L'Odeur du fer

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 2 avis)

L’odeur du fer est une bande dessinée de fantasy qui prend le contre-pied des récits épiques, dans lequel l’héroïsme se manifeste par l’entraide et l’empathie.


Les petits éditeurs indépendants

La jeune Élaine est une renifleuse, une synesthète capable de sentir la magie. Ambre est son maître, chargée de lui apprendre les rudiments du commerce d’objets magiques. Ensemble, elles parcourent le royaume pour vendre leurs breloques… Mais bien vite, le paisible voyage tourne à la course-poursuite mortelle.

Scénario
Dessin
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Octobre 2025
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série L'Odeur du fer © Même Pas Mal 2025
Les notes
Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 2 avis)
Cliquez pour afficher les avis.

22/11/2025 | Canarde
Modifier


Par grogro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur grogro

Globalement, je suis du même avis que Canarde, sans compter qu'à moi aussi, L'odeur du fer a rappelé bien des références dont Christopher Hittinger et Joe Daly (Dungeon Quest) sont les principales. Mais le charme de cette BD a su produire chez moi un effet narcotique certain. Même ses défauts m'ont séduit, c'est dire... Tout d'abord, il y a l'édition en elle-même : le format est agréable, tout comme cet effet Grip quand on l'empoigne. M'est avis que ça ne doit pas être super écolo, mais bon, si on compare l'industrie BD à celle de la bagnole, y a point photo ! La couverture est très chouette : effet métallique du titre légèrement gaufré, couleurs chatoyantes. Et bien entendu, c'est le dessin la raison principale de ma satisfaction. Il est plein de finesse. Le mélange des genres, en ce qui concerne le traitement des visages des personnages, ne m'a absolument pas perturbé, bien au contraire. J'ai trouvé ça vraiment original, ce qui m'a d'ailleurs rappelé une autre BD : Les derniers jours d'un immortel. Oui, ce dessin est plein de charmes avec son petit côté indé : finesse des traits je le disais, mais aussi justesse des pauses, expressions des visages dont les formes sont quelquefois à la limite de l'abstraction, détails des paysages ou des contextes urbains, quand il faut, où il faut, sans écraser les cases, juste ce qu'il faut pour générer une ambiance forte... Bref : c'est frais comme un gardon. Le scénario est bien et dit quelque chose de notre époque, surtout dans sa conclusion (mais chuuuuutttt). On pourra aisément formuler des griefs concernant les situations qui se dénouent parfois trop rapidement (la rencontre avec le mage), ou bien contre certains événements peu voire pas expliqués du tout, au risque de rendre l'histoire un brin opaque (on ne saura pas grand chose du réveil du fameux démon...). Mais c'est aussi ce qui fait la force de cette histoire : on est avec les protagonistes, on suit leurs aventures qui percutent parfois les événements (la "Grande Histoire" dirait-on d'une BD historique), mais les personnages s'efforcent de tracer leur propre chemin (ce qui est une philosophie de vie à laquelle je suis très sensible). C'est très jeuderolesque. Enfin, j'aime les personnages Ambre et Elaine, originaux à souhait. J'aime les questionnements d'Elaine, questionnements qui la conduiront à l'émancipation de ses maitres et de la guilde à laquelle elle appartient. Un coup de cœur n'est pas nécessairement une œuvre parfaite, mais il est coup de cœur parce qu'il sait toucher une part intime en soi. Alors oui, je crois pouvoir dire que L'odeur du fer est un coup de cœur.

10/12/2025 (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5
L'avatar du posteur Canarde

Une atmosphère originale surtout grâce au dessin noir et blanc, dans une stylisation inhabituelle. La division des genres est indiscernable pour beaucoup de personnages et cela contribue aussi à ce léger trouble pas désagréable et peu courant dans le fantasy. L'ambiance et le ressort dramatique m'ont fait pensé à deux BD. D'abord à Traquemage pour ce monde où les guerriers et les magiciens foutent le bordel alors que le reste du monde essaye simplement de survivre à leurs conneries, mais ici avec beaucoup moins d'humour. Et ensuite à Poisson à Pattes, de Blonk ( moins connu) pour un pseudo moyen-age, glauque et sanguinolant, aux personnages volontairement peu séduisants, comme si le drame devait tenir sans la puissance expressive des visages. Mais ce défit est assez difficile à tenir, les dialogues ne sont pas assez travaillés pour pouvoir remplacer les expressions des visages, ici ultra-simplifiés ( sans nez, comment s'exprimer ?). Je ne sais pas qui se cache derrière Bathroom Quest (quel pseudo !) Mais on sent que ça bouillonne dans son cerveau, et il en sortira quelque chose... Le dessin essaye différentes voies, du minimal, à de beaux morceaux de bravoure ( le démon du trône ou le panorama de la capitale). Le scénario, sur le mode d'un road movie fantasy, reste attachant et agréable même si l'histoire des personnages avant le cours des événements n'est pas assez campée pour que l'identification puisse réellement se faire. Bref une autrice à tenir à l'œil et une belle ( première ?) expérience éditoriale en solo.

22/11/2025 (modifier)