Les derniers avis (20573 avis)

Couverture de la série Yiyun
Yiyun

Bizarre cet album, un peu fourre-tout, qui n’est pas vraiment ce que Cosey a pu faire de plus poétique ou engageant. Nous avons d’abord droit à une présentation de l’histoire de la technique du papier découpé en Suisse (je me suis demandé ce que ça venait faire là – mais le héros de l’histoire de Cosey pratique cet art…). Puis un prologue en BD de Maou qui, à partir de son histoire personnelle, plante le décor des conséquences de la Loi de l’enfant unique en Chine (ça éclaire vaguement l’histoire de Cosey, en tout cas pour comprendre les deux jeunes chinoises que son héros rencontre successivement). Ensuite viennent quelques croquis et esquisses de Cosey (il a toujours un bon coup de crayon !). Toujours est-il que l’histoire de Cosey n’arrive qu’après quarante page… ça a peut-être joué sur mon ressenti mitigé, car je ne comprenais pas vraiment à ce moment l’intérêt de ce que je venais de lire. Et hélas, si par la suite ces « préambules » prennent davantage sens, l’intrigue concoctée par Cosey ne m’a jamais captivé. La rencontre entre les Alpes suisses enneigées et l’Asie chères à cet auteur suisse reste du classique, mais là j’ai trouvé le récit lent, creux, ennuyeux. Quant au dessin de Cosey, je l’ai trouvé ici lui aussi en deçà de ce que je connais de lui, surtout pour les décors, peu développés. Bref, un album étrange, à réserver aux amateurs complétistes de Cosey je pense. Note réelle 2,5/5.

08/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série La Naissance d'une chevaleresse
La Naissance d'une chevaleresse

Décidément, Komikku Editions semble être un éditeur spécialisé dans le feel good. C'est donc un manga qui se passe au Moyen-âge avec comme vedette une fille qui se fait passer pour un garçon pour pouvoir devenir une chevalière. Le point de départ ainsi que le dessin avaient attiré mon attention sur cette série et au final le dessin est le point fort de cette série. Il est élégant et bien détaillé. Malheureusement, le scénario raconte encore une fois le quotidien du personnage principal où tout le monde est gentil et rien de vraiment méchant se produit. Même lorsqu'on parle de la guerre on dirait que ce n'est pas terrible ce qui est tout de même un peu malsain. Alors il y a quelques scènes dans le tome 2 qui surnage du lot, mais tous mes espoirs que le scénario s'améliore sont anéanties par un tome 3 sans intérêt. L'histoire se termine brutalement, sans doute parce que la série a été annulé. Tout est tellement banal que je ne suis pas surpris qu'elle n'a pas été populaire au Japon. Dommage parce que j'aimais vraiment le dessin.

08/02/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Scarlet Queen
Scarlet Queen

