Partie de chasse

Note: 3.08/5
(3.08/5 pour 37 avis)

Les responsables des différents partis communistes du pacte de Varsovie se retrouvent en Pologne pour une partie de chasse qui s'avérera du plus pur style stalinien. A travers chaque personnage se dessine l'histoire des relations entre les pays frères et l'URSS. Cette histoire est aussi celle de Vassili Alexandrovitch, un héros de la Révolution qui a travers sa vie a écrit le destin du communisme en Europe C'est aussi la mise à jour des pratiques occultes des dirigeants du bloc de l'Est et de la gestion de ses problèmes internes.


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide Dictatures et répression Enki Bilal Europe centrale et orientale Pierre Christin Pilote Politique

Un jeune traducteur français, expert en langues slaves, est invité à une partie de chasse pour servir d'interprète. Au cours de son voyage en train, il lui est raconté la vie de Vassili Alexandrovitch Tchevtchenko, l'une des figures les plus importantes du bloc de l'Est. En tout 9 personnalités sont invitées par Tadeusz dans sa maison avec piscine couverte, fauconnerie et vastes terrains. La chasse commence : les faucons ouvrent les festivités puis les hommes commencent le matin par le petit gibier (lapin, faisans ...). L'aprés-midi est réservée à la chasse aux sangliers et autres animaux de ce gabarit. Le lendemain une traque à l'ours est organisée, Tadeusz positionne tout son monde autour du piége. Le brouillard aidant à dissimuler les fusils et déformant les silhouettes Sergueï Chavanidzé est atteint par les premiers plombs. Quelques minutes et coups de fusils plus tard, le but de leur sortie faisant son apparition, l'ours s'écroule sur le sol.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Mai 1983
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Partie de chasse
Les notes (37)
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17/04/2002 | Ottonegger
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Par sloane
Note: 3/5
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Graphiquement je n'ai rien à dire sur cet album, le dessin de Bilal est excellent même si ses personnages ont tendance à avoir le même "gueule". Ici c'est au niveau du scénario que cela peu coincer. Lors de sa sortie j'étais bien jeune, pas tout à fait au courant des choses et avec des idées un peu arrêtées. Le communisme ou plus exactement le Stalinisme dont il est question ici n'était pour moi qu'une idéologie que j'avais étudié en philo. Ces études étaient cependant bien trop édulcorées, imparfaites pour appréhender l'ensemble des choses. Alors a ma première lecture c'est peu de dire si j'ai eu du mal à m'y retrouver entre tous ces personnages, hauts dignitaires, despotes des différents pays de l'Europe de l'Est. Le récit est donc très prenant avec une intensité dramatique qui ne cesse de monter. Le dessin chirurgical, clinique de Bilal s'accorde parfaitement à l'histoire et aux lieux. Ma note est de 3 malgré les difficultés de lecture liées au contexte car il me semble tout de même que ce oneshot peut faire œuvre pédagogique. Ces régimes sont tombés et grand bien leur fasse, mais d'autres les ont remplacé et dont je ne suis pas sur qu'ils soient moins gangrénés. A lire assurément.

