Les derniers avis (48769 avis)

Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Les Petits Garçons
Les Petits Garçons

Difficile de noter cette œuvre assez atypique. Déjà, comme l'a souligné Gaston, c'est difficile de rentrer dedans lorsqu'on est pas prêt aux expressions québecoises mais surtout à l'anglais omniprésent et non-traduit, obligeant à être bilingue faute de comprendre tout. L'ensemble a une vraie justification, mais c'est brutal d'ouverture. Une fois passé le premier effet étrange, on rentre dans une BD sympathique autour de trois colocataires, dont l'une vient de revenir après un an d'absence, et enceinte de surcroit. C'est une BD en mode tranche de vie, avec trois personnages hauts en couleurs mais sympathiques, représentant une certaine jeunesse et leur vie pas tout à fait au point. Il y a des passages comiques franchement drôle, une atmosphère bon enfant et des sujets plus durs évoqués. Chacune des colocataires est attachante à sa façon, même s'il faut parfois attendre pour voir ce qui est sous la surface. Le hic c'est que la BD ne va pas spécialement quelque part et qu'elle s'arrête un peu au milieu de rien, dans un départ d'une des colocataires et sans qu'on ne sache pourquoi. Tout s'arrête soudainement, donnant l'impression d'une tranche de vie mouvementée mais un peu vaine, comme si tout revenait à sa place à la fin. C'est dommage, j'aurais apprécié une fin plus marquée sur certains aspects. Je comprends l'idée de "la vie continue", mais ça laisse un gout d'inachevé qui reste un peu trop présent en bouche. Une lecture distrayante mais pas touchante, malheureusement. Le genre de roman graphique bien fait que je vois souvent dans les rayonnages, qui se lisent et s'oublient un peu trop vite pour qu'on les trouve vraiment bon.

11/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Ton père, ce héros
Ton père, ce héros

À travers d'autres œuvres comme Robinsons père & fils ou encore "Le Footballeur du dimanche", j'avais déjà pu constater à quel point Didier Tronchet est proche de son fils. Il revient une nouvelle fois sur ce thème avec cet album, qui est en réalité l'adaptation en bande dessinée d'un roman qu'il avait publié en 2006. À l'époque, son fils Antoine avait encore moins de dix ans. C'est d'ailleurs plutôt rassurant : j'aurais trouvé étrange que l'auteur revienne sur la petite enfance de son fils dans une œuvre écrite après celles où celui-ci apparaît déjà adolescent. L'album rassemble des anecdotes tirées de cette période, des réflexions d'enfant, des situations parfois cocasses ou inattendues, que Tronchet accompagne de ses propres pensées sur la paternité, son rapport à son fils, mais aussi sur la société et le temps qui passe. L'ensemble est structuré en une succession de strips courts (généralement d'une à quatre cases), avec une mise en page assez libre qui alterne entre gags en quelques cases, dessins isolés ou petites séquences. Je suis moi-même père et je me retrouve dans pas mal de réflexions de cet autre père et dans l'amour évident qu'il porte à son enfant. Il y a dans ces pages une forme de sagesse très simple, attentive aux petits riens du quotidien et à la logique parfois désarmante des enfants. Rien n'est vraiment hilarant, rien n'est particulièrement marquant non plus, mais c'est souvent amusant et régulièrement doucement touchant. L'album dégage une réelle tendresse et une authenticité qui parleront probablement à beaucoup de parents. Tronchet évoque aussi, en filigrane, les doutes du père face à sa responsabilité et la crainte de ne pas être à la hauteur. En revanche, il a parfois tendance à revenir un peu trop souvent sur la même idée : celle que ce sont les enfants qui nous apprennent la vie, davantage que l'inverse. Ce n'est sans doute pas un album majeur dans la bibliographie de Tronchet, mais c'est une lecture sympathique et sincère, qui devrait surtout trouver un écho chez les parents.

