Les derniers avis (5314 avis)

Couverture de la série Les Aventures de François Ruffin, député-reporter
Les Aventures de François Ruffin, député-reporter

Le colon blanc originel, le mec se prends pour le sauveur des noirs hystériques, la bd est insupportable. Il se présente comme le médiateur providentiel entre la pauvre police qui fait seulement son métier (bichette ?) et les pauvres noirs qui n'ont pas d'argent et qui s'énervent facilement (il ne savent pas se contenir holala), bref le syndrome du sauveur blanc, mais dans un train. À moins d'un an de la présidentielle, François Ruffin se croit encore capable de gagner cette élection, ce dont je doute très fortement.

16/05/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 1/5
Couverture de la série Vae Victis
Vae Victis

J'ai pu être dur pour Alix et les autres œuvres de Jacques Martin ? Mais si on regarde Vae Victis, ce sont, en comparaison, de purs chefs d'œuvres ! Les dessins sont d'un moche... Les Romains n'étaient certes pas des tendres, comme nous le rappelle Murena, mais cette série me semble les caricaturer, et sinon, on n'apprendra pas grand-chose sur la culture celte. Les héros sont un mélange d'inexistence et de vulgarité, j'ai arrêté assez vite cette série mais je pense de mon devoir de dissuader de la commencer. Avec Jhen, on ne peut pas dire que je sois dans ma soirée de bonté, enfin avec les œuvres, mais je défends les lecteurs. Il y a tellement d'œuvres qui elles, sont belles et pleines de sève et de poésie, expressives. Ainsi, j'ai vu Slaine l'intégrale dans une boutique et ai mieux apprécié qu'il y a quelques années, presque au point de l'acheter. Quand j'aurais fait de la place, qui sait ?

15/05/2026 (modifier)
Couverture de la série World of Warcraft
World of Warcraft

Je n’ai jamais été gros amateur de jeux vidéo, encore moins de « jeux de rôle ». Mais la fantasy peut m’intéresser, et j’avais pas mal entendu parler du jeu World of Warcraft (sans en rien connaitre réellement). Donc la rencontre fortuite dans une boîte à livres des deux premiers albums de la série m’a permis de découvrir cet univers. Sur lequel je ne reviendrai pas… En fait les couvertures me laissaient déjà un aperçu du contenu (ce qui, en soi, est plutôt une bonne idée), contenu que je subodorais ne pas pouvoir apprécier. Le dessin d’abord, qui d’emblée ne me convient pas. La colorisation informatique n’est pas du tout mon truc, et les personnages sans nuances (dans tous les sens du terme), bodybuildés (pour les « mâles ») et à forte poitrine (pour les « femelles » – qui doivent avoir pas mal de force et/ou d’imagination pour enfiler ce qui semble leur faire office de mini mini soutien-gorge), avec des traits de visages parfois effacés (ce que je n’aime pas du tout). C’est outrancièrement caricatural – mais pas étonnant dans le catalogue Fantasy de Soleil en fait. Cela manque de nuance, de détails, mais ce dessin est finalement raccord avec « l’histoire », qui bourrine aussi et fait allègrement l’économie d’un scénario trop développé. Une présentation basique et pleine de poncifs du genre, des personnages visuellement et qualitativement stéréotypés, tout doit amener ces gladiateurs aux combats, à la baston, aux explosions de testostérone. J’imagine que le jeu devait permettre de se défouler dans ce domaine ? Mais du coup je me demande à qui s’adressait réellement cette série. Sans doute un fan service pour les aficionados du jeu vidéo. Mais ceux-ci doivent quand même se farcir des dialogues lourds et peu intéressants, qui s’alourdissent de pas mal de textes « explicatifs » (sur les peuples, les pouvoirs de tel ou tel), comme si cela devait livrer un mode d’emploi. C’est chiant pour ceux qui ne connaissent pas le jeu et qui ne font que lire les BD, et ça n’apporte rien aux amateurs du jeu je pense. Bon, ça manque donc de subtilité, et ça n’est clairement pas ma came !

