Les derniers avis (49438 avis)

Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Les Adieux ne durent jamais
Les Adieux ne durent jamais

À la suite du décès de son père qu'il connaissait à peine, Mattéo embarque avec ses amis Victor et Lennon dans un road trip estival vers le Pays basque. Entre concerts, rencontres, errances et retrouvailles avec un passé qu'il pensait ne pas vraiment regretter, ce voyage va peu à peu prendre une dimension plus intime qu'ils ne l'imaginaient. Avec plus de 300 pages, Les adieux ne durent jamais est un album ambitieux mais aussi atypique dans sa construction. L'entretien en fin d'album explique que Laurent Bonneau a d'abord dessiné des séquences inspirées de ses propres souvenirs et de films de vacances tournés dans sa jeunesse, sans véritable direction narrative arrêtée. Jim est ensuite venu construire progressivement une histoire autour de cette matière avant que l'ensemble soit remonté et réorganisé presque comme un film. Cette méthode originale explique sans doute cette impression de cheminement parfois erratique de l'histoire, comme si on observait des moments de vie plutôt que de suivre une intrigue solidement structurée. Le récit avance par fragments, en suivant plusieurs histoires parallèles vécues par le trio sans qu'aucune ne s'impose véritablement comme fil conducteur exclusif. Le retour de Mattéo sur les traces de son père demeure le moteur principal du récit, mais il partage constamment l'espace avec d'autres préoccupations, rencontres ou épisodes de vacances. J'ai apprécié certains éléments de cette chronique estivale, notamment l'ambiance de vacances adolescentes, les paysages baignés de lumière et le dessin très expressif de Laurent Bonneau. En revanche, j'ai eu davantage de mal avec les personnages. Ces jeunes artistes un peu bohèmes, libres d'esprit et souvent en mouvement ne m'ont jamais vraiment permis de m'identifier à eux. Leurs échanges oscillent régulièrement entre complicité sincère, agressivité, immaturité et comportements parfois assez désagréables. Or ce sont souvent des attitudes que l'on accepte volontiers chez des proches que l'on aime déjà, mais beaucoup moins facilement lorsqu'on les découvre simplement comme lecteur. Il se passe pourtant beaucoup de choses tout au long du voyage. Certaines situations sont touchantes, d'autres originales ou intrigantes, mais j'ai souvent eu le sentiment qu'elles restaient un peu survolées. Les auteurs cherchent manifestement à provoquer de fortes émotions autour du deuil, de l'amitié ou des regrets, sans que cela ne fonctionne toujours sur moi. J'observais davantage les personnages que je ne partageais réellement leurs états d'âme. Seules les toutes dernières pages de l'album ont su davantage mer toucher. Les post-it lus à e moment là ont fait résonner quelque chose de plus personnel. Sans doute parce qu'en tant que père, je sais à quel point certains sentiments envers ses enfants sont profonds tout en restant parfois difficiles à exprimer. C'est à cet instant seulement que l'émotion que le récit cherchait depuis longtemps à faire naître a véritablement pris forme pour moi. Une lecture singulière, portée par une démarche de création originale et un beau travail graphique, mais dont la structure très libre et les personnages u peu désagréables m'ont maintenu à une certaine distance émotionnelle pendant une grande partie du voyage.

28/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série The Marshal King
The Marshal King

