Les derniers avis (20817 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Margot la folle
Margot la folle

Une femme flamande vivant dans un village ravagé par la peste se lance dans une poursuite hallucinée à travers l'enfer et les paysages de l'Apocalypse pour tenter de retrouver son mari emporté par les spectres de la mort. Je reconnais sans difficulté le travail ambitieux réalisé autour de cet album. Muriel Blondeau construit un univers médiéval fantastique très personnel, nourri de folklore flamand, de visions apocalyptiques et surtout d'un hommage permanent à l'univers pictural de Pieter Brueghel. Toute la BD fonctionne comme une réinterprétation libre et fiévreuse de Margot l'enragée, mais aussi de quelques autres œuvres du peintre, avec des références visuelles évidentes à ses enfers grouillants, à ses monstres, à ses scènes de chaos et à cette représentation très organique de l'Apocalypse. On sent aussi fortement l'influence de Jérôme Bosch dans le bestiaire et certaines visions grotesques ou cauchemardesques. Visuellement, l'album possède une vraie identité. Le grand format carré accentue cette impression d'objet atypique et permet à l'autrice de construire des planches très libres, pleines de débordements graphiques, de personnages qui envahissent les cases, de créatures absurdes, de détails partout et de compositions volontairement désorientantes. Il y a un vrai travail pour donner vie à une espèce de conte médiéval halluciné où le lecteur traverse un monde de peste, de mort, de superstition et de visions infernales. Mais malgré tout ça, je n'ai jamais réussi à entrer dans le récit. J'ai trouvé l'ensemble beaucoup trop fantasque, onirique et volontairement confus. Les péripéties s'enchaînent dans une logique de rêve fiévreux où l'on passe sans arrêt d'une rencontre absurde à une autre, d'un symbole à un autre, sans structure claire ni montée dramatique qui me donne envie de suivre l'aventure. Je comprends que cette désorientation fasse partie du projet, mais elle ma empêché de rentrer dans le récit. Le langage utilisé n'a pas aidé non plus. Les dialogues sont remplis d'expressions flamandes et de références culturelles nécessitant constamment de revenir au lexique placé en début d'album. Je peux comprendre que cela participe à l'ambiance folklorique, mais j'ai trouvé ça assez pénible et cassant pour la lecture. J'avais régulièrement l'impression qu'il me manquait des références culturelles, historiques ou picturales pour réellement apprécier ce que l'album essayait de raconter. Même si je respecte la proposition artistique et le travail d'hommage à Brueghel, cette BD m'a laissé une impression de confusion et d'ennui. J'y ai davantage vu un exercice graphique et culturel érudit qu'un récit capable de réellement me captiver.

20/05/2026 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Les Aventures de François Ruffin, député-reporter
Les Aventures de François Ruffin, député-reporter

Nous sommes à un an de l'élection présidentielle. A l'heure où les candidat(e)s présomptifs/ves sont nombreux/ses, certains essaient de se démarquer, de sortir du lot. Sans clamer que je sois particulièrement fan du personnage, force est de constater que François Ruffin, député écologiste de la Somme, essaie de se démarquer. Journaliste et documentariste de formation, il s'est engagé depuis une dizaine d'années en politique, et est député de la Somme depuis 2017. Ce mandat lui permet de se mêler à la population locale, lors d'évènements divers, de manifestations ou encore d'immersions avec des travailleurs et des travailleuses de la première ligne, salué(e)s durant la crise Covid, mais jamais rétribué(e)s de manière substantielle. On a donc une suite d'instantanés, certains uniques, d'autres découpés en plusieurs segments, qui montrent son écoute, son talent pour le dialogue et l'esprit de synthèse qui lui permet d'être pertinent et percutant dans ses interventions et ses analyses. Des anecdotes racontées par Ruffin lui-même, et transformées en segments narratifs par le talentueux et chevronné Laurent Galandon. Des anecdotes, des témoignages parfois poignants, tous intéressants. Ruffin s'y montre donc attentif, offensif, mais jamais injurieux ou agressif comme il peut l'être dans d'autres circonstances. C'est donc un peu policé, une bonne chose, mais Ruffin y est aussi, par moments, un peu pédant, ce qui est dommage. EDIT : A la lumière de la relecture dans un autre angle, et différents témoignages, dont celui d'une personne présente dans le récit se déroulant dans un train, il semblerait qu'en plus de jouer au sauveur blanc, Ruffin ait bien bien contrefait certaines choses, en sa faveur. Je ne peux que condamner ce comportement, car si on a coutume de romancer les choses en BD, c'est pour que le récit soit meilleur ; si c'est à des fins électoralistes, cela pose un gros problème pour moi. Je baisse donc ma note initiale de 3 à 2/5, ne voulant pas sanctionner le travail de la douzaine d'auteurs qui ont participé à ce collectif, et que Ruffin semble invisibiliser quand il fait la promo de l'album. Le travail graphique des onze dessinatrices et dessinateurs qui ont accepté de le suivre dans l'aventure est vraiment bon, quoique très diversifié (on a Pendanx et Jul, par exemple...). Ils ont fait du bon boulot sur des formats courts, voire très courts. En bref, un album à prendre avec beaucoup de pincettes.

