Les derniers avis (49033 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Les Mémoires de la Shoah
Les Mémoires de la Shoah

Et ben maintenant on adapte des reportages qui sont parus il y a des décennies ! Le thème de la shoah n'est pas nouveau dans le monde de la bande dessinée et je me demandais si cet album allait apporter quelques choses de neuf. Et ben on a un peu ça dans la seconde partie. Si j'ai déjà lu des témoignages de survivants de la shoah et comment ce génocide a influencé leurs enfants qui sont nés après le conflit, je n'avais jamais lu de témoignages d'enfants de nazis. C'est très intéressant et on voit une variée de témoignages, entre ceux qui renies leurs parents et d'autres qui les défends et vont jusqu'à nier la réalité en tombant dans le négationnisme. Il y a des passages vraiment intéressants, notamment ceux portant sur les rencontrent entres les enfants de survivants de l'holocauste et d'enfants de nazis. Cela dit, même si le propos est passionnant, ce n'est pas raconté de manière passionnant. La faute au dessin réaliste que j'ai trouvé franchement laid. La mise en scène est plate, même lorsque la dessinatrice essai des truc dynamiques. Dommage cela fait baisser la qualité de l'album.

05/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Adam et Eve - La Genèse
Adam et Eve - La Genèse

Cet album ne se contente pas de raconter le seul récit d'Adam et Ève comme son titre pourrait le laisser penser. Il va plus loin en intégrant aussi l'histoire d'Abel et Caïn, puis en développant l'errance de Caïn, la naissance d'Hénoch et le devenir de la ville qui porte son nom. Cette dernière partie m'a d'ailleurs surpris, car elle n'est pas détaillée de cette manière dans la Genèse (en tout cas pas à ma connaissance), contrairement à ce que pourrait laisser entendre le sous-titre de l'album. Et à l'inverse, le récit ne dit absolument rien de Seth, pourtant troisième fils d'Adam et Ève et ancêtre supposé de l'humanité dans la tradition biblique, ce qui est assez étonnant. Pour le reste, on est face à une adaptation globalement fidèle au texte. Il n'y a donc pas de grandes surprises pour qui connaît déjà la Genèse, mais l'ensemble est raconté de manière fluide, bien rythmée, et plutôt agréable à lire. Le dessin est classique mais solide, et accompagne efficacement le récit sans vraiment marquer durablement. Cette fidélité a aussi pour effet de laisser apparaître assez clairement les incohérences du texte biblique. La malédiction qui frappe Caïn est présentée comme terrible, mais ne l'empêche visiblement ni de survivre ni de fonder une famille, voire une civilisation. Et surtout, rien n'explique l'origine de sa femme, qui apparaît au détour d'une case alors qu'Adam et Ève sont censés être les seuls humains sur Terre. Le dossier documentaire en fin d'album n'apporte, lui non plus, aucun éclairage sur ces zones d'ombre : il préfère s'orienter vers une réflexion plus philosophique sur le Bien, le Mal et la figure du Diable, ce qui peut être intéressant en soi, mais laisse de côté certaines questions concrètes que le récit soulève pourtant assez naturellement. C'est une adaptation sérieuse et plutôt bien menée dans sa forme, mais qui reste très sage, sans prise de risque, et qui n'exploite pas forcément tout le potentiel de questionnement que ce texte fondateur pourrait offrir.

04/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Off
Off

Franchement bien me parait un peu excessif mais « pas mal » me semble a contrario très réducteur… Off est en fait un bon récit sans doute trop prévisible. Je suis plutôt amateur du genre (thriller d’anticipation) et je ne vais donc pas bouder mon plaisir car j’ai retrouvé les éléments attendus : des références scientifiques, des clins d’œil politiques, une vision assez sombre du futur, un dessin efficace, un rythme soutenu, un bon casting avec des personnages plus complexes qu’il n’y parait au premier abord… Et, pour le Belge que je suis, un ancrage national bien marqué avec pas mal de références faites à la situation actuelle de la Belgique. Tout est bon… mais rien n’est vraiment exceptionnel. Il manque LA super idée ou LE personnage envoûtant. Ici, le récit ronronne. Ça sent le téléfilm grand public, que l’on suit avec un plaisir coupable, en appréciant les références et le soin apporté mais durant lequel on sait pouvoir fermer les yeux cinq minutes sans perdre le fil d’un récit à la trajectoire annoncée. C’est le genre de lecture que je conseille vivement aux lecteurs ‘classiques’ (Yann135, tu devrais bien accrocher) mais je crains qu’il ne laisse sur leur faim les plus aventureux. Pas mal du tout… mais il manque un petit quelque chose pour atteindre le cran supérieur.