29/03/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Un peu comme dans Les Phalanges de l'ordre noir (sauf que là on n'est pas dans l'Espagne franquiste), c'est une réunion de vieux amis de l'ancienne nomenklatura des pays staliniens, pour une chasse qui en fait n'est qu'un prétexte pour un assassinat politique. 5ème segment de la série "Légendes d'aujourd'hui" qui aborde les grands problèmes sociaux et politiques de notre époque, "Partie de chasse" est d'après certains connaisseurs le plus réussi et en tout cas le plus fort de ces récits, avec son discours très engagé. Mais tout ça me laisse complètement indifférent, car la politique m'ennuie déjà assez dans la vraie vie, aussi je n'ai pas envie de lire une Bd qui en fait l'apologie de bout en bout, à plus forte raison lorsque c'est du bloc communiste à haute dose comme c'est le cas ici. C'est une longue suite de dialogues pesants au cours d'une réunion d'anciens combattants qui se souviennent de leurs idéaux sacrifiés au nom de la bureaucratie totalitaire, et il n'y a qu'à la fin qu'on comprend pourquoi les auteurs nous ont saoulé ainsi pour en arriver à buter un type qui n'avait pas les mêmes vues qu'eux. La façon dont c'est amené est ingénieuse, mais c'est dur et lourd à lire, trop fastidieux, trop hermétique, trop long, trop laborieux, et je n'adhère pas à cette histoire dont je ne saisis pas tous les rouages fondés sur une connaissance accrue de la politique socialiste des pays de l'Est ; chapeau à Christin de ce côté là : il évoque avec une parfaite connaissance le crépuscule de ces vieillards apparatchiks pleins d'amertume, c'est certes instructif, mais pour le lecteur qui n'est pas familiarisé avec tous ces repères, c'est de l'hébreu. Graphiquement, Bilal hisse son style à un niveau supérieur, bien installé, avec une mise en couleurs superbe, même si on peut déplorer toujours les mêmes défauts, à savoir des visages très ressemblants, une froideur clinique, et des personnages qui tirent la gueule... bref, on n'est pas dans une Bd où il fait bon rigoler. On voit bien qu'avec ce récit paru en 1983 et prépublié dans Pilote en 1981, la bande dessinée avait atteint un degré adulte très sérieux qui n'avait plus rien à voir avec la formule classique s'appuyant sur la notion de héros et d'aventure. Un album qu'il faut connaître mais dont la lecture pénible n'est pas à la portée de tout le monde ; à relire peut-être plus tard...

23/02/2014 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
L'avatar du posteur gruizzli

Le dessin sauve vraiment toute la BD, parce que pour le reste, mon dieu que c'est difficile à lire ! Le scénario mélange les protagonistes dont on nous fait un portrait à chaque instant, mélangeant histoire personnelle et grande histoire. Sur le papier c'est une riche idée, tout comme celle de prendre des personnages issus d'un peu tous les pays de l'ancien bloc communiste. Mais je ne pense pas que ce soit bien fait dans ce cas. Déjà, l'intrigue est assez peu intéressante, principalement parce que je n'ai pas les références nécessaires à tout ce contexte de guerre froide. Pour moi, la plupart des termes et des dates étaient du charabia. Sans parler des relations entre pays et entre protagonistes, pour lesquels j'étais dans le flou le plus complet. Et qu'est-ce que c'est verbeux ! Je ne suis jamais rebuté par beaucoup de texte dans une BD, mais là j'étais perdu et du coup je suivais sans comprendre les trois quarts des conversations. Lorsque le final est arrivé, je ne l'ai pour ainsi dire pas compris. C'est dommage, le scénario me semblait bon, mais je n'y suis pas arrivé. En définitive, je ne suis pas du tout conquis par cette BD niveau scénario, mais je reconnais que le dessin est superbe, toujours du Bilal, avec une mise en scène et une représentation exceptionnel, même si les têtes sont toujours figées. Je n'en recommande pas la lecture.

14/01/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Le dessin de Bilal est le principal atout de cet album. Vraiment beau, à la fois personnel et net, précis – même dans le flou des brumes… Pour ce qui est du scénario de Christin, je reste un peu plus sur ma faim. C’est un rappel des petits détours du communisme tel qu’il se prétendait incarné en URSS depuis 1917 et dans les démocraties populaires durant la guerre froide. L’arrivée des différents protagonistes et la « mise au parfum » du traducteur français permet un balayage d’un siècle d’épuration et de purges staliniennes, en gros jusqu’à la période Brejnev. C’est la partie qui a le plus vieilli évidemment, et qui peut sembler alourdir le scénario. De plus, cela peut sembler un survol rapide et peu clair pour ceux qui ne maîtrise pas l’arrière plan historique, alors que les autres peuvent n’y voir que du bavardage. C’est dommage, car il y avait peut-être là matière à détourner la grande histoire au profit de la petite en rendant la lecture de l’album plus fluide. Sinon, l’ambiance générale m’a fait penser au « Parain » de Coppola, une réunion de famille qui se finit par l’élimination d’un membre de la « famille ». C’est en tout cas une partie du scénario qui est assez prévisible je trouve. C’est peut-être mon admiration pour le travail de Bilal qui me fait conseiller l’achat. C’est quand même une des meilleures collaborations avec Christin. A redécouvrir, en révisant vos cours d’histoire sur le stalinisme.

