Troisième album de Gilbert Hernandez et c'est le moins bon que j'ai lu pour le moment ou du moins celui que je trouve le plus mauvais. Je ne l'ai même pas fini alors qui me restait 30 pages à lire.
L'histoire contient des moments très trash. Au vu du titre, j'imagine que le but de l'auteur est de montré toute la violence de la société, surtout sexuel (des jeunes agressé sexuellement, un mort lors d'une partie de bondage) et comment cela marque une petite fille vivant dans un milieu défavorisé. En tout cas, c'est ce que j'ai compris de ce récit qui m'a surtout être une suite de scènes un peu décousu. En tout cas, souvent je ne comprenais pas trop le comportement de certains personnages et où l'auteur voulait vraiment en venir. J'ai fini par trouver ennuyeux ce récit qui me semblait nihiliste.
C'est dommage parce que c'est la première fois que je vois le dessin de Hernandez en noir et blanc et j'ai mieux apprécié son trait que lorsqu'il y a des couleurs. Encore un auteur qui n'est pas pour moi je pense.
J'ai lu cette BD sans grand plaisir ni déplaisir, tout en me demandant où on allait. Et le final est : pas fou du tout.
En gros, c'est une histoire fictive sur un type d'EPADH que je ne connaissais pas, mais dont la révélation de l'existence n'a strictement rien changé à la mienne. C'est gentil, vaguement informatif, mais pas spécialement intéressant. Même si je ne connais pas grand chose aux EPADH, cette BD n'a pas spécialement donné plus envie de m'y intéresser.
Le souci est que la BD part d'un exemple de vieille femme obligée de s'y installer suite à une complication de santé et personne pour s'occuper d'elle. Très vite elle découvre l'univers et les habitants, avec leurs travers et chacun spécifiquement typé (la dame qui râle sur tout, la vieille qui perd la boule, le vieux en scooter électrique ...), dans une ambiance sympathique et bon enfant. Puis voila, ils font leur petite vie et à la fin elle repart contente d'avoir vécue ce bout de vie et j'ai envie de lui dire "Chic pour toi". Si le résumé vous parait lapidaire, c'est qu'en fin de compte il est assez représentatif de la BD : il ne se passe pas grand chose. Le récit aurait pu être plus émotif sur les vieux qui deviennent progressivement grabataires et dépendants, la perte de leurs mémoire et leur identité, ou simplement la question de la solitude, de l'isolement. Ici on a une histoire autour de nains de jardin pour montrer comment il se sortent d'une certaine passivité, mais c'est presque la seule péripétie de l'ensemble.
C'est le genre de BD qui fait BD de commande pour vanter les mérites de ces institutions. Je ne doute pas qu'elles sont intéressantes et probablement très bien pour un public de personnes âgées. Mais en même temps, je ne peux pas vraiment recommander la BD qui est franchement moyenne, pas désagréable à lire mais qui n'a pas de réel tenant et aboutissant, qui fait très propre dans son déroulé, sans risque et sans histoire. Et fatalement, ça m'ennuie.
Je ne vais pas tourner autour du pot : c'est un nanar, pas un petit mais un gros, un bien velu.
Pourtant les deux auteurs ne sont pas des nouveaux venus : Victor de la Fuente sait tenir un crayon, et Victor Mora sait construire une histoire. Je me demande si ce n'était pas un travail purement alimentaire, genre payer ses impôts en retard.
Pour l'histoire (ou ce qui ressemble) : mélangez dans le même brouet des Américains patibulaires, des Russes pas mieux lotis, une belle héroïne blondinette, d'autres femmes bien foutues et propices à perdre leurs vêtements, un savant fou sauce nazi, du vaudou avec des zombies, des crocodiles (ou des caïmans), des mercenaires bien relous et nécrophiles (pendant qu'on y est), un brin de psychomachinchouette, touillez bien et vous obtenez une BD de 46 planches dont on tourne les pages en se demandant quel machin à la masse va survenir. Ils ne vont pas oser faire ça ? Ben si, ils l'ont fait quand même !
