Je n’ai jamais été gros amateur de jeux vidéo, encore moins de « jeux de rôle ». Mais la fantasy peut m’intéresser, et j’avais pas mal entendu parler du jeu World of Warcraft (sans en rien connaitre réellement). Donc la rencontre fortuite dans une boîte à livres des deux premiers albums de la série m’a permis de découvrir cet univers. Sur lequel je ne reviendrai pas…
En fait les couvertures me laissaient déjà un aperçu du contenu (ce qui, en soi, est plutôt une bonne idée), contenu que je subodorais ne pas pouvoir apprécier.
Le dessin d’abord, qui d’emblée ne me convient pas. La colorisation informatique n’est pas du tout mon truc, et les personnages sans nuances (dans tous les sens du terme), bodybuildés (pour les « mâles ») et à forte poitrine (pour les « femelles » – qui doivent avoir pas mal de force et/ou d’imagination pour enfiler ce qui semble leur faire office de mini mini soutien-gorge), avec des traits de visages parfois effacés (ce que je n’aime pas du tout). C’est outrancièrement caricatural – mais pas étonnant dans le catalogue Fantasy de Soleil en fait.
Cela manque de nuance, de détails, mais ce dessin est finalement raccord avec « l’histoire », qui bourrine aussi et fait allègrement l’économie d’un scénario trop développé. Une présentation basique et pleine de poncifs du genre, des personnages visuellement et qualitativement stéréotypés, tout doit amener ces gladiateurs aux combats, à la baston, aux explosions de testostérone. J’imagine que le jeu devait permettre de se défouler dans ce domaine ?
Mais du coup je me demande à qui s’adressait réellement cette série. Sans doute un fan service pour les aficionados du jeu vidéo. Mais ceux-ci doivent quand même se farcir des dialogues lourds et peu intéressants, qui s’alourdissent de pas mal de textes « explicatifs » (sur les peuples, les pouvoirs de tel ou tel), comme si cela devait livrer un mode d’emploi. C’est chiant pour ceux qui ne connaissent pas le jeu et qui ne font que lire les BD, et ça n’apporte rien aux amateurs du jeu je pense.
Bon, ça manque donc de subtilité, et ça n’est clairement pas ma came !
Je ne connais l'univers de Warcraft que de très loin, principalement par les bribes captées de ci de là auprès de connaissances anciennement joueuses de WOW, pourtant quand j'ai su que mon père avait trouvé les deux premiers tomes d'une adaptation de l'univers en BD dans une boîte à livre j'avoir avoir été motivée à l'idée d'essayer de voir à quoi ressemblait les fictions annexes créées autour de tout ça.
Est-ce que je m'attendais à un mauvais résultat ? Malheureusement oui. J'aime donner sa chance à une oeuvre jusqu'au bout mais il reste notoire que ce genre de production se contente bien souvent d'être un concentré de fanservice au scénario bâclé et complètement hermétique à tout nouvel arrivant.
Est-ce bien le cas ici ? Oui. Malheureusement oui, mais je vais quand-même vous argumenter le tout et tenter de vous expliquer pourquoi je ne pense pas être pour autant de mauvaise fois.
Premièrement, comme anticipé, pas de place ici pour les néophytes. Sûr, je connais certaines choses de cet univers, des noms des personnages, des lieux-dits, des bribes d'histoire, mais pas assez pour pouvoir affirmer comprendre un minimum cet univers (je sais qu'il y a eu une invasion orque interdimensionnelle par le passé, une grande guerre, puis la création de deux alliances ethniques et culturelles se cassant la gueule et se trahissant pour les décennies a venir, c'est déjà ça). Le côté hermétique de l'oeuvre ici présente pourrait presque être surprenante car tout y est expliqué. Enfin, par "expliquer", comprenez par là que les personnages vont enchaîner les explications et présentations de tout ce qu'ils rencontrent sans une once de subtilité ou de qualité narrative. Comme si les personnages ressentaient le besoin de lire des fiches wikipédias sur tous les objets et sujets de leur périples. Le tout en devient plus que parodique quand les personnages finissent par se résumer à des petits outils d'exposition ambulants, privilégiant la tergiversation froide et vide de sens au développement psychologique et narratif. Merci papa noël, j'avais toujours rêvé d'enfin voir une adaptation en bande dessiné de ces interminables discussions en ligne de fans pour qui le saint lore prévaut toujours sur les histoires intéressantes.
