Les derniers avis (49611 avis)

Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Histoire du Far West
Histoire du Far West

C’est une bonne série, compte tenu de l’époque à laquelle elle a été publiée. Je n’ai réussi à acquérir que dix des histoires, mais je leur accorde encore une certaine valeur. Les dessinateurs n’ont pas tous le même talent : J. Bielsa, Eduardo T. Coelho, G. Buzzelli, C. Marcelo et mon préféré ici, P. E. Serpieri. Le problème se pose aujourd'hui par rapport à certains scénarios, je crois. Le jugement historique concernant les conflits et, surtout, certaines personnages a évolué. Par exemple, Andrew Jackson : la vision présentée est trop bienveillante et simpliste, ne développant pas la question des massacres et même du génocide dont il est principalement responsable. On pourrait aussi en dire davantage au sujet des guerres indiennes, de l’esclavage ou du conflit avec le Mexique.

24/07/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Yennega - La Femme Lion
Yennega - La Femme Lion

Après Saba et la plante magique, Yann Dégruel poursuit son exploration des contes africains. On retrouve d'ailleurs un lien direct entre les deux albums puisque l'introduction fait référence au précédent récit et que c'est un conteur du même village qui transmet cette nouvelle légende. Cette fois, l'histoire nous emmène non plus dans la Corne de l'Afrique mais au Burkina Faso, ce que rappellera d'ailleurs la page de fin aux lecteurs qui connaissent le pays. Comme pour Saba, le grand intérêt de l'album vient de son ambiance de conte africain traditionnel, à la fois dépaysante et respectueuse de son cadre historique et culturel. Le dessin de Yann Dégruel est toujours aussi réussi, avec ses aquarelles aux couleurs chaudes, ses paysages magnifiques et cette impression d'ouvrir un ancien livre de légendes. Certaines pages dégagent une vraie poésie. L'histoire de Yennega, authentique princesse devenue figure légendaire de la culture Mossi, se lit très agréablement. Elle propose un joli récit sur une femme qui refuse les limites imposées par son époque et qui cherche à trouver sa propre voie entre exploits guerriers et désir de maternité. Le message est simple mais efficace pour un jeune public. J'ai toutefois été frustré par la grande rapidité du récit. L'album se termine presque au moment où l'intrigue commence réellement à prendre son envol, lorsque les personnages et les enjeux sont enfin installés et qu'on attend de voir comment les choses vont évoluer. L'histoire aurait mérité davantage de développement, tant le personnage de Yennega et son univers semblaient pouvoir offrir beaucoup plus. Je n'ai pas le cœur à noter cet album plus sévèrement car il conserve toutes les qualités graphiques et l'atmosphère charmante des contes africains. Mais cette impression de récit écourté laisse malgré tout un goût d'inachevé : une belle légende, joliment illustrée, mais qui aurait gagné à prendre davantage son temps. Note : 2,5/5

24/07/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Jojo's Bizarre Adventure - Rohan Kishibe
Jojo's Bizarre Adventure - Rohan Kishibe

2.5 Rohan est un personnage apparu pour la première fois dans ''Jojo's Bizarre Adventure - Diamond is unbreakable'' qui est ma saison préférée de Jojo. Il semble que l'auteur l'aime bien parce que depuis le personnage est apparu dans plusieurs récits différents dont un des nombreux albums sur le Louvre paru chez Futuropolis. J'aime bien le personnage, mais pas au point de le voir tout seul en personnage principal dans ses propres récits. La plupart des histoires présent dans le recueil date des années 2010, mais on retrouve des histoires aussi vieille que la fin des années 1990. Il y a deux types d'histoires: ceux ou Rohan est un protagoniste et celle où il fait juste la présentation au début. Le ton des histoires vont généralement dans le fantastique avec parfois un peu d'horreur. Le résultat est globalement correct sans plus. On voit qu'Araki est très bon au dessin et pour trouver des idées bizarres, mais la plupart des histoires courtes souffrent du problème récurrent de ce type de format à savoir que ça se lit et ça s'oublie assez vite. Les seules histoires qui m'ont semblé mémorables sont celles avec les manoirs au milieu de la forêt et celle paru dans un magazine shojo et dont le ton est un peu différent des autres récits. C'est vraiment des recueils qui s'adressent surtout aux fans de l'auteur qui voudraient tout lire de lui. C'est pas mauvais, mais dispensable pour les autres lecteurs.

