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Les dernier avis (37471 avis)

Par Yann135
Note: 3/5
Couverture de la série Damned
Damned

Avec ce one shot, je me suis régalé [ j’en ai un peu marre des séries à rallonge avec souvent des fins vaseuses ]. Voici un polar qui tient ses promesses signé Steven Grant au scénario et Mike Zeck au dessin. Une histoire musclée sans originalité - j’en conviens – mais tous les ingrédients du polar bien poisseux sont présents. Un héros, un ex taulard au passé trouble qui louvoie entre honneur et brutalité froide. Des gangsters sans aucune pitié avides et prêts à tout pour s’emparer du magot avec comme décors, les bas-fonds d’une ville crasseuse. Les balles fusent et les morts tombent comme des mouches. Nous assistons à une virée sanguinolente en enfer parfaitement maîtrisée. Un programme qui ravira les adeptes des romans noirs. Le graphisme est au diapason. Celui-ci donne du corps à cette histoire en soulignant l’ambiance gluante et musclée. Cet album se dévore. Je ne peux que vous conseiller à plonger dans l’univers de Damned. note 3,5

07/08/2020 (modifier)
Couverture de la série Titanic
Titanic

J'ai eu l'occasion de lire la version en noir & blanc rééditée chez Mosquito, et je crois que je la préfère à la version couleurs éditée par Casterman en 1990 dans sa collection (A Suivre) ; je ne sais pas si elle avait été publiée dans le mensuel A Suivre à l'époque, je ne me souviens pas l'avoir vue, mais d'après des planches vues sur internet, je trouve le noir & blanc peut-être mieux adapté à cette tragédie maritime, la couleur écrasant un peu les images. Le dessin de Micheluzzi est en effet froid et capte parfaitement les personnages en restituant de belle façon ce début de 20ème siècle surrané. Contrairement au film de Cameron, l'album ne s'attarde pas sur la catastrophe, elle est à peine évoquée et survient presque à la fin, on voit à peine l'iceberg, car il s'agit avant tout d'une critique sociale qui permet à l'auteur de décrypter des caractères entre le luxe des ponts de première classe et les soutes des troisièmes classes, en fait c'est un peu comme chez Cameron qui analysait aussi les comportements, avec les bons et les lâches, les parvenus et les imbéciles, les riches et les pauvres, sauf que Micheluzzi a moins de temps pour décrire tout ça. Cette option choisie est intéressante même si j'aurais préféré un album plus épais qui aurait montré le côté catastrophe comme dans le film, la preuve c'est que Micheluzzi s'est un peu trop attardé à décrire cette lutte des classes et qu'il fait sombrer très vite le Titanic, alors qu'on sait qu'il s'est enfoncé dans les eaux de façon lente et qu'il s'est brisé en deux. Un bon album, même si ça ne fait pas pour moi partie des Bd indispensables.

07/08/2020 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Un homme est mort
Un homme est mort

