Les derniers avis (44915 avis)

Couverture de la série Sept détectives
Sept détectives

Le dernier album qu'il me restait à aviser dans cette collection (merci le thème du jour de réparer mon oubli). A l’époque, c’était la bonne surprise de la saison 2 d’une série concept assez versatile en qualité. Maintenant que tout est clôturé, je pousserai même le bouchon en précisant que c’est l’un des rares tomes à retenir des 21 albums parus. Trait et couleur ont de la personnalité, l’histoire se tient plutôt bien. L’un des rares Whodonit lus qui a retenu mon attention, rien que pour cela cet album est remarquable. Bref une aventure qui fonctionne bien même en dehors du concept 7. Franchement sympa à découvrir, je ne mets que 3* car le genre supporte mal plusieurs lectures une fois le pot aux roses connu. Ce tome donnera même naissance à une série dérivée, sobrement intitulée « Détectives », où chaque album s’attardera tour à tour sur nos protagonistes principaux. Il me manque encore les 2 derniers albums à lire mais on retrouve la même formule.

23/05/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Freinet - L'éducation en liberté
Freinet - L'éducation en liberté

2.5 Ce one-shot raconte les efforts de Célestin Freinet et de son épouse pour essayer d'implanter une éducation nouvelle basé sur l'expérience et l'esprit critique à une époque où l'éducation se résumait à apprendre par cœur ce que dit le professeur et obéir à l'autorité. Je vois donc que ce Freinet avec ses idées novatrices a fait en sorte que l'école ne soit pas toujours chiant ! Évidemment, bousculé les idées reçus ne se fera pas sans mal, surtout que Freinet est proche des communistes ce qui ne va pas plaire à tout le monde. J'ai trouvé que Freinet était un bon sujet de BD, en particulier parce qu'il est inconnu (je ne savais même pas son existence avant de lire cette biographie) sauf que ce n'est pas raconté de manière passionnante. Au final, c'est encore une biographie où on aligne les moments importants d'un personnage historique. Au moins comme l'one-shot fait plus de 150 les auteurs ont plus développés certains aspects de sa vie et surtout montrer ses méthodes pour enseigner. Ce n'est donc pas totalement inintéressant et le dessin est sympa, mais je n'ai juste pas réussi à me passionner pour la vie de Freinet. Il faut dire que son coté optimiste peut finir par agacer à la longue parce que par moment il semble un peu naïf. À emprunter si on s'intéresse au sujet de l'éducation.

23/05/2024 (modifier)
Couverture de la série Géante - Histoire de celle qui parcourut le monde à la recherche de la liberté
Géante - Histoire de celle qui parcourut le monde à la recherche de la liberté

Et bin zut !! Je m'attendais à mieux en terme de conte, moi qui pensais me régaler, je suis resté un peu en retrait de ma lecture. Un album sympa mais la magie n'a pas opéré. Déjà j'ai eu du mal avec les têtes des personnages, c'est un style mais je ne l'ai pas trouvé expressif. Dommage car c'est bien le seul gros reproche que je peux faire à la partie graphique, les reste est plutôt agréable, narration et couleurs notamment. Concernant l'histoire, il en va de même, j'ai apprécié le séquençage et la fluidité mais à chaque chapitre j'espérais que ça décolle enfin. Du coup la fin, sans être mauvaise, ne m'a pas contenté. Au final, je ne retiens malheureusement pas grand chose de l'aventure, le parcours de notre géante m'a un peu endormi. Sans doute en attendais-je trop ? mais à mes yeux, ce tome souffre de la comparaison avec d'autres séries un peu similaire (Bergères guerrières, La chevaleresse ...) qui ont su d'avantage me toucher.

