Les derniers avis (20760 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série PSG Academy - New Generation
PSG Academy - New Generation

C'est la deuxième série liée au PSG que je lis, et c'est d'ailleurs à la fin de cet album que j'ai découvert avec un certain effarement la quantité assez hallucinante de BD et mangas estampillés PSG publiés dans cette pseudo-collection. Entre PSG Academy, PSG Dream Team, PSG All Stars, PSG Heroes, PSG Saga et autres PSG Girls Power, on sent très clairement la logique de produit dérivé pensé avant tout pour être vendu à de jeunes supporters du club. PSG Academy - New Generation reprend exactement le même concept que la première série PSG Academy : de nouveaux jeunes joueurs rêvent d'intégrer le centre de formation du PSG, repartent de zéro, croisent quelques stars de l'équipe première en guests, et enchaînent rivalités, esprit d'équipe et dépassement de soi. Il n'y a absolument pas besoin d'avoir lu la série précédente puisque tout recommence quasiment à l'identique, avec simplement de nouveaux protagonistes. La série étant sortie plusieurs années plus tard, ce sont juste des joueurs du PSG un peu différents qui viennent faire leurs apparitions promotionnelles. Le scénario est très balisé et sans la moindre surprise : rival arrogant, héros déterminé, coachs exigeants, valeurs collectives, progression étape par étape... tout est extrêmement prévisible. Mais honnêtement, ça se lit plutôt correctement. Les dialogues ont parfois ce ton très shonen nekketsu appliqué au football, avec de grandes déclarations sur l'effort, l'esprit d'équipe et le rêve de devenir pro, et même en me fichant complètement du foot comme du PSG, je dois reconnaître que je ne me suis pas particulièrement ennuyé. Là où ça devient beaucoup plus difficile à défendre, c'est sur la partie graphique. Le dessin est franchement très faible, avec des visages approximatifs, des joueurs réels parfois à peine reconnaissables, et surtout une colorisation extrêmement criarde qui fait mal aux yeux. Honnêtement, j'ai du mal à imaginer beaucoup d'éditeurs publier un album visuellement aussi peu abouti sans le soutien financier et marketing de la marque PSG derrière. Et le vrai coup de grâce, c'est que la série est abandonnée au bout de seulement deux tomes alors que le parcours des héros commençait à peine. Du coup, même en acceptant le côté pur produit dérivé et le scénario ultra formaté, difficile d'excuser une série aussi mineure quand elle cumule déjà un graphisme rebutant et un abandon aussi rapide.

27/04/2026 (modifier)
Par pol
Note: 2/5
Couverture de la série Le Mage du Kremlin
Le Mage du Kremlin

Luc Jacamon, dessinateur du classique Le Tueur adapte ici un roman consacré à Vadim Baranov, surnommé le mage du Kremlin. Cet homme de l'ombre a façonné Poutine, facilitant d'abord son accession au pouvoir puis en restant un proche conseiller par la suite. Coté dessin Jacamon reste fidèle au style qu'on lui connait. Son trait réaliste est vraiment adapté pour donner vie à ce roman. Ca fonctionne à merveille pour accompagner ces sombres histoires politiques faites de manipulations et de trahisons. C'est pas un polar de fiction, mais c'est tout comme, l'ambiance est là. Coté scénario je reste sur ma faim. Les chapitres se succèdent chronologiquement. On y retrouve de manière datée quelques grands jalons des 30 dernières années (l'élection de Poutine, le sous marin qui a coulé au début des années 2000, les évènements de Crimée, et pleins d'autres...). Au milieu, le fil conducteur ce sont des dialogues qui racontent la face cachée de la vie politique russe. Comment certains hommes de pouvoir ont décidé un beau jour qu'il était temps d'offrir au peuple russe un nouvel élan au sortir des années Boris Eltsine. Comment ils ont choisi Poutine pour être cette personne. Très vite on va comprendre qu'il est ambitieux, puissant, déterminé et surtout qu'il n'a besoin de personne pour lui dire quoi faire. Il sera question du pouvoir sous toutes ses formes : politique, militaire, médiatique. Poutine fait la pluie et le beau temps. Il place un pion ici... pour se débarrasser de lui des années plus tard. Exil, prison, rien ne l'arrête pour faire taire ceux qui ne lui servent plus à rien. Ça à l'air très bien me direz vous ? Ça pourrait, sauf qu'on ne rentre pas dans le détail. Ça manque de profondeur et d'explications. Pourquoi cet homme ? Pourquoi plus lui soudainement ? Pourquoi Poutine prend telle décision ? Telle autre ? Quelles sont les motivations qui le poussent à faire ce qu'il fait ? Pourquoi envahir ici ou là ? Et le rôle de Baranov dans tout ça ? Que des questions sans réponse. Cet album aurait pu apporter un éclairage intéressant sur le le contexte géopolitique actuel, pour permettre de comprendre comment on en est arrivé là. Il n'en n'est rien. Le comble c'est qu'une fois l'album terminé, je n'ai pas du tout l'impression de savoir qui est Vadim Baranov, je ne suis pas plus avancé sur son rôle de l'ombre, passée la première élection de Poutine.

