Les derniers avis (49513 avis)

Par karibou79
Note: 3/5
Couverture de la série Monsieur Mardi-Gras Descendres
Monsieur Mardi-Gras Descendres

Il y a des bandes dessinées que l'on admire davantage qu'on ne les aime réellement. Monsieur Mardi-Gras Descendres fait partie de celles-là en ce qui me concerne. D'abord, impossible de ne pas saluer le travail graphique d'Éric Liberge. L'univers qu'il imagine est absolument fascinant : un étrange purgatoire peuplé de squelettes, perdu dans des paysages désolés sous un ciel d'encre. Les décors sont somptueux, les jeux de noir et blanc impressionnants, et l'auteur parvient à donner une incroyable expressivité à des personnages pourtant réduits à quelques ossements. Certaines planches sont tout simplement magnifiques et méritent à elles seules le détour. Le récit possède lui aussi de nombreuses qualités. L'idée de suivre Victor Tourterelle, projeté dans cet au-delà absurde et mélancolique, permet d'aborder des thèmes rarement traités en BD : la mort, le sens de l'existence, la mémoire ou encore la croyance. L'ensemble dégage une ambiance singulière, à la fois poétique, inquiétante et parfois même humoristique. Malheureusement, je suis resté davantage spectateur qu'acteur de cette aventure. Le principal reproche que je ferais à la série est son côté parfois très bavard. Les dialogues et les réflexions philosophiques prennent régulièrement le pas sur l'action, au point de casser le rythme. À plusieurs reprises, j'ai eu l'impression que l'auteur développait ses idées plus qu'il ne racontait son histoire. Cela donne de la profondeur à l'univers, mais cela peut aussi rendre la lecture laborieuse. La richesse du monde imaginé par Liberge est indéniable, mais elle demande un réel investissement de la part du lecteur. On sent que tout est pensé avec cohérence, toutefois le cheminement n'est pas toujours limpide et il faut parfois s'accrocher pour ne pas décrocher. "Monsieur Mardi-Gras Descendres" est ambitieux, original et visuellement exceptionnel mais une lecture qui ne m'a pas totalement convaincu.

06/07/2026 (modifier)
Par Blue boy
Note: 3/5
Couverture de la série Je suis la dernière elfe
Je suis la dernière elfe

Très fortement inspiré du genre comics, ce récit, mélange d’aventure fantastique, de mythologie nordique et de politique contemporaine, est d’une tonalité extrêmement sombre. Se déroulant à notre époque, il raconte comment un groupe de crypto-nazis va tenter de s’emparer d’une épée magique pour dominer le monde. Face à eux, la « jeune Lif », une elfe âgée de 1500 ans qui ne fait pas du tout son âge, hésite à s’engager dans la lutte, pas loin d’y renoncer pour fuir un monde en pleine débâcle. Difficile de ne pas faire le lien avec le contexte international actuel. On peut donc dire que cette bande dessinée reflète parfaitement l’air du temps, hélas peu favorable aux âmes généreuses. Le point fort de « Je suis la dernière elfe » est clairement le dessin, qu’on peut qualifier de stylé. Loin d’être un débutant avec une bonne dizaine de publications à son actif, Marion Mousse dispose d’une palette stylistique très variée pour chacun de ses projets, palette qu’il sait adapter en fonction du propos. Ici, on pense beaucoup aux comics noirs « made in US », dont le digne représentant serait Mike Mignola. Le bémol, car il y a un bémol, se situerait au niveau de la lisibilité. Ici, le clair-obscur est trop envahissant à mon goût, gênant parfois l’identification des personnages. L’enchaînement des cases est par ailleurs trop elliptique, et les séquences de combat souffrent selon moi d’un manque de synchronisation, ce qui nuit à la fluidité de la lecture. Cela semble par ailleurs rejaillir sur la narration de Martin Quenehen, qui peut apparaître quelque peu confuse à certains moments. C’est dommage, parce qu’en dézoomant, on se rend compte que le scénario conserve une certaine cohérence. De plus, pour quiconque n’est pas familiarisé avec la mythologie nordique qui domine toute l’histoire, il faudra sans doute se documenter à propos de plusieurs termes, tout est présenté ici avec le postulat que, par exemple, tout le monde a une bonne connaissance du sujet. L’histoire n’est pas mauvaise en soi et l’idée de départ est loin d’être inintéressante (vraiment !), mais « Je suis la dernière elfe » nécessitera peut-être une deuxième lecture, forcément plus confortable. Au final, les amateurs de fantastique comme de politique peineront néanmoins à s’y retrouver, et même si l’héroïne Lif est assez attachante, il manque un petit plus à cette histoire qui recélait pourtant du potentiel. Ce qui domine ici hélas, c’est l’impression que le projet est inabouti et a été traité de manière un peu superficielle.