C'est l'une des premières BD documentaire que j'avais enregistré dans ma pile "A acheter quand tu auras l'argent", il y a de ça des années (pratiquement lorsque je suis arrivé sur ce site), et sa lecture s'est faite avec quelques années dans les dents. Plusieurs années qui ont notamment vu l'émergence d'une grande quantité de BD documentaire, aux styles très variés (et dont Davodeau est un bon représentant d'ailleurs), permettant à chaque fois d'aller plus loin dans les manières de dire et comprendre le monde. C'est avec ce genre de regard que je me suis mis à la lire, et je n'en ressort pas déçu, mais conscient d'un manque tout de même. Cette BD a la qualité indéniable des BD traitant des ouvriers et des revendications : elle est toujours actuelle, peut-être même plus aujourd'hui que lors de sa sortie, et elle nous rappelle les combats d'hier, les luttes d'aujourd'hui et les stades par lesquels il a fallu passer. La violence policière n'est plus marginale aujourd'hui, mais solidement installé dans nos mœurs. Il faut envisager de se faire blesser en allant manifester, c'est habituel de lire des blessés à chaque compte-rendu de manifestations. C'est surtout cet écart que j'ai noté en lisant l'album : j'ai l'impression de vivre dans une normalité de violence policière, où les morts se comptent par dizaines dans les dix dernières années, et cela n'a rien de choquant pour la majorité de la population. Comme le monde à changé ! Au-delà de cette considération, il est amusant de découvrir la culture ouvrière de l'époque, la solidarité et l'entraide, la transmission de la connaissance et le partage de l'information au sein des communautés ouvrières révoltés. On sent, au travers de la BD, que tout cela fonctionne autant par réseau que par solidarité. La volonté de transmettre à tous la réalité de cette mort, la rendre palpable, est perceptible à travers les pages. Et Davodeau retranscrit très bien les environnements d'un Brest dévasté, tout autant que des quartiers ouvriers où la misère est reine. Cependant, je dois avouer qu'il manque quelque chose pour développer plus cette histoire. Elle s'arrête au film, de sa création à sa mort physique, mais il manque quelque chose à tout ça pour passer au-delà. Peut-être quelque chose sur Brest aujourd'hui, sur les mouvements ouvriers, ou simplement sur la suite. Mais là, j'ai eu le sentiment qu'il y aurait eu moyen de développer encore ce thème et que les auteurs se sont arrêtés trop tôt, et je trouve cela dommage. Ce n'est, pour autant, pas un motif de rejet de la BD, qui reste assez -tristement- actuelle, de par son sujet et ce qu'elle dit de notre solidarité de classe disparue. En la lisant, on aurait envie de rappeler que déjà 70 ans auparavant, la police tuait sans raison au nom de la sécurité. Et que cela n'a jamais été acceptable, ni avant ni maintenant. Une BD qui permet de se souvenir !

07/08/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
Couverture de la série Adoleschiante
Adoleschiante

Pour avoir quelques spécimens du même acabit à la maison, j'ai trouvé cet album plutôt bien senti et bien mis en scène. On connait tous et supporte plus ou moins bien cette tranche de vie souvent parodiée de l'adolescence, et ce n'est pas la première BD sur le sujet. Mais j'avoue que si j'ai souvent été déçu et trouvé caricatural le résultat de certains albums sur le sujet (genre Les Ados de Florence Cestac que je n'ai pas apprécié), j'ai trouvé beaucoup de fraicheur et de justesse dans ce portrait de famille que nous brosse la scénariste Marie Donzelli. Ça respire le vécu ! Le trait et la colorisation minimaliste de Mademoiselle Caroline trouvent un équilibre subtil dans cet album plein de sensibilité et surtout de justesse. Car c'est bien sur Laura, l'ado de la famille, que le focus va être porté, tout en dressant par la bande un instantané de la famille dans laquelle elle évolue. C'est très actuel, contemporain, bien dosé dans les travers relevés et montés en épingle, sans tomber dans l'enchainement de ces comportements qui ont le don de nous mettre hors de nous. Voilà donc une chronique sociale réussie grâce à un humour léger mais efficace et tout en sensibilité (3.5/5)

07/08/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
Couverture de la série Liberty Bessie
Liberty Bessie

Je n'avais jamais entendu parler d'une petite brigade de pilote afro-américain qui a œuvré lors de la Seconde Guerre Mondiale pour nous sauver de la dictature nazie en libérant notamment notre pays. Cette bd est consacrée aux Tuskegee Airmen qui sont nés grâce à l'intervention du Président Franklin Roosevelt. Notre héroïne Bessie a perdu son père un jour de 1945 au-dessus de l'Italie. Cependant, quelques années plus tard, on lui rend le médaillon de son père retrouvée en France. Celle-ci se met alors à la recherche de son père dans l'espoir de savoir ce qui s'est passé réellement. J'ai beaucoup aimé le dessin qui fait la part belle aux engins volants. Cependant, les personnages sont également bien travaillés pour ne pas gâcher notre plaisir lors de la lecture qui s'est avérée assez agréable. Par ailleurs, la colorisation est soignée et douce . J'ai beaucoup aimé cette aventure aéronautique. Une première partie en tout cas assez réussie.

