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Les derniers avis (17109 avis)

Par Ubrald
Note: 2/5
Couverture de la série Nelson Lobster
Nelson Lobster

Il y a plusieurs points que je n’aime pas dans cette bd : 1/ le graphisme et les couleurs très lisses, très dessin animé, alors qu’il aurait mieux valu un dessin plus mat, plus réaliste pour une histoire de marins. 2/ le personnage de la mort, colérique façon sorcière dans Blanche Neige, que je trouve déplacé et horripilant dans cette série. Il me semble qu’avoir fait intervenir la mort déséquilibre l'histoire ; un simple démon, un simple ennemi aurait suffi pour que le tout soit plus cohérent et harmonieux. 3/ si le texte est très bien écrit, il devient parfois verbeux à la longue et rend la bd ennuyeuse à cause du faux rythme qu’il génère notamment au début du tome 2 ou j’ai fini par lâcher la lecture. J’ai quand même terminé le tome 1 que j’ai trouvé plaisant mis à part le dessin.

23/06/2021 (modifier)
Couverture de la série Un gentil orc sauvage
Un gentil orc sauvage

En effet, comme l’a signalé Paco, cette histoire mélange pas mal de choses, que ce soit dans les thèmes abordés ou dans la façon de les aborder, les différents tons employés. L’histoire se laisse lire sans trop de problème, mais je suis quand même resté sur ma faim. D’abord parce que Théo Grosjean ne me semble pas avoir choisi un angle d’attaque clair, et que son intrigue donne l’impression de se développer au fil de l’eau, sans trame évidente, les péripéties s’enchainant, s’empilant sans plan clair, sans explication : qu’en est-il de cette tache sur le bras du héros, qu’est devenu son père évoqué en début d’album, ou la jeune orc combattant avec les Gobelins – tous deux aussi affublés de cette tache ? Qu’advient-il tout simplement de nos héros (un jeune orc fuyant les massacres de ses congénères sauvages et une princesse orc survivante d’un massacre) ? En effet, cela s’arrête de façon abrupte, comme si l’auteur, lassé d’inventer une suite éperdue à son histoire, avait décidé de s’en débarrasser. L'auteur semblait à un moment développer une métaphore des problèmes rencontrés par les migrants (c'était, à tout prendre, un bon angle d'attaque), mais finalement cette piste est elle aussi abandonnée. Dans le détail, il y a des passages dynamiques qui peuvent plaire (j’ai trouvé dans le dessin – très simple – et certains passages des points communs avec la série Etoile du Chagrin). Mais l’humour, plus ou moins épais, certaines situations un peu absurdes, alternent avec des passages très plats, un peu trop gentils. Ces sautes de tension surprennent et ne rendent pas forcément service à la narration. A réserver à un lectorat adolescent je pense, qui sera sans doute plus réceptif que moi à cette histoire. Note réelle 2,5/5.

22/06/2021 (modifier)
Par Hervé
Note: 2/5
Couverture de la série Clémentine à la plage
Clémentine à la plage

Après avoir adapté La Pharmacienne, le roman d'Esparbec, Igor nous propose un album plus léger, toujours chez Dynamite. Ici, nous sommes beaucoup plus dans une succession de scènes drôles en suivant une journée de Clémentine à la plage, que dans une histoire scénarisée. Si le dessin est assez sage voire sommaire, pour une bd pour adulte, les dialogues eux, sont assez crus. Par contre, les dessins beaucoup moins aboutis qu'à l'accoutumée. Hasard des parutions, le final de cet opus fait écho avec celui d'Une journée bien remplie, édité chez Tabou le mois dernier. Igor a signé de meilleurs albums auparavant.

22/06/2021 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Lapinot et les Carottes de Patagonie
Lapinot et les Carottes de Patagonie

J'ai mis tellement de temps à terminer cet album en m'y reprenant à plusieurs reprises que je ne peux mettre que 2/5. C'est sûr le dessin n'est pas son point fort et ses cases toutes carrées et de taille identique tracées fébrilement à main levée, mais passons. C'est surtout l'histoire qui si elle est sympa au début s'étire sur 500 pages, contrainte oblige, et du coup on rajoute des personnages petit à petit, on s'y perd un peu. Scanlan, Ghoran, Mister Weird, KuiKui, le Maire, le Macheur, Baker, l'archéologue ... n'en sont que quelques-uns. Lapinot voudrait bien manger quelques carottes de Patagonie, un mets de luxe, et c'est le point de départ d'une aventure rocambolesque qui ne pouvait paraitre qu'à L'Association. Avec tout ça on se dit comment Lewis Trondheim va terminer cela, bah en 3 ou 4 pages où il boucle la boucle remettant Lapinot sur le chemin de la Patagonie et laissant tous les autres en plan. On ne peut pas dire que l'auteur manque d'imagination et même si l'histoire a l'air de s'inventer page après page, le tout reste assez cohérent. Question philosophie, il faut pas pousser non plus, quelques pensées, quelques bons mots, ça en reste là. Bref une lecture que je voulais faire depuis longtemps mais qui s'est avérée décevante pour ma part.

