Les derniers avis (5324 avis)

Par Cleck
Note: 1/5
Couverture de la série Les Marchés
Les Marchés

Le projet est inattaquable : via une dystopie, interroger nos sociétés de moins en moins sociales-démocrates attaquant les droits sociaux pour en réduire drastiquement la voilure, jusqu'à remettre en cause l'équilibre originel, mais aussi son principe. La dystopie est ici sournoisement ironique, l'on navigue davantage du côté de Brazil que de 1984. L'absurdité du travail est moquée jusqu'à l'excès, mais avec une retenue poétique charmante, permettant à l'intrigue de développer sa mélancolie désabusée. Malheureusement, cette ligne de crête ne tient pas, et l'ajout d'un propos sur la religion est moins acerbe que ridicule. Il en va de même des peu compréhensibles relations amoureuses ou pire, de ce regard idéologiquement contre-productif sur la "fatigue de la jeune femme assistée". Par ailleurs, la tournure de l'intrigue, développant une comédie SF d'espionnage, lasse peu à peu. L'humour perd en noirceur et finit par s'autoalimenter vainement. La faute également à des illustrations donnant trop modérément le change. Un récit imparfait, ne trouvant pas son rythme, sur un sujet important et maladroitement traité, y compris idéologiquement. Une grosse déception.

10/06/2026 (modifier)
Par Cleck
Note: 1/5
Couverture de la série Criticopolis
Criticopolis

J'espérais une jolie comédie policière sur la thématique de la création et l'influence des critiques littéraires. Je me doutais que le sujet serait davantage survolé que traité, mais j'escomptais malgré tout passer un agréable moment. Le bilan est plus contrasté encore. Côté intrigue, cela ne va pas du tout, l'ensemble est particulièrement bancal, mal développé, très confus. Côté illustrations, il ne s'agit pas non plus des agréables aquarelles de Sylvain Bordesoules, davantage de formes épurées évoquant la géniale illustratrice jeunesse Sara, avec symptomatiquement, des personnages sans yeux, nez ni bouche (mais avec des doigts, allez comprendre !). Ce n'est pas inintéressant du tout, mais mal mis en valeur par un découpage initialement assez classique, puis oublié au profit d'un texte devenu omniprésent. Ni une réussite esthétique, ni un agréable divertissement, ce projet n'en demeure pas moins intrigant, une promesse pour l'avenir d'une autrice encore balbutiante.

10/06/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 1/5
Couverture de la série La Carte et le Territoire
La Carte et le Territoire

Je n'ai jamais lu un livre de Michel Houellebecq de ma vie, ayant peu d'intérêt pour lire des romans depuis bien longtemps. Évidemment, je le connais de nom vu que c'est sans doute l'auteur de langue française le plus controversé de la littérature française, mais j'ai juste jamais eu envie de lire ses romans et c'est pas cette adaptation qui va me faire changer d'avis. Déjà, il faut savoir que l'album est publié dans un format normal, mais il faut le tourner pour le lire parce que les planches sont en format italiennes. C'est vraiment pas confortable pour lire, surtout pour moi qui aime bien lire dans les transports en communs. C'est un livre égoïste qui vous force à le lire uniquement à la maison, vous dictant comment vivre votre vie ! De plus, je n'aime pas trop la mise en scène. Il y a plusieurs pages où le dessin et le texte sont séparés, comme dans le bon vieux temps des premières bd françaises et je déteste ça. C'est sans doute par paresse vu qu'il y a beaucoup de textes, mais c'est aussi parce que j'ai souvent l'impression que le dessin sert à rien. Tant qu'à faire, lisez juste le roman. Heureusement, il y a aussi de l'art séquentiel et de plus en plus au fil des pages. Du moins, de ce que j'ai lu parce que j'avoue que j'ai laissé tomber après 60 pages. Je ne suis jamais rentré dans le récit qui m'a ennuyé. C'est sans doute à cause de la mise en scène, mais même si c'était une bd traditionnelle 100% art séquentiel, je pense que je me serais quand même ennuyé et finit par lâcher l'album. C'est la biographie d'un artiste imaginaire et je ne suis pas du tout intéressé à sa vie. Tout ce qui lui arrive et ses états d'âmes artistes me sont passé au dessus de la tête. J'ai l'impression qu'il y a beaucoup de textes pour ne pas dire grand chose de bien intéressant. Honnêtement, je peux imaginer d'autres lecteurs mieux accrochés que moi. Je pense que l'univers de Houellebecq est juste pas pour moi.