23/07/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Les Illuminés
Les Illuminés

Bien dessiné, bien écrit, le découpage ne m'a pas posé problème. Entre Rimbaud et Verlaine, il y a un troisième homme à qui nous sommes redevables de la sauvegarde d'une grande partie de l'œuvre de Rimbaud, merci à lui ! On évoque vaguement son travail en disant qu'il est de valeur, mais on n'en voit pas grand-chose. Ou alors, c'est la bd qui la met mal en valeur, ou c'est ma faute. Bref, c'est mon regret vu que je ne m'attendais pas à des révélations sur nos deux poètes principaux. Cela se lit plutôt agréablement une fois, mais deux me semblerait de trop. Je déplore que la couverture semble annoncer de bien meilleurs dessins voire une histoire un peu plus prenante pour le lecteur, mais en somme, il arrive souvent que la couverture vaille mieux que l'album.

23/07/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Ortie et Douce
Ortie et Douce

Ortie et Douce viennent d'intégrer la fameuse école de super-héros pour apprendre à maîtriser leurs pouvoirs. Cette série jeunesse propose une relecture pleine d'humour de l'univers des super-héros. Les histoires sont mignonnes et pleines de fantaisie, certes clairement destinées à des lecteurs de 10 ans et moins plutôt qu'à des adultes, mais elles fonctionnent grâce à une bonne dose de dérision envers des super-héros un peu ridicules et des héroïnes qui ne se prennent jamais vraiment au sérieux. Le duo entre Ortie, fonceuse et toujours prête à voir une aventure derrière chaque situation, et Douce, plus posée et réservée, fonctionne bien et apporte une dynamique sympathique. Le dessin d'Élodie Shanta possède une bonne personnalité malgré sa grande simplicité apparente. Il s'en dégage un certain charme et ses personnages ont des allures décalées et amusantes. Son encrage m'a un peu surpris ici : dans le premier tome, il est granuleux, clair, presque délavé, avec un aspect parfois en pointillés. Il faut s'y habituer car ça peut donner l'impression d'un problème d'impression. Cet encrage devient toutefois un peu plus net et plus sombre dans le second tome. Ortie et Douce remplit efficacement son rôle de divertissement jeunesse, avec un humour absurde, des personnages attachants et une vision gentiment moqueuse des codes du genre super-héroïque.

23/07/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Les Migrants du temps
Les Migrants du temps

80 millions d'êtres humains choisissent d'être cryogénisés afin de traverser les siècles et tenter de trouver, dans le futur, une époque où l'humanité aura enfin résolu les crises qui ravagent la Terre. Elle aura droit à quatre tentatives de réveil, où à chaque fois une petite équipe menée par un ambassadeur aura la charge d'évaluer le monde découvert avant de décider s'il faut poursuivre le voyage. Ce n'est que mon deuxième album de la collection Les Futurs de Liu Cixin, et j'ai été plutôt satisfait de découvrir que l'adaptation était confiée cette fois à Sylvain Runberg et Serge Pellé. Ayant beaucoup apprécié Orbital, j'y ai retrouvé une partie de son esprit narratif ainsi que le trait très reconnaissable de Pellé. Son dessin reste un vrai plaisir, notamment lorsqu'il met en scène les véhicules et certains décors futuristes (je pense en particulier aux séquences dans et autour de l'Abstrakt). En revanche, plusieurs environnements paraissent un peu trop vides et désertiques, et je suis aussi surpris par le strabisme divergent qu'il donne à certains personnages. L'intrigue relève de la pure science-fiction spéculative. Liu Cixin s'amuse à imaginer comment notre civilisation pourrait évoluer dans cent, mille ou dix mille ans, en explorant plusieurs futurs possibles. Certaines idées sont relativement modernes, comme le simulateur de victoire militaire ou le monde virtuel, mais rien de foncièrement novateur pour qui a lu pas mal de SF : l'ensemble m'a semblé très classique, presque un peu rétro. Ce genre de projection dans les futurs de l'humanité est un thème largement exploré et l'album ne renouvelle pas vraiment l'exercice. Le déroulement est linéaire, les différentes époques auraient mérité d'être davantage développées, et la conclusion est sans surprise. Ce n'est pas un album qui renouvelle le genre, mais il offre un moment de SF agréable et un peu à l'ancienne, porté par un duo d'auteurs que j'apprécie.

