Les aventures et mésaventures amoureuses d’un jeune Japonais à Paris. Ce n’est pas le meilleur de Varenne, mais ce n’est pas non plus le pire, à mon avis. Les dessins sont plus irréguliers que dans d’autres de ses œuvres, mais cela peut s’expliquer par le format et l’objectif initial de la commande : une collection de manga européen promue par Casterman, je crois. Après de nombreuses pages, de nombreuses rencontres et désillusions, ce qu’il reste, c’est la longueur et l’ennui du livre, malgré quelques femmes très belles et intéressantes. Les monuments de Paris sont également bien rendus, l’Opéra par exemple.
Bon, je sens que je vais avoir du mal avec cette collection de one-shot de Lemire. Si j’avais quand même trouvé intéressant l’album « Des milliers de plumes noires », « Le passage » m’a clairement laissé de côté.
Je reconnais au scénario, au dessin et à la colorisation le fait d’avoir installé une ambiance noire, angoissante et intrigante. Mais voilà, je trouve que ça ne va pas au-delà, et ici ça ne me suffit pas.
En effet, je n’ai sans doute pas tout saisi (et j’ai compris peu de choses en fait, ça semble partir dans tous les sens, empiler des idées "horrifiques"), mais c’est très très vite lu (peu de texte et d’intrigue), et je trouve l’ensemble assez creux.
Gros bof me concernant.
J'aime beaucoup Jean-Pierre Dionnet quand il écrit dans des magazines ou présente des films. Le journaliste, le passeur, le passionné est souvent passionnant. Malheureusement, ici il me convainc beaucoup moins. Exterminateur 17 repose sur des thèmes que j'adore: androïdes, guerre, quête d'émancipation... mais le récit peine à leur donner du potentiel.
Le principal problème vient selon moi (mais apparemment pas que, à la lectures des autres avis) de la narration. L'histoire manque de rythme, s'étire souvent et donne l'impression de ne jamais être totalement sûre de ce qu'elle veut raconter. Les idées ne sont pas mauvaises, loin de là, mais elles restent à l'état d'ébauche. J'ai régulièrement eu le sentiment de lire un récit davantage fasciné par son univers que par ses personnages.
Heureusement, il y a Bilal (oui je suis retombé dans ma Bilal-sophie après avoir du rangement et feuilleté des tas des bouquins qui ne demandaient que ça, ça se voit à mes derniers avis). Son dessin est déjà impressionnant et l'influence de Moebius saute évidemment aux yeux, que ce soit dans certains décors, les machines ou cette SF typiquement Métal Hurlant des années 70. Même quand le scénario patine, les planches poussent à continuer la lecture.
Au final reste une grosse impression de lire une œuvre importante (à cette époque, dans le domaine de la SF hexagonale) plus qu'une œuvre réellement réussie. Un laboratoire d'idées intéressant, porté par un Bilal déjà très inspiré, mais qui ne m'a jamais totalement embarqué.
Histoires courtes d’humour coquin. Elles pourraient tout aussi bien être classées dans le genre érotique, je pense. J’apprécie beaucoup le trait de Alfonso Font, élégant et bien défini. J’ai lu l’édition Himalaya, avec les couleurs originales et sans l'épisode ajouté dans l’édition Tabou. Toujours avec des bimbos aux formes généreuses et provocantes, les hommes font ici une triste figure, y compris le lamentable Tarzan. À mon avis, les intrigues sont trop prévisibles et j’ai eu du mal à esquisser un sourire.
Dans cette adaptation d'un roman d'Eugène Sue, on suit l'ascension puis la destinée d'un marin sans scrupules qui, après avoir pris le commandement de son navire, embrasse une vie de piraterie sous le signe de la violence et de la cupidité, au mépris d'une prophétie annonçant sa mort prochaine.