Dans le monde de Calice, l'amour est littéralement une force magique. Les sentiments partagés donnent naissance à des liens surnaturels, permettant aux aimés de manipuler les aimants et d'accumuler une énergie dévotionnelle aux effets puissants. Ainsi, les souverains tirent leur légitimité de l'affection que leur porte le peuple, qu'ils entretiennent par le soin apporté à leurs sujets. Un royaume peut même en soumettre un autre si le monarque adverse tombe amoureux de son dirigeant. C'est dans ce contexte que la reine Lizaru, pourtant redoutable car aimé d'un peuple gigantesque, se retrouve menacée par un ennemi dissimulant soigneusement ses intentions, échappant inexplicablement à ses capacités de détection. Le concept est original et donne naissance à un univers fantasy singulier, avec une organisation sociale et politique façonnée par la magie des sentiments. L'ensemble se distingue par sa richesse et sa capacité à renouveler les codes du genre. Pour accompagner le lecteur, des doubles pages explicatives viennent éclairer les particularités de ce monde, de ses règles aux rapports de force entre royaumes. Visuellement, l'album laisse une impression plus mitigée. Le dessin fonctionne mais manque d'aisance technique. Les décors paraissent fâdes et un peu vides, les personnages figés, y compris dans les scènes censées transmettre de l'énergie ou du mouvement. Cette raideur nuit à l'immersion et affaiblit l'exotisme pourtant suggéré par l'univers. Quant à l'intrigue, malgré un postulat intrigant et la présence d'une reine Lizaru charismatique et énigmatique, le récit peine à convaincre. Les autres personnages restent ternes, souvent cantonnés à des rôles trop simplistes. Difficile de s'attacher à ce garde du corps obstiné et violent, prêt à tout pour plaire à la souveraine, ou de se sentir réellement impliqué dans une traque à l'espion dont les enjeux demeurent flous. Après un premier tome déjà confus, le second et dernier confirme ces faiblesses. Les motivations manquent de clarté, la logique interne du monde paraît instable, tout semblant reposer sur une hiérarchie affective (aimer plus ou moins quelqu'un, consciemment ou non) dont les règles semblent évoluer au gré des besoins du scénario. Les pouvoirs donnent alors l'impression d'arriver de façon arbitraire, sans véritable cadre, ce qui empêche le lecteur de s'investir. Entre une enquête brouillonne et trop téléguidée, des personnages sans consistance (parfois proches de l'agacement) et une construction d'ensemble bancale, l'implication émotionnelle ne prend jamais. C'est d'autant plus regrettable que l'univers de départ, lui, regorgeait d'idées prometteuses. Au final, une série au concept séduisant, mais dont l'exécution narrative ne parvient jamais à être à la hauteur de ses ambitions.

28/06/2025 (MAJ le 08/02/2026) (modifier)
Couverture de la série Deux sœurs
Deux sœurs

Bon, j’ai un temps voulu arrondir aux trois étoiles, parce que ça se laisse lire, et que le dessin est mignon. Mais voilà un album qui m’a quand même laissé sur ma faim. Ça se laisse lire donc, d’ailleurs très rapidement. Car l’intrigue est des plus minces. Il y a certes quelques petits traits d’humour, dans les dialogues acerbes entre frangines, dans l’opposition – extrême – entre leurs amis, leurs goûts, etc. Mais passé les quelques premières cases, je me suis vite lassé d’une histoire où tout est trop caricatural, prévisible – jusqu’à la fin – pour ma captiver. En fait, les dialogues monocordes m’ont anesthésié, et j’ai rapidement trouvé répétitives les oppositions, les disputes. Ajoutons une petite touche de guimauve, et on aura un rendu dont je ne suis visiblement pas le cœur de cible. Bof bof donc. Note réelle 2,5/5.

07/02/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Banquiz
Banquiz

Même avis que mes prédécesseurs, cette lecture me parait assez oubliable. On a droit à une satire du réchauffement climatique sur la banquise, avec des pingouins anthropomorphes et des humains caricaturaux, structurée en gaufriers de quatre cases avec une chute par page... mais dans les faits, ça ne prend jamais vraiment. La majorité des gags tombe à plat : j'ai dû esquisser deux ou trois sourires, notamment concernant El Pinguino qui est le seul personnage assez amusant. Pour le reste, c'est de la déconne facile, avec des clichés déjà vus mille fois (Trump débile, militaires bourrins, scientifique écolo paniquée, télé-réalité crétine, politiciens incompétents). Rien de très mordant ni vraiment surprenant. C'est un humour parodique assez cliché et un peu lourd. Le message est là, mais il manque de finesse et d'efficacité comique pour vraiment marquer.

