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Couverture de la série Lou Andréas Salomé - Si tu veux une vie, vole-là !
Lou Andréas Salomé - Si tu veux une vie, vole-là !

Je connaissais le nom de Lou Andréas Salomé, mais uniquement au travers de quelques hommes avec lesquels elle a été très liée, Nietzsche surtout et aussi Rilke. Et c’est aussi uniquement comme ça que j’en entendais parler. Cette biographie a eu le mérite de me faire connaitre la personne, indépendamment de l’aura de ses compagnons ou contemporain. Et le fait est que Lou est une personne hors du commun. En général, et surtout pour l’époque (surtout dans la deuxième moitié du XIXème siècle). En effet c’est une femme qui va exprimer et vivre une liberté quasi absolue, faisant fi des conventions sociales, du qu’en-dira-t-on, tenant tête à la société et aux hommes – pourtant à forte personnalité ! – qu’elle côtoyait. Bien sûr, je n’oublie pas que cette liberté lui a aussi été permise par sa condition sociale de naissance : issue d’un milieu très privilégié en Russie, cela l’a d’emblée libérée des contingences matérielles. Mais pour le reste, c’est un électron libre, qui a vécu ses amitiés et ses amours de façon peu conventionnelle. Si elle a été après sa rencontre avec Freud une pionnière de la psychanalyse (peut-être la première femme à la pratiquer), elle a aussi été très en avance sur son temps dans sa façon de vivre (parfois avec plusieurs hommes, hors mariage, de façon quasi « chaste » en plus !). Séverine Vidal dresse un portrait d’une femme « moderne » et forte, libre. L’imposante documentation bibliographique en fin de volume (qui a nourri le récit et les nombreuses citations qui l’enrichissent) prouve que l’auteure s’est située au plus proche de son sujet, intéressant. C’est le portrait d’un bouillonnement intellectuel de l’Europe centrale et de l’Est. La première guerre mondiale, puis l’arrivée au pouvoir des Nazis y mettra fin, la longue vie de Lou se terminant langoureusement, alors que les hommes et le monde qui ont décoré sa vie ont disparu depuis longtemps. Mais c’est surtout le portrait d’une femme qui mérité sans doute mieux que d’apparaitre dans l’ombre de Nietzsche, Rilke ou Freud.

14/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Frankenwood
Frankenwood

Kordey nous propose quelque chose d’intéressant, plutôt agréable à l’œil. Son dessin et la colorisation sont vraiment plaisants (je note juste des visages un peu changeants, et pas toujours ressemblants aux personnages originaux – Lauren Bacall par exemple). En tout cas il se fait plaisir, en multipliant les clins d’œil au cinéma et à Hollywood : cadrages cinématographiques, allusion à des films, scènes, acteurs ou personnages multiples, affiches de films (on a même droit à Marilyn comme actrice des « Oiseaux » d’Hitchcock !). Au scénario, Macan se fait lui aussi plaisir avec cette histoire improbable, ponctuée de moments loufoques, avec une « enquête » fil rouge improbable. Mais aussi peu consistante. En effet, si j’ai lu cet album avec plaisir, et relativement rapidement malgré sa pagination conséquente, c’est davantage dû au dessin de Kordey ou à certains passages amusants, décalant acteurs (de toutes les époques hollywoodiennes : Olliver Hardy côtoie Marilyn Monroe, Bogart, Boris Karloff, etc.) et personnages politiques (les frères Kennedy par exemple). Les acteurs réels se confondent aussi parfois avec certains de leurs rôles (en particulier le personnage principal, Bogart), quelques touches de fantastiques (les personnages peuvent « revivre ») ajoutent un peu de piment à l’histoire. Mais j’ai eu l’impression que, tout occupés à placer ces décalages, à parodier l’univers hollywoodien, les auteurs se sont moins préoccupés de bâtir une intrigue solide. Mais cette frustration n’empêche pas de passer un bon moment en lisant ce petit délire.

14/05/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Largo Winch
Largo Winch

Bien dessiné et bien colorisé et histoires bien écrites mais tout cela est un peu vain. Le héros et milliardaire manque de densité, bien des personnages sont assez inexistants, c'est vrai, le XIème voleur, les barons de la finance, les scènes d'action inévitables et les dialogues peu mémorables. A lire si on ne veut pas se prendre la tête. Et je ne parle pas du manque de tension dramatique... Un peu dans le même genre, je veux dire dessins un peu ressemblants et héros beau gosse avec quelque chose de naïf au début mais de quand même efficace, il y a la série XIII, tellement supérieure ! Si on veut une série d'action, privilégier XIII - ou les débuts de Thorgal ou bien de Jeremiah, mais on encourt alors le risque d'être déçu, au bout d'un moment.