Je soupçonne le scénariste avoir joué aux dés : 1=les Martiens débarquent, 2=un calamar géant attaque, 3=une plage pleine de mines, 4=...
Une note de 2 parce que c'est Victor de la Fuente qui a dessiné (bien que certaines cases ont été vite faites).
C’est une aventure légère, simple et malheureusement inachevée, idéale pour une lecture d’une soirée, portée par un dessin particulièrement coloré et généreux. L’histoire s’interrompt précisément au moment où l’on commence réellement à s’immerger dans l’univers et à s’intéresser à la suite des événements.
La première chose qui mérite d’être soulignée est le dessin. Il est incroyablement vivant, énergique et expressif. On a l’impression que l’artiste a pris un réel plaisir à créer ce monde, ses créatures et ses personnages. Le style graphique rappelle beaucoup celui d’« Ekhö - Monde miroir », une autre série d’Arleston. Pourtant, les dessinateurs sont différents, ce qui est assez surprenant : on pourrait facilement croire que les deux œuvres ont été réalisées par la même main.
Le dessin regorge de détails. Les créatures, les monstres, les décors et les intérieurs sont soigneusement travaillés et débordent de vie. Le troisième tome se distingue particulièrement. Si les visages des personnages avaient encore un aspect légèrement cartoonesque dans les deux premiers volumes, ils deviennent dans le troisième beaucoup plus détaillés et expressifs. De nombreuses petites nuances et détails apparaissent, rendant les personnages plus crédibles, plus vivants et plus mémorables.
La seule chose qui m’a parfois sauté aux yeux concerne les proportions très exagérées — je n’ai pas peur de le dire — des poitrines des héroïnes. Dans certaines scènes, elles sont tellement démesurées qu’elles finissent par détourner l’attention de ce qui se passe.
Concernant le scénario, le bilan est plus mitigé. L’histoire plonge immédiatement le lecteur dans un flot d’aventures et d’événements qui font avancer le récit à un rythme soutenu. Cependant, au fil des tomes, les personnages évoluent peu et leurs relations restent insuffisamment développées.
C’est probablement ce qui m’a le plus déçu. Avec un univers visuel aussi séduisant et des personnages qui avaient le potentiel d’être très attachants, j’aurais aimé voir davantage d’interactions entre eux, plus de développement des relations et une véritable évolution personnelle. Malheureusement, cet aspect est largement laissé de côté.
Il est possible que les auteurs aient prévu de développer davantage les personnages et leurs relations dans les tomes suivants. Mais la série s’est arrêtée au troisième volume, laissant une impression d’inachèvement et de potentiel inexploité.
Et si le monde était gouverné par des bandits et des assassins ? La prémisse de base de cette œuvre n'est pas absurde, n'est-ce pas ?
Bien que techniquement bien réalisés, je ne trouve pas les dessins de JG Jones attrayants : un réalisme excessif et sans nuances, trop de grimaces des personnages !
Mais mon principal désaccord concerne le scénario : violence extrême et gratuite, jurons constants qui finissent par lasser. Il y a une volonté délibérée et puérile de choquer, de la part de Millar. L'adaptation cinématographique a en partie éliminé ces aspects, mais les incongruités et l'invraisemblance sont restées.
C’est une aventure classique qui se lit facilement en une soirée, mais qui laisse une impression de frustration : « C’est tout ? Déjà terminé ? »
J’ai pris plaisir à lire cette courte histoire. Même si les principaux rebondissements étaient assez prévisibles, la lecture restait agréable et captivante.
Le monde présenté dans cette BD semble vaste et riche, mais on nous en montre très peu. On nous dit simplement : « voici trois races ; ceux-là sont les oppresseurs, ceux-ci les opprimés, et les troisièmes sont les méchants parce qu’ils sont méchants ». L’univers et son histoire ne sont pratiquement pas développés.