06/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Mariée à ma meilleure amie
Mariée à ma meilleure amie

Dans un Japon qui a légalisé le mariage entre homosexuels, deux amies finissent par se marier entre elles pour ne pas finir seules. Mais vont-elles seulement rester des amies ou leurs sentiments vont changer ? Est-ce que c'est facile pour deux amies de vivre ensemble ? C'est le postulat de cette série yuri qui sort un peu de l'ordinaire ou du moins on est pas dans le style de yuri que j'ai lu jusqu'à présent. Pour une fois, ce n'est pas une histoire tragique mettant en vedette des étudiants ou une série pour mecs qui trouve ça chaud de voir deux filles se toucher les seins toutes les 5 pages. Malheureusement, malgré une idée de départ intéressante je me suis vite ennuyé. On est dans un manga qui décrit la vie quotidienne des personnages dans un ton souvent feel good. Je ne sais pas si c'est un problème de différences culturelles, mais les mangas qui racontent la vie quotidienne m'ennuient souvent. Il ne se passe pas grand chose d'intéressant. Le plus grand drame dans les deux premiers tomes (j'ai pas eu la force de lire le troisième tome) est qu'une des amies veut acheter des produits ménagères et l'autre ne veut pas. En même temps, j'ai l'impression de ne pas être le public-cible. Je veux dire, l'action se passe dans un Japon plus tolérant que dans la vraie vie. Le Japon n'a toujours pas légalisé le mariage gay et ici c'est le cas et personne ne semble juger les couples homosexuels. Les deux femmes ont des problèmes de couples 'normaux' qui ne sont pas liés à leur possible orientation... Bref, ça va peut-être être plus apprécié par des lecteurs LGBT ou par des lecteurs hétéros en couple qui pourraient se reconnaitre dans des situations. Moi je suis célibataire endurci alors les problèmes du couple me sont passés au-dessus de la tête.

05/02/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Le Constat
Le Constat

Un Davodeau de jeunesse, et ça se sent. L'histoire est bancale entre divers protagonistes dont les trajectoires se croisent autour d'une route et d'une virée en voiture. C'est assez mal équilibré, autant sur les personnages que les sujets. Ce road-movie est autour de trois personnages, mais dont l'écriture n'est pas très réussi. Vincent est le jeune homme qui tente un coup mais se plante, Abel est le vieux qui tente de renouer avec son passé et Rose la jeune femme solide qui vit sa vie tranquillement sur les routes. C'est des personnages assez typés, voir archétypaux. Lorsque Abel commence à raconter son passé, on comprend que Davodeau veut raconter quelque chose sur la gauche revendicatrice, sauf que ça ne débouche jamais. Il y aurait eu l'occasion de parler de transmission avec son fils, notamment, dont l'histoire aurait pu servir de liaison entre son passé et le présent et donner une occasion de conclure, mais Davodeau passe à côté. De même, Vincent est très peu consistant, entre son coup fourré et les emmerdes qu'il développe ensuite, on a du mal à s'attacher au personnage. Il oscille entre l'innocence absurde et l'intelligence rare, même si personnellement je n'ai pas cru à son passé d'ingénieur, le personnage ne faisant pas du tout ancien ingénieur. Davodeau commence à affiner son trait, mais les personnages sont encore un peu grossier dans le rendu. Les décors sont un peu absent, mais ce n'est pas mauvais sur la lisibilité. En tout cas ça ne gêne pas la lecture. C'est plus l'histoire qui va un peu dans tout les sens sans jamais prendre une direction claire et nette, le tout avec des personnages pas très attachant. Bref, une lecture dispensable !

05/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Les Maudites
Les Maudites

