Duck and Cover

Note: 1.5/5
(1.5/5 pour 2 avis)

Scott Snyder (Clear, La Nuit de la Goule) retrouve son compère d'American Vampire, Rafael Albuquerque, pour un récit complet influencé par les mangas postapocalyptiques, qui se déroule dans une étrange Amérique uchronique.


Auteurs brésiliens ComiXology Originals Dark Horse Comics Invasions extraterrestres Les Uchronies Survival

Dans les années 1950, la menace nucléaire nourrit les peurs issues de la guerre froide. On enseigne aux élèves de se cacher sous leur bureau en cas d'attaque ("duck and cover" en anglais). Mais quand une bombe atomique détruit bel et bien les États-Unis en 1955, seuls ceux qui ont suivi ces consignes sont épargnés. Ces adolescents doivent désormais tenter de survivre dans une Amérique post-apocalyque, étrange et sauvage.

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 14 Mai 2025
Statut histoire One shot (une suite est possible) 1 tome paru

Couverture de la série Duck and Cover © Delcourt 2025
Les notes
Note: 1.5/5
(1.5/5 pour 2 avis)
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06/05/2025 | Alix
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Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

Entre le réalisme d'une Amérique raciste et paranoïaque des années 1950 et la folie d'un récit pulp SF, une poignée d'adolescents plonge dans une succession d'événements absurdes mêlant guerre froide, monstres venus d'ailleurs, robots géants et apocalypse rétro-futuriste. Ce comics s'inspire à fond des vieux films de SF catastrophe de série B, voire Z. C'est tellement rempli d'idées improbables, de créatures grotesques, de complots, de robots géants et de menaces extraterrestres que j'ai eu l'impression d'assister à une sorte de pastiche du genre. Au delà des classiques de l'invasion extraterrestre des années 1950 et autres Guerre des Mondes, ça ressemble énormément à Mars Attacks!, avec tellement d'éléments similaires que ça s'apparente même parfois plus à un recyclage qu'à un hommage discret. Sauf que là où le film de Burton assumait pleinement son absurdité avec un humour très présent, Duck and Cover se prend beaucoup plus au sérieux dans sa mise en scène, même si j'ai du mal à croire que les auteurs puissent réellement l'être tant certaines situations ou révélations sont ridicules. Le dessin est ce qui sauve l'ensemble. Rafael Albuquerque livre des planches très maîtrisées, avec une esthétique rétro adaptée au sujet. Les créatures, les machines et l'ambiance générale fonctionnent bien visuellement. Le comics possède une bonne personnalité graphique et certaines scènes sont assez spectaculaires. En revanche, j'ai beaucoup moins adhéré au scénario. Déjà parce qu'il est extrêmement bavard. Les auteurs semblent incapables de laisser respirer leur récit et noient régulièrement l'action sous des commentaires, des explications ou des retours en arrière consacrés au passé des personnages. Ces développements psychologiques ne m'ont jamais intéressé et cassent le rythme alors que l'histoire aurait gagné à rester dans un registre plus direct et plus assumé de série B décomplexée. J'ai également eu du mal à m'impliquer dans l'intrigue. Tout paraît tellement gratuit et arbitraire qu'il devient difficile de s'accrocher à une réalité ou à des enjeux précis. Entre les extraterrestres, les robots, les mutations, les complots, les faux-semblants et les révélations successives, j'ai souvent eu l'impression que n'importe quoi pouvait arriver à n'importe quel moment. Cette absence de cadre affaiblit la tension puisque rien ne semble vraiment avoir de conséquences durables. J'aurais probablement davantage apprécié cette lecture si elle avait pleinement assumé soit son côté délirant et parodique, soit son côté action pure. Les références aux vieux films de science-fiction sont évidentes, mais elles m'ont laissé froid car le récit préfère multiplier les drames personnels et les explications plutôt que de s'amuser avec son propre concept. Malgré un dessin réussi et une esthétique rétro séduisante, j'ai trouvé l'histoire bavarde, confuse et surtout trop sérieuse dans son idiotie pour réussir à m'emporter.

09/06/2026 (modifier)
Par Alix
Note: 1/5
L'avatar du posteur Alix

J’ai plutôt aimé les albums récents de Snyder parus chez « ComiXology Originals » (Canary et Clear en particulier) et j’étais intrigué par le pitch de cette histoire. Les premières pages m’ont plu, mais l’intrigue tourne rapidement au grand n’importe quoi. Des évènements aussi ridicules qu’improbables s’enchainent à toute vitesse, les personnages ont l’épaisseur d’un sandwich EasyJet et les dialogues tantôt sérieux, tantôt bourrins sont vraiment grotesques. Je comprends bien que l’auteur ne se prend pas au sérieux, qu’il s’agit d’un hommage « déconnade » aux histoires pulp de la science-fiction américaine (même si la plus grosse référence reste finalement La guerre des mondes de H. G. Wells), mais quand même, tout cela manque de sérieux et de cohérence. Je suis complètement passé à côté de cet album, qui forme une histoire complète, même si une suite est possible… elle se fera sans moi.

06/05/2025 (modifier)