Je comprends qu’il est difficile de faire tenir beaucoup de choses en seulement deux tomes. Mais en terminant le premier volume, j’avais envie d’en lire quatre ou six de plus pour découvrir l’histoire du monde, comprendre son fonctionnement et m’y immerger davantage. Malheureusement, tout se termine déjà dans le deuxième tome.
À mon avis, l’histoire s’adresse plutôt à un public adolescent. Cela reste néanmoins une lecture divertissante, malgré sa très courte durée.
L’histoire n’est pas mauvaise. Mais elle reste très loin du niveau des séries "Mages, Nains, Elfes, Orcs & Gobelins" publiées par Soleil. Que ce soit par la qualité du scénario, la richesse de l’univers ou la profondeur des personnages et de leurs motivations, la comparaison est clairement défavorable à "Trois peuples"
D. Quichotte de Cervantes est un monument de la littérature universelle, à plusieurs niveaux de lecture. Ici, il est réduit à son côté anecdotique de rêveur, ce qui est très peu ! Le dessin d'Eisner est toujours bon, surtout dans les expressions des personnages, mais les couleurs horribles le défigurent. Bref, c'est un des travaux les moins heureux de l'auteur.
Bon. Déjà, j’avais lâché l’affaire Thorgal depuis longtemps. Sur plus de quarante volumes, il y a forcément une baisse d’intérêt et le filon commercial trop évident. Du coup, je n’en ai même pas lu assez pour donner un avis pertinent sur la série de base. Quand aux différentes séries parallèles et reprises, j’en ai à peine feuilleté certaines, les resucées de resucées… non merci.
Et voilà qu’on me prête celle-ci ! Enregistrée comme un one-shot, je peux donc donner mon avis.
Eh bien je trouve qu’on est bien dans l’ambiance de la saga, mais simplement il m’a semblé que ça n’apportait rien.
Du grand classique, pas forcément mal fait, mais où j’ai eu l’impression de beaucoup de facilités, de personnages un peu clichés. On récupère des grands classiques : la reine d’un royaume isolé, une jolie fille guerrière, un traitre, un super méchant qui veut le pouvoir sur le monde entier… et évidemment Thorgal doit accomplir (et réussir) une quête là où personne n’a jamais réussi, accompagné de la jolie fille bien entendu
C’est peut-être moi aussi, avec l’âge, je ne suis plus aussi sensible à ce monde fantastique. Et le Thorgal en question commence à me taper sur les nerfs.
Ajouté à cela un dessin plus que correct pour cet univers mais qui ne me fait pas vibrer spécialement.
Trop commercial tout ça, on continue tant que ça rapporte, donc bof.
J'ai lu les deux albums avec une certaine indifférence et cela ne me donne pas envie de lire les autres titres de cette collection.
Je dois être un gros cinéphile parce que je connaissais déjà au moins la moitié de celle-ci. Ça ne serait pas un problème si au moins les histoires étaient correctes, mais c'est très dur de faire une bd marquante en seulement 3 pages et si deux-trois sont corrects, la plupart du temps c'est pas terrible. Il y a quelques trucs un peu bizarres comme dans l'histoire sur L'Empire contre-attaque qui donne l'impression que c'est dans ce film que James Earl Jones a commencé à donner sa voix au personnage e Darth Vader alors qu'il le faisait déjà dans le film précédant ! On parle aussi de D. W. Griffith qui se rachète en partie son film raciste La Naissance de la Nation avec son film Intolérance...qui est remplit de méchants juifs et de méchants catholiques, deux groupes que le KKK déteste !
Il y a plusieurs dessinateurs dont je n'ai pas trop aimé le dessin, notamment ceux avec un style réaliste. Trop souvent, on dirait qu'ils ont juste dessiné par-dessus des photos. Au final, les textes qui accompagnent les bds sont souvent meilleurs que les bds en elle-même alors je pense que ça serait mieux de juste lire un bouquin remplit d'anecdotes sur le cinéma.
Un vieux manga qui n'aurait sans doute jamais traduit si l'auteur n'avait pas été Tezuka.