Bon, les discussions sont froides, l'exposition est bancale et omniprésente, certes, mais quid de l'histoire ? Basique. Oubliable. Les personnages speedruns la moindre miette de développement que leurs archétypes narratifs leur permettent, les maigres fils du scénarios qui en ressortent sont tellement clichés que cela en devenait presque risible, et, pire que tout à mes yeux, l'univers me parait faux. Si aucun personnage ne me parait vivant de par leur froideur et leur changements d'état d'âme sans queue ni tête, si aucune scène ne prend réellement son temps ou l'occasion pour être posée et nous laisser profiter et découvrir cet univers, le laisser respirer, alors comment diable s'y intéresser ?
On rentre donc dans le vif du sujet : la nature d'adaptation et de produit dérivé de cette série.
La série n'est pas faite pour quiconque souhaiterais découvrir cet univers, c'est un fait, mais quid des gens déjà familiers ? Eh bien, là aussi, je doute de la qualité. Je sais que lorsque l'on est fan d'un univers, de ses personnages et de son lore, on a tendance à se satisfaire de pas grand chose, de la moindre petite histoire s'y déroulant et dans laquelle on y décélerais un potentiel. Mais voilà, soyons honnête, une bonne fiction ne se doit pas de juste appuyer la nostalgie et les clins d'œil, il faut aussi surtout que l'histoire racontée vaille le coup. Or, encore une fois, ici rien de fôlichon. Je pense même qu'un fan se sentirait d'autant plus floué, la surexposition apparaissant alors comme complément parasitaire.
Et puis je sais pas, merdouille, mais si je suis passionnée par un univers et ses personnages je souhaiterais par dessus tout que les récits annexes étendant tout cela se montrent un minimum qualitatif. Là, c'est ni fait ni à faire.
Ce n'est même pas suffisament mauvais pour en devenir drôle ou fascinant, c'est juste froid, bâclé, oubliable.
Et c'est sans parler de l'enchaînement de clichés de fantasy bas de gamme présentés ici sans subtilité, nuance ou désir de parodier, à commencer par le dimorphisme sexuel de toutes les espèces importantes chez qui les hommes sont de véritables armoirs à glace et les femmes des pin-ups au maquillage et aux formes toujours impeccables (pensée émue à la case du premier tome ou Valeera est dessinée de sorte à nous montrer à la fois son décolleté plongeant et son entrejambe, j'avoue ne pas savoir si j'aurais été capable de me concentrer sur toute cette exposition sans cela). Il y aussi les titres pompeux récités et présentés sans réel poid narratif, le fait que l'on préfère s'étendre sur le passé de ce monde plutôt que de nous le rendre vivant dans le présent narratif, et que sait-je encore. Le monde est ici tout sauf "fantastique".
Bord d'aile de merle, je ne demandais qu'à être agréablement surprise et à ne serait-ce que tomber sur un résultat acceptable, passable même.
Je n'irais certainement pas plus loin que ces deux premiers tomes, car même si une amélioration miracle serait techniquement possible par la suite, une introduction tellement bâclée me repousse plus qu'autre chose. Et c'était sans parler du dessin, froid, rigide et sans personnalité !
Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir.
En refermant Exterminateur 17, j’ai surtout ressenti du soulagement. Pas ce mélange de fascination et de réflexion que peut provoquer une grande œuvre de science-fiction. Non. Juste la satisfaction d’être enfin arrivé au bout d’une lecture qui m’a paru interminable.
Et pourtant, le point de départ avait tout pour me plaire. Cette armée d’androïdes créée uniquement pour faire la guerre, envoyée combattre contre le Planétoïde Novack avant qu’une paix soudaine ne rende leur existence absurde… il y avait quelque chose de profondément tragique là-dedans. L’idée qu’Exterminateur 17 survive à cette extinction programmée et hérite du rêve du Maître — libérer les androïdes — promettait une vraie fresque de science-fiction mélancolique et existentielle.
Mais dans les faits, je n’ai jamais réussi à entrer dans le récit.
Le problème principal, c’est que tout m’a semblé incroyablement froid et désincarné. Exterminateur 17 traverse l’histoire davantage comme un concept philosophique que comme un personnage vivant. Les réflexions sur la liberté, la conscience ou l’humanité s’enchaînent, mais sans émotion, sans tension, sans véritable incarnation.
