Les derniers avis (20960 avis)

Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Batman - L'Adaptation officielle du film en BD
Batman - L'Adaptation officielle du film en BD

Michael Keaton, Kim Basinger, Jack Nicholson ainsi que Danny DeVito et Michelle Pfeiffer sont de très bons acteurs dans les films de Tim Burton. J'ai acheté les bandes dessinées parce que j'avais tellement aimé les films au cinéma. J'ai tous les DVD à la maison et je les regarde de temps en temps. Les BD, pas vraiment. Ce n'est pas que les dessins soient horribles, mais ils sont bien en deçà de la qualité habituelle de la plupart des comics Batman et DC. Je n'aime pas voir Bruce Wayne avec les grimaces de Keaton ! Je ne sais pas, mais j'espère qu'ils n'ont pas fait la même chose avec les films de Christopher Nolan. Cependant, j'ai acheté toutes les versions de la Batmobile à l'échelle 1/43 et je les adore.

18/07/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Darryl Ouvremonde
Darryl Ouvremonde

Je me suis lancé dans cette série sans même savoir qu'elle était à l'origine liée à un roman d'Olivier Peru, et encore moins qu'elle se déroulait dix ans après les événements de celui-ci. Je m'en suis pourtant assez vite douté, car j'ai eu dès le début cette désagréable impression d'être projeté dans un univers dont je ne maîtrisais pas les codes, avec des personnages qui semblaient avoir un passé commun, des relations déjà établies, des concepts complexes et tout un vocabulaire spécifique présentés comme des évidences... alors que, pour moi, rien ne l'était vraiment. Ce sentiment d'être exclu du récit ne m'a quasiment jamais quitté. Le premier tome m'a particulièrement donné l'impression d'une succession de scènes et de péripéties qui s'enchaînaient sans que je comprenne leur logique globale. Darryl voyage d'un endroit à un autre, rencontre des personnages, découvre des mystères, mais j'avais le sentiment que le scénario sautait d'une idée à une autre en abandonnant la précédente en cours de route. C'est assez frustrant, car l'univers possède manifestement beaucoup d'ambition, mais il donne davantage l'impression d'un monde déjà très développé dans la tête de ses créateurs que d'un univers réellement présenté au lecteur. Le deuxième tome apporte davantage de cohérence et explique enfin les liens entre les différents éléments mis en place, mais là encore, beaucoup de choses restent racontées comme si elles allaient de soi. J'ai continué à avoir cette impression d'assister à une discussion entre passionnés qui connaissent déjà parfaitement cet univers, avec des références et des enjeux qui semblent évidents pour eux mais beaucoup moins pour quelqu'un qui arrive de l'extérieur. C'est un peu comme entrer dans la fan-zone d'une adolescente qui s'est construit son propre monde imaginaire et dont seuls elle et ses proches connaissent réellement les règles. Le dessin de Krystel ne m'a pas davantage convaincu. Il est indéniablement travaillé, avec des décors riches, des cadrages recherchés et une certaine maîtrise technique. Mais je n'accroche pas à cet aspect très numérique du rendu, qui donne parfois l'impression d'images 3D ou de compositions assemblées à partir d'éléments séparés. Les incrustations d'illustrations ou d'effets graphiques dans les cases me semblent souvent mal intégrées, les couleurs trop lisses et les visages des personnages, avec leur aspect légèrement manga, ont tendance à m'agacer. C'est une approche graphique qui peut probablement séduire un public adolescent, mais qui ne fonctionne pas sur moi. Ce diptyque m'a donné l'impression d'arriver après la bataille, comme si j'avais ouvert un livre 3 d'une saga dont j'aurais raté les deux premiers. Peut-être que la lecture du roman original aurait changé mon appréciation, mais en découvrant uniquement cette adaptation BD, je suis resté trop souvent à distance du récit et de ses personnages.

18/07/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série De bonne foi
De bonne foi

J'ai hésité entre deux et trois étoiles et au final je mets deux parce que bof est ce qui se rapproche le plus de ce que j'ai ressenti après que j'ai refermé l'album. Il y a quelques bonnes scènes dans ce huis clos, mais ils sont noyés dans une histoire qui tire inutilement en longueur, en particulier au début. J'ai été surpris de voir à quel point cela prend des pages avant que le deuxième personnage principal débarque dans le récit. C'est un problème que je vois dans les bandes dessinées récentes où j'ai l'impression que l'auteur/trice dessine des scènes qui n'apportent pas grand-chose au scénario et qui semble exister juste parce que c'était ce que l'auteur/trice prend plaisir à dessiner. Je pense qu'on avait pas besoin d'autant de pages pour comprendre que l'héroïne est en vacances. Un autre gros problème est le dessin que je n'ai pas du tout aimé. Je le trouve franchement amateur, du niveau qu'on trouve dans un fanzine. De plus, je trouve que ce style ne va pas du tout pour un polar. Je n'ai ressenti aucune tension lors des scènes de huis clos, limite je me foutais de ce qui allait arriver aux deux personnages. Une déception pour moi qui avait été attiré par le résumé de l'album qui me semblait bien intéressant.

