Pendant le (court) règne d'Henri II et celui de ses fils, son épouse Catherine de Médicis a joué un rôle politique très important. On lui prête ainsi la création d'une brigade informelle, surnommée l'Escadron volant, au sin duquel un certain nombre de ses dames de compagnie ont joué le rôle d'espionnes, jouant les bretteuses et obtenant des secrets stratégiques sur l'oreiller. Techniquement, cela faisait de la Médicis une mère maquerelle, utilisant les charmes de ses courtisanes pour obtenir plus de pouvoir.
Si cet escadron a réellement existé, il fut l'objet de nombreuses fables, certaines allant parfois très loin. Raule, scénariste espagnol connu notamment pour Jazz Maynard, s'en est emparé pour tourner l'idée à sa sauce, et nous livrer un récit d'aventure historique ma foi pas mal troussé, mêlant intrigues de la Cour et combats d'épées dans les rues de Paris. Avec en prime la présence d'une tueuse venue visiblement d'Orient. Le récit est mis en images par José Muñoz, vétéran de la BD argentine, qui a notamment travaillé avec Breccia et Pratt. Son style s'est affiné dans cette série, pour ressembler à ce que l'on faisait il y a une vingtaine d'années dans la collection (A suivre). C'est très plaisant, et on voit que le dessinateur s'amuse beaucoup à varier sa mise en scène, pour nous offrir de belles planches assez classiques.
Curieux de savoir ce qu'il va arriver à Victoria, l'audacieuse débutante, dans la suite d ela série.
À mon âge, je commence à découvrir et à lire des mangas porno. Je devrais avoir plus de jugement, être plus raisonnable... Je n'aime pas le futanari, les images avec des tentacules partout, ni les histoires avec des personnages qui ressemblent à des enfants. En internet, les génitaux sont souvent censurés et c'est trop laid! Cependant, tout n'est pas mauvais, au contraire!
Shinozuka Yuuji est dans la moyenne de ce que j'ai trouvé le moins mauvais, a condition d'aimer les (très) gros seins et les femmes en manque d'attention. Les histoires ne sont pas trop longues et le dessin est plutôt bien. Ce qui manque ici, je pense, c'est un peu plus d'humour et de surprises.
Je ne connaissais pas du tout le poème de Victor Hugo, mais j'ai bien aimé l'idée de reprendre cette histoire biblique un peu moins connu que d'autres en prétextant ce poème pour parler du passage en question. Je pensais le connaitre, mais en vérité je n'avais en tête que la fin de l'histoire, celle qui est souvent reprise dans les tableaux et œuvres d'art. Mais il y a pourtant bien plus !
Les deux volumes explorent donc toute l'histoire de Loth et de ses filles, tout en faisant une histoire secondaire de Victor Hugo qui la raconte à ses amis après une séance de spiritisme suite à la mort de sa fille. Cette seconde histoire aura un dénouement que j'avoue ne pas avoir bien saisi. D'accord, le poème ne serait pas de Hugo, mais franchement on s'en fiche un peu et ça semble un prétexte à apporter la présence de Georges Sand, qui n'était pas là auparavant. C'aurait été une bonne façon d'apporter la question du féminisme et de la place des femmes dans cette histoire, mais ce n'est jamais développé et c'est dommage. Cette seconde intrigue est donc assez anecdotique et je ne pense pas qu'elle soit nécessaire au récit.
Par contre l'idée de représenter tout l'épisode biblique en commençant par l'arrivée de Loth et son peuple sur les bords de Sodome et Gomorrhe jusqu'à la destruction de ces deux villes. Et c'est un récit d'aventure assez classique avec un dénouement bien connu, mais le tout est bien raconté avec des personnages sympathiques. Le récit prend le temps de se développer mais réussit aussi à retransmettre des problématiques que je doute trouver dans le texte d'origine. Et c'est plaisant de lire un récit qui déborde de son cadre initial pour faire une vraie histoire complète. N'eut-été l'absence de liens clairs entre l'histoire principale et la secondaire, j'aurais dit que la BD est une vraie réussite. En l'état, c'est bien mais pas assez travaillé sur les liens entre les deux narrations pour que je note au-dessus. A lire à l'occasion, c'est plutôt bon !
J'avais envie de voir ce que le sujet donnerait adapté en BD, la dysmorphisme d'un personnage. La BD finie, je suis content de l'avoir lu mais je dois avouer que la BD reste à la surface des choses. Un peu dommage, donc, malgré les bonnes qualités qu'elle contient.