Mouais. Je ne sais trop quoi penser de ce petit album… Le dessin, qui use d’un Noir et Blanc tranché, stylisé et minimaliste est original. Mais le rendu est sec, parfois énigmatique. Et il concourt à ne pas trop dissiper le brouillard qui, me concernant, a passablement recouvert l’intrigue. En un lieu indéfini, aux sonorités hispaniques pour les noms, à une époque elle aussi mal définie, mais dans une ambiance western (Mexique à la fin du XIXème siècle ???), nous suivons quelques personnages, issus de de grandes familles dominant la région. En particulier deux jeunes femmes (il faut dire que les femmes dominent, dirigent une sorte de société matriarcale, les hommes étant quasi absents du récit) qui, malgré les différends opposant les familles dont elles sont les héritières, vont devenir amantes. Voilà pour ce que j’ai réussi à clairement établir. Car pour le reste, c’est moins évident. En particulier, une sorte de fantastique latent, en tout cas une menace (des êtres nommés « Ceux-là ») décime les troupeaux, chaque famille luttant contre cette menace, et celle de classiques voleurs de bétails. Mais, comme pour le dessin, l’essentiel est esquissé, évoqué, on n’entre jamais réellement, en tout cas clairement, dans le sujet, et j’ai traversé l’album sans vraiment m’attacher au récit ou à ses protagonistes, c’est dommage. Note réelle 2,5/5.

05/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Apparition dans le ciel de Berlin-Est
Apparition dans le ciel de Berlin-Est

Une lecture qui m’a franchement laissé de côté, sur ma faim ! Pourtant plusieurs choses m’avaient intrigué, intéressé, d’où ma frustration au final. D’abord le côté espionnage au cœur du Berlin de guerre froide, avec une omniprésence de la Stasi pour surveiller tout le monde, et des dialogues qui, un temps, m’ont fait penser à une ambiance orwellienne, avec ce personnage, espion de l’ouest infiltré au cœur de la police politique de la RDA. A cela s’ajoute assez rapidement du fantastique/SF étrange, qui m’a dérouté, puis intrigué là aussi, surtout qu’il se développe dans le huis-clos d’un bunker où la Stasi mène des interrogatoires. Mais voilà, grosse déception au final. Toutes les questions que je me posais, à propos du personnage principal (qui livre certaines de ses interrogations, questions intellectuelles, scrupules en tous genres) ou de l’entité qui met les être face à la/leur vérité avant de les détruire, tout ça reste largement sans réponse. A ça s’ajoute une narration un peu saccadée, pas toujours claire à suivre (sur certains flash-backs), et finalement l’intrigue se révèle squelettique – et donc décevante. Gros bof donc me concernant.

05/02/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Les Misérables (Salch)
Les Misérables (Salch)

Cette relecture parodique des Misérables m'a laissé franchement froid. L'ensemble m'a donné l'impression d'un sous-Reiser et d'un sous-Vuillemin, beaucoup moins inspiré et nettement moins bien dessiné. Le trait se veut crade et agressif, mais sans la virtuosité ni la férocité graphique de ses modèles. Seules les couleurs plutôt sympas rendent les planches assez appréciables, mais elles ne sont pas toutes en couleurs, ce qui accentue l'impression d'inégalité et de bricolage. L'adaptation suit globalement l'oeuvre d'Hugo, mais en la recouvrant d'une couche de cynisme et de provocation qui finit par tout écraser. Les premières pages proposent quelques anachronismes encore relativement discrets, puis ceux-ci deviennent de plus en plus envahissants au fil de la lecture. Côté humour, j'ai trouvé l'ensemble très paresseux. Je dois préciser que je n'ai jamais été amateur d'humour trash. L'album repose presque exclusivement sur ce principe d'anachronisme, trop convenu dans ce type de parodie, et sur un trash appuyé (violence gratuite, vulgarité systématique), un procédé qui me lasse très vite, surtout quand on connaît ce que Reiser et Vuillemin ont fait de bien plus fort, plus juste et plus dérangeant avec les mêmes recettes. Ici, tout tourne rapidement à la mécanique lourde, sans véritable montée en puissance ni regard neuf. Quelques gags fonctionnent vaguement, mais beaucoup trop m'ont simplement ennuyé. Et au vu de l'épaisseur de l'album, la lecture m'a paru fatigante, répétitive et creuse. Ni la parodie ni la satire ne décollent réellement, et l'ensemble m'a donné surtout le sentiment d'un exercice de style forcé, qui confond irrévérence et facilité.

05/02/2026 (modifier)