18/07/2026 (modifier)
Par Cleck
Note: 2/5
Couverture de la série Ils brûlent
Ils brûlent

Nouvel essai avec la fantasy, malheureusement infructueux. Cette trilogie encore inachevée dispose de beaux arguments pour séduire, à commencer par des illustrations au crayon s'appuyant sur un trait fin faussement maladroit, travaillé par des hachures et une bichromie, donnant à l'ensemble un aspect précaire, volontiers monstrueux, très adapté à l'univers décrit. L'univers justement, est des plus malaisants : une histoire de chasse aux sorcières, imposant une incessante fuite à nos héros, un trio fort dissemblable qu'une commune situation de rejet réunit. L'originalité du récit tient dans sa manière d'instaurer une situation et un univers avant de nous en expliquer le fonctionnement et la raison. De la fuite naîtront peu à peu les explications de celle-ci, les parcours de chacun, la description de l'organisation de cette fantasy médiévale. Pas via de faciles flashbacks, mais via une continuité naturelle de l'intrigue permettant au lecteur de comprendre au fur et à mesure des éléments fournis ce monde et ses protagonistes. Malheureusement, l'histoire est quelque peu confuse, les illustrations pas forcément limpides dans la désignation des personnages (dont le physique évoluera grandement), certains aspects de pure fantasy quelque peu ridicules à force d'être moralisateurs (les dialogues apparaissant occasionnellement bien pompeux), les rebondissements pas tous plaisants. Des qualités, de l'originalité, mais un univers de fantasy auquel je demeure à bien des égards hermétique.

17/07/2026 (modifier)
Par grogro
Note: 2/5
Couverture de la série La Chute (Muralt)
La Chute (Muralt)

J'ai calé au début du troisième tome de cette série pourtant pas inintéressante. D'abord, le postula de départ trouve un écho dans l'actualité et l'angle est donc tout à fait pertinent. Reste que j'ai eu du mal avec les personnages, un peu caricaturaux, et brossés à grands traits, mais surtout avec les situations qui sont peu lisibles, surtout dans le deuxième tome. Le séquençage est raté. Le premier tome est encore bien accrocheur, et on a envie de lire la suite, mais la suite présente des situations où j'ai eu du mal à comprendre ce qu'il se passait, quels étaient les groupes mis en scène, groupes que l'on confond souvent. De même, je ne saisissais pas toujours les motivations réelles ainsi que les psychologies soutenant les actions. En outre, il y a un transfuge qui prend le parti du petit groupe de survivants au centre du récit (une famille monoparentale), mais je ne saisis pas clairement le moment où ça se joue. Les multiples retours en arrière qu'il m'a fallu faire pour y voir un peu plus clair ont eu raison de ma patience. Le dessin n'est pas mauvais, loin de là, mais tout ça manque de lisibilité. Et puis ça tourne en affrontement à l'arme automatique façon gros bill, comme souvent avec ce genre de récit survivaliste. C'est dommage. J'aurais préféré une autre proposition.

16/07/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Demain
Demain

Demain délaisse cette fois la planet-fantasy habituelle de Rodolphe et Léo pour un récit post-apocalyptique, doublé d'une intrigue parallèle qui évoque à la fois The Truman Show et Fallout, avec un mystère dont on devine assez vite les grandes lignes. Le premier tome fonctionne assez bien. Le dessin de Louis Alloing est agréable, avec une ligne claire élégante et une narration toujours très lisible. Sans être particulièrement spectaculaire, il accompagne efficacement le récit et contribue à rendre la lecture fluide. J'ai apprécié l'originalité de cette construction alternant deux récits dont on ne comprend absolument pas le lien au départ. La curiosité donne envie de tourner les pages pour découvrir comment ces deux univers vont finir par se rejoindre. Malheureusement, une fois le principe compris dès le deuxième tome, la série commence à sérieusement s'essouffler. La partie située dans cette Amérique des années 50 avance à pas comptés et fait presque du surplace pendant plusieurs albums. En parallèle, le versant post-apocalyptique enchaîne les figures imposées du genre (gangs, esclavagistes, pirates, communautés plus ou moins hostiles...) dans une succession de péripéties qui finissent par toutes se ressembler. J'ai eu la nette impression que les auteurs étiraient artificiellement leur intrigue : cinq tomes pour raconter cette histoire, c'est beaucoup trop. À partir du troisième volume, je m'ennuyais déjà. Le plus frustrant reste toutefois la conclusion. Après avoir entretenu le mystère pendant toute la série, les révélations finales m'ont paru plates. Elles expliquent le fonctionnement des deux mondes, mais sans véritable surprise ni réelle portée. Je me suis surtout demandé si tout ce qui précédait était réellement nécessaire pour aboutir à une explication et un objectif aussi simple. J'ai donc refermé cette série avec un sentiment de déception : un point de départ correct, suffisamment intrigant pour donner envie de poursuivre, puis une intrigue qui s'étire beaucoup trop avant une conclusion qui ne récompense pas vraiment la patience du lecteur. Demain illustre bien le défaut récurrent de Rodolphe et Léo lorsqu'ils privilégient le mystère au détriment du rythme et de la densité du récit.