04/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Mina Loween
Mina Loween

Une adolescente en deuil se retrouve entraînée, le soir d'Halloween, dans le monde des morts, où elle tente de retrouver sa mère tout en affrontant des forces qui la dépassent. J'ai été assez surpris, et même un peu peiné, de découvrir que Mina Loween s'était arrêtée dès son premier tome, parce que ce début n'avait rien de honteux, loin de là. On sent clairement une œuvre encore en construction, avec des défauts de jeunesse, mais aussi un vrai potentiel qui donnait envie de lire la suite. Le dessin, notamment, démarre de manière un peu hésitante, avec des proportions parfois approximatives et un manque de volume sur certaines planches. Mais assez vite, le trait gagne en assurance, affirme une jolie personnalité et s'accompagne de couleurs travaillées qui apportent beaucoup à l'ambiance. Il y a quelque chose de sincère et de déjà assez singulier dans ce style, qui ne demandait qu'à mûrir. Même impression côté scénario. Le début peut donner l'impression d'un récit un peu adolescent, avec un cadre et des codes assez familiers autour de cette jeune héroïne plongée dans le monde des morts. Mais plus on avance, plus l'univers se révèle intéressant, avec des idées qui sortent un peu des sentiers battus, des personnages qui sonnent juste dans leurs réactions et leurs dialogues, et surtout plusieurs éléments de mystère (les crâmés, les nécromanciens, le fonctionnement de ce monde des morts) qui donnent envie d'en apprendre davantage. Ce n'est pas parfait, il y a parfois un peu trop d'informations qui s'accumulent et une narration encore un peu maladroite, mais l'ensemble est agréable à suivre. On sent qu'il y avait matière à développer quelque chose de plus ambitieux sur la durée. Du coup, difficile de ne pas regretter l'arrêt prématuré de la série. Savoir que cela tient en partie aux conditions compliquées chez Les Humanoïdes Associés à l'époque, avec des auteurs mal rémunérés, rend la chose d'autant plus amère, d'autant que cela semble s'être répété pour d'autres auteurs ces derniers temps. Quand on voit ce que ce premier tome laissait entrevoir, on se dit qu'il y avait les éléments pour construire une sympathique série.

04/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Les Folles Anecdotes de l'Histoire
Les Folles Anecdotes de l'Histoire

J'ai globalement apprécié ces deux tomes, déjà parce que le niveau graphique est vraiment solide du début à la fin. Le fait de faire appel à plusieurs dessinateurs aurait pu donner quelque chose d'inégal, mais ce n'est pas le cas : les styles varient, bien sûr, mais l'ensemble reste de bon, voire très bon niveau, avec même plusieurs signatures particulièrement marquantes. Le premier tome, consacré au sport, est celui que j'ai le plus apprécié. N'étant pas particulièrement amateur du sujet, j'y ai découvert pas mal d'anecdotes que j'ignorais complètement, parfois étonnantes, parfois franchement édifiantes, et toujours racontées avec ce mélange d'humour et de pédagogie qui fonctionne bien. Il y a un vrai plaisir à apprendre des choses sans avoir l'impression de lire quelque chose de scolaire. Le second tome m'a aussi plutôt plu, mais pour des raisons un peu différentes. Le thème des mystères et des arnaques est intéressant, mais comme je connaissais déjà une bonne partie des histoires abordées, l'effet de découverte est forcément moins présent. Et surtout, beaucoup de récits aboutissent assez rapidement à la même conclusion : les gens peuvent être étonnamment crédules, voire franchement stupides, face à certaines supercheries. Cela finit par créer une forme de répétition dans le propos, même si ça reste souvent amusant. À ce titre, l'anecdote des harengs 'pêteurs', que je ne connaissais pas du tout, est clairement celle qui m'a le plus amusé. Dans les deux cas, le format en histoires courtes fonctionne bien, même si tout est forcément un peu survolé. On picore plus qu'on ne creuse, mais l'ensemble reste divertissant, bien dessiné, bien rythmé et suffisamment instructif pour donner envie, parfois, d'aller voir plus loin.