J'aime bien Osamu Tezuka, mais surtout sa carrière à partir de la fin des années 60, lorsque le manga a commencé à être mature et faire autre chose que des récits pour enfants au ton très enfantin. Il y a des séries des années 50-60 de Tezuka qui me plait un peu, mais il y aussi beaucoup de séries qui ont mal vieillis comme ce ZéroMan
Le principal intérêt de cette série est purement historique: les magazines hebdomadaires pour mangas ne sont apparus au Japon qu'à la fin des années 50. Zéroman est le premier manga de Tezuka publié dans un magazine hebdo qui raconte la même histoire du début jusqu'à la fin, contrairement à une série comme Astro Boy qui était composé d'histoires indépendantes. On retrouve les thèmes chers de l'auteur comme la dénonciation de la guerre et du racisme. En fait, un lecteur qui connait bien Tezuka ne va pas être dépaysé par ce que fait le maitre ici.
Au niveau du dessin, Tezuka est encore sous influence de Disney et cela a un style rétro que j'aime bien. Le problème vient du scénario. On est clairement dans un récit qui vise les jeunes enfants et chaque chapitre est remplit de péripéties. pour tenir le lecteur en haleine. J'imagine que ça passait mieux lorsqu'on lisait un chapitre parce lorsqu'on lit le tout en bloc cela devient vite fatiguant. Les personnages ne sont que des archétypes, c'est remplis de facilités scénaristiques et parfois d'incohérences. On sent vraiment que Tezuka improvisait son récit Il y a quelques scènes qui sortent du lot, mais la plupart du temps c'est ennuyeux.
Sinon, le manga est parfois cru avec des 'merdes' et des 'fait chier'. Est-ce qu'on pouvais écrire des gros mots dans les magazines pour garçons en 1959 ou c'est le traducteur qui fait n'importe quoi ? À vous de décidez !
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L'Enfer est pavé de bonnes intentions
Troisième album de Gilbert Hernandez et c'est le moins bon que j'ai lu pour le moment ou du moins celui que je trouve le plus mauvais. Je ne l'ai même pas fini alors qui me restait 30 pages à lire. L'histoire contient des moments très trash. Au vu du titre, j'imagine que le but de l'auteur est de montré toute la violence de la société, surtout sexuel (des jeunes agressé sexuellement, un mort lors d'une partie de bondage) et comment cela marque une petite fille vivant dans un milieu défavorisé. En tout cas, c'est ce que j'ai compris de ce récit qui m'a surtout être une suite de scènes un peu décousu. En tout cas, souvent je ne comprenais pas trop le comportement de certains personnages et où l'auteur voulait vraiment en venir. J'ai fini par trouver ennuyeux ce récit qui me semblait nihiliste. C'est dommage parce que c'est la première fois que je vois le dessin de Hernandez en noir et blanc et j'ai mieux apprécié son trait que lorsqu'il y a des couleurs. Encore un auteur qui n'est pas pour moi je pense.