20/06/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 2/5
Couverture de la série L'Homme gribouillé
L'Homme gribouillé

328 pages ! C’est un pavé ! Alors forcément si vous peinez à rentrer dans l’histoire dès le début, lire cet album devient très rapidement fastidieux. Et c’est ce qui m’est arrivé. Un peu comme dans une côte et que vous pédalez dans la semoule. Vous montez mais que c’est dur. Quand le sommet est atteint, vous poussez un ouf de soulagement. Idem pour cet album. Tant d’efforts pour ça ! Ma première impression en ouvrant l’ouvrage n’est pas très positive. Le récit est en noir et blanc. Et même si l’histoire se déroule en hiver, souvent la nuit et fréquemment sous la pluie ou la neige, un brin de couleurs chatoyantes aurait été la bienvenue. Bon ok cela n’engage que moi sur ce coup-là. Le graphisme est épais et épuré. Les cases ne sont pas détaillées notamment les décors. Les scènes dans la forêt de nuit sont bâclées. Une sorte de gribouillage crayonné. Alors oui si le dessinateur a voulu « pisser » des planches rapidement, le rendu est à la hauteur du travail réalisé. L’histoire ou plutôt ce conte ne m’a absolument pas touché. Nous sommes dans une pâle imitation d’un épisode de X Files, entre le fantastique, l’ésotérisme, l’horreur et le thriller avec des démons et des monstres qui sortent du chapeau. L’intrigue ne tient pas la route. Je me suis ennuyé au point - à plusieurs reprises - de vouloir écourter ma lecture de ce récit onirique. Et j’avoue je n’ai pas compris la fin. Déception et désappointement avec cet album. Note réelle 1,5

20/06/2021 (modifier)
Couverture de la série Et Pis Taf
Et Pis Taf

Je suis adepte d'humour noir, donc a priori client de ce genre de petit truc. Mais je vais être moins dithyrambique que l'auteur qui a avisé l'album avant moi. En effet, si certains gags sont amusants, l'ensemble, inégal, manque d'originalité et de punch. La mécanique est bien huilée, avec des strips qui se finissent quasiment à chaque fois sur une tombe (avec souvent donc un épitaphe - pas toujours drôle). C'est donc répétitif sur la forme, et tout est misé sur l'enchaînement, sur la percussion des textes, la surprise des situation. Et c'est là que la bât blesse un peu je trouve, puisque je m'attendais (ou espérais, surtout sur le thème choisi) à quelque chose de plus noir ou trash. Ce n'est pas inintéressant, mais dans ce genre d'humour, j'ai lu meilleur ailleurs. A emprunter à l'occasion, mais les amateurs d'humour noir risquent de rester un peu sur leur faim. Note réelle 2,5/5.

20/06/2021 (modifier)
Couverture de la série Rupture
Rupture

J’aurais personnellement mis un « s » à « Rupture » dans le titre, pour être raccord avec le scénario de cet album. En effet, nous suivons un personnage un peu froid, qui vient de rompre avec sa petite amie (plus précisément c’est elle qui l’a lourdé), qui cherche aussi à couper les liens avec sa mère, mais surtout qui cherche à rompre avec certains milieux artistiques. Lui-même peintre, il se moque de certains de ses « amis »/confrères, plus mondains que révolutionnaires. Si le sujet n’est pas inintéressant, et si certaines idées du dessin sont originales (l’apparition de quelques taches de rouge au milieu d’un ensemble plutôt grisâtre), je reste toutefois sur ma faim après la lecture de cette histoire. Dessin, certaines problématiques, le traitement très froid et « intellectuel », tout ceci fait assez daté, et la narration, les décors urbains austères, risquent de rebuter pas mal de lecteurs. Album d’atmosphère – mais d’une atmosphère ancrée dans un temps révolu, cet album trouvera difficilement ses lecteurs aujourd’hui, même si, je le répète, il possède de réelles qualités. C’est le traitement qui m’a un peu refroidi. Note réelle 2,5/5

20/06/2021 (modifier)
Couverture de la série Mammouth et Piston
Mammouth et Piston

Je ne suis pas fan de cette série, que j’ai trouvée un peu moins bien que Litteul Kévin, avec laquelle elle possède quelques points communs. Le dessin caricatural de Coyote est plutôt réussi, dynamique (même si je ne suis pas amateur de ses nanas). C’est plutôt l’humour qui ne fonctionne pas souvent. C’est un peu bof et lourdingue – et pas toujours drôle ! Ce sont d’ailleurs certains à côtés, comme les commentaires du rat Piston, certains détails d’arrière-plan, qui sauvent parfois des scènes qui, sans ça, seraient quelconques. Bref, je suis resté sur ma faim.

