Pour commencer, je vais signaler que la BD humoristique n'est pas un genre que j'affectionne particulièrement. Jamais une BD ne m'a fait rire, au mieux quelques sourires.
Et cet album vient allonger la longue liste des BD qui ne m'ont même pas arraché un rictus.
Des extraterrestres arrivent sur notre planète, ils viennent nous mettre en garde contre le désastre écologique qui nous guette. Ils sont bien placés pour nous en parler puisqu'ils sont les seuls survivants de leur monde après y avoir exploité jusqu'à la moelle les ressources disponibles.
Une lecture qui débute mal, première page et Marc Dubuisson tacle à la gorge un artiste que j'apprécie (clivant - oui je sais). Non non, je ne vais pas le nommer, tu n'as qu'à lire la galerie, pourquoi serais-je le seul puni ? Évidemment ce n'est pas la cause de la mauvaise note.
Plus sérieusement, je me suis profondément ennuyé et je me suis forcé pour aller au bout de l'album. Je n'ai pas trouvé ça drôle malgré un cynisme certain : considérer nos E.T. en cosmigrants ou la légitimité de nos dirigeants entre autres. Rien de bien folichon. Une succession de gags qui font plouf.
Graphiquement c'est pauvre avec ce trait minimaliste et caricatural. Décors absents et une couleur dominante par planche.
Pas pour moi.
A peine emprunté et déjà de retour à la bibliothèque.
J'ai essayé de lire cette série à plusieurs moments de ma vie, sans jamais réussir à accrocher. Quand j'étais enfant déjà, elle me tombait des mains : je n'arrivais tout simplement pas à la lire. Adolescent, j'ai retenté d'en relire un album par curiosité mais je me suis tellement ennuyé que je l'ai refermé au bout de quelques pages. Et récemment, adulte, j'ai retenté car après tout c'est une série réputée et Bretecher a marqué de son empreinte féminine la BD de l'époque Pilote... mais ce fut sans plus de succès.
Sur l'album entier que j'ai tenté de relire hier (le tome 5), je n'ai souri qu'une seule fois, et encore sur une blague que je connaissais déjà chez Coluche, donc probablement inspirée d'ailleurs. Tout le reste du temps, j'ai soupiré d'ennui, en attendant que ça se termine. L'humour ne fonctionne absolument pas sur moi, et c'est évidemment rédhibitoire pour une série de ce type.
Il faut dire que je ne suis déjà pas très sensible au dessin de Bretécher. Le trait est très minimaliste mais je le trouve brouillon, et les personnages ne me plaisent pas visuellement. Le lettrage et la mise en scène des dialogues, très bavards, n'aident pas non plus à rendre la lecture fluide.
Mais ce qui me laisse surtout à distance, c'est le monde que la série décrit. Toute cette galerie de personnages me paraît profondément agaçante : ils parlent beaucoup, commentent tout, intellectualisent leurs relations... et m'exaspèrent très vite. On sent bien qu'il s'agit d'une satire d'un certain milieu, probablement une intelligentsia urbaine des années 1970, entre bourgeois bohèmes, parisiens cultivés et héritiers de l'esprit post-soixante-huitard, mais je dois avouer que je reste complètement extérieur à cet univers. Je ne m'y reconnais pas du tout, et je n'arrive même pas vraiment à cerner précisément le type de personnages que l'autrice caricature.
Malgré son statut d'oeuvre importante et son succès critique relatif, cette série n'est tout simplement pas mon monde. Je comprends qu'on puisse y voir un témoignage social ou générationnel, mais pour ma part la lecture a surtout été une longue suite de soupirs et d'envies que ça s'arrête.
Je n’ai pas du tout accroché à Wonder Woman: terre un. Dès les premières pages, j’ai senti que ça n’allait pas le faire.
La lecture commence avec Wonder Woman sur son île des Amazones, chevauchant un cheval blanc dans une ambiance très grandiloquente… et là j’ai déjà senti que ce n’était clairement pas pour moi. J’ai trouvé l’ensemble assez nunuche et difficile à prendre au sérieux.
L’histoire cherche visiblement à proposer une relecture du mythe de Wonder Woman, mais je n’ai jamais réussi à rentrer dedans. Le ton et l’atmosphère ne m’ont pas parlé du tout, et la lecture m’a laissé complètement à distance.
Peut-être que cette vision séduira les lecteurs très attachés au personnage ou à l’approche de Grant Morrison, mais pour ma part ce n’était clairement pas ma came.