26/04/2026 (modifier)
Couverture de la série Corum
Corum

Mouais. Je ne suis pas vraiment convaincu par cet album, et je ne ferai pas d’effort pour lire la suite. J’ai lu il y a très longtemps un bouquin de Moorcock, je ne me rappelle même plus lequel, c’est dire si ça ne m’a pas marqué plus que ça. Je ne suis donc pas spécialiste du bonhomme, et ne peut juger de la qualité de l’adaptation. Toujours est-il que c’est un univers ici qui m’a laissé de côté. Pour plusieurs raisons. D’abord le dessin n’est pas mon truc, pas toujours assez léché ou clair pour moi. Ensuite l’intrigue elle-même, que j’ai trouvé à la fois trop « simple » et trop obscure. Trop simple car un très linéaire, succession de bastons, sans qu’il y ait des péripéties ou des personnages pour dynamiser ou densifier l’histoire. Mais cela se révèle aussi indigeste, du fait des très très nombreux personnages, aux noms un peu difficiles à retenir ! Bref, une somme indigeste et peu captivante. Sans doute pas ma came.

26/04/2026 (modifier)
Couverture de la série L'Histoire de Sayo
L'Histoire de Sayo

Je me retrouve totalement dans l'avis de Pierig. L'originalité du sujet traité, à savoir la persécution des Japonais ayant colonisé la Mandchourie après la seconde guerre mondiale, est gâchée par la narration et le dessin. En effet, malgré l'importante pagination laissant au départ imaginer une œuvre dense, complexe et profonde, il n'en est finalement rien. Ce pavé se lit assez vite et aborde à mon sens ce sujet de manière trop abrupte, sans nuance. Les personnages ne sont pas assez travaillés et pour certains un brin caricaturaux. Le dessin, qui se rapproche fortement du style manga (expressions du visage parfois exagérées, traits enfantins, etc.) est également en décalage avec le tragique de la situation. Par exemple, le personnage du médecin assistant l'accouchement de Sayo, ressemble plus à un chevalier du zodiaque qu'à un médecin ! Blague à part, j'ai globalement trouvé le graphisme trop dépouillé et parfois peu précis, notamment dans les plans larges décrivant des scènes assez vastes (marché, bateau, etc...). C'est vraiment dommage car le sujet qui met en lumière plus globalement le sort des colons après l'émancipation d'un pays mérite mieux que cette histoire aseptisée. A emprunter éventuellement en bibliothèque (ce que j'ai fait). SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 4/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 3/10 NOTE GLOBALE : 7/20

26/04/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Amabilia
Amabilia

C'est du porno trop chic pour moi. J'ai commandé les premières intégrales et je n'ai pas envie de lire davantage. Je ne trouve pas que les dessins soient bons, malgré la retenue dans les couleurs et l'utilisation esthétique du noir et blanc. Trop de masques, de voiles et de bandeaux tout le temps m'ont fait perdre l'intérêt pour les personnages. Tout cela est un peu trop bourgeois pour moi ! Je sais que ce type de fantaisie plaît beaucoup à certains. Mais je n'ai pas non plus du tout aimé le film de Kubrick (Eyes Wide Shut) à l'époque. Bref, je préfère la BD porno plus sale et débridée !

