Les dernier avis (16219 avis)

Couverture de la série Malinche
Malinche

Mouais. C’est un petit format, avec une faible pagination, cela se laisse donc lire rapidement (surtout qu’il n’y a pas beaucoup de texte). Mais vite arrivé à la fin, j’en étais à me demander ce que l’auteur voulait me faire passer comme idée ou comme histoire !? En effet, je n’ai pas vraiment accroché à cette « histoire », peut-être allégorique, je ne sais pas, histoire narrée par un personnage qui s’avère être un arbre (ou qui l’est devenu), qui commente quelques moments de la vie de certains personnages vivant près de lui. Hélas, la narration est bien trop obscure, et m’a clairement perdu ! Quant au dessin, si je lui reconnais des qualités esthétiques, je ne suis pas fan de la colorisation, parfois un peu criarde. Bref, je pense que cela sera aussi vite oublié que lu.

14/12/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Minecraft - La BD officielle
Minecraft - La BD officielle

Minecraft est certainement l’un des jeux ayant marqué la dernière décennie comme le plus vendu au monde. Mon plus jeune fils en était totalement fou. Voilà que la bd officielle inspirée de ce jeu est sortie pour Noël dans un esprit mercantile des plus évidents. Évidemment, je n’avais pas trop le choix pour l’achat. On peut se poser la question de savoir pourquoi une parution aussi tardive alors que ce jeu semble aujourd’hui un peu dépassé par d’autres qui prennent le relai. Le graphisme s’inspire du jeu avec ses petits carrés qui forment le paysage. On va suivre une bande de jeunes gens qui se lancent des défis dans ce monde virtuel. Ma foi, ce n’est pas trop mon truc. J’ai trouvé cette aventure trop enfantine, sans aucune surprise, ni subtilité. Bref, un vrai produit marketing pour satisfaire une demande de fans.

13/12/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Captain America - Un an après
Captain America - Un an après

Cet album est un recueil d'histoires courtes publiées quelques mois après la Mort de Captain America en 2007, à la fin des évènements de Civil War. Il contient des récits de cette période, notamment ceux racontant la tristesse de Sharon Carter, ex-fiancée de Steve Rogers, qui a découvert qu'elle était responsable de la mort de son amour alors qu'elle était hypnotisée par le Dr Faustus. D'autres récits abordent le sujet d'une copie de Captain America, en réalité un raté d'une tentative de création de super-soldat datant des années 50 et que les autres héros, le Faucon en tête, tente de retrouver pour l'empêcher de sévir plus longtemps. Et enfin beaucoup d'autres racontent des flash-back du passé de Captain America durant la seconde guerre mondiale et durant ses débuts chez les Vengeurs, comme autant d'hommages à ce héros dont on veut faire le deuil. Sauf qu'on sait bien qu'il va rapidement être ressuscité et que tout cela est une exploitation commerciale et de l'émotion factice produite pour vendre des magazines Marvel à l'époque. Concrètement, j'ai vu cet album comme un recueil de bouche-trous. Aucun récit ne sort du lot, beaucoup sont trop courts et trop sortis de leur contexte pour laisser le temps au lecteur de s'y intéresser ne serait-ce qu'un peu. Panini a compilé tout ce qu'ils ont trouvé tournant peu ou prou autour des souvenirs et des regrets du Captain mais ça n'a aucun intérêt. Les dessinateurs s'y succèdent, avec des styles corrects, parfois très différents, mais globalement assez formatés. C'est une lecture ennuyeuse et parfois même difficilement compréhensible quand vous ne suiviez pas toutes les autres parutions de l'époque et qu'on vous met sous le nez ce qui ressemble à des extraits entrecoupés issus d'histoires plus longues. Totalement dispensable.

13/12/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Blake et Mortimer - Le Dernier Pharaon
Blake et Mortimer - Le Dernier Pharaon

Je ne suis pas un inconditionnelle de Blake et Mortimer. J'aime certains albums et c'est tout. Comme Le mystère de la grande pyramide est mon préféré et que j'aime bien le trait de Schuiten, j'avais envie de lire l'album. J'ai très vite vu que le dessinateur avait intégré les personnages dans son univers alors que les autres albums par d'autres auteurs que Jacobs sont obligés de suivre un cahier des charges. J'aime bien quand un auteur montre sa vision personnelle d'un personnage et c'est intéressant de voir les personnages vieillir. Le scénario possède quelques bonnes scènes, mais globalement je me suis ennuyé. Il faut dire que le coté 'scientifique' est très mise en avant alors que ce n'est vraiment pas ce que je préfère dans Blake et Mortimer. J'aime mieux lorsque l'accent est mis sur l'aventure ou même le policier (comme L'affaire du collier, considéré comme un album moyen par les fans, mais que j'ai préféré à d'autres albums comme SOS météores). Bref, je suis passé à coté du scénario qui selon moi devient un peu n'importe quoi au fil des pages. Quant au dessin, il est impeccable au niveau des décors, mais je n'ai pas trop aimé les personnages qui m'ont souvent semblé figés. Peut-être que des plus grands fans de la série originale vont mieux apprécier, quoique si je me fie aux critiques que j'ai lu un peu partout sur internet, cela semble être typiquement le genre d'album qui divise les lecteurs.