Dans un monde mêlant western, steampunk et post-apocalyptique, le jeune Jim Godspeed, tireur prodige au passé mystérieux lié au plus célèbre des hors-la-loi, rêve de devenir Marshall et se retrouve entraîné dans une aventure toujours plus démesurée. La première chose qui saute aux yeux, c'est évidemment le dessin de Boichi. C'est impressionnant de maîtrise, avec des décors spectaculaires, des machines improbables, des scènes d'action explosives et des personnages conçus selon la plus pure règle du cool. Tout est pensé pour en mettre plein la vue. Cela fonctionne souvent très bien, même si ce n'est pas forcément ce que je préfère habituellement, tant l'ensemble pousse parfois l'exagération très loin. Car tout le manga repose sur cette logique de l'outrance : toujours plus fort, toujours plus spectaculaire, toujours plus stylé. Les premiers chapitres m'ont d'ailleurs laissé assez perplexe. L'histoire semble foncer à cent à l'heure sans vraiment prendre le temps de poser ses bases, tandis que Jim paraît d'abord trop détaché et sûr de lui pour être réellement attachant. Certains choix narratifs surprennent même, notamment lorsque le héros atteint presque immédiatement l'objectif qui semblait devoir structurer tout le début de la série. Pourtant, à mesure que l'on avance, on comprend que cette exubérance fait partie intégrante du projet. Derrière les poses héroïques et les doubles pages spectaculaires, il existe une vraie logique interne. Les relations entre les personnages deviennent plus lisibles, les dialogues fonctionnent bien et le récit gagne progressivement en cohérence. Après un tournoi destiné à mettre le héros à l'épreuve, l'histoire prend une direction plus classique de nekketsu d'aventure, avec l'arrivée de compagnons de route et l'ouverture vers un monde plus vaste. C'est finalement ce qui m'a accroché. Une fois passé ce démarrage un peu déroutant, je me suis laissé prendre au jeu. L'ensemble m'a souvent fait penser à One Piece : le même goût pour l'aventure, les personnages plus grands que nature et l'imagination débordante, dans un décor de western futuriste. L'humour est moins marquant, mais on retrouve cette énergie permanente qui pousse sans cesse le récit vers l'avant. Je ne suis donc pas totalement sous le charme, car le style graphique et narratif exubérant de Boichi ne plaira pas à tout le monde. Mais derrière cette avalanche d'effets spectaculaires, j'ai fini par découvrir une série plus solide que ce que les premiers chapitres laissaient penser. J'espère maintenant que l'auteur saura garder le contrôle de son scénario sur la durée et, surtout, mener cette aventure à son terme.

28/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Monsieur Tortue
Monsieur Tortue

Une petite fable poétique et écologique qui suit une tortue traversant les âges au fil de ses longues siestes, tandis que le monde autour d'elle évolue et que l'humanité finit par passer comme un simple épisode dans l'histoire de la Terre. Le choix de raconter cette histoire sous la forme d'une fable à l'ancienne fonctionne bien, avec une écriture volontairement désuète évoquant les fables de La Fontaine, notamment par son personnage de tortue mais aussi par ses tournures de phrases anciennes et son ton de conte moral. Le dessin, très simple, au pinceau et à l'encre de Chine, accompagne bien cette impression de promenade tranquille à travers le temps. Le message est assez clair : l'humanité se croit centrale alors qu'elle n'est qu'un moment parmi d'autres dans une histoire beaucoup plus longue à l'échelle de la Terre. La tortue, imperturbable, traverse les bouleversements du monde sans vraiment se soucier de ce qui arrive autour d'elle, ce qui permet de relativiser notre propre importance et notre impact sur la planète. L'idée est bonne, le propos est juste et la forme est cohérente avec le message, mais ça reste toutefois une lecture assez légère qui manque d'un angle plus marquant pour vraiment sortir du simple exercice de fable écologique.