13/05/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Le Mètre des Caraïbes
Le Mètre des Caraïbes

Tiens, un Lupano qui passe moins bien ! J'ai pourtant une très bonne opinion de cet auteur et de sa production énorme mais diversifiée, avec de nombreuses pépites que j'ai adorées. Et pourtant, alors que de nombreux éléments sont en place pour m'intéresser, je trouve cette exécution maladroite et assez peu intéressante. Déjà, j'ai été surpris que l'histoire se base sur un personnage réel et de vrais faits, grossis et déformés pour l'occasion, puisque toute cette aventure est imaginaire mais inspirée de la réalité. En fait, j'ai eu l'impression d'un peu trop de trucs avec beaucoup d'extravagance qui ne va pas trop avec l'idée de réalisme derrière. Peut-être est-ce la même sauce que Lupano à déjà développée dans d'autres BD et que j'en ai saturé cette fois-ci, mais je dois bien dire que j'ai trouvé l'ensemble moins maitrisé dans le ton, le ton étant très bouffon sur l'ensemble même si l'on a brutalement un discours de fin qui semble être le cœur du message, mais très décorrélé de l'ensemble. Le discours de fin est très sérieux, proposant une lecture contemporaine de l'innovation qu'a constitué le mètre et à l'aulne de notre monde libéral ce qu'il peut devenir comme dérive. C'est intéressant, mais pas du tout bien intégré au récit qui reste rigolo tout du long, semblant parler également de gestion politique et des transformations sociales conséquentes autour de la révolution française. Mais l'ensemble est trop brouillon, les messages dilués et assénés trop brutalement lorsqu'ils débarquent. L'ensemble n'a pas vraiment de tenue globale, on sent l'envie de parler de choses mais au final j'ai un doute sur ce qui est dit réellement. Bref, c'est trop brouillon dans l'exécution et le message. Maintenant je reste tout de même sur une note de 3, parce que la BD se laisse tout à fait lire et que son dessin dynamique correspond bien au ton du récit. C'est lisible et la BD peut trouver son public même si je ne l'ai pas appréciée plus que ça. C'est un des premiers Lupano qui me fait cet effet, espérons que ce soit aussi le dernier !

13/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Western Love
Western Love

Lebon revient au western après l’intéressant Le Révérend, et c’est plutôt un sympathique retour. En tout cas on a là – sur les deux premiers albums parus pour le moment (un dernier doit encore conclure la série), quelque chose de dynamique et plaisant. Les deux héros sont attachants et, eux qui se présentent de prime abord comme « hors cadre », finissent presque rangés, s’occupant d’un bébé dans le deuxième album. Presque. Car quand même l’ordre, la loi et quelques bienséances ne les arrêtent pas souvent. L’intrigue est très rythmée. Elle prend même un peu d’envergure dans le deuxième album (le premier se concentrait sur la mise en place, la rencontre des deux tourtereaux – et sur un petit bled, alors qu’ensuite ça voyage pas mal). Le rythme est accentué, en fin de chacun des deux albums, par les grosses fusillades auxquelles prennent part nos héros (on peut évidemment s’étonner du fait qu’il échappent autant aux balles et qu’ils visent aussi bien, mais bon). En tout cas c’est une lecture agréable, en espérant que la suite/conclusion soit aussi satisfaisante.

13/05/2026 (modifier)
Par Guill500
Note: 3/5
Couverture de la série Les Aventures de Simon Nian
Les Aventures de Simon Nian

Autant le dire tout de suite, j'étais emballé à l'idée de cette série dans la pure veine de Tillieux. En voyant des extraits, je trouvais le dessin particulièrement fini et brillant. Les scénarios annoncés étaient alléchants. Et puis j'ai lu ! Et là, comment dire, la douche froide ! Les dialogues sont particulièrement creux, parfois même limite vulgaire. Quel gâchis ! L'ensemble aurait mérité un 5 sans hésitation si les dialogues avaient été mieux écrits, plus étoffés. Je mets 3 quand même car si on enlève les dialogues, c'est parfait.

