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Les dernier avis (37188 avis)

Par PatrikGC
Note: 3/5
Couverture de la série Rinne
Rinne

Après la grosse déception d'Inuyasha, Rumiko Takahashi nous pond une nouvelle série un peu mieux que la précédente, une sorte de retour vers Ranma, mais on sent la fatigue par rapport à ses premières et très bonnes séries. C'est mignon, c'est assez loufoque, mais ça tourne trop autour des mêmes thèmes, dont le super répétitif "des sous, des sous, des sous, je suis fauché de chez fauché". Néanmoins, pour se détendre, ce n'est pas mal. L'auteure est ultra connue au Japon, et fort riche. Elle devrait embaucher un bataillon de scénaristes (si c'est déjà le cas, alors c'est raté) ou recycler intelligemment ses anciennes idées. J'aurais dû mettre un 2.5, mais par nostalgie, j'ai indiqué 3, surtout par rapport à Inuyasha...

05/06/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
Couverture de la série Raven
Raven

Voilà donc le nouveau récit de Mathieu Lauffray qui s'annonce comme une trilogie dans le monde de la piraterie du XVII ème siècle. Que dire du dessin, à vrai dire pas grand-chose, il est à mon avis toujours aussi bon et l'auteur fait sans aucun problème partie de mon top cinq des dessinateurs actuels. Un trait dynamique, acéré qui n'est pas sans me rappeler celui plus ancien de William Vance. Des décors fouillés, une mise en page astucieuse et efficace et puis des cases qui regorgent de détails. En ce qui concerne le scénario il est sûr que ce tome un ne va pas révolutionner le genre. Le héros à belle gueule est un peu bourrin voire même bas du front. Lady Darksee contient une petite dose de mystère dont je ne doute pas qu'il soit dévoilé au fil des tomes. Pour l'instant si je suis entièrement conquis par le graphisme de l'auteur, j'attends un peu plus de profondeur et de surprise pour la suite. Trois étoiles qui penchent vers la quatrième.

05/06/2020 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Berserk
Berserk

Après tant d'années à voir cette série trôner fièrement dans les séries de mangas les plus appréciées sur différents sites, malgré son âge canonique de 24 ans maintenant, j'ai enfin lu les tomes de Berserk que possède mon coloc. Et je ressors de ma lecture avec un sentiment plus mitigé que je n'aurais pensé au départ, même si je lui reconnais bien toute l'importance de cette BD dans la Dark Fantasy. En commençant à lire, j'avais déjà entendu parler de la façon dont l'histoire se déroulerait, c'est à dire trois tomes d'introduction, puis une douzaine de flashback expliquant toute l'histoire ayant mené à cette situation, puis la reprise de l'histoire. Et comme beaucoup, après trois tomes agréables mais qui ne sont qu'une mise en bouche, j'ai réellement adoré l'arc de l'âge d'or (tome 4 à 14) et les quelques péripéties qui ont suivi, notamment celle de l'inquisition. C'est sanglant, glauque et plutôt malsain, sombre aussi, mais avec des personnages qu'on a envie de suivre et des combats dantesques servis par un dessin qui a franchement de la gueule. Surtout que l'auteur affirme son style au fur et à mesure, produisant de la qualité presque tout du long. Malheureusement, je trouve que les tomes suivants se perdent un peu dans une histoire moins intéressante, accumulant l'humour lourdingue dont Puck est l'origine (principalement) et qui désamorce beaucoup de la tension dramatique que la série arrivait à maintenir jusque là. Les arcs narratifs s'enchainent sans réel intérêt et j'ai enchainé les dix derniers tomes sans trop de plaisir, notamment l'arc du roi de la mer qui m'a franchement paru être du remplissage. Et c'est dommage, parce qu'avec ce tome 40 j'ai enfin l'impression que l'histoire va progresser, et c'est pas dommage. Le souci, c'est que j'ai l'impression qu'on va avoir droit à beaucoup de tomes encore, avant d'avoir une fin convenable : les arcs sur Griffith, sur la sorcière, sur les enfants du forgeron, le cavalier à tête de mort ... Avant que tout ceci ne se finisse, je pense qu'il y aura une flopée de tomes, et je n'ai pas franchement l'envie de les lire ou de les attendre. Je ressors de ma lecture satisfait de celle-ci, mais sans grande envie de continuer ou attendre la suite. C'est le genre que je lirais si je connais quelqu'un qui le possède, mais je ne vais pas l'acheter. Et c'est dommage, le début m'a vraiment semblé prometteur !