Je me suis lancé dans Transmetropolitan avec beaucoup d’attentes, la série étant souvent présentée comme un classique de la BD américaine. Malheureusement, je n’ai pas réussi à accrocher et je n’ai même pas terminé le premier tome, année un.
Le dessin est pourtant très correct et correspond bien à l’univers cyberpunk. Le héros Spider Jerusalem est aussi un personnage intéressant sur le papier : un journaliste provocateur et cynique qui s’attaque à une société futuriste complètement décadente.
Mais j’ai eu du mal à m’impliquer dans la lecture. La narration m’a donné l’impression de lire une succession de chroniques satiriques plutôt qu’une véritable histoire avec une progression claire. Les situations s’enchaînent, Spider observe et critique, mais je n’ai jamais ressenti un véritable enjeu narratif qui me pousse à continuer.
Autre point qui m’a dérangé : le ton qui est très voir trop vulgaire, m’a parfois semblé gratuit et un peu forcé. Cela fait partie du style provocateur de la série
et je comprends que l’œuvre puisse séduire pour son ton corrosif et sa satire sociale, mais pour ma part ce premier tome ne m’a pas convaincu.
Un homme assez minable découvre une boîte de pilules qui lui permettent de devenir instantanément célèbre pendant un certain temps. À partir de ce principe, Lewis Trondheim construit une sorte de satire du star-system et de la fascination pour la célébrité fabriquée.
Malheureusement, je n'ai absolument pas accroché à cet album. L'idée de base pouvait donner lieu à une petite fable acide sur la société du spectacle, mais l'histoire part rapidement dans un grand n'importe quoi qui donne l'impression d'un récit improvisé au fil des pages. Les situations s'enchaînent sans véritable logique ni montée en puissance, et l'ensemble finit par tourner à vide sans jamais réussir à produire ni véritable satire ni même un gag qui fasse mouche. Je me suis foncièrement ennuyé. La lecture est d'autant plus pénible que la narration au présent, que Trondheim semble avoir empruntée à Sfar, m'a horripilé sur la durée.
Quant au dessin, je l'ai tout simplement trouvé hideux : un style brouillon et déglingué qui rend les planches visuellement fatigantes et n'aide vraiment pas à apprécier le récit.
Au final, je me suis forcé à aller jusqu'au bout de l'album sans jamais décrocher un sourire. C'est la première fois qu'un scénario de Trondheim me déçoit autant.
On présente souvent Wanda comme le pendant féminin de Docteur Strange, mais dans cette intégrale regroupant les trois volumes, il s’agit surtout d’une suite aux aventures de l’héroïne imaginée par Jack Kirby et Stan Lee. Et c’est justement là que la déception est immense.
Le scénario, signé James Robinson, pourtant habitué aux grandes maisons comme Marvel ou DC, est d’une mollesse incroyable. L’intrigue manque cruellement de rythme, d’intensité et même d’enjeux clairs. On avance difficilement dans une histoire qui semble étirée artificiellement, sans véritable tension ni moment marquant. Très vite, l’ennui s’installe et ne nous lâche plus.
Wanda, personnage complexe et puissant, paraît ici étrangement vidée de sa substance. On peine à ressentir quoi que ce soit pour elle tant l’ensemble semble plat et sans inspiration. C’est d’autant plus frustrant quand on connaît le potentiel du personnage.
Côté dessin, la situation n’arrange rien. Le changement fréquent d’artistes empêche toute cohérence visuelle. Les styles varient, mais rarement pour le meilleur : le résultat oscille entre le moyen et le franchement médiocre. L’absence d’unité graphique renforce l’impression générale de manque de direction et de vision claire.
Au final, c’est une immense déception. Une œuvre qui donne le sentiment d’un énorme gâchis, aussi bien narratif qu’artistique. Wanda méritait clairement mieux.
Salammbô est l’une des premières bandes dessinées que j’ai abandonnées en cours de route. Pourtant, d’habitude, même quand je m’ennuie, je me force à aller jusqu’au bout, en me disant que la suite pourrait me surprendre.
Pour être clair : je n’ai pas découvert cette BD dans ma jeunesse, donc l’argument de la nostalgie ne fonctionne pas sur moi. Et je n'ai pas lu le roman de Gustave Flaubert à l'origine de cette adaptation.
