Origines (Origins)
Naviguant avec brio entre La Planète des Singes de Pierre Boule ou Niourk de Stefan Wul, Origines inverse les rôles sur les origines de la vie dans un récit de science-fiction bio punk explorant l'hubris et l'arrogance humaine.
Auteurs polonais Boom! Studios Les intelligences artificielles (I.A.) Les petits éditeurs indépendants Robots
David Adams a causé la chute de l'humanité, mille ans plus tard, il a une chance de la sauver. La race humaine s'est éteinte, éradiquée et remplacée par l'intelligence artificielle depuis des siècles. Chloé, l'androïde créée par David Adams il y a bien longtemps, tente de ramener à la vie son créateur. Dans ce monde apaisé par l'absence des hommes, la créature devenue créateur doit remettre David sur le chemin de sa mémoire pour qu'une nouvelle forme d'humanité puisse espérer voir le jour. Naître à nouveau dans un monde si différent et dans lequel sa place n'est pas admise fera-t-il de David le sauveur d'une race qui vacille pourtant depuis la nuit des temps entre la vie et la mort ?
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| Date de parution | 15 Mai 2025 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Une intrigue assez riche, mais ma lecture a quand même été un peu laborieuse, ce qui a influé sur mon ressenti, et ma note in fine. Le dessin possède de réelles qualités, mais il n’est pas vraiment ma came, et de plus, j’ai trouvé plusieurs cases difficiles à déchiffrer (lors de combats, mais pas seulement). Quant à l’histoire proprement dite, elle est relativement ambitieuse. Dans un univers post-apocalypse, alors que l’humanité a quasiment disparu, un dernier être « humain » se débat pour survivre, chaperonné par une femme IA, puis par des robots serviteurs, ravis de retrouver un maître à suivre, comme ils ont été programmés pour le faire. Car celui-ci est traqué par le système, dont les drones multiplient les attaques. Hélas, comme pour le dessin, l’intrigue n’est pas toujours très claire à suivre. Certains détails m’ont échappé, et j’ai parfois dû accepter de suivre certains passages en apnée, avant de me raccrocher ensuite à l’intrigue générale. L’alternance entre flash-backs et « présent » accentue aussi ces difficultés de lecture. Bref, une histoire dont les qualités intrinsèques n’ont pas toujours suffi à effacer mes difficultés à bien saisir tous les détails d’une intrigue qui m’a parfois un peu perdu.
Le dessin est atypique et sert super bien le récit. Le traitement des couleurs est absolument superbe. Je trouve fort d'intégrer une histoire aussi complexe dans un one-shot qui comprend de grandes et belles planches pas trop chargées en blabla. Je mets 3/5 car j'ai beaucoup apprécié cette lecture sans être véritablement transcendé.
Une couverture qui attire l'œil et le nom de Jakub Rebelka, il n'en fallait pas plus pour me décider à repartir avec l'album. Créé par Arash Amel, Joseph Oxford, Lee Toland Krieger et scénarisé par Clay McLeod Chapman, "Origines" est une œuvre ambitieuse, puisqu'elle nous plonge dans un futur crédible, celui où l'Homme est supplanté par l'Intelligence Artificielle. Une I.A. qui infecte le vivant jusqu'à en prendre le contrôle. Dans ce monde post-apocalyptique où l'humanité a disparu depuis bientôt mille ans, Chloé - une androïde dotée de l'I.A. - va faire renaître son créateur (David Adams), créateur qui est la cause de l'extinction humaine. Une œuvre ambitieuse puisqu'elle nous interroge sur de nombreux sujets. Elle met en garde sur une science qui va toujours plus loin dans la recherche sans toujours en mesurer les conséquences. Elle questionne aussi sur la place des robots (esclaves des temps modernes) et sur l'I.A. - ne pourrait-elle pas se doter d'une conscience et disposer de son libre arbitre ? La narration est maîtrisée, elle passe régulièrement du présent au passé naturellement et les dialogues sonnent juste. J'ai aimé le choix qu'une femme (certes robotisée) soit la clé de la renaissance de l'humanité, ainsi que les références bibliques. David en quête d'identité et Chloé en mère protectrice sont attachants. Par contre, la fin est trop convenue à mon goût et certaines situations m'ont laissé perplexe. La lecture est rapide, le texte est réduit à sa juste nécessité. Adepte de la ligne claire, passez votre chemin. Jakub Rebelka nous gratifie de son trait anguleux qui me plaît tant. Je remarque néanmoins des visages moins travaillés, je dois signaler que cette BD est antérieure à Judas et à Le Dernier Jour de Howard Phillips Lovecraft. Par contre les décors sont superbes. Une mise en page toujours aussi dynamique et inventive. Les couleurs de Patricio Delpeche sont magnifiques et contribuent au rendu post-apocalyptique. Un 4 étoiles généreux pour l'ambiance que dégage ce comics.
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