05/06/2020 (modifier)
Couverture de la série Cash cowboys
Cash cowboys

L’album, relativement épais, se laisse lire facilement, c’est bien rythmé – ça joue d’ailleurs presque exclusivement sur le rythme, au détriment de la psychologie des personnages. Et là, il faut quand même être prêt à avaler quelques couleuvres, à faire fi d’une bonne partie de la crédibilité accordée à l’histoire, tellement l’action, clairement inspirée des blockbusters américains, fait presque passer certains de ces mercenaires pour des super-héros Marvel ou DC. Cela dit, si vous êtes amateur du genre, vous pouvez accrocher. Comme Ro, j’ai davantage apprécié (même si ce n’est pas forcément mon truc) la première partie à la frontière mexicaine, que la suite, moins limpide et intéressante à suivre. Mais bon, le côté super héros quasi invincible face à des hordes d’adversaires, la mise en avant d’une sorte d’équipe de Rambo, enlève hélas une bonne partie de la potentielle critique (justifiée) des sociétés de mercenaires, qui prolifèrent, dans une privatisation de la guerre qui fait advenir certaines des pires inventions de la SF. En cela, parce qu’elle avait gardé, sur un sujet proche (les entreprises de mercenaires dans les guerres actuelles), un côté crédible, j’avais trouvé plus intéressante Bagdad Inc.. Je n’ai par ailleurs pas vraiment accroché au dessin, avec des personnages aux traits quelque peu figés, et pas exempt de défauts. Pour amateur d’action sans trop de psychologie. Note réelle 2,5/5.

05/06/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le Soldat
Le Soldat

Sur cette BD, j'ai apprécié plusieurs choses. D'abord le fait qu'il s'agisse d'un one-shot avec une vraie histoire complète. J'aime ce type de format de lecture qui mène souvent à de très bonnes œuvres. Ensuite son décor de la Guerre de Sécession qui n'est pas si courant, surtout que c'est vraiment le sujet de la guerre qui est au cœur de l'intrigue, même si fondamentalement ça aurait pu être presque n'importe quelle autre guerre sans que cela modifie l'idée du récit. Et enfin son graphisme qui est de très bonne qualité, tant pour le trait que pour la colorisation. C'est une belle BD qu'on ouvre et parcourt avec plaisir. Son thème est l'observation de l'état d'esprit du soldat face au véritable impact de la guerre : la peur, la douleur et la mort. Le héros est un jeune engagé qui n'a pour le moment connu que l'entrainement et qui se demande comment il va réagir quand il sera pour de bon face à l'ennemi. Il ne veut surtout pas être un poltron et il pense qu'il va se comporter comme n'importe quel soldat, mais après tout comment se comportent vraiment les soldats une fois sur le front ? Le pauvre héros va le découvrir dans un concert d'émotions et de confusion chaotique où il aura bien du mal à se retrouver. Si sur la forme, c'est un bel ouvrage et si sur le fond l'idée est louable et menée avec sincérité et crédibilité, je n'ai finalement pas été tellement enthousiasmé par cette histoire. Je la trouve finalement un peu vaine. Et s'il fallait la résumer, on pourrait le faire un peu trop vite car il ne s'y passe finalement pas grand chose, en tout cas pas grand chose de palpitant.