25/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Melvina
Melvina

Une jeune fille est entraînée dans le monde fantastique d'Aldiqua, où ses aventures prennent la forme de récits initiatiques mêlant magie, symboles et questionnements sur l'enfance puis l'adolescence. J'ai un avis assez partagé sur cette série. Il y a beaucoup de qualités, à commencer par le dessin à l'aquarelle de Rachele Aragno, très expressif, coloré et souvent très joli. Les univers traversés regorgent d'idées, de créatures étranges et d'ambiances oniriques qui évoquent parfois Alice au pays des merveilles ou L'Oiseau Bleu, tout en conservant leur propre personnalité. En revanche, j'ai souvent eu du mal à savoir où l'autrice voulait réellement m'emmener. Les intrigues donnent une impression assez hétérogène, avec une succession d'événements, de rencontres et de péripéties qui semblent parfois tenir davantage de l'improvisation que d'une progression clairement construite. Les symboles, métaphores et séquences presque rêveuses prennent une place importante. Ce n'est pas désagréable à lire, mais cela laisse régulièrement perplexe. J'ai également eu du mal à m'attacher pleinement à Melvina. Que ce soit enfant ou adolescente, elle reste souvent assez distante du lecteur. Ses réactions sont cohérentes avec les thèmes abordés, mais elle ne possède pas toujours ce supplément d'âme qui permet de créer un véritable lien émotionnel. On suit son parcours avec curiosité plus qu'avec une réelle implication affective. Les deux albums abordent pourtant des sujets intéressants. Le premier parle du désir de grandir trop vite et de l'envie d'être enfin écouté par les adultes. Le second s'oriente davantage vers les tourments de l'adolescence, le mal-être, les doutes et l'acceptation de soi. Ces thèmes sont présents tout au long du récit, mais souvent sous une forme très symbolique qui laisse une large place à l'interprétation. J'ai donc passé un moment plutôt agréable grâce à la richesse visuelle, à l'imagination débordante de l'autrice et à cette atmosphère de conte étrange et rêveur. Pourtant, une fois les albums refermés, j'ai eu du mal à m'en faire un résumé clair ou à définir précisément ce qui m'avait été raconté. C'est une lecture singulière, parfois déroutante, qui semble davantage chercher à faire ressentir des émotions et des états d'esprit qu'à raconter une histoire parfaitement balisée.

25/06/2026 (modifier)
Par Creamy
Note: 3/5
Couverture de la série Esma
Esma

Un petit polar sympathique. J'ai apprécié le trait expressif, simple mais léché d'Iwan Lépingle, façon ligne claire (hormis ses narines un peu bizarres). La colorisation bichrome renforce le côté sombre. Le scénario n'évite pas les travers des enquêtes de détective amateur. Je vais honteusement laisser gruizzli les énumérer à ma place : "la jeune femme qui mène l'enquête en parallèle de la police et s'en sort mieux qu'elle (avec une certaine tendance à réussir tout ce qu'elle entreprend), tout le monde qui se confie à une inconnue y compris sur des sujets secrets et importants" (cf son avis sur "Je suis leur silence"). Et une grosse couleuvre habituelle de ce genre d'oeuvres : un témoin de meurtre sain d'esprit qui ne se rue pas chez les flics. Esma possède une justification intéressante, mais de là à risquer une balle dans la peau... Pour le reste, ma lecture fut plaisante grâce à des personnages bien campés et une mise en scène maîtrisée.

23/06/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Au pied des étoiles
Au pied des étoiles

J'ai eu un peu peur avant de lire cet album parce qu'il est un peu long et que c'est fait par un duo d'auteurs qui ont produit plein d'œuvres qui m'ont laissé de marbre. Surprise, c'est pas trop mal et il y a même certaines pages qui m'ont captivé (surtout celles qui parlent de l'histoire du Chili). Certains passages m'ont semblé moins biens, mais globalement c'est un album qui se laisse lire sans trop de problèmes. Je pense que j'ai surtout apprécié les parties dessinées par Baudoin. Pour une fois, il utilise de la couleur et j'ai vraiment bien aimé le résultat que cela donnait sur son dessin. En comparaison, le dessin de Lepage sent trop l'informatique et c'est trop froid. Dommage que Baudoin n'a pas perdu son habitude de sauter du coq à l'âne. Il y a des anecdotes qu'il raconte n'ayant aucun lien avec le voyage au Chili et dont j'en avais pas grand chose à foutre. Au final, l'album se laisse lire et il y a de beaux dessins par moment. Je pense que c’est un album accessible pour ceux qui n’aiment pas trop le style particulier de Baudoin.