Sur la forme, il y a peu de choses à reprocher à l'album. Le dessin d'Alessandro Corbettini est de qualité, avec de belles compositions, des navires impressionnants et une ambiance maritime réussie. Le choix du noir et blanc, réalisé à l'encre, confère à l'ensemble une belle élégance graphique et une identité visuelle affirmée. En revanche, j'ai parfois trouvé que ce parti pris accentuait encore davantage une atmosphère déjà très sombre. L'ensemble est constamment baigné dans une noirceur qui finit par alourdir le récit plus qu'elle ne le sert.
Quoi qu'il en soit, c'est davantage sur le fond que je suis resté à distance. Je n'ai pas réussi à me passionner pour Kernok ni pour son parcours. Le personnage est volontairement brutal, cynique et peu attachant, mais je ne lui ai pas trouvé suffisamment d'épaisseur pour m'investir émotionnellement dans son destin. Quant à l'intrigue, elle suit son cours sans véritable surprise et ne m'a jamais vraiment captivé.
La narration, assez abondante, renforce d'ailleurs cette impression. On sent que l'adaptation reste proche du roman d'origine, mais cela se traduit par un récit parfois un peu bavard et pas toujours aussi dynamique qu'on pourrait l'espérer pour une histoire de pirates.
Je retiens surtout la qualité du travail graphique et l'ambiance qui s'en dégage. Sur ce plan, l'album est incontestablement réussi. En revanche, ni l'histoire ni son personnage principal ne sont parvenus à susciter chez moi un véritable intérêt, ce qui fait que cette lecture, malgré ses qualités formelles, ne m'aura pas particulièrement marqué.
Je connaissais l’histoire grâce au film des 90s avec Val Kilmer et Brando … et j’avoue que ça ne m’avait pas laissé un grand souvenir.
La BD suivra le même chemin, vite lu vite oublié.
La partie graphique n’est pas en cause, elle s’avère même plutôt agréable. Couleurs, trait et cadrages m’ont plutôt interpellé positivement, du bon travail.
C’est vraiment l'histoire qui pèche. Je ne dis pas à l’époque de sa sortie mais aujourd’hui je trouve que ça sent bien le moisi. Le sujet a été depuis, vue maintes fois et de façon mieux approfondi. Je trouve que l’on reste trop en surface ici, ça va vite on ne s’attarde pas et donc ne s’attache pas aux personnages.
Le message perd bien en force du coup, dommage.
Je suis un peu dur en ne mettant que 2*, ça reste une adaptation honnête d’un récit un peu ampoulé avec le temps. Pour les curieux de découvrir l’origine (?) du mythe du savant fou jouant avec la génétique, figure que l’on retrouvera dans de nombreuses œuvres par la suite.
Une parodie de l'intégrale des trois trilogies de Star Wars, en revisitant certaines scènes clés avec un humour absurde et couillon.
Le dessin de Baba est fidèle à ce qu'il fait habituellement dans ce genre de BD parodique : c'est lisible, dynamique, les personnages sont immédiatement reconnaissables et le style fonctionne bien pour ce type d'humour. Visuellement, je n'ai pas grand-chose à lui reprocher.
En revanche, l'humour m'a beaucoup moins convaincu. On est dans une parodie très basique, avec des gags potaches, graveleux ou franchement bas de plafond. Beaucoup de situations reposent sur des détournements très attendus que j'ai l'impression d'avoir déjà vus des dizaines de fois dans d'autres parodies de Star Wars mais aussi de n'importe quelle autre œuvre célèbre. Les surprises sont rares et les chutes tombent presque toutes à plat pour quelqu'un comme moi qui n'aime pas l'humour con.
Il faut dire aussi que Star Wars est probablement l'une des licences les plus parodiées qui soient. En tant qu'ancien fan de la saga, j'ai déjà lu, vu ou entendu énormément de détournements de cet univers, si bien que cette BD ne m'a strictement rien apporté de vraiment nouveau.