05/07/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Le Plus mauvais groupe du monde
Le Plus mauvais groupe du monde

Au premier abord, cette série peut provoquer du rejet. Les dessins, surtout les personnages principaux, sont laids et ont toujours l'air tristes, voire profondément malheureux. Et la bichromie n’arrange rien ici ! Un groupe de musiciens incompétents, chacun jouant de son côté... heureusement que cette BD n'a pas de son ! Ensuite, toutes les deux pages, on a droit à la présentation de nouveaux personnages, des hurluberlus chacun avec des occupations toujours plus délirantes et absurdes. Cela rappelle tous les grands maîtres du conte surréaliste et même plus encore. La BD est très culte (?!), les références littéraires et artistiques sont presque infinies. Mais cela peut constituer une limite pour les lecteurs qui ne veulent pas trop réfléchir ou enquêter. En termes de limites, je me demande aussi si J. C. Fernandes aurait dû prolonger autant la série. Mais pour ceux qui aiment, pas de soucis, tout est dans le monde le plus aberrant possible. P. S. : Fernandes a réussi à faire des histoires avec des dessins encore plus horribles que ceux-ci, et elles sont publiées ! Par contre, il a écrit quelques textes qui ont été dessinés par d'autres auteurs et qui présentent beaucoup d'intérêt et de beauté.

05/07/2026 (modifier)
Par Yann135
Note: 3/5
Couverture de la série Gully
Gully

Je récupéré par le plus grand des hasards les albums de Gully – en édition originale et en excellent état - dans une boîte à livres. Bonne pioche me direz-vous ! Et bien oui. Cette trouvaille, c’est un come back d’une quarantaine d’années en arrière ! Wahou cela ne me rajeuni pas ! Cette série a en effet bercé toute une génération de jeunes lecteurs. Née dans les années 1980, cette bande dessinée signée Pierre Makyo au scénario et Alain Dodier au dessin incarne à elle seule l’esprit de la BD jeunesse de l’époque : des histoires courtes, pleines de malice et de fraîcheur, où chaque album se dévorait d’une traite. Gully, le héros, est un garçon débrouillard et facétieux dont les aventures oscillent entre farces, défis entre amis et petites énigmes du quotidien. Pierre Makyo y déploie un talent certain pour captiver les enfants avec des scénarios simples mais efficaces, où l’humour et l’action se mêlent sans jamais lasser. Les dialogues, vifs et directs, donnent un rythme entraînant à chaque épisode, tandis que les chutes de gag, souvent inattendues, provoquent immanquablement le sourire. Le dessin d Alain Dodier, quant à lui, apporte une touche à la fois réaliste et chaleureuse à l’ensemble. Ses traits précis et ses expressions exagérées rendent les personnages attachants, tandis que les décors, bien que parfois minimalistes, suffisent à planter le décor de chaque aventure. Les planches, aérées et dynamiques, guident le regard du jeune lecteur avec fluidité, sans le perdre dans des détails superflus. Ce qui frappe dans Gully, c’est sa capacité à rester intemporelle. Sans prétention, sans message moralisateur, la série se contentait d’offrir du divertissement pur, et c’est précisément ce qui en fait encore aujourd’hui un plaisir de lecture. Pour les enfants, c’est une excellente introduction à la BD. Pour les adultes, c’est un voyage nostalgique vers une époque où les histoires savaient se contenter d’être drôles, légères et bien racontées. Pour les vieux comme moi, cette aparté nostalgique est délicieuse.

