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Couverture de la série Au Crépuscule de la Beat Generation - Le Dernier clochard céleste
Au Crépuscule de la Beat Generation - Le Dernier clochard céleste

Je connaissais quelques petites choses sur cette « Beat Generation », j’avais lu quelques lignes de Grinsberg, le roman « Sur la route » de Kerouac, et quelques trucs divers à ce propos, de Jean-Jacques Lebel par exemple. Mais, le roman de Kerouac mis à part, rien dans cet univers ne m’avait réellement intéressé. C’est sans doute pourquoi j’ai lu cet album sans trop d’enthousiasme. Étienne Appert s’inspire des travaux et livres de Gilles Farcet dans les années 1980 (c’est-à-dire très tardivement pour ce qui concerne la Beat Generation), qui a rencontré plusieurs fois Ginsberg, et il a « romancé » ces rencontres. Il y a des passages intéressants, sur l’univers, et sur la personne de Ginsberg. Mais j’ai été un peu soulé par tous les passages faisant intervenir « Hank », personnage étonnant, sorte de clochard poétique hirsute, mais à la logorrhée usante. J’ai aussi été gêné par le côté « groupie » dans lequel l’auteur se place face à Ginsberg et toutes les personnes qu’il est sensé rencontrer dans son sillage. Cela fait perdre pas mal d’intérêt – pour moi en tout cas – au récit, qui tourne un peu à l’hagiographie béate d’un gourou « gentil ». Bon, d’autres pourront y trouver plus d’intérêt ou de satisfaction. Mais cet album – et peut-être son sujet ? – m’ont laissé un peu de côté. Note réelle 2,5/5.

18/02/2026 (modifier)
Couverture de la série L'Abbé
L'Abbé

Je crois avoir lu tous les albums publiés par L’Abbé. Et je trouve qu’il a bien progressé depuis Docteur Peste, même si ce dernier était déjà un album intéressant. Adoubé ici par Maester (auteur que j’aime beaucoup), qui se fend d’une préface, d’une interview croisée en fin d’album, et de quelques petits crobars d’accompagnement en bas de page, L’Abbé reste dans la bonne moyenne des albums Fluide, en tout cas tout à fait dans le ton – dominant chez eux – de l’humour con, absurde. Le dessin n’est pas très détaillé, mais il fait très bien le boulot. L’auteur se permet même de varier ses styles. L’ensemble est inégal, mais la plupart des histoires m’ont au moins fait sourire. C’est généralement con, absurde donc, avec un humour plus ou moins « poussé ». La première histoire est atroce, avec ce gamin qui en prend plein la gueule (dans tous les sens du terme), alors que son père lui raconte une histoire familiale aussi noire qu’improbable. J’ai aussi particulièrement apprécié le gag très con, très noir (voir trash) de l’histoire « Le train », qui aurait plu aux auteurs de « Hitler = SS ». Voilà un album que les amateurs de l’humour Fluide tendance Goossens, Maester apprécieront sûrement. Ça a en tout cas été mon cas. Note réelle 3,5/5.

18/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Sur la piste de Blueberry
Sur la piste de Blueberry