11/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Raspoutitsa
Raspoutitsa

« Raspoutitsa » est le premier album dans lequel Dimitri traite de la Seconde guerre mondiale sur le front Est (il récidivera quelques années plus tard avec un épisode postérieur, avec Kursk - Tourmente d'acier). Cette partie « historique » de son œuvre est celle que je préfère, et ici on sent que l’auteur s’investit particulièrement. Même s’il a combattu en URSS dans les rangs de l’armée allemande, son unité n’a pas atteint Stalingrad, et donc ce récit – contrairement en partie à celui de « Kursk » – n’est pas réellement autobiographique. Mais il connait bien la situation, et il est probable que plusieurs de ses amis/ou connaissances aient pu vivre l’enfer décrit. Si c’est bien un récit de guerre, ce « Raspoutitsa » ne décrit pas ou ne glorifie pas la guerre, bien au contraire. Il se déroule dans les derniers instants de la bataille de Stalingrad, puis les mois qui ont suivi (voire les années pour le dénouement), et décrit par le menu l’horreur vécue par les soldats allemands prisonniers, souffrant du froid, de la faim, dans une sorte de marche morbide vers des camps sibériens, le chemin étant jonché de cadavres. Mais c’est l’horreur de la guerre qui est dénoncée. D’ailleurs les conditions de vie/survie des soldats soviétiques qui escortent les prisonniers de la Wehrmacht ne sont pas toujours meilleures : on assiste à la marche de zombies, un struggle for life où le hasard, la folie, la force de caractère se mêlent pour « faire le tri » entre ceux qui meurent et ceux qui vont survivre, comme c’est le cas du soldat allemand que nous suivons principalement. Certes, Dimitri n’évoque pas ce que les Allemands ont fait en URSS avant d’être repoussés, mais ça n’est pas le propos ici. On reste sur une odyssée morbide, prenante.

11/03/2026 (modifier)
Couverture de la série L'Intranquille monsieur Pessoa
L'Intranquille monsieur Pessoa

Si j’ai déjà croisé sur des rayons de librairies ou de bibliothèques des bouquins de Pessoa, je crois n’avoir jamais rien lu de lui, son œuvre m’est inconnu (même si le titre aux airs d'oxymore du "Banquier anarchiste" m'intrigue). Et j’avoue – avec déception d’ailleurs – qu’elle le reste tout autant après la lecture de cet album. En effet, celui-ci ne traite que les derniers moments de l’écrivain – même si quelques flash-backs donnent quelques informations sur sa jeunesse, ses débuts littéraires. C’est trop succinct à mon goût. Du coup, ne reste que ce vieil homme semblant attendre et accepter la mort avec calme et sérénité, ce qui accentue la relative lenteur du rythme, et la mollesse de l’histoire. Une histoire qui se laisse lire, certes, mais sans jamais passionner. Les multiples pseudonymes sous lesquels Pessoa semblent avoir publié permettent certes de dynamiser un peu la narration – surtout lorsque Pessoa semble vouloir en finir avec eux, solder les comptes avant de mourir et se mettre en ordre pour la postérité. Mais ça ne suffit pas. Ça se laisse lire – rapidement qui plus est – mais cette lecture m’a laissé sur ma faim. Note réelle 2,5/5.

10/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Sweet Paprika
Sweet Paprika

