Véritablement déçu par ce roman graphique de Tripp.
La construction du scénario est pour le moins loupée et aurait mérité qu'un éditeur intervienne véritablement afin de rectifier le tir.
Le sujet est pourtant merveilleux, mais l'ensemble demeure très anecdotique. La relation au père n'est traitée que sous l'angle des souvenirs d'enfance, non sous celui des absences futures, et trop peu sous celui de l'adulte réinterrogeant sa mémoire des événements. Le récit donne l'impression de longtemps traîner sa peine, jusqu'à ce qu'il accélère, sinon bâcle, la longue période de l'âge adulte. Pourtant, la manière fort réussie de s'appuyer sur le tragique du final permettait enfin aux souvenirs de s'élever, d'être travaillés par les regrets et déceptions du Jean-Louis devenu adulte.
Un récit laissant un goût amer, trop longtemps désincarné, avant de devenir bouleversant. Dommage.
Le chat Vincent m'a semblé assez agaçant. Je n'ai pas du tout adhéré à cette fable sur les peintres et leurs animaux, qui auraient soi-disant été les véritables auteurs ou inspirateurs de tant d'œuvres géniales.
J'ai acheté le premier tome sur un coup de tête, sans lire aucun avis préalable, et j'ai eu tort. Les dessins m'ont semblé bons, mais au fur et à mesure que je lisais, tout m'a semblé trop décousu.
Smudja a du talent et l'aspect visuel de l'ensemble du livre n'est pas désagréable, mais la tentative de reconstitution du style de peinture de Van Gogh échoue finalement, je pense.
Évidemment, je n'ai pas acheté le deuxième tome.
Il y a plusieurs mangas policiers que j'aime bien et j'ai commencé ce manga avec optimisme..et j'ai arrêté après deux tomes alors que j'ai emprunté les 6 premiers tomes de la série.
Il faut dire que le ton de la série est différent de ce que j'avais imaginé. On est plus dans un manga feel good où rien de bien grave se produit et même lorsqu'on dirait que ça pourrait mal finir on va avoir droit à un beau happy ending. On est pas dans un manga où on va enquêter sur des meurtres et en plus les enquêtes sont courtes, d'un à trois chapitres. À la limite, cela serait passable si au moins les récits avaient un peu d'intérêt, mais non je me suis ennuyé. Les deux personnages principaux et leur relation qui, on le devine, va finir en romance, m'ont laissé totalement indifférent. Rien ne m'a fait accrocher au scénario.
Quant au dessin, il est correct, mais sans personnalité.
Jhen est la face sombre d'Alix. Je veux dire que si on pouvait penser qu'Alix couchait avec Enac, cela restait entre deux jeunes consentants, alors que Barbe bleue, pardon, Gilles de Rais est un adulte abusant d'enfants et les tuant…On taquine la limite d'âge de notre époque dans Alix, on condamne Barbe Bleue dans Jhen, cependant, ce personnage étant bien plus fort que le héros, vers qui le lecteur va-t-il pencher, je vous le demande ?
Il est bien malheureux qu'autrefois l'homosexualité ait été mise au placard, d'abord pour les homosexuels, et ensuite parce que ceux qui les défendaient pouvaient se laisser entraîner à ne pas condamner la pédophilie, voire les abuseurs d'enfants se cacher derrière la lutte en faveur des homosexuels pour leur propre agenda. Bien sûr, une série historique pourrait montrer les choses les plus admises autrefois et les moins acceptés aujourd'hui en cela comme dans le cas de l'esclavage, mais dans le contexte d'œuvres pour enfants, cela me paraît infiniment délicat…
Sinon, je pense que ce que Jaques Martin réussit le mieux, c'est l'architecture, qu'on voit moins dans Jhen que dans Alix alors que Jhen est un artiste, cherchez l'erreur ! Je pense que Jacques Martin a besoin de rigueur pour encadrer ce que je soupçonne être ses démons, qu'il peut trouver dans l'architecture romaine, l'armée romaine, enfin, ce qui est tiré au cordeau. Il y a aussi la science et la technique dans Lefranc. Mais hélas ! Il s'égare sans perceptive, raideur des personnages, et presque théâtralité.