12/05/2026 (modifier)
Couverture de la série World of Warcraft
World of Warcraft

Je ne connais l'univers de Warcraft que de très loin, principalement par les bribes captées de ci de là auprès de connaissances anciennement joueuses de WOW, pourtant quand j'ai su que mon père avait trouvé les deux premiers tomes d'une adaptation de l'univers en BD dans une boîte à livre j'avoir avoir été motivée à l'idée d'essayer de voir à quoi ressemblait les fictions annexes créées autour de tout ça. Est-ce que je m'attendais à un mauvais résultat ? Malheureusement oui. J'aime donner sa chance à une oeuvre jusqu'au bout mais il reste notoire que ce genre de production se contente bien souvent d'être un concentré de fanservice au scénario bâclé et complètement hermétique à tout nouvel arrivant. Est-ce bien le cas ici ? Oui. Malheureusement oui, mais je vais quand-même vous argumenter le tout et tenter de vous expliquer pourquoi je ne pense pas être pour autant de mauvaise fois. Premièrement, comme anticipé, pas de place ici pour les néophytes. Sûr, je connais certaines choses de cet univers, des noms des personnages, des lieux-dits, des bribes d'histoire, mais pas assez pour pouvoir affirmer comprendre un minimum cet univers (je sais qu'il y a eu une invasion orque interdimensionnelle par le passé, une grande guerre, puis la création de deux alliances ethniques et culturelles se cassant la gueule et se trahissant pour les décennies a venir, c'est déjà ça). Le côté hermétique de l'oeuvre ici présente pourrait presque être surprenante car tout y est expliqué. Enfin, par "expliquer", comprenez par là que les personnages vont enchaîner les explications et présentations de tout ce qu'ils rencontrent sans une once de subtilité ou de qualité narrative. Comme si les personnages ressentaient le besoin de lire des fiches wikipédias sur tous les objets et sujets de leur périples. Le tout en devient plus que parodique quand les personnages finissent par se résumer à des petits outils d'exposition ambulants, privilégiant la tergiversation froide et vide de sens au développement psychologique et narratif. Merci papa noël, j'avais toujours rêvé d'enfin voir une adaptation en bande dessiné de ces interminables discussions en ligne de fans pour qui le saint lore prévaut toujours sur les histoires intéressantes. Bon, les discussions sont froides, l'exposition est bancale et omniprésente, certes, mais quid de l'histoire ? Basique. Oubliable. Les personnages speedruns la moindre miette de développement que leurs archétypes narratifs leur permettent, les maigres fils du scénarios qui en ressortent sont tellement clichés que cela en devenait presque risible, et, pire que tout à mes yeux, l'univers me parait faux. Si aucun personnage ne me parait vivant de par leur froideur et leur changements d'état d'âme sans queue ni tête, si aucune scène ne prend réellement son temps ou l'occasion pour être posée et nous laisser profiter et découvrir cet univers, le laisser respirer, alors comment diable s'y intéresser ? On rentre donc dans le vif du sujet : la nature d'adaptation et de produit dérivé de cette série. La série n'est pas faite pour quiconque souhaiterais découvrir cet univers, c'est un fait, mais quid des gens déjà familiers ? Eh bien, là aussi, je doute de la qualité. Je sais que lorsque l'on est fan d'un univers, de ses personnages et de son lore, on a tendance à se satisfaire de pas grand chose, de la moindre petite histoire s'y déroulant et dans laquelle on y décélerais un potentiel. Mais voilà, soyons honnête, une bonne fiction ne se doit pas de juste appuyer la nostalgie et les clins d'œil, il faut aussi surtout que l'histoire racontée vaille le coup. Or, encore une fois, ici rien de fôlichon. Je pense même qu'un fan se sentirait d'autant plus floué, la surexposition apparaissant alors comme complément parasitaire. Et puis je sais pas, merdouille, mais si je suis passionnée par un univers et ses personnages je souhaiterais par dessus tout que les récits annexes étendant tout cela se montrent un minimum qualitatif. Là, c'est ni fait ni à faire. Ce n'est même pas suffisament mauvais pour en devenir drôle ou fascinant, c'est juste froid, bâclé, oubliable. Et c'est sans parler de l'enchaînement de clichés de fantasy bas de gamme présentés ici sans subtilité, nuance ou désir de parodier, à commencer par le dimorphisme sexuel de toutes les espèces importantes chez qui les hommes sont de véritables armoirs à glace et les femmes des pin-ups au maquillage et aux formes toujours impeccables (pensée émue à la case du premier tome ou Valeera est dessinée de sorte à nous montrer à la fois son décolleté plongeant et son entrejambe, j'avoue ne pas savoir si j'aurais été capable de me concentrer sur toute cette exposition sans cela). Il y aussi les titres pompeux récités et présentés sans réel poid narratif, le fait que l'on préfère s'étendre sur le passé de ce monde plutôt que de nous le rendre vivant dans le présent narratif, et que sait-je encore. Le monde est ici tout sauf "fantastique". Bord d'aile de merle, je ne demandais qu'à être agréablement surprise et à ne serait-ce que tomber sur un résultat acceptable, passable même. Je n'irais certainement pas plus loin que ces deux premiers tomes, car même si une amélioration miracle serait techniquement possible par la suite, une introduction tellement bâclée me repousse plus qu'autre chose. Et c'était sans parler du dessin, froid, rigide et sans personnalité ! Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir.