Cette BD semble avoir été faite suite à une campagne de Kickstarter lancée en 2016 aux États-Unis, avant d'être adaptée chez nous par Ankama. C'est donc une réalisation avec beaucoup de volonté de la part de l'autrice, ce qui se sent dans l'histoire autant que dans le propos. Par exemple la dédicace d'entrée est une invitation à apprécier son corps quel qu'il soit, on ne peut être plus clair.
L'histoire de cette BD est donc celle d'une jeune femme atteinte de dysmorphisme, détestant son corps qui n'est pas celui qu'elle voudrait. Trop grosse, mal fichue, laide, elle se sent mal dans sa peau et semble subir son entourage, dans les commentaires ou les attentes. La BD va montrer ce que ce ressenti fait vivre de l'intérieur, le mal-être, les comportements alimentaires, les luttes internes, la violence qu'on subit sans qu'elle ne soit volontaire ... Plusieurs fois dans la BD, Mindy va éclater, laissant échapper à quel point sa condition lui remonte sans cesse au visage. Ces explosions de violences sont les moments où son entourage comprend enfin qu'elle est travaillée par des soucis personnels présents à chaque instant. Et qu'ils lui font du mal ...
La narration de la BD passe par un chocolat rappelant des souvenirs, permettant de remonter la vie de cette jeune femme et la façon dont elle fut sans cesse confronté à ses troubles alimentaires, aux remarques sur son physique et à la confrontation sociale qu'elle dû subir. Maintenant, cette exploration du passé et du présent, concluant sur les commentaires que son psy lui a fait afin de l'aider dans sa vie de tout les jours manque un peu de conclusion, sans doute aussi de développement. Notamment au regard des personnes autour, quel impact ont ces révélations sur eux ? Quel sont les perspectives d'avenir suite à ces prises de conscience ? Quel est le résultat pour Mindy, comment envisage-t-elle son propre avenir ?
Ces questions sont sans réponses et c'est dommage, la BD reste sur le ressenti de Mindy et son point de vue, sans jamais en sortir. De fait, je trouve que ça limite le résultat, avec une BD sympathique et honnête, apportant son propos sans jamais dépasser ce propos. De fait, ça reste limité, donc pas indispensable mais plutôt réussi !
Awar est un passeur, à la tête de convois de migrants vers le Royaume-Uni pour le compte d'un réseau aux méthodes mafieuses. L'arrivée d'une jeune Kurde fuyant la Syrie ravive chez lui de douloureux souvenirs et une humanité qu'il croyait étouffée par ce système cruel dont il n'est qu'un rouage.
Basé sur les enquêtes de terrain du journaliste Frederic Loore, cette BD raconte de l'intérieur le fonctionnement du trafic de migrants, en adoptant, fait assez rare, le point de vue des passeurs. La tonalité oscille entre thriller et drame social. Filières, intermédiaires, hiérarchie, méthodes de pression, marchandisation des corps : l'ensemble se veut instructif et documenté, et il y a un solide travail d'enquête derrière la fiction (ainsi qu'un cahier documentaire sur le trafic d'êtres humains en fin d'album).
L'objet en lui-même est une bel et grand album, un ouvrage éditorialement soigné qui impose immédiatement sa présence. Le dessin, sombre et réaliste, travaille surtout en teintes de gris, relevées de quelques rares touches de couleur venant souligner certains éléments symboliques, comme le foulard de combattante kurde de la jeune femme. Cette palette restreinte renforce la rudesse du propos. L'atmosphère est lourde, oppressante, bien en accord avec ce récit dur, presque sans échappatoire.
Sur le fond, la description du trafic est implacable. On mesure la violence du système, l'exploitation cynique, la peur constante des migrants, l'humiliation organisée par les trafiquants. C'est âpre, parfois glaçant, et probablement crédible au regard de la documentation revendiquée. Pourtant, une question persiste : le traitement des antagonistes m'a semblé très manichéen. Les trafiquants apparaissent comme revanchards, haineux, brutaux, arrogants : de véritables salopards sans nuance, à l'exception relative du héros qui dissimule son humanité derrière un masque d'impassibilité. Leur violence est telle qu'on en vient à s'interroger : est-ce la représentation fidèle d'une réalité déjà insoutenable, ou une accentuation dramatique destinée à renforcer l'impact ?
