Lecture très décevante. Malgré mise en avant en librairie avec la mention « oeuvre surprenante et déconcertante », le récit m’a laissé totalement à distance. Le scénario peine à faire émerger un propos lisible : on assiste à un enchaînement de situations grotesques et volontairement provocantes sans réelle direction ni finalité perceptible. L’accumulation d’idées, parfois originales sur le papier, donne surtout l’impression d’un assemblage disparate qui ne raconte rien de cohérent.
Le malaise ressenti ne tient pas à une audace maîtrisée mais à plusieurs passages franchement gênants, qui semblent chercher la transgression pour elle-même. Le récit ne parvient jamais à transformer cette outrance en discours, ni en satire claire, ni en fable signifiante. On ressort avec une impression de vacuité, renforcée par des personnages qui restent des figures caricaturales sans évolution.
Graphiquement, le travail de Régis Loisel ne m’a pas séduit, mais ce n’est pas la raison principale du rejet : un dessin peut déplaire et être compensé par un scénario solide. Ici, l’absence de fond rend l’ensemble difficile à défendre, malgré l’engagement graphique et l’originalité formelle.
L'album enchaîne des dialogues en duo censés commenter la société et l'actualité politique. Il y est beaucoup question de sociologie, d'idées et d'états d'âme, mais sous une forme très bavarde, avec des tentatives d'humour qui, pour ma part, ne fonctionnent jamais.
Sur la forme, cela m'a immédiatement rappelé les albums de Bretécher, notamment Les Frustrés, que je n'ai jamais réussi à lire pour de bon tant ils m'ennuient. On retrouve ce dispositif proche du dessin de presse : des personnages statiques, des décors absents ou réduits au strict minimum, et un humour supposé reposer uniquement sur les échanges verbaux plutôt que sur la mise en scène. Le dessin n'est pas désagréable, le trait possède même une certaine personnalité, mais l'ensemble est peu enthousiasmant.
Mais surtout ce sont ces dialogues qui m'ont ennuyé à un point que j'avais du mal à ne serait-ce que terminer les planches que j'entamais. Ce discours politique et sociologique me paraît creux, dépourvu de véritable angle ou de finesse, et surtout totalement dénué d'humour. Je n'y ai perçu ni second degré, ni justesse, ni la moindre percussion comique.
Cela ne m'a pas arraché le moindre sourire et j'ai fini par abandonner la lecture bien avant la fin de l'album.
FOC est une BD des années 80, parue en 4 tomes.
L'action se déroule au Moyen-Âge, en pleine inquisition. C'est à priori dans le royaume de France (pays d'Oc).
L'histoire est assez confuse/difficile à comprendre: comme l'ont expliqué d'autres personnes avant moi, l'insertion des dialogues est tout sauf claire, les séquences nocturnes sont illisibles, on passe souvent d'une perspective à une autre sans transition ni vraie cohérence.
On a d'un côté des humains violents et intégristes (croisés, inquisiteurs), des paysans en pleine révolte, des lépreux, et des extra-terrestres tout moches (imaginez une sorte de hiboux végétal habillé de guenilles) qui sautent d'un corps à l'autre pour survivre, parfois en éliminant leur hôte.
J'avoue n'y avoir rien compris.
En plus il y a énormément de violence gratuite et graphique. C'est très poisseux dans l'aspect et les dessins. Dessins de qualité par ailleurs.
Mais bon, au final, je n'ai franchement pas aimé. Ajoutons à cela que la série n'est pas terminée, mais bien abandonnée: rien n'était résolu, et un cinquième tome, "le ciboire aux aigues marines" était même annoncé.
Plat. Tout est plat.
Le dessin, le scénario bourré de clichés (exemple : le projet qui fait penser à l'attentat du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center) ou de lourdeurs comme l'incontournable et trop présent Olrik, les allusions aux grands albums de Jacobs, une certaine niaiserie à voir les relations harmonieuses entre Russes et Américains.
Heureusement (et dommage) qu'il m'ait été offert plutôt que de l'avoir acheté.
Plus les B&M passent, plus je suis déçu.
