Les derniers avis (20897 avis)

Par Vaudou
Note: 2/5
Couverture de la série Peggy Press
Peggy Press

J'ai lu les deux premiers tomes de cette serie. En associant mon avis à celui ci-dessous de Noirdésir, le lecteur curieux devrait désormais bénéficier d'un aperçu complet. Entre deux épisodes de son best-seller Ric Hochet, André-Paul Duchâteau a écrit un grand nombre de séries B plus ou moins populaires (Hans, Pharaon, Chancellor - Enquêteur du futur, Serge Morand), en prenant toujours soin de s'associer à des dessinateurs de talent. Moins connue que ses consœurs, Peggy Press est parue chez un petit éditeur, Armonia. Ses couvertures, au rendu assez cheap, n'ont d'ailleurs pas dû aider à sa visibilité. La série ne déroge pas à la règle du genre et réunit tous les archétypes attendus : une journaliste sexy et intrépide, des rebondissements incessants et une pointe de sensualité. J’ai trouvé l’héroïne plutôt attachante. Elle vaut clairement mieux que son pseudonyme, au demeurant assez peu inspiré. Dans Chicago 28, Peggy se retrouve embarquée malgré elle au cœur d'une tentative de chantage, signant là un polar sans prétention plutôt divertissant. 3/5 Malheureusement avec Le King de Hong Kong, outre le titre très crétin, on sombre dans une indigence rare, avec des lignes de dialogues vraiment stupides qui font mal au crâne. 1/5 Sur le plan graphique, Xavier Musquera propose un trait élégant et soigné. On prend un plaisir coupable à suivre une intrigue qui sert parfois de simple prétexte aux changements de tenue de Peggy. L'esprit gentiment pervers de Chris alias Musquera flotte indéniablement sur ces pages... Deux épisodes inégaux, une série B récréative et un navet.

20/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Chips aux oignons
Chips aux oignons

Mouais. J’ai emprunté cet album au hasard, espérant y trouver de quoi me marrer – le credo des éditions Lapin (humour con/noir/absurde) m’intéressant a priori – même s’ils sont loin de m’avoir toujours satisfait. Et cet album rejoindra les déceptions. Je veux bien passer sur le dessin, minimaliste, et pas forcément ma tasse de thé. Sur ce type d’humour, il n’est pas essentiel, et de toute façon il est assez expressif. C’est le texte qi prédomine ici. Et là j’ai été très déçu. Une jeune femme dialoguant avec son chien, philosophant vaguement, ça fait forcément penser au duo Calvin et Hobbes. Et l’éditeur le rappelle d'ailleurs dans son texte de présentation. Je ne sais pas si c’est une bonne idée d’ailleurs, tant le résultat est ici très très éloigné (en moins bien) du modèle évoqué. Vraiment rien de drôle (deux trois sourires épars seulement), et rien de bien folichon à se mettre sous la dent. Gros bof !

20/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Picsou et les Bit-coincoins
Picsou et les Bit-coincoins

Voilà un album qui, à l’instar d’une bonne partie de cette collection franchisée Disney de Glénat, me laisse grandement sur ma faim. J’ai connu Jul plus punchy dans son humour. Et Keramidas avait dans ma mémoire fait davantage d’effort pour démarquer l’habillage d’un vulgaire album Picsou dans ses précédentes incursions dans cet univers. A propos d’habillage, on revient pour cette collection à un format et à une couverture classiques. Moins joli, peut-être plus abordable. Ici, tout m’a semblé plan plan, une histoire qui aurait tout aussi bien pu se retrouver dans les Picsou Magazines – dont je ne suis à la base pas forcément fan d’ailleurs. Intrigue et dialogues sont souvent surjoués. C’est le cas des Castors juniors, dynamiques et à la pointe du « progrès » (en tout cas ce qui en tient lieu dans la vulgate consumériste !). Mais aussi d’un Picsou qui en est plus éloigné. Les efforts faits par tous pour mettre en avant les conflits de générations sont un peu caricaturaux. Ce manque de nuance me fait dire que l’album ne passe pas la barrière de l’âge. Mais même un jeune lectorat aura sans doute du mal à apprécier cette histoire, qui surfe sur l’air du temps, pour remplir un cahier des charges millimétré de Disney. Clairement pas ma came.

20/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Tarzan
Tarzan

Encore un attentat commis contre Tarzan. Les auteurs sont capables de bien mieux, mais ici ils ont concocté des situations sans queue ni tête. Edgar Rice Burroughs est suffisamment riche pour inspirer d'innombrables histoires possibles, nul besoin d'y greffer des personnages et des ressources d'autres écrivains célèbres. Les dessins aussi sont parfois maladroits, et mes principales critiques concernent le corps du héros dans les scènes d'action, avec des perspectives et des positions improbables. Cependant, certaines images et même des pages entières qui ne sont pas centrées sur l’action font un clin d’œil aux illustrateurs et peintres du XIXe siècle et sont même réussies.