De la même manière, la passivité apparente des migrants face à ces exactions interroge (tout comme leur focalisation quasi exclusive sur le Royaume-Uni comme terre d'accueil, mais c'est un autre sujet). On conçoit que leur situation soit désespérée, que la guerre et l'absence de perspectives puissent rendre acceptable l'inacceptable. Mais face aux abus montrés ici, j'ai parfois eu du mal à comprendre pourquoi aucune révolte ne semblait possible. Je me suis demandé s'il s'agissait du reflet d'un rapport de force si écrasant qu'il annihile toute résistance, ou si le récit ne forçait pas le trait pour dénoncer l'horreur du système au détriment d'un peu de nuance. Je ne peux que supposer que l'histoire est conforme à la triste réalité documentée.
Passeur(s) est une œuvre dure, sombre et solidement construite. Un récit instructif et engagé, qui éclaire efficacement les mécanismes du trafic de migrants. Mais son traitement très frontal, presque sans nuance dans la caractérisation des bourreaux, laisse planer un doute : sommes-nous face à une réalité brute, aussi terrible que cela, ou à une vision volontairement accentuée pour frapper les consciences ?
Quoi qu'il en soit, la lecture ne laisse pas indifférent.
Arashiro, lycéen harcelé incapable d'assumer son homosexualité, se transforme en monstre après avoir été blessé par les propos homophobes d'un professeur qu'il admirait. Cette métamorphose devient une carapace : une protection contre le regard des autres, mais aussi un moyen de l'affronter pour de bon.
Avec Monstrophobie, Kazuki Minamoto livre un conte moderne assez rude sur l'homophobie, le harcèlement scolaire, la lâcheté institutionnelle et l'acceptation de soi. À partir du rejet et de la honte intériorisée, le récit élargit son propos : la victime peut devenir violente, le harcelé peut à son tour harceler, et les adultes se montrent parfois profondément défaillants. Si la thématique LGBT est centrale, l'enjeu dépasse cette seule question : il est aussi affaire d'identité, de pression sociale et de difficulté à s'accepter. Le propos, sur le fond, est sincère.
Le dessin, expressif et efficace, soutient bien les scènes de transformation et de crise intérieure. Le monstre, avec sa drôle d'allure à la frontière entre ridicule et effrayant, matérialise visuellement le mal-être, et certaines planches traduisent avec force la détresse d'Arashiro comme celle d'autres personnages.
C'est surtout le ton qui m'a laissé partagé.
L'aspect allégorique rend parfois flou le fonctionnement de cette métamorphose, dont les effets semblent variables et narrativement un peu artificiels.
Quant à la manière d'aborder les thématiques principales, par moments les réflexions sont profondes, justes et intelligentes dans leur manière d’éviter le manichéisme. Et à d’autres, certains comportements m’ont semblé étranges, voire maladroits. Le héros, notamment, franchit assez tôt une limite problématique lorsqu’il agresse sexuellement celui qu’il aime : une scène un peu violente, aussi surprenante que dérangeante, qui semble ensuite presque éludée. Difficile de ne pas rester gêné par ce traitement, mais on n'en parlera plus jamais dans la suite du manga ce qui m'a laissé circonspect.
De même, le professeur admiré apparaît constamment médiocre, mollasson et réactionnaire, au point qu'il devient difficile de comprendre l'attachement d'Arashiro.
C'est un manga surprenant, parfois subtil, parfois maladroit, qui peut déconcerter mais qui me semble néanmoins pertinent pour de jeunes lecteurs en quête de réponses sur eux-mêmes et sur le regard des autres.
Après un premier tome très convaincant augurant un très bon comics, je ressors un poil déçu par le second tome qui ne tient pas toutes les promesses initiales.
C'est un peu frustrant car il est vrai que Lemire et Nguyen avaient su traiter du vampirisme selon un angle novateur à mi-chemin entre Seuls et Sa Majesté des Mouches. En effet, plutôt que de se concentrer sur la classique lutte entre espèces ou la description du changement de condition d'humain à vampire, les auteurs nous plongent dans une ville post-apocalyptique où huit enfants vampires tuent le temps comme ils peuvent et sans que le lecteur en sache la raison. Et quand on est vampire, le temps peut paraitre une éternité...
Le tome 1 introduit ainsi idéalement l'histoire, le lecteur souhaitant connaitre l'enchaînement des événements ayant conduit ces enfants à devenir vampires puis à se retrouver seuls dans cette ville désolée. Mais voilà, le tome 2 traine ensuite beaucoup en longueur, les flashbacks des personnages retraçant le moment de leur transformation en vampire étant bien trop courts pour étoffer leur psychologie et la chute finale tardant à arriver. Et tout comme Mac Arthur, j'ai également été surpris et un peu agacé par l'arrivée de l'écriture inclusive durant le deuxième tome pour parler de Romie alors même que le personnage parle au féminin tout le premier tome et sans qu'aucune transition narrative ne permette d'expliquer ce changement d'écriture. Et franchement des iel, ieleux, la.e et âgé.e durant plusieurs dizaines de pages, c'est franchement lourdingue à lire à la longue... Et puis j'ai du mal à croire qu'un ancien vampire âgé de plusieurs siècles s'adresse à Romie par iel!
