Yojimbot nous plonge dans un monde post-apocalyptique peuplé de robots, où l’on suit Hiro, un jeune garçon que plusieurs robots vont devoir protéger dans un environnement hostile. Un point de départ qui évoque forcément des récits de samouraïs solitaires, avec cette idée de protection, de transmission et de survie dans un monde en ruine.
Aux commandes, Sylvain Repos, à la fois scénariste et dessinateur, propose une œuvre cohérente, portée par une vraie vision. On sent rapidement où il veut nous emmener, les grandes lignes se dessinent assez vite à la lecture de la série, ce qui donne une direction claire… même si cela laisse parfois peu de surprises sur le fond.
L’univers est intéressant, avec ce mélange entre Japon féodal et science-fiction, et une ambiance qui pouvait clairement amener quelque chose de fort.
Mais voilà… j’ai trouvé l’ensemble un peu trop enfantin à mon goût. Ça manque de profondeur, de maturité dans le traitement des thèmes. On reste souvent en surface, là où il y avait clairement matière à aller plus loin, à proposer quelque chose de plus marquant.
C’est d’autant plus frustrant que visuellement, c’est très réussi. Le dessin est beau, lisible, avec une vraie identité. Et surtout, il y a un vrai travail sur les robots : ils parlent peu, mais ils existent énormément à travers leurs mouvements, leurs postures. Il y a un langage corporel très bien retranscrit, et ça, c’est clairement une réussite.
On croise aussi d’autres robots qui viennent enrichir l’univers, avec des chara-design vraiment réussis, variés et marquants. Il y a même tout un tas de jeux de mots dans leurs noms, ce qui apporte une petite touche maligne et légère. Dommage en revanche que l’antagoniste tombe un peu dans le caricatural, ce qui renforce ce côté “tout public” que j’aurais aimé voir dépassé.
Du coup, ça reste un bon moment de lecture. L’univers accroche, le visuel porte bien l’ensemble, mais il manque ce petit supplément d’âme, cette profondeur qui aurait pu en faire quelque chose de vraiment marquant.
Un album agréable, mais un peu trop sage pour vraiment s’imposer.
Je me retrouve plutôt dans l’avis d’Alix. C’est une lecture instructive, intéressante en elle-même, sur un sujet hélas de plus en plus d’actualité. Et l’avocate mise en avant, qui combat auprès des femmes victimes de violences sexistes ne peut qu’être soutenue.
Mais voilà, si l’album se laisse lire, je l’ai fait sans trop d’enthousiasme. On passe trop rapidement d’une affaire à l’autre, et notre avocate monopolise un chouia trop les cases et le récit, vampirisant un peu trop le sujet – et les victimes qu’elle défend.
Une lecture qui vaut donc avant tout pour le sujet traité, mais qui, au-delà de ce sujet, ne m’a emballé plus que ça.
De nos jours à Paris, une adolescente tente de sauver sa mère plongée dans une profonde dépression en affrontant dans son esprit une entité surnaturelle qui se nourrit des souvenirs heureux.
On sent que le récit s’adresse d’abord à un public adolescent, que ce soit dans son ton ou dans certains choix narratifs. Le fantastique est assumé sans chercher à être crédible : entre le monstre totalement noir et maléfique, ou encore ce professeur un peu excentrique, à mi-chemin entre Indiana Jones et Le Visiteur du Futur, avec ses artefacts improbables (gramophone, miroir pour entrer dans les rêves…), on est clairement dans un imaginaire codifié, accessible mais un peu naïf pour un lecteur adulte.
Cela dit, l’essentiel n’est pas là, et c’est ce qui fait que la BD fonctionne malgré tout. Derrière ces éléments un peu simplistes, il y a un fond solide : la manière dont le récit aborde la dépression et le deuil, à travers cette métaphore du monstre qui dévore les souvenirs heureux, est plutôt juste et parlante. J’ai apprécié le fait que le combat ne soit pas présenté comme quelque chose de facile ou de superficiel, mais comme une lutte qui nécessite une aide extérieure, un engagement réel, et surtout une forme de solidarité affective. Et la conclusion, sans être particulièrement surprenante, fonctionne bien, avec un vrai petit pic émotionnel au moment où l’héroïne atteint enfin son objectif.
Visuellement, l’album est assez réussi, avec un dessin lisible, des ambiances sombres bien rendues et un travail intéressant sur les contrastes entre souvenirs et réalité, même si tout cela reste dans une approche assez classique.
C’est donc une bonne BD, efficace et portée par un propos pertinent, mais dont la forme et certains ressorts restent un peu trop marqués jeunesse pour pleinement convaincre un lecteur adulte.
