une des lectures les plus mémorables qu'il m'ait été donné de faire : Le pays où naquit le Blues de... Alan Lomax ! Paru aux Fondeurs de Briques, et lu pendant un été merveilleux, ce pavé de plus de 650 pages m'a transporté comme rarement. Il est tout à la fois une autobiographie ponctuées d'anecdotes proprement hallucinantes, un ouvrage de sociologie et d'Histoire, un condensé d'humanité... Bref ! Un des dix grands livres que je garderais s'il me fallait liquider ma bibliothèque. Alors oui : 3/5 parce que cette BD, en regard de la vie de Lomax (père et fils), me parait bâclée, même si le dessin me plait par ailleurs.

30/04/2026 (modifier)