05/07/2026 (modifier)
Couverture de la série Lozère apocalypse
Lozère apocalypse

Un diptyque étonnant, qui mélange plusieurs genres et multiplie les références. Une sorte de survival à la Lost, avec quelque chose de « Seuls » (mais ça s’écarte de ces influences assez rapidement) et, comme aime le faire Silas, une plus ou moins grosse dose d’humour noir ou grinçant, avec quelques petits passages trashouilles. Je ne suis a priori pas fan du dessin (avec de fortes influences manga) ou de la colorisation informatique, mais je dois reconnaitre que le rendu est très lisible et dynamique, expressif – ce qui est l’essentiel après tout. Silas ne se contente pas d’empiler références et clins d’œil, il prend le temps d’installer un univers à la fois loufoque et angoissant, fantastique, SF et un peu absurde. Et des personnages aussi. Très bonne idée au passage dans les premières pages de chaque album de présenter – sous forme de cartes (genre cartes Pokemon) chacun des « Alevins », avec leurs qualités et leurs défauts – et leurs « chances » de s’en sortir). Et le second tome apporte une nouvelle fournée, complexifiant encore plus ce struggle for life improbable. C’est parfois du n’importe quoi assumé – en tout cas l’intrigue est dense (avec une très forte pagination pour chaque album) – mais la lecture est plutôt sympathique.

05/07/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Justice League - L'Autre Terre
Justice League - L'Autre Terre

Cette même histoire, sous le titre Terre 2, a effectivement été intégrée dans une autre compilation de JLA. Réalisée par deux Écossais, Grant Morrison et Frank Quitely qui ont collaboré sur plusieurs sagas, elle finira par conduire à des développements dans l'univers DC, comme la Crise sur les Terres Infinites. Le concept d'univers parallèles et inversés n'est pas totalement nouveau, je me souviens du Superman Bizarro, par exemple. Les dessins de Quitely sont bons et comportent certaines séquences spectaculaires, comme celles du Green Lantern ou du Flash. Cependant, il me semble qu'il abuse des images panoramiques et les expressions des personnages sont parfois très figées. Mais la nouveauté ici réside, je crois, dans la remise en question par Morrison du schéma habituel des histoires de super-héros. Lex Luthor comme le seul véritable héros face au Syndicat du Crime d'Amérique ? Dans quel univers sommes-nous ? Au-delà du bien et du mal ? Cette histoire est trop courte pour répondre à toutes ces questions et est en fin de compte un peu simpliste, elle nécessiterait plus de développements.

05/07/2026 (modifier)
Couverture de la série Prométhium
Prométhium

L’album est une libre adaptation d’un livre de Guillaume Triton (qi participe à l’adaptation) intitulé « La guerre des métaux rares », titre plus évocateur du cœur du sujet. Ne connaissant pas le livre d’origine (paru chez l’éditeur engagé et intéressant Les Liens qui Libèrent), je ne sais pas quelles sont les « libertés » prises ici. Le récit se déroule dans un futur proche (2043), à un moment où la « transition énergétique » chère aux communicants a eu lieu. Plus de pétrole ou de charbon, mais des technologies « vertes » qui semblent rendre l’avenir radieux. Sous couvert d’un récit d'aventure vaguement futuriste, avec des accents de thriller, les auteurs interrogent – en la mettant en cause – cette « transition énergétique », qui n’est en fait qu’une délocalisation des pollutions énormes et de leurs conséquences – quasi invisibles pour les habitants des régions plus riches – ainsi qu’une surexploitation de nouvelles ressources, dans une fuite en avant mortifère. Un dossier final rappelle les enjeux. Le sujet est intéressant, comme la lecture de l’album d’ailleurs. Mais si le dessin est lisible, il est avare de détails et de décors, et loin d’être exempt de défauts (déplacement des personnages par exemple). Quant au récit lui-même, il se laisse lire. Mais je pense que sur ce type de sujet, la lecture du bouquin d’origine est sans doute plus intéressante, la narration ne m’a pas emballé plus que ça.