Après la chute d'une étoile filante sur leur maison, Zoé et Matthias voient prendre vie une fée et un super-héros qui leur proposent d'exaucer un vœu, les entraînant alors dans une aventure pleine de merveilleux jusqu'à la Lune.
C'est une bande dessinée clairement destinée à la petite jeunesse, à partir de 6 ans, et cela se ressent immédiatement dans son approche comme dans sa narration. On est ici face à un conte très simple, presque une histoire du soir mise en images, avec une aventure douce, pleine d'imaginaire et de gentillesse, qui évoque ces récits à l'ancienne qu'on raconte pour endormir les enfants et les faire rêver.
Le dessin de Stanislas s'adapte très bien à ce genre. D'apparence très simple, il n'en est pas moins bien reconnaissable, avec une grande clarté de lecture et une bonne personnalité. On est dans une ligne claire épurée, très lisible, qui va à l'essentiel et correspond parfaitement à ce type de récit. La mise en page est elle aussi minimaliste, avec souvent une seule image par page, rarement plus de trois, ce qui renforce encore cette sensation de lecture fluide et rapide.
À noter que l'album était initialement paru en noir et blanc chez Thierry Magnier, mais j'ai lu la réédition chez Les Rêveurs qui bénéficie d'une mise en couleurs qui apporte un vrai supplément de charme, avec des teintes douces en accord avec l'ambiance onirique du récit.
L'ensemble dégage un charme certain, notamment dans cette manière d'assumer pleinement le premier degré, sans chercher à complexifier ou détourner le propos. Cependant, l'album se parcourt très vite, d'autant que son scénario est volontairement enfantin, mignon et accessible. C'est là que se situe aussi sa limite pour un lecteur adulte. Il n'y a pas vraiment de second niveau de lecture, ni d'éléments permettant d'y trouver un intérêt au-delà du simple plaisir visuel ou de la nostalgie. Tout est pensé pour un jeune public, et cela peut laisser une impression de légèreté, voire de simplicité un peu trop marquée.
C'est donc une BD pleine de douceur et d'imaginaire, qui saura séduire les plus jeunes, mais qui restera sans doute trop simple pour captiver un lectorat adulte.
Une BD sur la mort et l'après, avec une idée que j'ai déjà vu exploitée dans différentes œuvres et que je ne pourrais pas qualifier d'originale. Non, ce qui est intéressant, c'est le déroulé progressif et l'histoire qui change progressivement jusqu'à se concentrer sur le personnage principal.
Le hic, c'est qu'à la lecture j'ai assez vite compris vers quoi on se dirigeait. Même si des surprises subsistent, le global était assez clair pour moi et certains retournements m'ont semblé un peu trop téléphonés, notamment parce que les autres oeuvres que j'avais vu/lu utilisaient les mêmes procédés narratifs. Je ne parle bien sur pas de plagiat, juste d'idées communes, qui finissent par se retrouver d'une histoire à l'autre.
Maintenant, ce n'est pas parce que le déroulé m'a semblé prévisible qu'il était ennuyant, d'autant que plusieurs surprises m'ont cueillis. D'ailleurs j'étais assez surpris de la révélation autour de la fille qui a un comportement très étrange, et l'idée m'a franchement fait rire. D'ailleurs quelques métaphores sont assez bien amenées dans l'ensemble et c'est la plus grande qualité que j'ai trouvé à cette BD.
La BD se laisse lire, sans aucun soucis, et je ne vous la déconseillerait pas. C'est juste qu'elle n'a pas l'attrait de la nouveauté dans le genre, et que même si elle est bien menée avec ses bonnes idées et une fin assez mignonne, elle n'est pas non plus inoubliable. Le genre de BD qui est "juste" bien, donc ni déconseillé ni hautement recommandée. En tout cas, ça ne fait pas de mal quand on tombe dessus !
Pas mal de qualités dans cet album, qui ont fait de cette lecture un réel moment de plaisir. Quelques choix scénaristiques ont cependant empêché que j’attribue plus qu’un simple 3/5. Un album que je conseille cependant, du moins si vous cherchez à vous distraire au travers d’une fiction et non à vous instruire grâce à un documentaire.
Au rayon des qualités, le dessin très lisible et expressif de Munuera. C’est agréable et facile à lire avec des personnages bien typés et des décors soignés quand l’intrigue l’exige. Petit plus en plus, la reproduction (souvent détournée) d’illustrations qui symbolisent ce festival dans notre inconscient collectif : on se souvient de ces photographies de glissades improvisées dans la boue, le dessinateur reproduit le même cadrage mais remplace le personnage de la photo par un des acteurs principaux de ce récit. Ce procédé sera utilisé plusieurs fois (et j’en ai certainement raté plus d’une) mais sans que cela ne gêne la lecture. Au contraire, ça participe à notre immersion en exploitant notre mémoire souvent inconsciente.