08/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 1/5
Couverture de la série Zojaqan
Zojaqan

Une femme est mystérieusement projetée dans un monde de fantasy sauvage où, au gré de bonds temporels incontrôlés, elle devient la figure quasi divine d'un peuple dont elle observe l'évolution, les progrès et les dérives au fil des siècles. Le dessin est réussi. Les décors, les créatures et l'univers visuel dans son ensemble sont très bons, avec une vraie personnalité graphique qui donnait envie de découvrir l'histoire. Malheureusement, je n'ai pas du tout accroché au récit. Le premier chapitre est un véritable foutoir narratif. Entre les flashbacks, les ellipses, les hallucinations, les sauts temporels incessants et le monologue intérieur omniprésent de l'héroïne, on ne comprend quasiment rien à ce qu'il se passe. J'ai dû attendre le deuxième chapitre sur cinq pour commencer à saisir les enjeux et comprendre de quoi parlait l'histoire. Le problème est que, une fois ce brouillard dissipé, l'intrigue ne m'a pas semblé si originale que cela. L'idée d'un personnage devenu malgré lui une sorte de divinité voyant ses enseignements déformés au fil des générations est un thème que j'ai déjà rencontré plusieurs fois en science-fiction. Cela aurait pu fonctionner si le récit avait été plus fluide, mais la narration ne cesse de se compliquer elle-même. Le rythme est extrêmement haché et le récit est constamment encombré par de brèves visions fragmentaires de la vie passée de l'héroïne, le décès de son fils et les apparitions répétées de celui-ci sous une forme plus âgée. À cela s'ajoutent de longs textes narratifs censés raconter la légende de cette déesse sous forme de récit mythologique ampoulé, avec la mauvaise idée d'être écrits en lettres gothiques orange foncé sur fond noir, ce qui les rend assez illisibles. À côté de ça, outre quelques rares dialogues, la lecture repose quasi exclusivement sur les monologues intérieurs de l'héroïne que j'ai trouvés lourds. À aucun moment je ne me suis attaché à elle, et tout ce qu'elle traversait m'a paru tellement abstrait et sans substance que je ne me suis jamais senti impliqué dans son histoire. J'ai bien perçu les réflexions sur le deuil, l'évolution des civilisations ou la manière dont les religions et les traditions déforment progressivement les idées de leurs fondateurs. Mais ces thèmes sont noyés dans une narration inutilement compliquée qui m'a constamment rebuté. Malgré ses qualités graphiques indéniables et quelques concepts intéressants, je suis resté totalement extérieur à cette histoire que j'ai trouvée confuse, bavarde et pénible à suivre du début à la fin.

08/06/2026 (modifier)
Par greg
Note: 1/5
Couverture de la série La Couronne de France
La Couronne de France

Féru d'Histoire, grand amateur de BDs sur le sujet quand elles sont bien documentées, comme la fameuse collection ils ont fait l'histoire ou bien Le Trône d'argile, c'est donc avec un à priori positif que j'ai commencé mes premières lectures... Las, cet à priori est parti très vite. Entendons-nous bien : je n'ai rien contre quelques inventions ici ou là ; Vae Victis par exemple nous invente un personnage féminin principal, pour mieux nous faire comprendre la petite histoire par les yeux d'un personnage non "marqué" par les évènements. Et ce du moment que c'est bien amené, bien documenté, aucun problème... Le soucis, c'est qu'on nous met une espèce de Machiavel immortel qui est le fil rouge de chaque album et dont le seul but semble être de faire tomber la monarchie... On comprend bien grâce à la "subtilité" de l'intrigue et des dialogues qu'il sera responsable de la chute de la monarchie et l'exécution de Louis XVI. Et on nous rajoute d'autres personnages inventés sans intérêt, on réécrit l'Histoire en donnant un autre rôle à d'autres personnages bien réels eux, en atteignant des niveaux grotesques. Ensuite, on n'apprend rien de particulier : il y a de très nombreuses ellipses, des éléments capitaux de l'Histoire de France sont passés en une page (la journée des dupes), et surtout, pardon de le dire, c'est très chiant ! Le déroulement est mou, téléphoné, rempli des passages "obligés" comme un mauvais cour d'école primaire. On dirait un peu la série Roma qui est tout aussi foirée.

06/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 1/5
Couverture de la série L'Homme à la fenêtre
L'Homme à la fenêtre

J'ai ce livre devant moi et j'ai juste envie de le lancer par la fenêtre. Bien sûr, je ne le ferai pas. Mais pour l'instant, je ne trouve toujours pas de raison de le sauver. Il n'y a rien au niveau du récit, très peu au niveau du dessin. Mattoti a-t-il été un artiste raté et utilisé la bande dessinée comme moyen de survie ? Je ne sais pas, je vais continuer mon enquête !

03/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 1/5
Couverture de la série Sboub
Sboub

Découverte sur le tard de cette série humoristique fondée sur des parodies de films, portées par deux gamins turbulents. L'humour est lourd et repose sur une mécanique répétitive, sans invention ni surprise. Les gags s'enchaînent selon un schéma identique, au point qu'on anticipe rapidement tout dès les premières pages. L'ensemble paraît figé, sans rythme, comme une succession de planches produites à la chaîne. On a davantage l'impression d'un format pensé pour la publication régulière que d'un album conçu pour être lu d'une traite. En recueil, cet effet de redite devient vite insupportable et rend la lecture franchement laborieuse. Une partie du problème vient des protagonistes, que j'ai trouvés particulièrement irritants, sentiment encore accentué par la manière dont ils sont dessinés. Leur dynamique ne crée ni attachement ni empathie, et rend même certaines pages agaçantes à suivre plutôt que drôles. Je n'y ai trouvé ni humour, ni rythme, ni intérêt réel, et j'ai eu du mal à aller au bout de ma lecture.