Paprika est la jolie mais irascible directrice de la création d'un éditeur à succès. Mais derrière son fort caractère se cache une âme solitaire qui aimerait trouver l'amour... et, en attendant, le sexe. La couverture m'a immédiatement attiré avec ce dessin séduisant et joliment coloré. J'ai ensuite été légèrement déçu de découvrir que l'intérieur était en noir et blanc, avec un tramage type manga un peu trop visible à mon goût. Mais on s'y habitue finalement assez vite, ce qui permet d'apprécier pleinement le trait très énergique de Mirka Andolfo. Son dessin est extrêmement vivant, avec des visages et des attitudes très expressifs qui rendent parfaitement les excès d'humeur, les fantasmes ou les angoisses des personnages. Le fait que l'univers soit peuplé d'anges et de démons est d'ailleurs assez amusant visuellement. Au fond, cet aspect fantastique n'est quasiment jamais exploité dans l'intrigue elle-même, mais il sert surtout à donner une vraie personnalité graphique et comportementale aux personnages. Et il faut reconnaître que cela rend l'héroïne particulièrement charmante et attachante dans ses contradictions. Côté histoire, j'ai trouvé l'ensemble plutôt sympathique, avec plusieurs moments où l'on se sent proche des personnages et où l'on a envie de voir évoluer leurs relations. L'autrice aborde au passage des thèmes assez actuels comme la pression sociale, le rapport au travail ou la difficulté à s'affirmer face à son éducation. Le sexe est très présent dans l'album et constitue même une part importante de l'intrigue, mais l'ensemble reste finalement plus sexy qu'érotique : c'est assez direct et décomplexé, sans être gratuit ni particulièrement explicite. Cela s'inscrit plutôt dans une comédie romantique moderne autour de la découverte de soi, des relations amoureuses et des complexes personnels. Pour clarifier, cela pourrait évoquer un registre proche de "50 Shades of Grey" s'il n'y avait heureusement une bonne dose d'humour et une énergie bien plus sympathique à mes yeux. En revanche, l'album est très long, environ 300 pages, et cela se ressent parfois. Le récit a tendance à s'étirer, notamment à cause des hésitations et des changements d'avis répétés de l'héroïne, qui peuvent finir par paraître un peu fastidieux. J'ai presque cru qu'il s'agissait de l'adaptation papier d'un webtoon tant on retrouve cette tendance caractéristique à trop rallonger la sauce. Cela ne casse pas la lecture, mais cela a légèrement dilué mon intérêt sur la durée. Malgré ces longueurs, je garde une impression globalement positive. Ce n'est peut-être pas un récit parfaitement maîtrisé, mais le dessin plein de personnalité, l'énergie des personnages et le ton à la fois léger et sensible rendent la lecture agréable. Une comédie romantique moderne, sexy et attachante, même si l'intrigue aurait sans doute gagné à être plus resserrée et l'album un peu moins long.

10/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Star Wars - Yoda
Star Wars - Yoda

Je serai moins enthousiaste que le précédent avis mais cette mini série centrée sur Yoda reste recommandable pour les amateurs de l’univers. Histoire et dessins sont dans une moyenne acceptable. Nous découvrirons le héros à différentes périodes de sa vie, il y a de bonnes idées, j’ai bien aimé voir sa relation avec Dooku (encore Jedi), comme la fil narratif sur Dagobah et cette certaine remise en question … Du boulot honnête donc, ça se lit facilement. Je ne suis pas déçu mais ça ne m’a pas non plus emporté plus que de raison. Finalement, si ma lecture a été satisfaisante, elle s’avère aussi relativement neutre pour une telle icône.

10/03/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Moi, Cléopâtre, dernière reine d'Égypte
Moi, Cléopâtre, dernière reine d'Égypte

Isabelle Dethan, une passionnée de l'histoire antique livre une biographie sur Cléopâtre. C'est un album qui m'a semblé bien documenté et qui essaie le plus possible de raconter la vraie vie de Cléopâtre loin des mythes qui tournent autour d'elle. C'est assez dense avec souvent beaucoup de textes, mais le scénario est aussi clair et facile à comprendre ce qui n'était pas facile. Non parce qu'avec toutes les intrigues à la cour d'Égypte ainsi qu'à Rome on peut facilement se mélanger, surtout lorsque plusieurs personnes portent le même nom, mais on ne se perd jamais. Cléopâtre est montrée comme une femme complexe qui est prête à tout pour protéger l'Égypte, même se débarrasser de ses frères et sœurs encombrants. Une bonne idée de Dethan est que c'est Cléopâtre elle-même qui narre sa vie tout en dialoguant avec la momie d'un ancien pharaon ainsi qu'avec son singe. Ce sont selon moi les meilleurs passages, surtout lorsque Cléopâtre essaie de justifier ses actions, cela permet de ne pas rendre cette biographie monotone et sans vie. Le dessin de Dethan est toujours aussi bon. À lire si on s'intéresse à l'histoire de l'antiquité.