On se reposera plus tard
J'ai lu cette BD sans grand plaisir ni déplaisir, tout en me demandant où on allait. Et le final est : pas fou du tout. En gros, c'est une histoire fictive sur un type d'EPADH que je ne connaissais pas, mais dont la révélation de l'existence n'a strictement rien changé à la mienne. C'est gentil, vaguement informatif, mais pas spécialement intéressant. Même si je ne connais pas grand chose aux EPADH, cette BD n'a pas spécialement donné plus envie de m'y intéresser. Le souci est que la BD part d'un exemple de vieille femme obligée de s'y installer suite à une complication de santé et personne pour s'occuper d'elle. Très vite elle découvre l'univers et les habitants, avec leurs travers et chacun spécifiquement typé (la dame qui râle sur tout, la vieille qui perd la boule, le vieux en scooter électrique ...), dans une ambiance sympathique et bon enfant. Puis voila, ils font leur petite vie et à la fin elle repart contente d'avoir vécue ce bout de vie et j'ai envie de lui dire "Chic pour toi". Si le résumé vous parait lapidaire, c'est qu'en fin de compte il est assez représentatif de la BD : il ne se passe pas grand chose. Le récit aurait pu être plus émotif sur les vieux qui deviennent progressivement grabataires et dépendants, la perte de leurs mémoire et leur identité, ou simplement la question de la solitude, de l'isolement. Ici on a une histoire autour de nains de jardin pour montrer comment il se sortent d'une certaine passivité, mais c'est presque la seule péripétie de l'ensemble. C'est le genre de BD qui fait BD de commande pour vanter les mérites de ces institutions. Je ne doute pas qu'elles sont intéressantes et probablement très bien pour un public de personnes âgées. Mais en même temps, je ne peux pas vraiment recommander la BD qui est franchement moyenne, pas désagréable à lire mais qui n'a pas de réel tenant et aboutissant, qui fait très propre dans son déroulé, sans risque et sans histoire. Et fatalement, ça m'ennuie.
La Sibérienne
Je ne vais pas tourner autour du pot : c'est un nanar, pas un petit mais un gros, un bien velu. Pourtant les deux auteurs ne sont pas des nouveaux venus : Victor de la Fuente sait tenir un crayon, et Victor Mora sait construire une histoire. Je me demande si ce n'était pas un travail purement alimentaire, genre payer ses impôts en retard. Pour l'histoire (ou ce qui ressemble) : mélangez dans le même brouet des Américains patibulaires, des Russes pas mieux lotis, une belle héroïne blondinette, d'autres femmes bien foutues et propices à perdre leurs vêtements, un savant fou sauce nazi, du vaudou avec des zombies, des crocodiles (ou des caïmans), des mercenaires bien relous et nécrophiles (pendant qu'on y est), un brin de psychomachinchouette, touillez bien et vous obtenez une BD de 46 planches dont on tourne les pages en se demandant quel machin à la masse va survenir. Ils ne vont pas oser faire ça ? Ben si, ils l'ont fait quand même ! Je soupçonne le scénariste avoir joué aux dés : 1=les Martiens débarquent, 2=un calamar géant attaque, 3=une plage pleine de mines, 4=... Une note de 2 parce que c'est Victor de la Fuente qui a dessiné (bien que certaines cases ont été vite faites).
Elixirs
C’est une aventure légère, simple et malheureusement inachevée, idéale pour une lecture d’une soirée, portée par un dessin particulièrement coloré et généreux. L’histoire s’interrompt précisément au moment où l’on commence réellement à s’immerger dans l’univers et à s’intéresser à la suite des événements. La première chose qui mérite d’être soulignée est le dessin. Il est incroyablement vivant, énergique et expressif. On a l’impression que l’artiste a pris un réel plaisir à créer ce monde, ses créatures et ses personnages. Le style graphique rappelle beaucoup celui d’« Ekhö - Monde miroir », une autre série d’Arleston. Pourtant, les dessinateurs sont différents, ce qui est assez surprenant : on pourrait facilement croire que les deux œuvres ont été réalisées par la même main. Le dessin regorge de détails. Les créatures, les monstres, les décors et les intérieurs sont soigneusement travaillés et débordent de vie. Le troisième tome se distingue particulièrement. Si les visages des personnages avaient encore un aspect légèrement cartoonesque dans les deux premiers volumes, ils deviennent dans le troisième beaucoup plus détaillés et expressifs. De nombreuses petites nuances et détails apparaissent, rendant les personnages plus crédibles, plus vivants et plus mémorables. La seule chose qui m’a parfois sauté aux yeux concerne les proportions très exagérées — je n’ai pas peur de le dire — des poitrines des héroïnes. Dans certaines scènes, elles sont tellement démesurées qu’elles finissent par détourner l’attention de ce qui se passe. Concernant le scénario, le bilan est plus mitigé. L’histoire plonge immédiatement le lecteur dans un flot d’aventures et d’événements qui font avancer le récit à un rythme soutenu. Cependant, au fil des tomes, les personnages évoluent peu et leurs relations restent insuffisamment développées. C’est probablement ce qui m’a le plus déçu. Avec un univers visuel aussi séduisant et des personnages qui avaient le potentiel d’être très attachants, j’aurais aimé voir davantage d’interactions entre eux, plus de développement des relations et une véritable évolution personnelle. Malheureusement, cet aspect est largement laissé de côté. Il est possible que les auteurs aient prévu de développer davantage les personnages et leurs relations dans les tomes suivants. Mais la série s’est arrêtée au troisième volume, laissant une impression d’inachèvement et de potentiel inexploité.