La seule curiosité vient du fait qu'elle s'attaque aussi à la nouvelle trilogie, que je n'avais encore jamais vue parodiée à ce jour. Mais cette trilogie là n'est-elle pas déjà elle-même une parodie de Star Wars ?
Un autre album d'Edmond Baudoin qui ne m'a pas du tout séduit.
C'est un carnet de voyage avec notamment des croquis. Il y en a tellement au début que je me demandais si cet album était vraiment une BD (il faut attendre la page 28 pour que l'art séquentiel arrive enfin). Comme souvent avec Baudoin on saute du coq à l'âne et ici je pense que cela va trop loin. On saute d'un pays et d'une époque à l'autre, Baudoin parle de n'importe quoi et il y a des moments bizarres comme le strip où Baudoin avoue que son amie Neige et tout ce qu'il raconte est en fait de la fiction....mais en fait non c'est juste une blague ou un truc comme ça. J'ai pas bien compris et franchement je m'en fous.
En gros, j'ai été totalement indifférent à ce que racontait Baudoin et je trouvais que cet album était souvent hermétique. C'est un album pour ceux qui adorent Baudoin et les autres lecteurs vont s'ennuyer.
La vieille bagnole volante jaune est l'image dominante qui m'est restée. Très pop et psychédélique !
Mr. Magellan, dessiné par Géri, était une série que j'ai presque entièrement lue dans le journal Tintin. Avec des récits de Duchâteau ou Van Hamme, entre la science-fiction et le fantastique, elle n'a jamais réussi à me convaincre. Du Vatican à l'île de Pâques, avec des menaces, conspirations et ennemis aux pouvoirs extraordinaires, les intrigues étaient trop forcées et peu crédibles.
Avec le temps, je trouve peut-être Capella, la collègue féminine, intéressante d'un point de vue purement esthétique, bien sûr. L'influence des séries TV anglaises est évidente dans les mini-jupes et les bottes hautes, tout est très pop et kitch! Cela pourrait inspirer de nouveaux films d'Austin Powers ! Malgré tout, j'aime encore les lunettes de Mr Magellan.
La belle couverture et l'idée d'une île de riches m'a incité à lire, parce que vive les îles et leur différence d'avec le reste du monde, les vagues en prime. Le nom des auteurs aussi, mais bof !
Seul le propriétaire de l'île est intéressant et sous-exploité : pourquoi loue-t-il des palais à ses hôtes, pour l'argent, les étudier, ne pas être seul ? On n'en saura rien, et la bd ne se relève pas de ça : vu que seul ce personnage est intéressant, il aurait fallu l'exploiter à fond. Je trouve l'idée en quelque sorte de châtiment des riches par une grande vague bien primitive : depuis au moins Noé, on juge les assaillis par les flots bien coupables et on présume que le lecteur se ralliera à ça j'imagine, car les riches sont souvent considérés comme coupables en France mais ici de quoi ?
De chercher un abri ? Mais si nous le pouvions, nous le ferions sans doute. D'être pollueurs ? Le plus coupable est devenu un pauvre, non pour le crime d'être pollueur, d'ailleurs, mais parce que la manière dont il opère est bien primitive. Et si on veut démontrer quelque chose, on ne le fait même pas bien : il y a un riche cherchant des solutions pour la planète. Je comprends qu'il le fasse à l'abri, on se concentre mieux non harcelé par la peur, le temps, la foule..
Le scénario ne fait que présenter des personnages pour qu'ils soient finalement mis à l'épreuve par la vague, mais montrés très superficiellement, je me moque en vérité de tout ce qui peut leur arriver parce qu'ils ne sont pas réels.
L'île est censée être belle mais on ne la contemple pas, des gens vont être traités comme dans un film catastrophe mais on ne les présente pas comme dans les films de ce genre, on ne moque donc de l'ile, des habitants et de la vague, car à part le maitre de l'île, tout est néant.