J’avais constamment l’impression de lire des idées plutôt qu’une histoire.
Et surtout… quel ennui.
Le récit avance lentement, sans vraie quête claire ni progression dramatique forte. Beaucoup de scènes m’ont paru interminables. Je tournais les pages davantage pour finir l’album que par envie de découvrir la suite. Pourtant j’aime les récits contemplatifs ou philosophiques quand ils me happent émotionnellement. Là, je suis resté totalement extérieur du début à la fin.
Même la relation entre le Maître et Exterminateur 17, qui aurait pu apporter une vraie dimension tragique ou humaine, m’a semblé trop distante pour réellement me toucher.
Le seul élément que je sauve vraiment, ce sont les dessins. Là oui, il y a quelque chose. Certaines planches possèdent une vraie puissance visuelle avec cette science-fiction organique, étrange et presque mystique. L’univers a une identité graphique forte et quelques images restent en tête après la lecture.
Clairement, le dessin récupère à lui seul le demi-point de ma note.
Parce que pour le reste, cette lecture a surtout été un long tunnel froid et creux que j’ai eu beaucoup de mal à terminer.
1,5/5 pour moi.
1 point pour l’effort d’ambition.
0,5 pour les dessins.
Et malheureusement, rien de plus.
Bien que j'aime beaucoup Noé en tant que dessinateur, cette histoire m'a toujours provoqué de l'aversion. Je sais bien qu'il ne faut pas la prendre au sérieux, mais le mélange entre sexe et religiosité brise complètement quelque chose qui aurait pu avoir d'excitant ici.
Tout comme je déteste le fanatisme religieux, l'anticléricalisme ou la moquerie me semblent également répréhensibles. Et, pour couronner le tout, l'apparition du cornard rend l'histoire encore plus ridicule!
J'aimerais pouvoir donner une meilleure note, mais je n'y arrive pas. L'histoire est un amalgame incompréhensible de mythes grecs et d'aventure contemporaine. Van Hamme en était à ses débuts en tant que scénariste et cela se remarque.
Les dessins de Cuvelier ne sont pas trop mauvais, mais on en ressent les limites. Il voulait être artiste peintre, mais a été obligé de faire de la bande dessinée (pour pouvoir survivre!). Grand dessinateur dans plusieurs séries que j'apprécie beaucoup (Line, Corentin). Il était excellent surtout dans l'anatomie humaine et celle des chevaux en mouvement, ce qui est si difficile! Mais ici, également en raison des limitations de l'époque, le sexe féminin est toujours stratégiquement et commodément couvert et tout devient trop forcé et visuellement désagréable. Un érotisme qui ne l'était plus vraiment à cette époque.
Ce livre m'a été offert en 1970, alors que je ne savais rien de la Belgique, si ce n'est que c'était le pays de Tintin. À l'époque, je l'ai trouvé instructif, bien que je n'aimasse pas beaucoup les dessins. Aujourd'hui, je suis plus critique et je suis assez d'accord avec l'avis de Gaston : il est trop naïf et glorifie excessivement les exploits nationaux. Surtout, il parle de la « mission civilisatrice » et passe sous silence les atrocités du colonialisme au Congo.
C'est une antiquité et elle doit rester uniquement comme une curiosité historique.
L'histoire d'O pourrait peut-être se sauver grâce au contexte historique de sa réalisation, ou grâce aux environnements art déco qui encadrent l'action et les personnages. Quand j'ai découvert, encore dans des photocopies clandestines, j'étais stupéfait et j'ai essayé de copier quelques dessins dans mes cahiers secrets.
Mais tout est trop daté et me suscite de l'aversion aujourd'hui. Crepax a de la valeur principalement pour l'expérimentation avec les pages et les cadrages des histoires de Valentina. Beaucoup trop peu au-delà de cela.
Je suis familier avec le terme « Kafkaesque », mais je n’avais jamais lu d’histoires de Franz Kafka, en roman ou en BD… lacune comblée, mais dans la douleur !
Je ne suis certes pas amateur d’absurde, mais j’ai adoré « Julius Corentin Acquefacques », et ce dernier est souvent comparé à Kafka, alors j’ai décidé d’emprunter « The trial » à la bibliothèque de l’université où je bosse… mauvaise pioche !