Wanted (J.G. Jones)
Et si le monde était gouverné par des bandits et des assassins ? La prémisse de base de cette œuvre n'est pas absurde, n'est-ce pas ? Bien que techniquement bien réalisés, je ne trouve pas les dessins de JG Jones attrayants : un réalisme excessif et sans nuances, trop de grimaces des personnages ! Mais mon principal désaccord concerne le scénario : violence extrême et gratuite, jurons constants qui finissent par lasser. Il y a une volonté délibérée et puérile de choquer, de la part de Millar. L'adaptation cinématographique a en partie éliminé ces aspects, mais les incongruités et l'invraisemblance sont restées.
Trois peuples
C’est une aventure classique qui se lit facilement en une soirée, mais qui laisse une impression de frustration : « C’est tout ? Déjà terminé ? » J’ai pris plaisir à lire cette courte histoire. Même si les principaux rebondissements étaient assez prévisibles, la lecture restait agréable et captivante. Le monde présenté dans cette BD semble vaste et riche, mais on nous en montre très peu. On nous dit simplement : « voici trois races ; ceux-là sont les oppresseurs, ceux-ci les opprimés, et les troisièmes sont les méchants parce qu’ils sont méchants ». L’univers et son histoire ne sont pratiquement pas développés. Je comprends qu’il est difficile de faire tenir beaucoup de choses en seulement deux tomes. Mais en terminant le premier volume, j’avais envie d’en lire quatre ou six de plus pour découvrir l’histoire du monde, comprendre son fonctionnement et m’y immerger davantage. Malheureusement, tout se termine déjà dans le deuxième tome. À mon avis, l’histoire s’adresse plutôt à un public adolescent. Cela reste néanmoins une lecture divertissante, malgré sa très courte durée. L’histoire n’est pas mauvaise. Mais elle reste très loin du niveau des séries "Mages, Nains, Elfes, Orcs & Gobelins" publiées par Soleil. Que ce soit par la qualité du scénario, la richesse de l’univers ou la profondeur des personnages et de leurs motivations, la comparaison est clairement défavorable à "Trois peuples"
Le Dernier Chevalier
D. Quichotte de Cervantes est un monument de la littérature universelle, à plusieurs niveaux de lecture. Ici, il est réduit à son côté anecdotique de rêveur, ce qui est très peu ! Le dessin d'Eisner est toujours bon, surtout dans les expressions des personnages, mais les couleurs horribles le défigurent. Bref, c'est un des travaux les moins heureux de l'auteur.
Thorgal Saga - De givre et de feu
Bon. Déjà, j’avais lâché l’affaire Thorgal depuis longtemps. Sur plus de quarante volumes, il y a forcément une baisse d’intérêt et le filon commercial trop évident. Du coup, je n’en ai même pas lu assez pour donner un avis pertinent sur la série de base. Quand aux différentes séries parallèles et reprises, j’en ai à peine feuilleté certaines, les resucées de resucées… non merci. Et voilà qu’on me prête celle-ci ! Enregistrée comme un one-shot, je peux donc donner mon avis. Eh bien je trouve qu’on est bien dans l’ambiance de la saga, mais simplement il m’a semblé que ça n’apportait rien. Du grand classique, pas forcément mal fait, mais où j’ai eu l’impression de beaucoup de facilités, de personnages un peu clichés. On récupère des grands classiques : la reine d’un royaume isolé, une jolie fille guerrière, un traitre, un super méchant qui veut le pouvoir sur le monde entier… et évidemment Thorgal doit accomplir (et réussir) une quête là où personne n’a jamais réussi, accompagné de la jolie fille bien entendu C’est peut-être moi aussi, avec l’âge, je ne suis plus aussi sensible à ce monde fantastique. Et le Thorgal en question commence à me taper sur les nerfs. Ajouté à cela un dessin plus que correct pour cet univers mais qui ne me fait pas vibrer spécialement. Trop commercial tout ça, on continue tant que ça rapporte, donc bof.