25/04/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Lettres d'outremer
Lettres d'outremer

À l'époque, années 90, j'ai acheté plusieurs albums du duo Warnauts et Raives, attiré initialement par le dessin réaliste et la promesse d'une certaine sensualité. Les histoires se sont révélées franchement décevantes et c'est le cas de celle-ci. Aujourd'hui, je considère le dessin trop photographique et l'intrigue assez conventionnelle. Il reste peut-être les couleurs.

25/04/2026 (modifier)
Couverture de la série Les Âges perdus
Les Âges perdus

Un récit post-apocalypse de plus, un genre qui peut avoir du potentiel, mais ici ça ne m’a pas convaincu. Le postulat de départ ? Une apocalypse – sous forme de comètes destructrices – anéantit quasiment toute vie sur Terre. Nous sommes ensuite projetés quelques milliers d’années plus tard. Et rapidement quelque chose cloche. Car, comme souvent, l’intrigue est bancale, et le degré de « régression » des humains est mal maîtrisé, et ici peu crédible : ils sont retournés à une vie préhistorique, ont tout oublié des connaissances humaines, y compris l’agriculture (dont la « redécouverte » constitue un des sels de l’histoire). Peu crédible selon moi, surtout que par ailleurs ils semblent maîtriser la métallurgie (si j’en crois leurs armes en métal). Et vers la fin du premier tome, lorsqu’un protagoniste exhibe quelques feuillets de manuscrits enluminés du moyen-âge, c’est encore moins crédible (ils auraient survécu à l’air libre durant des milliers d’années, en ayant préalablement résisté aux incendies de « l’apocalypse » !???), surtout que notre personnage « préhistorique » semble comprendre ce qui est présenté sur ces feuillets (de façon écrite ou implicite !?). Trop d’invraisemblances et de facilités donc pour pouvoir entrer sereinement dans l’histoire. Je vais d’ailleurs chipoter, mais alors que l’apocalypse est censée s’être déroulée à la fin du Xème siècle, un des feuillets représentés page 34 du premier tome montre une miniature que je connais bien, datant du XIVème siècle… Par la suite on quitte ce qui reste de l’Angleterre pour rejoindre le « continent », et là aussi les ruines parfaitement conservées des maisons de « Lutecia » (bizarre, car au Xème siècle la ville ne s’appelait déjà plus comme ça – indépendamment du fait qu’il parait incroyable que son nom ait traversé les millénaires pour atteindre des populations sans écriture) – y compris des parties en bois (on retrouve par la suite d’autres ruines qu’on dirait abandonnées depuis quelques années seulement…) défient l’entendement. Et dans le troisième album, je n’ai pas compris le décalage qui pouvait exister entre la cité du Roi-Taon et d’autres espaces (comme Anglia, mais pas que), la « régression » historique ayant connu de gros écarts entre régions ! Un troisième album où la question de l’agriculture – et de l’élevage – revient au premier plan, après avoir été totalement oubliée… Avec l’apparition du peuple des Hommes-Cerfs dans le deuxième tome, cela bascule de plus en plus dans une sorte de fantasy/fantastique (et je pense que l’intrigue aurait dû s’y concentrer, oubliant l’ancrage historique foireux). Seuls les trois premiers tomes étaient disponibles dans ma médiathèque. Je ne connais donc pas la conclusion de cette histoire. Mais, si elle est dynamique et rythmée, elle souffre de trop de fragilités scénaristiques. Et du coup, j’ai moins de regret de rester sans conclusion.