Je ne suis jamais rentré dans cette histoire sans queue ni tête, je ne me suis jamais intéressé aux personnages ou à l’intrigue. Il s’y cache peut-être un message ou une métaphore sur nos systèmes légaux, mais si c’est le cas, tout ça m’est complètement passé au dessus de la tête. J’ai fini ma lecture dans la douleur, je ne lisais presque plus les textes sur la fin.
Je trouve pourtant l’aspect technique intéressant. Le dessin en noir et blanc est joli et très détaillé, et le découpage souvent réussi. De plus, et contrairement à Ro, je ne trouve pas la narration trop chargée textuellement (un défaut courant dans les adaptations de romans).
Une lecture interminable et sans intérêt pour moi… je ne suis pas prêt de retenter une expérience Kafkaesque !
A raison d'un strip en quatre cases maximum par page, le premier tome parodie la série Dragon Ball complète du tout début de Dragon Ball à la fin de DBS. Quant au second tome, il rallonge la sauce avec des gags autour d'un tournoi d'arts martiaux là encore dans l'esprit de DBS.
Cette série s’adresse clairement à un public qui connaît l’intégralité de l’univers Dragon Ball (DB, DBZ, OAV, GT et Super compris), car une grande partie des gags repose sur des clins d’œil et des détournements de personnages ou de situations qui deviennent incompréhensibles sans des références parfois très précises. En ce sens, c’est une parodie très communautaire.
Le dessin et les couleurs sont propres, simples et efficaces, et s’accordent bien avec le registre parodique assumé de la série, qui reprend les codes du strip comics très court et rythmé, dans un esprit proche de ce qu’on peut retrouver sur les réseaux sociaux ou dans des formats humoristiques très condensés.
Malgré cela, même en tant que connaisseur de la série originale, je n’ai pas du tout accroché. J’ai trouvé l’humour bas de plafond, souvent lourdingue, et trop fréquemment basé sur des ressorts pipi-caca-prout ou des blagues volontairement grotesques mais sans finesse. Il m’est arrivé de sourire ou de pouffer sur une poignée de gags, mais cela reste extrêmement marginal, alors qu'au contraire j'étais navré de la nullité de la majorité des autres. Ils sont poussifs, voire franchement mauvais, avec un humour qui tombe à plat beaucoup trop souvent pour ne pas en avoir marre bien avant d'atteindre la moitié d'un album. L’ensemble donne davantage l’impression d’un délire potache entre initiés que d’une vraie parodie construite ou inventive.
Visuellement, ça fait le travail pour ce type de format, mais cela ne suffit pas à compenser un humour affligeant. Il existe déjà énormément de parodies de Dragon Ball, et celle-ci, à mes yeux, est très loin de faire partie des plus réussies.
Un peu sévère au vu des autres avis. J'ai vraiment eu du mal avec cette bande dessinée.
Je ne suis simplement pas arrivé à terminer la lecture de l'histoire (80 pages sur 125). Des personnages déjà vus mille fois, dont on ne connaît au final rien, qui servent juste à faire avancer le récit - et ses deux personnages principaux - pour être dégagés une fois qu'ils ne servent plus, comme dans un film de série B sans relief.
On est dans la science fiction, bien entendu. Mais la science a complètement disparu du scénar. Invraissemblances historiques et de tout genre m'ont rendu l'immersion impossible, rendue déjà compliquée par ces personnages plats, et non exploités, si ce n'est dans leur extrême prouesse à surjouer le cliché (le type qui devient fou et tue tout le monde).
L'histoire n'a pas de fil conducteur réel, sauf celui annoncé dès les premières pages (recherche d'un disparu). On suit ce trop fin fil narratif, sans forme, dans les dédales souterrains où l'on passe un peu du coq à l'âne (d'une salle à l'autre), dans une voyage pseudo-hallucinant mais selon moi ultra-convenu, tant les ressorts habituels - et surtout ceux de la vieille SF remâchés à souhait - sont utilisés.
Rien contre l'aspect graphique en soi. Cependant le dessin, surtout celui des personnages -naïf et peu personnel- n'aide du coup pas à donner du relief à ces personnages et au récit. Ici c'est la couleur et les décors qui retinrent mon attention.