Le récit est lui aussi plaisant à lire. On va suivre ainsi quelques personnages fictifs tout en en croisant d’autres historiques. L’équilibre est plutôt bon même si la part fictionnelle prend le dessus sur le pan documentaire du récit. J’en ai finalement très peu appris sur le festival en lui-même mais j’ai aimé me balader dans cette foule en compagnie des personnages.
Il y a également une très bonne trouvaille scénaristique pour transcender le charisme d’un des organisateurs emblématiques du festival… que je vous laisse découvrir.
Petit bémol : le sentiment de lire un récit qui se déroule en 1969 mais avec des personnages qui pensent comme en 2026. A plusieurs reprises, j’ai une cette sensation de personnages trop modernes dans leur façon de parler comme dans leurs manières de penser par rapport à l’époque à laquelle Woodstock s’est déroulé.
Pas mal du tout, mais pas parfait pour autant. Divertissant.
Dans la forêt de Greenwood, le Club du Samedi est une bande d'amis débrouillards, composée de jeunes animaux de différentes espèces qui s'entraident au fil de petites aventures du quotidien, entre concours de pâtisserie, enquêtes et imprévus.
Au Chant des Grenouilles est une série concept dans le sens où elle réunit les mêmes scénaristes (Anaïs Halard et Barbara Canepa), tandis que chaque tome est confié à un dessinateur différent. Les six premiers albums sont ainsi illustrés successivement par Florent Sacré, Jérémie Almanza, Giovanni Rigano, Kerascoët, Alexis Nesme et Aurélie Neyret.
Le graphisme constitue clairement le principal attrait de la série. L'ensemble est très soigné, avec une colorisation douce et travaillée, et l'on sent l'influence de Barbara Canepa dans la direction artistique. Chaque tome propose un univers visuel riche, avec de très beaux décors et une vraie atmosphère, renforcée par des planches parfois proches de l'illustration. J'aime également beaucoup la présence de la carte de la forêt et des lieux visités, qui participe à cette sensation d'immersion.
Je suis en revanche plus mitigé sur le choix de multiplier les dessinateurs. Pris individuellement, chaque style a ses qualités, mais les différences sont suffisamment marquées pour créer une rupture assez nette d'un tome à l'autre. Cela m'a notamment frappé en passant du premier au second volume, avec une impression de changement d'ambiance et même de perception des personnages, dont les expressions et les visages ne renvoient plus tout à fait la même chose. Au-delà de ma préférence personnelle pour le style de Florent Sacré, cette variation nuit un peu à la continuité globale.
Sur le plan narratif, la série propose d'abord un premier cycle en trois tomes, avant de basculer vers des histoires en un tome. Les intrigues restent assez simples et clairement orientées vers un jeune public. Pour un lecteur adulte, cela peut paraître un peu léger, avec des enjeux limités et un manque global de tension narrative. Le début de la série est notamment très introductif, avec une mise en place de l'univers et des personnages qui prend le pas sur une véritable intrigue, ce qui donne parfois l'impression qu'il ne se passe pas grand-chose.
Le rythme constitue d'ailleurs un point un peu fragile. Le premier cycle m'a semblé légèrement étiré, alors que l'histoire en un tome du tome 4 (le dernier actuellement paru) est à l'inverse sont un peu trop vite lue.
Malgré cela, l'ensemble est agréable à lire. Les dialogues sont plutôt naturels et bien écrits, et j'apprécie les petites pages à vocation éducative qui viennent enrichir le récit en présentant la nature, la faune ou même quelques recettes de cuisine. Il y a aussi des choix intéressants dans la composition du groupe, notamment la présence d'une araignée et d'une chauve-souris parmi les héros, ce qui change des habituels animaux plus consensuels. Le personnage de Shadow l'araignée, en particulier, est bien exploité et apporte une touche originale. En revanche, tous les protagonistes ne sont pas aussi attachants, et certains restent un peu en retrait ou manquent de relief, ce qui limite parfois l'implication dans leurs aventures.
C'est une série visuellement très réussie, portée par une direction artistique forte et un univers plein de charme, mais dont les histoires peinent à proposer un véritable souffle narratif. Une lecture sans doute idéale pour un jeune public, mais qui laisse un peu sur sa faim lorsqu'on en attend davantage sur le fond.