04/12/2013 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 2/5

Quelle lecture fastidieuse !! Pourtant je n’en suis pas à mon premier Bilal/Christin mais ici, je n’y ai trouvé que de l’ennui et j’ai dû lutter pour arriver jusqu’au bout. L’histoire sur fond de politique soviétique est complexe (faut dire que j’ai pas mal de lacunes dans ce domaine), froide et pas des plus réjouissante. En dehors de la trame principale, j’avoue n’avoir rien compris grand-chose car à moins d’être un expert du sujet, Christin se contente de balancer des événements politiques historiques (des pays de l’Est de surcroît) les uns à la suite des autres sans rentrer dans les détails, ce qui nuit à la compréhension et devient indigeste. Seul, les dessins et la mise en couleurs valent le coup mais le reste est franchement pas très folichon.

04/09/2013 (modifier)
Par McClure
Note: 3/5

Bilal est véritablement un grand artiste mais j'ai toujours eu du mal avec ses scénarii, partant souvent (toujours?) en sucette avec une amorce de qualité et un bâclage final. Ce one shot, je l'ai pris pour parfaire ma connaissance de l'œuvre complète de Bilal, mais surtout parce qu'il n'est pas seul aux commandes. Niveau dessin, d'abord, c'est toujours aussi qualitatif, j'aime beaucoup, y compris cette mise en couleur. J'ai eu un peu de mal dans certains flashback allégoriques qui m'ont eux sorti un poil de ma lecture. Mais c'est globalement de la très belle qualité. L'écueil le plus important pour moi est plutôt à chercher dans un des défauts majeurs de Bilal au dessin, à savoir les visages de ses acteurs. L'auteur utilise 2 troncs communs à ses anatomies faciales (un visage massif pour les hommes et un visage assez fin pour les femmes et certains personnages masculins plus "précieux", ce sera ici le cas du traducteur français et du touriste français également). Les hommes plus rudes sont donc plus massifs et là Bilal utilise plutôt le maquillage pour essayer de masquer ces carences (4/5 nez différents, 5/6 coiffures et une demi douzaine de particularités entre la cicatrice, l'œil borgne, les lunettes etc...). Cela n'est pas trop pénalisant lorsque l'on a un petit nombre de personnages, mais, comme c'est le cas ici, dès que l'on doit reconnaître une bonne dizaine d'avatars, cela devient fatiguant. D'autant que le scénariste nous livre en pagaille ses personnages, avec leur CV et leur passé. A nous d'avaler tout cela et d'essayer d'en faire rapidement la synthèse pour coller à la trame. Et cette trame m'a terriblement déçu. Je m'explique. J'ai pris un grand plaisir à retrouver un monde aujourd'hui oublié mais qui a bercé mon adolescence, pour laquelle j'essayais de comprendre les tenants et aboutissants des nouvelles géopolitique de l'époque. Christin me renvoie donc à cette période en me replongeant dans cette fin de règne d'un régime totalitaire mais officiellement voué au peuple, pris entre volonté idéologique intéressante et réalisation génocidaire. Et l'auteur nous restitue à merveille cette époque. C'est à ce titre un bel exercice de mémoire qu'il convient à mon sens de faire lire aux jeunes générations. Il décrit à merveille cette période d'oppression, de jeux de pouvoirs, et de chute pressentie. C'est un documentaire qui a une grande valeur à mon sens. Par contre, la trame "scénaristique" est tellement évidente et cousue de fil blanc (ou rouge ici) que la déception est grande de ce point de vue là. A ce niveau c'est fort dommageable. La dernière page tournée, j'ai l'impression qu'il manque quelque chose. Le bonus de fin d'album est intéressant et utile. Cela reste malgré tout une belle œuvre, dont je conseille la lecture pour ne pas oublier, l'achat car elle mérite sa place dans tout rayonnage, mais pour laquelle je reste un poil déçu. Ambigu, je sais.