Comme certains aviseurs avant moi, j’ai trouvé la lecture particulièrement laborieuse. D’abord à cause d’un texte très dense et d’une police de caractères peu lisible, mais surtout en raison d’une narration lourde et maladroite. À certains moments, avec la voix off omniprésente qui raconte l’histoire, j’ai eu l’impression de lire un roman illustré plutôt qu’une véritable bande dessinée.
Du point de vue du scénario, dès le début, j’ai eu du mal à saisir pourquoi Sloane tombe éperdument amoureux de Salammbô, et les événements s’enchaînent ensuite sans que je n'aie réussi à vraiment comprendre la logique de leur déroulement. Peut-être fallait-il que je me plonge dans l’œuvre originale de Flaubert pour en saisir toute la portée ?
Côté dessin, je reconnais le caractère novateur du trait de Druillet pour l’époque (1980), qui tranchait avec les productions habituelles. Cependant, la colorisation a vieilli et les décors, bien que très détaillés, sont parfois difficiles à déchiffrer. Certains portraits de soldats, sans lien apparent avec l’intrigue, donnent l’impression que l’auteur s’est surtout fait plaisir en dessinant, sans que cela ne serve vraiment la narration.
En résumé : une BD qui, clairement, n’était pas faite pour moi.
SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 1/10
GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 5/10
NOTE GLOBALE : 6/20
Un beau gâchis. Voilà mon ressenti après la (difficile) lecture de cette bande.
C'est un recueil d'histoires courtes, publié en 1984, dessiné par Philippe Gauckler et scénarisé par Charles Imbert.
Gauckler est une brute du dessin, c'est un fait. J'ai trouvé son travail encore plus abouti que dans Blue qui est pourtant une œuvre postérieure. La palette de couleurs très pop art est à tomber.
Non le vrai problème vient des scénarios et des dialogues. C'est une compilation de ce qu'il ne faut pas faire.
Les histoires n'ont ni queue ni tête, Imbert se lance dans une prose SF absconse, il invente des mots au hasard, multiplie les mauvais calembours... Tout ça forme un gloubi boulga proprement incompréhensible.
Reste la beauté des images de Gauckler à admirer mais c'est trop peu.
Elle est bien cette bande de Jodorowsky, elle permet de savoir où on en est niveau état de santé mentale et elle nous fait économiser par la même occasion une séance chez le psy !
Le risque c'est quand un invité un peu curieux, ou pire une femme, s'approche de votre bibliothèque.
A ce moment là, priez pour que l'objet du délit ne soit pas choisi. Sinon vous êtes bon pour un regard mélangeant incompréhension, pitié et dégoût à l'encontre de votre personne.
Pour les amoureux des bruits et des odeurs ça vaut un 5/5.
Mais pour un esthète tel que votre serviteur qui ne regarde que vers le haut, c'est 1/5.
Au secours cet album a failli tuer mon cerveau !
Bon ok j'exagère un peu et je suis peut-être un peu méchant, mais voilà j'ai trouvé cet album complètement indigeste. J'ai arrêté ma lecture au cours du chapitre 2. J'avais encore 5 autres chapitres à lire, mais je me suis dit que j'avais d'autres choses à faire et de toute façon je ne pense pas que ma note aurait changé si j'avais tout lu au complet.
L'autrice brasse plusieurs thèmes et beaucoup trop à mon avis. On saute du coq à l'âne tout le temps, il y a plein d'anecdotes et au final j'ai dû lire le résumé trouvé sur internet pour bien comprendre ce que j'avais lu vu qu'il y avait tellement d'informations que je ne retenais pas grand chose (en gros, il y avait un astrologue populaire avec les stars, l'horoscope ça existe, la société nous oblige à être amusant et puis aussi le néo-libéralisme et le capitalisme font des trucs pas bien). Pour moi c'est vraiment ce qu'il y a de pire en documentaire BD. Il y a tellement de textes que sur certaines pages il y a juste des bulles de texte et le dessin lui-même est vraiment pas terrible et ne donne pas envie de lire une BD.
C'est dommage parce qu'en lisant le résumé je vois des sujets intéressants et je pense que je suis d'accord avec l'autrice. J'avais déjà lu un autre album d'elle qui était moins mauvais, mais déjà je trouvais que le dessin était tellement facultatif qu'elle aurait tout simplement pu écrire un livre et je pense que c'est encore plus le cas ici. Vive les BD documentaires, mais celles dont le dessin est au service de l'histoire et ne semble pas être là juste parce que certains imaginent qu'on va attirer plus de lecteurs avec un livre qui a des images.
