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Les derniers avis (39305 avis)

Couverture de la série Britten et Associé
Britten et Associé

Je suis resté sur ma faim à la lecture de cette histoire. Le dessin – et la colorisation – sont intéressants, plutôt originaux, avec des nuances sombres qui dominent. Mais le trait est aussi statique (quelques airs de Götting parfois) et surtout certaines planches sont difficiles à déchiffrer (et certains textes à lire). Quant à l’intrigue, c’est une banale histoire d’enquête après un mort (assassinat, suicide ?) menée par un détective, à la demande de la veuve. Le détective en question s’appuie sur un acolyte surprenant (un banal sachet de thé, avec lequel il « dialogue : du coup, c’est assez verbeux). Surtout, le rythme est vraiment trop mollasson, et j’ai finit par m’ennuyer un peu, d’autant plus que les révélations finales n’ont pas suffi à faire sortir l’histoire d’un certain déjà vu. C’est dommage, car il y a avait quelques points originaux (dessin, personnalité du héros) qui auraient pu mener vers quelque chose de meilleur. Mais ici, si cela se laisse quand même lire, je n’y ai pas vraiment trouvé mon compte. Note réelle 2,5/5.

19/09/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 3/5
Couverture de la série Fatale (Manchette/Cabanes)
Fatale (Manchette/Cabanes)

Ayant déjà lu La Position du Tireur Couché de Tardi, je retrouve pour la seconde fois une adaptation de JP Manchette, dont je n'ai lu aucun de ses romans... Qualitativement, je ne trouve pas le dessin homogène. Les traits esquissés sont plus ou moins maîtrisés, comme si le dessinateur se précipitait par moment. Dans le style, je regrette aussi les traits réalisés pour représenter la pluie. Ce sont des détails assez fréquents quand même, et c'est dommage parce-que le style et les couleurs me plaisent énormément. On trouvera peut-être que certaines cases sont assez sombres, mais ça m'a carrément plu. Il y a eu des variations d'ambiance que je trouve franchement réussie, notamment grâce aux couleurs. Le rendu graphique des différents personnages est réussi. Leur personnalité aussi. J'ai pu ressentir mon aversion envers cette petite caste supérieure locale et j'ai bien aimé la singularité du Baron. Quant au personnage principal, il a vraiment de l'allure. Elégante et irrésistible pour bien des hommes, Aimée cache bien les motivations profondes de ses actes, même si on comprend vite qu'elle déteste les gens profiteurs de la haute. La narration à la troisième personne donne encore plus de distance et de mystère envers cette jeune femme que l'on aime suivre et regarder. Sur tout le récit, l'ambiance sombre qui domine m'a plu. Le décor mérite le détour, mention particulière pour l'épilogue dans le quartier des docks de Bléville (agglo du Havre). Je m'y suis plongé aussitôt et les auteurs ont eu la bonne idée de prendre le temps de développer la scène (plus de 10 pages). Le dessin a par moment gâché un peu ma lecture et quelques scènes manquent de remontant ou de matières pour le scénario. C'est aussi une BD d'ambiance, où le polar fait belle figure. A découvrir!

19/09/2021 (modifier)
Couverture de la série Jardin d'hiver
Jardin d'hiver

On a là un album qui développe une Science-Fiction sans esbroufe, une intrigue assez simple, avec des décors eux-aussi simples. Dit comme ça, cela ne donne pas forcément envie de s’y plonger, mais en fait cette histoire vaut vraiment le coup. Nous sommes vers 2060, plus de 30 ans après l’apparition d’une sorte de virus catastrophique, véhiculé par les végétaux, et ayant tué des millions de personnes (enfants surtout). La société a réagi radicalement, supprimant les végétaux (des paysages et de l’alimentation), de grosses firmes transnationales contrôlant la fabrication de produits alimentaires de synthèse, et faisant en sorte (avec l’aide de milices violente) de veiller à ce que personne ne contrevienne aux interdits et ne cultive et consomme des fruits ou légumes. Quelques rares irréductibles tentent de garder un lien avec l’alimentation ancienne – c’est l’un d’eux que nous allons suivre dans ses aventures. Pas d’esbroufe ai-je dit, et pas de scénario trop alambiqué. Certes, mais celui-ci parvient quand même à renouveler un peu le pitch du « grain de sable qui va bouleverser la société totalitaire ». Et il parvient aussi à développer quelques questions intéressantes (sur les inégalités, la malbouffe, le contrôle de l’information et des libertés publiques). Accessoirement, il a une résonance toute particulière avec les événements actuels (même s’il a été écrit juste avant le début de la crise liée au Covid). Album à découvrir. Note réelle 3,5/5.