Je suis toujours circonspect en tombant sur ce genre d’album. D’abord parce que je ne suis a priori pas fan du mélange des genres – graphiques surtout – dans un même album. Ensuite parce que forcément aucun auteur n’a réellement l’espace suffisant pour développer une vraie intrigue – puisque nous ne sommes pas là dans du strip gags ! Ensuite on peut légitimement craindre que ça ne soit qu’une énième exploitation mercantile d’un univers. Enfin, concernant cet album en particulier, le fait que la série Blueberry soit l’une de celles que j’ai le plus lues et appréciée ne pouvait que renforcer mon appréhension. Alors, c’est sûr, il y a des noms clinquants, et des habitués des bons westerns. Mais cela ne garantit rien. Par exemple l’histoire dans laquelle Jonathan Cartland rencontre Blueberry est trop courte et très pauvre : le dessin de Blanc-Dumont est toujours bon, mais le scénario de Vivier – une rencontre fortuite et éphémère entre les deux hommes autour d’un point d’eau – manque d’intérêt, avec des dialogues ampoulés, et même peu crédible (Cartland demande à Blueberry s’il a fait la guerre de Sécession, pour lui dire deux cases plus loin qu’il a beaucoup entendu parler de lui, qu’il est une légende…). Certaines histoires veulent jouer l’originalité, mais manque de coffre (voir la première, proposant un épisode autour d’un Blueberry gamin – expliquant son surnom). L’histoire de Brugeas et Toulhoat bénéficie d’un plus grand espace pour se développer et se laisse lire, comme plusieurs autres histoires d’ailleurs. Je n’ai pas été convaincu par celles où le style du dessinateur s’éloigne trop de celui de Giraud, et j’ai à l’inverse apprécié ceux qui – sans cloner le style Giraud (est-ce possible ?) – ont proposé un dessin chouette et s’en approchant (même s’il n’y a jamais la profusion de détails en arrière-plan). Sinon, on est frustré par le manque de développement c’est sûr. Plusieurs auteurs (chacun déclare sa flamme dans un petit texte introductif présentant sa découverte de la série) ont choisi d’insérer leur histoire entre deux tomes, certains, en plus de Blueberry, MacClure et Red, font intervenir des second rôles marquant (deux fois « Prosit » Luckner, une Chihuahua toujours aussi « forte », et une évocation de Jethro). A noter que la première histoire tourne autour d’un Blueberry gamin, tandis que la dernière, crépusculaire, nous le montre vieillissant (mais finalement bien conservé pour son âge en 1910 !!!) et rangé, père de famille pépère… La boucle est bouclée. Au final, ça se laisse lire – surtout visuellement, la majorité des auteurs proposant un travail de haute qualité dans ce domaine, sans trahir l’esprit de Giraud. Les récits m’ont moins intéressé. Une lecture d’emprunt, pour les amateurs du héros de Charlier/Giraud. Peut-être aussi pour donner envie à ceux qui ont la chance de ne pas le connaitre d’aller se ruer sur ces albums qui m’ont procuré tant de plaisir.

18/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Punisher - Soviet
Punisher - Soviet

2.5 Un autre récit du Punisher par Ennis et il ne se renouvelle pas trop. Je n'ai jamais été un grand du personnage du Punisher, mais j'aimais bien les premiers récits de ce anti-héros par Garth Ennis car il y avait de l'humour noir qui donnait un coté un peu cartoon qui rendait les récits agréables. Puis ensuite il a fait des récits plus adulte et sérieux avec ce personnage et j'ai un peu décroché. Ce one-shot est dans la droite ligne des récits avec peu d'humour. La nouveauté est que le Punisher rencontre un ancien soldat russe qui a la même croisade contre les criminels et c'est une idée intéressante parce que Punisher est tout de même peu sociable et je me demandais ce que ça allait donner de le voir interagir avec un homme qui est comme lui. Malheureusement, une bonne partie de l'album s'est le russe qui raconte sa vie dans l'armée russe et comment il est devenu désillusionner de voir des simples soldats mourir pendant que l'élite bien pourrit fait ce qu'elle veut. C'est pas une mauvaise idée, mais Ennis a déjà fait trop de récits de ce genre et il n'ajoute rien de nouveau. Comme c'est Ennis, cela reste un récit qui se laisse lire bien rythmé avec des bons dialogues et quelques bonnes scènes, mais il est en mode pilote-automatique et n'a fait que reprendre les mêmes thèmes qu'il utilise encore et encore. Si on a jamais lu un Punisher par Garth Ennis, cela peut être un bon début, mais je conseil plutôt la série ''Punisher (Ennis/Dillon)''.