Au niveau du graphisme, si je ne suis pas forcément fan du style de Nguyen, son dessin donnant parfois l'impression d'esquisses griffonnées, je dois bien avouer qu'il colle parfaitement à ce monde post-apocalyptique. L'idée du noir et blanc ravivé de touches de rouge pour mettre en évidence le sang est également plutôt habile et renforce le côté froid et peu accueillant de la ville en ruine.
Vraiment dommage que ce second tome n'ait pas répondu aux espoirs du premier.... Une lecture agréable tout de même et qui sort du lot des BD traitant habituellement du vampirisme.
SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 7/10
GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 6,5/10
NOTE GLOBALE : 13,5/20
Lu il y a longtemps et relu il y a peu, cet album de Guillaume Bouzard, auteur que j'apprécie, sur la guerre de 14-18 n'est pas un sommet de drôlerie mais se laisse lire. Il est vrai qu'il n'est pas évident de faire de l'humour sur le sujet. Cela passe parfois par du grivois comme le gag sur le fait que tous les soldats ayant des noms rigolos sont envoyés dans la même tranchée. Et c'est même parfois plus touchant que drôle notamment sur ce jeune qui écrit à plusieurs reprises des lettres à sa bien-aimée.
Une bande d'enfants essaie de retrouver le cadavre d'une camarade de classe qui a disparu il y a quelques années et évidemment leur enquête va attirer l'attention d'adultes malintentionnés.
L'idée de départ est pas trop mal et il y a un vrai suspens, alors que tout ce qui semblait simple au début est en fait plus complexe qu'il n'y parait. J'ai été surpris par quelques révélations. Cela dit, même si la lecture de cette courte série a été agréable, il y a quand même quelques défauts. Les personnages sont un peu trop stéréotypés, notamment la bande de gamin qui semble sortir de ces nombreux films pour enfants que je regardais gamin et dont chaque personnage semblait sortir d'un cahier des charges: le chef de la bande, l'intello très bon en informatique, le gros qui aime bien la bouffe (heureusement ce trait de caractère n'est pas trop appuyé) et l'unique fille qui est bien sûr un garçon manqué. Il manque juste le Noir de service !
Comme souvent dans ce type de récit policier il y a quelques facilités dans le scénario et malheureusement on finit par tomber dans la surenchère que craignait Mac Arthur. Dans le dernier tome, j'ai fini par décrocher un peu. Le Japon étant un pays très corrompu, j'accepte sans problème qu'une famille très puissante peut faire ce qu'elle veut grâce à ses puissants contacts, mais là, qu'un des gros méchants ne soit pas capable de tuer ne serait-ce qu'un personnage du camp des gentils alors qu'il est excellent tireur, ben désolé ça me fait un peu débarquer de l'histoire.
Cela reste tout de même une série à lire si on est amateur de mangas thriller, surtout que celui-ci ne dure pas des dizaines de tomes, mais je conseillerais surtout un emprunt parce que je ne pense pas la relire un jour.
Une série vraiment sympathique ! Décidément, Trondheim arrive à nous proposer des choses intéressantes dans des univers et des genres très différents.
Ici, j’ai trouvé la lecture très plaisante, amusante, dynamique. Tous les personnages sont bien construits, Trondheim nous propose des personnages « ordinaires » et crédibles, aucun protagoniste n’est monolithique, parfait. Mention spéciale à Maggy Garrisson, femmes certes ordinaires – physiquement, socialement – mais qui se révèle pleine de peps et d’imagination. Une femme pleine d’à propos, usant de tout ce qui est à sa portée pour « s’en sortir » et gratter par tous les moyens un peu de fric.
Du coup, on s’attache facilement au récit (les dialogues sont vraiment réussis), aux personnages, et surtout à cette Maggy, qui n’est ni la bombasse habituelle des polars classiques, ni une belle perdante à la Ken Loach : un très beau personnage en tout cas créé là par Trondheim.
