Cette bande de Levis a pour point de départ la révolution allemande de 1918, un contexte historique et politique particulièrement dense. Malheureusement, le manque d'explications contextuelles m'a maintenu, pendant une bonne partie du récit, à l'extérieur de l'histoire.
Le plaisir de lecture revient finalement lorsque le récit adopte un ton plus picaresque, au fil des escales de l'héroïne, Jelly, au Caire puis à New York.
Au gré des hommes qu'elle rencontre, Jelly se laisse entraîner dans un jeu de dupes : elle se sert d'eux autant qu'ils se servent d'elle. Cette mécanique des relations hommes-femmes se révèle ainsi plus profonde que ce que le scénario laissait initialement paraître.
Bien qu'un peu difficile d'accès, cette œuvre s'avère en tout cas beaucoup moins problématique que les autres travaux de l'auteur. Au moins, Jelly est majeure.
J’aime l’Antiquité, j’aime la S-F mais le mix des deux me laisse souvent dubitatif. La présente série confirme que ce mélange n’est pas pour moi.
Cet Hercule futuriste me laisse froid, j’ai tenu un tome et demi. Il y a sans doute des bonnes idées de Morvan pour cette revisite mais plombées par mon rejet primaire autour de l’idée. La partie graphique ne rattrape pas mon intérêt malgré toute la bonne volonté de Looky, les personnages ne m’intéressent pas.
A mes yeux, un univers et une série trop maladroitement réalisés pour me captiver.
Paulette, jolie étudiante en sociologie, devient malgré elle une sorte de justicière masquée après avoir reçu un mystérieux costume, se retrouvant embarquée dans des aventures rocambolesques mêlant vilains improbables, complots absurdes et situations embarrassantes.
Sur le plan graphique, c'est une réussite. Christian Rossi s'essaie ici à un registre léger et humoristique, assez loin de ses habitudes. Son trait conserve toute sa maîtrise tout en s'assouplissant pour coller au ton de la série. L'ensemble est plus rond qu'à son habitude, mais toujours aussi élégant, avec une héroïne particulièrement réussie, à la fois ingénue et très séduisante.
Malheureusement, le scénario ne suit pas. La série oscille entre parodie de super-héros et comédie burlesque, mais ni l'humour ni l'aventure ne décollent jamais. Tout repose sur des quiproquos, des coïncidences improbables, l'extrême naïveté de Paulette ou encore ses réactions incontrôlables dès qu'une goutte d'alcool entre en jeu. Cela donne l'impression de lire les aventures d'une Fantômette sexy qui traverse les événements sans les comprendre ni les provoquer.
Le problème est d'autant plus sensible que chaque album développe une intrigue complète sur une cinquantaine de pages alors que ce qui pourrait fonctionner le temps de quelques histoires courtes devient laborieux sur la durée. Les gags tombent à plat, les situations s'étirent, les pages se font ttrop bavardes et je me suis régulièrement ennuyé alors que j'avais pourtant envie d'aimer cette série tant son univers et son héroïne avaient du potentiel.
Je retiens tout de même un détail assez troublant dans le premier tome : une scène met en scène Amy Winehouse, dépressive, affirmant vouloir mourir à 27 ans. Quand on sait que c'est effectivement ce qui lui est arrivé peu de temps après la publication de l'album, la coïncidence est assez saisissante. J'ai d'ailleurs lu que Rossi lui-même avait été mal à l'aise avec cette prédiction involontaire par la suite.
Une série jolie à regarder grâce au talent de Rossi, avec une héroïne pleine de charme, mais ce n'est pas drôle et on s'ennuie.
Bon, la lecture n’est pas désagréable, je ne me suis pas vraiment ennuyé. Mais je n’ai pas non plus trop accroché à cette histoire.
D’abord parce qu’elle mélange de façon inégale grande Histoire et grosses inventions, dans un équilibre qui m’est apparu hésitant.
Ensuite parce que je ne suis pas du tout fan de l’esthétique générale, en particulier le dessin des personnages. Trop de types bodybuildés ! Le héros déjà, mastard improbable, qui se balade avec une masse d’armes qui l’est encore plus, tout ça le faisant ressembler à un hybride de Thor et de Conan. Mais César lui-même a cette carrure musculeuse, cette mâchoire carrée, et ça m’a semblé détonner avec le reste du récit, qui semble vouloir coller à l’Histoire, centrée autour des dernières années avant l’accession de César au pouvoir (la fin du triumvirat).