09/05/2026 (modifier)
Par Hub
Note: 1/5
Couverture de la série Exterminateur 17
Exterminateur 17

En refermant Exterminateur 17, j’ai surtout ressenti du soulagement. Pas ce mélange de fascination et de réflexion que peut provoquer une grande œuvre de science-fiction. Non. Juste la satisfaction d’être enfin arrivé au bout d’une lecture qui m’a paru interminable. Et pourtant, le point de départ avait tout pour me plaire. Cette armée d’androïdes créée uniquement pour faire la guerre, envoyée combattre contre le Planétoïde Novack avant qu’une paix soudaine ne rende leur existence absurde… il y avait quelque chose de profondément tragique là-dedans. L’idée qu’Exterminateur 17 survive à cette extinction programmée et hérite du rêve du Maître — libérer les androïdes — promettait une vraie fresque de science-fiction mélancolique et existentielle. Mais dans les faits, je n’ai jamais réussi à entrer dans le récit. Le problème principal, c’est que tout m’a semblé incroyablement froid et désincarné. Exterminateur 17 traverse l’histoire davantage comme un concept philosophique que comme un personnage vivant. Les réflexions sur la liberté, la conscience ou l’humanité s’enchaînent, mais sans émotion, sans tension, sans véritable incarnation. J’avais constamment l’impression de lire des idées plutôt qu’une histoire. Et surtout… quel ennui. Le récit avance lentement, sans vraie quête claire ni progression dramatique forte. Beaucoup de scènes m’ont paru interminables. Je tournais les pages davantage pour finir l’album que par envie de découvrir la suite. Pourtant j’aime les récits contemplatifs ou philosophiques quand ils me happent émotionnellement. Là, je suis resté totalement extérieur du début à la fin. Même la relation entre le Maître et Exterminateur 17, qui aurait pu apporter une vraie dimension tragique ou humaine, m’a semblé trop distante pour réellement me toucher. Le seul élément que je sauve vraiment, ce sont les dessins. Là oui, il y a quelque chose. Certaines planches possèdent une vraie puissance visuelle avec cette science-fiction organique, étrange et presque mystique. L’univers a une identité graphique forte et quelques images restent en tête après la lecture. Clairement, le dessin récupère à lui seul le demi-point de ma note. Parce que pour le reste, cette lecture a surtout été un long tunnel froid et creux que j’ai eu beaucoup de mal à terminer. 1,5/5 pour moi. 1 point pour l’effort d’ambition. 0,5 pour les dessins. Et malheureusement, rien de plus.