13/12/2019 (modifier)
Couverture de la série Les Amants de Carcassonne
Les Amants de Carcassonne

Oui, je sais ! J’avais dit que je ne lirai plus de bandes dessinées scénarisées par Laurent-Frédéric Bollée, et là, bardaf, je recommence ! Désolé, je n’avais pas fait gaffe, j’ai emprunté la bd pour faire de la complétion sur bdtheque et je n’ai pas prêté attention aux auteurs… j’aurais dû. Coédité par Glénat et les Editions du Patrimoine, cet album a pour vocation de nous faire découvrir Carcassonne. Mais plutôt que de s’intéresser aux vieilles pierres, le récit va mettre en avant l’esprit de résistance de la ville. Et l’angle d’attaque est original puisque là où je m’attendais à directement tomber sur une évocation du massacre perpétré par les Croisés au détriment des Cathares, je me suis retrouvé en pleine seconde guerre mondiale ! J’ai été plutôt désarçonné par cette approche, mais agréablement désarçonné. En jouant sur deux époques, Laurent-Frédéric Bollée double les exemples mettant en avant l’esprit de résistance des habitants de Carcassonne. C’est, de ce point de vue, très bien vu. Malheureusement, pour moi le positif s’arrête là. Car pour le reste, j’ai trouvé que le scénario sonnait faux, avec en point d’orgue le rôle donné à Joël Bousquet. Ce dernier va raconter à sa secrétaire une histoire moyenâgeuse dans laquelle il s’attribue le rôle du Croisé repenti, et la jeune fille de succomber à son charme… Franchement bancal pour pouvoir évoquer le siège de 1209 tout en gardant l’intrigue en 1944. Quant aux histoires de résistance qui meublent la majeure partie du récit, je n’ai vu là que du vu et du revu, sans créativité. Tout comme ce triangle amoureux formé par Bousquet, Linette (sa secrétaire) et ce jeune résistant dont j'ai déjà oublié le nom tant son personnage m'a marqué. Le comble de l'absurde est tout de même atteint lorsque les résistants (œuvrant dans l'anonymat) se présentent l'un à l'autre, d'abord avec leur nom de résistant puis avec leur vrai nom (histoire que si l'un d'entre eux se fait arrêter, il puisse donner un maximum d'informations sur ses complices à la Gestapo ?... Vraiment du grand n'importe quoi). Au niveau du dessin, je n’ai que peu trouvé ce que j’attendais, à savoir des vues grandioses de la ville et de ses monuments architecturaux. Bien sûr, il y en a… mais j’en attendais plus ! Sinon, le trait de Luca Malisan est assez typique des productions de Glénat. Un encrage plutôt marqué, un trait réaliste lisible et passe-partout et une mise en page classique. Rien de mal fait mais rien d’exceptionnel non plus. Dispensable à mes yeux… sauf si vraiment vous voulez (un peu) découvrir Carcassonne au travers d’une bande dessinée.

12/12/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Tropique de la violence
Tropique de la violence

Là encore, nous avons un bel écrin pour une belle mise en forme mais le fond ne m’a pas séduit. Objectivement, la bd semble bien être réalisée mais le sujet ou plutôt les valeurs véhiculées ne m’ont pas touché. Nous avons sur l’île de Mayotte une gentille infirmière en mal d’enfant qui recueille un bébé typé qu’une maman abandonne à cause d’un problème de couleur de yeux dépareillée. Il est vrai qu’au moindre défaut, on jette dans notre société. Mais là, ce sont des réfugiés d’îles voisines curieusement moins prospères d’où l’excuse économique. Malheureusement, plus on est bon dans notre société, moins l’espérance de vie est grande. Elle laisse derrière elle un jeune adolescent de 15 ans qui va sombrer dans la violence à cause de mauvaises fréquentations. Il s’en suivra une véritable descente aux enfers sur fond de drogue et de bandes rivales. L'auteur semble insister sur le fait que toute cette violence qui se passe sur cette île ne semble pas inquiéter la République sachant que Mayotte est rattachée à la France pour des raisons économiques. J’avoue ne pas avoir aimé, mis à part le début avec cette gentille femme qui a donné tout son amour. Quelque fois, le résultat ne semble pas être à la hauteur des attentes. C’est parfois comme cela sous les tropiques et ailleurs.