19/06/2021 (modifier)
Par pol
Note: 2/5
Couverture de la série L'Assassin des petits carreaux
L'Assassin des petits carreaux

Après une intro un peu longue, on rentre dans l'enquête que va mener Ania, une jeune veuve dépressive qui ne croit pas au suicide de son amie et voisine. Elle va essayer d'élucider cette mort, alors que la police de son coté, a classé l'affaire avant même d'avoir débuter les investigations. Tout cela va l'emmener dans le milieu des nuits parisiennes et elle va remonter la piste petit à petit. Tout cela débouche sur une intrigue interessante sur fond de secret de famille de la trempe de ceux qu'on préfère ne jamais déterrer. Honnêtement le fond de l'histoire est plutôt bien vu, on va envie de connaitre le dénouement, cette enquête et sa conclusion sont originale et interessante. Malheureusement le déroulement de celle-ci et sa mise en image ternisse un peu l'ensemble pour plusieurs raisons. D'abord la personnalité de l'héroïne ne colle pas. Veuve éploré inconsolable, elle a sombré dans l'alcool et la dépression. Elle n'a pas quitté son appartement depuis 4 ans... mais du jour au lendemain elle va sortir se frotter aux malfrats et aux dangers. Difficile d'y croire. Ensuite, comme un petit twist narratif, la scénariste a décidé de la faire parler avec le fantôme de son défunt mari. Ça n'apporte pas d'intérêt à l'enquête, au mieux cela illustre et renforce le coté déprimé de la dame, mais ça devient un peu agaçant. Enfin parce que graphiquement il y a quelques soucis, certains visages étranges mais aussi sur les perspectives. Il y a également trop de décors minimalistes pour qu'on s'immerge pleinement dans l'intrigue. Ca fait un peu cheap et l'ambiance s'en ressent, elle n'est pas à la hauteur de ce qu'aurait mérité cette histoire sombre. Au final on a du mal à accrocher à ce récit et à y croire totalement, alors qu'il y a avait pourtant la matière avec des bonnes idées de fond. On lit un album qui s'oubliera malheureusement un peu vite.

19/06/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Microbe contre virus
Microbe contre virus

Microbe contre virus est un objet curieux, une sorte de recueil hétéroclite d'illustrations et d'histoires courtes en strips sans lien les unes entre elles et sans aucun rapport avec le titre de l'album. Honnêtement, ça ressemble pour moi à une autre manière de publier un fanzine amateur car le niveau du contenu ne m'a pas davantage ému. Et c'est tellement bigarré qu'on ne peut pas tout résumer en une phrase. En terme d'histoires courtes, on en a droit à 5. Une histoire un peu enfantine d'Arnü West sur une fille qui a perdu son ballon à la mer. J'aime bien le graphisme et le choix d'avoir le trait en blanc sur fond noir. L'histoire est mignonne mais s'oublie vite. Une assez longue histoire de Medoc sur le sens de la vie, où un homme se fait éduquer sur la philosophie de la vie et sur le fait de ne pas avoir peur d'aller de l'avant et de se lancer. OK... Bon, le dessin est pas mal, rappelant les vieux strip comics des années 30. Mais là encore, c'est vite oubliable à moins que vous teniez à un cours didactique sur la vie. Une histoire très courte de A sur un homme très angoissé. Je n'aime pas son graphisme au trait charbonneux et trop vide. Et le texte est volontairement rendu illisible. Pas aimé. Une histoire courte d'Eric Girard dans un style graphique rappelant un peu celui de Foerster. L'équivalent d'une page dans un Fluide Glacial qui ne marquera pas trop son lecteur. Et enfin une autre histoire de A, au graphisme encore une fois très minimaliste sur une sorte de discussion avec Dieu(x). Sans intérêt à mes yeux tant sur le plan visuel que sur le contenu du récit. Vous l'aurez compris, cet album ne m'a pas convaincu du tout.

18/06/2021 (modifier)