23/06/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Albert Kahn - L'Archiviste de la planète
Albert Kahn - L'Archiviste de la planète

Je ne connaissais pas du tout cet homme, et il faut dire que c'est normal vu qu'il chercha toute sa vie à ne pas être mis en lumière. Cet Alsacien de naissance a été l'archétype du millionnaire philanthrope, dépensant son argent en un jardin magnifique inspiré par le monde entier, mais faisant également des bourses d'études et un fond de collection de photos destinées à éduquer les européens et leurs faire comprendre le monde. On est clairement dans une idéologie propre à ces années-là, et surtout une idéologie d'un humaniste du dix-neuvième. Il espère un monde en paix, rêve d'éducation des jeunes hommes et des jeunes femmes, avec une idée de faire évoluer les idées républicaines et idéalistes d'une troisième république encore jeune. Bref, tout ça pour dire que le type est intéressant, pas spécialement marquant mais un type qui explique bien la mentalité des bourgeois parisien du début du vingtième siècle. La BD le retranscrit assez bien, même si elle souffre de son type de récit. Construit de façon chronologique, le récit explore une longue période, entre ses débuts de banquier, son ascension dans la richesse puis ses opérations philanthropiques. La BD passe des années parfois rapidement, n'a pas le temps de développer les relations personnelles (par ailleurs, semble-t-il, assez mal connues), ne permet pas de voir l'impact de chaque action, de même qu'on a assez peu de développement de son action à long terme. C'est un étrange récit, peut-être trop vite, qui tente de rester assez factuel sur cet homme dont on sait finalement peu de choses. Il aurait peut-être mieux valu inventer des parties, proposer une vision du personnage, ou alors jouer complètement sur la carte du mystère de ce type et créer un récit où l'on s'interroge sur lui et ses motivations. Là en substance, c'est une BD qui n'apprend pas énormément de choses, qui va un peu vite et qui ne marquera pas. Au moins elle a le mérite de faire connaitre un bonhomme bien mystérieux.

23/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le Repas des hyènes
Le Repas des hyènes

Une mystérieuse hyène géante va entraîner le fils d'un chaman villageois dans un étrange voyage initiatique au cœur des croyances africaines. Ce récit s'inspire en grande majorité de la culture Dogon, que je connais malheureusement très mal, et je suis donc incapable de juger de la pertinence ou de l'exactitude de cette représentation. L'album fait également de rapides références à de nombreux souverains africains de toutes époques et origines, ainsi qu'à certains éléments de la culture du Dahomey que je connais davantage. Dans tous les cas, je me suis laissé prendre par cette histoire qui propose moins une reconstitution historique qu'un univers africain largement fantasmé, mystérieux et rempli de croyances. Avec son graphisme naïf et très personnel, l'album m'a donné l'impression d'une version plus sombre et mystique du conte de Kirikou. Le dessin accompagne bien cette ambiance étrange, oscillant entre scènes classiques et passages plus oniriques, voire presque psychédéliques. Les couleurs, parfois sombres et inquiétantes, renforcent le côté magique et inquiétant du récit. L'histoire mélange aventure, mysticisme, humour et moments plus sombres, tout en abordant des thèmes comme la transmission, les croyances, la différence ou encore les conséquences de la colonisation. L'ensemble reste avant tout un beau conte, plus proche du rêve que d'un récit documentaire, mais qui réussit à créer une atmosphère vraiment dépaysante. La structure en chapitres relativement courts donne un rythme agréable à la lecture et permet de ne pas s'ennuyer malgré le nombre important de pages. J'ai aimé suivre ce périple initiatique de cet enfant curieux et courageux, ainsi que sa relation ambiguë avec le yéban cette sorte de démon prenant la forme d'une hyène géante. Cette créature est tour à tour inquiétante, sournoise, attachante et même parfois amusante, ce qui rend leur duo intéressant, avec toujours l'envie de comprendre où cette hyène veut mener cet enfant au bout du compte. Ce n'est peut-être pas un récit qui permet de découvrir réellement la culture africaine, mais c'est une plongée réussie dans une Afrique légendaire, inquiétante et envoûtante, qui m'a offert un agréable moment de lecture.