11/12/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Kébek
Kébek

Cette aventure se passe au Québec, d’où le titre qui tombe assez bien. Mise à part ce jeu de mot, on va avoir droit à une entrée en matière comme le film Premier contact du québécois Denis Villeneuve. Il faut dire qu’il y a une inspiration qui se ressent jusque dans le scénario avec l’exploration d’une mystérieuse sphère noire d’origine extraterrestre mais avec beaucoup de maladresses en l’espèce. Je vais être sévère dans ma notation car nous avions un très bon sujet mais qui a été exploité de façon presque catastrophique. Je vais donner un exemple précis pour illustrer mon propos. Notre héros se comporte comme tel allant jusqu’au mépris de la prudence scientifique. Il avait promis à contrecœur de jouer un match de hockey avec ses collègues. Il tiendra promesse tout juste après une journée d’hospitalisation. Je pourrais multiplier aisément ce type d’incohérences. Bref, rien n’est crédible dans la mise en scène. Pourtant, la forme est particulièrement soignée avec de grandes doubles pages qui sont un émerveillement graphique. Il faut dire que l’éditeur a mis les moyens pour produire dans la plus grande qualité. Cependant, à bien y regarder, le dessin manque parfois de profondeur. C’est malheureusement un grand ratage comme il peut en arriver. Tiens, cela me fait penser au film Waterworld avec le célèbre Kevin Costner. Bref, on peut avoir de grands moyens pour la réalisation et se planter royalement. C’est bien le cas de Kébek.

11/12/2019 (modifier)
Couverture de la série Galope comme le vent
Galope comme le vent

La collection Strawberry des éditions Soleil proposait des séries destinées aux jeunes lectrices dans lesquelles de jeunes héroïnes se retrouvaient confrontées aux difficultés d’un monde réel fantasmé. Galope comme le vent accumule tellement les stéréotypes qu’on aurait pu croire à une caricature destinée à se moquer de la collection. En fait, non… L’éditeur a véritablement misé sur cette série et le fait que trois tomes soient parus me laisse penser que la série en question a trouvé un certain public. Pas assez pour continuer au-delà du tome 3… mais suffisamment pour ne pas s’arrêter avant celui-ci. Je ne suis clairement pas le public ciblé mais cette série m’est apparue comme quand même très faible. Les seuls points positifs que je retire sont le fait que le lecteur a tout de même droit à quelques notions d’équitation et celui que le dessin est très facile à lire. Sinon, sincèrement, je n’ai vu que des stéréotypes dignes des histoires que peuvent se raconter deux gamines de 6 ans qui joueraient à la poupée avec un peu tout ce qui leur tombe sous la main (et j’ai quand même le sentiment que la série s’adresse à un public un peu plus âgé, vers les 9-10 ans en gros). L’image de la femme donnée ici, avec culte de la minceur et de la mode, les personnes en surpoids (ou du moins pas maigres) sont soit des brutes soit la bonne copine rigolote de service, est tout sauf moderne et valorisante (de quoi donner des complexes à toute jeune fille pesant plus de 30 kg pour 1,60m). L’univers décrit… mon dieu ! La jeune héroïne est Suissesse et issue d’une famille très aisée venue s’installer en Angleterre. Elle adore l’équitation mais suite à une mauvaise chute provoquée par sa stupidité (pardon, sa maladresse (pardon, par un triste coup du destin)), elle a arrêté d’en pratiquer. Bien entendu, les trois tomes qui composent la série vont la voir vaincre dans toutes les compétitions auxquelles elle va participer. Son frère joue dans un groupe de musique mais, comme si ce n’était pas suffisant, va se mettre aussi à dessiner des vêtements. Le meilleur ami de celui-ci et dont l’héroïne est amoureuse en secret est Russe et chanteur du groupe. Et s’il semble parfaitement maîtriser l’anglais dès qu’il se trouve derrière un micro, il le pratique comme une vache espagnole au quotidien (histoire de lui donner un petit charme rigolo grâce à sa maladresse). La meilleure copine est un peu boulotte, excellente cavalière elle aussi mais atteinte d’une maladie grave qui va la rendre aveugle (ce qui ne l'empêchera pas dans le troisième tome de nous faire partager sa décision de devenir vétérinaire... Ah bah, ça va être ballot pour châtrer le minou à sa mémère, je plains l'animal !). Le père de celle-ci tient un haras et va entraîner l’héroïne et lui mettre à disposition toutes les infrastructures et tout le matériel nécessaires (il n’est bien entendu jamais question d’argent pour quoi que ce soit dans cette série, tout coule de source). La garce de service est blonde et semble encore plus riche que toutes les autres filles (ce qui n’est pas peu dire). Je pourrais encore tartiner mais je ne crois pas que ce soit la peine de continuer, ni de vous parler des rebondissements clichés et souvent forcés qui jalonnent ce récit. Sinon, et si vraiment vous voulez la lire, la série se compose de trois tomes plus ou moins indépendants dont le dernier n’offre pas de véritable fin (on sent que les autrices auraient aimé continuer l’aventure). Si votre fille est belle, mince et issue d’un milieu aisé, pourquoi pas ? Sinon, à part nourrir des regrets, de la rancœur et des complexes, je ne vois pas ce que cette série pourrait apporter à une jeune lectrice. 2/5 quand même parce que le dessin est très lisible et le découpage n'est pas mauvais, mais je vous invite quand même à passer directement à autre chose.