07/05/2026 (MAJ le 20/05/2026) (modifier)
Couverture de la série Les Légendes des Siècles
Les Légendes des Siècles

Caritte est un auteur assez inégal. S’il parvient à me faire sourire, voire rire, j’ai souvent du mal à accrocher sur la durée. Et cet album ne dérogera pas à cette règle. En effet, ses histoires courtes, parodiques, foutraques, flirtant avec l’absurde et l’humour con ne sont pas assez percutantes, et l’humour peine à être efficace. Il y a bien quelques idées vraiment amusantes (par exemple l’histoire avec Davy Crockett et les jingles de la série parodiés qui se lancent à tout bout de champ jusqu’à devenir volontairement relou et débile) et sur certaines histoires, quelques gags fonctionnent. Mais globalement ça m’a laissé sur ma faim. Pourtant Caritte pioche un peu partout pour ses histoires/personnages, des personnages historiques aux héros de romans ou séries télé. Mais ce créneau a déjà été pas mal traité, et faire preuve d’originalité – tout en restant drôle – n’est pas aisé. Et ici l’essai est loin d’être toujours transformé.

19/05/2026 (modifier)
Par Simili
Note: 2/5
Couverture de la série Les Années douces
Les Années douces

Me voilà bien embêté pour noter cet ouvrage de Taniguchi car cette adaptation d'un roman de Kawakami me laisse des sentiments perplexes. Je découvre l'avis de iannick et je ne peux que valider cette impression que "Les Années douces" s'adresse à un public averti Tout d'abord que cette histoire est molle Et là je m'interroge si cette impression de mollesse relève plus d'un choc des cultures que du caractère des protagonistes. Choc de cultures mais également choc de génération car notre jeune trentenaire Tsukiko, qui est d'une nonchalance phénoménale, tombe amoureuse d'un ancien professeur de ,j'imagine, 30 ans son ainé. En soit ce n'est pas la première œuvre à traiter de différence d'âge conséquente et il suffit d'ouvrir les pages people du premier torchon venu pour constater que ce phénomène n'est pas exceptionnel J'ai plus été perturbé, voire choqué, que tout au long de l'ouvrage elle s'adresse à lui en l'appelant Maître. Cela me laisse une impression très très désagréable. A aucun moment je n'ai eu l'impression que nos deux tourtereaux discutaient d'égal à égal. Ensuite vu que l'essentiel de leur rapport se déroule au restaurant qu'est-ce qu'ils peuvent manger et accessoirement picoler. A moins que ce ne soit l'inverse. Bref on a envie de secouer cette brave Tsukiko afin qu'elle exprime enfin ses sentiments. Par contre graphiquement les traits de Taniguchi sont toujours aussi fins et précis. Son travail reste toujours aussi appréciable. J'avoue toujours contempler ces dessins avec beaucoup de plaisir. Au final je vais mettre un peu en dessous de la moyenne car 2 tomes pour nous raconter tout ça c'est vraiment vraiment long. Même si encore une fois cela tient plus de la volonté de Taniguchi de coller à l'œuvre originale.

