Les derniers avis (48657 avis)

Couverture de la série Le Roi des fauves
Le Roi des fauves

Une lecture sympathique mais qui me frustre un peu. J’ai succombé au 1er tome, vraiment bon dans sa mise en place, ambiance et interrogations soulevées ; avant d’être légèrement refroidi avec la seconde moitié du diptyque, peut être plus consensuelle, mais ça m’a moins emporté et la fin ne m’a pas satisfait, non pas qu’elle soit mauvaise mais j’ai eu l’impression d’assister au tout début d’un truc … qui ne viendra jamais. Le sujet était ailleurs. J’en attendais donc plus niveau histoire mais ça reste bien sympa à suivre notamment grâce à une partie graphique de qualité.

17/02/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Cinéramdam - Tous les clichés du cinéma
Cinéramdam - Tous les clichés du cinéma

Recueil de gags passant en revue toute une série de clichés du cinéma, de l’horreur au film de guerre en passant par la comédie romantique ou le western. Le méchant qui révèle son plan, les héros qui se séparent au pire moment, ou encore le hacker qui a 30 secondes pour s'introduire dans le serveur du Pentagone ; cette BD s'amuse de l'absurdité de ces poncifs et de leur logique. Graphiquement, j'ai beaucoup apprécié. Le trait rond de Witko fonctionne très bien, mais il est surtout magnifié par les couleurs vraiment chouettes d'Isabelle Merlet, originales et variées, qui donnent une âme et de l'intensité à chaque planche. L’ensemble est très lisible, dynamique, et visuellement agréable à parcourir. Côté humour, je n’ai pas trouvé ça hilarant de bout en bout, mais ça fait clairement sourire ici et là. Certaines chutes fonctionnent très bien, d’autres un peu moins. En réalité, le plaisir pour moi est peut-être davantage venu de la découverte de la liste de clichés rassemblés ici, voir jusqu’où les auteurs vont pousser le raisonnement, et se dire qu’on a déjà vu ces scènes des dizaines de fois sans toujours les questionner. On sent derrière tout ça une tendre affection pour le cinéma, et une bonne connaissance de ses tics les plus usés. C'est un album ludique et malin, plus amusant par son concept et son inventaire bien trouvé que réellement désopilant, mais suffisamment réussi pour passer un bon moment.

17/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Mile end
Mile end

2.5 Un peu déçu par cet album. J'avais bien aimé ''Nunavik'' du même auteur et je pensais retrouver une œuvre de qualité similaire, mais ce ne fut pas le cas. Il faut dire aussi que dans Nunavik, l'auteur nous faisait découvrir une partie du monde au final peu connue étant donné que les moyens de transports pour s'y rendre sont limités alors qu'ici on est dans une grande ville comme il y en a partout dans le monde. Sérieux, on aurait pu juste changer un ou deux trucs comme l'accent des personnages et l'action aurait pu se passer dans n'importe quelle ville occidentale. Les anecdotes en sont pas totalement nuls, mais elles sont souvent des tranches de vies un peu banal du genre l'auteur rencontre un sans-abris qui a clairement un problème mental. C'est seulement dépaysant si on a passé toute sa vie dans un milieu rural. En plus, plus j'avançais dans ma lecture, plus je trouvais que les anecdotes perdaient de leur intérêt comme si l'auteur ne savait plus trop quoi raconter pour que son album atteint le minimum de page requis pour se faire publier. C'est pas totalement, le dessin est pas mal et ça se lit bien (peut-être même que ça se lit trop vite), mais voilà elle ne sort pas du lot de toutes les bandes dessinées autobiographiques qui existent.

17/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Oneira - L'Ere des Souverains
Oneira - L'Ere des Souverains