18/09/2021 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série La Femme Papillon
La Femme Papillon

J'ai été peu scrupuleux sur le suivi des sorties BD de 2020, mais celle-ci est passée complètement inaperçu à mes yeux. Et je regrette un peu, c'est dommage qu'il n'y ait pas eu plus de public pour elle, qui possède tout de même certains atouts. Si j'avais des appréhensions en commençant le récit, notamment parce que les supers-héros sont très éloignés de moi, j'ai apprécié la façon dont le tout est menée, entre la première partie sur la perception des héros et de leurs potentielles modernisations, et la deuxième sur une certaine réalité sociale si ils existaient. D'autres idées fusent ça et là, comme les nombreux rêves d'héroïsme que fait le héros avant que l'on ne se rende compte qu'il ne fait que fantasmer tout cela. Par petites touches, la BD contient un discours assez bien vu sur les supers-héros et leur place actuelle. Cependant, j'ai quelques réserves aussi. L'idée de la deuxième partie, bien que bien exploitée, m'a parue de trop lorsque je l'ai vu, et assez peu adéquate avec le premier morceau de l'histoire. C'était un peu trop à mon gout, et même si j'ai pris du plaisir à découvrir cette histoire, c'était moins enthousiasmant que ce que le début laissait présager. D'autre part, certains aspects méta entre l’œuvre et la conception de son œuvre m'ont parus aussi un peu forcés. Je n'ai rien contre, mais dans le contexte ça me semblait parfois un peu trop artificiel. Le dessin fait très BD introspective, ce qui correspond bien à l'idée de l'histoire, et finalement le décalage avec la BD de super-héros marche très bien, même si les combats font un peu raide. C'est donc une BD qui a des très bonnes idées mais une réalisation qui m'a fait parfois douter un peu. J'aurais adoré le développement de l'histoire d'un comics différent et parlant plus aux jeunes générations, mais je ne suis pas non plus déçu de ce que j'ai lu. C'est un peu en deux teintes, mais c'est tout de même dommage que cette BD n'ait pas eu un peu plus d'échos, elle l'aurait mérité je pense.

18/09/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Multiversity présente Terre-X
Multiversity présente Terre-X

Parmi les nombreuses terres de l'univers de DC Comics il y en a une où les nazis ont gagné la guerre et un groupe de super-héros résistent. Cette mini-série fait suite à une histoire qui voyait les nazis gagner parce que Superman avait atterrit en Allemagne au lieu des États-Unis (donc le même principe que Red Son qui voyait Superman devenir soviet) et au fil du temps ce Superman avait fini par voir la lumière et s'est rebellé contre les nazis. Ce récit qui voit un groupe d'américain affronter des nazis est bien sur très patriotique (déjà un des personnages est l'Oncle Sam lui-même) et il faut s'attendre au discours habituel sur la grandeur de l'idéal américain même si tout n'est pas parfait et puis bon je pense que n'importe qui consommant des médias made in USA sait quel genre de discours on a droit plusieurs fois dans le récit. Tout tourne autour de l'Amérique et on voit à peine le reste du monde ce qui m'a fait me poser plusieurs interrogations durant ma lecture : pourquoi Hitler installe-t-il son gouvernement planétaire aux États-Unis au lieu de rester en Allemagne ? Ils sont passés où les alliés de l'Allemagne ? Genre c'est le Japon qui contrôle toute l'Asie ou il y a juste les nazis qui gouvernement le monde ? Il ne faut donc pas s'attendre à un univers alternatif bien pensé avec des messages politiques subtils. C'est du récit de super-héros divertissant et bien bourrin et si vous n'aimez pas ce genre de récit c'est clairement pas un comics pour vous. Ça se laisse lire (il faut dire que la narration est fluide) et il y a de bons moments, notamment les scènes avec le petit-fils d'Hitler qui est bien amusant dans le genre 'méchant bien méchant qu'on aime bien haïr'. Le dessin est bon pour du comics moderne. À lire si on n'est pas allergique aux BDs pop-corn.

