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Les dernier avis (37787 avis)

Par Blue boy
Note: 3/5
Couverture de la série Les Larmes d'Ezéchiel
Les Larmes d'Ezéchiel

Il est difficile d’évoquer ce roman graphique de Matthias Lehmann, paru six ans avant celui qui l’a véritablement révélé, La Favorite. En effet, comment résumer ce récit multidirectionnel, qui part d’un deuil, se dissout dans les vapeurs d’alcool à travers un journal intime, avec comme fil conducteur le film d’un obscur réalisateur intitulé, comme l’album, « Les Larmes d’Ézéchiel ». Ce récit très personnel au titre biblique de Matthias Lehmann est si sombre qu’il est malaisé d’en distinguer les nombreux recoins renfermant des messages cachés, évoquant la mort, la dépression, le suicide ou l’autodestruction, selon des codes propres à l’auteur. En apparence, il s’agit d’un simple journal intime, celui d’une jeune femme déboussolée par une vie sentimentale compliquée, narrant ses errements dans l’alcool lorsqu’elle était plus jeune. Tout cela ne laisse pas indifférent, peut même s’avérer dérangeant, mais parvient à captiver le lecteur. Celui-ci, intrigué à force de ne rien y comprendre pourra être aspiré par la puissance morbide du dessin aux accents surréalistes. Un surréalisme imprégnant jusqu’à la narration sans cesse déstructurée et la mise en page, hautement originale, qui voit les cases errer à travers la page, quand ce n’est pas le dessin qui s’en extirpe, comme pour se dissoudre vers un néant annoncé… Une narration constituée de saynètes — il y a du tragi-comique ici — en apparence incohérentes, reliées entre elles par un fil ténu, toujours prêt à casser à cause de la tension inhérente au récit. Et pour revenir au dessin, d’un aspect proche de l’illustration, il reste le point fort de l’album de par la technique particulière de linogravure utilisée par Matthias Lehmann, spécialiste des cartes à gratter, avec cette envoûtante esthétique hachurée, mais pas seulement. On en apprécie l’expressivité et la noirceur hypnotique qui nous avait tant plu dans La Favorite, un récit qui permet de mesurer le progrès accompli sur le plan de la narration, qui souffre encore ici de tics fanzinesques et laisse la part (un peu trop) belle à l’improvisation. Néanmoins, on sera reconnaissant vis-à-vis d’Actes Sud, qui ne peut que se féliciter d’avoir cru au potentiel cet auteur à cette époque.

20/10/2020 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
Couverture de la série Don Vega
Don Vega

Cette BD m'a immédiatement attiré par sa couverture et un petit coup d'oeil rapide aux planches m'a conforté dans mon envie de lire cette revisite de Zorro. Ce héros qui a bercé tant de fois ma jeunesse et pour ne rien gâcher, j'avais déjà été séduit par le trait de Pierre Alary dans Silas Corey. Cet album avait tout pour me plaire. Une nouvelle fois je me suis régalé visuellement. J'adore ces grandes cases, ce trait précis, à la fois sérieux dans les moments graves, et plus rond, plus rigolo dans les instants légers. L'ensemble est lisible et esthétique, c'est un sans faute pour moi. Coté scénario, je ne savais pas tellement à quoi m'attendre. Qu'allait nous raconter cette version et l'histoire allait être surprenante ? On a droit à une autre version que le classique Don Diego qui se grime, saute sur Tornado pour défendre la veuve et l'orphelin. Ce n'est pas un énième épisode de Zorro qui trace un Z sur le gros ventre du sergent Garcia. C'est une version bien vue de l'origine du personnage, quand il n'était encore qu'un mythe que se racontaient les paysans pour se donner du courage pour se rebeller contre la noblesse locale qui les exploitent et les spolient de leur terres. En ça c'est bien vu, et j'ai beaucoup aimé le clin d'oeil final. Mais cela dit, si ce récit se lit avec plaisir, je l'ai trouvé un peu trop linéaire. Sans spolier et sans surprise, Don Vega finira par prendre place sous le masque, chasser le vilain à la pointe de son épée. Moi je voulais sans doute y trouver une histoire plus originale qui va à contre courant des attendus. A la réflexion je ne sais pas si c'est possible et réaliste de raconter une histoire alternative sans trahir l'esprit du héros. En tout cas, l'auteur nous livre une version sympathique sur l'origine du personnage. Et on passe un bon moment avec Don Vega.