Oneira – L’Ere des Souverains est la suite directe d’Oneira. On peut même clairement parler de nouvel arc plutôt que d’une nouvelle série. L’éditeur a cependant choisi de recommencer la numérotation à 1 et d’ajouter un sous-titre à cet arc mais ne vous y trompez pas : si vous comptez vous lancer dans cet univers de dark fantasy, il vous faudra lire Oneira au préalable (même si un rapide résumé en début de récit permet d’en comprendre (ou de se remémorer) l’essentiel). Nous retrouvons donc les principaux protagonistes d’Oneira (Arane, Venus, Bastione) alors qu’ils débarquent à Alba, la capitale du royaume. Et si le premier arc se concentrait d’abord sur l’univers, le concept de monstres-cauchemars et le passé des différents acteurs, ce nouvel arc nous entraine directement au cœur de l’intrigue. Une intrigue qui va se développer sur plusieurs axes (des luttes d’influence, les machinations d’une étrange secte et la nature même de Venus, dotée par ses origines de pouvoirs extraordinaires) et expose directement une grande richesse. Peu de combats dans ce premier tome (par rapport à certains tomes du premier cycle) et ce n’est pas plus mal pour moi car ceux-ci, ainsi que l’apparence des créatures cauchemardesques me sont toujours aussi difficiles à lire. Cet aspect demeure le point faible de la série, à mes yeux, alors même que le dessin est de qualité (avec, entre autres, des décors très riches et soignés et des personnages bien typés). L’histoire est prenante et le fait que diverses intriguent s’entremêlent relance sans cesse mon intérêt pour la série. De plus, le passé de divers acteurs et la découverte de nouvelles régions contribuent eux aussi à ma curiosité. J’ai donc lu ce premier tome du deuxième arc avec beaucoup de plaisir et l’envie de connaître la suite est bien réelle. Reste ce problème de lisibilité sur certaines scènes mais, pour le reste, l’univers, l’originalité du concept ou le soin accordé par les auteurs (et l’éditeur qui croit très clairement au projet), je ne peux que recommander cette série (même s’il vous faudra certainement lire le premier arc pour pleinement profiter d’Oneira – L’Ere des Souverains.

17/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Oneira
Oneira

Oneira est une série de dark fantasy qui a su rapidement s’imposer grâce à la richesse de son univers et au charisme de son héroïne, Arane. La série s’articule autour de nombreux flash-backs qui nous permettent de découvrir à la fois cet univers singuliers (dans lequel des cauchemars se matérialisent en profitant des humains qui les engendrent en rêvant) et le passé des différents acteurs. Nous sommes ainsi plongés dans un univers très sombre dont les mystères, drames et enjeux nous sont dévoilés progressivement. Si j’aime bien le concept, si le soin accordé à l’univers est impressionnant (outre les mangas, les auteurs offrent aussi pas mal de bonus via le net – courtes nouvelles romancées, liste de titres à écouter en lisant les albums, dessins bonus, etc… ), si je me suis attaché aux différents acteurs et si je suis curieux de découvrir leur destinée, il y a tout de même trois points qui me posent problème : la représentation graphique des combats et des monstres-cauchemars (pas toujours évidente à lire), les explications données au sujet des différents types de cauchemars et leur façon de fonctionner, et enfin le fait que les attaques lancées lors des combats soient annoncés avec des noms un peu trop sérieux à mon goût (à titre de comparaison, les noms des attaques dans Demon Slayer sont tellement décalés qu’ils créent un effet comique que j’apprécie. Ici, il n’en est rien). La série, présentée comme terminée en quatre tomes, ne constitue en fait qu’un premier arc tant il reste de questions en suspens à la fin du tome 4. Celui-ci se conclut toutefois après les premières grandes révélations et alors que le premier grand combat se termine. S’il n’y avait eu ce problème de lecture des scènes de combat, j’aurais vraiment beaucoup apprécié cette série. En l’état, je l’ai quand même suivie jusqu’à son terme, curieux d’en découvrir plus sur l’univers et attaché que j’étais à ses personnages principaux. J’ai même enchainé avec le nouvel arc, Oneira - L'Ere des Souverains. Pas parfait mais suffisamment prenant pour que j’en conseille la lecture aux amateurs du genre.

30/06/2022 (MAJ le 17/02/2026) (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série In the land of leadale
In the land of leadale

