Les derniers avis (49448 avis)

Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Les Mille et une Nuits (Trif)
Les Mille et une Nuits (Trif)

Cette adaptation privilégie les récits les plus sensuels du corpus original et s’inscrit dans la continuité des autres réinterprétations de contes réalisées par Trif. L’auteur déploie un dessin élégant et minutieux, qui évoque l’orientalisme classique tout en conservant une narration fluide. Les couleurs d’Andrea Celestini renforcent l’atmosphère de mystère, de sensualité et d’exotisme qui imprègne chaque planche. L’ensemble offre une lecture visuellement séduisante, où le décor oriental devient presque un personnage à part entière. Sur le plan narratif, Trif conserve la structure fondamentale des Mille et Une Nuits, avec Shéhérazade utilisant le pouvoir du récit pour transformer progressivement le cœur du sultan. Toutefois, la bande dessinée accorde une place prépondérante à l’érotisme, au détriment de la richesse symbolique, philosophique et culturelle des contes originaux. Bref, les images et les scènes sont belles et elegantes. Certaines se situent à la limite entre l’érotique et le strictement pour adultes. Les histoires sélectionnées sont agréables à lire, mais elles ne rendent qu’imparfaitement compte de la diversité et de la profondeur du recueil traditionnel. Mon épisode préféré est l'histoire d'Agib et les 40 vierges, à la fin du deuxième tome.

28/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Robin des Bois (Disney)
Robin des Bois (Disney)

Contrairement à la plupart des classiques de Disney, je n'ai jamais vu le film au cinéma. Mais je me souviens avoir vu et lu l'album chez mes parents depuis les années 70. C'est une bonne version des aventures de Robin des Bois. Je pense que le choix des animaux représentant chaque personnage a été particulièrement judicieux et heureux ! De Robin/le renard aux lions au pouvoir : Jean, d'apparence un peu lamentable jusqu'à la prestance de Richard. Aujourd'hui, mon préféré est le siffleur et rusé Sir Triste. Je suis d'accord avec Erik, c'est une fable qui reste pertinente de nos jours.

28/06/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Le Scrameustache
Le Scrameustache

Le dessin est pas mal, l'histoire est pas mal, les gags sont pas mal, mais entre ce pas mal et Johan et Pirlouit, on peut dire que c'est pas bien. Médiocre... Typique de ce qui se lit parce que ça va avec le reste quand on est abonné au journal Spirou qu'on peut toutefois remercier d'être une pépinière d'oeuvres et d'artistes, comme de l'autre côté du monde il y en a pour les mangas. Donc, dans ce genre le Scrameustache se détache facilement du reste, un peu pâle. Mettez un extraterrestre ou un animal ou un fantôme face à des humains palots et tout est joué. Facilité répandue ! Alors que tous les personnages devraient intéresser, et le différent intéresser comme un contraste parmi d'autres, comme dans K Dick où même un objet, le Yi King, a un rôle capital, dans Le maître du Haut Château !

28/06/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Ranxerox
Ranxerox

Visuellement, se reconnait au premier coup d'œil, et c'est bien fait. Par contre, l'histoire est archi répétitive, sexe, violence, violence, sexe…. Il parait que c'est choquant, mais la nouveauté de l'œuvre apprise, on s'ennuie, et moi, l'ennui m'ennuie, il ne me choque pas. Je me demande si la jeunesse de l'héroïne et la nature de robot du héros n'est pas un aveu : on se laisse prendre par un débordement hormonal et le côté répétitif de la violence et du sexe quand comme tout on n'y met ni raffinement, ni invention. Je pense qu'on en est là parce que la violence et même le sexe sont connotés de façon très négative en Occident, et qu'on y laisse souvent quelque chose de sale. On est très loin du Japon… D'un autre côté, eux ne savent pas dire qu'ils aiment. Je trouve que la culture handicape souvent les gens, de façon moins visible que diverses blessures rituelles, mais profonde.