20/10/2020 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Akira
Akira

Noter Akira, c'est un peu un défi pour moi. Akira est un manga estimé, reconnu, précurseur et symbole du manga. Décliné en anime, notamment, il fut l'un des précurseurs de la vague des mangas en France, mais aussi un manga impactant au Japon et sur la scène internationale. Admiré encore aujourd'hui, reconnu, c'est difficile de passer après tant d'éloges, de considérations et de reconnaissances. Mais, je me permets tout de même de donner mon avis qui est plus proche d'un "c'est pas mal". Je reconnais que j'ai bien apprécié les dessins, qui savent se faire impressionnants dans les détails, les rendus de destructions et les environnements. L'auteur se déchaine dans certains volumes, proposant des planches où les environnements foisonnent, presque trop parfois, et les détails abondent. De par sa représentation de Néo-Tokyo dans un rendu très cinématographique et immersif, c'est un plaisir à lire et à découvrir au fur et à mesure. Le dessin est, sans conteste, un des gros points forts de ce manga. Par contre, je dois bien dire que j'ai été moins touché par l'histoire. Akira comporte deux gros arcs narratifs, grosso-modo, et si j'étais bien pris dans le premier, entrainé jusqu'à comprendre les mystères et les idées sous-jacente de ce manga, je dois dire que la partie centrale et la fin m'ont paru inutilement longues, accumulant des scènes de destructions toujours plus impressionnantes mais creuses, des combats dantesques mais trop gros par rapport à ce qui avait été proposé au début, et quelques autres détails qui m'ont fait ralentir ma lecture, m'obligeant à me mettre plus dedans. C'est dommage, je trouvais le début et sa façon de représenter l'arme atomique plutôt bonne. Cependant, certains personnages m'ont peu convaincu, et les motivations ne sont pas toujours très claires. D'autre part, plusieurs fois j'ai senti que l'auteur utilisait ses personnages comme ressort scénaristique, ce qui me fait tiquer. On a quelques clichés un peu éculés, pas forcément mauvais, mais qui s'accumulent également. Au final, j'ai trainé la patte dans les derniers tomes, et je dois dire que j'ai trouvé la fin un peu molle par rapport au reste du livre. Il manquait quelque chose pour que ce soit réellement impactant pour moi. Je pense, en lisant cette BD, qu'elle a probablement vieilli. A mes yeux, en tout cas, elle a moins tenu la distance que d'autres mangas de la même époque (je pense notamment à Gunnm), et il me semble clair que d'autres BD ont développé ces idées ou ces univers en plus intéressant maintenant. Bref, je suis moins emballé que beaucoup d'autres par ce manga, mais je reconnais volontiers sa place dans le monde de la bande-dessinée. Akira a ouvert la voie à bien d'autres bande-dessinées, et c'est un mérite que je lui reconnais bien volontiers. Mais pour ce qui est de l'apprécier, je dois dire que je suis plus dans un "pas mal" que dans un enthousiasme débordant.

20/10/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 3/5
Couverture de la série Maori
Maori

Voilà un bon thriller comme j’aime ! Le décor de ces 2 albums est inhabituel. Vous embarquerez vers la Nouvelle Zélande pour suivre l’enquêteur de police Jack Kenu qui recherche activement les commanditaires du meurtre atroce de Sandra Witkaire, la fille de Pita Witkaire, le député maori qui se présente aux futures élections en prônant une approche économique et politique innovante. Beaucoup de rythme dans ces deux albums. Pas de temps mort. Un peu de brutalité, un zeste de violence, de l’hémoglobine, des meurtres, du suspens, des rebondissements, une fin qui tient la route … voilà la cadence infernale qui vous attend ! Vous ne lâchez pas – ce n’est tout simplement pas possible – la lecture de cette aventure aux antipodes. A découvrir également, la culture maori, à travers les tatouages des différents personnages et le fameux haka. Le trait de Giusseppe Camuncoli est un peu anguleux [et voilà pourquoi tu ne coches pas les 4 étoiles ! ]. Les personnages sont donc affublés d’expressions un peu trop rigides à mon goût. Je suis peut-être un peu trop exigeant. Mais ça reste tout à fait convenable. Les couleurs utilisées sont éclatantes et les ombrages plutôt réussis. Voilà donc un récit bien sombre qui est le mélange d’un polar et d’une chronique sociale. Belle idée d’utiliser du texte dans quelques cases, un peu comme une voix off, pour soutenir l’histoire et pour avancer plus en avant dans l’enquête. Ce n'est pourtant pas original mais c'est efficace. J’encourage vivement la lecture de ce diptyque. note 3,5