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Kiro
Les aventures et mésaventures amoureuses d’un jeune Japonais à Paris. Ce n’est pas le meilleur de Varenne, mais ce n’est pas non plus le pire, à mon avis. Les dessins sont plus irréguliers que dans d’autres de ses œuvres, mais cela peut s’expliquer par le format et l’objectif initial de la commande : une collection de manga européen promue par Casterman, je crois. Après de nombreuses pages, de nombreuses rencontres et désillusions, ce qu’il reste, c’est la longueur et l’ennui du livre, malgré quelques femmes très belles et intéressantes. Les monuments de Paris sont également bien rendus, l’Opéra par exemple.
Le Mythe de l’ossuaire - Le Passage
Bon, je sens que je vais avoir du mal avec cette collection de one-shot de Lemire. Si j’avais quand même trouvé intéressant l’album « Des milliers de plumes noires », « Le passage » m’a clairement laissé de côté. Je reconnais au scénario, au dessin et à la colorisation le fait d’avoir installé une ambiance noire, angoissante et intrigante. Mais voilà, je trouve que ça ne va pas au-delà, et ici ça ne me suffit pas. En effet, je n’ai sans doute pas tout saisi (et j’ai compris peu de choses en fait, ça semble partir dans tous les sens, empiler des idées "horrifiques"), mais c’est très très vite lu (peu de texte et d’intrigue), et je trouve l’ensemble assez creux. Gros bof me concernant.
Exterminateur 17
J'aime beaucoup Jean-Pierre Dionnet quand il écrit dans des magazines ou présente des films. Le journaliste, le passeur, le passionné est souvent passionnant. Malheureusement, ici il me convainc beaucoup moins. Exterminateur 17 repose sur des thèmes que j'adore: androïdes, guerre, quête d'émancipation... mais le récit peine à leur donner du potentiel. Le principal problème vient selon moi (mais apparemment pas que, à la lectures des autres avis) de la narration. L'histoire manque de rythme, s'étire souvent et donne l'impression de ne jamais être totalement sûre de ce qu'elle veut raconter. Les idées ne sont pas mauvaises, loin de là, mais elles restent à l'état d'ébauche. J'ai régulièrement eu le sentiment de lire un récit davantage fasciné par son univers que par ses personnages. Heureusement, il y a Bilal (oui je suis retombé dans ma Bilal-sophie après avoir du rangement et feuilleté des tas des bouquins qui ne demandaient que ça, ça se voit à mes derniers avis). Son dessin est déjà impressionnant et l'influence de Moebius saute évidemment aux yeux, que ce soit dans certains décors, les machines ou cette SF typiquement Métal Hurlant des années 70. Même quand le scénario patine, les planches poussent à continuer la lecture. Au final reste une grosse impression de lire une œuvre importante (à cette époque, dans le domaine de la SF hexagonale) plus qu'une œuvre réellement réussie. Un laboratoire d'idées intéressant, porté par un Bilal déjà très inspiré, mais qui ne m'a jamais totalement embarqué.
Carmen Bond
Histoires courtes d’humour coquin. Elles pourraient tout aussi bien être classées dans le genre érotique, je pense. J’apprécie beaucoup le trait de Alfonso Font, élégant et bien défini. J’ai lu l’édition Himalaya, avec les couleurs originales et sans l'épisode ajouté dans l’édition Tabou. Toujours avec des bimbos aux formes généreuses et provocantes, les hommes font ici une triste figure, y compris le lamentable Tarzan. À mon avis, les intrigues sont trop prévisibles et j’ai eu du mal à esquisser un sourire.
