Les derniers avis (20877 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série L'Arpenteur
L'Arpenteur

Après le crash de sa navette, un simple éboueur du futur se retrouve naufragé dans la gigantesque décharge toxique qu'est devenue la Terre et entreprend une longue marche à travers des paysages de ruines, de déchets et de pollution, tandis que son esprit vacille peu à peu. Le récit repose presque entièrement sur l'errance du personnage et sur ses réflexions intérieures, sans véritable intrigue à laquelle se raccrocher, et je n'ai jamais réussi à m'investir dans son voyage. Viktor Hachmang cherche clairement à proposer autre chose qu'un simple récit post-apocalyptique classique. Son album fonctionne davantage comme une allégorie écologique, une réflexion sur la solitude, la folie et le rapport de l'homme à une nature qu'il a détruite. Mais cette approche très symbolique et volontairement énigmatique m'a laissé à quai. J'ai bien compris qu'il y avait des références et peut-être une réinterprétation partielle de La Tempête de Shakespeare, mais connaissant mal cet ouvrage, je n'ai pas su l'apprécier ni en tirer quoi que ce soit. Une des raisons de mon rejet vient sans doute de cette narration omniprésente qui s'adresse constamment au héros en le tutoyant et qui m'a très vite agacé. Au lieu de renforcer son isolement ou sa descente progressive vers la folie, cette voix off permanente m'a surtout tenu à distance de ce qu'il vivait. Le graphisme ne m'a pas davantage séduit. Je reconnais volontiers certaines influences prestigieuses. J'ai notamment retrouvé par moments quelque chose de Katsuhiro Otomo par exemple. Mais malgré ces références perceptibles, le résultat ne m'a jamais vraiment parlé. Les couleurs sont certes originales et participent à l'identité de l'album, mais elles m'ont davantage laissé une impression de malaise visuel que d'émerveillement.

15/06/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 2/5
Couverture de la série Joe Breakdown
Joe Breakdown

Cinq histoires courtes scenarisées par Abuli (Torpedo) et dessinées par Puech (Wolfram), l'association de départ était séduisante. Malheureusement Abuli était en vacances niveau écriture. L'auteur nous plonge dans les déboires de Jo, un type lambda souvent scotché au volant de sa caisse. Porté par un ton graveleux et glauque digne d'un mauvais pulp, le récit évite au moins de sombrer dans la banalité. Les dialogues sont vraiment niveau zéro, j'ai pas vu pire pour le moment. Le dessin de Puech fait très deuxième division mais possède un charme. Par contre la mise en scène fait de la peine. Je n'ai pas mis un car il y a un peu de cul gratuit et Jo peut parfois nous faire esquisser un sourire, mais ça ne rembourse pas l'achat.

15/06/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série La Ville (Frans Masereel)
La Ville (Frans Masereel)

Pour l'instant, c'est album de Frans Masereel auquel j'ai le moins accroché. Il faut dire aussi qu'au lieu de suivre un personnage, on va voir ce qui arrive dans une grande ville tout le long de la même journée. Si au début il y a de l'art séquentiel avec des cases qui se suivent plus ou mois bien (par exemple, une page on voit un gros building et dans la suivante on voit l'intérieur du dit building), il y a des passages où on saute du coq à l'âne et on est à la limite de ce qu'on peut considérer comme de la BD. Mais bon les images racontent vraiment une histoire (une journée complète) et au fil des pages il y a des personnages qui reviennent (enfin, c'est l'impression que j'ai eue, les personnages de Masereel ayant un peu tendance à se ressembler un peu trop) alors on est dans une zone floue sur si c'est vraiment de la BD ou non. De toute façon, l'album ne m'a pas trop intéressé. Suivre la vie dans une ville pendant une journée est pas mal, mais le fait que tout est muet et qu'on saute vite d'un endroit à l'autre fait en sorte qu'aucun personnage n'est attachant ou qu'on prend bien le temps de développer quelque chose. Sinon, il y a un coté adulte qui m'a un peu surpris. En effet, on voit des seins nus ! Si le style de Masereel n'est pas très émoustillant, c'est rigolo de trouver des images comme ça dans un truc aussi vieux.

14/06/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série L'Occupation des sols
L'Occupation des sols

Guy Delisle est décidément un auteur touche à tout qui change souvent de genre. Malheureusement, le résultat n'est pas toujours excellent et ce fut le cas ici. L'album adapte une courte nouvelle et on précise qu'il y a le texte intégral. Disons que ça se voit un peu trop. Il y a des tournures de phrases qui sonnent bien dans une œuvre littéraire et qui sonnent moins naturelles dans une BD. La présentation est simple: il y a des images et en dessous il y a du texte. Heureusement, la présentation est aérée et il y a seulement quelques phrases par case, contrairement à certains vieux illustrés du genre Les Pieds Nickelés qui mettaient des pavés en dessous des images. Lorsqu'un personnage parle, il y a une bulle...et le texte qui accompagne la case commence avec des 's'écria' ou des 'dit'. C'est bien d'être fidèle au texte, mais parfois cela donne des situations incongrues. En BD, pas besoin de préciser quand un personnage parle ! Ça fait un peu penser à tous ces albums qui adaptent des poèmes et des chansons en BD et souvent le dessin ne sert à rien. J'aime bien le style de Delisle, mais hormis donner un physique aux personnages, je ne vois pas en quoi les dessins apportent un plus à cette nouvelle. Mais bon tous ces problèmes ne m'auraient pas trop dérangé si au moins l'histoire était pas mal, mais je ne suis jamais rentré dans le récit. Je n'ai rien ressenti au cours de ma lecture hormis l'ennui, je ne me suis pas attaché aux personnages et je me foutais de tout ce qui leur arrivait. Je ne suis pas certain d'avoir très bien compris où l'auteur de la nouvelle voulait en venir avec son récit et franchement je m'en fous. Heureusement que ça se lit vite !