19/05/2026 (modifier)
Couverture de la série L'Éden des sorcières
L'Éden des sorcières

J’ai emprunté les sept premiers albums (seuls disponibles dans ma médiathèque) et, malgré quelques qualités, j’admets avoir eu du mal à aller au bout de cette lecture. A partir du sixième, je n’ai fait que survoler l’histoire, la lisant en diagonale. Rien d’infamant pourtant. Mais c’est juste que ça manque d’originalité, et de dynamisme. Il y a beaucoup trop de longueurs, de passages trop étirés ( ce qui est d’autant plus étonnant que nombre de planches sont muettes, et que globalement la série peut se lire très vite), je me suis ennuyé à plusieurs reprises. Le voyage/quête de la jeune héroïne (Pilly) sent le déjà vu, et surtout elle n’apporte qu’un fil rouge linéaire qui peine à captiver sur la durée. L’intrigue se développe dans une ambiance assez noire (on est presque dans de la Dark Fantasy), avec un monde déprimant et sur le déclin, dominé par des hommes, et où les fleurs, plantes deviennent de plus en plus rares. Seules les sorcières (dont Pilly fait partie), subissant les persécutions des hommes, et se cachant d’eux, semblent encore pouvoir sauver ce monde, en gardant contact avec ces plantes (les amurds). Pilly – à qui une vieille sorcière a confié une graine avant de mourir, doit retrouver l’Eden (forcément verdoyant). Cette graine se transforme miraculeusement en une sorte de loup, Oak (personnage surpuissant, hybride animal/végétal), qui l’accompagne dans sa quête et la sauve de multiples dangers. Il y a là sans doute une réminiscence de certains thèmes japonais traditionnels, que l’on peut voir dans certains dessins animés des studios Ghibli (chez Miyazaki par exemple), comme la forte présence de la nature, des animaux « magiques », etc. Mais ici j’ai trouvé que l’intrigue manquait d’épaisseur, y compris au niveau des méchants, ou de certains personnages un peu ambigus (comme Fruditilla). Il n’y a pas non plus la poésie qui irrigue les œuvres de Miyazaki. Reste un dessin, que j’ai trouvé agréable, ne surjouant pas les émotions. Un scénario plus resserré et plus dynamique m'aurait sans doute davantage accroché, mais cette histoire "sympathique", bien dessinée, m'a lassé avant la fin.

18/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Boudicca - La Furie Celte
Boudicca - La Furie Celte

La collection des « Reines de sang » s’étoffe, et s’écarte de plus en plus des exemples les plus célèbres, ce qui permet au passage de découvrir des personnages moins traités, voire pas du tout. C’est un peu le cas de Boudicca, dont je ne connaissais que quelques bribes son action, lues au cours de mes lointaines études d’Histoire. En tout cas le sujet (la conquête des îles bretonnes par les Romains, Boudicca elle-même) m’intéressait a priori. Mais je suis sorti fortement déçu de ma lecture des deux premiers albums parus. Je ne connais pas les sources utilisées par Nihoul (ça aurait été une bonne idée de les indiquer, puisqu’on n’est pas ici dans quelque chose de balisé, comme pour les têtes d’affiche romaines de la collection). Une carte des tribus bretonnes, une localisation des principales places fortes ou batailles n’auraient pas non plus été superflus. Mais j’ai souvent eu l’impression que, faute de sources solides, il y avait pas mal d’improvisation et de remplissage. Les dialogues ne sont d’ailleurs pas toujours extraordinaires. Mais surtout, après lecture des deux albums parus – et donc des deux tiers de la série – le personnage même de Boudicca, et son statut de « reine de sang » restent à peine effleurés. En effet, elle n’apparait que très peu dans le premier tome, à peine plus dans le suivant, et son rôle est pour le moment très périphérique (alors que titres et couvertures semblent laisser croire que tout tourne autour d’elle !). Grosse frustration donc. Quant au dessin, il est plutôt lisible, mais je l’ai trouvé inégal, souvent très moyen. Bref, pour l’instant, ça ne tient pas ses promesses, et je ne comprends pas pourquoi trois albums sont consacrés à Boudicca (pour lui laisser si peu de place)…