Une série de gags enchaînés dans un univers animalier absurde, où un lapin persuadé d'être une créature terrifiante tente de se construire une réputation de monstre dans une forêt peuplée d'animaux globalement idiots ou désabusés.
L'ensemble repose sur un humour de décalage assez simple, avec des situations volontairement absurdes et des personnages animaliers récurrents qui servent de prétexte à des micro-sketchs loufoques. L'univers mélange parodie de fables, non-sens et clins d'oeil détournés, mais sans fil narratif solide.
Globalement, j'ai trouvé l'ensemble assez inégal et rarement vraiment drôle. Quelques idées peuvent faire sourire ponctuellement, mais la plupart des gags reposent sur des ressorts assez répétitifs et des situations qui tombent à plat. L'humour paraît très direct, parfois un peu potache, et semble davantage destiné à un public jeune qu'à des adultes.
Le dessin, très minimaliste et volontairement simplifié, renforce ce côté léger mais ne compense pas le manque de rythme ou de surprise.
L'univers visuel a une personnalité amusante, mais je n'ai pas réussi à y accrocher ni à trouver ça drôle.
J’ai lu cet album sans jamais vraiment entrer dedans. Le précédent album de ces auteurs m’avait plutôt plu, mais celui-ci m’a moins convaincu et n’a pas converti l’essai.
Le dessin que j’avais apprécié, je l’ai trouvé ici trop terne et trop rigide. Et cela a sans doute accentué le ressenti plus que mitigé. Car cette « petite conversation » est en fait bien longue, bien longuette, souffre d’un manque de rythme, et ne passionne pas vraiment.
Je n’ai pas non plus été convaincu par le principe même de cette conversation. Cet homme et cette femme, qui « font le point » sur leur relation, depuis ses débuts jusqu’à la rupture – temporaire – au moment où la femme tombe enceinte. C’est assez improbable, surtout que tout est dit de façon dépassionnée, « à distance », le rendu m’est apparu artificiel – et ennuyeux.
Cette BD reprend exactement la formule de Amour, Djihad & RTT, mais appliquée cette fois au Trumpisme, au management moderne, au masculinisme et aux dérives autoritaires dans le monde de l’entreprise. Une administration publique y bascule progressivement dans une caricature de startup fascisante dirigée par des managers absurdes parlant uniquement en jargon corporate ridicule.
J’ai trouvé l’album un peu plus intéressant que Amour, Djihad & RTT, surtout parce que son sujet paraît beaucoup plus actuel. Les références au Trumpisme, au discours anti-woke ou aux dérives managériales résonnent davantage aujourd’hui que l’État islamique, et après ce qu’a montré l’administration Trump et l’esprit MAGA depuis un an et demi, certaines absurdités de l’album ne semblent même plus si irréalistes.
Mais malgré ça, je n’ai toujours pas trouvé ça drôle. Comme dans le précédent, l’humour repose surtout sur des caricatures énormes, des dialogues absurdes et des running gags qui tournent rapidement en rond. L’idée de départ fonctionne parfois sur le principe, mais l’exécution reste beaucoup trop lourde pour moi.
Le dessin minimaliste de Marc Dubuisson ne m’attire toujours pas non plus. Au final, l’album m’a davantage intéressé par son côté satire de notre époque que réellement amusé.
Cette BD mélange satire du monde du travail, radicalisation, médias et culture d'entreprise à travers une suite de strips absurdes autour d'un employé qui se radicalise et prend son administration en otage.
Le principe pouvait être drôle, surtout dans le parallèle entre novlangue managériale et discours extrémiste, mais je n'ai jamais trouvé ça drôle. L'humour repose surtout sur une accumulation de situations volontairement débiles, de dialogues absurdes et de caricatures très appuyées. Quelques idées amusent légèrement au début, puis le concept tourne très vite en rond. L'album cherche à se moquer à la fois des open spaces, des RH, des médias, de la radicalisation et du climat sécuritaire, mais tout est traité de manière tellement lourde et outrancière que la satire ne m'a jamais vraiment atteint. J'ai surtout eu l'impression de lire une succession de gags forcés et redondants plutôt qu'une véritable comédie mordante.