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Les Envahichieurs
Pour commencer, je vais signaler que la BD humoristique n'est pas un genre que j'affectionne particulièrement. Jamais une BD ne m'a fait rire, au mieux quelques sourires. Et cet album vient allonger la longue liste des BD qui ne m'ont même pas arraché un rictus. Des extraterrestres arrivent sur notre planète, ils viennent nous mettre en garde contre le désastre écologique qui nous guette. Ils sont bien placés pour nous en parler puisqu'ils sont les seuls survivants de leur monde après y avoir exploité jusqu'à la moelle les ressources disponibles. Une lecture qui débute mal, première page et Marc Dubuisson tacle à la gorge un artiste que j'apprécie (clivant - oui je sais). Non non, je ne vais pas le nommer, tu n'as qu'à lire la galerie, pourquoi serais-je le seul puni ? Évidemment ce n'est pas la cause de la mauvaise note. Plus sérieusement, je me suis profondément ennuyé et je me suis forcé pour aller au bout de l'album. Je n'ai pas trouvé ça drôle malgré un cynisme certain : considérer nos E.T. en cosmigrants ou la légitimité de nos dirigeants entre autres. Rien de bien folichon. Une succession de gags qui font plouf. Graphiquement c'est pauvre avec ce trait minimaliste et caricatural. Décors absents et une couleur dominante par planche. Pas pour moi. A peine emprunté et déjà de retour à la bibliothèque.
Les Frustrés
J'ai essayé de lire cette série à plusieurs moments de ma vie, sans jamais réussir à accrocher. Quand j'étais enfant déjà, elle me tombait des mains : je n'arrivais tout simplement pas à la lire. Adolescent, j'ai retenté d'en relire un album par curiosité mais je me suis tellement ennuyé que je l'ai refermé au bout de quelques pages. Et récemment, adulte, j'ai retenté car après tout c'est une série réputée et Bretecher a marqué de son empreinte féminine la BD de l'époque Pilote... mais ce fut sans plus de succès. Sur l'album entier que j'ai tenté de relire hier (le tome 5), je n'ai souri qu'une seule fois, et encore sur une blague que je connaissais déjà chez Coluche, donc probablement inspirée d'ailleurs. Tout le reste du temps, j'ai soupiré d'ennui, en attendant que ça se termine. L'humour ne fonctionne absolument pas sur moi, et c'est évidemment rédhibitoire pour une série de ce type. Il faut dire que je ne suis déjà pas très sensible au dessin de Bretécher. Le trait est très minimaliste mais je le trouve brouillon, et les personnages ne me plaisent pas visuellement. Le lettrage et la mise en scène des dialogues, très bavards, n'aident pas non plus à rendre la lecture fluide. Mais ce qui me laisse surtout à distance, c'est le monde que la série décrit. Toute cette galerie de personnages me paraît profondément agaçante : ils parlent beaucoup, commentent tout, intellectualisent leurs relations... et m'exaspèrent très vite. On sent bien qu'il s'agit d'une satire d'un certain milieu, probablement une intelligentsia urbaine des années 1970, entre bourgeois bohèmes, parisiens cultivés et héritiers de l'esprit post-soixante-huitard, mais je dois avouer que je reste complètement extérieur à cet univers. Je ne m'y reconnais pas du tout, et je n'arrive même pas vraiment à cerner précisément le type de personnages que l'autrice caricature. Malgré son statut d'oeuvre importante et son succès critique relatif, cette série n'est tout simplement pas mon monde. Je comprends qu'on puisse y voir un témoignage social ou générationnel, mais pour ma part la lecture a surtout été une longue suite de soupirs et d'envies que ça s'arrête.
Wonder Woman Rebirth
Je n’ai pas du tout accroché à Wonder Woman: terre un. Dès les premières pages, j’ai senti que ça n’allait pas le faire. La lecture commence avec Wonder Woman sur son île des Amazones, chevauchant un cheval blanc dans une ambiance très grandiloquente… et là j’ai déjà senti que ce n’était clairement pas pour moi. J’ai trouvé l’ensemble assez nunuche et difficile à prendre au sérieux. L’histoire cherche visiblement à proposer une relecture du mythe de Wonder Woman, mais je n’ai jamais réussi à rentrer dedans. Le ton et l’atmosphère ne m’ont pas parlé du tout, et la lecture m’a laissé complètement à distance. Peut-être que cette vision séduira les lecteurs très attachés au personnage ou à l’approche de Grant Morrison, mais pour ma part ce n’était clairement pas ma came.