28/06/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série The Talk -
The Talk - "Tu seras toujours un danger à leurs yeux"

L'auteur est afro-africain (enfin, plutôt issue d'un couple mixte avec un père noir et une mère juive qui s'est converti au christianisme, mais c'est trop compliqué pour l'américain moyen) et au travers de son autobiographie il va parler du problème du racisme aux États-Unis. Il n'a que 6 ans lorsque sa mère lui a expliqué c'est quoi le racisme. En effet, il voulait un fusil jouet comme ses copains blancs et alors qu'eux ont pu avoir des fusils à eaux qui ressemblent à des vrais, lui on a eu un qui ressemble clairement à un jouet. Elle lui explique que pour bien des blancs il va ressembler à une menace tout le long de leur vie et qu'il risque de mourir uniquement à cause de la couleur de sa peau. À partir de cette discussion, l'auteur raconte sa vie dont plusieurs accidents racistes qu'il a subit. C'est une lecture assez intéressante même si cela tire un peu en longueur par moment. On ne voit pas seulement sa vie, mais aussi l'évolution de la société américaine (le 11 septembre, l'influence qu'à eu des accidents raciste médiatisé dans la dernière décennie). Certains passages sont vraiment révoltants quoique comme c'est souvent le cas avec ce type d'album, je pense que l'auteur va surtout toucher des lecteurs qui sont déjà acquis à sa cause et peut-être deux-trois indécis. En tout cas, si vous voulez le témoignage de ce qu'on peut subir si on est un homme noir au États-Unis et dans une période plus récente que les années de luttes pour les droits civiques, c'est un album que je recommande.

28/06/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Qui m'aime me suive - Bienvenue dans le monde des influenceurs
Qui m'aime me suive - Bienvenue dans le monde des influenceurs

Alors que je vais seulement avoir la mi- trentaine cette année j'ai l'impression d'être un vieux lorsqu'on parle d'internet. En effet, je vais toujours sur les deux-trois mêmes réseaux sociaux et sur les quelques forums qui survivent malgré tout. Je connais des sites comme tik tok ou instagram, mais j'y vais jamais. Il m'a donc fallut du temps pour apprendre l'existence des influenceurs, surtout à cause de scandales les touchants. Et autant je comprends un youtubeur qui fait une pub au début de sa vidéo afin d'avoir de l'argent, je ne comprends pas l'intérêt de suivre quelqu'un uniquement pour qu'il ou elle fasses de la pub 100% du temps. Cet album est un documentaire sur le monde des influenceurs. Cela aurait pu m'instruire sur ces gens que je ne suis pas dans les médias sociaux, mais récemment le canard enchainé a sorti un dossier bien complet sur le sujet et je l'avais déjà vu. Le dossier du canard est plus complet que cet album qui peut servir d'un bon résumé ou de point départ si on connait pas le sujet. C'est dans la moyenne des bandes dessinées documentaires qui utilisent souvent l'humour pour détendre l'atmosphère. On apprend des choses si on ne sait rien sur le sujet et tout est clair et précis. L'humour n'est pas hilarant, mais fait sourire. Le dessin est sympa. En gros, c'est pas un album marquant, mais ça fait le job.