Il y a aussi trop de facilités à mon goût. Coax, le Héros, qui est partout et qui résout tous les problèmes – de César entre autres – d’un coup de massue (ou d’épée), s’introduisant auprès des chefs de tous les peuples gaulois ou germain, auprès de tous les dignitaires romains, alors qu’il n’est qu’un esclave barbare... Mais c’est aussi le cas de son ennemie (la « chienne d’Hadès »), qui réussit presque à elle seule à détruire Rome !
Une série qui commence bien et qui a finit par me décevoir.
Le ton de ce comics me rappel ceux du duo Brubaker-Phillips et c'est un peu normal parce qu'il y a le fiston Phillips au dessin. Son travaille ressemble a celui de son père sana encore être du même niveau.
Le scénario repose sur une bonne idée de départ: un ancien flic devenu détective privée pour les familles mafieuses et qui résous des cas délicats, du genre qui pourrait créer une grosse guerre de gang. Malheureusement, le personnage principal est le genre de type très intelligent qui est capable de toujours s'en tirer. Au moins on évite le cliché du vieux pro qui couche toujours avec des femmes ayant l'âge d'être leur fille voir même leur petite-fille. Si les premiers chapitres sont d'un niveau correct, le second tome tombe dans le n'importe quoi et j'ai complètement décroché durant la lecture de ce tome.
Dommage
Je connaissais déjà les auteurs grâce à d'autres séries: W. Fahrer (Cobalt avec Greg) et Trillo (avec Bernet, Mandrafina, Risso). Mais leur collaboration ici n'a pas été très heureuse. L'histoire s'étire sans réel crescendo ni suspense. Au mieux, un peu de curiosité concernant les trois affreux en noir qui poursuivent Wilson. Les visages et les corps de Fahrer sont ici encore plus tordus et torturés qu'avant et les scènes sexy ne lui réussissent pas du tout. J'ai tout acheté en promotion, la perte n'a pas été énorme.
J'ai lu les deux premiers tomes de cette serie. En associant mon avis à celui ci-dessous de Noirdésir, le lecteur curieux devrait désormais bénéficier d'un aperçu complet.
Entre deux épisodes de son best-seller Ric Hochet, André-Paul Duchâteau a écrit un grand nombre de séries B plus ou moins populaires (Hans, Pharaon, Chancellor - Enquêteur du futur, Serge Morand), en prenant toujours soin de s'associer à des dessinateurs de talent.
Moins connue que ses consœurs, Peggy Press est parue chez un petit éditeur, Armonia. Ses couvertures, au rendu assez cheap, n'ont d'ailleurs pas dû aider à sa visibilité.
La série ne déroge pas à la règle du genre et réunit tous les archétypes attendus : une journaliste sexy et intrépide, des rebondissements incessants et une pointe de sensualité.
J’ai trouvé l’héroïne plutôt attachante. Elle vaut clairement mieux que son pseudonyme, au demeurant assez peu inspiré.
Dans Chicago 28, Peggy se retrouve embarquée malgré elle au cœur d'une tentative de chantage, signant là un polar sans prétention plutôt divertissant. 3/5
Malheureusement avec Le King de Hong Kong, outre le titre très crétin, on sombre dans une indigence rare, avec des lignes de dialogues vraiment stupides qui font mal au crâne. 1/5
Sur le plan graphique, Xavier Musquera propose un trait élégant et soigné. On prend un plaisir coupable à suivre une intrigue qui sert parfois de simple prétexte aux changements de tenue de Peggy. L'esprit gentiment pervers de Chris alias Musquera flotte indéniablement sur ces pages...
Deux épisodes inégaux, une série B récréative et un navet.
Mouais.
J’ai emprunté cet album au hasard, espérant y trouver de quoi me marrer – le credo des éditions Lapin (humour con/noir/absurde) m’intéressant a priori – même s’ils sont loin de m’avoir toujours satisfait.
Et cet album rejoindra les déceptions.
Je veux bien passer sur le dessin, minimaliste, et pas forcément ma tasse de thé. Sur ce type d’humour, il n’est pas essentiel, et de toute façon il est assez expressif. C’est le texte qui prédomine ici.
Et là j’ai été très déçu. Une jeune femme dialoguant avec son chien, philosophant vaguement, ça fait forcément penser au duo Calvin et Hobbes. Et l’éditeur le rappelle d'ailleurs dans son texte de présentation.
Je ne sais pas si c’est une bonne idée d’ailleurs, tant le résultat est ici très très éloigné (en moins bien) du modèle évoqué.