11/12/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Moi, jardinier citadin
Moi, jardinier citadin

Je suis un peu triste de mettre une note aussi basse à ce manhwa. En effet, je suis persuadé qu'il a tout ce qu'il faut pour séduire un amateur coréen ou plus généralement asiatique de jardinage. Il met en scène un citadin d'âge moyen qui décide de se lancer dans le jardinage d'une parcelle louée d'un grand potager installé en bord de ville. Cela va rapidement devenir sa passion et une source de joie pour sa femme bientôt enceinte et lui, et pour cela il va bénéficier des conseils des nombreux anciens plus habitués que lui aux contraintes et astuces du jardinage. Avec lui, nous allons suivre toute une année au potager, de la fin du premier hiver jusqu'au plein hiver suivant, avec les spécificités et les travaux au jardin de chaque saison. Le dessin est très agréable, joliment coloré et il mélange avec réussite un style caricatural pour les personnages et un certain réalisme pour les décors et les plantes du fameux potager. Outre les moments très didactiques incluant notamment plusieurs double-pages d'explications et de descriptions des différentes plantes et méthodes de jardinage, le récit est également empli de touches d'humour et de quelques moments emplis d'une assez jolie poésie. Concrètement, le public cible y trouvera de quoi s'informer et aussi ressentir quelques agréables émotions. Mais voilà, je ne suis pas le public cible. Pour commencer, je ne suis guère amateur de jardinage et par extension pas amateur de documentaire sur le sujet, surtout quand il fait régulièrement dans le purement didactique. Ensuite, le cadre du récit est très spécifique à la Corée ou éventuellement à l'Extrême-orient de manière plus vaste, avec un mode de vie semi-citadin bien local et surtout des plantes et des plats qui ne parleront quasiment pas du tout à un lecteur occidental. Cela peut être éventuellement intéressant de comparer ce modes de vie avec le nôtre, mais je ne m'y suis pas retrouvé. Et donc globalement, je me suis sincèrement et malheureusement bien ennuyé au cours de cette lecture. A tel point que j'en suis rapidement venu à sauter des pages, et même certains chapitres entiers quand je voyais qu'ils étaient purement documentaires et ne racontaient pas grand chose sur l'évolution de la vie du héros et de ses proches.

09/12/2019 (modifier)
Couverture de la série L'Oiseau chante comme le lui permet son bec
L'Oiseau chante comme le lui permet son bec

L’émotion n’est pas passée. Soyons clairs : je n’en ai rien eu à foutre du destin de ce personnage de sans-abri, qui traîne son ennui sur le trottoir devant un café tenu par un patron bienveillant, qui va tous les jeudi rechercher un peu d’affection et de sexe chez une vieille prostituée qui lui offre la passe, qui se fait tabasser de temps à autres contre un peu d'argent, qui se fait alpaguer par une jeune femme en pleine nuit, qui la ramène chez elle pour qu’il la ramone avant de passer à sa sœur… Franchement, j’ai pas compris l'intérêt de la chose, à un point tel que quand une idylle commence à naître entre ce personnage et une inconnue croisée dans la rue, il était déjà trop tard pour que je me sente subitement captivé. Et puis ce dessin dans lequel l’encre de Chine semble tacher les cases, ben même si ça donne un style, je ne suis pas fan. Cet album n’était pas fait pour moi, tout simplement…

06/12/2019 (modifier)