2.5
Ici, Garth Ennis prend des risques et donne une nouvelle direction à sa carrière : il fait un one-shot qui se passe durant la seconde guerre mondiale ! Donc oui, c'est encore un récit de guerre d'Ennis et ses détracteurs qui trouvent qu'il ne se renouvelle pas vont encore une fois avoir raison. La grosse nouveauté est que cela se passe en Birmanie et ce sont les britanniques, aidés par les locaux ainsi que par des soldats de leurs colonies, contre les japonais. Déjà à la base on voit bien moins le front pacifique comparé à celui en Europe, mais on oublie facilement que l'Angleterre avait encore des colonies dans ce coin là et que l'empire japonais les avait envahies.
Ceux qui ont déjà lu un récit de guerre d'Ennis ne vont pas être surpris parce qu'on est en terrain connu. Ennis rend hommage à des soldats qui risquent leur vie pour affronter un ennemi dangereux qui commet des crimes de guerres. On philosophe un peu sur la vie, l'absurdité de la guerre et l'hypocrisie en général (les britanniques colonisateurs sont-ils mieux que les japonais colonisateurs ?). Ça se laisse lire et il y a quelques scènes marquantes, mais ça ressemble trop à d'autres récits de guerre se passant dans une jungle (lisez juste n'importe quoi sur la guerre du Vietnam et les grosses différences c'est le matériel de guerre et la nationalité des personnages) ou à ce qu'Ennis à déjà écrit sur le sujet pour être marquant. Comme souvent avec Ennis, il y a de bons dialogues, mais parfois ils sonnent un peu faux. Il y a des répliques qui semblent être dites par des hommes modernes qui connaissent déjà l'issue de la guerre et ce qui va arriver ensuite et pas par des soldats durant la seconde guerre mondiale.
J'aime beaucoup cet album. Je l'ai acquis il y a de nombreuses années car je suis un admirateur inconditionnel des dessins de Joe Kubert. Les histoires appartiennent au genre super-héros, mais ici avec une touche de fantastique, de magie et même de surnaturel.
Dans la première, Superman et Démon (créé par Jack Kirby) doivent combattre un druide ancestral qui revient à la vie et possède des pouvoirs sur toute la nature.
Dans la deuxième, nous rencontrons Ragman (le Loqueteux) dans une histoire de vengeance se déroulant à New York. Enfin, Hawkman et sa compagne Shayera affrontent un monstre extraterrestre d'origine informatique et hallucinatoire.
Ça vaut la peine de découvrir, par les dessins !
La thématique du voyage dans le temps (et ses variantes) engendre toujours des propositions intéressantes : cette thématique au potentiel ludique indéniable engendre forcément de beaux développements sur les doutes et regrets, un grisant vertige d'hypothèses sur ce qu'aurait pu être la vie, telle situation si... avec alors le moyen d'envisager des réponses, possiblement comiques, tragiques, mélancoliques... Les véritables réussites sont nombreuses, tant au cinéma qu'en BD, et mieux, les ratés sont rares : la plupart des propositions sont amusantes, grisantes... voire davantage. Aussi me suis-je naturellement intéressé à ce manga SF, ayant qui plus est l'avantage de se développer en deux tomes. D'autant que le film d'action de Liman avec Tom Cruise m'avait laissé un assez bon souvenir.
L'intrigue m'était donc familière et je me suis surpris à relever plus attentivement les écarts entre le film et le manga qu'à plonger dans ce monde apocalyptique. Ici, l'accent est mis sur la relation quasi-amoureuse entretenue entre le garçon et la jeune militaire chevronnée. Le ridicule est proche lorsque le titre essaie par ce biais de donner de l'épaisseur à ses personnages au cours de scènes intimistes. Surtout, l'intrigue n'avance plus via le prisme de la rectification des erreurs du passé, mais sous l'angle "shônen compatible" de la progression dans son domaine, de la personnalisation de son équipement, utilisant moins les ressources ludiques de sa thématique SF.
Côté illustrations et mise en page, c'est très dynamique et volontiers spectaculaire, malgré une esthétique des aliens plus que décevante. Par contre, l'ensemble est assez peu lisible : les tirs, explosions, coups... s'enchaînent dans un brouhaha visuel qui ne permet pas à l'intrigue d'hanter les esprits.