Note réelle 3,5/5.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
L'Escadron de la Reine
Pendant le (court) règne d'Henri II et celui de ses fils, son épouse Catherine de Médicis a joué un rôle politique très important. On lui prête ainsi la création d'une brigade informelle, surnommée l'Escadron volant, au sin duquel un certain nombre de ses dames de compagnie ont joué le rôle d'espionnes, jouant les bretteuses et obtenant des secrets stratégiques sur l'oreiller. Techniquement, cela faisait de la Médicis une mère maquerelle, utilisant les charmes de ses courtisanes pour obtenir plus de pouvoir. Si cet escadron a réellement existé, il fut l'objet de nombreuses fables, certaines allant parfois très loin. Raule, scénariste espagnol connu notamment pour Jazz Maynard, s'en est emparé pour tourner l'idée à sa sauce, et nous livrer un récit d'aventure historique ma foi pas mal troussé, mêlant intrigues de la Cour et combats d'épées dans les rues de Paris. Avec en prime la présence d'une tueuse venue visiblement d'Orient. Le récit est mis en images par José Muñoz, vétéran de la BD argentine, qui a notamment travaillé avec Breccia et Pratt. Son style s'est affiné dans cette série, pour ressembler à ce que l'on faisait il y a une vingtaine d'années dans la collection (A suivre). C'est très plaisant, et on voit que le dessinateur s'amuse beaucoup à varier sa mise en scène, pour nous offrir de belles planches assez classiques. Curieux de savoir ce qu'il va arriver à Victoria, l'audacieuse débutante, dans la suite d ela série.
Secret housewives
À mon âge, je commence à découvrir et à lire des mangas porno. Je devrais avoir plus de jugement, être plus raisonnable... Je n'aime pas le futanari, les images avec des tentacules partout, ni les histoires avec des personnages qui ressemblent à des enfants. En internet, les génitaux sont souvent censurés et c'est trop laid! Cependant, tout n'est pas mauvais, au contraire! Shinozuka Yuuji est dans la moyenne de ce que j'ai trouvé le moins mauvais, a condition d'aimer les (très) gros seins et les femmes en manque d'attention. Les histoires ne sont pas trop longues et le dessin est plutôt bien. Ce qui manque ici, je pense, c'est un peu plus d'humour et de surprises.
Victor Hugo et l'affaire des filles de Loth
Je ne connaissais pas du tout le poème de Victor Hugo, mais j'ai bien aimé l'idée de reprendre cette histoire biblique un peu moins connu que d'autres en prétextant ce poème pour parler du passage en question. Je pensais le connaitre, mais en vérité je n'avais en tête que la fin de l'histoire, celle qui est souvent reprise dans les tableaux et œuvres d'art. Mais il y a pourtant bien plus ! Les deux volumes explorent donc toute l'histoire de Loth et de ses filles, tout en faisant une histoire secondaire de Victor Hugo qui la raconte à ses amis après une séance de spiritisme suite à la mort de sa fille. Cette seconde histoire aura un dénouement que j'avoue ne pas avoir bien saisi. D'accord, le poème ne serait pas de Hugo, mais franchement on s'en fiche un peu et ça semble un prétexte à apporter la présence de Georges Sand, qui n'était pas là auparavant. C'aurait été une bonne façon d'apporter la question du féminisme et de la place des femmes dans cette histoire, mais ce n'est jamais développé et c'est dommage. Cette seconde intrigue est donc assez anecdotique et je ne pense pas qu'elle soit nécessaire au récit. Par contre l'idée de représenter tout l'épisode biblique en commençant par l'arrivée de Loth et son peuple sur les bords de Sodome et Gomorrhe jusqu'à la destruction de ces deux villes. Et c'est un récit d'aventure assez classique avec un dénouement bien connu, mais le tout est bien raconté avec des personnages sympathiques. Le récit prend le temps de se développer mais réussit aussi à retransmettre des problématiques que je doute trouver dans le texte d'origine. Et c'est plaisant de lire un récit qui déborde de son cadre initial pour faire une vraie histoire complète. N'eut-été l'absence de liens clairs entre l'histoire principale et la secondaire, j'aurais dit que la BD est une vraie réussite. En l'état, c'est bien mais pas assez travaillé sur les liens entre les deux narrations pour que je note au-dessus. A lire à l'occasion, c'est plutôt bon !