28/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Page noire
Page noire

Une jeune journaliste se lance sur les traces d'un romancier aussi célèbre qu'insaisissable, tandis que le manuscrit qu'elle découvre raconte l'histoire d'une jeune Palestinienne hantée par un traumatisme enfoui. Les deux récits avancent en parallèle jusqu'à leur inévitable point de rencontre. J'adore le dessin de Ralph Meyer, et il se fait ici particulièrement plaisir en utilisant deux styles graphiques bien distincts. Les passages consacrés à la journaliste retrouvent un trait proche de celui qu'on lui connaît, avec des accents de Christian Rossi mais aussi un petit côté Cosey dans ses décors de montagne. L'histoire d'Afia adopte au contraire un dessin presque sans encrage, en couleurs directes, qui m'a fait penser au Ibicus de Pascal Rabaté. L'ensemble est superbe, très fluide et vraiment agréable à lire. Le scénario entretient longtemps le mystère sur le lien entre ces deux histoires parallèles et sur les intentions du romancier qui raconte son propre manuscrit. J'ai pris beaucoup plus de plaisir à suivre l'enquête de la journaliste et à découvrir ce mystérieux écrivain qu'à la quête d'Afia, qui m'a laissé plus réservé. Sa motivation dans le dernier acte m'a notamment paru discutable, tant sa vengeance vise finalement le personnage qui semble le moins coupable au regard des actes des autres. Lorsque les deux récits finissent par se rejoindre, la révélation constitue une petite surprise, même si je la voyais venir depuis quelques pages. La transition est déstabilisante et plutôt réussie tant narrativement que graphiquement. En revanche, c'est aussi à ce moment-là que j'ai commencé à décrocher un peu, non pas parce que l'histoire devient moins bonne, mais parce qu'elle s'oriente soudain très concrètement vers des thèmes qui me parlent et m'intéressent moins. Une très belle BD sur le plan graphique, portée par une construction originale et intrigante. J'ai toutefois trouvé que son intrigue, surtout dans sa seconde moitié, était un peu moins captivante que ce que son excellent début laissait espérer.

28/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Légendes celtes
Légendes celtes

Deux récits inspirés du folklore irlandais, publiés par Semic dans un petit format à l'italienne. Il s'agit de contes que j'ignorais totalement mais qui reflètent des thématiques assez universelles. L'album cherche moins à moderniser ces mythes qu'à en préserver le parfum de contes anciens, avec leurs épreuves initiatiques, leur merveilleux et leurs leçons morales. Le dessin d'Amandine Labarre est certainement le principal intérêt de l'album. Avec son style très illustratif inspiré des enluminures et des tapisseries médiévales, ses profils omniprésents, ses couleurs élégantes et ses compositions soignées, il donne à l'ensemble une vraie identité visuelle. C'est propre, classe et souvent très beau, même si ce choix esthétique crée aussi une certaine distance. Les visages sont figés et se ressemblent beaucoup (au point qu'il est difficile de distinguer un roi d'une reine). C'est probablement un parti pris cohérent avec l'inspiration médiévale recherchée, mais cela empêche l'album d'être totalement envoûtant. La première histoire, Le fils du roi d'Erin, reprend une véritable légende irlandaise. On y retrouve tous les ingrédients du conte traditionnel : un prince trop sûr de lui, un géant qui lui impose des épreuves impossibles et une aide providentielle venue de la fille du géant, plus intelligente et débrouillarde que lui. Le récit fonctionne comme un vieux conte avec ses règles propres, mais certains comportements paraissent aujourd'hui assez artificiels. Le prince est notamment difficile à apprécier, tant son arrogance et son manque d'honnêteté contrastent avec le rôle de héros qu'il est censé tenir. Le mariage avec celle qui l'a sauvé, présenté comme une juste récompense pour les efforts de la belle, semble presque aller de soi dans la logique du conte, mais laisse une impression un peu datée. La seconde histoire, L'ode à la mort du barde de Connaught, est plus courte et davantage centrée sur une idée mythique que sur une légende bien précise : la puissance presque magique de la parole du poète dans la tradition celtique. Le barde (qui est ici inspiré du personnage semi-légendaire Senchán Torpéist) possède un pouvoir lié à sa maîtrise du langage, mais son orgueil finit par provoquer sa chute. Le thème est intéressant, avec une morale qui rappelle certains grands mythes universels comme le mythe de Prométhée ou de l'Apprenti-sorcier, même si là encore le personnage principal n'est pas particulièrement attachant. C'est donc un album intéressant pour découvrir deux légendes celtiques assez méconnues, porté par une belle élégance graphique et un vrai respect des récits traditionnels. Mais en privilégiant autant l'atmosphère des contes anciens, il conserve aussi leur côté parfois froid, distant et peu naturel pour un lecteur moderne. Une belle curiosité plus qu'une lecture réellement marquante.