07/08/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
Couverture de la série Love Corp
Love Corp

Voilà deux auteurs que je découvre avec cet album, et leur collaboration est plutôt efficace. J. Personne nous propose un scénario faisant se télescoper d'un côté l'éternelle question de l'amour, et de l'autre le très actuel soucis de notre hyperconnectivité. En effet que se passerait-il si pour résoudre ce "problème" qu'est l'amour on se servait un artefact nous permettant de trouver LA bonne personne, pour réponse à notre quête quotidienne, du moins pour une grande majorité des adultes que nous sommes. C'est donc un bracelet inventé par le mystérieux professeur Léglise qui jouera ce rôle, développé et mis sur le marché par l'entreprise Love Corp. Le succès est immédiat et planétaire, et bientôt "tout le monde" porte ce fameux fétiche plus ou moins ostensiblement. Ce sont donc différents personnages prenant le phénomène de façon différente (indifférence, rejet, adoption) que nous allons suivre et les conséquences pour chacun que ce fameux bracelet va avoir. C'est plutôt bien mené et rythmé, les personnages sont bien trouvés et attachants et la réflexion sur leurs relations qui vont découler de ce petit artefact bien pensée. D'autant que le graphisme de Lilas Cognet tout en douceur et en rondeur colle parfaitement au sujet et que sa colorisation est assez sublime, nous proposant quelques planches magnifiques. Reste que malgré un sujet et une réflexion intelligente, il m'a manqué une petite étincelle supplémentaire pour vraiment adorer cet album, même si j'ai passé un très agréable moment de lecture. A découvrir et des auteurs à suivre. (3.5/5)

06/08/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Stray Bullets (Balles Perdues)
Stray Bullets (Balles Perdues)

Des histoires courtes qui mettent en scènes des pauvres gens dans des situations sordides. Il y a des personnages récurrents et, basé sur ce que j'ai lu sur internet, plusieurs personnages ont des arcs narratifs les concernant et c'est raconté dans le désordre, un peu comme dans le film Pulp Fiction que je cite parce que le résumé de Delcourt mentionne Tarantino. J'ai lu la première intégrale paru chez Delcourt et je ne sais pas trop si j'avais envie de lire la suite. J'aime bien les polars noirs, mais cela fonctionne mieux avec moi s'il y a un peu d'humour noir et là c'est juste glauque. Il y aussi le fait que les histoires sont inégales. Si je trouve les chapitres avec la pauvre Ginny passionnant, le reste est sympa ou franchement moyen (je ne suis pas fan d'Amy Bolide dont le ton des chapitres est trop différent du reste). Je ne me vois pas donc lire les intégrales suivantes et essayer de reconstruite le casse-tête de la vie complète de ces personnages. J'ai bien aimé le dessin et le noir et blanc va très bien à ce genre de récits. Pour les amateurs de polars tordus.

06/08/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 3/5
Couverture de la série Les 4 As
Les 4 As

De passage en Belgique, je n’ai pas pu m’empêcher de farfouiller chez des bouquinistes spécialisés BD pour trouver quelques perles rares. Et j’ai trouvé entre autres, l’édition originale du tome 1 de la série les 4 as paru en 1964, Les 4 As et le serpent de mer. En regardant les avis postés sur cette série, je voulais comme Agecanonix, Sloane ou encore Josq améliorer la notation de ces albums qui ont bercé ma jeunesse. Bien évidemment ces albums sont destinés à de jeunes lecteurs. Le dessin est simple (la fameuse ligne claire prônée par sieur Hergé) et les histoires … on ne peut plus simpliste ! Mais quel auteur aujourd’hui peut se targuer de pouvoir sortir 43 albums ? J’ai aimé ces albums. Je dirais même que je les dévorais dès leur parution. Ils ont été lus et relus. Je me suis identifié avec mes amis à ces quatre adolescents accompagnés de leur chien. Donc merci à Georges Chaulet et François Craenhals pour avoir égaillés mes lectures et sans doute pour m’avoir fait apprécier les BD.