Eat, and Love Yourself
J'avais envie de voir ce que le sujet donnerait adapté en BD, la dysmorphisme d'un personnage. La BD finie, je suis content de l'avoir lu mais je dois avouer que la BD reste à la surface des choses. Un peu dommage, donc, malgré les bonnes qualités qu'elle contient. Cette BD semble avoir été faite suite à une campagne de Kickstarter lancée en 2016 aux États-Unis, avant d'être adaptée chez nous par Ankama. C'est donc une réalisation avec beaucoup de volonté de la part de l'autrice, ce qui se sent dans l'histoire autant que dans le propos. Par exemple la dédicace d'entrée est une invitation à apprécier son corps quel qu'il soit, on ne peut être plus clair. L'histoire de cette BD est donc celle d'une jeune femme atteinte de dysmorphisme, détestant son corps qui n'est pas celui qu'elle voudrait. Trop grosse, mal fichue, laide, elle se sent mal dans sa peau et semble subir son entourage, dans les commentaires ou les attentes. La BD va montrer ce que ce ressenti fait vivre de l'intérieur, le mal-être, les comportements alimentaires, les luttes internes, la violence qu'on subit sans qu'elle ne soit volontaire ... Plusieurs fois dans la BD, Mindy va éclater, laissant échapper à quel point sa condition lui remonte sans cesse au visage. Ces explosions de violences sont les moments où son entourage comprend enfin qu'elle est travaillée par des soucis personnels présents à chaque instant. Et qu'ils lui font du mal ... La narration de la BD passe par un chocolat rappelant des souvenirs, permettant de remonter la vie de cette jeune femme et la façon dont elle fut sans cesse confronté à ses troubles alimentaires, aux remarques sur son physique et à la confrontation sociale qu'elle dû subir. Maintenant, cette exploration du passé et du présent, concluant sur les commentaires que son psy lui a fait afin de l'aider dans sa vie de tout les jours manque un peu de conclusion, sans doute aussi de développement. Notamment au regard des personnes autour, quel impact ont ces révélations sur eux ? Quel sont les perspectives d'avenir suite à ces prises de conscience ? Quel est le résultat pour Mindy, comment envisage-t-elle son propre avenir ? Ces questions sont sans réponses et c'est dommage, la BD reste sur le ressenti de Mindy et son point de vue, sans jamais en sortir. De fait, je trouve que ça limite le résultat, avec une BD sympathique et honnête, apportant son propos sans jamais dépasser ce propos. De fait, ça reste limité, donc pas indispensable mais plutôt réussi !
Passeur(s)
Awar est un passeur, à la tête de convois de migrants vers le Royaume-Uni pour le compte d'un réseau aux méthodes mafieuses. L'arrivée d'une jeune Kurde fuyant la Syrie ravive chez lui de douloureux souvenirs et une humanité qu'il croyait étouffée par ce système cruel dont il n'est qu'un rouage. Basé sur les enquêtes de terrain du journaliste Frederic Loore, cette BD raconte de l'intérieur le fonctionnement du trafic de migrants, en adoptant, fait assez rare, le point de vue des passeurs. La tonalité oscille entre thriller et drame social. Filières, intermédiaires, hiérarchie, méthodes de pression, marchandisation des corps : l'ensemble se veut instructif et documenté, et il y a un solide travail d'enquête derrière la fiction (ainsi qu'un cahier documentaire sur le trafic d'êtres humains en fin d'album). L'objet en lui-même est une bel et grand album, un ouvrage éditorialement soigné qui impose immédiatement sa présence. Le dessin, sombre et réaliste, travaille surtout en teintes de gris, relevées de quelques rares touches de couleur venant souligner certains éléments symboliques, comme le foulard de combattante kurde de la jeune femme. Cette palette restreinte renforce la rudesse du propos. L'atmosphère est lourde, oppressante, bien en accord avec ce récit dur, presque sans échappatoire. Sur le fond, la description du trafic est implacable. On mesure la violence du système, l'exploitation cynique, la peur constante des migrants, l'humiliation organisée par les trafiquants. C'est âpre, parfois glaçant, et probablement crédible au regard de la documentation revendiquée. Pourtant, une question persiste : le traitement des antagonistes m'a semblé très manichéen. Les trafiquants apparaissent comme revanchards, haineux, brutaux, arrogants : de véritables salopards sans nuance, à l'exception relative du héros qui dissimule son humanité derrière un masque d'impassibilité. Leur violence est telle qu'on en vient à s'interroger : est-ce la représentation fidèle d'une réalité déjà insoutenable, ou une accentuation dramatique destinée à renforcer l'impact ? De la même manière, la passivité apparente des migrants face à ces exactions interroge (tout comme leur focalisation quasi exclusive sur le Royaume-Uni comme terre d'accueil, mais c'est un autre sujet). On conçoit que leur situation soit désespérée, que la guerre et l'absence de perspectives puissent rendre acceptable l'inacceptable. Mais face aux abus montrés ici, j'ai parfois eu du mal à comprendre pourquoi aucune révolte ne semblait possible. Je me suis demandé s'il s'agissait du reflet d'un rapport de force si écrasant qu'il annihile toute résistance, ou si le récit ne forçait pas le trait pour dénoncer l'horreur du système au détriment d'un peu de nuance. Je ne peux que supposer que l'histoire est conforme à la triste réalité documentée. Passeur(s) est une œuvre dure, sombre et solidement construite. Un récit instructif et engagé, qui éclaire efficacement les mécanismes du trafic de migrants. Mais son traitement très frontal, presque sans nuance dans la caractérisation des bourreaux, laisse planer un doute : sommes-nous face à une réalité brute, aussi terrible que cela, ou à une vision volontairement accentuée pour frapper les consciences ? Quoi qu'il en soit, la lecture ne laisse pas indifférent.