20/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Envahisseurs sur Janus
Envahisseurs sur Janus

Avec Stephen Desberg au scénario, j'étais assez curieux de découvrir cet album de SF à l'ancienne. Malheureusement, si le dessin de Xavier Musquera m'a plutôt séduit, le reste m'a laissé beaucoup plus perplexe. Graphiquement, c'est une belle bande dessinée, très marquée par les années 70 avec un côté académique qui rappelle Eddy Paape (Luc Orient). Le trait est précis, les décors sont soignés et les personnages ont une vraie présence. On sent aussi le passé de Musquera dans l'érotisme, avec quelques poses très typées (comme dès la deuxième page, cette femme représentée dans une torsion improbable permettant de mettre en valeur à la fois ses formes et son dynamisme), qui manquent parfois de naturel, mais témoignent d'une vraie maîtrise du dessin. En revanche, la mise en page est catastrophique. Les cases et les bulles s'enchevêtrent régulièrement, au point qu'il faut parfois chercher l'ordre de lecture, ce qui rend la narration encore plus difficile à suivre. Un vrai problème pour un scénario qui est déjà extrêmement confus. L'intrigue est en effet le gros point faible de l'album. Elle est kitsch au possible, accumule les changements de direction, les nouveaux enjeux et les retournements sans réelle cohérence, donnant l'impression d'un récit improvisé au fil des pages. On commence avec une ambiance de disparition mystérieuse et de vestiges d'une ancienne civilisation, puis l'histoire part dans une succession de directions différentes sans jamais réussir à construire un véritable intérêt. Les personnages comme les situations manquent de profondeur et il devient rapidement impossible de s'investir dans cette aventure. Un album sauvé par le bon travail graphique de Musquera, mais dont la narration et le scénario rendent la lecture particulièrement laborieuse.

20/06/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 2/5
Couverture de la série Envahisseurs sur Janus
Envahisseurs sur Janus

Envahisseurs sur Janus est une bande de SF assez méconnue. Elle a été publiée en 1981 mais il faut avouer qu'elle fait beaucoup plus que son âge. On ne s'ennuie pas, malgré une absence d'ambition et d'enjeux assez frappante. Ça démarre avec une petite ambiance "Guerre des mondes" prometteuse pour finalement basculer sur les pérégrinations du chef extraterrestre (qui nous ressemble comme deux gouttes d'eau) pour accéder au pouvoir. Le dessin en noir et blanc de Musquera est de grande qualité, mais reste sous-exploité à cause d'une narration vieille école. On a droit à l'apparition fugace d'une pieuvre géante - qui donne sa couverture à l'album - maigre consolation. Une bande qui n'a pas laissé de grands souvenirs, et je comprends pourquoi.

20/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Vols au musée de la croûte
Vols au musée de la croûte

Le scénariste est visiblement avant tout un cinéaste (je ne le connaissais pas), et ça se voit un peu, dans sa volonté de montrer – en les exagérant souvent – des cadrages très « cinématographiques ». Il a aussi « embauché » comme personnage principal un acteur connu, Pascal Légitimus, dans le rôle de l’inspecteur en charge de cette enquête débile, des vols de « croûtes », au sein d’un musée qui se fait fort de le rassembler. C’est dire qu’on est dans la veine absurde de l’humour, un créneau qui a priori m’intéresse beaucoup. Mais qui aussi est passablement utilisé ces dernières années, avec le risque de ne pas être très original. Et ici la déception prédomine largement. Certes, il y a bien quelques situations/gags qui font sourire, en particulier lorsque notre inspecteur – près de la retraite et peu au fait des nouveautés technologiques – se débat avec les demandes de bots pour s’identifier sur des sites. Mais le plus souvent j’ai trouvé l’humour poussif : remarque valable pour le texte lui-même, mais aussi pour les poses des acteurs, souvent surjouées (l’adjoint de l’inspecteur en particulier), sans que ça n’apporte quelque chose de drôle. C’est aussi assez répétitif, et du coup, ce manque d’originalité et de punch, fait que l’humour débile, con, absurde est comme anesthésié, et finalement je me suis lassé. Bof bof donc…

19/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Petits Contes Macabres
Petits Contes Macabres