C'est une sensation de texte inutile, qui se veut explicatif, afin de justifier le récit et l'action qui m'a fait lâcher prise. Cela donne une sensation forcée et laborieuse au récit, qui m'a fatigué. Dommage, mes yeux y trouvaient cependant un certain plaisir.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
World of Warcraft
Je n’ai jamais été gros amateur de jeux vidéo, encore moins de « jeux de rôle ». Mais la fantasy peut m’intéresser, et j’avais pas mal entendu parler du jeu World of Warcraft (sans en rien connaitre réellement). Donc la rencontre fortuite dans une boîte à livres des deux premiers albums de la série m’a permis de découvrir cet univers. Sur lequel je ne reviendrai pas… En fait les couvertures me laissaient déjà un aperçu du contenu (ce qui, en soi, est plutôt une bonne idée), contenu que je subodorais ne pas pouvoir apprécier. Le dessin d’abord, qui d’emblée ne me convient pas. La colorisation informatique n’est pas du tout mon truc, et les personnages sans nuances (dans tous les sens du terme), bodybuildés (pour les « mâles ») et à forte poitrine (pour les « femelles » – qui doivent avoir pas mal de force et/ou d’imagination pour enfiler ce qui semble leur faire office de mini mini soutien-gorge), avec des traits de visages parfois effacés (ce que je n’aime pas du tout). C’est outrancièrement caricatural – mais pas étonnant dans le catalogue Fantasy de Soleil en fait. Cela manque de nuance, de détails, mais ce dessin est finalement raccord avec « l’histoire », qui bourrine aussi et fait allègrement l’économie d’un scénario trop développé. Une présentation basique et pleine de poncifs du genre, des personnages visuellement et qualitativement stéréotypés, tout doit amener ces gladiateurs aux combats, à la baston, aux explosions de testostérone. J’imagine que le jeu devait permettre de se défouler dans ce domaine ? Mais du coup je me demande à qui s’adressait réellement cette série. Sans doute un fan service pour les aficionados du jeu vidéo. Mais ceux-ci doivent quand même se farcir des dialogues lourds et peu intéressants, qui s’alourdissent de pas mal de textes « explicatifs » (sur les peuples, les pouvoirs de tel ou tel), comme si cela devait livrer un mode d’emploi. C’est chiant pour ceux qui ne connaissent pas le jeu et qui ne font que lire les BD, et ça n’apporte rien aux amateurs du jeu je pense. Bon, ça manque donc de subtilité, et ça n’est clairement pas ma came !
World of Warcraft
Je ne connais l'univers de Warcraft que de très loin, principalement par les bribes captées de ci de là auprès de connaissances anciennement joueuses de WOW, pourtant quand j'ai su que mon père avait trouvé les deux premiers tomes d'une adaptation de l'univers en BD dans une boîte à livre j'avoir avoir été motivée à l'idée d'essayer de voir à quoi ressemblait les fictions annexes créées autour de tout ça. Est-ce que je m'attendais à un mauvais résultat ? Malheureusement oui. J'aime donner sa chance à une oeuvre jusqu'au bout mais il reste notoire que ce genre de production se contente bien souvent d'être un concentré de fanservice au scénario bâclé et complètement hermétique à tout nouvel arrivant. Est-ce bien le cas ici ? Oui. Malheureusement oui, mais je vais quand-même vous argumenter le tout et tenter de vous expliquer pourquoi je ne pense pas être pour autant de mauvaise fois. Premièrement, comme anticipé, pas de place ici pour les néophytes. Sûr, je connais certaines choses de cet univers, des noms des personnages, des lieux-dits, des bribes d'histoire, mais pas assez pour pouvoir affirmer comprendre un minimum cet univers (je sais qu'il y a eu une invasion orque interdimensionnelle par le passé, une grande guerre, puis la création de deux alliances ethniques et culturelles se cassant la gueule et se trahissant pour les décennies a venir, c'est déjà ça). Le côté hermétique de l'oeuvre ici présente pourrait presque être surprenante car tout y est expliqué. Enfin, par "expliquer", comprenez par là que les personnages vont enchaîner les explications et présentations de tout ce qu'ils rencontrent sans une once de subtilité ou de qualité narrative. Comme si les personnages ressentaient le besoin de lire des fiches wikipédias sur tous les objets et sujets de leur périples. Le tout en devient plus que parodique quand les personnages finissent par se résumer à des petits outils d'exposition ambulants, privilégiant la tergiversation froide et vide de sens au développement psychologique et narratif. Merci papa noël, j'avais toujours rêvé d'enfin voir une adaptation en bande dessiné de ces interminables discussions en ligne de fans pour qui le saint lore prévaut toujours sur les histoires intéressantes. Bon, les discussions sont froides, l'exposition est bancale et omniprésente, certes, mais quid de l'histoire ? Basique. Oubliable. Les personnages speedruns la moindre miette de développement que leurs archétypes narratifs leur permettent, les maigres fils du scénarios qui en ressortent sont tellement clichés que cela en devenait presque risible, et, pire que tout à mes yeux, l'univers me parait faux. Si aucun personnage ne me parait vivant de par leur froideur