20/10/2020 (modifier)
Couverture de la série Les Etoiles du temps
Les Etoiles du temps

Deuxième incursion pour ma pomme dans l’univers de cet auteur atypique. Et pour le coup, je suis un poil déçu… mais également séduit. Victor Hussenot explore dans ce livre le concept de temps et s’invente un système de mesure qui cherche autant à intégrer la notion objective du temps que sa notion subjective. Vous l’aurez compris, nous sommes dans une approche très métaphysique de ce concept universel. L’auteur, partant d’une réflexion personnelle, questionne son entourage puis imagine son propre mode de détermination, illustré au travers d’un récit symbolique aux frontières du surréalisme. … Bon, là, je crois qu’il n’y a plus grand monde qui me lit… Je dois bien avouer avoir eu du mal à suivre Victor Hussenot dans certains de ses développements mais j’ai aimé ses questionnements et je trouve son concept de temps basé sur trois lignes différentes qui agissent chacune sur notre ressenti comme plutôt intéressant. Et puis, il ne faut pas croire que ce récit est uniquement une prise de tête pour philosophes en herbe. L’auteur fait montre de poésie tant dans son monologue que dans son dessin. C’est donc agréable à lire, dans l’ensemble, même s’il faut parfois réfléchir aux concepts développés. Au final, je regrette un peu que l’auteur ne s’attarde que sur son propre concept. Ce livre devient très personnel et j’aurais aimé qu’il développe un peu plus différentes visions de la notion de temps au travers des âges et des cultures. C’est le point faible du livre, selon moi, ce côté très nombriliste de la réflexion (alors qu’on sent bien que Victor Hussenot a appris et s’est documenté avant de se lancer dans sa propre réflexion). Le point fort vient de la légèreté de ton pour un sujet tout de même très abstrait et ardu. Légèreté encore accentuée par ce dessin tout en teintes pastel qui ne cessent de me faire penser à Folon. Mais le caractère poétique de son oeuvre, qui avait très bien fonctionné sur moi dans Les Spectateurs est ici moins présent et s'efface devant la dimension métaphysique du sujet. Voilà une œuvre atypique, donc. A emprunter avant achat car je crains que cela ne plaise pas à tout le monde. Mais pour l’audace de la démarche, je pense que cet auteur mérite le coup d’œil.

20/10/2020 (modifier)
Couverture de la série Le Monde de Lloyd Llewellyn
Le Monde de Lloyd Llewellyn

En 1997, Fantagraphics éditait une mini-intégrale des mésaventures de ce détective publiées entre 1986 et 1987, mais il n'existait pas d'édition française, c'est chose faite avec ce gros album luxueux qui regroupe la totalité des récits courts de Lloyd Llewellyn, première série de Daniel Clowes et qui ne pourra que ravir ses fans. Lloyd Llewellyn est une sorte de faux play-boy, pas très malin, qui a le chic pour se fourrer dans les embêtements, mais il est opiniâtre et prend son métier au sérieux. C'est l'environnement et les gens qu'il côtoie qui eux, ne sont pas sérieux, il est confronté à des individus dérangés, névrosés, des monstres, des nababs, des péquenots, des Martiens, des babas-cool, des femmes à fort tempérament et toute une couche de la société américaine représentative des années 50, le tout dans un univers complètement déjanté et surréaliste. Cette intégrale est l'occasion de découvrir les premiers travaux de Clowes, auteur américain très en vogue que j'avais découvert avec David Boring, mais sans en être fan, c'est un univers qui n'est pas dans mes préférences, mais je trouve qu'il gagne quand même à être connu quand on s'intéresse à la bande dessinée, disons que son univers est très atypique et peut dérouter le lecteur non habitué. C'est pourquoi cette intégrale est une oeuvre de débutant, mais qui comporte déjà ce qui constituera les éléments classiques qu'on trouve chez cet auteur : un humour potache, le goût du grotesque, les questions existentielles, philosophiques et masturbatoires de cervelle, l'attrait de la pop-culture, un certain détachement et une mélancolie étrange... Clowes puise ses thématiques au sein d'une imagerie très fifties en la détournant, tout en rendant hommage au cinéma des années 50 et en faisant un énorme clin d'oeil aux comics de la EC. A cela, s'ajoutent satire sociale et gravité qui feront l'identité de Clowes et qu'on retrouvera dans David Boring mais en plus drôle. Graphiquement, le trait n'a pas encore l'aspect stable qu'on connaitra plus tard, il est encore simple et peu abouti, agrémenté de pointillés, de trames grisées et d'aplats noirs, mais on y reconnait le style en gestation de Clowes ; il y a un peu de naïveté dans ce dessin, mais ce n'est pas dérangeant, au contraire, ça colle bien avec le sujet. A travers un contenu folklorique de plus de 30 petits récits de cette oeuvre de jeunesse, Daniel Clowes déploie ses qualités de conteur et revisite de façon décalée les clichés du cinéma noir des années 50 tout en posant les marques graphiques et narratives de son futur parcours ; je n'en raffole pas mais c'est une découverte intéressante, je crois qu'on peut parler d'un ouvrage fondateur, en tout cas ça comblera les inconditionnels de l'auteur.