In the land of leadale est un isekai, un de ces mangas de plus en plus nombreux où le héros se retrouve réincarné dans un monde parallèle où il va pouvoir commencer une nouvelle vie. Ici, l'héroïne était une grande joueuse d'un jeu vidéo MMORPG du type World of Warcraft mais en réalité virtuelle, clouée dans un lit d'hopital suite à un tragique accident. Jusqu'au jour où, peut-être suite à sa mort dans la vie réelle, elle se réveille pour de bon dans l'univers du jeu, mais 200 ans après l'époque où elle y jouait. Elle a néanmoins conservé son très haut niveau de puissance, ses inombrables artefacts et même la tour gigantesque qu'elle s'y était bâtie. Mais elle ne comprend pas ce qu'elle fait là, pourquoi 200 ans ont passé, et elle ne sait pas si d'autres joueurs sont présents dans le jeu, au-delà des habitants PNJ. C'est un manga de bonne facture, avec un beau dessin certes classique dans le style mais très maîtrisé. La trame de l'intrigue est également classique pour qui a lu plusieurs isekai auparavant, mais elle se distingue par quelques aspects. Pour commencer le fait que l'héroïne connaisse très bien l'univers dans lequel elle débarque même s'il lui manque deux siècles d'historique sur les changements qui ont pu s'y dérouler. Son niveau de puissance et de magie est tel qu'elle survole les dangers et peut faire un peu ce qu'elle veut même si elle préfère rester discrète sur sa véritable nature et ses pouvoirs, notamment pour maintenir une bonne réputation auprès de la population. Ensuite il y a ce double mystère. D'abord sur la raison qui l'a amenée à être ainsi réincarnée dans ce jeu et savoir si elle est réellement morte dans la vraie vie ou pas. Ensuite sur ce qu'il s'est passé dans ce monde virtuel en deux siècles, ce que sont devenus les PNJ dont elle était proche à l'époque, et surtout sur la présence ou non d'autres humains avec elle. Et enfin, il s'agit pour l'héroïne de savoir ce qu'elle va bien faire de sa nouvelle vie. Car pour ce qui est de l'entame du récit, elle est déjà au sommet de sa puissance dès le départ donc elle se retrouve plutôt dans une sorte de grand bac à sable où elle pourrait faire ce qu'elle veut, comme par exemple se contenter de développer le petit village où elle a atterri mais où heureusement elle ne restera que le temps d'un seul album. Aussi plaisante que soit la mise en place de cette série, elle présente tout de même le défaut de ne pas avoir de véritable intrigue globale. L'héroïne se contente d'évoluer dans ce monde qu'elle connaissait mais qui a tellement changé, et de découvrir la nouvelle situation, sans pour autant que d'éventuels antagonistes ou une vraie quête n'apparaissent. En fait d'Isekai, on se retrouve parfois davantage dans le genre Iyashikei, ce sous-genre de manga tranche de vie, représentant des personnages vivant des vies paisibles dans des environnements apaisants. Ce qui fait qu'au fil des tomes, la série... devient un peu ennuyeuse à mon goût. En attendant c'est une lecture légère et divertissante, ce type d'histoire qu'on se raconte et où le héros est tout puissant mais garde cela discrètement pour lui en se contentant d'aider ceux qui l'entourent et d'évoluer dans un monde qui lui plait. A lire pour le plaisir, mais ça aurait été mieux si une véritable intrigue de fond avait fini par se mettre en place.

02/02/2022 (MAJ le 17/02/2026) (modifier)
Couverture de la série Chen - les Enfants perdus
Chen - les Enfants perdus

C’est une étrange histoire que nous propose Ducoudray ! partant des conséquences de la politique de l’enfant unique (entre 1979 et 2015), il nous présente une vision de la Chine dans un futur proche (dans une cinquantaine d’année) assez noire – après avoir rapidement évoqué quelques chamboulements, crises et autres guerres ayant eu lieu dans l’intervalle. En cette fin de XXIème siècle, un énorme déséquilibre entre sexes rend les femmes extrêmement rares et recherchées. Elles sont même devenues le principal « produit » trafiqué, vendu et exploité sous le manteau, avec en arrière-plan une dictature. Le héros a vu sa petite sœur enlevée par des trafiquants, et il n’a depuis de cesse de la chercher, traversant mille épreuves – toutes plus glauques les unes que les autres. La chute est encore plus noire et ironique, Ducoudray nous proposant une vision noire de la nature humaine – et des femmes finalement aussi monstrueuses et froides que des hommes – ce qui est à la fois rassurant et inquiétant ! La narration est globalement fluide, même s’il y a clairement des sautes dans l’intensité, quelques longueurs (en particulier dans le passage dans le désert près de l’ancien chantier ferroviaire), et quelques facilités. Mais ça se laisse lire, sans que jamais on ne sorte d’une noirceur poisseuse – alors que le héros, prêt à tous les sacrifices pour retrouver sa sœur, semble être le seul à garder quelques sentiments « humains » dans le cloaque auquel ressemble la Chine dans cette dystopie. Une histoire relativement originale, mais un peu monocorde, elle m’a un peu lassé avant la fin. Une fin qui ne donne pas foi en l’Homme (ou la femme…).