Vraiment rien de drôle (deux trois sourires épars seulement), et rien de bien folichon à se mettre sous la dent.
Gros bof !
Voilà un album qui, à l’instar d’une bonne partie de cette collection franchisée Disney de Glénat, me laisse grandement sur ma faim.
J’ai connu Jul plus punchy dans son humour. Et Keramidas avait dans ma mémoire fait davantage d’effort pour démarquer l’habillage d’un vulgaire album Picsou dans ses précédentes incursions dans cet univers. A propos d’habillage, on revient pour cette collection à un format et à une couverture classiques. Moins joli, peut-être plus abordable.
Ici, tout m’a semblé plan plan, une histoire qui aurait tout aussi bien pu se retrouver dans les Picsou Magazines – dont je ne suis à la base pas forcément fan d’ailleurs.
Intrigue et dialogues sont souvent surjoués. C’est le cas des Castors juniors, dynamiques et à la pointe du « progrès » (en tout cas ce qui en tient lieu dans la vulgate consumériste !). Mais aussi d’un Picsou qui en est plus éloigné. Les efforts faits par tous pour mettre en avant les conflits de générations sont un peu caricaturaux. Ce manque de nuance me fait dire que l’album ne passe pas la barrière de l’âge. Mais même un jeune lectorat aura sans doute du mal à apprécier cette histoire, qui surfe sur l’air du temps, pour remplir un cahier des charges millimétré de Disney.
Clairement pas ma came.
Encore un attentat commis contre Tarzan. Les auteurs sont capables de bien mieux, mais ici ils ont concocté des situations sans queue ni tête. Edgar Rice Burroughs est suffisamment riche pour inspirer d'innombrables histoires possibles, nul besoin d'y greffer des personnages et des ressources d'autres écrivains célèbres.
Les dessins aussi sont parfois maladroits, et mes principales critiques concernent le corps du héros dans les scènes d'action, avec des perspectives et des positions improbables. Cependant, certaines images et même des pages entières qui ne sont pas centrées sur l’action font un clin d’œil aux illustrateurs et peintres du XIXe siècle et sont même réussies.
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A corps perdu (Jelly Shawn - Mémoires d'une entraîneuse)
Cette bande de Levis a pour point de départ la révolution allemande de 1918, un contexte historique et politique particulièrement dense. Malheureusement, le manque d'explications contextuelles m'a maintenu, pendant une bonne partie du récit, à l'extérieur de l'histoire. Le plaisir de lecture revient finalement lorsque le récit adopte un ton plus picaresque, au fil des escales de l'héroïne, Jelly, au Caire puis à New York. Au gré des hommes qu'elle rencontre, Jelly se laisse entraîner dans un jeu de dupes : elle se sert d'eux autant qu'ils se servent d'elle. Cette mécanique des relations hommes-femmes se révèle ainsi plus profonde que ce que le scénario laissait initialement paraître. Bien qu'un peu difficile d'accès, cette œuvre s'avère en tout cas beaucoup moins problématique que les autres travaux de l'auteur. Au moins, Jelly est majeure.
Hercule (Soleil)
J’aime l’Antiquité, j’aime la S-F mais le mix des deux me laisse souvent dubitatif. La présente série confirme que ce mélange n’est pas pour moi. Cet Hercule futuriste me laisse froid, j’ai tenu un tome et demi. Il y a sans doute des bonnes idées de Morvan pour cette revisite mais plombées par mon rejet primaire autour de l’idée. La partie graphique ne rattrape pas mon intérêt malgré toute la bonne volonté de Looky, les personnages ne m’intéressent pas. A mes yeux, un univers et une série trop maladroitement réalisés pour me captiver.