03/06/2026 (modifier)
Par pol
Note: 1/5
Couverture de la série Une fête sans fin
Une fête sans fin

Dans cette BD il est question d'une fête sans fin, une fête qui change durablement ceux qui ont la chance d'y participer. Cette fête, Dorothée et son amie Violette ont la chance d'y participer cette année. Dorothée veut réaliser un reportage et cherche à rencontrer le mystérieux organisateur de l'évènement pour en comprendre l'essence. Nos deux protagonistes partent donc à la recherche de cette énigmatique personne. Et ce qu'elles vont découvrir est loin de ce qu'elles avaient envisagé. Cette fête ne ressemble à aucune bringue que vous avez connu, exit le dancefloor, le bar et les mecs un peu éméchés qui cherchent absolument à choper. On voyage ici dans un univers bien étrange, les lieux ne ressemblent à rien de connu. On voyage dans un univers onirique, fait de rêves et de sens cachés. On passe de la piscine à la forêt sans comprendre son parcours. Les déambulations et les rencontres que nos héroïnes vont faire seront des prétextes à échanger, disserter, philosopher, écouter des anecdotes et des tranches de vies. Le hic, c'est que l'ensemble ne forme pas vraiment une histoire prenante et captivante. Il y a surement un message que l'auteur a voulu faire passer au travers de ces dialogues et de ces réflexions profondes. Mais ce message n'est pas arriver jusqu'à moi. Je n'ai pas compris le sens caché, je n'ai pas vu les métaphores si il y en avait. Du coup cet enchainement de rencontres qui se suivent sans constituer un tout m'a dérangé plus qu'autre chose. Je n'ai pas saisi le cheminement intellectuel, je n'ai pas saisi la profondeur du récit. Le pitch parle de sensibilité, de mal être et de mélancolie. Rien de tout cela ne m'a touché, pire je n'ai pas vu tout ça. Et plus j'avançais dans ma lecture, moins les rencontres et les dialogues m'intéressaient. Il y a surement des gens à qui cela va parler, mais moi je me suis senti complètement hermétique à ce récit.

01/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 1/5
Couverture de la série Yolo
Yolo

Comme un sans-abri parti à la recherche de son chien disparu, Yolo enchaîne les digressions, les commentaires sur la société, la politique, l'actualité et les travers de notre époque, dans une adaptation en BD du spectacle d'Aymeric Lompret dessinée par Allan Barte. Je connaissais Aymeric Lompret de nom, mais je ne crois pas avoir déjà regardé ou écouté un de ses sketchs en entier. Après cette lecture, je pense avoir compris pourquoi : ce n'est tout simplement pas mon type d'humour. J'ai trouvé la lecture longue, lourde et pénible du début à la fin. Le principe consiste à suivre le flot de pensées du personnage principal, qui rebondit constamment d'un sujet à l'autre pour enchaîner observations sociales, commentaires politiques, absurdités et provocations. Manifestement, beaucoup de lecteurs y voient une verve satirique réjouissante. Pour ma part, je me suis ennuyé. Je n'ai pratiquement jamais souri et plusieurs passages m'ont même agacé. Je ne sais pas dans quelle mesure cela vient de l'adaptation en bande dessinée. Peut-être que sur scène, avec le rythme, les silences, les intonations et la diction de Lompret, certains gags fonctionnent mieux. N'ayant pas vu le spectacle, je ne peux pas en juger. Mais sous cette forme, j'ai eu l'impression de lire une succession de monologues et de digressions qui peinent à trouver leur rythme. Il faut aussi reconnaître que l'album coche à peu près toutes les cases de ce qui me fait généralement décrocher en humour : beaucoup de politique, beaucoup d'actualité, beaucoup de satire sociale et de commentaires sur le monde contemporain. Ce sont des sujets qui me barbent presque toujours. Associés à ce style très particulier fait de passages du coq à l'âne et d'accumulation de remarques grinçantes, le résultat n'a vraiment pas fonctionné sur moi. Le dessin d'Allan Barte fait correctement le travail et accompagne bien cette avalanche de texte, mais il reste très au service du spectacle d'origine et n'a pas suffi à compenser mon désintérêt pour le fond. Bref, je suis complètement passé à côté. J'imagine que les amateurs d'Aymeric Lompret pourront y retrouver son univers et sa voix, mais en ce qui me concerne, cette lecture a surtout confirmé que son humour n'était pas fait pour moi.

30/05/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 1/5
Couverture de la série Tarzan (Bec)
Tarzan (Bec)

La couverture du premier tome est trompeuse : c'est le moins mauvais de l'œuvre. Tout le reste est trop sombre et triste ! Je n'ai jamais vu des êtres humains aussi laids que Tarzan et Jane dans cette série : des visages aux corps et à leurs positions, tout est désagréable et affreux. Le récit répète une fois de plus le premier roman du héros, sans créativité ni talent. Je n'ai lu que le premier tome, mais je le déconseille vivement. La déception a été si grande que j'ai honte au nom de Tarzan !

28/05/2026 (modifier)