20/10/2020 (modifier)
Par Josq
Note: 3/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Zaï Zaï Zaï Zaï
Zaï Zaï Zaï Zaï

Hésitant beaucoup entre 3 et 4 étoiles (on est à 3,5/5), j'avoue être un tout petit peu moins enthousiaste que la moyenne. Mais cela ne change rien au fait que j'ai passé un excellent moment en lisant cette bande dessinée, qui nous offre un bon paquet de fous rires. J'ai simplement deux petites réserves : tout d'abord, le dessin de Fabcaro, qui colle certes assez bien, mais dont le côté volontairement brouillon ne me séduit pas toujours. J'aurais préféré une patte graphique un poil plus réaliste ou cartoonesque, au choix. L'autre (toute) petite réserve est que je trouve ce type d'humour plus adapté à un style "un gag par page" plutôt qu'à une histoire complète, et d'ailleurs, cela se voit dans la structure narrative, puisque presque chaque page nous fait changer de scène pour nous présenter un gag différent, mais qui s'insère dans l'histoire globale. Toutefois, cette insertion au récit global est parfois un peu forcée, ce qui me fait dire que ça aurait mieux marché si l'auteur avait tranché carrément entre un gag par page ou une histoire complète plus unifiée. Bon, après ces quelques réserves formulées, il y a quand même plus de positif que de négatif. L'humour de Fabcaro fait souvent mouche et suscite une hilarité parfois difficile à maîtriser : on est vraiment face à une BD qui fait parfois éclater de rire, vraiment. Et ça, c'est toujours précieux ! L'humour totalement absurde et décalé de Fabcaro fait souvent merveille, avec ce ton à la fois pince-sans-rire et complètement délirant. L'odyssée homérique et très déjantée à laquelle nous convie l'auteur-dessinateur est un merveilleux moment de bande dessinée, qui nous fait voir d'un œil parfois un peu énervé, mais souvent attendri ce monde fantasmé qui correspond si bien à notre réalité tout en s'en échappant complètement. On reconnaît tellement ces politiciens qui alignent des mots sans cohérence, ces policiers qui agissent avant de réfléchir, ces bobos qui prônent la tolérance et refusent d'aider leur prochain, etc... C'est bel et bien notre monde qui est dépeint dans cette bande dessinée, mais vu sous l'angle du miroir déformant, ce qui nous garantit un rire de presque tous les instants. Au bilan, je rejoins totalement l'avis général sur le fait que cette bande dessinée constitue une vraie pépite d'humour absurde où l'on trouve tout son plaisir et je la recommande tout-à-fait à la lecture. Toutefois, je recommande encore davantage l'hilarant 1er tome de Faut pas prendre les cons pour des gens, tout aussi absurde (voire plus) et au ton bien plus mordant.

