Les derniers avis (20827 avis)

Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Filles perdues
Filles perdues

Ce n'est pas une question d'éthique, dans ce cas, c'est plus esthétique pour moi. Les dessins de Melinda Gaby, femme de Moore, sont trop moches et incohérents la plupart du temps. Le texte est trop verbeux et n'aide en rien ! Heureusement que j'ai feuilleté et lu quelques critiques avant, mais j'ai failli commander ! J'ai lu en prêt et confirmé mes craintes. Je ne donne pas la note la plus négative parce que certaines images, prises isolément, ne sont pas inintéressantes, tout comme certaines séquences : Ombres et Lumières est amusant.

24/05/2026 (modifier)
Couverture de la série V-Girls - L'Oeil du diable
V-Girls - L'Oeil du diable

Voilà une série qui m’a déçu. Ou plutôt dans laquelle je ne suis jamais vraiment rentré. En fait je n’ai jamais été convaincu par l’intrigue. C’est une sorte d’uchronie mêlant fantastique et histoire (fin des année 1930 et débuts de la Seconde guerre mondiale). La plupart des personnages ont réellement existé – la plupart liés au cinéma (allemand, américain, soviétique) – y compris l’une des « V-girls », Hedy Lamarr, il y a de très nombreuses allusions au cinéma, aux mouvements artistiques, en plus du contexte plus classique de la montée du nazisme belliqueux (et de sa recherche, via l’Ahnenerbe, de prétendus « ancêtres » des aryens). Un mélange de deux univers, tous deux classiques. Mais à chaque fois que le fantastique intervient, au travers des « Élémentaires », ça ne fonctionne pas. Et la volonté d’ancrer ces phénomènes dans la réalité amène des passages ridiculement grotesques (voir l’analyse de Guernica, ou alors du scandale de la projection de « L’âge d’or », Picasso ou les surréalistes étant cités de façon absurde) – le deuxième tome étant le moins crédible dans ce domaine. Le recrutement des quatre femmes liées aux « Élémentaires » est laborieux, et n’apporte pas grand-chose. Et en plus la fin de la série est franchement abrupte, expédiée, comme s’il avait fallu conclure plus vite que prévu. Bref, une déception (je n'ai pas non plus compris l'usage de véhicules - avions, voitures, etc. au design futuriste).

24/05/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Distress
Distress

2.5 Je suis dur avec cette série que j'aurais voulue aimé parce qu'il y a des choses que j'aime bien, mais bof est le sentiment que j'ai le plus ressenti durant ma lecture que j'ai d'ailleurs arrêté au cours du tome 2. On est dans du webtoon et cela voit juste avec le dessin qui est le style qu'on retrouve souvent dans ce style de publication et qui semble inspiré par les films d'animations. On retrouve aussi des chapitres souvent un peu trop court, cela casse un peu le rythme de changer de chapitre aussi rapidement.. Sinon, l'idée de départ est pas trop mal même si le fait que le français retrouve rapidement sur le monstre qu'il chasse et qu'ils vont rapidement vivre une histoire d'amour est une grosse facilité scénaristique. Bon, le couple est un peu mignon et j'aime bien comment le personnage autochtone n'est pas un gros stéréotype. Après une petite recherche, il semblerait que l'auteur soit français et il a clairement fait des recherches sur les peuples autochtones. Même aujourd'hui je trouve que trop souvent des auteurs européens réduisent les amérindiens en baba-colos qui ont rien d'autres à foutre de leur vie que de faire apprendre des conseils de la vie aux blancs. Ici, on voit un algonquin qui vit une vie difficile, est prit en charge par les services sociaux et qui vit difficile avec sa famille d'accueil. C'est une situation que vit beaucoup trop d'autochtones et qui est rarement traité dans la fiction. Maintenant que j'ai dit du bien de la série, pourquoi je ne met que 2 étoiles ? Et ben c'est simple malgré tout mes efforts je ne suis jamais parvenu à rentrer dans ce récit qui est tout de même un peu trop lent. C'est pas un problème pour les premiers chapitres, c'est normal de prendre son temps pour bien introduire les personnages, mais au bout d'un moment je trouvais que ça tournais un peu en rond et lorsqu'il se passe enfin quelque chose dans le tome 2, c'était trop tard j'en avais plus rien à cirer de cette série. Un webtoon qui va plaire à certains lecteurs, mais pas moi.