15/07/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Tomié
Tomié

Les débuts de Junji Ito et cela se voit au graphisme qui est encore hésitant même si on reconnait un peu le style qu'il va avoir ensuite. Quant au scénario, on retrouve les défauts récurrents de ses œuvres et de l'horreur à la japonaise. À savoir qu'on fait dans la surenchère et on tombe dans le grandguignolesque parce que c'est plus important de faire autant de scènes censées effrayer les lecteurs que possible que de faire un truc cohérent. Le début est tout de même pas trop mal, je voulais savoir qui était donc cette mystérieuse Tomié qui rends les hommes fous, mais le schéma devient vite répétitif et ça traine tellement en longueur qu'â la fin je n’en avais plus rien à foutre d'elle. Une œuvre de jeunesse qui va surtout intéresser les fans du maitre

14/07/2026 (modifier)
Par gloubi
Note: 2/5
Couverture de la série Le Mage du Kremlin
Le Mage du Kremlin

Comme pour toutes les œuvres multi-adaptées (livre, cinéma, bd...), la question sera toujours : qu'est ce qu'une nouvelle adaptation, qu'est-ce qu'un nouveau support est susceptible d'apporter au récit ? Et comment dépasser l’œuvre originale, qui est en général déjà très bien puisqu'ils sont une tripotée à vouloir la transposer. Je me rappelle m'être déjà fait la remarque à propos de Shutter Island, pour qui le livre de Dennis Lehane, paru avant le film de Scorsese et la bd de Christian De Metter (que j'ai vu et lue après), me semble toujours nettement supérieur. Pour Le Mage du Kremlin, j'avais lu et apprécié le livre de Giuliano Da Empoli : il s'agit d'un roman, s'appuyant sur de nombreux faits historiques, et qui relate l'expérience d'un très proche conseiller de Poutine. La frontière entre le réel et le roman est floue, et l'un des intérêt du livre est justement de proposer une histoire qui lèverait une part du mystère de son accession au pouvoir et comment il s'y maintient. La bd est sortie 4 ans après le livre et 3 mois après l'adaptation en film, et elle ne me semble malheureusement pas apporter grand chose. Ce n'est pas déshonorant pour autant : le dessin est plutôt bon, les principaux éléments et personnages du livre sont là. Mais, à moins de réussir un exploit graphique, on met quand même beaucoup moins dans une bd de 144 pages que dans un livre qui en fait le double, ou même dans un film. Il a donc fallu couper et faire des choix, et la priorité du récit a été, me semble-t-il, trop portée sur le narrateur lui-même, au détriment de son expérience du pouvoir auprès de Poutine, presque reléguée au second plan.

14/07/2026 (modifier)
Par gloubi
Note: 2/5
Couverture de la série Tongues
Tongues

Je peux apprécier une lecture exigeante portée sur la métaphysique type Carbone & Silicium. Mais là ça m'a semblé bien trop abscons pour réussir à être pris par le récit, et comme l'objet est épais, le ressenti est que c'est très très long... Je vois que les avis sont partagés, et fais clairement partie des non-convaincus. Pourtant, le dessin n'est pas mal, souvent poétique, la mise en page et la narration sont souvent brillantes, mais le propos est tellement confus : il y a une alternance de scènes, quasiment sans liens entre elles, passant d'un réalisme tout relatif au Moyen-Orient (avec des personnages très irritants et/ou antipathiques) à des dieux très prométhéens (et bavards) sur une montagne... Comme si l'auteur se rappelait, après toutes ces digressions, qu'il fallait quand même un peu conclure, les quelques éclaircissements arrivent trop tard et m'ont semblé un peu fumeux. Je devine et reconnais l'ambition du projet ; le soin apporté à la composition graphique me pousse à mettre 2 étoiles, mais je comprends à peine qu'il puisse y avoir un tome 2.

14/07/2026 (modifier)
Couverture de la série Thunderdogs
Thunderdogs

L’auteur dédie son album à Wallace Wood (auteur que j’aime bien). Il est vrai qu’il y a quelques accointances ici avec l’univers de Wood, très underground (un dessin arrondi, une joyeuseté foutraque et parodique). Mais là s’arrête la comparaison, car j’ai trouvé les histoires d’Emerson Hunt en deçà de ce que pouvait produire Wood – mais aussi son dessin bien moins travaillé, maîtrisé. Tout est ici dans l’à peu près, et il faut donc se laisser emporter par le rythme échevelé, en suivant cet officier autoritaire et improbable, à la tête d’une unité combattante à l’efficacité médiocre, dans un univers SF qui sombre rapidement dans un certain n’importe quoi. Tout est foutraque, y compris le dessin, au trait caricatural, surjouant gestes et expressions. Le résultat de ce défouloir peine à convaincre sur la durée. Moi qui suis aux aguets et espère toujours trouver dans les bacs d’occase des pépites inconnues et/ou oubliées, j’avais acheté cet album il y a longtemps, mais j’en suis sorti déçu (même après une nouvelle lecture avant de l’aviser).

13/07/2026 (modifier)