Paulette Comète
Paulette, jolie étudiante en sociologie, devient malgré elle une sorte de justicière masquée après avoir reçu un mystérieux costume, se retrouvant embarquée dans des aventures rocambolesques mêlant vilains improbables, complots absurdes et situations embarrassantes. Sur le plan graphique, c'est une réussite. Christian Rossi s'essaie ici à un registre léger et humoristique, assez loin de ses habitudes. Son trait conserve toute sa maîtrise tout en s'assouplissant pour coller au ton de la série. L'ensemble est plus rond qu'à son habitude, mais toujours aussi élégant, avec une héroïne particulièrement réussie, à la fois ingénue et très séduisante. Malheureusement, le scénario ne suit pas. La série oscille entre parodie de super-héros et comédie burlesque, mais ni l'humour ni l'aventure ne décollent jamais. Tout repose sur des quiproquos, des coïncidences improbables, l'extrême naïveté de Paulette ou encore ses réactions incontrôlables dès qu'une goutte d'alcool entre en jeu. Cela donne l'impression de lire les aventures d'une Fantômette sexy qui traverse les événements sans les comprendre ni les provoquer. Le problème est d'autant plus sensible que chaque album développe une intrigue complète sur une cinquantaine de pages alors que ce qui pourrait fonctionner le temps de quelques histoires courtes devient laborieux sur la durée. Les gags tombent à plat, les situations s'étirent, les pages se font ttrop bavardes et je me suis régulièrement ennuyé alors que j'avais pourtant envie d'aimer cette série tant son univers et son héroïne avaient du potentiel. Je retiens tout de même un détail assez troublant dans le premier tome : une scène met en scène Amy Winehouse, dépressive, affirmant vouloir mourir à 27 ans. Quand on sait que c'est effectivement ce qui lui est arrivé peu de temps après la publication de l'album, la coïncidence est assez saisissante. J'ai d'ailleurs lu que Rossi lui-même avait été mal à l'aise avec cette prédiction involontaire par la suite. Une série jolie à regarder grâce au talent de Rossi, avec une héroïne pleine de charme, mais ce n'est pas drôle et on s'ennuie.
L'Espion de César
Bon, la lecture n’est pas désagréable, je ne me suis pas vraiment ennuyé. Mais je n’ai pas non plus trop accroché à cette histoire. D’abord parce qu’elle mélange de façon inégale grande Histoire et grosses inventions, dans un équilibre qui m’est apparu hésitant. Ensuite parce que je ne suis pas du tout fan de l’esthétique générale, en particulier le dessin des personnages. Trop de types bodybuildés ! Le héros déjà, mastard improbable, qui se balade avec une masse d’armes qui l’est encore plus, tout ça le faisant ressembler à un hybride de Thor et de Conan. Mais César lui-même a cette carrure musculeuse, cette mâchoire carrée, et ça m’a semblé détonner avec le reste du récit, qui semble vouloir coller à l’Histoire, centrée autour des dernières années avant l’accession de César au pouvoir (la fin du triumvirat). Il y a aussi trop de facilités à mon goût. Coax, le Héros, qui est partout et qui résout tous les problèmes – de César entre autres – d’un coup de massue (ou d’épée), s’introduisant auprès des chefs de tous les peuples gaulois ou germain, auprès de tous les dignitaires romains, alors qu’il n’est qu’un esclave barbare... Mais c’est aussi le cas de son ennemie (la « chienne d’Hadès »), qui réussit presque à elle seule à détruire Rome !
Newburn
Une série qui commence bien et qui a finit par me décevoir. Le ton de ce comics me rappel ceux du duo Brubaker-Phillips et c'est un peu normal parce qu'il y a le fiston Phillips au dessin. Son travaille ressemble a celui de son père sana encore être du même niveau. Le scénario repose sur une bonne idée de départ: un ancien flic devenu détective privée pour les familles mafieuses et qui résous des cas délicats, du genre qui pourrait créer une grosse guerre de gang. Malheureusement, le personnage principal est le genre de type très intelligent qui est capable de toujours s'en tirer. Au moins on évite le cliché du vieux pro qui couche toujours avec des femmes ayant l'âge d'être leur fille voir même leur petite-fille. Si les premiers chapitres sont d'un niveau correct, le second tome tombe dans le n'importe quoi et j'ai complètement décroché durant la lecture de ce tome. Dommage
Mon nom n'est pas Wilson
Je connaissais déjà les auteurs grâce à d'autres séries: W. Fahrer (Cobalt avec Greg) et Trillo (avec Bernet, Mandrafina, Risso). Mais leur collaboration ici n'a pas été très heureuse. L'histoire s'étire sans réel crescendo ni suspense. Au mieux, un peu de curiosité concernant les trois affreux en noir qui poursuivent Wilson. Les visages et les corps de Fahrer sont ici encore plus tordus et torturés qu'avant et les scènes sexy ne lui réussissent pas du tout. J'ai tout acheté en promotion, la perte n'a pas été énorme.