Kernok le pirate
Dans cette adaptation d'un roman d'Eugène Sue, on suit l'ascension puis la destinée d'un marin sans scrupules qui, après avoir pris le commandement de son navire, embrasse une vie de piraterie sous le signe de la violence et de la cupidité, au mépris d'une prophétie annonçant sa mort prochaine. Sur la forme, il y a peu de choses à reprocher à l'album. Le dessin d'Alessandro Corbettini est de qualité, avec de belles compositions, des navires impressionnants et une ambiance maritime réussie. Le choix du noir et blanc, réalisé à l'encre, confère à l'ensemble une belle élégance graphique et une identité visuelle affirmée. En revanche, j'ai parfois trouvé que ce parti pris accentuait encore davantage une atmosphère déjà très sombre. L'ensemble est constamment baigné dans une noirceur qui finit par alourdir le récit plus qu'elle ne le sert. Quoi qu'il en soit, c'est davantage sur le fond que je suis resté à distance. Je n'ai pas réussi à me passionner pour Kernok ni pour son parcours. Le personnage est volontairement brutal, cynique et peu attachant, mais je ne lui ai pas trouvé suffisamment d'épaisseur pour m'investir émotionnellement dans son destin. Quant à l'intrigue, elle suit son cours sans véritable surprise et ne m'a jamais vraiment captivé. La narration, assez abondante, renforce d'ailleurs cette impression. On sent que l'adaptation reste proche du roman d'origine, mais cela se traduit par un récit parfois un peu bavard et pas toujours aussi dynamique qu'on pourrait l'espérer pour une histoire de pirates. Je retiens surtout la qualité du travail graphique et l'ambiance qui s'en dégage. Sur ce plan, l'album est incontestablement réussi. En revanche, ni l'histoire ni son personnage principal ne sont parvenus à susciter chez moi un véritable intérêt, ce qui fait que cette lecture, malgré ses qualités formelles, ne m'aura pas particulièrement marqué.
L'Île du Docteur Moreau
Je connaissais l’histoire grâce au film des 90s avec Val Kilmer et Brando … et j’avoue que ça ne m’avait pas laissé un grand souvenir. La BD suivra le même chemin, vite lu vite oublié. La partie graphique n’est pas en cause, elle s’avère même plutôt agréable. Couleurs, trait et cadrages m’ont plutôt interpellé positivement, du bon travail. C’est vraiment l'histoire qui pèche. Je ne dis pas à l’époque de sa sortie mais aujourd’hui je trouve que ça sent bien le moisi. Le sujet a été depuis, vue maintes fois et de façon mieux approfondi. Je trouve que l’on reste trop en surface ici, ça va vite on ne s’attarde pas et donc ne s’attache pas aux personnages. Le message perd bien en force du coup, dommage. Je suis un peu dur en ne mettant que 2*, ça reste une adaptation honnête d’un récit un peu ampoulé avec le temps. Pour les curieux de découvrir l’origine (?) du mythe du savant fou jouant avec la génétique, figure que l’on retrouvera dans de nombreuses œuvres par la suite.
Space Wars
Une parodie de l'intégrale des trois trilogies de Star Wars, en revisitant certaines scènes clés avec un humour absurde et couillon. Le dessin de Baba est fidèle à ce qu'il fait habituellement dans ce genre de BD parodique : c'est lisible, dynamique, les personnages sont immédiatement reconnaissables et le style fonctionne bien pour ce type d'humour. Visuellement, je n'ai pas grand-chose à lui reprocher. En revanche, l'humour m'a beaucoup moins convaincu. On est dans une parodie très basique, avec des gags potaches, graveleux ou franchement bas de plafond. Beaucoup de situations reposent sur des détournements très attendus que j'ai l'impression d'avoir déjà vus des dizaines de fois dans d'autres parodies de Star Wars mais aussi de n'importe quelle autre œuvre célèbre. Les surprises sont rares et les chutes tombent presque toutes à plat pour quelqu'un comme moi qui n'aime pas l'humour con. Il faut dire aussi que Star Wars est probablement l'une des licences les plus parodiées qui soient. En tant qu'ancien fan de la saga, j'ai déjà lu, vu ou entendu énormément de détournements de cet univers, si bien que cette BD ne m'a strictement rien apporté de vraiment nouveau. La seule curiosité vient du fait qu'elle s'attaque aussi à la nouvelle trilogie, que je n'avais encore jamais vue parodiée à ce jour. Mais cette trilogie là n'est-elle pas déjà elle-même une parodie de Star Wars ?
