Niourk

Note: 3.67/5
(3.67/5 pour 21 avis)

L'un des romans cultes de Stefan Wul adapté par Vatine


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Sur une Terre post-apocalyptique où l'Humanité a régressé au stade primitif après une catastrophe nucléaire ayant asséché les océans et donné naissance à des chimères mutantes, quelques tribus survivent à l'état sauvage. Parmi elles, la horde de Thoz, où vit l'enfant noir, rejeté par les siens. Lorsque le vieux sorcier de la tribu le condamne à mort, l'enfant noir se met en marche pour Niourk, la ville des dieux, où ne subsistent que ruines et étranges mécanismes, vestiges de la civilisation du XXe siècle.

Scénariste
Auteur oeuvre originale
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 11 Octobre 2012
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série Niourk
Les notes (21)
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21/10/2012 | jurin
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L'avatar du posteur Mac Arthur

J’ai bien aimé ce récit de science-fiction, même s’il emprunte des chemins qui s’éloignent progressivement mais fermement de l’idée que je m’en faisais à la lecture du premier tome. Mais bon, finalement, n’est-ce pas pour ça que je lis des bandes dessinées ? Pour encore me faire surprendre, pour que des auteurs m’emmènent là où je ne m’attendais pas à aller ? Et ici, je dois bien dire que le pari est réussi. Au niveau du dessin, rien à redire. La mise en page est soignée et très variée (avec, à l’occasion, de très belles grandes cases voire des doubles pages). Les personnages sont bien typés. Le trait est dynamique. Les décors sont soignés. Du point de vue de l’adaptation, rien à redire non plus. Je n’ai jamais senti de coupures désagréables et le rythme comme l’intérêt du récit restent relativement constants. Au final, je trouve ce Niourk très agréable à lire. Certes, il m’a déconcerté par certains développements, par certains choix… mais c’est une lecture divertissante vers laquelle je retourne avec plaisir. Pas révolutionnaire mais surprenante quand même. S'il existait sur bdtheque une note entre le 3/5 et le 4/5, c'est celle-là que j'aurais choisi. Mais comme, d'une part, elle n'existe pas et, d'autre part, il s'agit dans cette collection des oeuvres adaptées de Stefan Wul de ma série préférée, j'opte pour un 4/5 un peu flatteur.

26/11/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

On sait qu’Olivier Vatine est un touche-à-tout, qu’il s’attaque à tous les genres. Et qu’il est amateur de séries B, qu’il bonifie très souvent. Le voilà donc sur une série post-apocalyptique. C’est donc à l’univers de Stefan Wul qu’il s’attaque ici – univers que je ne connaissais pas du tout. C’est de la SF relativement classique, qui ne fait finalement pas trop son âge. Une histoire qui se laisse lire. Mais une histoire qui manque tout de même singulièrement de dynamisme, qui traine parfois en longueur. De plus – mais je me suis déjà fait la même remarque sur d’autres séries – je ne comprends pas pourquoi une catastrophe – quelle qu’elle soit – entraine une régression à ce point peu crédible : un retour à la préhistoire ? J’ai lu cette série dans l’intégrale en Noir et Blanc, et je pense que cette option, sans couleur, est plus adaptée au dessin de Vatine ici, simple mais efficace. Même si, parfois, on aurait apprécié une « finition » plus travaillée (davantage de détails, concernant les décors ou les visages des personnages hors gros plans).

30/04/2017 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5

Cette collection est très inégale, principalement en raison des différents dessinateurs. Niourk est à mon sens de cet aspect là le plus réussi. Il permet de bonifier l'adaptation qui a été faite du roman et on retrouve une part d'Aquablue dans cet opus. Je n'ai jamais lu Wull auparavant, mission réussie que cette série qui m'a donné envie de découvrir cet auteur. C'est de la SF assez classique, rien de bien folichon cependant mais j'imagine le roman bien foisonnant de détails plus travaillés que sur la BD. Je vais me pencher plus avant sur les autres BD de la collection maintenant, en passant outre certains dessins qui m'avaient à ce jour un peu bloqué.