05/08/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Inhumans - Tour d'Ivoire
Inhumans - Tour d'Ivoire

Je continue ma découverte des Inhumains avec cette histoire parue il y a une vingtaine d'années, à l'époque où Marvel décide de relancer ce groupe de super-héros en leur dédiant des aventures rien qu'à eux. Plus que les Inhumains, c'est même plutôt Attilan, leur cité et leur société qui est mise en avant dans cette grosse mini-série en 12 chapitres. On y retrouve certes la famille royale avec Flèche Noire, le roi muet, à leur tête, mais on découvre aussi le peuple Inhumain dans son ensemble dont les plus anonymes mais aussi les adolescents au moment ils vont muter pour découvrir leurs super-pouvoirs. On apprend aussi l'existence des primitifs alpha, la basse caste d'Attilan, des sortes de mutants ratés, qui travaillent dans les bas-fonds de la ville au maintien des machines qui la font fonctionner. Cette face noire des Inhumains ternit leur image de peuples supérieurs et parfaits. Le demi-frère dément de Flèche Noire est au cœur de cette intrigue. Depuis sa prison, il oeuvre et manipule afin de mettre en danger la ville à la fois de l'intérieur, avec un allié secret, et de l'extérieur, en fournissant les armes à des mercenaires humains pour attaquer les défenses de la cité. C'est toute une histoire où la ville merveilleuse est mise à mal et menacée de destruction. Et tandis que le danger se fait de plus en plus présent et la catastrophe imminente, le roi Flèche Noire maintient un silence troublant, interdisant aux plus puissants des Inhumains de riposter envers ceux qui les attaquent. J'avoue avoir trouvé frustrante cette longue attente d'une réaction de Flèche Noire. Cela parait artificiel, comme un désir de faire volontairement dans le tragique. Et à l'image de Gorgone, l'Inhumain le plus impulsif de la famille royale, j'étais assez énervé de voir ainsi se dérouler sans accroc ni réaction le plan des méchants. Heureusement, il y a une révélation finale, une explication à tout ça. Et elle est suffisamment bonne pour donner une vraie signification à l'attentisme de Flèche Noire. Ouf ! Le scénario tient la route et offre une conclusion vraiment intelligente qui compense de manière satisfaisante la frustration que j'avais ressentie sur le reste de l'album. Pourtant, à bien y réfléchir, je persiste à trouver qu'il n'était probablement pas nécessaire d'en arriver à de telles extrémités et que la même fin aurait probablement pu être obtenue par des moyens moins tragiques pour le peuple Inhumain. Bref, ce n'est pas la meilleure histoire des Inhumains que j'ai lue, mais j'ai en tout cas bien apprécié d'en apprendre plus sur leur ville et leur société.

05/08/2020 (modifier)
Couverture de la série Saccage
Saccage

Si la Renault série limitée Palme d’Or est une voiture qu’elle est bien pour la conduire, « Saccage » est une bande-dessinée qu’elle est dure pour la noter… Habitué des œuvres peu conventionnelles, Frederik Peeters livre carrément ici une BDNI (bande dessinée non identifiée). D’ailleurs, est-ce vraiment une bande dessinée ? Des dessins muets plus ou moins surréalistes se succèdent, suivant apparemment un certain fil rouge, soit celui d’un être fantastique qui se confronte à un monde en pleine déliquescence. La seule explication provient d’une introduction écrite de Frederik Peeters qui explique en substance qu’il a laissé aller son stylo bille pour expulser des bribes d’inspirations artistiques refoulées depuis parfois plusieurs années. Graphiquement, c’est exceptionnel et bien servi par une belle qualité d’édition. Déjà amateur du style de l’auteur genevois, je ne peux que constater une maîtrise encore accrue. Le trait évolue selon les scènes, les planches et le contexte. Les dessins sont si expressifs qu’ils pourraient raconter une histoire claire, sans aucun texte, ce qui est loin d’être une évidence. Seulement voilà… je n’ai justement pas tout compris. Peut-être qu’il n’y avait rien à comprendre, qu’il fallait simplement contempler et accepter l’expression artistique dans sa forme la plus brute ? Il n’empêche que j’apprécie tout de même de comprendre un minimum ce que je lis. En l’occurrence, trop de planches sont restées un mystère pour moi. Une chose est certaine, « Saccage » ne laissera pas indifférent. Les lecteurs aimeront, ou pas, sans nuance. C’est pourtant ce que ma note tente d’apporter. Une sorte de compromis suisse entre la récompense d’un dessin magistral et la sanction d’une œuvre trop abstraite à mes yeux.

04/08/2020 (modifier)