23/07/2026 (modifier)
Couverture de la série Le Serpent majuscule
Le Serpent majuscule

L’album se laisse lire, plutôt rapidement et agréablement, mais il m’a quand même laissé un peu sur ma faim. Le point de départ est relativement original. Car, si le personnage principal est un tueur à gages, ce qui n’est pas si rare, la particularité est qu’il s’agit dune femme, qui plus est septuagénaire. Ça surprend donc pas mal au départ, et amène petit à petit, en plus du côté polar, quelques aspects humoristiques (un humour plus ou moins noir). Car notre vieille dame perd très vite patience, et commence surtout à perdre la mémoire et la boule, dézinguant parfois au-delà de ce qui lui a été commandé – ce côté expéditif s’accélérant au fur et à mesure que le récit se développe. J’ai parlé d’une lecture agréable et rapide. Mais j’ai aussi évoqué quelques déceptions. D’abord ce récit manque de densité. Certes, Lemaitre (qui adapte ici son roman) essaye d’en apporter, avec quelques flash-backs sur le passé de notre tueuse, qui visiblement avait déjà se caractère bien trempé et cette absence de scrupule durant son passage dans la Résistance. Mais ça ne suffit pas à mon goût, car c’est globalement un chouia trop léger. Par ailleurs certains détails font un peu remplissage inutile (le gamin d’une des victimes, visiblement surdoué, sur lequel on semble insister, pour que ce personnage ne soit par la suite pas du tout utilisé ?). Ensuite il faut quand même accepter certaines facilités scénaristiques. En effet, notre mamie flingueuse s’en sort franchement très – trop – facilement face aux tueurs envoyés par ses commanditaires (qui commencent à penser qu’elle devient gâteuse et hors de contrôle et qu’il faudrait l’éliminer) : le dernier quart du récit manque de crédibilité. Un récit qui se laisse lire, à emprunter à l’occasion, mais qui aurait mérité d’être davantage développé.