18/09/2021 (modifier)
Couverture de la série Vent mauvais
Vent mauvais

On a là une histoire qui se laisse lire, qui possède un certain nombre de qualités, mais sur laquelle je ne reviendrai pas, j’en suis ressorti quelque peu sur ma faim. Nous suivons un scénariste devenant un « néorural », cherchant à s’éloigner de ses ex (femme, maitresse), de l’agitation de la capitale, de soucis financiers, pour souffler, et retrouver l’inspiration. Autour de lui gravite, outre ses relations parisiennes, ses deux filles (que tout oppose, l’une étant égoïste et capricieuse, insupportable, tandis que l’autre, boulotte et « intello », s’avère plus intéressante et finalement plus ouverte), les nouveaux voisins, souvent en guerre contre les éoliennes installées depuis peu dans le coin. Et il y a une voisine, atypique, avec laquelle les relations vont devenir très importantes. Ça se laisse lire, mais l’ensemble manque de surprises, les personnages sont souvent trop caricaturaux. C’est un peu trop « simple » à mon goût. Quant au dessin, il est un peu figé, mais ça passe, la colorisation donnant à l’ensemble un côté rafraichissant. Pour amateurs de roman graphique sans esbroufe – mais aussi sans trop de surprise… Note réelle 2,5/5.

17/09/2021 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Couleur de peau : miel
Couleur de peau : miel

J'ai enfin pu découvrir cette BD grâce aux prêts de la bibliothèque universitaire, et je suis finalement content d'avoir découvert cette série de cette façon plutôt que l'avoir achetée. Parce qu'il me semble que j'aurais assez peu envie de la relire, au final. Ce qui me dérange dans cette BD, c'est qu'au delà des deux premiers tomes, l'auteur me semble étaler un peu son idée et les tomes me parlent bien moins qu'a des personnes adoptés (qui trouvent sans doute matière dans ces volumes). De fait, malgré des idées que j'aime bien, notamment le dialogue avec sa mère, on est au final assez loin de l'intérêt que j'avais dans les deux premiers volumes. Par contre, le récit est bien emmené et très plaisant à lire. C'est le récit de son adoption, mais surtout de ses doutes et de ses angoisses à ce propos. La différence, le racisme, la question d'identité, de la filiation, tout cela ressort dans le récit au fur et à mesure des pages. C'est juste qu'une bonne partie m'intéressait moins que ce qui était dit par rapport à la Corée ou à la place des femmes dans celle-ci. Bref, on peut se poser plein de questions à la lecture de ce récit, mais globalement je n'ai pas été enchanté plus que cela au sortir des quatre tomes. Peut-être que l'ensemble d'un coup amenait une sensation de trop, en tout cas c'est ce que j'ai ressenti. Le dessin est totalement en phase avec le propos, et nous propose de belles cases et des magnifiques métaphores qui conviennent très bien à la situation. C'est un coup de crayon d'autant plus réussi qu'il laisse de l'espace, ce qui laisse une fluidité dans la lecture malgré le nombre de réflexions intérieures. C'est d'ailleurs une lecture plus rapide que je ne l'aurais cru. Pas mauvais du tout, même très bon, mais dont j'ai l'idée que je ne relirais pas forcément. Ça parlera sans doute à d'autres que moi.