Le dessin minimaliste de Marc Dubuisson fonctionne correctement avec ce type d'humour, mais cela reste une lecture qui m'a surtout laissé une impression de lourdeur.
Tout est farfelu et extravagant ! Pourtant, l'histoire a pour moi, quelques points positifs : la ridiculisation des intellectuels qui prennent un rôle trop important et sérieux, la Sorbonne, les recherches philosophiques et mystiques absurdes. Mais ensuite, tout bascule dans le délire et les obsessions de Jodo: ce n'est pas aussi drôle qu'on pourrait s'y attendre. Cela a permis à Moebius de présenter quelques pages avec des dessins admirables, mais qui ont décliné en qualité jusqu'au troisième tome.
Je rejoins l'avis de Ro sur cette mini-série qui a malheureusement eu un certains succès lors de sa sortie et va emmener DC a rendre leur univers encore plus sombre et violent.
Déjà, on retrouve le défaut des crossovers de comics à savoir qu'il y a trop de personnages et si on ne connait pas bien l'univers de DC e cette époque on est rapidement perdu. Je ne sais pas pour vous, mais j’aime bien lire un album sans être obligé d’aller en permanence sur wikipédia. Le scénario avait pourtant une bonne idée à savoir que dans le passé certains membres de la Justice League ont prit une décision difficile et éthiquement douteux. Cela aurait pu emmener des discussions intéressantes sur s'il y a des limites à ce qu'un super-héros peut faire même si c'est pour le bien de tous, mais c'est noyé dans une intrigue policière sur qui a tué tel personnage et cela devient vite un gros truc incohérent et incompréhensible à lire. Il y a pleins de facilité comme la manière dont le méchant Dr Light se rappel ce qu'il a fait il y a des années. C'est vraiment juste ennuyeux à lire.
Un truc rigolo est qu'en bonus Urban a publié une histoire de la Justice League de la fin des années 70 qui a fortement influencé cette histoire et même si le scénario et le dessin sont datés, c'est une histoire beaucoup plus amusante à lire que la mini-série Crise d'identité.
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Un père
Véritablement déçu par ce roman graphique de Tripp. La construction du scénario est pour le moins loupée et aurait mérité qu'un éditeur intervienne véritablement afin de rectifier le tir. Le sujet est pourtant merveilleux, mais l'ensemble demeure très anecdotique. La relation au père n'est traitée que sous l'angle des souvenirs d'enfance, non sous celui des absences futures, et trop peu sous celui de l'adulte réinterrogeant sa mémoire des événements. Le récit donne l'impression de longtemps traîner sa peine, jusqu'à ce qu'il accélère, sinon bâcle, la longue période de l'âge adulte. Pourtant, la manière fort réussie de s'appuyer sur le tragique du final permettait enfin aux souvenirs de s'élever, d'être travaillés par les regrets et déceptions du Jean-Louis devenu adulte. Un récit laissant un goût amer, trop longtemps désincarné, avant de devenir bouleversant. Dommage.
Vincent et Van Gogh
Le chat Vincent m'a semblé assez agaçant. Je n'ai pas du tout adhéré à cette fable sur les peintres et leurs animaux, qui auraient soi-disant été les véritables auteurs ou inspirateurs de tant d'œuvres géniales. J'ai acheté le premier tome sur un coup de tête, sans lire aucun avis préalable, et j'ai eu tort. Les dessins m'ont semblé bons, mais au fur et à mesure que je lisais, tout m'a semblé trop décousu. Smudja a du talent et l'aspect visuel de l'ensemble du livre n'est pas désagréable, mais la tentative de reconstitution du style de peinture de Van Gogh échoue finalement, je pense. Évidemment, je n'ai pas acheté le deuxième tome.
My Dear Detective
Il y a plusieurs mangas policiers que j'aime bien et j'ai commencé ce manga avec optimisme..et j'ai arrêté après deux tomes alors que j'ai emprunté les 6 premiers tomes de la série. Il faut dire que le ton de la série est différent de ce que j'avais imaginé. On est plus dans un manga feel good où rien de bien grave se produit et même lorsqu'on dirait que ça pourrait mal finir on va avoir droit à un beau happy ending. On est pas dans un manga où on va enquêter sur des meurtres et en plus les enquêtes sont courtes, d'un à trois chapitres. À la limite, cela serait passable si au moins les récits avaient un peu d'intérêt, mais non je me suis ennuyé. Les deux personnages principaux et leur relation qui, on le devine, va finir en romance, m'ont laissé totalement indifférent. Rien ne m'a fait accrocher au scénario. Quant au dessin, il est correct, mais sans personnalité.