13/05/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Un Travail pour Fantomiald
Un Travail pour Fantomiald

2.5 Je suis déçu par cet album parce que je m'attendais à au moins lire un truc pas trop mal comme la plupart des albums de la collection Création Originale et au final c'est vraiment moyen. Tout d'abord, il y a le dessin de Batem. Je trouvais cela intéressant de le voir dessiner autre chose que le Marsupilami et la couverture faisait rêver. Et puis j'ai lu l'album et j'ai trouvé le dessin moins bon que la couverture. Je n'aime pas trop comment il dessine les becs des canards. Je sais qu'un des intérêts de cette collection est de voir différents styles dans une BD Disney, mais je n'ai pas accroché à la manière dont sont représentés la plupart des personnages que j'aime. Il n'y a que les Rapetou et les majordomes de Picsou et Flairsou que je trouve réussis. Pour ce qui est du scénario, je pensais lire une bonne histoire d'aventure avec Fantomiald et je me suis retrouvé avec 4 histoires courtes qui ont comme fil rouge que Donald doit trouver un travail pour payer son loyer sinon il se fait expulser par Picsou. Les histoires courtes sont correctes, mais elles ne sont pas mémorables. La première histoire reprend d'ailleurs un élément récurrent qui m'horripile le plus dans les bd Disney faites en Italie (ou ici les bd inspirées par ce qu'on fait en Italie) : Picsou agit en vrai connard et son rival Flairsou ne fait rien de mal, mais il perd quand même ! Il y a des moments sympas, mais cela reste enfantin et ça s'adresse vraiment à un public jeune.

12/05/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Mickey contre l'alliance maléfique
Mickey contre l'alliance maléfique

Personnellement, j'ai trouvé l'album correct sans plus. Pourtant, j'aurais voulu plus apprécier cet album parce que pendant un bon moment j'appréciais bien le scénario. On retrouve plusieurs personnages de Disney que j'aime bien dont le Fantôme Noir qui est vraiment sous-utilisé dans les bandes dessinées Disney originaux de Glénat. La première partie est pas mal, on installe bien l'univers futuriste, l'humour marche bien et le scénario est agréable à lire. C'est plus vers le dernier tiers de l'album que cela se gâte. Tout va soudainement trop vite et au final certains personnages comme les Rapetou ne servent pas à grand chose. C'est donc avec une impression de mi-figue, mi-raisin que j'ai refermé l'album. Oui, c'est divertissement et c'est le minimum qu'on demande à une BD Disney, mais j'ai la sensation d'un gâchis, cela aurait pu être tellement mieux. Le dessin est sympathique.

12/05/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Gaston Lagaffe
Gaston Lagaffe

Eh bien, je pense que les blagues du plus grand gaffeur du monde ont fini par me fatiguer. J'ai lu les premiers gags encore assez jeune et j'ai acquis toute l'oeuvre au fil des ans, dans plusieurs éditions, pour être sûr de ne rien manquer. Le dessin de Franquin est devenu plus nerveux, plus chargé en traits, et les blagues, avec les différents gadgets, se sont allongées et sont devenues quelque peu répétitives. J'ai besoin d'un certain temps de repos pour oublier ces impressions et revenir à la lecture de la série avec un regard nouveau et moins préconçu. P.S. : les signatures au bas de la page restent excellentes !

12/05/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Sandokan
Sandokan

Encore jeune, j'ai lu avidement tous les romans d'Emilio Salgari. Après avoir vu la série télévisée italienne, avec Kabir Bedi, j'ai décidé de commencer une bande dessinée sur Sandokan qui est restée inachevée. Le nom Yanez de Gomera, «le consigliere» du héros, sonne à tout sauf portugais... et j'ai décidé de le changer en Eanes ! Au fil des ans, j'ai acquis plusieurs adaptations en bande dessinée, principalement dans des magazines espagnols et portugais. Ce n'est que récemment que j'ai acheté celle de Pratt. Elle correspond à ce que j'attendais, mais avec un protagoniste aux traits plus malais que ce que j'avais imaginé auparavant, ce qui me paraît très bien. Par contre, il est plus colérique et plus enclin au ressentiment et à la vengeance! Les autres personnages sont plutôt bien caractérisés, mais l'action, les séquences semblent être un Corto Maltese transplanté aux mers d'Orient. Je savais que l'histoire était incomplète mais j'ai décidé de l'acheter quand même et je ne me suis pas repenti.

12/05/2026 (modifier)