27/12/2011 (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
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C'est indéniablement Bilal et sa "Trilogie Nikopol" qui a largement contribué à me plonger dans les méandres de la bande dessinée. Depuis ce temps, j'ai suivi le parcours de cet auteur complet, replongé dans ses productions précédentes, rencontré l'auteur à Angoulême : bref, j'adhère à l'univers Bilal. Reste que ce n'est pas parce qu'on aime que notre regard critique doit s'émousser... Si le travail graphique et d'écriture sont déjà très élaborés pour l'époque, c'est sans doute mes lacunes historiques qui rendent parfois l'appréciation de la narration un peu difficile. Et j'ai beau avoir connu cette période de guerre froide et la chute du mur de Berlin en 1989, mon intérêt du moment pour l'histoire n'était pas encore assez affûté pour me permettre encore aujourd'hui de surfer aisément sur les événements, les lieux et les personnages mentionnés. Du coup, Bilal nous construit un récit prenant mais qui demande un effort de concentration. Ce huis-clos monte tranquillement en intensité pour conclure le drame que l'on pressent monter. Bilal nous gratifie d'un excellent épilogue, très oniriques d'une certaine façon, mais à l'écriture remarquable. Moi qui ne suis généralement pas fan de ce genre de "bonus" en fin d'album, j'ai trouvé que celui-ci apportait vraiment un plus à l'album. Au final, un 3.5 "seulement", à cause de la difficulté qu'impose le minimum de connaissances historiques nécessaires pour l'appréciation de ce récit. Mais bon, en même temps on ne va pas non plus reprocher à un auteur de se creuser le ciboulot et de nous proposer la même chose !

10/09/2011 (modifier)

Mon sentiment sur cet album est mitigé... C'est après avoir lu la trilogie Nikopol que je me suis procuré cet opus, que j'avais entrepris de lire, plein d'espoir... J'ai été tout d'abord ennuyé et déçu... Le scénario est très dur à accrocher et l'intrigue ne prend pas facilement... Ce n'est que bien plus tard que j'ai décidé de le relire, avec difficultés, principalement à cause de l'abondance des personnages, avec leur noms d'Europe de l'Est pas faciles à enregistrer (Attends, celui là, c'est lequel ? Le Hongrois ? Ah non, c'est le Tchèque... ou alors le Bulgare ?), voire des similtudes physiques pour certains. L'histoire ne m'a pas séduit plus que ça, c'est pas facile quand on n'est plus au point sur l'histoire du bloc communiste, et le dénouement n'est pas d'une grande surprise. En fait, j'ai même préféré l'épilogue avec son côté poétique. Le dessin est du pur style Bilal, peu reprochable. Contrairement à certains, moi j'ai bien aimé les couleurs, bien adaptées à cet univers sombre et sanglant. Il faut cependant concéder aux auteurs leur côté très visionnaire. Celles et ceux qui ont lu cette BD avant l'éclatement de l'URSS ont dû l'apprécier davantage. De nos jours, c'est plus difficile à savourer... Cet album aura le mérite de raviver mon intérêt pour l'histoire de l'URSS. Peut-être qu'une 3e lecture sera ensuite plus appréciée. Achat conseillé éventuellement pour les ultra fans du dessinateur. (27)

24/05/2011 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 3/5
L'avatar du posteur Blue Boy