Monstrophobie
Arashiro, lycéen harcelé incapable d'assumer son homosexualité, se transforme en monstre après avoir été blessé par les propos homophobes d'un professeur qu'il admirait. Cette métamorphose devient une carapace : une protection contre le regard des autres, mais aussi un moyen de l'affronter pour de bon. Avec Monstrophobie, Kazuki Minamoto livre un conte moderne assez rude sur l'homophobie, le harcèlement scolaire, la lâcheté institutionnelle et l'acceptation de soi. À partir du rejet et de la honte intériorisée, le récit élargit son propos : la victime peut devenir violente, le harcelé peut à son tour harceler, et les adultes se montrent parfois profondément défaillants. Si la thématique LGBT est centrale, l'enjeu dépasse cette seule question : il est aussi affaire d'identité, de pression sociale et de difficulté à s'accepter. Le propos, sur le fond, est sincère. Le dessin, expressif et efficace, soutient bien les scènes de transformation et de crise intérieure. Le monstre, avec sa drôle d'allure à la frontière entre ridicule et effrayant, matérialise visuellement le mal-être, et certaines planches traduisent avec force la détresse d'Arashiro comme celle d'autres personnages. C'est surtout le ton qui m'a laissé partagé. L'aspect allégorique rend parfois flou le fonctionnement de cette métamorphose, dont les effets semblent variables et narrativement un peu artificiels. Quant à la manière d'aborder les thématiques principales, par moments les réflexions sont profondes, justes et intelligentes dans leur manière d’éviter le manichéisme. Et à d’autres, certains comportements m’ont semblé étranges, voire maladroits. Le héros, notamment, franchit assez tôt une limite problématique lorsqu’il agresse sexuellement celui qu’il aime : une scène un peu violente, aussi surprenante que dérangeante, qui semble ensuite presque éludée. Difficile de ne pas rester gêné par ce traitement, mais on n'en parlera plus jamais dans la suite du manga ce qui m'a laissé circonspect. De même, le professeur admiré apparaît constamment médiocre, mollasson et réactionnaire, au point qu'il devient difficile de comprendre l'attachement d'Arashiro. C'est un manga surprenant, parfois subtil, parfois maladroit, qui peut déconcerter mais qui me semble néanmoins pertinent pour de jeunes lecteurs en quête de réponses sur eux-mêmes et sur le regard des autres.