Transmetropolitan
Je me suis lancé dans Transmetropolitan avec beaucoup d’attentes, la série étant souvent présentée comme un classique de la BD américaine. Malheureusement, je n’ai pas réussi à accrocher et je n’ai même pas terminé le premier tome, année un. Le dessin est pourtant très correct et correspond bien à l’univers cyberpunk. Le héros Spider Jerusalem est aussi un personnage intéressant sur le papier : un journaliste provocateur et cynique qui s’attaque à une société futuriste complètement décadente. Mais j’ai eu du mal à m’impliquer dans la lecture. La narration m’a donné l’impression de lire une succession de chroniques satiriques plutôt qu’une véritable histoire avec une progression claire. Les situations s’enchaînent, Spider observe et critique, mais je n’ai jamais ressenti un véritable enjeu narratif qui me pousse à continuer. Autre point qui m’a dérangé : le ton qui est très voir trop vulgaire, m’a parfois semblé gratuit et un peu forcé. Cela fait partie du style provocateur de la série et je comprends que l’œuvre puisse séduire pour son ton corrosif et sa satire sociale, mais pour ma part ce premier tome ne m’a pas convaincu.
Célébritiz
Un homme assez minable découvre une boîte de pilules qui lui permettent de devenir instantanément célèbre pendant un certain temps. À partir de ce principe, Lewis Trondheim construit une sorte de satire du star-system et de la fascination pour la célébrité fabriquée. Malheureusement, je n'ai absolument pas accroché à cet album. L'idée de base pouvait donner lieu à une petite fable acide sur la société du spectacle, mais l'histoire part rapidement dans un grand n'importe quoi qui donne l'impression d'un récit improvisé au fil des pages. Les situations s'enchaînent sans véritable logique ni montée en puissance, et l'ensemble finit par tourner à vide sans jamais réussir à produire ni véritable satire ni même un gag qui fasse mouche. Je me suis foncièrement ennuyé. La lecture est d'autant plus pénible que la narration au présent, que Trondheim semble avoir empruntée à Sfar, m'a horripilé sur la durée. Quant au dessin, je l'ai tout simplement trouvé hideux : un style brouillon et déglingué qui rend les planches visuellement fatigantes et n'aide vraiment pas à apprécier le récit. Au final, je me suis forcé à aller jusqu'au bout de l'album sans jamais décrocher un sourire. C'est la première fois qu'un scénario de Trondheim me déçoit autant.
Wanda - La Sorcière Rouge
On présente souvent Wanda comme le pendant féminin de Docteur Strange, mais dans cette intégrale regroupant les trois volumes, il s’agit surtout d’une suite aux aventures de l’héroïne imaginée par Jack Kirby et Stan Lee. Et c’est justement là que la déception est immense. Le scénario, signé James Robinson, pourtant habitué aux grandes maisons comme Marvel ou DC, est d’une mollesse incroyable. L’intrigue manque cruellement de rythme, d’intensité et même d’enjeux clairs. On avance difficilement dans une histoire qui semble étirée artificiellement, sans véritable tension ni moment marquant. Très vite, l’ennui s’installe et ne nous lâche plus. Wanda, personnage complexe et puissant, paraît ici étrangement vidée de sa substance. On peine à ressentir quoi que ce soit pour elle tant l’ensemble semble plat et sans inspiration. C’est d’autant plus frustrant quand on connaît le potentiel du personnage. Côté dessin, la situation n’arrange rien. Le changement fréquent d’artistes empêche toute cohérence visuelle. Les styles varient, mais rarement pour le meilleur : le résultat oscille entre le moyen et le franchement médiocre. L’absence d’unité graphique renforce l’impression générale de manque de direction et de vision claire. Au final, c’est une immense déception. Une œuvre qui donne le sentiment d’un énorme gâchis, aussi bien narratif qu’artistique. Wanda méritait clairement mieux.