23/05/2024 (modifier)
Couverture de la série Lord Gravestone
Lord Gravestone

Ce n’est qu’à la lecture de l’avis du Grand A que j’ai fait le rapprochement entre Horacio d’Alba et les auteurs. J’avais bien aimé cette précédente collaboration mais du coup à aucun moment de ma lecture des 2 tomes actuels je n’ai cherché à comparer ces 2 œuvres, j’avais plus en tête D de Ayroles et Maïorana. Ces 2 séries partagent le même cadre, vampires et époque victorienne mais s’en éloignent dans le traitement (pas plus mal). Lord Gravestone est plus classique et tourné vers l’action mais n’en reste pas moins efficace avec quelques traits d’originalité, j’ai bien apprécié ma lecture, finalement je le trouve plus proche d’un univers à la Underworld. L’histoire suit le jeune John Gravestone (au physique du Scorpion), chasseur de monstres de père en fils, dans sa quête de surpasser son père et de reconnaissance. Le scénario est fluide, on alterne passé présent, les événements s’enchaînent bien. J’ai particulièrement apprécié le personnage de la vampire, le tout ne fait pas trop manichéen et possède suffisamment d’originalité pour se démarquer dans le genre. Le dessinateur avait peut être un trait plus fin dans sa précédente série, mais ici j’ai trouvé que c’était tout aussi réussi. Une belle mise en page, des persos bien croqués, de chouettes décors … du tout bon à mes yeux, cependant il ne faut pas être allergique à ce style. Donc voilà, pas la bd du siècle mais bien réalisée et plus que sympa pour les amateurs de ce type d’univers fantastique. 3,5 MàJ après lecture du dernier tome. Je suis ennuyé, la série est plus qu’honnête mais alors qu’elle m’avait plutôt ravis jusque là, j’ai trouvé ce dernier tome en deçà des précédents, il loupe un peu le coche Je vais même arrondir ma note à l’inférieur. Graphiquement déjà, j’ai trouvé ça moins flamboyant. Alors attention, il y a du boulot mais à mes yeux plus sage et gras. En fait, les planches m’ont paru moins peaufinées et surtout les persos moins charismatiques. Ce qui est préjudiciable vu le final (qui lui me plaît bien). Du coup alors que je me faisais une joie de découvrir le fin mot, j’ai trouvé que la dernière ligne droite manquait un peu de force. Un tome un peu plan-plan jusqu’au finish où tout s’accélère. Dommage qu’il y ait un truc de perdu en cours de route autour des persos, leur trajectoire me plait mais il manque un truc pour me contenter pleinement. Ma réaction est plus proche du OK que du Whaaa.

13/11/2022 (MAJ le 23/05/2024) (modifier)
Couverture de la série Bomb X
Bomb X

Pas mieux que Le grand A, dont mon ressenti est d’ailleurs très proche. Une lecture détente, c’est bien fait, on passe un bon moment mais je trouve ce premier tome un peu chiche niveau histoire et assez capillotracté sur certains personnages (le fameux Bohémond). Disons qu’en l’état, je suis loin d’être accro, si ça lit sans déplaisir, mais il va m’en falloir plus pour la suite. Graphiquement c’est plus que convenable, malheureusement c’est pas la grosse claque. C’est fluide, bien dessiné et mis en couleurs, les doubles pages sont sympas … mais je sais pas, j’ai trouvé ça un poil trop sage, hormis la première page ça manque un peu de grandiloquence. On bouffe un peu trop de sable. Niveau histoire, pas mieux, un premier tome qui pose surtout l’ambiance et quelques enjeux (encore très flous). Il y a du mystère, un cliffhanger final … mais moins addictif que dans la série TV Lost, ou même encore que dans Muo Wang - Les éveillés une série BD abandonnée qui partage la même idée de base (des personnages de tous horizons et époques réunis au même endroit, on ne sait pas pourquoi). Donc voilà rien de honteux, quand même curieux de voir où ça va nous emmener. La préface de Bajram laisse présager une certaine ambition, mais pour l’instant on ne dépasse pas le simple pas mal. Divertissant mais on est encore sur la piste de décollage.

23/05/2024 (modifier)
Couverture de la série Le Voyage de Pistil
Le Voyage de Pistil

J'ai trouvé cette lecture pour la jeunesse sympa mais je n'ai pas réussi à vibrer outre mesure. Marco Paschetta nous offre un récit initiatique assez classique autour des valeurs d'amitié, d'entraide et de découverte du monde. L'auteur introduit une touche écologique avec la perturbation des écosystèmes à la suite des activités humaines. La scène du petit garçon est un message limpide aux plus jeunes de respecter la vie qui nous environne. L'auteur n'élude pas côté naturellement "cruel" en faisant intervenir des carnivores sans pour autant porter de jugement. Le récit est fluide et bien adapté pour des lecteurs et lectrices débutant(e)s. J'ai moins accroché sur le graphisme qui verse un peu trop dans un onirisme froid. Toutefois la construction est moderne et originale loin des standards vus mille fois. Une bonne lecture pour les plus jeunes.