18/02/2026 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Saisi par la nuit (Œuvres 1975-1981)
Saisi par la nuit (Œuvres 1975-1981)

Tsuge est un mangaka atypique. Les notes en fin d'ouvrage sont intéressantes pour comprendre son état d'esprit à l'époque (années 1970 début 1980), à savoir une période où il se laisse vivre sur ses royalties et produit peu. Sa femme a également de graves problèmes de santé, il devient père aussi. Il fait du manga sans passion, de manière alimentaire et finira plus tard par se reconvertir dans les antiquités. Certaines de ses courtes histoires sont publiées chez des éditeurs différents souvent à leur demande et sont variables par le style de dessin et d'histoires. On a même une histoire en couleurs dans le milieu du recueil où l'auteur produit quelque chose d'assez onirique sur une réalité alternative. Plusieurs d'entre elles ont pour point commun le sexe, "pour faire plaisir à ses lecteurs" comme dit la postface, parfois cru, et même violent à l'instar de cette histoire où un homme surgit d'une source d'eau chaude, croise un couple, aplatit le mari et entreprend la femme devant ses yeux. Comme souvent certaines histoires se terminent sans réelle chute ce qui peut déconcerter.

17/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série De pierre et d'os
De pierre et d'os

Je vais être moins enthousiaste que la plupart des posteurs. Je pense qu'il y a deux manières d'abordés ce récit: comme un documentaire et comme une œuvre de fiction. Pour le coté documentaire, c'est réussi. On voit le quotidien des inuits d'avant l'arrivé des européens et comment ils réussissent à survivre dans un univers très dur. Le chamanisme est un thème très important du récit et j'ai bien aimé découvrir les chants inuit qu'on retrouve au fil de la BD. Cela dit je ne pense pas avoir appris quelques choses de nouveaux, ayant déjà vu des documentaires sur les inuit et autres peuples autochtones du Canada, mais cela reste un bon moyen de découvrir une culture méconnue si on est un européen. Pour ce qui est de l'histoire elle-même, je n'ai pas accroché plus que ça au parcours de l'héroïne inuk. Je comprends que d'autres lecteurs aient accroché et étaient séduits par le coté poétique de l'œuvre, mais tout le long j'étais un peu en retrait. C'est quand même un peu long et la narration omniprésente dans la première partie de l'album a finit par m'énerver. Je me demande si le fait que je trouve le scénario moyen est que lorsque j'étais ados j'ai été impressionné par le roman Maina de Dominique Demers qui racontait l'histoire d'une amérindienne qui finit par se retrouver chez les inuit. C'était plus intéressant de voir le choc de civilisations entre des personnages ne venant pas du même peuple. Pour ce qui est du dessin, je suis d'accord avec toute les bonnes critiques et je n'ai rien d'autres à ajouter sur le sujet. C'est le point fort de ce one-shot selon moi.

17/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Le Roi des fauves
Le Roi des fauves

Une lecture sympathique mais qui me frustre un peu. J’ai succombé au 1er tome, vraiment bon dans sa mise en place, ambiance et interrogations soulevées ; avant d’être légèrement refroidi avec la seconde moitié du diptyque, peut être plus consensuelle, mais ça m’a moins emporté et la fin ne m’a pas satisfait, non pas qu’elle soit mauvaise mais j’ai eu l’impression d’assister au tout début d’un truc … qui ne viendra jamais. Le sujet était ailleurs. J’en attendais donc plus niveau histoire mais ça reste bien sympa à suivre notamment grâce à une partie graphique de qualité.

17/02/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Cinéramdam - Tous les clichés du cinéma
Cinéramdam - Tous les clichés du cinéma

Recueil de gags passant en revue toute une série de clichés du cinéma, de l’horreur au film de guerre en passant par la comédie romantique ou le western. Le méchant qui révèle son plan, les héros qui se séparent au pire moment, ou encore le hacker qui a 30 secondes pour s'introduire dans le serveur du Pentagone ; cette BD s'amuse de l'absurdité de ces poncifs et de leur logique. Graphiquement, j'ai beaucoup apprécié. Le trait rond de Witko fonctionne très bien, mais il est surtout magnifié par les couleurs vraiment chouettes d'Isabelle Merlet, originales et variées, qui donnent une âme et de l'intensité à chaque planche. L’ensemble est très lisible, dynamique, et visuellement agréable à parcourir. Côté humour, je n’ai pas trouvé ça hilarant de bout en bout, mais ça fait clairement sourire ici et là. Certaines chutes fonctionnent très bien, d’autres un peu moins. En réalité, le plaisir pour moi est peut-être davantage venu de la découverte de la liste de clichés rassemblés ici, voir jusqu’où les auteurs vont pousser le raisonnement, et se dire qu’on a déjà vu ces scènes des dizaines de fois sans toujours les questionner. On sent derrière tout ça une tendre affection pour le cinéma, et une bonne connaissance de ses tics les plus usés. C'est un album ludique et malin, plus amusant par son concept et son inventaire bien trouvé que réellement désopilant, mais suffisamment réussi pour passer un bon moment.