J'avais vraiment envie d'aimer cet album. D'abord parce que j'apprécie les recueils de courts récits fantastiques conçus pour faire frissonner, ensuite parce que ce cadre de réveillon de Noël dans l'Angleterre de 1843, où l'on se raconte des histoires étranges au coin du feu, avait tout pour me plaire. Enfin parce que les auteurs réunis ici sont des noms que j'apprécie habituellement. Pourtant, malgré toute ma bonne volonté, je ne suis jamais vraiment entré dedans. Le récit-cadre, qui met en scène les quatre conteurs sous les traits de leurs propres auteurs, est plutôt sympathique. L'ambiance très british fonctionne bien, le dessin est agréable et les échanges sarcastiques entre les personnages apportent une petite touche d'humour. Mais cela reste surtout un prétexte pour relier les différentes histoires et l'ensemble n'apporte finalement pas grand-chose. Le premier conte est celui que j'ai préféré. Son mélange de voyage spatial dans l'éther, de dirigeable et de fantômes lui donne un charme steampunk évoquant à la fois Jules Verne et Méliès. Le dessin est sympathique et l'histoire se lit agréablement, même si elle reste un peu courte pour vraiment marquer. J'ai toutefois tiqué sur une référence à l'ère victorienne alors que le récit-cadre se déroule avant 1843, donc au mieux au tout début du règne de Victoria. Le deuxième conte est sans doute le plus beau graphiquement. Becky Cloonan y installe une ambiance sombre et réussie autour du Kelpie, mais le récit se résume finalement à la façon dont cette créature attire puis piège sa victime. C'est joliment raconté, mais beaucoup trop bref pour laisser une véritable impression. Le troisième récit adapte librement Jabberwocky de Lewis Carroll. Comme le poème original, il accumule les mots inventés, le non-sens et les situations absurdes. Le problème est que cela donne une histoire assez confuse, vite lue et finalement peu intéressante. Le dernier conte est le plus développé. Il raconte l'histoire d'un major revenu des colonies avec une étrange malédiction qui l'empêche de dormir sous un toit sans risquer la mort. La mise en scène est correcte et l'atmosphère fonctionne, mais l'intrigue manque un peu de souffle et le dénouement tombe assez à plat. Au final, j'ai plutôt apprécié l'ambiance générale, les graphismes et cette volonté de renouer avec la tradition des histoires de fantômes racontées à Noël. Mais les quatre récits souffrent selon moi du même problème : ils sont soit trop courts, soit pas assez riches pour devenir mémorables. Avec de tels auteurs et un contexte aussi séduisant, j'espérais davantage. Une lecture agréable par moments, mais globalement assez décevante.

19/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Somna
Somna

Une histoire de sorcellerie, de désir et de puritanisme dans l'Angleterre du XVIIe siècle. Cet album m'a laissé complètement froid. Le principal problème vient pour moi du choix graphique des séquences de rêve. Je déteste ce rendu numérique que je trouve à la fois trop informatique, trop sombre, trop flou et artificiel. J'ai largement préféré les scènes d'éveil, dessinées dans un style plus classique avec un encrage bien plus clair et agréable à regarder. Malheureusement, une bonne partie du récit se déroule justement dans ces rêves qui m'ont rebuté visuellement. Entre les couleurs obscures, les contours flous, les textes parfois peu lisibles et la mise en scène confuse, j'ai eu du mal à comprendre ce qu'il s'y déroulait. À tel point que j'ai fini par zapper ces passages. L'histoire ne m'a pas davantage convaincu. Toute l'intrigue repose sur l'opposition entre le puritanisme religieux et le désir féminin, mais le problème est qu'on en devine immédiatement tous les développements. Dès les premières pages, j'avais l'impression de connaître la fin. Rien ne m'a surpris par la suite : pas de véritable rebondissement, pas d'évolution inattendue, seulement le déroulement très prévisible d'un scénario rempli de clichés. Le révérend accusateur, hypocrite et sournois, semble sorti d'un manuel du personnage antipathique tant il est caricatural. Quant à l'aspect prétendument sulfureux du récit, je l'ai trouvé particulièrement fade. Les scènes de rêve accumulent les monologues grandiloquents, les dialogues ampoulés et un érotisme que j'ai trouvé bien peu inspiré. Rien qui ne parvienne réellement à créer du trouble, de la sensualité ou de l'inquiétude. Je me suis ennuyé du début à la fin. Je retiendrai seulement la partie graphique des scènes diurnes, nettement plus réussie à mes yeux. Mais cela ne suffit pas à sauver une histoire que j'ai trouvée à la fois laborieuse, prévisible et finalement sans intérêt.

19/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Chaleurs estivales
Chaleurs estivales

Ce recueil rassemble cinq courtes histoires qui ont toutes le même objectif : montrer un maximum de scènes de sexe et pas grand-chose d'autre. Il n'y a pratiquement aucune mise en place, aucun véritable scénario ni construction des personnages. Chaque récit fonce droit au but et enchaîne les partenaires, les positions ou les situations comme un catalogue destiné à multiplier les scènes explicites plutôt qu'à raconter quoi que ce soit. J'ai eu l'impression que tout reposait davantage sur l'envie du dessinateur d'accumuler les séquences de sexe que sur une quelconque ambition narrative. Le problème est que le dessin n'est pas séduisant. Les visages sont régulièrement caricaturaux, avec des expressions exagérées qui les rendent presque ridicules, tandis que les anatomies elles-mêmes sont assez ratées. Du coup, même sur le plan érotique, l'ensemble ne fonctionne pas vraiment sur moi et finit par devenir monotone d'une histoire à l'autre. Paradoxalement, ce sont les illustrations de couverture et des pages séparant les chapitres qui m'ont davantage intéressé. Réalisées dans un style beaucoup plus réaliste et élégant, elles dégagent une belle personnalité graphique que je n'ai pas retrouvée dans le reste de l'album. Une bande dessinée entière dessinée dans cet esprit m'aurait sans doute plus convaincu.

19/06/2026 (modifier)