Les derniers avis (5302 avis)

Par Spooky
Note: 1/5
Couverture de la série Miles
Miles

J'ai l'impression d'être complètement passé à côté de cet album. Il faut dire qu'en général je n'aime pas trop les albums consacrés à un milieu artistique, et encore moins ceux qui sont consacrés à des artistes en particulier. Souvent ils manquent de recul. Il y a des exceptions à cette "règle", mais clairement celui-ci n'en fait pas vraiment partie. La première scène le voit faire preuve d'une morgue incroyable face aux questions complètement débiles d'une femme lors d'une réception à la Maison Blanche. La première partie est d'un intérêt très limité. on y voit des instantanés de la vie de Miles Davis, surtout sa vie artistique. Des reproductions en BD de photos plus ou moins connues le mettant en scène, avec ses collègues et camarades musiciens, qui sont systématiquement identifiés. Ok, bon... La deuxième partie comporte des épisodes un peu plus longs, comme cette fois où il s'est fait arrêter juste, mais vraiment juste parce qu'il était noir. Ou quand une de ses compagnes, lassée de le voir drogué presque à mort, finit par le quitter. cela donc un aperçu de sa vie, entre gloire un peu démesurée et vie privée pleine de coups reçus et donnés. cela façonne en creux un portrait pas très reluisant, et je ne suis pas sûr que ce soit l'objectif recherché par l'auteur. Sans oublier qu'on le voit relativement peu jouer vraiment de la musique, ce qui me semble étrange pour un album parlant d'un musicien. bref, pas grand-chose à retenir sur le plan narratif. Et pour finir un mot sur le dessin, que je trouve approximatif et pas très inventif. Bref, un album que je vais probablement vite oublier.

22/04/2026 (modifier)
Par Hub
Note: 1/5
Couverture de la série Angel Doll
Angel Doll

Angel Doll, typiquement le genre d’album que tu prends sans trop hésiter parce que la couverture te parle. Intrigante, réussie, elle vend quelque chose. Et derrière… il n’y a rien. Très honnêtement, si j’avais lu l' avis d’Ems, je n’y serais jamais allé. Et après lecture, je comprends totalement pourquoi. C’est vide. L’histoire ne prend jamais, les enjeux sont inexistants, et on reste totalement extérieur à ce qui se passe. Aucun attachement, aucune tension, aucun moment marquant. Juste une impression de suivre quelque chose qui n’a ni direction ni impact. Et pourtant, ce n’est pas verbeux. Ça se lit vite. Mais même avec ça, j’ai trouvé le temps long. Très long. Au point d’avoir eu envie de lâcher l’album au bout d’une quinzaine de pages. Ce qui m’arrive très rarement. Je suis allé au bout uniquement parce que je l’avais acheté. Sinon, il ne m’aurait clairement pas retenu. Une couverture qui attire… mais un contenu qui ne suit absolument pas.

13/04/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 1/5
Couverture de la série Piranese
Piranese

C'est parmi le pire que j'aie lu de Manara, je pense. Le titre Piranese et ce que je connaissais déjà du dessinateur m'envoyaient vers des sommets artistiques. Mais non, j'ai trouvé une histoire de supposée science-fiction sans grande consistance, une banalité visuelle aussi, aggravée par des couleurs qui profitent rarement au travail de Manara. Il ne me surprend pas que cette série ait été abandonnée. C'était peut-être la meilleure chose à faire.

10/04/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 1/5
Couverture de la série Zeppelin
Zeppelin

Oh la mauvaise pioche ! Un conseil : si comme moi vous collectionnez Pepe Moreno chez Albin Michel, et que vous avez déjà Gene Kong, Joe's Air Force et Rebel, sachez que vous pouvez vous passer allègrement de cette bande. On est vraiment sur du fond de catalogue. Les histoires n'ont ni queue ni tête. On reconnaît les dessins mais pas l'esprit de Moreno. C'est juste nul en fait. Ils sont malins chez Albin Michel, avec sa très jolie couverture, Zeppelin est un véritable piège à co...llectionneurs.

09/04/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 1/5
Couverture de la série Moebius oeuvres - Les Années Métal hurlant
Moebius oeuvres - Les Années Métal hurlant

Cette anthologie permet de comprendre que Moebius, c'est Jean Giraud qui s'amuse à pratiquer l'écriture automatique après avoir fumé un joint (il le dit lui même dans l'interview en préface). Les récits sont souvent insipides, quand ils ne sont pas incohérents. Le dessin est assez vilain en général, rien à voir avec l'Incal. Arzach est ok mais Arzach c'est 10 pages sans dialogue. Bref, pour moi Moebius c'est en duo avec Jodorowsky ou rien du tout.

06/04/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 1/5
Couverture de la série Tarzan l'homme-singe
Tarzan l'homme-singe

L'histoire est connue de tous: un bébé, fils de nobles anglais, les Greystokes, victimes de toutes les violences, survit contre toute attente dans la jungle africaine. Adopté par les grands singes, il apprend plus tard à écrire en anglais et à parler français! Bien sûr, il est important de ne pas prendre tout cela au sérieux d'un point de vue biologique, anthropologique ou linguistique. C'est une création littéraire et elle doit demeurer ainsi. Je ne comprends pas l'utilité de cette édition. Cela n'aide en rien au mythe de Tarzan, qui a beaucoup d’intérêt en termes littéraires et historiques, depuis les romans originaux d'E. R. Burroughs. Le dessin est franchement mauvais, il suffit de le comparer avec les grands maîtres américains (Foster, Hogarth, Manning, Kubert, Buscema…) et le scénario n’ajoute rien de nouveau ou intéressant.