et leur changements d'état d'âme sans queue ni tête, si aucune scène ne prend réellement son temps ou l'occasion pour être posée et nous laisser profiter et découvrir cet univers, le laisser respirer, alors comment diable s'y intéresser ? On rentre donc dans le vif du sujet : la nature d'adaptation et de produit dérivé de cette série. La série n'est pas faite pour quiconque souhaiterais découvrir cet univers, c'est un fait, mais quid des gens déjà familiers ? Eh bien, là aussi, je doute de la qualité. Je sais que lorsque l'on est fan d'un univers, de ses personnages et de son lore, on a tendance à se satisfaire de pas grand chose, de la moindre petite histoire s'y déroulant et dans laquelle on y décélerais un potentiel. Mais voilà, soyons honnête, une bonne fiction ne se doit pas de juste appuyer la nostalgie et les clins d'œil, il faut aussi surtout que l'histoire racontée vaille le coup. Or, encore une fois, ici rien de fôlichon. Je pense même qu'un fan se sentirait d'autant plus floué, la surexposition apparaissant alors comme complément parasitaire. Et puis je sais pas, merdouille, mais si je suis passionnée par un univers et ses personnages je souhaiterais par dessus tout que les récits annexes étendant tout cela se montrent un minimum qualitatif. Là, c'est ni fait ni à faire. Ce n'est même pas suffisament mauvais pour en devenir drôle ou fascinant, c'est juste froid, bâclé, oubliable. Et c'est sans parler de l'enchaînement de clichés de fantasy bas de gamme présentés ici sans subtilité, nuance ou désir de parodier, à commencer par le dimorphisme sexuel de toutes les espèces importantes chez qui les hommes sont de véritables armoirs à glace et les femmes des pin-ups au maquillage et aux formes toujours impeccables (pensée émue à la case du premier tome ou Valeera est dessinée de sorte à nous montrer à la fois son décolleté plongeant et son entrejambe, j'avoue ne pas savoir si j'aurais été capable de me concentrer sur toute cette exposition sans cela). Il y aussi les titres pompeux récités et présentés sans réel poid narratif, le fait que l'on préfère s'étendre sur le passé de ce monde plutôt que de nous le rendre vivant dans le présent narratif, et que sait-je encore. Le monde est ici tout sauf "fantastique". Bord d'aile de merle, je ne demandais qu'à être agréablement surprise et à ne serait-ce que tomber sur un résultat acceptable, passable même. Je n'irais certainement pas plus loin que ces deux premiers tomes, car même si une amélioration miracle serait techniquement possible par la suite, une introduction tellement bâclée me repousse plus qu'autre chose. Et c'était sans parler du dessin, froid, rigide et sans personnalité ! Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir.
Exterminateur 17
En refermant Exterminateur 17, j’ai surtout ressenti du soulagement. Pas ce mélange de fascination et de réflexion que peut provoquer une grande œuvre de science-fiction. Non. Juste la satisfaction d’être enfin arrivé au bout d’une lecture qui m’a paru interminable. Et pourtant, le point de départ avait tout pour me plaire. Cette armée d’androïdes créée uniquement pour faire la guerre, envoyée combattre contre le Planétoïde Novack avant qu’une paix soudaine ne rende leur existence absurde… il y avait quelque chose de profondément tragique là-dedans. L’idée qu’Exterminateur 17 survive à cette extinction programmée et hérite du rêve du Maître — libérer les androïdes — promettait une vraie fresque de science-fiction mélancolique et existentielle. Mais dans les faits, je n’ai jamais réussi à entrer dans le récit. Le problème principal, c’est que tout m’a semblé incroyablement froid et désincarné. Exterminateur 17 traverse l’histoire davantage comme un concept philosophique que comme un personnage vivant. Les réflexions sur la liberté, la conscience ou l’humanité s’enchaînent, mais sans émotion, sans tension, sans véritable incarnation. J’avais constamment l’impression de lire des idées plutôt qu’une histoire. Et surtout… quel ennui. Le récit avance lentement, sans vraie quête claire ni progression dramatique forte. Beaucoup de scènes m’ont paru interminables. Je tournais les pages davantage pour finir l’album que par envie de découvrir la suite. Pourtant j’aime les récits contemplatifs ou philosophiques quand ils me happent émotionnellement. Là, je suis resté totalement extérieur du début à la fin. Même la relation entre le Maître et Exterminateur 17, qui aurait pu apporter une vraie dimension tragique ou humaine, m’a semblé trop distante pour réellement me toucher. Le seul élément que je sauve vraiment, ce sont les dessins. Là oui, il y a quelque chose. Certaines planches possèdent une vraie puissance visuelle avec cette science-fiction organique, étrange et presque mystique. L’univers a une identité graphique forte et quelques images restent en tête après la lecture. Clairement, le dessin récupère à lui seul le demi-point de ma note. Parce que pour le reste, cette lecture a surtout été un long tunnel froid et creux que j’ai eu beaucoup de mal à terminer. 1,5/5 pour moi. 1 point pour l’effort d’ambition. 0,5 pour les dessins. Et malheureusement, rien de plus.