Salammbô
Salammbô est l’une des premières bandes dessinées que j’ai abandonnées en cours de route. Pourtant, d’habitude, même quand je m’ennuie, je me force à aller jusqu’au bout, en me disant que la suite pourrait me surprendre. Pour être clair : je n’ai pas découvert cette BD dans ma jeunesse, donc l’argument de la nostalgie ne fonctionne pas sur moi. Et je n'ai pas lu le roman de Gustave Flaubert à l'origine de cette adaptation. Comme certains aviseurs avant moi, j’ai trouvé la lecture particulièrement laborieuse. D’abord à cause d’un texte très dense et d’une police de caractères peu lisible, mais surtout en raison d’une narration lourde et maladroite. À certains moments, avec la voix off omniprésente qui raconte l’histoire, j’ai eu l’impression de lire un roman illustré plutôt qu’une véritable bande dessinée. Du point de vue du scénario, dès le début, j’ai eu du mal à saisir pourquoi Sloane tombe éperdument amoureux de Salammbô, et les événements s’enchaînent ensuite sans que je n'aie réussi à vraiment comprendre la logique de leur déroulement. Peut-être fallait-il que je me plonge dans l’œuvre originale de Flaubert pour en saisir toute la portée ? Côté dessin, je reconnais le caractère novateur du trait de Druillet pour l’époque (1980), qui tranchait avec les productions habituelles. Cependant, la colorisation a vieilli et les décors, bien que très détaillés, sont parfois difficiles à déchiffrer. Certains portraits de soldats, sans lien apparent avec l’intrigue, donnent l’impression que l’auteur s’est surtout fait plaisir en dessinant, sans que cela ne serve vraiment la narration. En résumé : une BD qui, clairement, n’était pas faite pour moi. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 1/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 5/10 NOTE GLOBALE : 6/20
Duel (Imbert / Gauckler)
Un beau gâchis. Voilà mon ressenti après la (difficile) lecture de cette bande. C'est un recueil d'histoires courtes, publié en 1984, dessiné par Philippe Gauckler et scénarisé par Charles Imbert. Gauckler est une brute du dessin, c'est un fait. J'ai trouvé son travail encore plus abouti que dans Blue qui est pourtant une œuvre postérieure. La palette de couleurs très pop art est à tomber. Non le vrai problème vient des scénarios et des dialogues. C'est une compilation de ce qu'il ne faut pas faire. Les histoires n'ont ni queue ni tête, Imbert se lance dans une prose SF absconse, il invente des mots au hasard, multiplie les mauvais calembours... Tout ça forme un gloubi boulga proprement incompréhensible. Reste la beauté des images de Gauckler à admirer mais c'est trop peu.
Gilles Hamesh
Elle est bien cette bande de Jodorowsky, elle permet de savoir où on en est niveau état de santé mentale et elle nous fait économiser par la même occasion une séance chez le psy ! Le risque c'est quand un invité un peu curieux, ou pire une femme, s'approche de votre bibliothèque. A ce moment là, priez pour que l'objet du délit ne soit pas choisi. Sinon vous êtes bon pour un regard mélangeant incompréhension, pitié et dégoût à l'encontre de votre personne. Pour les amoureux des bruits et des odeurs ça vaut un 5/5. Mais pour un esthète tel que votre serviteur qui ne regarde que vers le haut, c'est 1/5.
La Pythie vous parle
Au secours cet album a failli tuer mon cerveau ! Bon ok j'exagère un peu et je suis peut-être un peu méchant, mais voilà j'ai trouvé cet album complètement indigeste. J'ai arrêté ma lecture au cours du chapitre 2. J'avais encore 5 autres chapitres à lire, mais je me suis dit que j'avais d'autres choses à faire et de toute façon je ne pense pas que ma note aurait changé si j'avais tout lu au complet. L'autrice brasse plusieurs thèmes et beaucoup trop à mon avis. On saute du coq à l'âne tout le temps, il y a plein d'anecdotes et au final j'ai dû lire le résumé trouvé sur internet pour bien comprendre ce que j'avais lu vu qu'il y avait tellement d'informations que je ne retenais pas grand chose (en gros, il y avait un astrologue populaire avec les stars, l'horoscope ça existe, la société nous oblige à être amusant et puis aussi le néo-libéralisme et le capitalisme font des trucs pas bien). Pour moi c'est vraiment ce qu'il y a de pire en documentaire BD. Il y a tellement de textes que sur certaines pages il y a juste des bulles de texte et le dessin lui-même est vraiment pas terrible et ne donne pas envie de lire une BD. C'est dommage parce qu'en lisant le résumé je vois des sujets intéressants et je pense que je suis d'accord avec l'autrice. J'avais déjà lu un autre album d'elle qui était moins mauvais, mais déjà je trouvais que le dessin était tellement facultatif qu'elle aurait tout simplement pu écrire un livre et je pense que c'est encore plus le cas ici. Vive les BD documentaires, mais celles dont le dessin est au service de l'histoire et ne semble pas être là juste parce que certains imaginent qu'on va attirer plus de lecteurs avec un livre qui a des images.