21/09/2016 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
L'avatar du posteur PAco

C'est sans doute l'adaptation de Wul de cette collection que j'ai préférée. D'une part parce que j'avais lu ce roman dans ma jeunesse et qu'elle a eu son petit effet madeleine avec sans doute un de mes tous premiers romans de SF ; mais c'est aussi pour sa qualité intrinsèque, tant sur le plan de l'adaptation que de celui du dessin d'Olivier Vatine. En effet, sans avoir pleinement en mémoire le roman de Wul, les trois tomes qu'on nous propose sont bien équilibrés et assurent une narration très agréable et progressive avec la montée en puissance de notre jeune héros. Surtout que la mise en page et le découpage proposés jouent parfaitement cette partition pour nous assurer un récit très agréable à la lecture et qui a su traverser les ans. Car il ne faut pas oublier que ce roman fut à l'origine publié voilà quasi 60 ans (en 1957) ! Alors, avis aux amateurs de SF, si vous souhaitez redécouvrir ce classique des années 50/60, voilà sans doute l'un des meilleurs titres adaptés dans cette très belle collection de chez Ankama.

24/06/2016 (modifier)
Par Puma
Note: 4/5

Pour avoir lu l'ensemble des adaptations BD de Wull, c'est bien ce volet qui dans son ensemble, et à mon avis, surclasse les autres. Mais certainement pas pour le graphisme où Civiello est incontestablement, et très loin, nettement plus intéressant visuellement dans une dilogie voisine. Mais il faut reconnaître qu'entre le dessin ultra allégé et simpliste mais finalement bien foutu de Vatine et cette histoire touchante de l'enfant noir, la mayonnaise prend. Et à mon sens, il s'agit bien ici de la première trilogie à lire pour découvrir et entrer en cet univers particulier et attachant de la SF de Wull.

17/02/2016 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Cette collection, "Les univers de Stefan Wul", propose des adaptations de romans de cet auteur qui sont de qualité inégale. A l'adolescence j'étais ce qu'on appelle un bouffeur de SF, Stefan Wul était loin d'être parmi mes auteurs préféré, je trouvais ses histoires un peu poussiéreuses, il ne s'y passait pas les chose que je recherchais dans mes lectures. Autant dire que c'est avec une certaine appréhension que j'ai vu arriver cette collection. Et pour Niourk donc, un classique pour certains c'est finalement une bonne surprise. Attention ne nous enflammons pas, le récit en lui même est assez classique, il déroule sans à coup, il est plaisant à lire et l'on souhaite découvrir la suite. Alors que demander de plus me direz vous? Sans doute un souffle, des chose plus épiques, plus nouvelles. En fait il est possible que le problème vienne de cette histoire de grande cité en ruine. Dans le monde de la BD elle a été vue de milliers de fois et je ne vous ferais pas l'injure de citer des références que nous avons tous. Malgré ces petites réserves nous avons un lecture plaisante, divertissante qui passe aujourd'hui car complètement dépoussiérée par le dessin de Vatine. Sans lui cette BD n'aurait qu'un charme un peu suranné à cause de son scénario un peu faible. Majoration après la sortie du tome 3 Je serais presque tenté de hausser ma note tant cette trilogie une fois arrivée à son terme prend tout son sens. Alors oui un grand bravo à O. Vatine qui par son dessin arrive à dépoussiérer une œuvre fort connue pour l'époque et c'est important de le préciser, finalement assez novatrice, rappelons nous en effet que lors de la parution de ce roman, la SF qu'on nommait encore l'anticipation n'en était qu'à ses prémisses. Je conseille donc la lecture, l'achat se fera selon les goûts.