L'ensemble demeure plaisant, un divertissement davantage à destination des ados. La thématique, même maladroitement exploitée, fonctionne évidemment, mais le film est autrement plus recommandable que le manga.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Yojimbot
Yojimbot nous plonge dans un monde post-apocalyptique peuplé de robots, où l’on suit Hiro, un jeune garçon que plusieurs robots vont devoir protéger dans un environnement hostile. Un point de départ qui évoque forcément des récits de samouraïs solitaires, avec cette idée de protection, de transmission et de survie dans un monde en ruine. Aux commandes, Sylvain Repos, à la fois scénariste et dessinateur, propose une œuvre cohérente, portée par une vraie vision. On sent rapidement où il veut nous emmener, les grandes lignes se dessinent assez vite à la lecture de la série, ce qui donne une direction claire… même si cela laisse parfois peu de surprises sur le fond. L’univers est intéressant, avec ce mélange entre Japon féodal et science-fiction, et une ambiance qui pouvait clairement amener quelque chose de fort. Mais voilà… j’ai trouvé l’ensemble un peu trop enfantin à mon goût. Ça manque de profondeur, de maturité dans le traitement des thèmes. On reste souvent en surface, là où il y avait clairement matière à aller plus loin, à proposer quelque chose de plus marquant. C’est d’autant plus frustrant que visuellement, c’est très réussi. Le dessin est beau, lisible, avec une vraie identité. Et surtout, il y a un vrai travail sur les robots : ils parlent peu, mais ils existent énormément à travers leurs mouvements, leurs postures. Il y a un langage corporel très bien retranscrit, et ça, c’est clairement une réussite. On croise aussi d’autres robots qui viennent enrichir l’univers, avec des chara-design vraiment réussis, variés et marquants. Il y a même tout un tas de jeux de mots dans leurs noms, ce qui apporte une petite touche maligne et légère. Dommage en revanche que l’antagoniste tombe un peu dans le caricatural, ce qui renforce ce côté “tout public” que j’aurais aimé voir dépassé. Du coup, ça reste un bon moment de lecture. L’univers accroche, le visuel porte bien l’ensemble, mais il manque ce petit supplément d’âme, cette profondeur qui aurait pu en faire quelque chose de vraiment marquant. Un album agréable, mais un peu trop sage pour vraiment s’imposer.
Les Femmes ne meurent pas par hasard
Je me retrouve plutôt dans l’avis d’Alix. C’est une lecture instructive, intéressante en elle-même, sur un sujet hélas de plus en plus d’actualité. Et l’avocate mise en avant, qui combat auprès des femmes victimes de violences sexistes ne peut qu’être soutenue. Mais voilà, si l’album se laisse lire, je l’ai fait sans trop d’enthousiasme. On passe trop rapidement d’une affaire à l’autre, et notre avocate monopolise un chouia trop les cases et le récit, vampirisant un peu trop le sujet – et les victimes qu’elle défend. Une lecture qui vaut donc avant tout pour le sujet traité, mais qui, au-delà de ce sujet, ne m’a emballé plus que ça.
Le Mangeur d'espoir
De nos jours à Paris, une adolescente tente de sauver sa mère plongée dans une profonde dépression en affrontant dans son esprit une entité surnaturelle qui se nourrit des souvenirs heureux. On sent que le récit s’adresse d’abord à un public adolescent, que ce soit dans son ton ou dans certains choix narratifs. Le fantastique est assumé sans chercher à être crédible : entre le monstre totalement noir et maléfique, ou encore ce professeur un peu excentrique, à mi-chemin entre Indiana Jones et Le Visiteur du Futur, avec ses artefacts improbables (gramophone, miroir pour entrer dans les rêves…), on est clairement dans un imaginaire codifié, accessible mais un peu naïf pour un lecteur adulte. Cela dit, l’essentiel n’est pas là, et c’est ce qui fait que la BD fonctionne malgré tout. Derrière ces éléments un peu simplistes, il y a un fond solide : la manière dont le récit aborde la dépression et le deuil, à travers cette métaphore du monstre qui dévore les souvenirs heureux, est plutôt juste et parlante. J’ai apprécié le fait que le combat ne soit pas présenté comme quelque chose de facile ou de superficiel, mais comme une lutte qui nécessite une aide extérieure, un engagement réel, et surtout une forme de solidarité affective. Et la conclusion, sans être particulièrement surprenante, fonctionne bien, avec un vrai petit pic émotionnel au moment où l’héroïne atteint enfin son objectif. Visuellement, l’album est assez réussi, avec un dessin lisible, des ambiances sombres bien rendues et un travail intéressant sur les contrastes entre souvenirs et réalité, même si tout cela reste dans une approche assez classique. C’est donc une bonne BD, efficace et portée par un propos pertinent, mais dont la forme et certains ressorts restent un peu trop marqués jeunesse pour pleinement convaincre un lecteur adulte.