24/05/2026 (modifier)
Par Blue boy
Note: 2/5
Couverture de la série L’Élu (Risuleo & Pronostico)
L’Élu (Risuleo & Pronostico)

Présenté par l’éditeur comme un « brillant roman noir d’entreprise signé par le duo d’auteurs le plus original de la bande dessinée italienne », l’ouvrage est clairement un ovni. En résumé, ça raconte l’histoire d’un poète méconnu qui, après avoir été repéré pour la qualité de sa calligraphie par les « agents » d’un capitaine d’industrie aux desseins mystérieux, va mal finir. L’entrepreneur, surnommé « le maître », sorte de divinité inaccessible, l’a choisi comme « l’élu » et veut absolument le rencontrer. Entretemps, le poète va tenter de s’adapter au monde kafkaïen de l’entreprise, avec ses codes étranges quasi-ésotériques dont il n’est guère familier, jusqu’au jour fatidique… Si d’un point de vue narratif, l’ouvrage se lit facilement et reste intriguant jusqu’à la conclusion, je dois avouer mon incompréhension quant à l’épilogue, dont je ne dirai évidemment rien. Certes, on l’aura compris, c’est de la poésie et ça traite de l’absurdité du monde de l’entreprise, mais une poésie tout de même un peu absconse qui laisse le champ vaste à l’interprétation. De plus, le récit est parcouru par des anecdotes (en particulier la visite au cimetière, la fête péruvienne…) dont on saisit encore moins la pertinence et n’apportent rien à la compréhension de l’intrigue. C’est la qualité graphique qui sauve l’ensemble sans parvenir toutefois à nous faire vraiment apprécier la lecture. Le dessin de Fulvio Risuleo est moderne et stylé, avec un très beau travail sur la couleur à l’aide de tonalités vives et harmonieuses. Cela étant, je n’ai pas saisi l’intérêt d’accompagner chaque planche de la version manuscrite des textes, incluant les ratures. Cela se veut sans doute original pour dévoiler le processus de création d’une œuvre, mais visuellement parlant, ce n’est pas très heureux… En outre, était-il vraiment nécessaire de recouvrir la couverture de ces griffonnages ? En recevant l’ouvrage dans ma boîte aux lettres, j’ai d’abord pensé qu’un petit farceur avait trouvé ça malin de les ajouter lui-même… Mis à part ça, je ne retiendrai pas grand-chose de cette lecture, et même en me forçant, je décèle peu de subversivité dans le propos, que pourrait laisser croire la page d’introduction. Celle-ci est une affiche du salon auquel participe le narrateur, la « Nuit blanche de la poésie », point de départ du récit, puisque c’est lors d’une séance de dédicace qu’il sera repéré par les émissaires du « Maître ». Sur l’affiche en question, on peut lire comme slogan : « Des vers rebelles pour rester éveillé », le but étant de « se rappeler que la poésie est plus vivante que jamais ! ». Soit. Mais dans ce cas, il faudrait peut-être lui donner les moyens d’être un peu plus accessible… A croire finalement que poètes n’ont pas toujours raison… Il est possible que cela plaise à un certain public, mais en ce qui me concerne, je suis un peu passé à côté…je ne voterai donc pas pour cet « élu » …