Dans une région enneigée, quelque part entre l’Europe de l’est et la Sibérie, à une époque sans âge, des dignitaires de l’empire soviétique et de ses pays satellites se donnent rendez-vous pour une partie de chasse. A travers cette histoire faite de flashbacks, c’est un régime de répression et de terreur qui est décrit de manière inquiétante, avec de apparatchiks grisâtres et usés (par ailleurs fictifs) ; à l’image d’un pouvoir inflexible et paranoïaque qui à chaque instant menace de se retourner contre eux. Cette bande-dessinée est parue environ sept ans avant la chute du Mur. Bilal et Christin avaient parfaitement dépeint ce système politique à bout de souffle, figé dans un hiver éternel, accompagné dans sa déroute par des hommes héritiers du stalinisme et prisonniers d’une doctrine érigée en bible mortifère. Les ouvrages sur les dénonciations des crimes du communisme étaient très rares à cette époque, a fortiori dans la BD. C’est donc un des intérêts majeurs de cet album qui se veut une dénonciation des régimes totalitaires sous toutes leurs formes, thème de prédilection de cet enfant de la Yougoslavie qu’est Bilal. Le style fait inévitablement songer à la trilogie Nikopol (le tome 1 était paru trois ans avant), où les vignettes se regardent comme des tableaux aux accents surréalistes et aux tonalités sombres, à l’exception du rouge qui parfois éclabousse les pages, tel les traces sanglantes des crimes liés à cette période. La lecture pourra parfois sembler quelque peu laborieuse pour qui n’est pas familier de l’Histoire et de la politique, et le scénario n’apparaît pas comme la priorité, mais cela vaut tout de même la peine de se plonger pour quelques instants dans ce cauchemar que fut l’URSS. Le parti pris est plutôt contemplatif et le lecteur est vite scotché, comme si les auteurs avaient voulu nous convier au spectacle de la lente décrépitude d’un mammouth politique pris dans les neiges de ses aberrations.

17/11/2009 (MAJ le 24/05/2010) (modifier)
Par GiZeus
Note: 3/5

Après avoir été plutôt réfractaire aux deux chefs d'oeuvre considérés comme tels que sont « Le Sommeil du Monstre » et « Nikopol » (impression moins désagréable concernant ce dernier), j'ai décidé d'opter pour un Bilal au dessin et un Christin au commandes du scénario. Le changement de scénariste m'a incité à emprunter ce one-shot, bien décidé à ne pas sombrer dans le masochisme de dévorer l'intégrale de Bilal. Finalement, le constat est mitigé. D'un côté, on a une histoire qui prend tout son temps pour démarrer, l'entame est assez lourde. On est facilement noyé sous la masse des personnages. N'étant pas féru de cette période, j'ai eu quelques difficultés à comprendre leurs divergences entre les protagonistes, et ceux ci n'étant que succinctement introduits pour la plupart, les débats me sont restés obscurs. Pour cette raison, je n'ai pas été passionné par les luttes intestines de ce régime. Pour une autre raison, mais qui a les mêmes conséquences, je connais suffisamment l'histoire de cette période pour savoir les atrocités qu'ont commis ces gens, et les moyens employés. Les phases d'action m'ont paru plus dynamiques, plus agréables à suivre que ces luttes auxquelles je ne pipai pas grand mot. De l'autre côté, j'ai plus apprécié la narration de l'auteur, moins pesante que dans les ouvrages mentionnés précédemment, bien qu'il y ait une marge de progression. De même, Bilal étant au dessin, les rétines sont souvent flattées. Certes Bilal n'est pas à l'apogée de son art mais les paysages sont souvent sublimes. Au final, je ne ressors pas vraiment déçu de ma lecture, ni charmé. Je ne pense toujours pas avoir trouvé la BD qui me fera aimer Bilal, même avec Christin au scénario. Donc pas trop mal.

21/11/2009 (modifier)