Deux enfants sur la Lune
Après la chute d'une étoile filante sur leur maison, Zoé et Matthias voient prendre vie une fée et un super-héros qui leur proposent d'exaucer un vœu, les entraînant alors dans une aventure pleine de merveilleux jusqu'à la Lune. C'est une bande dessinée clairement destinée à la petite jeunesse, à partir de 6 ans, et cela se ressent immédiatement dans son approche comme dans sa narration. On est ici face à un conte très simple, presque une histoire du soir mise en images, avec une aventure douce, pleine d'imaginaire et de gentillesse, qui évoque ces récits à l'ancienne qu'on raconte pour endormir les enfants et les faire rêver. Le dessin de Stanislas s'adapte très bien à ce genre. D'apparence très simple, il n'en est pas moins bien reconnaissable, avec une grande clarté de lecture et une bonne personnalité. On est dans une ligne claire épurée, très lisible, qui va à l'essentiel et correspond parfaitement à ce type de récit. La mise en page est elle aussi minimaliste, avec souvent une seule image par page, rarement plus de trois, ce qui renforce encore cette sensation de lecture fluide et rapide. À noter que l'album était initialement paru en noir et blanc chez Thierry Magnier, mais j'ai lu la réédition chez Les Rêveurs qui bénéficie d'une mise en couleurs qui apporte un vrai supplément de charme, avec des teintes douces en accord avec l'ambiance onirique du récit. L'ensemble dégage un charme certain, notamment dans cette manière d'assumer pleinement le premier degré, sans chercher à complexifier ou détourner le propos. Cependant, l'album se parcourt très vite, d'autant que son scénario est volontairement enfantin, mignon et accessible. C'est là que se situe aussi sa limite pour un lecteur adulte. Il n'y a pas vraiment de second niveau de lecture, ni d'éléments permettant d'y trouver un intérêt au-delà du simple plaisir visuel ou de la nostalgie. Tout est pensé pour un jeune public, et cela peut laisser une impression de légèreté, voire de simplicité un peu trop marquée. C'est donc une BD pleine de douceur et d'imaginaire, qui saura séduire les plus jeunes, mais qui restera sans doute trop simple pour captiver un lectorat adulte.
Le Dernier Quai
Une BD sur la mort et l'après, avec une idée que j'ai déjà vu exploitée dans différentes œuvres et que je ne pourrais pas qualifier d'originale. Non, ce qui est intéressant, c'est le déroulé progressif et l'histoire qui change progressivement jusqu'à se concentrer sur le personnage principal. Le hic, c'est qu'à la lecture j'ai assez vite compris vers quoi on se dirigeait. Même si des surprises subsistent, le global était assez clair pour moi et certains retournements m'ont semblé un peu trop téléphonés, notamment parce que les autres oeuvres que j'avais vu/lu utilisaient les mêmes procédés narratifs. Je ne parle bien sur pas de plagiat, juste d'idées communes, qui finissent par se retrouver d'une histoire à l'autre. Maintenant, ce n'est pas parce que le déroulé m'a semblé prévisible qu'il était ennuyant, d'autant que plusieurs surprises m'ont cueillis. D'ailleurs j'étais assez surpris de la révélation autour de la fille qui a un comportement très étrange, et l'idée m'a franchement fait rire. D'ailleurs quelques métaphores sont assez bien amenées dans l'ensemble et c'est la plus grande qualité que j'ai trouvé à cette BD. La BD se laisse lire, sans aucun soucis, et je ne vous la déconseillerait pas. C'est juste qu'elle n'a pas l'attrait de la nouveauté dans le genre, et que même si elle est bien menée avec ses bonnes idées et une fin assez mignonne, elle n'est pas non plus inoubliable. Le genre de BD qui est "juste" bien, donc ni déconseillé ni hautement recommandée. En tout cas, ça ne fait pas de mal quand on tombe dessus !