05/06/2020 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
Couverture de la série Raven
Raven

Avec cette nouvelle série, Mathieu Lauffray navigue en terrain connu. Mais cette fois il est seul à la barre pour nous raconter l’histoire de Raven. Avec son coté tête brulée, ce pirate a une liste d’ennemis longue comme le bras mais il ne connait pas la peur, alors quand il entend parler d’un trésor, rien ne peut l’empêcher de partir à sa conquête… Que dire sur cette série ? Dessins soignés, cadrages maitrisés, scénario qui respecte les codes du genre, bref on ne s’ennuie pas, mais rien de nouveau sous le pavillon. Notre héros est fort, excellent navigateur, il a déjà écumé la mer des Caraïbes en long en large et en travers, il a déjà coulé un bon nombre de bateaux, et il est connu de toutes les pirates de son époque. Bien sûr il est si fort que lorsque son bateau coule avec 300 hommes à bord il est le seul à en réchapper. Et c’est donc lui qui va se lancer dans une course au trésor contre Lady Darksee, une pirate qui est tuyautée sur un fabuleux trésor par un notable qui souhaite lui échanger le butin contre le pardon pour une faute passée. Voilà comment tout cela commence et si Lauffray est habile pour mettre tout cela en image, pour donner du dynamisme à son récit grâce à son trait de crayon, il manque quand même à cette histoire deux choses. Un, un peu de suspense car pour le moment ce n’est ni le passé de la pirate, ni l’issue de la course au trésor, ni même la rencontre avec des cannibales sur l’ile qui nous tiennent en haleine. Et deux, il manque un élément original qu’on n'a pas déjà lu dans toutes les histoires de pirates. Bref c’est joli, c’est agréable à lire mais ça reste très classique pour le moment.

05/06/2020 (modifier)
Couverture de la série Raven
Raven

Raven, c’est un récit de pirates. L’histoire est très librement inspirée d’une nouvelle de Robert E. Howard ("Black Vulmea’s Vengeance"). On y retrouve toutes les balises du genre. Chasse au trésor, combats navals, beau pirate habile au sabre, belle pirate sans pitié, île peuplée de cruels et sauvages autochtones, prisonnières lascives, gouverneurs corrompus, naufragés débrouillards, aventure, trahisons et beaucoup de rebondissements. Les amateurs du genre vont adorer… sauf s’ils sont en quête de nouveauté. Au dessin, Mathieu Lauffray assure le taf. Et là aussi, les fans du dessinateur retrouveront tout ce qui fait son charme. Des décors travaillés, des personnages bien croqués, une ambiance générale bien posée, une mise en page efficace. Les dialogues sont eux aussi de qualité. C'est expressif, imagé et une pointe d'humour vient contrebalancer la noirceur de ces aventures. Pour ma part, j’ai trouvé ce récit sans surprise mais plaisant à lire. C’est du pur divertissement, fidèle aux récits du genre, avec un héros intrépide et quelque peu con sur les bords, avec des décors soignés, une ambiance très sombre dans laquelle le caractère impulsif du héros vient joliment apporter un contrepoint. Ce n’est certainement pas l’œuvre qui viendra révolutionner le genre… mais c’est clairement une série qui nous offre ce que l’on en attend. Pas mal du tout, en somme.

05/06/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Tattoo Mania
Tattoo Mania

Je ne connais rien du tout à l'univers du tatouage, que ce soit le choix des dessins et leur éventuelle signification, ni la technique du tatouage, ni l'état d'esprit des personnes tatouées et des tatoueurs eux-mêmes. Du coup, j'ai bien apprécié de pouvoir le découvrir un peu avec cette BD d'humour qui a l'air soit de s'y connaitre, soit de s'être au moins renseignée. L'ambiance est sympathique, les personnages plutôt sympas, et même si la BD ne m'a pas convaincu de me faire tatouer moi-même, j'ai plutôt bien aimé ma lecture. Par contre, je n'ai pas ri. L'humour est vraiment très plat, prévisible ou juste sans saveur. A la limite, je me serais presque passé des chutes en fin de chaque page pour me contenter de suivre les personnages et leur petit univers. Ce n'est pas une lecture que je conseillerais, mais elle m'a permis de passer le temps sans déplaisir.