18/05/2026 (modifier)
Par tnerual96
Note: 2/5
Couverture de la série Gunnm
Gunnm

Gunnm commence très bien. Les premiers chapitres sont vraiment accrocheurs, avec une ambiance cyberpunk forte, un univers sombre et surtout des dessins superbes. On sent tout de suite une vraie maîtrise visuelle et une héroïne intrigante, ce qui donne envie de continuer sans hésitation. Mais ensuite, la lecture devient beaucoup plus difficile à suivre. À partir de la partie avec le sport Motorball, j’ai complètement décroché. J’ai trouvé cet arc interminable et surtout très peu intéressant, avec un rythme qui casse totalement l’énergie du début. Le problème, c’est aussi la rupture de ton entre les chapitres : on passe brutalement à des intrigues qui n’ont pas grand-chose à voir entre elles, sans vraie continuité. Ça donne une sensation de désorganisation qui rend la lecture frustrante. C’est dommage, parce que le début de Gunnm est vraiment excellent et promettait une série très marquante. Mais pour moi, la suite n’a pas réussi à maintenir le même niveau d’intérêt ni la même cohérence. J’ai d’ailleurs fini par abandonner ma lecture au bout du tome 3 de l’édition grand format.

18/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Wolfskin
Wolfskin

Ce Wolfskin s'inscrit clairement dans une veine très proche de Conan le Barbare en un peu plus bourrin, avec ce guerrier solitaire qui erre sans but et dont les puissants veulent s'accaparer les services. On retrouve ce même archétype du combattant quasi mythique, à la fois force brute incontrôlable et pourtant étonnamment mesuré dans certains de ses choix, comme une version encore plus radicalisée du barbare classique. Le récit en lui-même est assez basique, centré sur un affrontement entre factions et sur la manière dont ce guerrier est pris dans une dynamique qui le dépasse. Il y a quelques éléments intéressants, notamment dans la culture des Noi (inspirée d'un imaginaire asiatique) et dans l'opposition entre cette vision du monde plus spirituelle et organique et celle, beaucoup plus matérialiste et politique, des peuples nordiques auxquels appartient le héros, ou encore dans les dialogues de ce dernier avec son dieu quand il vient à le rencontrer dans une circonstance spéciale. Cela apporte un léger relief thématique, sans toutefois suffire à réellement enrichir un scénario qui reste globalement trop simple. Graphiquement, le dessin de Juan José Ryp est d'une bonne richesse, presque obsessionnelle dans le détail, ce qui donne une certaine puissance aux planches, qui n'est pas sans me rappeler le style de Geof Darrow. Mais cette maîtrise bascule trop souvent dans l'excès, en particulier dans les scènes de combat où le gore devient trop démonstratif : membres arrachés, explosions de tripes sanguinolentes, violence frontale poussée à l'extrême. À cela s'ajoute un aspect presque caricatural dans le rendu anatomique, avec le corps du héros hypertrophié, les muscles striés de veines saillantes à l'excès, jusqu'à une hypersexualisation du personnage quand il exhibe son anatomie épilée de façon assez gratuite. L'ensemble donne une œuvre très typée, assumant pleinement son côté bourrin et excessif, mais qui finit par fatiguer par son absence de nuance. Entre un scénario trop simple pour vraiment captiver et un traitement graphique qui pousse la violence et l'exagération un peu trop loin pour ne pas friser le ridicule, je ne vois pas trop ce que cette série apporte de nouveau au genre.