17/09/2021 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
Couverture de la série Rendez-vous avec X
Rendez-vous avec X

Librement inspirée d'une émission de radio sur France Inter, "Rendez-vous avec X" cette Bd nous relate l'affaire "M. Butterfly" survenue dans les années soixante. Le principe de l'émission est de faire intervenir un supposé ancien des services secrets qui interrogé par un journaliste, Patrick Pesnot, nous livre quelques secrets d'État sur des affaires obscures. Ici nous sommes en 1964, Bernard Boursicot, dans la BD il s'appelle Prudhon, jeune comptable il est embauché à l'ambassade de France à Pékin. Il a des rêves d'exotisme, d'aventure, mais ceux-ci sont freinés par la méfiance des Chinois face aux Occidentaux. Un jour il fait la connaissance de Shi Pei Pu ancien acteur et dramaturge à l'opéra de Pékin. Fasciné par cet homme raffiné, cultivé, il se lie d'une profonde amitié avec lui. A la veille d'une mutation de Bernard, Shi Pei Pu lui apprend qu'il est en réalité une femme qui dissimule depuis des années son identité pour préserver l'honneur de sa famille. L'amitié entre les deux êtres devient un amour dangereux mis à mal par la révolution culturelle et les soupçons de trahison qui pèsent sur ceux qui fréquentent des occidentaux. Pour préserver sa relation avec sa bien-aimée et leur enfant, Bernard en vient à espionner pour le compte de la chine de Mao. Il ne soupçonne pas que Shi a encore bien des secrets pour lui qui incluent les services chinois. Ce n'est que bien des années plus tard à son retour en France dans les années 80 que Bernard et Shi Pei Pu seront arrêtés par la DST pour un procès qui dévoilera encore quelques révélations étonnantes. La BD se veut un documentaire aussi précis que possible sur les évènements aussi tant le dessin que le scénario sont fort sages au regard de ce qu'ils nous montrent, le dessin réaliste nous propose des visages assez figés, j'avoue que ce n'est pas ma tasse de thé (chinois). Au final une histoire vraie dont le héros malgré lui dira des années plus tard: " Quand j'y réfléchis, j'ai été le héros de l'histoire la plus idiote du siècle".

17/09/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Jizo
Jizo

Un manga bien particulier parce que j'ai appris après ma lecture que si la dessinatrice est japonaise, le scénariste est français. La nationalité du scénariste fait en sorte que le principal reproche que j'avais me semble encore plus justifié. Il y a plusieurs références culturelles typiquement japonaises (surtout religieuses et folkloriques) et j'aurais aimé un dossier en fin d'album qui explique un peu ces références, mais il y a en a pas. Je pensais que c'était parce que c'était des japonais qui écrivaient en premier pour le public japonais qui n'a donc pas besoin d'explications, mais ce n'est pas le cas vu que pour le moment il semblerait que le mange est seulement sortit dans le monde francophone. Bon, cela n'affecte pas trop la compréhension du récit sauf pour le sort final de la méchante sorcière (j'ai pas trop compris comment les héros ont réussi à la vaincre). Le récit est plaisant à lire sans être extraordinaire. Il y a des mystères au début et tout est bien expliqué. Le dessin est pas mal. Le gros problème que j'ai au niveau du scénario c'est que les scènes touchantes m'ont paru un peu trop larmoyantes. J'avais l'impression que les auteurs voulaient absolument que je pleure et cela a eu pour effet que ses scènes m'ont plus gonflé qu'autre chose.

16/09/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Atchoum !
Atchoum !

Je me reconnais dans l'avis de Ro. Je trouve moi aussi que les récits centrés sur la musique ne sont pas bons du tout. Il faut dire aussi que l'auteur s'intéresse à un style de musique qui me laisse indifférent. Je n'ai pas trop compris ce qu'il voulait exprimer avec le récit 'It's a beautiful day'. Sinon, le reste est pas mal sans être exceptionnel. Ce sont des histoires courtes qui ont de bonnes idées et j'ai particulièrement aimé la deuxième histoire. Si j'ai un reproche pour ces récits-là, c'est que l'humour m'a fait sourire, mais que je n'ai pas particulièrement ri. Je trouve aussi que la dernière histoire est bonne, mais un peu courte. Donc voilà c'est pas un indispensable, mais c'est à lire si on est fan du mangaka.

16/09/2021 (modifier)