Peggy Press
J'ai lu les deux premiers tomes de cette serie. En associant mon avis à celui ci-dessous de Noirdésir, le lecteur curieux devrait désormais bénéficier d'un aperçu complet. Entre deux épisodes de son best-seller Ric Hochet, André-Paul Duchâteau a écrit un grand nombre de séries B plus ou moins populaires (Hans, Pharaon, Chancellor - Enquêteur du futur, Serge Morand), en prenant toujours soin de s'associer à des dessinateurs de talent. Moins connue que ses consœurs, Peggy Press est parue chez un petit éditeur, Armonia. Ses couvertures, au rendu assez cheap, n'ont d'ailleurs pas dû aider à sa visibilité. La série ne déroge pas à la règle du genre et réunit tous les archétypes attendus : une journaliste sexy et intrépide, des rebondissements incessants et une pointe de sensualité. J’ai trouvé l’héroïne plutôt attachante. Elle vaut clairement mieux que son pseudonyme, au demeurant assez peu inspiré. Dans Chicago 28, Peggy se retrouve embarquée malgré elle au cœur d'une tentative de chantage, signant là un polar sans prétention plutôt divertissant. 3/5 Malheureusement avec Le King de Hong Kong, outre le titre très crétin, on sombre dans une indigence rare, avec des lignes de dialogues vraiment stupides qui font mal au crâne. 1/5 Sur le plan graphique, Xavier Musquera propose un trait élégant et soigné. On prend un plaisir coupable à suivre une intrigue qui sert parfois de simple prétexte aux changements de tenue de Peggy. L'esprit gentiment pervers de Chris alias Musquera flotte indéniablement sur ces pages... Deux épisodes inégaux, une série B récréative et un navet.
Chips aux oignons
Mouais. J’ai emprunté cet album au hasard, espérant y trouver de quoi me marrer – le credo des éditions Lapin (humour con/noir/absurde) m’intéressant a priori – même s’ils sont loin de m’avoir toujours satisfait. Et cet album rejoindra les déceptions. Je veux bien passer sur le dessin, minimaliste, et pas forcément ma tasse de thé. Sur ce type d’humour, il n’est pas essentiel, et de toute façon il est assez expressif. C’est le texte qui prédomine ici. Et là j’ai été très déçu. Une jeune femme dialoguant avec son chien, philosophant vaguement, ça fait forcément penser au duo Calvin et Hobbes. Et l’éditeur le rappelle d'ailleurs dans son texte de présentation. Je ne sais pas si c’est une bonne idée d’ailleurs, tant le résultat est ici très très éloigné (en moins bien) du modèle évoqué. Vraiment rien de drôle (deux trois sourires épars seulement), et rien de bien folichon à se mettre sous la dent. Gros bof !
Picsou et les Bit-coincoins
Voilà un album qui, à l’instar d’une bonne partie de cette collection franchisée Disney de Glénat, me laisse grandement sur ma faim. J’ai connu Jul plus punchy dans son humour. Et Keramidas avait dans ma mémoire fait davantage d’effort pour démarquer l’habillage d’un vulgaire album Picsou dans ses précédentes incursions dans cet univers. A propos d’habillage, on revient pour cette collection à un format et à une couverture classiques. Moins joli, peut-être plus abordable. Ici, tout m’a semblé plan plan, une histoire qui aurait tout aussi bien pu se retrouver dans les Picsou Magazines – dont je ne suis à la base pas forcément fan d’ailleurs. Intrigue et dialogues sont souvent surjoués. C’est le cas des Castors juniors, dynamiques et à la pointe du « progrès » (en tout cas ce qui en tient lieu dans la vulgate consumériste !). Mais aussi d’un Picsou qui en est plus éloigné. Les efforts faits par tous pour mettre en avant les conflits de générations sont un peu caricaturaux. Ce manque de nuance me fait dire que l’album ne passe pas la barrière de l’âge. Mais même un jeune lectorat aura sans doute du mal à apprécier cette histoire, qui surfe sur l’air du temps, pour remplir un cahier des charges millimétré de Disney. Clairement pas ma came.
Tarzan
Encore un attentat commis contre Tarzan. Les auteurs sont capables de bien mieux, mais ici ils ont concocté des situations sans queue ni tête. Edgar Rice Burroughs est suffisamment riche pour inspirer d'innombrables histoires possibles, nul besoin d'y greffer des personnages et des ressources d'autres écrivains célèbres. Les dessins aussi sont parfois maladroits, et mes principales critiques concernent le corps du héros dans les scènes d'action, avec des perspectives et des positions improbables. Cependant, certaines images et même des pages entières qui ne sont pas centrées sur l’action font un clin d’œil aux illustrateurs et peintres du XIXe siècle et sont même réussies.