Le Couvent infernal
Bien que j'aime beaucoup Noé en tant que dessinateur, cette histoire m'a toujours provoqué de l'aversion. Je sais bien qu'il ne faut pas la prendre au sérieux, mais le mélange entre sexe et religiosité brise complètement quelque chose qui aurait pu avoir d'excitant ici. Tout comme je déteste le fanatisme religieux, l'anticléricalisme ou la moquerie me semblent également répréhensibles. Et, pour couronner le tout, l'apparition du cornard rend l'histoire encore plus ridicule!
Epoxy
J'aimerais pouvoir donner une meilleure note, mais je n'y arrive pas. L'histoire est un amalgame incompréhensible de mythes grecs et d'aventure contemporaine. Van Hamme en était à ses débuts en tant que scénariste et cela se remarque. Les dessins de Cuvelier ne sont pas trop mauvais, mais on en ressent les limites. Il voulait être artiste peintre, mais a été obligé de faire de la bande dessinée (pour pouvoir survivre!). Grand dessinateur dans plusieurs séries que j'apprécie beaucoup (Line, Corentin). Il était excellent surtout dans l'anatomie humaine et celle des chevaux en mouvement, ce qui est si difficile! Mais ici, également en raison des limitations de l'époque, le sexe féminin est toujours stratégiquement et commodément couvert et tout devient trop forcé et visuellement désagréable. Un érotisme qui ne l'était plus vraiment à cette époque.
L'Aventure des Belges
Ce livre m'a été offert en 1970, alors que je ne savais rien de la Belgique, si ce n'est que c'était le pays de Tintin. À l'époque, je l'ai trouvé instructif, bien que je n'aimasse pas beaucoup les dessins. Aujourd'hui, je suis plus critique et je suis assez d'accord avec l'avis de Gaston : il est trop naïf et glorifie excessivement les exploits nationaux. Surtout, il parle de la « mission civilisatrice » et passe sous silence les atrocités du colonialisme au Congo. C'est une antiquité et elle doit rester uniquement comme une curiosité historique.
Histoire d'O
L'histoire d'O pourrait peut-être se sauver grâce au contexte historique de sa réalisation, ou grâce aux environnements art déco qui encadrent l'action et les personnages. Quand j'ai découvert, encore dans des photocopies clandestines, j'étais stupéfait et j'ai essayé de copier quelques dessins dans mes cahiers secrets. Mais tout est trop daté et me suscite de l'aversion aujourd'hui. Crepax a de la valeur principalement pour l'expérimentation avec les pages et les cadrages des histoires de Valentina. Beaucoup trop peu au-delà de cela.