Autant arrêter cette "franchise" donnée à des successeurs qui défigurent l'oeuvre de Jacobs.
Le dessin est vraiment nul : pauvre et moche à la fois ! Dire qu'on trouve une tonne de meilleures bd avec des chats ! Si aucun chat ou quelque autre animal ne doit être abandonné, on peut se dispenser de cette lecture.
Encore une fois Tahiti racontée du point de vu popaa uniquement.
Un scénario sans but, ou qui se perd pour mettre en valeur des scènes où on voit des femmes tahitiennes nues, parce que le mythe de la vahiné apparemment. J'ai trouvé les personnages plats et les dialogues sans utilité, mis a part de tenter de donner un aspect profond et réfléchi à l'histoire (mais sans matière c'est difficile). Et surtout une histoire sur Tahiti menée encore une fois par des colons, et un regard réducteur et superficiel sur Tahiti : les femmes sont libertines et niaises, les tahitiens ne sont pas présents tout simplement, c'est juste un paradis où il y a des belles femmes à abuser et puis jeter. Le bombardement de Papeete n'est qu'un petit passage de l'histoire alors qu'il est censé être le centre de l'action. Et surtout une fin qui ne fait aucun sens, ça sent le bâclé.
Bref je recommande pas.
Cette série fonde tous ses gags sur des clichés sexistes et oublie totalement d'être drôle. J'ignorais ces stéréotypes sur les rousses : j'apprends donc ici qu'elles seraient toutes sexy, intelligentes, jalouses et colériques. Les blondes croisées au fil des pages sont dépeintes comme complètement cruches, et la seule brune, qu'on y voit le temps de deux cases, est inexistante. Toute la BD tourne autour de ces idées creuses, de façon répétitive et sans aucun sens de la mise en scène.
Le dessin est raide, sans attrait, et l'humour tombe systématiquement à plat. Aucun gag ne m'a fait sourire ; j'ai plutôt ressenti de l'agacement face à ces stéréotypes absurdes et à des blagues niveau cour de récré ou plutôt niveau comptoir de bar.
A oublier.
Bof, bof, bof, si on veut critiquer la religion et d'abord ses présupposés, il y a Le Grand Pouvoir du Chninkel. Tellement plus fort ! La religion et un éventuel dieu tout puissant créateur reçoivent le traitement qui leur est dû. Ici ? Il est facile de s'en prendre à des… bonnes sœurs, des gens tout en bas de la hiérarchie catholique. Des personnes qui ne sont pas des prêtres, et qui ne pourraient pas l'être, car des femmes, autant dire : rien !
Cependant, prier ne nuit pas aux gens de l'extérieur. Et certaines exercent une action charitable non négligeable. La caricature vise de préférence les puissants, or de nos jours, des religieuses exerçant quelque pouvoir ? En plus, cela doit être un minimum crédible, même dans l'exagération, et il suffit de voir la couverture pour constater que ce n'est pas le cas. Dommage, je vois bien que le dessinateur a du talent. Mais enfin, il n'y a pas de souffle de folie, et d'ailleurs aucun souffle là-dedans. Je note donc en conséquence.
Dessin et couleurs nulles : du sous, mais vraiment sous-Bourgeon ! Les personnages, je me forçais à lire mais en vérité, m'en moquais totalement, et ai arrêté avant la fin. J'aurais vite oublié la BD mais Belem sonne bien, et dans l'ambiance BD après avoir avisé Daemon… je me suis dit, et si je sabordais ce truc, ni fait ni à faire ? Encore une belle couverture n'ouvrant que sur du vide. Je vais noter au prix de l'encre, pas de l'ancre !
Ce serait très chouette... dommage que cela dépeigne ce que ne doit pas être une ULIS : une classe à part où les élèves passent la plupart de leur temps avec des moments "d'inclusion". L'ULIS c'est un dispositif de soutien à la scolarisation dans les classes ordinaires avec des moments d'enseignement adapté sur le dispositif.
Dommage, dommage...