23/07/2026 (modifier)
Couverture de la série Magasin général
Magasin général

J’avais entendu parler de la série dès sa sortie. A l’époque je ne connaissais pas trop l’œuvre de Tripp (quelques albums épars), mais j’avais été conquis par plusieurs séries de Loisel. Mais je ne m’étais pas précipité sur ce « Magasin général », le pitch de départ (la vie quotidienne d’un village de la cambrousse québécoise du milieu des années 1920) ne m’emballant a priori pas énormément. Mais finalement j’ai franchi le pas et j'ai lu cette série, qui m’a laissé un sentiment mitigé, mais globalement positif. La série retrace un peu moins de deux années d’une communauté villageoise paumée au fin fond du Québec, avec comme personnage principale Marie, jeune veuve (d’ailleurs les morts rythme le récit, et son défunt mari sert de narrateur/commentateur régulier), qui tient l’unique commerce, le « magasin général ». L’arrivée d’un « homme de la ville (la France et Montréal), Serge, va lui redonner vie (elle en tombe amoureuse mais cet amour ne pourra pas être partagé…) va déclencher ce qui probablement est le cœur du récit, à savoir l’émancipation de Marie, qui va penser à elle, écourter son « deuil ». Une évolution contagieuse (dans le dernier tome tout le monde est converti aux nouveautés « de Montréal »). Autour de Marie et de son « détonateur » de Serge, quelques personnages secondaires plus ou moins intéressants (même si pas tous originaux). Mention spéciale au curé, sans doute moins obtus que la plupart de ses congénères de l’époque, et dont la vocation chancèle (comme certaines de ses certitudes). Gaëtan, autiste, simple d’esprit et sans filtre, insuffle pas mal de folie et de fraicheur, et c’est la source de la plupart des passages humoristiques (avec le jeune amant éphémère de Marie qui se prend baffe sur baffe, ou les trois vieilles rombières, bigotes de plus en plus dépassées par les événements). Le personnage de Gaëtan est sans doute la meilleure idée du scénario, et il occupe d’ailleurs une place de plus en plus importante (même si ça n’est parfois qu’en arrière-plan, avec quelques déclarations savoureuses, ou son onomatopée favorite et rigolote, « Howowo ! »). Pour un lecteur français comme moi, le langage « local », l’utilisation d’expressions typiquement québécoises (les dialogues ont été supervisés et adaptés par Jimmy Beaulieu) sont un réel plus. C’est souvent dépaysant et amusant (je me faisais la même réflexion lorsque je lisais les « Paul » de Rabagliati). Il faut quand même accepter quelques menues facilités. Serge semble avoir un compte en banque bien fourni pour ouvrir son restaurant gratuitement (avec de très bons et coûteux produits) à tout le village – et d’ailleurs il n’a semble-t-il aucune rémunération durant tout le récit. Idem pour Marie, dont on se demande où elle a trouvé les sous pour sa longue escapade à Montréal ? Trois tomes étaient prévus au départ, puis six, pour finalement aller jusqu’à neuf. Disons que cette évolution plus ou moins improvisée se sent un peu. Ça tourne parfois en rond, il y a pas mal de longueurs (à partir des 4/5èmes albums), et ça a amené les auteurs à ne pas se contenter d’une chronique provinciale décalée, mais à insuffler quelques moments de folies. La plupart liés à Serge ou à l’émancipation contagieuse de Marie suite à son escapade montréalaise (voir l’album « Charleston en particulier – même si certains passages sonnent un peu artificiels), passages plus dynamiques qui ponctuent le déroulement étal des jours dans ce coin paumé de la campagne québécoise. Je pense que la série aurait gagnée à être resserrée sur moins d’albums (surtout que la plupart du temps la pagination est très conséquente). Le dernier album apporte une conclusion, en jouant encore sur un côté bon enfant, positif – même les trois vieilles biques se sont adoucies. Aux longueurs pointant de plus en plus le bout de leur nez depuis quelques tomes s’ajoute un peu trop de sirupeux à mon goût, c’est un peu trop feel good et happy-end. Mais bon, ça reste une série plutôt agréable à lire, écrite et dessinée à quatre mains (le style des deux auteurs s’est parfaitement fondu dans ce duo). Narration et dessin sont fluides et plutôt plaisants, malgré mes remarques précédentes.

23/07/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Pour l'humour de l'Art
Pour l'humour de l'Art

J'avais pas mal d'attentes par rapport à cette œuvre de Quino. Les arts vus par Quino ! Cependant, ce fut une petite déception. Musique, littérature, peinture, sculpture et enfin l'art de l'humoriste. Il y a quelques perles qui me font sourire un peu plus largement, mais pas rire franchement. Les dessins sont toujours bons, certains vraiment très bons. Mais ce n'est que mon avis et, comme toujours, il ne faut pas le prendre trop au sérieux.

22/07/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Sexual Housewives
Sexual Housewives

Je comprends la comparaison faite par Hervé. Mais Giovanna Casotto a un style plus défini, presque clinique ou photoréaliste, aussi plus froid, je crois. J’ai découvert El Bute d’abord dans les magazines Kiss Comix et Wet Comix, entre autres. Le dessin est attrayant, surtout avec les nuances de gris qui donnent du volume aux corps. Les histoires, purement porno, s’inscrivent dans ce que j’appellerais l’« école espagnole » de ce genre. Elles ont un certain humour, mais le recours assez fréquent à la prostitution comme motif narratif me gêne un peu.

22/07/2026 (modifier)