06/04/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 1/5
Couverture de la série Jimmy Corrigan
Jimmy Corrigan

Culte, incontournable, indispensable. Peut-être, mais pas pour moi! C’est un des achats que j’ai faits et dont je me suis le plus repenti. J’ai fait un effort sincère pour tout lire jusqu'au bout, pendant deux jours. J'ai relu quelques semaines après et je continue à le garder sur une étagère, pour voir si un jour j’aurai le courage de le reprendre. La composition des pages kaléidoscopiques pourrait en être une raison. Mais les dessins trop géométriques et la banalité de la vie quotidienne de personnages si laids sont propices à la dépression. En résumé, c’est un bibelot artistique de plus à la maison, plutôt qu’autre chose. Lourd, superflu, contournable.

31/03/2026 (modifier)
Par Alix
Note: 1/5
Couverture de la série C'est toi ma maman ?
C'est toi ma maman ?

Je suis désolé, je vais en remettre une couche, mais bon sang, que c’est rébarbatif. J’avais lu les avis avant, je savais donc à quoi m’attendre, surtout que je n’avais pas particulièrement aimé Fun Home - Une tragicomédie familiale de la même autrice. Alison Bechdel est clairement une femme intelligente, elle maitrise l’écriture, la réflexion… mais je ne comprends tout simplement pas qui pourrait trouver un quelconque intérêt à ce monologue familial, nombriliste au possible, et à la narration super lourde. Je suis pourtant amateur du genre « memoir » comme on dit en anglais, dans mes lectures récentes j’avais beaucoup aimé Come Home Indio. Comme Noirdésir, je me suis forcé à lire une cinquantaine de pages, dans la douleur, et je n’en retiens absolument rien. Peut-être la pire BD que j’ai lue.

26/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 1/5
Couverture de la série Lisa Bay
Lisa Bay

Pris comme un recueil d'illustrations, cet album a sûrement des qualités. Il dégage un charme rétro assez séduisant, quelque part entre art déco et imagerie pin-up, avec ces femmes aux corps sculpturaux et aux seins en obus, très caractéristiques. Il y a un vrai sens de la composition, des couleurs et de l'esthétique, avec un côté rock'n'roll assumé qui peut rendre l'ensemble plaisant à feuilleter. Mais dès qu'on le lit comme une BD, ça ne fonctionne plus du tout. On a l'impression d'un assemblage d'images sans véritable lien entre elles, comme si l'auteur avait juxtaposé des séquences au gré de ses envies de dessiner de belles femmes, sans se soucier de narration. Les dialogues sont le plus souvent débiles ou abscons, les personnages posent plus qu'ils ne vivent, sans naturel, et la mise en page éclatée n'aide en rien : on lit les planches un peu dans tous les sens, sans fluidité. Les différentes histoires, ou fragments d'histoires, donnent une impression de vide. Cela fait davantage penser à des clips musicaux, où une succession d'images esthétiques s'enchaînent pour créer une ambiance ou une illusion de cohérence, mais sans jamais construire un véritable récit. Et malgré ses qualités visuelles, le dessin lui-même a aussi ses limites. Il dégage une forme de froideur assez marquée, qui étouffe presque totalement tout aspect érotique. Là où il devrait y avoir sensualité ou trouble, il n'y a qu'une belle surface, assez distante. Pour de l'illustration, c'est sans doute intéressant. Mais pour de la bande dessinée, c'est largement illisible.

26/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Sept cavaliers
Sept cavaliers

Si vous êtes un homme, blanc, réactionnaire, misogyne, si possible catholique, alors cette bd est faite pour vous ! Dommage car le premier tome développe une ambiance certaine, avec une intrigue très bien posée. Hélas ! des pérégrinations de ces 7 cavaliers on ne retiendra qu'une insupportable logique patriarcale d'hommes, parfois malaisante. Pour les personnages féminins, quasi absents, je rejoins Miranda, il n'y a que 2 options : -soit bonne ménagère à sa place (citons cette délicieuse remarque, tome 2, page 8 "le royaume de ma femme" en désignant la cuisine et bonbonne qui tient un saladier) -soit prostituée (qui se donnent avec plaisir évidemment si vous êtes un bon catholique) La lourdeur du catholicisme à toutes les planches à fini par me faire tomber le tome 2 des mains, j'ai lu le tome 3 en diagonale. C'est dommage les planches sont assez réussies, en dehors des personnages qui sont tous assez raides et un peu désincarnés. Etonné par cette intrigue bien faite, cette atmosphère originale, le tout mélangée à une morale nauséeuse, je suis allé regardé qui est Jean Raspail, que je ne connaissais pas. On comprend rapidement un peu mieux la première phrase du présent commentaire ! Une super bd à lire si vous êtes un vieux réactionnaire catho resté au XIXème siècle.

20/03/2026 (modifier)