28/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Persona 5
Persona 5

J'avais beaucoup entendu le nom Persona sans même savoir s'il s'agissait d'un jeu vidéo ou d'une série animée (si j'ai bien compris, c'est une série de jeux dont au moins une série animée a été adaptée). J'ai donc découvert complètement cet univers avec cette adaptation en manga. Le résultat est correct sur quasiment tous les plans : le dessin est propre et efficace, la mise en scène fonctionne bien, le rythme est maîtrisé et les relations entre les personnages sont suffisamment développées pour que l'on comprenne leurs motivations. L'univers possède aussi une vraie identité, avec son mélange de vie lycéenne japonaise, de fantastique, d'action et de critique sociale autour d'une jeunesse qui tente de se révolter contre les adultes corrompus qui l'entourent. Mais malgré toutes ces qualités, je n'ai pas été réellement passionné par cette lecture. Ce qui doit probablement très bien fonctionner dans un RPG, avec l'implication du joueur, la progression de son équipe, l'exploration et le plaisir de construire son personnage, paraît plus artificiel et répétitif sous forme de manga. Les différentes étapes de l'aventure s'enchaînent de manière assez mécanique, et certains éléments qui doivent avoir beaucoup d'impact dans le jeu perdent une partie de leur force sur papier. C'est particulièrement visible dans l'esthétique des héros lorsqu'ils invoquent leurs Persona : leurs costumes très théâtraux et leur mise en scène très appuyée donnent parfois un côté un peu adolescent ou presque "bêta" qui passe probablement mieux dans le cadre spectaculaire d'un jeu vidéo. J'ai eu parfois l'impression de lire la retranscription d'un système de gameplay plutôt qu'une histoire qui aurait réellement besoin du support manga. C'est une adaptation sérieuse et soignée, qui devrait sans doute satisfaire les fans du jeu en retrouvant leurs personnages et leur univers favoris, mais qui aura probablement plus de mal à passionner ceux qui, comme moi, découvrent Persona 5 sans attachement préalable à la licence.

28/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Susie
Susie

Les mésaventures de Susie, une jeune femme qui débarque en ville et se retrouve dans des situations où le sexe devient son principal moyen de s'en sortir... ce qui l'arrange plutôt en fait. Le dessin a un petit côté série B un peu cheap, avec des couleurs pétantes et un trait qui manque de finesse et d'élégance. Cela reste néanmoins agréable à regarder et possède un certain charme. La construction en courts chapitres donne d'ailleurs l'impression de lire une prépublication en magazine, chaque épisode étant centré sur une nouvelle situation. Le principal défaut est que beaucoup de scènes reposent sur des rapports obtenus sous une forme de contrainte, pour payer un loyer ou décrocher un emploi par exemple. Heureusement, le scénario joue justement avec cette ambiguïté : Susie est parfaitement consciente de son tempérament nymphomane et finit toujours par assumer pleinement ses envies avec le sourire. C'est la fausse ingénue dans toute sa splendeur. On est davantage dans une héroïne qui reprend le contrôle de sa sexualité avec une certaine autodérision que dans le fantasme malsain d'une femme prenant plaisir à subir. La conclusion du premier tome est d'ailleurs assez logique : puisqu'elle aime le sexe et s'en sert pour obtenir ce qu'elle veut, autant en faire ouvertement son métier, ce qui lance le second volume. Rien de particulièrement mémorable, mais un porno de série B qui fait correctement le travail, avec un peu d'humour et suffisamment de recul pour éviter d'être totalement idiot.

28/06/2026 (modifier)