10/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Liv et Bivonche
Liv et Bivonche

Liv est une jeune bergère qui vit dans les alpages. Elle devient amie avec Bivonche, un animal mi-vache mi-bison doté de pouvoirs magiques : grâce à ses cornes, la gentille petite bête peut matérialiser tout ce qu'elle désire. C'est le début de simples mais jolies aventures pleines de sourires et d'insouciance, mais ce serait sans compter sur des braconniers qui veulent s'accaparer le pouvoir de ces cornes bleues. Il s'agit de courtes aventures mignonnes, sans véritable danger, où le sourire et les fins heureuses sont forcément au rendez-vous : une série bien adaptée à un public de moins de 10 ans. Le dessin d'Amandine Rolain s'inscrit parfaitement dans cette veine : rond, coloré, lumineux, il dégage beaucoup de bonne humeur et une ambiance chaleureuse, même lorsque l'intrigue fait légèrement monter la tension. On sent que tout finira bien. Il s'en dégage aussi un petit message de protection de la nature et d'affection envers les animaux qui, associé aux éléments magiques du scénario, n'est pas sans rappeler une série comme Yakari, dans un décor plus alpestre et contemporain. C'est gentil, c'est mignon, un peu convenu peut-être, mais bien dessiné et porteur d'un message positif : typiquement le genre de petite série qu'un parent glissera volontiers entre les mains de ses enfants.

10/03/2026 (modifier)
Par Isma
Note: 3/5
Couverture de la série One Piece
One Piece

Je dois avouer que rédiger un avis un peu mitigé sur One Piece me donne presque l’impression de monter sur l’échafaud face à une armée de fans prêts à défendre la série sabre à la main. Mais bon, je me lance quand même. Au début, j’ai pourtant vraiment été conquis. L’univers imaginé par Eiichiro Oda est tout simplement incroyable : un monde immense, rempli d’îles originales, de personnages marquants, d’humour et de combats mémorables. Les premiers arcs sont très efficaces et on s’attache rapidement à l’équipage de Monkey D. Luffy et à leurs rêves. Malheureusement, au fil du temps, mon enthousiasme s’est un peu émoussé. La série devient beaucoup trop longue et j’ai l’impression que plus l’histoire avance, plus la lecture devient difficile. Le dessin me parle moins qu’au début et je trouve que certaines pages deviennent assez chargées : beaucoup de petits dialogues, un découpage parfois confus, ce qui rend certaines scènes moins fluides à lire. C’est dommage, car l’univers imaginé par Oda reste absolument fascinant et on sent derrière cette œuvre une imagination et une ambition hors normes. Mais paradoxalement, plus la série avance, plus j’ai tendance à décrocher alors que j’avais été vraiment séduit par ses débuts. D’ailleurs, j’ai fini par décrocher complètement. Il m’arrive encore de lire quelques scans par curiosité, et aussi (surtout) face à l’enthousiasme inépuisable des fans pirates, en espérant retrouver l’excitation des débuts… mais rien n’y fait. J’ai fini par abandonner... Cela reste malgré tout une œuvre marquante du manga moderne, dont l’ampleur et la créativité méritent le respect.

10/03/2026 (modifier)
Par Isma
Note: 3/5
Couverture de la série Delilah Dirk
Delilah Dirk

J’ai lu les deux tomes de Delilah Dirk et mon ressenti est un peu partagé. Le premier tome est une très bonne surprise. L’aventure est dynamique, l’univers dépaysant et les personnages sont immédiatement attachants. Delilah est une héroïne pleine d’énergie, audacieuse et imprévisible, et le duo qu’elle forme avec Selim fonctionne très bien. Il y a un vrai esprit de récit d’aventure, presque à la manière des grands romans d’exploration ou des films d’aventure classiques. La lecture est fluide, amusante et très agréable. Le deuxième tome m’a en revanche un peu moins convaincu. L’histoire m’a semblé moins marquante et j’ai eu l’impression que l’élan du premier album s’essoufflait légèrement. L’aventure reste plaisante, mais j’ai été moins embarqué et moins surpris que lors de la découverte du premier tome. Cela reste néanmoins une série très sympathique, portée par un univers original, un dessin élégant et des personnages attachants.

10/03/2026 (modifier)