17/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Mile end
Mile end

2.5 Un peu déçu par cet album. J'avais bien aimé Nunavik du même auteur et je pensais retrouver une œuvre de qualité similaire, mais ce ne fut pas le cas. Il faut dire aussi que dans Nunavik, l'auteur nous faisait découvrir une partie du monde au final peu connue étant donné que les moyens de transports pour s'y rendre sont limités alors qu'ici on est dans une grande ville comme il y en a partout dans le monde. Sérieux, on aurait pu juste changer un ou deux trucs comme l'accent des personnages et l'action aurait pu se passer dans n'importe quelle ville occidentale. Les anecdotes en sont pas totalement nuls, mais elles sont souvent des tranches de vies un peu banal du genre l'auteur rencontre un sans-abris qui a clairement un problème mental. C'est seulement dépaysant si on a passé toute sa vie dans un milieu rural. En plus, plus j'avançais dans ma lecture, plus je trouvais que les anecdotes perdaient de leur intérêt comme si l'auteur ne savait plus trop quoi raconter pour que son album atteint le minimum de page requis pour se faire publier. C'est pas totalement, le dessin est pas mal et ça se lit bien (peut-être même que ça se lit trop vite), mais voilà elle ne sort pas du lot de toutes les bandes dessinées autobiographiques qui existent.

17/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Oneira - L'Ere des Souverains
Oneira - L'Ere des Souverains

Oneira – L’Ere des Souverains est la suite directe d’Oneira. On peut même clairement parler de nouvel arc plutôt que d’une nouvelle série. L’éditeur a cependant choisi de recommencer la numérotation à 1 et d’ajouter un sous-titre à cet arc mais ne vous y trompez pas : si vous comptez vous lancer dans cet univers de dark fantasy, il vous faudra lire Oneira au préalable (même si un rapide résumé en début de récit permet d’en comprendre (ou de se remémorer) l’essentiel). Nous retrouvons donc les principaux protagonistes d’Oneira (Arane, Venus, Bastione) alors qu’ils débarquent à Alba, la capitale du royaume. Et si le premier arc se concentrait d’abord sur l’univers, le concept de monstres-cauchemars et le passé des différents acteurs, ce nouvel arc nous entraine directement au cœur de l’intrigue. Une intrigue qui va se développer sur plusieurs axes (des luttes d’influence, les machinations d’une étrange secte et la nature même de Venus, dotée par ses origines de pouvoirs extraordinaires) et expose directement une grande richesse. Peu de combats dans ce premier tome (par rapport à certains tomes du premier cycle) et ce n’est pas plus mal pour moi car ceux-ci, ainsi que l’apparence des créatures cauchemardesques me sont toujours aussi difficiles à lire. Cet aspect demeure le point faible de la série, à mes yeux, alors même que le dessin est de qualité (avec, entre autres, des décors très riches et soignés et des personnages bien typés). L’histoire est prenante et le fait que diverses intriguent s’entremêlent relance sans cesse mon intérêt pour la série. De plus, le passé de divers acteurs et la découverte de nouvelles régions contribuent eux aussi à ma curiosité. J’ai donc lu ce premier tome du deuxième arc avec beaucoup de plaisir et l’envie de connaître la suite est bien réelle. Reste ce problème de lisibilité sur certaines scènes mais, pour le reste, l’univers, l’originalité du concept ou le soin accordé par les auteurs (et l’éditeur qui croit très clairement au projet), je ne peux que recommander cette série (même s’il vous faudra certainement lire le premier arc pour pleinement profiter d’Oneira – L’Ere des Souverains.

17/02/2026 (modifier)