04/06/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Under
Under

Je me suis arrêté de lire l'avis de NoirDésir avant d'écrire le mien car dès les premières lignes, je sentais sinon que j'allais répéter ce qu'il disait. Car en effet, on est typiquement sur une série classique de Christophe Bec. Comme à son habitude, il part d'éléments pouvant captiver le grand public, des légendes urbaines dans le cas présent, et il les combinent dans un scénario à grand spectacle aux ficelles narratives proches d'un film d'horreur de série B. Il nous plonge dans un réseau d’égouts gigantesques sous une métropole du futur où vivent des parias rejetés par la société mais aussi et surtout nombre d'animaux mutants et mortels. Vous savez, comme ces fameux crocodiles albinos géants qui rôdent sous l'eau nauséabonde. Parmi ces dangers, une colonies d'araignées tueuses et leur reine géante. Et face à cela la police des égouts, armée comme des marines d'Aliens, avec le vaillant héros à leur tête, et la belle journaliste téméraire à ses côtés. Les clichés et déjà-vus sont très nombreux dans ce scénario de même que les facilités scénaristiques, les rebondissements cousus de fil blanc et les atteintes au réalisme et à la crédibilité des actions et des comportements des personnages. Certaines scènes sont parfois risibles tant elles sonnent faux et invraisemblables, comme dans ces films d'horreur stéréotypés où vous vous exclamez "mais qu'est-ce qu'ils foutent ces idiots ?" et autres "mais comment il a fait pour s'en sortir ?". Mais si on réussit à ne pas s'en offusquer, on peut apprécier ce diptyque comme le gros divertissement qu'il est. Il permet de passer le temps sur une histoire un peu bidon mais qui vide l'esprit et est juste assez prenante pour maintenir l'attention et fournir un petite dose de plaisir. Le dessin est en outre de bonne qualité donc on est facilement plongé dans la lecture.

04/06/2020 (modifier)
Couverture de la série Under
Under

Bon, ben ici Bec fait du Bec, c’est-à-dire qu’on retrouve un certain nombre des recettes qu’il utilise à longueur de séries. C’est relativement efficace, mais du coup, la surprise ne jouant plus, même une surenchère d’action ou de côtés fantastiques n’arrive pas complètement à convaincre le lecteur blasé qu’il y a du nouveau dans les pages suivantes. Comme pour Sanctuaire ou d'autres série de Bec ou Dorison par exemple, l’essentiel de l’action se déroule dans un décor sombre – très sombre même, et dans tous les sens du terme, ici d’immenses égouts d’une ville tentaculaire, Mégalopole, dans un futur proche et indéfini. Par-delà les habituelles magouilles politiciennes en surface, des hommes de la police des égouts font face à de terribles créatures, crocodiles géants, mais surtout araignées géantes, toutes sortes de bestioles ayant muté. Bec repique aussi quelques idées du cinéma fantastique US des années cinquante, où les fourmis et autres araignées géantes étaient légion. A cela s’ajoute plusieurs clans de « parias » plus ou moins violents, des groupes vivant dans les égouts en marge de la société et de la légalité. A la tête de ces flics spéciaux, Wilson Jericho (super flic ayant atterri dans ce placard nauséabond à la suite d’une opération qui a mal tourné et qui le hante). Une belle scientifique, Sandra, spécialiste en crypto-zoologie, intègre son équipe pour ses recherches, se mettant sous la protection de Jericho et tombant sous le charme de cette « grande gueule bourrue écorchée par la vie mais ayant un cœur – et un sex appeal gros comme ça ». On sent quand même pas mal le déjà vu ! D’autant que la psychologie des personnages est des plus simplifiées. Entre ces ficelles un peu grosses et l’ambiance fantastique et oppressante utilisée comme décor et dynamiteur de l’intrigue, Bec développe son histoire, globalement bien fichue, même si, comme je l’ai dit, on reste dans une certaine routine. Et le dessin de Raffaele, classique, simple et efficace, n’est pas non plus exempt de défauts ou de facilités. Il accentue en tout le côté sombre (et parfois aussi la lecture laborieuse sur certaines scène peu claires). Une sort de série de genre, de série B bien faite et sans surprise (jusque dans la fin pas folichonne), à emprunter si l’on est amateur du genre. Note réelle 2,5/5.

04/06/2020 (modifier)