04/07/2026 (modifier)
Par Cleck
Note: 3/5
Couverture de la série L'Autoroute du soleil
L'Autoroute du soleil

Déçu de ne pas avoir été emporté par ce roman graphique. Ce road movie social dénonçant à juste titre l'extrême droite, avait de sérieux arguments pour me plaire, malheureusement il ne m'est apparu que sympathique. La faute à des illustrations stylisées non-pleinement-convaincantes, à un humour plutôt décevant, pas assez déjanté ou dénonciateur. Reste le charme humaniste du duo, l'originalité de traitement du racisme ordinaire, le tendre portrait de jeunes de milieu populaire. C'est dynamique, assez agréable à lire, pertinent socialement, mais l'intrigue n'est pas aussi fluide qu'espéré, l'humour et les illustrations seulement partiellement convaincants.

04/07/2026 (modifier)
Couverture de la série Freaks' Squeele - Kim Traüma
Freaks' Squeele - Kim Traüma

Dernièrement je m'étais décidée à redonner une chance à l'univers Freaks' Squeele, univers volontairement barré assuré par le dessin travaillé de Florent Maudoux qui normalement aurait dû résonner avec moi mais qui pourtant ne m'avait pas laissé de bons souvenirs lors de mon essai de lecture à l'adolescence. C'est après avoir lu le très bon Masiko se déroulant dans le même univers que je me suis dite qu'après tout il y avait peut-être quelque chose de très bon dans cet univers à côté duquel je serais passée. C'est par le hasard du sort que je n'ai pas recommencé par la série mère (que j'aviserai d'ici peu) mais bien par cette petite série spin-off. Elle se déroule après ladite série mère et se centre sur l'équipe médicale du FEAH, un trio aux méthodes les plus étranges constitué de jumeaux siamois jouant les bons et mauvais psys à la manière de "good cops, bad cops", d'une infirmière magical girl très intense et d'une toubib principale spécialisée dans les tatouages thérapeutiques. Le postulat de la série est excellent, profitant de la base prometteuse de l'univers centré sur une explosion de références super-héroïques et magiques et exagérant la moindre situation banale au point d'en faire une aventure absurde et explosive. Ici, il y aura donc plusieurs petites histoires, chacune se focalisant sur un dossier, un-e patient-e bien précis-e, avec ses problèmes et, surtout, le travail psychologique qu'iel devra accomplir pour enfin aller de l'avant. Le sujet des troubles et des peurs de la jeunesse, qu'il s'agisse de tout ce qui est lié aux incertitudes du passage à l'âge adulte ou bien de la question des traumas, m'intéresse au plus haut point et ici le sujet est plutôt bien traité. Tout est explosif dans la forme, l'exorcisation des douleurs intimes prend parfois ici véritablement la forme d'exorcisme ou de combats mystiques. Cet enrobage absurdo-fantastique me parait bien trouvé pour aborder ces questions auprès du jeune public concerné tout en restant sincèrement entrainant. Le caractère de "suite indépendante" de la série marche plutôt bien, tout me semble compréhensible pour des néophytes de l'univers - en tout cas je n'ai pas été perdue avec mes quelques souvenirs des quatre premiers albums de Freaks' Squeele. J'avoue quand-même que certains personnages comme le trio principal de la série mère et une intrigue autour de "Monsieur Wong" m'ont parus un peu arriver comme un cheveux dans la soupe ici - que je les resitue par rapport à la série mère ou pas. Bref, cet album m'a bien plu et m'a convaincue de pleinement redonner sa chance à cet univers. Je regrette néanmoins que cette série se soit pour le moment arrêtée à un simple album, la forme épisodique me parait excellente pour continuer encore longtemps mais c'est sans doute cette absence d'intrigue filée et d'importance pour le lore de cet univers qui fait que cette série est pour l'instant mise de côté. J'espère quand-même voir une suite un de ces jours.