24/04/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série La Chevaleresse
La Chevaleresse

Héloïse, jeune fille empêchée de devenir chevalier par une société médiévale patriarcale, se fiance à Armand, promis au maniement des armes alors qu'il ne rêve que de dessin, afin d'échanger discrètement leurs rôles et de vivre enfin selon leurs aspirations. Utiliser un cadre médiéval pour interroger les rôles de genre, les injonctions sociales et la liberté de choisir sa propre voie est une idée pertinente et difficilement contestable, qui a d'ailleurs déjà été explorée avec succès ces dernières années dans des albums comme Peau d'Homme par exemple. Cet album tente à son tour de s'emparer de ces thématiques à travers une histoire d'échange de rôles, avec une héroïne passionnée par le combat dans un monde qui ne laisse aucune place à ce type d'ambition féminine. Mais son principal problème vient de la manière dont tout cela est mis en scène. Très rapidement, j'ai eu l'impression de lire une histoire assez adolescente, qui empile des intentions très contemporaines sans vraiment se soucier de crédibilité historique, ni même parfois de sa propre logique interne. Dès le postulat de départ, j'avais du mal à croire que leur échange de rôles puisse fonctionner ne serait-ce que plus de quelques minutes, et pourtant le scénario le traite comme une évidence sans jamais vraiment questionner les limites très concrètes d'un tel plan. Plus globalement, l'écriture m'a semblé assez immature, avec une vision du monde souvent très binaire : les hommes sont fréquemment réduits à des figures brutales, guerrières ou obtuses (à l'exception de rares personnages plus artistes ou marginaux), tandis que les femmes incarnent plus volontiers la sensibilité, l'ouverture d'esprit ou les victimes d'un système patriarcal écrasant. L'intention est claire, mais l'ensemble manque de nuance et donne l'impression d'un scénario écrit pour valider des idées déjà établies plutôt que pour construire des personnages réellement complexes. La romance m'a également paru assez téléphonée, avec un côté roman adolescent très calibré dans sa manière d'aborder l'ouverture d'esprit, la liberté identitaire et les relations entre personnages. Là encore, les thèmes abordés sont légitimes, mais tout va trop vite et manque de naturel pour me convaincre émotionnellement. Côté dessin, c'est plus contrasté. J'ai trouvé certaines planches assez jolies, notamment grâce à une colorisation douce qui crée une belle ambiance, mais le trait m'a aussi semblé irrégulier, avec parfois des visages ou des anatomies un peu maladroits et des décors assez vides. Ce n'est donc pas une BD dénuée de qualités, notamment pour un lectorat adolescent qui pourra facilement adhérer à son message d'émancipation et de tolérance. Mais en ce qui me concerne, j'ai surtout eu le sentiment d'une lecture trop démonstrative, qui manque de subtilité, de maturité narrative et de vraisemblance pour pleinement fonctionner. Note : 2,5/5

24/04/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série La Mare au diable
La Mare au diable

Un album qui m'a déçu parce le résumé est pas du tout ce que l'on retrouve dans la BD ! Je m'attendais à un petit conte sympathique rempli de créatures fantastiques et au final... ben il y a du fantastique, mais qui sert à rien dans le récit et qu'on aurait pu éliminer sans problème. Il faut dire que c'est adapté librement d'un roman que je n'ai pas lu, mais de ce que j'ai lu sur internet il ne semble pas avoir grand chose de fantastique dans l'œuvre originale. C'est une bête histoire d'amour entre un jeune veuf et une jeune fille et cela ne m'aurait pas dérangé si au moins c'était bien fait, mais j'ai trouvé que c'était banal et froid. Je ne me suis pas du tout attaché aux personnages et à leur histoire. Il faut dire aussi que c'était les débuts de VoRo et cela se voit au dessin qui est très inégal et fait souvent amateur. Les débuts d'un auteur qui fera mieux par la suite. Un péché de jeunesse à l'intérêt très limité en ce qui me concerne.

23/04/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Docteur Jekyll & Mister Hyde
Docteur Jekyll & Mister Hyde

Je ne connaissais pas encore Mattotti et j'espérais trouver une adaptation plus consensuelle du célèbre roman de R. L. Stevenson. Cependant, il s'agit d'une succession de tableaux expressionnistes, bons pour être exposés dans une galerie. C'est de l'art, oui, mais cela laisse beaucoup à désirer en tant que bande dessinée. Ce fut un choc pour lequel je n'étais pas préparé.

23/04/2026 (modifier)