23/05/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série L'Étrange Cas Barbora Š.
L'Étrange Cas Barbora Š.

J'avais lu un peu sur le cas de Barbora sur un forum reddit consacré au crime et ça soit être un des cas les plus étranges que j'ai lu de ma vie. C'est vraiment le genre de truc que si un auteur avait imaginé ça pour une fiction, j'aurais trouvé que c'est tiré par les cheveux, mais non c'est vraiment arrivé ! Les auteurs présent le cas au travers d'une journaliste qui enquête sur le cas. Je comprends que c'est pour rendre la narration excitante, mais le problème c'est qu'au final je ne savais pas trop ce qui était vraiment vrai, de la fiction ou juste de la spéculation de la part des auteurs. Et comme ils ont virés les deux garçons victimes de sévissent de la part de leur mère complétement sur le contrôle de Barbora de (je comprends ce choix) il y a déjà dès le départ des informations qui ne sont pas incus dans le livre. Il faut dire que le cas lui-même est tellement hors de l'ordinaire et qu'il y a tellement de gens qui seraient peut-être impliqué dans les étranges agissements de Barbora et de sa complice que c'est facile de s'y perdre. Les motivations des protagonistes sortent vraiment de l'ordinaire et la mère est une des personnes les plus connes que j'ai vu de ma vie. Je pensais que j'aillais lire un résume facile à comprendre sur l'affaire et ça n'a pas trop été le cas.

22/05/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Stray dogs
Stray dogs

Un thriller original vu que c'est une histoire de tueur en série vu du points de vues des chiens des femmes que le tueur tuent et qu'ils emmènent ensuite chez lui. Le scénario est bien fait même si je trouve qu'il y a un peu de facilité dans le scénario. Je peux comprendre que les chiens ont des problèmes de mémoires à court terme, mais là on dirait carrément qu'ils oublient leurs anciennes maitresses la minute qu'elles se font tuer (et en passant aucun des chiens ne réagissent trop s'ils sont présents sur les lieux du meurtre, bravo pour le travail de chien de gardes). Je peux comprendre pour ceux qui étaient des chiots, mais là certains sont clairement des adultes lorsque les gros changements dans leurs vies sont survenues. Malgré cela j'ai trouvé que le scénario était captivant. Je voulais absolument savoir ce qui allait se passer ensuite, surtout qu'il y a quelques surprises dans le scénario. En plus, le dessin mignon qui semble sortir d'une série pour enfant donne une atmosphère différente des autres thrillers. Malheureusement, la dernière partie s'arrête un peu subitement sans qu'on ait des réponses à toutes les questions. Même si on peut s'imaginer facilement les réponses, c'est un peu frustrant que ça se termine comme ça. C'est encore un polar/thriller qui est excellent durant une bonne partie et qui finit par s'écrouler à la fin. Cela reste à lire pour les amateurs du genre.

22/05/2024 (modifier)
Par Présence
Note: 3/5
Couverture de la série Chrononauts
Chrononauts