Jhen (Xan)
Jhen est la face sombre d'Alix. Je veux dire que si on pouvait penser qu'Alix couchait avec Enac, cela restait entre deux jeunes consentants, alors que Barbe bleue, pardon, Gilles de Rais est un adulte abusant d'enfants et les tuant…On taquine la limite d'âge de notre époque dans Alix, on condamne Barbe Bleue dans Jhen, cependant, ce personnage étant bien plus fort que le héros, vers qui le lecteur va-t-il pencher, je vous le demande ? Il est bien malheureux qu'autrefois l'homosexualité ait été mise au placard, d'abord pour les homosexuels, et ensuite parce que ceux qui les défendaient pouvaient se laisser entraîner à ne pas condamner la pédophilie, voire les abuseurs d'enfants se cacher derrière la lutte en faveur des homosexuels pour leur propre agenda. Bien sûr, une série historique pourrait montrer les choses les plus admises autrefois et les moins acceptés aujourd'hui en cela comme dans le cas de l'esclavage, mais dans le contexte d'œuvres pour enfants, cela me paraît infiniment délicat… Sinon, je pense que ce que Jaques Martin réussit le mieux, c'est l'architecture, qu'on voit moins dans Jhen que dans Alix alors que Jhen est un artiste, cherchez l'erreur ! Je pense que Jacques Martin a besoin de rigueur pour encadrer ce que je soupçonne être ses démons, qu'il peut trouver dans l'architecture romaine, l'armée romaine, enfin, ce qui est tiré au cordeau. Il y a aussi la science et la technique dans Lefranc. Mais hélas ! Il s'égare sans perceptive, raideur des personnages, et presque théâtralité.
Le Lapin des Baskerville
Une série de gags enchaînés dans un univers animalier absurde, où un lapin persuadé d'être une créature terrifiante tente de se construire une réputation de monstre dans une forêt peuplée d'animaux globalement idiots ou désabusés. L'ensemble repose sur un humour de décalage assez simple, avec des situations volontairement absurdes et des personnages animaliers récurrents qui servent de prétexte à des micro-sketchs loufoques. L'univers mélange parodie de fables, non-sens et clins d'oeil détournés, mais sans fil narratif solide. Globalement, j'ai trouvé l'ensemble assez inégal et rarement vraiment drôle. Quelques idées peuvent faire sourire ponctuellement, mais la plupart des gags reposent sur des ressorts assez répétitifs et des situations qui tombent à plat. L'humour paraît très direct, parfois un peu potache, et semble davantage destiné à un public jeune qu'à des adultes. Le dessin, très minimaliste et volontairement simplifié, renforce ce côté léger mais ne compense pas le manque de rythme ou de surprise. L'univers visuel a une personnalité amusante, mais je n'ai pas réussi à y accrocher ni à trouver ça drôle.
Une toute petite conversation
J’ai lu cet album sans jamais vraiment entrer dedans. Le précédent album de ces auteurs m’avait plutôt plu, mais celui-ci m’a moins convaincu et n’a pas converti l’essai. Le dessin que j’avais apprécié, je l’ai trouvé ici trop terne et trop rigide. Et cela a sans doute accentué le ressenti plus que mitigé. Car cette « petite conversation » est en fait bien longue, bien longuette, souffre d’un manque de rythme, et ne passionne pas vraiment. Je n’ai pas non plus été convaincu par le principe même de cette conversation. Cet homme et cette femme, qui « font le point » sur leur relation, depuis ses débuts jusqu’à la rupture – temporaire – au moment où la femme tombe enceinte. C’est assez improbable, surtout que tout est dit de façon dépassionnée, « à distance », le rendu m’est apparu artificiel – et ennuyeux.