Une coordonnatrice ULIS collège désappointée
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La Dernière Maison juste avant la forêt
Lecture très décevante. Malgré mise en avant en librairie avec la mention « oeuvre surprenante et déconcertante », le récit m’a laissé totalement à distance. Le scénario peine à faire émerger un propos lisible : on assiste à un enchaînement de situations grotesques et volontairement provocantes sans réelle direction ni finalité perceptible. L’accumulation d’idées, parfois originales sur le papier, donne surtout l’impression d’un assemblage disparate qui ne raconte rien de cohérent. Le malaise ressenti ne tient pas à une audace maîtrisée mais à plusieurs passages franchement gênants, qui semblent chercher la transgression pour elle-même. Le récit ne parvient jamais à transformer cette outrance en discours, ni en satire claire, ni en fable signifiante. On ressort avec une impression de vacuité, renforcée par des personnages qui restent des figures caricaturales sans évolution. Graphiquement, le travail de Régis Loisel ne m’a pas séduit, mais ce n’est pas la raison principale du rejet : un dessin peut déplaire et être compensé par un scénario solide. Ici, l’absence de fond rend l’ensemble difficile à défendre, malgré l’engagement graphique et l’originalité formelle.
Les Temps sont flous
L'album enchaîne des dialogues en duo censés commenter la société et l'actualité politique. Il y est beaucoup question de sociologie, d'idées et d'états d'âme, mais sous une forme très bavarde, avec des tentatives d'humour qui, pour ma part, ne fonctionnent jamais. Sur la forme, cela m'a immédiatement rappelé les albums de Bretécher, notamment Les Frustrés, que je n'ai jamais réussi à lire pour de bon tant ils m'ennuient. On retrouve ce dispositif proche du dessin de presse : des personnages statiques, des décors absents ou réduits au strict minimum, et un humour supposé reposer uniquement sur les échanges verbaux plutôt que sur la mise en scène. Le dessin n'est pas désagréable, le trait possède même une certaine personnalité, mais l'ensemble est peu enthousiasmant. Mais surtout ce sont ces dialogues qui m'ont ennuyé à un point que j'avais du mal à ne serait-ce que terminer les planches que j'entamais. Ce discours politique et sociologique me paraît creux, dépourvu de véritable angle ou de finesse, et surtout totalement dénué d'humour. Je n'y ai perçu ni second degré, ni justesse, ni la moindre percussion comique. Cela ne m'a pas arraché le moindre sourire et j'ai fini par abandonner la lecture bien avant la fin de l'album.
Foc
FOC est une BD des années 80, parue en 4 tomes. L'action se déroule au Moyen-Âge, en pleine inquisition. C'est à priori dans le royaume de France (pays d'Oc). L'histoire est assez confuse/difficile à comprendre: comme l'ont expliqué d'autres personnes avant moi, l'insertion des dialogues est tout sauf claire, les séquences nocturnes sont illisibles, on passe souvent d'une perspective à une autre sans transition ni vraie cohérence. On a d'un côté des humains violents et intégristes (croisés, inquisiteurs), des paysans en pleine révolte, des lépreux, et des extra-terrestres tout moches (imaginez une sorte de hiboux végétal habillé de guenilles) qui sautent d'un corps à l'autre pour survivre, parfois en éliminant leur hôte. J'avoue n'y avoir rien compris. En plus il y a énormément de violence gratuite et graphique. C'est très poisseux dans l'aspect et les dessins. Dessins de qualité par ailleurs. Mais bon, au final, je n'ai franchement pas aimé. Ajoutons à cela que la série n'est pas terminée, mais bien abandonnée: rien n'était résolu, et un cinquième tome, "le ciboire aux aigues marines" était même annoncé.
Blake et Mortimer - L'Art de la guerre
Plat. Tout est plat. Le dessin, le scénario bourré de clichés (exemple : le projet qui fait penser à l'attentat du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center) ou de lourdeurs comme l'incontournable et trop présent Olrik, les allusions aux grands albums de Jacobs, une certaine niaiserie à voir les relations harmonieuses entre Russes et Américains. Heureusement (et dommage) qu'il m'ait été offert plutôt que de l'avoir acheté. Plus les B&M passent, plus je suis déçu. Autant arrêter cette "franchise" donnée à des successeurs qui défigurent l'oeuvre de Jacobs.