Histoires incroyables du cinéma
J'ai lu les deux albums avec une certaine indifférence et cela ne me donne pas envie de lire les autres titres de cette collection. Je dois être un gros cinéphile parce que je connaissais déjà au moins la moitié de celle-ci. Ça ne serait pas un problème si au moins les histoires étaient correctes, mais c'est très dur de faire une bd marquante en seulement 3 pages et si deux-trois sont corrects, la plupart du temps c'est pas terrible. Il y a quelques trucs un peu bizarres comme dans l'histoire sur L'Empire contre-attaque qui donne l'impression que c'est dans ce film que James Earl Jones a commencé à donner sa voix au personnage e Darth Vader alors qu'il le faisait déjà dans le film précédant ! On parle aussi de D. W. Griffith qui se rachète en partie son film raciste La Naissance de la Nation avec son film Intolérance...qui est remplit de méchants juifs et de méchants catholiques, deux groupes que le KKK déteste ! Il y a plusieurs dessinateurs dont je n'ai pas trop aimé le dessin, notamment ceux avec un style réaliste. Trop souvent, on dirait qu'ils ont juste dessiné par-dessus des photos. Au final, les textes qui accompagnent les bds sont souvent meilleurs que les bds en elle-même alors je pense que ça serait mieux de juste lire un bouquin remplit d'anecdotes sur le cinéma.
ZéroMan
Un vieux manga qui n'aurait sans doute jamais traduit si l'auteur n'avait pas été Tezuka. J'aime bien Osamu Tezuka, mais surtout sa carrière à partir de la fin des années 60, lorsque le manga a commencé à être mature et faire autre chose que des récits pour enfants au ton très enfantin. Il y a des séries des années 50-60 de Tezuka qui me plait un peu, mais il y aussi beaucoup de séries qui ont mal vieillis comme ce ZéroMan Le principal intérêt de cette série est purement historique: les magazines hebdomadaires pour mangas ne sont apparus au Japon qu'à la fin des années 50. Zéroman est le premier manga de Tezuka publié dans un magazine hebdo qui raconte la même histoire du début jusqu'à la fin, contrairement à une série comme Astro Boy qui était composé d'histoires indépendantes. On retrouve les thèmes chers de l'auteur comme la dénonciation de la guerre et du racisme. En fait, un lecteur qui connait bien Tezuka ne va pas être dépaysé par ce que fait le maitre ici. Au niveau du dessin, Tezuka est encore sous influence de Disney et cela a un style rétro que j'aime bien. Le problème vient du scénario. On est clairement dans un récit qui vise les jeunes enfants et chaque chapitre est remplit de péripéties. pour tenir le lecteur en haleine. J'imagine que ça passait mieux lorsqu'on lisait un chapitre parce lorsqu'on lit le tout en bloc cela devient vite fatiguant. Les personnages ne sont que des archétypes, c'est remplis de facilités scénaristiques et parfois d'incohérences. On sent vraiment que Tezuka improvisait son récit Il y a quelques scènes qui sortent du lot, mais la plupart du temps c'est ennuyeux. Sinon, le manga est parfois cru avec des 'merdes' et des 'fait chier'. Est-ce qu'on pouvais écrire des gros mots dans les magazines pour garçons en 1959 ou c'est le traducteur qui fait n'importe quoi ? À vous de décidez !