Amour, Fascisme et CDD
Cette BD reprend exactement la formule de Amour, Djihad & RTT, mais appliquée cette fois au Trumpisme, au management moderne, au masculinisme et aux dérives autoritaires dans le monde de l’entreprise. Une administration publique y bascule progressivement dans une caricature de startup fascisante dirigée par des managers absurdes parlant uniquement en jargon corporate ridicule. J’ai trouvé l’album un peu plus intéressant que Amour, Djihad & RTT, surtout parce que son sujet paraît beaucoup plus actuel. Les références au Trumpisme, au discours anti-woke ou aux dérives managériales résonnent davantage aujourd’hui que l’État islamique, et après ce qu’a montré l’administration Trump et l’esprit MAGA depuis un an et demi, certaines absurdités de l’album ne semblent même plus si irréalistes. Mais malgré ça, je n’ai toujours pas trouvé ça drôle. Comme dans le précédent, l’humour repose surtout sur des caricatures énormes, des dialogues absurdes et des running gags qui tournent rapidement en rond. L’idée de départ fonctionne parfois sur le principe, mais l’exécution reste beaucoup trop lourde pour moi. Le dessin minimaliste de Marc Dubuisson ne m’attire toujours pas non plus. Au final, l’album m’a davantage intéressé par son côté satire de notre époque que réellement amusé.
Amour, Djihad & RTT
Cette BD mélange satire du monde du travail, radicalisation, médias et culture d'entreprise à travers une suite de strips absurdes autour d'un employé qui se radicalise et prend son administration en otage. Le principe pouvait être drôle, surtout dans le parallèle entre novlangue managériale et discours extrémiste, mais je n'ai jamais trouvé ça drôle. L'humour repose surtout sur une accumulation de situations volontairement débiles, de dialogues absurdes et de caricatures très appuyées. Quelques idées amusent légèrement au début, puis le concept tourne très vite en rond. L'album cherche à se moquer à la fois des open spaces, des RH, des médias, de la radicalisation et du climat sécuritaire, mais tout est traité de manière tellement lourde et outrancière que la satire ne m'a jamais vraiment atteint. J'ai surtout eu l'impression de lire une succession de gags forcés et redondants plutôt qu'une véritable comédie mordante. Le dessin minimaliste de Marc Dubuisson fonctionne correctement avec ce type d'humour, mais cela reste une lecture qui m'a surtout laissé une impression de lourdeur.
La Folle du Sacré-Coeur (Le Coeur couronné)
Tout est farfelu et extravagant ! Pourtant, l'histoire a pour moi, quelques points positifs : la ridiculisation des intellectuels qui prennent un rôle trop important et sérieux, la Sorbonne, les recherches philosophiques et mystiques absurdes. Mais ensuite, tout bascule dans le délire et les obsessions de Jodo: ce n'est pas aussi drôle qu'on pourrait s'y attendre. Cela a permis à Moebius de présenter quelques pages avec des dessins admirables, mais qui ont décliné en qualité jusqu'au troisième tome.
Justice League - Crise d'Identité
Je rejoins l'avis de Ro sur cette mini-série qui a malheureusement eu un certains succès lors de sa sortie et va emmener DC a rendre leur univers encore plus sombre et violent. Déjà, on retrouve le défaut des crossovers de comics à savoir qu'il y a trop de personnages et si on ne connait pas bien l'univers de DC e cette époque on est rapidement perdu. Je ne sais pas pour vous, mais j’aime bien lire un album sans être obligé d’aller en permanence sur wikipédia. Le scénario avait pourtant une bonne idée à savoir que dans le passé certains membres de la Justice League ont prit une décision difficile et éthiquement douteux. Cela aurait pu emmener des discussions intéressantes sur s'il y a des limites à ce qu'un super-héros peut faire même si c'est pour le bien de tous, mais c'est noyé dans une intrigue policière sur qui a tué tel personnage et cela devient vite un gros truc incohérent et incompréhensible à lire. Il y a pleins de facilité comme la manière dont le méchant Dr Light se rappel ce qu'il a fait il y a des années. C'est vraiment juste ennuyeux à lire. Un truc rigolo est qu'en bonus Urban a publié une histoire de la Justice League de la fin des années 70 qui a fortement influencé cette histoire et même si le scénario et le dessin sont datés, c'est une histoire beaucoup plus amusante à lire que la mini-série Crise d'identité.