Little Monsters
Après un premier tome très convaincant augurant un très bon comics, je ressors un poil déçu par le second tome qui ne tient pas toutes les promesses initiales. C'est un peu frustrant car il est vrai que Lemire et Nguyen avaient su traiter du vampirisme selon un angle novateur à mi-chemin entre Seuls et Sa Majesté des Mouches. En effet, plutôt que de se concentrer sur la classique lutte entre espèces ou la description du changement de condition d'humain à vampire, les auteurs nous plongent dans une ville post-apocalyptique où huit enfants vampires tuent le temps comme ils peuvent et sans que le lecteur en sache la raison. Et quand on est vampire, le temps peut paraitre une éternité... Le tome 1 introduit ainsi idéalement l'histoire, le lecteur souhaitant connaitre l'enchaînement des événements ayant conduit ces enfants à devenir vampires puis à se retrouver seuls dans cette ville désolée. Mais voilà, le tome 2 traine ensuite beaucoup en longueur, les flashbacks des personnages retraçant le moment de leur transformation en vampire étant bien trop courts pour étoffer leur psychologie et la chute finale tardant à arriver. Et tout comme Mac Arthur, j'ai également été surpris et un peu agacé par l'arrivée de l'écriture inclusive durant le deuxième tome pour parler de Romie alors même que le personnage parle au féminin tout le premier tome et sans qu'aucune transition narrative ne permette d'expliquer ce changement d'écriture. Et franchement des iel, ieleux, la.e et âgé.e durant plusieurs dizaines de pages, c'est franchement lourdingue à lire à la longue... Et puis j'ai du mal à croire qu'un ancien vampire âgé de plusieurs siècles s'adresse à Romie par iel! Au niveau du graphisme, si je ne suis pas forcément fan du style de Nguyen, son dessin donnant parfois l'impression d'esquisses griffonnées, je dois bien avouer qu'il colle parfaitement à ce monde post-apocalyptique. L'idée du noir et blanc ravivé de touches de rouge pour mettre en évidence le sang est également plutôt habile et renforce le côté froid et peu accueillant de la ville en ruine. Vraiment dommage que ce second tome n'ait pas répondu aux espoirs du premier.... Une lecture agréable tout de même et qui sort du lot des BD traitant habituellement du vampirisme. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 7/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 6,5/10 NOTE GLOBALE : 13,5/20
Les Poilus
Lu il y a longtemps et relu il y a peu, cet album de Guillaume Bouzard, auteur que j'apprécie, sur la guerre de 14-18 n'est pas un sommet de drôlerie mais se laisse lire. Il est vrai qu'il n'est pas évident de faire de l'humour sur le sujet. Cela passe parfois par du grivois comme le gag sur le fait que tous les soldats ayant des noms rigolos sont envoyés dans la même tranchée. Et c'est même parfois plus touchant que drôle notamment sur ce jeune qui écrit à plusieurs reprises des lettres à sa bien-aimée.
Chasse au cadavre
Une bande d'enfants essaie de retrouver le cadavre d'une camarade de classe qui a disparu il y a quelques années et évidemment leur enquête va attirer l'attention d'adultes malintentionnés. L'idée de départ est pas trop mal et il y a un vrai suspens, alors que tout ce qui semblait simple au début est en fait plus complexe qu'il n'y parait. J'ai été surpris par quelques révélations. Cela dit, même si la lecture de cette courte série a été agréable, il y a quand même quelques défauts. Les personnages sont un peu trop stéréotypés, notamment la bande de gamin qui semble sortir de ces nombreux films pour enfants que je regardais gamin et dont chaque personnage semblait sortir d'un cahier des charges: le chef de la bande, l'intello très bon en informatique, le gros qui aime bien la bouffe (heureusement ce trait de caractère n'est pas trop appuyé) et l'unique fille qui est bien sûr un garçon manqué. Il manque juste le Noir de service ! Comme souvent dans ce type de récit policier il y a quelques facilités dans le scénario et malheureusement on finit par tomber dans la surenchère que craignait Mac Arthur. Dans le dernier tome, j'ai fini par décrocher un peu. Le Japon étant un pays très corrompu, j'accepte sans problème qu'une famille très puissante peut faire ce qu'elle veut grâce à ses puissants contacts, mais là, qu'un des gros méchants ne soit pas capable de tuer ne serait-ce qu'un personnage du camp des gentils alors qu'il est excellent tireur, ben désolé ça me fait un peu débarquer de l'histoire. Cela reste tout de même une série à lire si on est amateur de mangas thriller, surtout que celui-ci ne dure pas des dizaines de tomes, mais je conseillerais surtout un emprunt parce que je ne pense pas la relire un jour.
Maggy Garrisson
Une série vraiment sympathique ! Décidément, Trondheim arrive à nous proposer des choses intéressantes dans des univers et des genres très différents. Ici, j’ai trouvé la lecture très plaisante, amusante, dynamique. Tous les personnages sont bien construits, Trondheim nous propose des personnages « ordinaires » et crédibles, aucun protagoniste n’est monolithique, parfait. Mention spéciale à Maggy Garrisson, femmes certes ordinaires – physiquement, socialement – mais qui se révèle pleine de peps et d’imagination. Une femme pleine d’à propos, usant de tout ce qui est à sa portée pour « s’en sortir » et gratter par tous les moyens un peu de fric. Du coup, on s’attache facilement au récit (les dialogues sont vraiment réussis), aux personnages, et surtout à cette Maggy, qui n’est ni la bombasse habituelle des polars classiques, ni une belle perdante à la Ken Loach : un très beau personnage en tout cas créé là par Trondheim. Note réelle 3,5/5.