16/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Em Silêncio
Em Silêncio

L’auteure raconte, au travers de l’expérience de son grand-père, l’exil vécu par beaucoup de Portugais. Le récit est ici centré sur le voyage entre le Portugal et la France – ici en 1962. Les causes d’abord : fuir la misère, la dictature de Salazar et le Service militaire qui vous envoyait combattre dans les colonies africaines. Et surtout ce voyage périlleux, qui vous fais franchir la frontière avec l’Espagne, éviter les militaires franquistes, guidé par une succession de passeurs, avec la mort qui plane au-dessus de vous en permanence. Enfin l’arrivée, là où d’autres vous ont précédé, vous envoyant de France une vision idyllique de l’immigration, alors que les bidonvilles de la région parisienne seront votre seul horizon. Le récit m’en a rappelé d’autres sur les dangers de ces migrations, le rôle des passeurs – qui semblent ici moins dangereux que sur d’autres continents. La fin m’a aussi rappelé ma récente lecture du documentaire Demain, demain, à propos des bidonvilles autour de Paris à cette époque. Le titre reprend la consigne rappelée en permanence par les passeurs, ce « silence » nécessaire pour échapper à l’arrestation ou au tir des franquistes (qui visiblement n’hésitaient pas !). La narration est fluide, mais manque sans doute un peu d’emphase, d’une certaine profondeur. Mais on ne peut que s’attacher à ces personnages – le grand-père de l’auteure en tête – et la volonté qui les animait, les sacrifices qu’ils ont dû endurer. Avec une fin ironique si on lit le petit dossier final, puisque quelques mois après ce « voyage », Espagnols et Français (pour des raisons différentes – qui n’ont hélas rien à voir avec la compassion) vont se montrer brusquement plus souples, facilitant ces migrations, dont la France des « Trente glorieuses » avait besoin. Le dessin d’Adeline Casier (dont c’est apparemment le premier album) use d’un Noir et Blanc léger, avec des fonds parfois plus nerveux. C’est souvent minimaliste, mais ça va à l’essentiel et le rendu est plutôt agréable – comme la lecture de cet album en général.

16/02/2026 (modifier)
Couverture de la série La Fille des Cendres
La Fille des Cendres

Un triptyque plaisant, qui possède de réelles qualités. L’intrigue se déroule dans des espaces qui peuvent être précisément circonscrits, géographiquement et chronologiquement : l’Angleterre et l’Europe (mais aussi les Amériques) de la fin du XVIIIème ou du début du XIXème siècles. Mais l’auteure – que je découvre avec cette série – s’écarte régulièrement de ces repères. Ainsi certains noms de lieux ou de pays sont modifiés ou inventés, certaines réalités ne correspondent pas forcément à cette époque (voir la rencontre avec les Indiens Mandans, sur le « Cinquième continent », qu’on croirait avoir lieu un siècle plus tôt). Cela bascule souvent vers une sorte d’uchronie. Vers du fantastique aussi (même si j’ai apprécié que cet aspect ne vampirise pas trop le récit, et qu’on n’abuse pas des « pouvoirs » accordés à certains personnages – c’est quand même un peu plus présent dans le troisième tome), avec ces monstres marins étonnants, inspirés de dinosaures ou d’animaux mythiques (sirènes dont la tête ressemblent à celle des cœlacanthes par exemple). Il y a un peu de La Fille maudite du capitaine pirate, même si c’est moins poétique et si le dessin s’en écarte beaucoup. Le dessin justement. Un trait moderne, plutôt fluide et agréable, et une colorisation que j’ai trouvé réussie, et très en accord avec la tonalité du récit (un rendu « chaud » et un peu mystérieux). Une lecture sympathique donc. Note réelle 3,5/5.

16/02/2026 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
Couverture de la série Presidio
Presidio

Adaptée d'un roman éponyme, ce road movie met en scène deux frères dans le Texas profond. Troy, un petit voleur solitaire et sans envergure qui vit des vols qu'il commet dans les motels de la région, retourne dans son village natal pour aider son frère. Celui-ci vient de se faire larguer, et son ex femme a dérobé le peu qu'il possédait. S'ensuit un petit périple pour la retrouver qui va les mener sur les routes du Texas, de voitures volées en voitures volées, jusqu'à ce qu'ils découvrent une surprise inattendue sur la banquette arrière. L'introduction est efficace, en quelques pages le décor est planté et la personnalité des protagonistes est cernée. Deux caractères affirmés, deux bourrus dans leurs styles, les retrouvailles des frangins ne sont pas accompagnées de chaleureuses accolades. Ca colle bien et on y croit volontiers quand ils se mettent en route pour retrouver l'ex belle soeur. La petite surprise qui accompagne la découverte de la "passagère clandestine" fait son effet. Ce petit twist donne une touche d'originalité bien agréable à cette histoire. Cela lui permet de se distinguer d'un banal road movie avec deux gros bras sur la route d'un coup lambda. Cela modifie leurs plans, ils essayent de s'adapter sans changer leur cible finale. Cela amène quelques péripéties qui pimentent bien l'histoire. On est en plein en train de se demander quelle tournure tout cela va prendre quand, la fin arrive brutalement. Expédiée littéralement en trois pages, c'est un peu trop radical et expéditif. Coté dessin, c'est simple mais efficace, on est bien dans l'ambiance chaleureuse de cet état désertique du sud des USA.

16/02/2026 (modifier)