14/06/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 2/5
Couverture de la série Utopie
Utopie

Mélange d'Orwell pour la réécriture du passé, et de Huxley pour le bonheur obligatoire et de ressemblance avec notre société avec la mise à l'écart des vieux. Le dessin est lisible, c'est tout ce qu'on peut en dire. Je ne me rappelais plus de cette bd, c'est en furetant dans le site que je suis tombé dessus et alors mon devoir m'est apparu : dissuader de lire ça si on peut trouver mieux. Ne pas même l'ouvrir ! En tout cas quand on est comme moi : les dystopies ont quelque chose de fascinant, mais en somme, beaucoup n'en valent pas la peine.

13/06/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 2/5
Couverture de la série La Légende de Salomé
La Légende de Salomé

Le tétrarque est mou et peut-être dépressif, sa femme a des comptes à régler, entre autre avec le prophète qui ne fait pas que dire du mal d'elle et d'autres mais aurait déclenché un lynchage contre sa personne - et celle de sa fille ? Je ne m'en rappelle plus. J'aimerais savoir si ce fait est historique : si oui, on se demande pourquoi Jésus serait censé avoir estimé le prophète, si non, pourquoi les auteurs font qu'il n'y pas un personnage pour en racheter un autre…. Quand le truc se présente comme historique, pas comme une charge. Tous les personnages sont un mélange de déplaisant et d'ennuyeux, et ce n'est pas possible : si Rome n'avait pas eu mieux en stock, elle n'aurait pas conquis et administré le monde, si les Juifs n'avaient pas plus intéressants non plus, ils n'auraient pas résisté si longtemps. Les dessins ne semblent pas mal, mais finalement, ils sont loin de valoir Murena, et j'en dirais de même de l'intrigue. Quand on pense aux enjeux : Rome, le judaïsme au moment où Jésus prêche, le mythe d'Hérodiade, et on n'obtient que de l'ennui, le seul intérêt, pervers, est de se demander où vont nous mener les auteurs.

13/06/2026 (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
Couverture de la série La Légende de Salomé
La Légende de Salomé

J'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'un nouveau tome de la collection "Les reines sanglantes", mais non. Dufaux, scénariste reconnu, nous livre donc ici sa version de l'histoire de Salomé, personnage féminin important des Evangiles qui réclama la tête de Jean-Baptiste, avec Eduard Torrents au dessin et Bertrand Denoulet à la colorisation. Voilà donc un personnage plus proche de ce qu'on nomme la tragédie grecque que romaine, propice à littérature, Flaubert ou Oscar Wilde se sont d'ailleurs emparé de son mythe. Pour autant, je me suis un peu ennuyé à la lecture de cet album, n'étant déjà pas fan de cette période historique où j'ai du mal à m'y retrouver. Le dessin d'Eduard Torrents est plutôt bon, mais j'avoue avoir eu beaucoup de mal avec la colorisation de Bertrand Denoulet ; ses personnages donnent l'impression d'avoir été retouché à l'aérographe, ce qui n'est pas du tout ma came. Le tout s'est laissé lire, mais les frasques de ces dignitaires romains en terre judaïque et le personnage de Salomé n'auront pas réussi à me captiver. Dommage.

13/06/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Loin de Paris
Loin de Paris

J'ai vraiment de la difficulté avec les œuvres de Lukasz Wojciechowski. J'ai rien contre son dessin minimaliste que je trouve même sympa, mais j'ai l'impression qu'il écrit des histoires qui ne sont pas adaptées à son style. C'est trop froid pour une biographie où il se passe des choses tragiques. À la limite, ça peut aller lorsqu'il dessine des bâtiments, son style est parfait pour l'architecture, mais ce l'est moins pour les personnages et surtout lorsqu'ils ont des émotions. Je n'ai rien ressenti en lisant les tragédies qu'ont vécues les membres de la famille de l’auteur qui ont eu la malchance de connaitre la Pologne communiste. C'est trop froid et mécanique pour me séduire. Ajoutons que je trouve que certains dialogues manquaient de naturel. En effet, lorsqu'un personnage parlait de la période historique où se situe l'histoire, ça sonnait comme quelqu'un qui doit expliquer ce que les autres personnages savaient déjà. Bref, je suis passé à côté de l'album.

12/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Eternus 9
Eternus 9

Même si l'auteur portugais était très médiatisé à l’époque, je ne me suis jamais senti attiré par l’achat des albums de Victor Mesquita. J’ai préféré investir dans l’original : Philippe Druillet. Je pense que j’ai bien fait, Lone Sloane, Salammbô… restent importants dans ma bibliothèque personnelle. Les albums de Mesquita n’ont pas beaucoup d’histoire, ils se limitent à mélanger des paysages urbains portugais avec des évocations spatiales un peu kitsch. Un peu de SF aussi, inspirée des écrivains a la vogue. Ça m’étonne encore qu’ils aient été publiés, même à cette époque, et surtout à l'étranger.

12/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Western
Western

Une accumulation peu convaincante de clichés. Une fois n’est pas coutume: ici, mes plaintes ne concernent pas tant les dessins que l’histoire. À trop vouloir aborder tous les sujets, thèmes et époques, J. Van Hamme se perd et produit des intrigues vraiment superflues et inutiles. J’ai l’album devant moi, et je me demande : est-ce que Rosinski n’a dessiné ça que parce que Van Hamme le lui a beaucoup demandé ? Dans le western, les tandems d’autrefois me manquent : Giraud et Charlier, Hermann et Greg...

12/06/2026 (modifier)