30/05/2015 (MAJ le 01/01/2016) (modifier)
Par Raphifty
Note: 3/5

J’ai apprécié lire les trois tomes de cette bande dessinée qui parvient à transporter le lecteur dans le monde de Stefan Wul : Un monde détruit où l’humanité est retournée à l’état sauvage. A travers une tribu d’hommes des cavernes dirigée par un énigmatique chaman, on découvre un enfant noir marqué par une étrange prophétie. Dans la BD franco-belge il existe des noms marquants, Olivier Vatine et sa série culte Aquablue en font partie mais est-ce une raison pour s’émerveiller gratuitement du talent de cet auteur ? Et bien, mon cœur balance. Chose relativement rare, j’ai, pendant la lecture, étonnement apprécié l’écriture de cet ouvrage. La plume de l’auteur vient rehausser la qualité globale de Niourk. Et c’est certainement LA grande force de cette BD. Le découpage est lui aussi réussi. J’ai trouvé quelques planches (notamment les intégrales) très réussies. Quelques dessins minimalistes aussi, c'est simple et efficace. Cependant, quelques dessins sont parfois un peu trop "light". A la lecture des premières pages, je me suis dit "ben dit donc il se fait pas chier à les détailler !". Les arrières plans sont vides, on applique une couleur Photoshop et on enchaine. La plupart des décors sont simplement inexistants. Je n’ai pas non plus trouvé que le scénario soit incroyable, l'enjeu de cette aventure n'est finalement pas très originale. Il manque une intrigue de fond. Heureusement quelques passages sont agréables à lire, on notera la séquence entre l’enfant et l’ours. Mais l’ensemble reste assez fade. Le deuxième tome gagne en action mais pas en contenu scénaristique, c'est dommage. Le troisième tome clôturé la série trop rapidement, c'est presque bâclé, tout s'accélère pour masquer les failles d'un scénario trop mince. Pour résumer, le dessin est bon (voir très bon) mais on a parfois l’impression que l’auteur n’a pas voulu trop se fouler. La narration est excellente et apporte de l’épaisseur à cette histoire. Enfin le scénario est classique, bien ficelé mais sans véritable intrigue. Niourk se laisse lire avec plaisir mais ne laissera dans vos esprits que peu de souvenirs.

13/01/2013 (MAJ le 28/11/2015) (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Je répète souvent dans ces colonnes que je n'aime pas la science-fiction, cependant, il fut un temps dans mon adolescence où il m'arrivait de lire quelques roman de SF, des classiques comme les Chroniques martiennes de Bradbury, Dune de Frank Herbert ou Fondation d'Asimov... je crois que ces lectures m'ont fâché avec le genre, ce n'était pas des univers où j'avais envie d'aller, je préférais une SF comme celle de Richard Matheson, avec L'homme qui rétrécit, ou celle de la Planète des singes de Pierre Boulle.. Je n'ai jamais lu Stefan Wul, même si je connais sa réputation dans le monde de la SF française, et le plus drôle, c'est que j'ai le roman Niourk dans la collection de poche Présence du Futur de Denoël, mais je ne l'ai jamais ouvert, juste lu le début et encore... Aussi, je m'attendais à m'emmerder grave avec ce genre de Bd, et à ma grande surprise, ce récit m'a plu par son décor apocalyptique, ses personnages, son ambiance mystérieuse, à l'opposée du type de space opera que je n'aime pas. C'est le second roman de Wul, devenu un incontestable best-seller souvent classé en littérature jeunesse (sans doute à cause de son jeune héros), et c'est peut-être à cause de sa trame linéaire que le récit m'a intéressé, Wul ayant la réputation d'écrire sans plan préparé, laissant libre cours à son imagination, avec un certain sens du contrepied final. Il évoque un monde post-atomique où quelques humains sont retournés à une organisation tribale et primitive après une catastrophe. Alors certes, les Bd évoquant cet univers, il y en a eu des tonnes depuis les années 50, je ne citerais qu'une de mes préférées : Hombre. Mais à l'époque où Wul a crée cet univers, le genre était quasi vierge, il faut donc faire abstraction de tout ce qu'on a lu depuis, ça peut sembler difficile pour certains, mais pour moi, ça a marché, je trouve que Wul avait une bonne imagination, si tant est que l'adaptation de Vatine soit fidèle au livre, ça je ne le sais pas, mais ça m'a rappelé en tout cas, le premier tome mythique de Valérian (la Cité des eaux mouvantes) qui présentait New York enfouie sous les eaux et rongée par la végétation. Les péripéties s'enchainent bien, il y a de bonnes idées, même si un truc m'étonne : la tribu de Thôz meurt après avoir mangé la chair des grosses bestioles en forme de poulpes, alors que l'enfant noir qui a goûté à leur cervelle, survit... Le côté décrépit de New York contraste aussi bizarrement avec le magasin de Santiag où l'enfant récupère des frusques en bon état qui normalement auraient dû tomber en poussière... Il y a aussi la neige qui succède trop brutalement à l'aridité d'un désert, et ce prologue que je n'ai pas très bien compris.. A part quelques détails de ce style, l'ensemble est bon, le suspense et le côté aventureux imbriqués dans ce contexte de SF ont su me captiver suffisamment, même si cet enfant noir n'a rien d'attachant. Reste le dessin de Vatine qui n'est pas trop dans mes goûts, notamment par son absence de détails, des silhouettes juste ébauchées, des fonds de cases très rudimentaires, et un trait trop épuré que je ne trouve globalement pas joli, mais ses pleine-pages grandioses et ses décors aux riches perspectives sont très plaisants.