Woodstock 69 - Le Concert du siècle
Pas mal de qualités dans cet album, qui ont fait de cette lecture un réel moment de plaisir. Quelques choix scénaristiques ont cependant empêché que j’attribue plus qu’un simple 3/5. Un album que je conseille cependant, du moins si vous cherchez à vous distraire au travers d’une fiction et non à vous instruire grâce à un documentaire. Au rayon des qualités, le dessin très lisible et expressif de Munuera. C’est agréable et facile à lire avec des personnages bien typés et des décors soignés quand l’intrigue l’exige. Petit plus en plus, la reproduction (souvent détournée) d’illustrations qui symbolisent ce festival dans notre inconscient collectif : on se souvient de ces photographies de glissades improvisées dans la boue, le dessinateur reproduit le même cadrage mais remplace le personnage de la photo par un des acteurs principaux de ce récit. Ce procédé sera utilisé plusieurs fois (et j’en ai certainement raté plus d’une) mais sans que cela ne gêne la lecture. Au contraire, ça participe à notre immersion en exploitant notre mémoire souvent inconsciente. Le récit est lui aussi plaisant à lire. On va suivre ainsi quelques personnages fictifs tout en en croisant d’autres historiques. L’équilibre est plutôt bon même si la part fictionnelle prend le dessus sur le pan documentaire du récit. J’en ai finalement très peu appris sur le festival en lui-même mais j’ai aimé me balader dans cette foule en compagnie des personnages. Il y a également une très bonne trouvaille scénaristique pour transcender le charisme d’un des organisateurs emblématiques du festival… que je vous laisse découvrir. Petit bémol : le sentiment de lire un récit qui se déroule en 1969 mais avec des personnages qui pensent comme en 2026. A plusieurs reprises, j’ai une cette sensation de personnages trop modernes dans leur façon de parler comme dans leurs manières de penser par rapport à l’époque à laquelle Woodstock s’est déroulé. Pas mal du tout, mais pas parfait pour autant. Divertissant.
Au Chant des Grenouilles
Dans la forêt de Greenwood, le Club du Samedi est une bande d'amis débrouillards, composée de jeunes animaux de différentes espèces qui s'entraident au fil de petites aventures du quotidien, entre concours de pâtisserie, enquêtes et imprévus. Au Chant des Grenouilles est une série concept dans le sens où elle réunit les mêmes scénaristes (Anaïs Halard et Barbara Canepa), tandis que chaque tome est confié à un dessinateur différent. Les six premiers albums sont ainsi illustrés successivement par Florent Sacré, Jérémie Almanza, Giovanni Rigano, Kerascoët, Alexis Nesme et Aurélie Neyret. Le graphisme constitue clairement le principal attrait de la série. L'ensemble est très soigné, avec une colorisation douce et travaillée, et l'on sent l'influence de Barbara Canepa dans la direction artistique. Chaque tome propose un univers visuel riche, avec de très beaux décors et une vraie atmosphère, renforcée par des planches parfois proches de l'illustration. J'aime également beaucoup la présence de la carte de la forêt et des lieux visités, qui participe à cette sensation d'immersion. Je suis en revanche plus mitigé sur le choix de multiplier les dessinateurs. Pris individuellement, chaque style a ses qualités, mais les différences sont suffisamment marquées pour créer une rupture assez nette d'un tome à l'autre. Cela m'a notamment frappé en passant du premier au second volume, avec une impression de changement d'ambiance et même de perception des personnages, dont les expressions et les visages ne renvoient plus tout à fait la même chose. Au-delà de ma préférence personnelle pour le style de Florent Sacré, cette variation nuit un peu à la continuité globale. Sur le plan narratif, la série propose d'abord un premier cycle en trois tomes, avant de basculer vers des histoires en un tome. Les intrigues restent assez simples et clairement orientées vers un jeune public. Pour un lecteur adulte, cela peut paraître un peu léger, avec des enjeux limités et un manque global de tension narrative. Le début de la série est notamment très introductif, avec une mise en place de l'univers et des personnages qui prend le pas sur une véritable intrigue, ce qui donne parfois l'impression qu'il ne se passe pas grand-chose. Le rythme constitue d'ailleurs un point un peu fragile. Le premier cycle m'a semblé légèrement étiré, alors que l'histoire en un tome du tome 4 (le dernier actuellement paru) est à l'inverse sont un peu trop vite lue. Malgré cela, l'ensemble est agréable à lire. Les dialogues sont plutôt naturels et bien écrits, et j'apprécie les petites pages à vocation éducative qui viennent enrichir le récit en présentant la nature, la faune ou même quelques recettes de cuisine. Il y a aussi des choix intéressants dans la composition du groupe, notamment la présence d'une araignée et d'une chauve-souris parmi les héros, ce qui change des habituels animaux plus consensuels. Le personnage de Shadow l'araignée, en particulier, est bien exploité et apporte une touche originale. En revanche, tous les protagonistes ne sont pas aussi attachants, et certains restent un peu en retrait ou manquent de relief, ce qui limite parfois l'implication dans leurs aventures. C'est une série visuellement très réussie, portée par une direction artistique forte et un univers plein de charme, mais dont les histoires peinent à proposer un véritable souffle narratif. Une lecture sans doute idéale pour un jeune public, mais qui laisse un peu sur sa faim lorsqu'on en attend davantage sur le fond.