09/05/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 1/5
Couverture de la série Le Couvent infernal
Le Couvent infernal

Bien que j'aime beaucoup Noé en tant que dessinateur, cette histoire m'a toujours provoqué de l'aversion. Je sais bien qu'il ne faut pas la prendre au sérieux, mais le mélange entre sexe et religiosité brise complètement quelque chose qui aurait pu avoir d'excitant ici. Tout comme je déteste le fanatisme religieux, l'anticléricalisme ou la moquerie me semblent également répréhensibles. Et, pour couronner le tout, l'apparition du cornard rend l'histoire encore plus ridicule!

08/05/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 1/5
Couverture de la série Epoxy
Epoxy

J'aimerais pouvoir donner une meilleure note, mais je n'y arrive pas. L'histoire est un amalgame incompréhensible de mythes grecs et d'aventure contemporaine. Van Hamme en était à ses débuts en tant que scénariste et cela se remarque. Les dessins de Cuvelier ne sont pas trop mauvais, mais on en ressent les limites. Il voulait être artiste peintre, mais a été obligé de faire de la bande dessinée (pour pouvoir survivre!). Grand dessinateur dans plusieurs séries que j'apprécie beaucoup (Line, Corentin). Il était excellent surtout dans l'anatomie humaine et celle des chevaux en mouvement, ce qui est si difficile! Mais ici, également en raison des limitations de l'époque, le sexe féminin est toujours stratégiquement et commodément couvert et tout devient trop forcé et visuellement désagréable. Un érotisme qui ne l'était plus vraiment à cette époque.

06/05/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 1/5
Couverture de la série L'Aventure des Belges
L'Aventure des Belges

Ce livre m'a été offert en 1970, alors que je ne savais rien de la Belgique, si ce n'est que c'était le pays de Tintin. À l'époque, je l'ai trouvé instructif, bien que je n'aimasse pas beaucoup les dessins. Aujourd'hui, je suis plus critique et je suis assez d'accord avec l'avis de Gaston : il est trop naïf et glorifie excessivement les exploits nationaux. Surtout, il parle de la « mission civilisatrice » et passe sous silence les atrocités du colonialisme au Congo. C'est une antiquité et elle doit rester uniquement comme une curiosité historique.

04/05/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 1/5
Couverture de la série Histoire d'O
Histoire d'O

L'histoire d'O pourrait peut-être se sauver grâce au contexte historique de sa réalisation, ou grâce aux environnements art déco qui encadrent l'action et les personnages. Quand j'ai découvert, encore dans des photocopies clandestines, j'étais stupéfait et j'ai essayé de copier quelques dessins dans mes cahiers secrets. Mais tout est trop daté et me suscite de l'aversion aujourd'hui. Crepax a de la valeur principalement pour l'expérimentation avec les pages et les cadrages des histoires de Valentina. Beaucoup trop peu au-delà de cela.

30/04/2026 (modifier)
Par Alix
Note: 1/5
Couverture de la série Le Procès (Actes Sud)
Le Procès (Actes Sud)

Je suis familier avec le terme « Kafkaesque », mais je n’avais jamais lu d’histoires de Franz Kafka, en roman ou en BD… lacune comblée, mais dans la douleur ! Je ne suis certes pas amateur d’absurde, mais j’ai adoré « Julius Corentin Acquefacques », et ce dernier est souvent comparé à Kafka, alors j’ai décidé d’emprunter « The trial » à la bibliothèque de l’université où je bosse… mauvaise pioche ! Je ne suis jamais rentré dans cette histoire sans queue ni tête, je ne me suis jamais intéressé aux personnages ou à l’intrigue. Il s’y cache peut-être un message ou une métaphore sur nos systèmes légaux, mais si c’est le cas, tout ça m’est complètement passé au dessus de la tête. J’ai fini ma lecture dans la douleur, je ne lisais presque plus les textes sur la fin. Je trouve pourtant l’aspect technique intéressant. Le dessin en noir et blanc est joli et très détaillé, et le découpage souvent réussi. De plus, et contrairement à Ro, je ne trouve pas la narration trop chargée textuellement (un défaut courant dans les adaptations de romans). Une lecture interminable et sans intérêt pour moi… je ne suis pas prêt de retenter une expérience Kafkaesque !

30/04/2026 (modifier)