07/11/2015 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
L'avatar du posteur Spooky

Niourk est un roman que j’ai lu étant adolescent ; je m’en souviens encore, c’était en Folio Junior, et la couverture était verte. L’atmosphère post-apocalyptique, l’histoire de l’enfant noir et les mystérieux « monstres » ont durablement marqué ma mémoire. Lorsque j’ai appris qu’Olivier Vatine, un dessinateur dont j’apprécie par ailleurs le travail, bûchait sur une adaptation en BD, je m’y suis tout de suite intéressé. Et le résultat est, sans conteste après consultation avec moi-même, franchement bon. Tout d’abord dans les ambiances et les cadrages, un domaine où Vatine excelle. On a un peu l’impression qu’il n’attendait que ce projet pour s’exprimer pleinement. Il n’hésite pas à faire sauter son découpage pour mieux exprimer les différents rythmes imprimés au récit. Et les couleurs, préparées par Isabelle Rabarot, sont également remarquables. Quant au récit… Je me suis également régalé, j’ai l’impression que Vatine a été marqué par les mêmes scènes que moi, puisqu’il les met en exergue, proposant deux fils narratifs parallèles. Dans le deuxième tome le récit semble moins dense, mais le savoir-faire est toujours là, au service du récit et des ambiances. Certaines pages sont somptueuses, je me régale, surtout dans le tome 3, avec plus de passages contemplatifs que Vatine transforme en pages de toute beauté. En résumé, de l’excellent boulot, sur un bouquin devenu culte. De bout en bout.

25/12/2012 (MAJ le 04/10/2015) (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

J'ai lu le roman il y a une quinzaine d'années et visiblement il ne m'avait pas vraiment marqué car j'ai constaté en lisant cette série que je me souvenais nettement plus de sa fin que des deux premiers tiers. Stéfan Wul, c'est de la SF sympathique, avec quelques idées originales, mais manquant un peu trop de profondeur à mon goût. Il faut cependant admettre qu'un récit comme Niourk, très linéaire et divertissant, convient bien à une adaptation en BD. Il y a aussi le dessin de Vatine qui lui convient très bien. Son trait anguleux est adapté à un récit de science-fiction comme celui-ci. Et globalement, les planches de cette série sont très jolies et efficaces. C'est donc une bonne BD et un sympathique récit. Ce n'est pas non plus la panacée en matière de SF et de péripéties. Et comme dans ma lecture du roman, je n'ai pas trouvé le héros attachant du tout, donc ça n'aide pas trop. Mais c'est une lecture divertissante dotée d'un joli graphisme.

05/12/2014 (modifier)