04/07/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le Fruit le plus doux
Le Fruit le plus doux

Dans une petite ville américaine des années 1950, l'arrivée d'un journaliste venu couvrir un mystérieux concours agricole va faire remonter à la surface les secrets, les désirs et les blessures d'une galerie de personnages liés par un étrange arbre aux propriétés surnaturelles. S'il fallait comparer ce diptyque à la majorité des BD érotiques ou pornographiques, je dirais sans hésiter qu'il fait partie du haut du panier. Il propose un véritable scénario, des personnages qui existent autrement que par les scènes de sexe, un peu d'humour et une intrigue qui donne envie de tourner les pages. En revanche, si je le compare aux autres BD que je considère comme franchement excellentes, je trouve qu'il lui manque encore quelque chose pour atteindre ce niveau. Le décor et le dessin sont sans doute ce qui m'a le plus séduit. J'aime beaucoup le style élégant et le soin apporté à la reconstitution de l'Amérique rurale des années 50. Le cadre est réussi, les femmes sont belles, avec des silhouettes généreuses qui s'intègrent parfaitement à cette esthétique rétro, et les personnages masculins, plus caricaturaux, restent sympathiques. En revanche, j'ai été un peu déçu par la représentation des attributs intimes, aussi bien masculins que féminins, que je trouve assez maladroite et trop uniforme. C'est surprenant de la part d'un auteur habitué à la BD pour adultes, et ce choix graphique a plutôt eu tendance à casser l'effet érotique. Heureusement, le reste des corps est très bien dessiné. Le scénario demande un petit temps d'adaptation. Le début est assez fouillis, avec de nombreux protagonistes et plusieurs intrigues qui s'entrecroisent, au point que j'avais parfois l'impression de passer du coq à l'âne. Les choses deviennent plus claires par la suite et dans le second tome, même si cette construction m'a parfois laissé un peu en retrait. En contrepartie, cette galerie de personnages offre une belle variété de tempéraments et de fantasmes. La jeune serveuse nymphomane est un peu caricaturale, mais j'ai davantage apprécié la bourgeoise coincée qui découvre progressivement son corps et ses envies, ainsi que la romance entre le peintre et la chanteuse, plus touchante et tout aussi émoustillante au final. L'intrigue fantastique autour de l'arbre magique m'a laissé plus réservé. Je ne voyais pas toujours où le récit voulait en venir, et les interventions des mystérieux fruits m'ont semblé tantôt moralistes, tantôt assez vaines. Ce fil conducteur ne m'a donc jamais totalement convaincu, même s'il apporte une originalité bienvenue à l'ensemble. Enfin, lorsque la vérité concernant le vieux grincheux de la ville est dévoilée, le récit bascule vers quelque chose de beaucoup plus dramatique, voire policier. C'est intéressant sur le plan narratif, mais cela casse aussi l'ambiance légère et sensuelle qui s'était installée jusque-là. Malgré ces réserves, j'ai apprécié cette lecture, qui se place davantage dans un érotisme assumé que dans un registre véritablement pornographique, et qui se distingue nettement de la production pour adultes habituelle grâce à son ambition scénaristique, son cadre original et à la qualité de son dessin.

04/07/2026 (modifier)