Avis pour le premier tome - Voyages dans le temps pour touristes - Ce tome constitue une histoire complète et indépendante de toute autre. Il contient les 4 épisodes de la minisérie, initialement parus en 2015, écrits par Mark Millar, dessinés et encrés par Sean Murphy, avec une mise en couleurs de Matt Hollingsworth. De nos jours, dans le sud-est de la Turquie, un guide amène Corbin Quinn dans une excavation archéologique, où se trouve un avion de chasse F-14 Tomcat, en bon état de conservation. de retour à son complexe scientifique au Texas, il explique sa trouvaille à son collègue Danny Reilly. Quelques temps plus tard, leur équipe projet réussit à envoyer une sonde spatiale à la bataille de Gettysburg en 1863. Tous les téléspectateurs pleurent en voyant un jeune garçon battre le tambour sur le champ de bataille. La suite s'annonce comme une certitude : Corbin Quinn et Danny Rilley seront les premiers êtres humains à voyager dans le temps. Depuis la création du label Millarwolrd, le scénariste Mark Millar enchaîne les projets de comics, prévendus pour l'industrie du cinéma, avec des dessinateurs top niveau. Il est difficile pour le lecteur de bouder son plaisir à l'idée de lire un comics bien dessiné (l'artiste ayant disposé du temps nécessaire pour peaufiner ses planches), avec un scénario comprenant plusieurs bonnes idées. Impossible de résister à l'attrait d'un comics dessiné par Sean Murphy, l'auteur de Punk Rock Jesus, ou encore le dessinateur de Joe the Barbarian avec Grant Morrison, ou de The Wake avec Scott Snyder. Comme sur du velours, Mark Millar a encore concocté un début de récit endiablé : c'est parti pour des voyages dans le temps. L'histoire tient en 4 épisodes, c'est-à-dire que le lecteur n'a pas le temps de s'ennuyer. le récit est mené tambour battant, la conclusion arrive pour amener une clôture nette et sans bavure (même si les auteurs ne s'interdisent pas d'écrire un deuxième tome). Sans surprise encore, le scénariste a choisi de mettre en scène 2 héros blancs, sans problèmes financiers, sans rôle féminin important. On est dans de la littérature pour jeune adolescent mâle, ou pour adulescent, du pur divertissement (il ne suffit pas de baptiser la sonde temporel Mark Twain), pour prétendre à la littérature. Millar met à profit son point de départ (pas si original que ça) pour jouer avec différentes époques. Par exemple, un personnage va recruter des soldats en 812 en Norvège, en -43 à Spartes, en 1916 en France, et en -225 à Tome. Tout ça tient sur une page, à raison d'une case par époque visitée. le lecteur n'a donc pas à craindre la leçon d'histoire, il s'agit d'un récit entièrement consacré à l'aventure et à l'action. En scénariste malin et aguerri, Millar prend soin de flatter son lectorat américain : la première scène de voyage dans le temps est donc pour la bataille de Gettysburg (mais d'un autre côté, cela se justifie par le fait qu'il s'agit d'un projet financé et réalisé par les États-Unis). La caméra temporelle ne manque pas d'immortaliser la présence d'un enfant soldat avec son tambour (larmichette et nostalgie assurées pour cette évocation historique). En tous les cas, il prend également soin de raconter une histoire avant tout visuelle. Effectivement, Sean Murphy a tout le loisir de s'en donner à cœur joie. le lecteur retrouve son habitude de dessiner des nez un peu pointus (c'est moins systématique que dans ses précédents travaux, ça dépend des personnages), de rajouter des petits traits secs sur les visages et sur quelques surfaces, pour figurer les textures, et donner l'impression que les émotions irradient des visages. Il voit avec plaisir que les personnages sourient régulièrement, montrant ainsi leur satisfaction sur leur situation, le contentement de voir leurs efforts récompensés, ou l'anticipation des résultats de leurs actions plus ou moins facétieuses. Les divers rebondissements et sauts dans le temps offrent au dessinateur des occasions multiples de se lâcher, et Sean Murphy est à chaque fois au rendez-vous. le premier visuel qui décoiffe montre le chasseur F-14 Tomcat, avec une perspective ambitieuse, et un niveau de détails remarquables. Les 3 cases consacrées à la bataille de Gettysburg sont un peu moins estomaquantes dans la mesure, où Murphy s'en tient aux compositions habituelles sur le sujet : les soldats au bivouac (belle authenticité des uniformes, des armes et des ustensiles), une scène de charge, et la vue sur l'enfant tambour. La narration visuelle monte de plusieurs crans en intensité, avec l'arrivée à Samarkand en 1504 : Danny Reilly apparaît juste devant la charge d'une cavalerie. Sean Murphy réalise un dessin occupant une double page plaçant le personnage (et le lecteur) juste sur le passage de dizaines de cavaliers bien armés, avec leurs armures, et plein d'entrain. La scène est spectaculaire à souhait, avec un dynamisme renforcé par un point de fuite savamment positionné. En outre, il ne manque pas un détail aux armures, ou aux harnachements des