Les derniers avis (20810 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Wolfskin
Wolfskin

Ce Wolfskin s'inscrit clairement dans une veine très proche de Conan le Barbare en un peu plus bourrin, avec ce guerrier solitaire qui erre sans but et dont les puissants veulent s'accaparer les services. On retrouve ce même archétype du combattant quasi mythique, à la fois force brute incontrôlable et pourtant étonnamment mesuré dans certains de ses choix, comme une version encore plus radicalisée du barbare classique. Le récit en lui-même est assez basique, centré sur un affrontement entre factions et sur la manière dont ce guerrier est pris dans une dynamique qui le dépasse. Il y a quelques éléments intéressants, notamment dans la culture des Noi (inspirée d'un imaginaire asiatique) et dans l'opposition entre cette vision du monde plus spirituelle et organique et celle, beaucoup plus matérialiste et politique, des peuples nordiques auxquels appartient le héros, ou encore dans les dialogues de ce dernier avec son dieu quand il vient à le rencontrer dans une circonstance spéciale. Cela apporte un léger relief thématique, sans toutefois suffire à réellement enrichir un scénario qui reste globalement trop simple. Graphiquement, le dessin de Juan José Ryp est d'une bonne richesse, presque obsessionnelle dans le détail, ce qui donne une certaine puissance aux planches, qui n'est pas sans me rappeler le style de Geof Darrow. Mais cette maîtrise bascule trop souvent dans l'excès, en particulier dans les scènes de combat où le gore devient trop démonstratif : membres arrachés, explosions de tripes sanguinolentes, violence frontale poussée à l'extrême. À cela s'ajoute un aspect presque caricatural dans le rendu anatomique, avec le corps du héros hypertrophié, les muscles striés de veines saillantes à l'excès, jusqu'à une hypersexualisation du personnage quand il exhibe son anatomie épilée de façon assez gratuite. L'ensemble donne une œuvre très typée, assumant pleinement son côté bourrin et excessif, mais qui finit par fatiguer par son absence de nuance. Entre un scénario trop simple pour vraiment captiver et un traitement graphique qui pousse la violence et l'exagération un peu trop loin pour ne pas friser le ridicule, je ne vois pas trop ce que cette série apporte de nouveau au genre.

17/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série L'Alkaest
L'Alkaest

Une aventure d'heroic fantasy maritime tournée autour d'un ancien secret occultiste, celui de l'Alkaest, une mystérieuse pierre légendaire liée à une confrérie disparue. Ce premier tome d'une des innombrables séries abandonnées de Soleil ne fait qu'introduire son propos. L'ensemble n'est pas désagréable à lire, mais il souffre d'un fort sentiment de déjà-vu quand on a déjà Les Ailes du Phaéton ou Les Feux d'Askell qui étaient parues peu avant. On retrouve beaucoup d'éléments clichés du genre (secrets anciens, pirates, contrebandiers et magie oubliée) sans ajouter d'idée marquante qui permette à la série de se démarquer. Graphiquement, le résultat est honnête mais il manque d'originalité tant il est typique des productions fantasy de l'époque. Les décors et les couleurs fonctionnent correctement, même si certains designs de personnages paraissent rigides ou datés. Le scénario reste simple et prévisible, avec des personnages qui manquent de relief, même si certaines relations, comme celle autour du père absent et de ses enfants, apportent un minimum d'intérêt. Quelques figures secondaires, comme le Binapien et sa manière de parler, ajoutent aussi un peu de personnalité à l'ensemble. Mais son principal problème vient du fait que ce premier tome donne constamment l'impression que l'histoire pourrait décoller plus tard... sans y parvenir ici. Même le fameux "commandement d'Enarsölt" annoncé dans le titre reste flou et presque absent du récit, ce qui laisse une sensation frustrante une fois l'album terminé quand on sait qu'il n'y aura jamais de suite. Je n'ai pas trouvé cette BD catastrophique, mais bien trop générique dans son genre et sans intérêt puisqu'abandonnée avant même de réellement commencer.

17/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Le Tombeau de la comète
Le Tombeau de la comète

Une comète s'est écrasée sur Terre et a transformé le monde en un territoire hostile peuplé de créatures chimériques géantes. Les rares humains survivants vivent cachés et se protègent en créant d'immenses armures vivantes nécessitant trois personnes pour fonctionner ensemble. Outre un graphisme assez marquant, c'est clairement cette idée qui fait tout le sel de la BD. Le décor post-apo en lui-même reste assez classique, avec ses communautés de survivants et ses monstres géants, mais ce système d'armures pilotées collectivement apporte une vraie identité au récit, avec un mélange assez original de fantasy médiévale, de kaiju et de science-fiction organique. Visuellement, l'album a une vraie personnalité. Le mélange entre le trait plus classique des personnages humains et les textures beaucoup plus picturales des éléments transformés par la comète crée une ambiance étrange et souvent assez jolie. Il y a notamment un vrai travail sur les couleurs, les matières et les décors. En revanche, ce choix artistique a aussi un revers : la majorité des scènes d'action sont confuses. Les chimères sont déjà difficiles à appréhender visuellement tant leurs formes sont abstraites ou mouvantes, et quand les affrontements commencent, j'ai souvent eu du mal à comprendre ce qu'il se passait ou qui faisait quoi. Le récit fonctionne davantage par atmosphère et par symbolique que par véritable attachement aux personnages. Je n'ai pas spécialement réussi à m'investir émotionnellement dans leur parcours, malgré quelques bonnes idées autour de la solidarité et de la survie. L'univers possède du potentiel, mais l'histoire reste finalement assez simple dans ses thèmes écologiques et sa réflexion sur l'évolution du monde et de l'humanité. C'est surtout la conclusion qui m'a laissé une impression mitigée. Le message autour de l'acceptation du changement et de la transformation du monde m'a paru assez maladroit au regard de tout ce que les créatures ont provoqué auparavant. Après avoir montré pendant presque tout l'album des chimères responsables de massacres et d'un effondrement généralisé, terminer sur une forme d'acceptation presque apaisée de cette évolution m'a semblé assez incohérent. Je comprends l'intention philosophique derrière, mais je l'ai trouvée bancale et assez frustrante. Je retiens donc une BD visuellement originale et ambitieuse, avec quelques bonnes idées comme ces armures géantes, mais dont les scènes d'action et le message final ne m'ont pas convaincu.