20/10/2020 (modifier)
Couverture de la série De l'autre côté de la frontière
De l'autre côté de la frontière

Voilà un polar quand même très (trop !) classique, sans grande surprise, qui plaira sans doute aux amateurs ne voulant pas trop sortir de leur zone de confort. En effet, il n’y a pas trop de rebondissements, le scénario de Fromental est assez linéaire et, sur un rythme relativement lent, les meurtres de femmes s’enchaînent, tandis que le héros (un riche romancier lui-même entouré de femmes ! – dans un dossier final, Fromental montre que le personnage est inspiré de Simenon) mène l’enquête, entre autres pour disculper son ami que tout semble – trop facilement – accuser. Rien, pas même la « résolution » de l’affaire, ne vient surprendre le lecteur, hélas. Le dessin de Berthet est lui aussi classique, un style peut-être un peu froid (la colorisation très appliquée de David y contribue), mais efficace. Il parvient en tout très bien à rendre les décors et bagnoles de l’Amérique de l’immédiat après-guerre (il l’avait déjà très bien fait, par exemple dans Pin-up). Le dossier final montre une partie de la documentation utilisée pour cet album. A lire à l’occasion. C’est bien fichu, mais manque d’originalité. Une lecture détente à emprunter plus qu’à acheter je pense. Note réelle 2,5/5.

20/10/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Green Arrow – The longbow hunters
Green Arrow – The longbow hunters

Urban Comics continue d'offrir des vieux comics qui ont marqué l'histoire de DC Comics même si elles sont moins connues du grand public que les gros classiques genre The Dark Knight Returns. Cet album présente la mini-série qui a relancé le personnage de Green Arrow à la fin des années 80 lorsque DC Comics a changé son univers. On sent l'influence des comics plus sombres qui sont sortis durant cette période. L'auteur n'a aucun problème à montrer des meurtres sanglantes. J'ai trouvé que c'était une bonne présentation de base pour le nouveau environnement de Green Arrow: sa personnalité et celle de sa campagne Black Canary sont bien définis et le couple qu'ils forment est touchant. L'auteur introduit un nouveau personnage mystérieux qui, si j'ai bien compris, va devenir très important dans la mytho de Green Arrow. Le récit est un polar avec Green Arrow qui mène l'enquête sur une série de meurtres. Le résultat est pas mal, mais au final je n'ai pas trouvé que c'était captivant. Il faut dire qu'une fois qu'on sait la solution de l'énigme, je me suis aperçu à quel point le récit manquait d'originalité. Disons que c'est pas mal et que cela me donne envie de lire la série de Green Arrow qui a suivi ensuite, mais ce n'est pas un immanquable à mes yeux. Comme avec les autres albums de cette collection, on retrouve des histoires en bonus. Il y a deux courtes histoires avec Green Arrow et/ou Black Canary. La première a comme unique intérêt d'avoir Alan Moore comme scénariste (je doute que ça aurait été publié en album si ça avait été écrit par un scénariste inconnu) et la seconde n'est pas mieux, mais a au moins un intérêt historique car elle montre un événement important dans la vie de Black Canary.

20/10/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 3/5
Couverture de la série Le Maître des crocodiles
Le Maître des crocodiles

J’ai pris cet album sans trop savoir sur quoi j’allais tomber. Ce qui m’a guidé dans mon choix, c’est tout d’abord la couverture. Et puis j’ai feuilleté rapidement... Le graphisme ou plutôt les aquarelles ont balayé mes dernières hésitations. Le pitch est séduisant. Quelques militants écologistes se rendent dans les îles Banyak pour dénoncer les ravages de la pêche à l’explosif et les conséquences à court terme sur l’environnement. Tout ne se passe pas comme convenu… Si Steven Spielberg avait choisi de mettre en avant un grand requin blanc, Stéphane Piatzszek lui a préféré inviter un énormissime crocodile au milieu des plongeurs ! Frissons garantis. Le dessin de Jean-Denis Pendanx est admirable. Les couleurs sont lumineuses. Certaines planches sont de toute beauté notamment celles sous-marines. Le bleu du ciel et de la mer et l’ocre du sable des plages sont bien évidemment très présentes. Pour le plaisir des yeux… L’histoire est plaisante. Il y a du Moby Dick dans cet album. La référence au chef d’œuvre d’Herman Melville est manifeste. Le capitaine Achab voulait se venger coût que coût de cette baleine blanche qui lui avait dévoré lors d’un précédent voyage, une jambe. Ici c’est Léonard qui souhaite se venger de la mort de son épouse dévorée par ce crocodile monstrueux. Vous rajoutez quelques scènes sanguinolentes pour obtenir un récit construit avec de l’action et un contenu écolo engagé. Cet album vous permet d’aller plus en amont du combat entre l’homme et le crocodile. L’histoire permet de s’interroger sur l’influence qu’exerce l’homme sur la nature et ces conséquences. Une BD réjouissante que je recommande.

19/10/2020 (modifier)