montures. Pour l'arrivée à Samarkand même, l'artiste dessine une vue du ciel permettant de se délecter de l'architecture de la ville de ses ornements, et des costumes de ses habitants. Il ne s'agit pas d'éventer toutes les surprises (et elles sont nombreuses) contenues dans le récit. Un seul exemple supplémentaire : lors de 2 séquences, Corbin Quinn et Danny Reilly se déplacent dans une immense demeure à New York en 1929. le lecteur laisse son regard se promener sur l'incroyable façade de la bâtisse, il observe avec curiosité les décorations intérieures, il apprécie la sophistication des tenues de soirée. Il sourit devant la pièce secrète parfaitement intégrée à l'aménagement, et son sourire s'agrandit lorsqu'il comprend quelle est son usage. Tout au long de ces 4 épisodes, Sean Murphy s'est amusé comme un gosse à donner vie à ces endroits mythiques, à représenter les costumes avec précision, à sculpter les décors avec relief, à insuffler du mouvement dans les personnages le lecteur en prend plein les yeux, sans impression d'agressivité, avec des personnages souvent aimables. Il est impossible de bouder son plaisir devant un tel spectacle sans cesse renouvelé. Mais c'est aussi un peu la limite de ce récit. Du fait du format court, les auteurs en sont réduits à s'en tenir à de brèves évocations, soit de lieux ou de faits historiques, soit des figures historiques comme Norma Jean (une brève apparition avant qu'elle ne se fasse appeler Marylin Monroe) ou Steven Patrick Morrissey (Moz, dans une séquence très drôle). D'un côté le lecteur constate que Mark Millar sait de quoi il parle ; de l'autre il est évident qu'il s'agit de figuration de luxe, sans conséquence faute de place dans ce récit ramassé. Il devient alors difficile de se débarrasser de l'impression que le scénariste case ces références pour prouver que son récit se prête à toute sorte de clins d’œil, et donc que cette trame peut être développée jusqu' à en devenir un film, ou pourquoi par une série télévisuelle (il y a même un dinosaure). L'intrigue présente un autre aspect qui empêche de prendre cette aventure grand spectacle, au sérieux. Mark Millar joue donc avec les voyages dans le temps. Très vite, il montre qu'il a choisi l'option que les interventions faites dans le passé par les 2 aventuriers n'ont aucune conséquence sur le présent. C'est l'une des règles du jeu possibles pour les voyages dans le temps. Très vite, il s'agit pour l'un des personnages de remonter dans le temps pour empêcher un autre de commettre l'irréparable. Déjà cette notion d'irréparable devient relative, voire idiote, si les actes commis dans le passé n'ont pas de conséquence dans le présent. Mais, en plus, si l'agent intervient à une date (au pif : en mars d'une année) et qu'il échoue dans sa mission, il lui suffit de recommencer quelques jours ou semaines plutôt, avec la connaissance de ce qui va se passer par la suite (c'est-à-dire en janvier ou février de la même année). Il n'a même pas besoin de se presser puisqu'il peut se déplacer dans le temps à sa guise. Millar insiste bien sur ce dernier point, en montrant même un personnage à deux endroits différents, à une même date. du coup le lecteur éprouve quelques difficultés à prendre cette histoire au sérieux. Comme la couverture l'indique, ce récit complet met en jeu des voyages dans le temps. Mark Millar a imaginé une histoire ramassé (en 4 épisodes) jouant avec les époques, pour des mélanges amusants et divertissants. Sean Murphy est le dessinateur de la situation, ne ménageant pas sa peine pour montrer au mieux les lieux, les personnages et les époques, au lecteur. le taux de divertissement est élevé, un peu obéré par l'usage primaire des voyages dans le temps, tout paradoxe temporel étant ignoré, jusqu'à aboutir à une logique trop mise à mal. Ce recueil se lit aussi 2 fois plus vite qu'un comics de superhéros de même pagination.

22/05/2024 (modifier)
Couverture de la série NOU3 (WE3)
NOU3 (WE3)

Un petit album sympathique, vite lu (l’histoire est vraiment très courte, il n’y a pas beaucoup de texte). Mais en peu de temps, l’intrigue arrive quand même à se développer, et à mettre en avant des thématiques intéressantes. En particulier l’utilisation des animaux de laboratoire (et les mauvais traitements qu’on leur inflige), l’utilisation d’animaux pour en faire des armes (ici deux chiens, un chat et un lapin, mais dans les années 1970 en pleine guerre froide, on avait bien dressé des dauphins pour placer des mines – et cela n’a sans doute jamais cessé). Une réflexion aussi sur les armes « non humaines » qui fait réfléchir à l’heure où l’intelligence artificielle est utilisée sans trop de filtre (voir ce qui se passe à Gaza). Mon seul reproche, c’est justement le manque de développement de l’histoire, des personnages (en particulier la « dresseuse », mais aussi les « méchants du gouvernement). On aurait assez facilement pu faire un diptyque sur la trame de départ. Mais ça reste une lecture agréable.

22/05/2024 (modifier)