23/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Donny Diner
Donny Diner

Une comédie absurde dans un restaurant d'autoroute à thème américain déserté par les clients, où une petite équipe de marginaux tente de faire survivre un rêve un peu pathétique entre burgers, astrologie et fantasmes des États-Unis des années 50. La lecture n'est pas désagréable et l'idée de départ a une certaine originalité, autant dans son ambiance que dans ses personnages. Le dessin de Pochep fonctionne plutôt bien avec son trait caricatural et ses gueules improbables, même si l'humour m'a assez peu touché. J'ai rarement ri et je suis resté assez extérieur à l'ensemble. Le problème principal vient surtout du fait que j'ai eu du mal à comprendre où l'auteur voulait réellement en venir. Entre satire sociale, chronique de loosers, réflexion sur les rêves ratés et nostalgie américaine, le récit donne l'impression de tourner autour de son sujet sans vraiment le développer. Il y a quelques idées et moments amusants, mais pas forcément assez pour justifier une histoire étirée sur autant de pages. J'ai lu l'album sans déplaisir, mais ça m'a laissé une impression assez vague une fois terminé. Note : 2.5/5

23/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Petits Contes Macabres
Petits Contes Macabres

Un petit recueil collectif, qui souffre comme la plupart du temps de proposer des choses éclectiques, avec une place allouée à chaque auteur pas toujours propice à de bons développements. Je suis d’accord avec Paco sur son ressenti globalement décevant. Et aussi sur le fait que la deuxième et la quatrième histoire sont celles qui se révèlent les plus intéressantes – que ce soit le récit lui-même ou le dessin. Les deux autres (décevantes dans les deux mêmes domaines) sont clairement dispensables (ça n’est pas la première fois que Mignola me déçoit sur ce type de récits courts (dans « Le carnaval des cadavres » récemment par exemple). La deuxième histoire aurait mérité un plus ample développement. Mais elle est intéressante et Becky Cloonan est parvenue à bien installer une ambiance noire, inquiétante, fantastique (et dessin et colorisation sont réussis). Cette histoire a d’ailleurs semble-t-il reçu un Eisner Award de la meilleure histoire courte (j’avais découvert cette auteure avec l’intéressant Somna). La quatrième histoire est aussi intéressante, même si le dessin, bon dans l’ensemble, est inégal. Entre chacun des récits, une courte histoire voit Powell dialoguer avec ses co-auteurs (là aussi avec costumes et ambiance victorienne). Cela « gonfle » un peu la pagination, sans apporter grand-chose en fait je trouve. Note réelle 2,5.

23/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Le Club des inadapté.e.s
Le Club des inadapté.e.s

Je ne pense pas être le cœur de cible de cet album, mais il peut trouver son public. Un public que je verrais adolescent en priorité. L’idée de mettre en avant quatre ados qui se serrent les coudes face au rejet – voire au harcèlement – dont ils sont victimes, car tous « en marge » à différents degrés, est plutôt louable, et parlera au public visé. Mais j’ai trouvé que le récit manquait de nuance, était souvent trop caricatural. Chaque gamin est ainsi trop « typé », presque « essentialisé » (ses goûts scolaires, vestimentaires, etc.). De même, madame Bonasera, la prof de Maths, qui débarque dans leur collège, casquette de travers sur la tête, salopette et santiags, et la clope au bec, avec une attitude démago, désolé, mais je n’y ai pas cru un instant. A un moment, l’un des ados est violemment attaqué, et il va, avec l’aide de ses camarades, mettre au point une machine pour « égaliser les chances » (que ça ne soit pas toujours eux qui souffrent de quelque chose dans la vie). Ce choix parait bizarre, vu qu’il ne vise pas à améliorer leur situation à tous les quatre, mais bien à rééquilibrer en faisant souffrir d’autres enfants – ce qui du coup semble les faire passer de victimes à bourreaux, tout en perpétuant l’idée que des gens doivent souffrir dans la vie. C’est quand même assez moyen je trouve. Indépendamment bien sûr de la crédibilité d’une telle machine… La fin est un peu naïve et facile, happy-end maladroit. Ça passe sans doute mieux avec un jeune lectorat. Mais cette lecture m’a laissé sur ma faim.