The Lion and the Eagle
2.5 Ici, Garth Ennis prend des risques et donne une nouvelle direction à sa carrière : il fait un one-shot qui se passe durant la seconde guerre mondiale ! Donc oui, c'est encore un récit de guerre d'Ennis et ses détracteurs qui trouvent qu'il ne se renouvelle pas vont encore une fois avoir raison. La grosse nouveauté est que cela se passe en Birmanie et ce sont les britanniques, aidés par les locaux ainsi que par des soldats de leurs colonies, contre les japonais. Déjà à la base on voit bien moins le front pacifique comparé à celui en Europe, mais on oublie facilement que l'Angleterre avait encore des colonies dans ce coin là et que l'empire japonais les avait envahies. Ceux qui ont déjà lu un récit de guerre d'Ennis ne vont pas être surpris parce qu'on est en terrain connu. Ennis rend hommage à des soldats qui risquent leur vie pour affronter un ennemi dangereux qui commet des crimes de guerres. On philosophe un peu sur la vie, l'absurdité de la guerre et l'hypocrisie en général (les britanniques colonisateurs sont-ils mieux que les japonais colonisateurs ?). Ça se laisse lire et il y a quelques scènes marquantes, mais ça ressemble trop à d'autres récits de guerre se passant dans une jungle (lisez juste n'importe quoi sur la guerre du Vietnam et les grosses différences c'est le matériel de guerre et la nationalité des personnages) ou à ce qu'Ennis à déjà écrit sur le sujet pour être marquant. Comme souvent avec Ennis, il y a de bons dialogues, mais parfois ils sonnent un peu faux. Il y a des répliques qui semblent être dites par des hommes modernes qui connaissent déjà l'issue de la guerre et ce qui va arriver ensuite et pas par des soldats durant la seconde guerre mondiale.
Superman & co.
J'aime beaucoup cet album. Je l'ai acquis il y a de nombreuses années car je suis un admirateur inconditionnel des dessins de Joe Kubert. Les histoires appartiennent au genre super-héros, mais ici avec une touche de fantastique, de magie et même de surnaturel. Dans la première, Superman et Démon (créé par Jack Kirby) doivent combattre un druide ancestral qui revient à la vie et possède des pouvoirs sur toute la nature. Dans la deuxième, nous rencontrons Ragman (le Loqueteux) dans une histoire de vengeance se déroulant à New York. Enfin, Hawkman et sa compagne Shayera affrontent un monstre extraterrestre d'origine informatique et hallucinatoire. Ça vaut la peine de découvrir, par les dessins !
All You Need is Kill
La thématique du voyage dans le temps (et ses variantes) engendre toujours des propositions intéressantes : cette thématique au potentiel ludique indéniable engendre forcément de beaux développements sur les doutes et regrets, un grisant vertige d'hypothèses sur ce qu'aurait pu être la vie, telle situation si... avec alors le moyen d'envisager des réponses, possiblement comiques, tragiques, mélancoliques... Les véritables réussites sont nombreuses, tant au cinéma qu'en BD, et mieux, les ratés sont rares : la plupart des propositions sont amusantes, grisantes... voire davantage. Aussi me suis-je naturellement intéressé à ce manga SF, ayant qui plus est l'avantage de se développer en deux tomes. D'autant que le film d'action de Liman avec Tom Cruise m'avait laissé un assez bon souvenir. L'intrigue m'était donc familière et je me suis surpris à relever plus attentivement les écarts entre le film et le manga qu'à plonger dans ce monde apocalyptique. Ici, l'accent est mis sur la relation quasi-amoureuse entretenue entre le garçon et la jeune militaire chevronnée. Le ridicule est proche lorsque le titre essaie par ce biais de donner de l'épaisseur à ses personnages au cours de scènes intimistes. Surtout, l'intrigue n'avance plus via le prisme de la rectification des erreurs du passé, mais sous l'angle "shônen compatible" de la progression dans son domaine, de la personnalisation de son équipement, utilisant moins les ressources ludiques de sa thématique SF. Côté illustrations et mise en page, c'est très dynamique et volontiers spectaculaire, malgré une esthétique des aliens plus que décevante. Par contre, l'ensemble est assez peu lisible : les tirs, explosions, coups... s'enchaînent dans un brouhaha visuel qui ne permet pas à l'intrigue d'hanter les esprits. L'ensemble demeure plaisant, un divertissement davantage à destination des ados. La thématique, même maladroitement exploitée, fonctionne évidemment, mais le film est autrement plus recommandable que le manga.