Le Procès (Actes Sud)
Je suis familier avec le terme « Kafkaesque », mais je n’avais jamais lu d’histoires de Franz Kafka, en roman ou en BD… lacune comblée, mais dans la douleur ! Je ne suis certes pas amateur d’absurde, mais j’ai adoré « Julius Corentin Acquefacques », et ce dernier est souvent comparé à Kafka, alors j’ai décidé d’emprunter « The trial » à la bibliothèque de l’université où je bosse… mauvaise pioche ! Je ne suis jamais rentré dans cette histoire sans queue ni tête, je ne me suis jamais intéressé aux personnages ou à l’intrigue. Il s’y cache peut-être un message ou une métaphore sur nos systèmes légaux, mais si c’est le cas, tout ça m’est complètement passé au dessus de la tête. J’ai fini ma lecture dans la douleur, je ne lisais presque plus les textes sur la fin. Je trouve pourtant l’aspect technique intéressant. Le dessin en noir et blanc est joli et très détaillé, et le découpage souvent réussi. De plus, et contrairement à Ro, je ne trouve pas la narration trop chargée textuellement (un défaut courant dans les adaptations de romans). Une lecture interminable et sans intérêt pour moi… je ne suis pas prêt de retenter une expérience Kafkaesque !
Dragon Boule
A raison d'un strip en quatre cases maximum par page, le premier tome parodie la série Dragon Ball complète du tout début de Dragon Ball à la fin de DBS. Quant au second tome, il rallonge la sauce avec des gags autour d'un tournoi d'arts martiaux là encore dans l'esprit de DBS. Cette série s’adresse clairement à un public qui connaît l’intégralité de l’univers Dragon Ball (DB, DBZ, OAV, GT et Super compris), car une grande partie des gags repose sur des clins d’œil et des détournements de personnages ou de situations qui deviennent incompréhensibles sans des références parfois très précises. En ce sens, c’est une parodie très communautaire. Le dessin et les couleurs sont propres, simples et efficaces, et s’accordent bien avec le registre parodique assumé de la série, qui reprend les codes du strip comics très court et rythmé, dans un esprit proche de ce qu’on peut retrouver sur les réseaux sociaux ou dans des formats humoristiques très condensés. Malgré cela, même en tant que connaisseur de la série originale, je n’ai pas du tout accroché. J’ai trouvé l’humour bas de plafond, souvent lourdingue, et trop fréquemment basé sur des ressorts pipi-caca-prout ou des blagues volontairement grotesques mais sans finesse. Il m’est arrivé de sourire ou de pouffer sur une poignée de gags, mais cela reste extrêmement marginal, alors qu'au contraire j'étais navré de la nullité de la majorité des autres. Ils sont poussifs, voire franchement mauvais, avec un humour qui tombe à plat beaucoup trop souvent pour ne pas en avoir marre bien avant d'atteindre la moitié d'un album. L’ensemble donne davantage l’impression d’un délire potache entre initiés que d’une vraie parodie construite ou inventive. Visuellement, ça fait le travail pour ce type de format, mais cela ne suffit pas à compenser un humour affligeant. Il existe déjà énormément de parodies de Dragon Ball, et celle-ci, à mes yeux, est très loin de faire partie des plus réussies.
Satanie (Voyage en Satanie)
Un peu sévère au vu des autres avis. J'ai vraiment eu du mal avec cette bande dessinée. Je ne suis simplement pas arrivé à terminer la lecture de l'histoire (80 pages sur 125). Des personnages déjà vus mille fois, dont on ne connaît au final rien, qui servent juste à faire avancer le récit - et ses deux personnages principaux - pour être dégagés une fois qu'ils ne servent plus, comme dans un film de série B sans relief. On est dans la science fiction, bien entendu. Mais la science a complètement disparu du scénar. Invraissemblances historiques et de tout genre m'ont rendu l'immersion impossible, rendue déjà compliquée par ces personnages plats, et non exploités, si ce n'est dans leur extrême prouesse à surjouer le cliché (le type qui devient fou et tue tout le monde). L'histoire n'a pas de fil conducteur réel, sauf celui annoncé dès les premières pages (recherche d'un disparu). On suit ce trop fin fil narratif, sans forme, dans les dédales souterrains où l'on passe un peu du coq à l'âne (d'une salle à l'autre), dans une voyage pseudo-hallucinant mais selon moi ultra-convenu, tant les ressorts habituels - et surtout ceux de la vieille SF remâchés à souhait - sont utilisés. Rien contre l'aspect graphique en soi. Cependant le dessin, surtout celui des personnages -naïf et peu personnel- n'aide du coup pas à donner du relief à ces personnages et au récit. Ici c'est la couleur et les décors qui retinrent mon attention. C'est une sensation de texte inutile, qui se veut explicatif, afin de justifier le récit et l'action qui m'a fait lâcher prise. Cela donne une sensation forcée et laborieuse au récit, qui m'a fatigué. Dommage, mes yeux y trouvaient cependant un certain plaisir.