23/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Capuche Blanche
Capuche Blanche

Comme Pol, je suis resté un peu à côté de cette histoire. Oscar Martin semble nous proposer une version originale du « Petit chaperon rouge ». ça m’a intrigué, et j’étais curieux de voir comment il allait traiter sa version, d’un conte connu et déjà pas mal adapter (sur tous les supports – voir les délires de Tex Avery). Mais voilà, cette lecture m’a grandement laissé sur ma faim. D’abord la narration est assez lourde, avec un texte très présent en off. Et une héroïne ambiguë et peu attachante. Sa relation avec le loup est originale – y compris sa façon de le nourrir, aux détriments de chasseurs… – mais sorti de ça, c’est un peu confus et ça ne m’a pas captivé plus que ça. Le mal-être de « Capuche » est fort, mais du coup on aurait tout aussi bien pu n’y voir qu’une illustration de ses cauchemars et de ses frustrations. Jusqu’à la chute et la rupture entre Capuche et le loup, forcément sanglante. Peut-être faudrait-il que j’y revienne pour mieux comprendre et apprécier cette histoire, à la fois riche et obscure. Mais je n’en ferai pas une priorité. Note réelle 2,5/5.

22/05/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Billi 99
Billi 99

Je rejoins l'avis de Noirdésir. C'est typique le genre d'œuvre de jeunesse qui est rééditée uniquement parce depuis l'auteur est devenu très connu. Est-ce que ce one-shot aurait été publié en français si le dessinateur avait été un inconnu et pas Tim Sale ? En tout cas, si vous adorez son style vous allez être déçu parce qu'ici il est non seulement encore loin de son style très personnel qu'il a développé ensuite, mais sur plusieurs cases le trait fait franchement amateur. C'est un dessin qu'on retrouvait souvent chez les éditeurs américains indépendants durant les années 80-90. C'est bien de laisser des jeunes auteurs s'exprimer et de faire autre chose que du DC ou du Marvel, mais parfois cela donnait des trucs franchement amateurs. Quant au scénario, on est dans un polar très stéréotypé, où chacun des personnages joue son rôle de façon très stéréotypée. Ajoutons qu'en plus le rythme est inutilement long. Sérieux, après avoir seulement le lu premier chapitre, j'ai eu l'impression que je lisais l'album depuis des heures et que pas grand chose se passait. Je ne veux pas être insultant envers les auteurs, mais on dirait vraiment un film amateur tourné par une bande de potes intellos qui pensent faire une œuvre plus profonde qu'elle ne l'est. Je ne suis jamais rentré dans ce récit que j'ai fini par feuilleter.

21/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Roméo et Juliette (La sagesse des mythes, contes et légendes)
Roméo et Juliette (La sagesse des mythes, contes et légendes)

Oui bon pas vraiment convaincu de la nécessité du bousin. Ça peut être une porte d’entrée pour ceux ne connaissant pas l’histoire (qui ?), mais pour les autres l’ennui l’emportera. Malgré une partie graphique correcte, c’est plutôt fade à suivre et plat dans la narration. Les personnages ont zéro charisme et les auteurs ne s’autorisent vraiment aucune fantaisie. Donc voilà c’est bien respectueux mais pas vraiment convaincant dans la forme. Bien trop scolaire donc. Il y a quand même le dossier final que j’ai bien aimé, les prémices de l’histoire remontant au temps d’Ovide et de Babylone, j’ai appris quelques trucs. Même si on sort de l’antiquité, cette déclinaison de la collection reste conforme à son style et rendu. Mauvaise pioche pour le présent album mais je reste curieux d’en découvrir d’autres dont le sujet me sera moins familier.

21/05/2026 (modifier)