Amatlan
Un autre album d'Edmond Baudoin qui ne m'a pas du tout séduit. C'est un carnet de voyage avec notamment des croquis. Il y en a tellement au début que je me demandais si cet album était vraiment une BD (il faut attendre la page 28 pour que l'art séquentiel arrive enfin). Comme souvent avec Baudoin on saute du coq à l'âne et ici je pense que cela va trop loin. On saute d'un pays et d'une époque à l'autre, Baudoin parle de n'importe quoi et il y a des moments bizarres comme le strip où Baudoin avoue que son amie Neige et tout ce qu'il raconte est en fait de la fiction....mais en fait non c'est juste une blague ou un truc comme ça. J'ai pas bien compris et franchement je m'en fous. En gros, j'ai été totalement indifférent à ce que racontait Baudoin et je trouvais que cet album était souvent hermétique. C'est un album pour ceux qui adorent Baudoin et les autres lecteurs vont s'ennuyer.
Mr Magellan
La vieille bagnole volante jaune est l'image dominante qui m'est restée. Très pop et psychédélique ! Mr. Magellan, dessiné par Géri, était une série que j'ai presque entièrement lue dans le journal Tintin. Avec des récits de Duchâteau ou Van Hamme, entre la science-fiction et le fantastique, elle n'a jamais réussi à me convaincre. Du Vatican à l'île de Pâques, avec des menaces, conspirations et ennemis aux pouvoirs extraordinaires, les intrigues étaient trop forcées et peu crédibles. Avec le temps, je trouve peut-être Capella, la collègue féminine, intéressante d'un point de vue purement esthétique, bien sûr. L'influence des séries TV anglaises est évidente dans les mini-jupes et les bottes hautes, tout est très pop et kitch! Cela pourrait inspirer de nouveaux films d'Austin Powers ! Malgré tout, j'aime encore les lunettes de Mr Magellan.
L'Île des riches
La belle couverture et l'idée d'une île de riches m'a incité à lire, parce que vive les îles et leur différence d'avec le reste du monde, les vagues en prime. Le nom des auteurs aussi, mais bof ! Seul le propriétaire de l'île est intéressant et sous-exploité : pourquoi loue-t-il des palais à ses hôtes, pour l'argent, les étudier, ne pas être seul ? On n'en saura rien, et la bd ne se relève pas de ça : vu que seul ce personnage est intéressant, il aurait fallu l'exploiter à fond. Je trouve l'idée en quelque sorte de châtiment des riches par une grande vague bien primitive : depuis au moins Noé, on juge les assaillis par les flots bien coupables et on présume que le lecteur se ralliera à ça j'imagine, car les riches sont souvent considérés comme coupables en France mais ici de quoi ? De chercher un abri ? Mais si nous le pouvions, nous le ferions sans doute. D'être pollueurs ? Le plus coupable est devenu un pauvre, non pour le crime d'être pollueur, d'ailleurs, mais parce que la manière dont il opère est bien primitive. Et si on veut démontrer quelque chose, on ne le fait même pas bien : il y a un riche cherchant des solutions pour la planète. Je comprends qu'il le fasse à l'abri, on se concentre mieux non harcelé par la peur, le temps, la foule.. Le scénario ne fait que présenter des personnages pour qu'ils soient finalement mis à l'épreuve par la vague, mais montrés très superficiellement, je me moque en vérité de tout ce qui peut leur arriver parce qu'ils ne sont pas réels. L'île est censée être belle mais on ne la contemple pas, des gens vont être traités comme dans un film catastrophe mais on ne les présente pas comme dans les films de ce genre, on ne moque donc de l'ile, des habitants et de la vague, car à part le maitre de l'île, tout est néant.