Le Vieil Homme et son chat
Le dessin est vraiment nul : pauvre et moche à la fois ! Dire qu'on trouve une tonne de meilleures bd avec des chats ! Si aucun chat ou quelque autre animal ne doit être abandonné, on peut se dispenser de cette lecture.
Papeete 1914
Encore une fois Tahiti racontée du point de vu popaa uniquement. Un scénario sans but, ou qui se perd pour mettre en valeur des scènes où on voit des femmes tahitiennes nues, parce que le mythe de la vahiné apparemment. J'ai trouvé les personnages plats et les dialogues sans utilité, mis a part de tenter de donner un aspect profond et réfléchi à l'histoire (mais sans matière c'est difficile). Et surtout une histoire sur Tahiti menée encore une fois par des colons, et un regard réducteur et superficiel sur Tahiti : les femmes sont libertines et niaises, les tahitiens ne sont pas présents tout simplement, c'est juste un paradis où il y a des belles femmes à abuser et puis jeter. Le bombardement de Papeete n'est qu'un petit passage de l'histoire alors qu'il est censé être le centre de l'action. Et surtout une fin qui ne fait aucun sens, ça sent le bâclé. Bref je recommande pas.
Les Rousses
Cette série fonde tous ses gags sur des clichés sexistes et oublie totalement d'être drôle. J'ignorais ces stéréotypes sur les rousses : j'apprends donc ici qu'elles seraient toutes sexy, intelligentes, jalouses et colériques. Les blondes croisées au fil des pages sont dépeintes comme complètement cruches, et la seule brune, qu'on y voit le temps de deux cases, est inexistante. Toute la BD tourne autour de ces idées creuses, de façon répétitive et sans aucun sens de la mise en scène. Le dessin est raide, sans attrait, et l'humour tombe systématiquement à plat. Aucun gag ne m'a fait sourire ; j'ai plutôt ressenti de l'agacement face à ces stéréotypes absurdes et à des blagues niveau cour de récré ou plutôt niveau comptoir de bar. A oublier.
Soeur Marie-Thérèse des Batignolles
Bof, bof, bof, si on veut critiquer la religion et d'abord ses présupposés, il y a Le Grand Pouvoir du Chninkel. Tellement plus fort ! La religion et un éventuel dieu tout puissant créateur reçoivent le traitement qui leur est dû. Ici ? Il est facile de s'en prendre à des… bonnes sœurs, des gens tout en bas de la hiérarchie catholique. Des personnes qui ne sont pas des prêtres, et qui ne pourraient pas l'être, car des femmes, autant dire : rien ! Cependant, prier ne nuit pas aux gens de l'extérieur. Et certaines exercent une action charitable non négligeable. La caricature vise de préférence les puissants, or de nos jours, des religieuses exerçant quelque pouvoir ? En plus, cela doit être un minimum crédible, même dans l'exagération, et il suffit de voir la couverture pour constater que ce n'est pas le cas. Dommage, je vois bien que le dessinateur a du talent. Mais enfin, il n'y a pas de souffle de folie, et d'ailleurs aucun souffle là-dedans. Je note donc en conséquence.
Belem
Dessin et couleurs nulles : du sous, mais vraiment sous-Bourgeon ! Les personnages, je me forçais à lire mais en vérité, m'en moquais totalement, et ai arrêté avant la fin. J'aurais vite oublié la BD mais Belem sonne bien, et dans l'ambiance BD après avoir avisé Daemon… je me suis dit, et si je sabordais ce truc, ni fait ni à faire ? Encore une belle couverture n'ouvrant que sur du vide. Je vais noter au prix de l'encre, pas de l'ancre !
Ulis
Ce serait très chouette... dommage que cela dépeigne ce que ne doit pas être une ULIS : une classe à part où les élèves passent la plupart de leur temps avec des moments "d'inclusion". L'ULIS c'est un dispositif de soutien à la scolarisation dans les classes ordinaires avec des moments d'enseignement adapté sur le dispositif. Dommage, dommage... Une coordonnatrice ULIS collège désappointée