17/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série L'Alkaest
L'Alkaest

Une aventure d'heroic fantasy maritime tournée autour d'un ancien secret occultiste, celui de l'Alkaest, une mystérieuse pierre légendaire liée à une confrérie disparue. Ce premier tome d'une des innombrables séries abandonnées de Soleil ne fait qu'introduire son propos. L'ensemble n'est pas désagréable à lire, mais il souffre d'un fort sentiment de déjà-vu quand on a déjà Les Ailes du Phaéton ou Les Feux d'Askell qui étaient parues peu avant. On retrouve beaucoup d'éléments clichés du genre (secrets anciens, pirates, contrebandiers et magie oubliée) sans ajouter d'idée marquante qui permette à la série de se démarquer. Graphiquement, le résultat est honnête mais il manque d'originalité tant il est typique des productions fantasy de l'époque. Les décors et les couleurs fonctionnent correctement, même si certains designs de personnages paraissent rigides ou datés. Le scénario reste simple et prévisible, avec des personnages qui manquent de relief, même si certaines relations, comme celle autour du père absent et de ses enfants, apportent un minimum d'intérêt. Quelques figures secondaires, comme le Binapien et sa manière de parler, ajoutent aussi un peu de personnalité à l'ensemble. Mais son principal problème vient du fait que ce premier tome donne constamment l'impression que l'histoire pourrait décoller plus tard... sans y parvenir ici. Même le fameux "commandement d'Enarsölt" annoncé dans le titre reste flou et presque absent du récit, ce qui laisse une sensation frustrante une fois l'album terminé quand on sait qu'il n'y aura jamais de suite. Je n'ai pas trouvé cette BD catastrophique, mais bien trop générique dans son genre et sans intérêt puisqu'abandonnée avant même de réellement commencer.

17/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Le Tombeau de la comète
Le Tombeau de la comète

Une comète s'est écrasée sur Terre et a transformé le monde en un territoire hostile peuplé de créatures chimériques géantes. Les rares humains survivants vivent cachés et se protègent en créant d'immenses armures vivantes nécessitant trois personnes pour fonctionner ensemble. Outre un graphisme assez marquant, c'est clairement cette idée qui fait tout le sel de la BD. Le décor post-apo en lui-même reste assez classique, avec ses communautés de survivants et ses monstres géants, mais ce système d'armures pilotées collectivement apporte une vraie identité au récit, avec un mélange assez original de fantasy médiévale, de kaiju et de science-fiction organique. Visuellement, l'album a une vraie personnalité. Le mélange entre le trait plus classique des personnages humains et les textures beaucoup plus picturales des éléments transformés par la comète crée une ambiance étrange et souvent assez jolie. Il y a notamment un vrai travail sur les couleurs, les matières et les décors. En revanche, ce choix artistique a aussi un revers : la majorité des scènes d'action sont confuses. Les chimères sont déjà difficiles à appréhender visuellement tant leurs formes sont abstraites ou mouvantes, et quand les affrontements commencent, j'ai souvent eu du mal à comprendre ce qu'il se passait ou qui faisait quoi. Le récit fonctionne davantage par atmosphère et par symbolique que par véritable attachement aux personnages. Je n'ai pas spécialement réussi à m'investir émotionnellement dans leur parcours, malgré quelques bonnes idées autour de la solidarité et de la survie. L'univers possède du potentiel, mais l'histoire reste finalement assez simple dans ses thèmes écologiques et sa réflexion sur l'évolution du monde et de l'humanité. C'est surtout la conclusion qui m'a laissé une impression mitigée. Le message autour de l'acceptation du changement et de la transformation du monde m'a paru assez maladroit au regard de tout ce que les créatures ont provoqué auparavant. Après avoir montré pendant presque tout l'album des chimères responsables de massacres et d'un effondrement généralisé, terminer sur une forme d'acceptation presque apaisée de cette évolution m'a semblé assez incohérent. Je comprends l'intention philosophique derrière, mais je l'ai trouvée bancale et assez frustrante. Je retiens donc une BD visuellement originale et ambitieuse, avec quelques bonnes idées comme ces armures géantes, mais dont les scènes d'action et le message final ne m'ont pas convaincu.

17/05/2026 (modifier)