23/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Oscar et la dame rose
Oscar et la dame rose

Une lecture sympathique. Un récit qui parvient à rester équilibré, sur un sujet qui pouvait aisément s’avérer casse-gueule, propice à l’accumulation de pathos larmoyant. J’ai même eu parfois l’impression que Zabus aller basculer dans un extrême inverse, avec des passages un peu trop gentiment acidulés. Mais en fait le récit (je ne connais pas le roman d’origine) reste sur le fil du rasoir : on a presque parfois l’impression de lire du feel-good, alors que le sujet est bien la mort d’un enfant (le suspens ne tiens pas plus d’une page). Un enfant que Zabus rend très mature dans ses propos. Un peu comme il l’avait fait dans Mémoires d'un garçon agité. Il y a d’ailleurs pas mal de points communs entre les deux récits (la mort d’un enfant, en plus de celui cité plus haut). L’astuce de faire de chaque heure une année, permet artificiellement d’accélérer la vie du gamin (mais aussi sa « maturité »). Ça n’est a priori pas forcément le type de récit qui m’attire. Mais Zabus a su me le rendre intéressant, avec une économie de moyens louable. Le dessin de Vernay est lui aussi simple, fluide et intéressant. Il y a un peu de Sempé dans son trait.

23/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Assassins - Les Psychopathes célèbres
Assassins - Les Psychopathes célèbres

Un album original (sur le fond et a forme), étrange, étonnant. Etonnant déjà de le retrouver au catalogue de Fluide Glacial, maison d’édition plus réputée pour ses albums à l’humour plus ou moins con et absurde que pour ses documentaires sérieux ! Car il s’agit ici d’un recueil d’histoire courte, chacune nous présentant l’action d’un tueur en série – avec de beaux cas de psychopathes – et en fin d’histoire un rapide rappel factuel des crimes, du nombre de victimes, des modes opératoires, et de la destinée de chacun de ces « assassins ». Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est un peu fourre-tout. En effet, certains cas comme Hitler aurait pu mériter bien plus de pages avec les millions de victimes (alors qu’il n’en a tué aucune de ses mains !), et j’ai aussi du mal à la classer comme « tueur en série », sa volonté génocidaire dépasse clairement le cadre dans lequel sont rangés les autres exemples développés dans cet album. J’ai aussi du mal à voir entrer dans les mêmes cases Elisabeth Bathory (dont on n’est même as sûr au final qu’elle ait été la personne que la légende a retenue). Car à côté d’Hitler ou de Bathory, sont regroupés d’autres « célébrités » du meurtre, comme Jack L’éventreur, Petiot ou Manson. Mais aussi d’autres bien moins connus (je ne connaissais pas du tout Belle Gunness, Mary Bell ou le couple hallucinant Fred et Rose West). Le parti-pris narratif est original, même si je ne sais pas si c’est une bonne idée. En effet, chaque histoire est racontée par un ou plusieurs personnages, inventés pour la plupart, mais l’histoire du « Docteur Petiot » (la plus longue) est racontée par une parodie du couple Balkany (version cynique et SM). Ça détourne un peu l’attention des assassins, même si introduit un peu de second degré, l’humour cher à Fluide. L’album se laisse lire. Mais il ne m’a pas intéressé plus que ça. Je ne suis pas adepte de la mise en avant des faits divers, de la peoplisation des affaires judiciaires. Et je n’ai pas non plus été convaincu par le mélange des genres. Note réelle 2,5/5.

23/06/2026 (modifier)