03/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Sage
Sage

J’ai déjà lu plusieurs albums de Quentin Zuttion. Tous évoquaient largement l’homosexualité. Mais dans cet album autobiographique il le fait de façon beaucoup plus forte, prenante (même si dans son adaptation de Salon de beauté il y avait déjà une certaine noirceur – liée au développement du Sida dans la « communauté » gay. Ici Zuttion se met à vif, et propose à ses lecteurs une sorte d’analyse, de psychanalyse ouverte, ne cachant pas grand-chose de ses douleurs (l’homophobie « ordinaire » de sa famille, les violences subies durant sa jeunesse avant son coming out), et c’est un homme tiraillé par toutes sortes d’angoisses – qui le rendent presque allergique aux relations sociales, dépendant comme d’une drogue de certains réseaux sociaux. Ces angoisses sont matérialisées par des « zombies » aux yeux brillants qui le poursuivent un peu partout. L’album est vite lu, il y a peu de texte, Zuttion usant d’une narration préférant les silences et les murmures aux longues tirades. C’est une lecture intéressante, qui nous fait entrer profondément dans la psyché de l’auteur.

03/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Jours de chasse
Jours de chasse

Un Serbe – expatrié quelques temps en Finlande – revient temporairement voir ses amis d’enfance. Nous sommes aux débuts des années 1990, et la guerre civile et les nettoyages ethniques battent leur plein. Notre jeune homme va se trouver confronté à une réalité difficile à accepter. Dans une postface, Dabitch explique en quoi son histoire familiale (il est issu d’une famille serbe, et a voyagé plusieurs fois dans la région peu après les « événements ») a pu le pousser à écrire cette histoire. Une histoire qui se laisse lire. Qui traite d’un sujet douloureux, et déjà pas mal traité. Dabitch le fait de façon dépassionnée, le calme du récit tranchant avec les massacres perpétrés à l’époque (même lorsque des gens sont tués, ça reste très « calme »). Par contre j’ai trouvé que le dessin de Gonzalez – assez clivant, mais que j’avais plutôt apprécié sur d’autres séries – accentuait trop cet aspect « dépassionné ». Le style/rendu ne convient peut-être pas à ce type de récit, je ne sais pas. Une lecture intéressante, mais pas autant que je ne l’avais espéré au départ.

03/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Star Wars - Le Côté Obscur
Star Wars - Le Côté Obscur

Série globalement inégale, avec pas mal de récits assez oubliables, mais quelques tomes sortent clairement du lot. Pour moi, les meilleurs sont La Ballade de Jango Fett et Dark Maul : Fils de Dathomir. (4/5) Le premier fonctionne super bien grâce à son ambiance de chasseur de primes et un Jango vraiment charismatique. Le second est tout simplement au-dessus en termes d’écriture, plus intense et plus moderne, avec un vrai développement du personnage de Maul. À côté de ça, la plupart des récits centrés sur Dark Vador restent assez passables. (3/5) Ça se laisse lire, il y a de l’action, mais ça manque souvent de profondeur et d’impact, on est plus sur du contenu “correct” que mémorable. Au final, une série à parcourir en sélectionnant les meilleurs tomes plutôt que de tout lire.

02/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Aliénation
Aliénation

J’ai bien aimé le dessin de Beroy. Je n’avais pas trop aimé la colorisation des albums que j’avais déjà lus de lui, et ici le choix de n’utiliser que du Noir et Blanc et quelques nuances de gris donne quelque chose de bien plus agréable et abouti je trouve. L’histoire est difficile à résumer. Elle est même difficile à appréhender, j’ai mis du temps à entrer dedans, tant elle se révèle complexe. Elle se déroule sur plusieurs plans, mêle rêves et réalité, joue sur la folie. L’ambiance de l’intrigue – son point fort – s’accommode très bien du dessin et des choix de colorisation : peu de lumière, pour un récit se laisse apprivoiser lentement, sans forcément livrer toutes les clés. Un album intriguant, original.

02/05/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Ephemera
Ephemera

2.5 Tiens, un autre comics où une autrice raconte un événement traumatisant de son enfance. On suit parallèlement le personnage principal féminin (l'autrice, donc) comme adulte qui se remémore un mauvais souvenir et comme enfant qui va vivre un horrible événement. J'avoue qu'au début je ne comprenais pas trop bien où l'autrice voulait en venir jusqu'à ce que la tragédie arrive. Il y a peu de textes et l'autrice traite le tout avec pudeur. On a donc pas beaucoup d'explications, mais le lecteur peut facilement comprendre ce qui s'est passé en regardant le dessin. Après qu'on voit le passé de la femme, on va la voir accepter ce qui s'est passé et faire la paix avec son passée. La BD m'a un peu ému, mais ça se lit tellement vite qu'au final ce n'est pas une lecture qui m'a particulièrement marqué. C'est vraiment une lecture pour les fans de romans graphiques un peu contemplatif (si vous aimez l'action, vous allez vous ennuyez ferme). Le dessin est correct et sobre.

02/05/2026 (modifier)