17/05/2026 (modifier)
Par tnerual96
Note: 2/5
Couverture de la série Y Le Dernier Homme
Y Le Dernier Homme

Y: Le Dernier Homme m’a profondément ennuyé. Pourtant, le concept de départ est excellent et donne vraiment envie au début : un monde où tous les hommes disparaissent sauf un seul, il y avait énormément de potentiel. Mais malgré cette idée forte, je n’ai jamais réussi à être captivé par la lecture. Je me suis arrêté aux trois quarts de la série parce que j’avais l’impression que l’histoire avançait sans véritable intensité. Beaucoup de passages traînent en longueur, les discussions prennent énormément de place et le rythme finit par devenir très lourd. Les dialogues, surtout, m’ont paru interminables et parfois franchement ennuyeux, au point de casser toute tension ou envie de continuer. Les dessins ne m’ont pas aidé non plus à rester investi. Je les ai trouvés assez quelconques, sans identité visuelle particulièrement marquante. Rien ne m’a vraiment donné cette sensation de grandeur ou d’impact que le scénario aurait pourtant pu offrir avec un tel postulat. C’est frustrant, parce qu’il y avait clairement matière à faire quelque chose de passionnant avec cet univers, mais pour moi le comics n’a jamais réussi à transformer son idée de départ en une histoire réellement prenante.

17/05/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 2/5
Couverture de la série Storm
Storm

Marche sur les plates-bandes de Flash Gordon sans en avoir l'imagination et le dessin serait hyper réaliste s'il était, déjà, réaliste. Bon, méchant, belle à sauver, idéal pour se débrancher le cerveau sans toutefois s'abêtir. N'en ai pas lu beaucoup, n'ai retenu qu'une histoire où un garçon semble-t-il médiocre se voyait promettre le rôle d'empereur et le devenait à la suite de la prophétie, pour finalement céder la place au souverain légitime. Je cite ça pour dire que le scénariste aurait pu tirer mieux de ses neurones s'il l'avait voulu, et je vais donc lui mettre moins que la moyenne qu'il aurait mérité si je n'estimait qu'il se fout du monde.

17/05/2026 (modifier)
Par Cleck
Note: 2/5
Couverture de la série Un père
Un père

Véritablement déçu par ce roman graphique de Tripp. La construction du scénario est pour le moins loupée et aurait mérité qu'un éditeur intervienne véritablement afin de rectifier le tir. Le sujet est pourtant merveilleux, mais l'ensemble demeure très anecdotique. La relation au père n'est traitée que sous l'angle des souvenirs d'enfance, non sous celui des absences futures, et trop peu sous celui de l'adulte réinterrogeant sa mémoire des événements. Le récit donne l'impression de longtemps traîner sa peine, jusqu'à ce qu'il accélère, sinon bâcle, la longue période de l'âge adulte. Pourtant, la manière fort réussie de s'appuyer sur le tragique du final permettait enfin aux souvenirs de s'élever, d'être travaillés par les regrets et déceptions du Jean-Louis devenu adulte. Un récit laissant un goût amer, trop longtemps désincarné, avant de devenir bouleversant. Dommage.

16/05/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Vincent et Van Gogh
Vincent et Van Gogh

Le chat Vincent m'a semblé assez agaçant. Je n'ai pas du tout adhéré à cette fable sur les peintres et leurs animaux, qui auraient soi-disant été les véritables auteurs ou inspirateurs de tant d'œuvres géniales. J'ai acheté le premier tome sur un coup de tête, sans lire aucun avis préalable, et j'ai eu tort. Les dessins m'ont semblé bons, mais au fur et à mesure que je lisais, tout m'a semblé trop décousu. Smudja a du talent et l'aspect visuel de l'ensemble du livre n'est pas désagréable, mais la tentative de reconstitution du style de peinture de Van Gogh échoue finalement, je pense. Évidemment, je n'ai pas acheté le deuxième tome.

16/05/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série My Dear Detective
My Dear Detective

Il y a plusieurs mangas policiers que j'aime bien et j'ai commencé ce manga avec optimisme..et j'ai arrêté après deux tomes alors que j'ai emprunté les 6 premiers tomes de la série. Il faut dire que le ton de la série est différent de ce que j'avais imaginé. On est plus dans un manga feel good où rien de bien grave se produit et même lorsqu'on dirait que ça pourrait mal finir on va avoir droit à un beau happy ending. On est pas dans un manga où on va enquêter sur des meurtres et en plus les enquêtes sont courtes, d'un à trois chapitres. À la limite, cela serait passable si au moins les récits avaient un peu d'intérêt, mais non je me suis ennuyé. Les deux personnages principaux et leur relation qui, on le devine, va finir en romance, m'ont laissé totalement indifférent. Rien ne m'a fait accrocher au scénario. Quant au dessin, il est correct, mais sans personnalité.

16/05/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 2/5
Couverture de la série Jhen (Xan)
Jhen (Xan)

Jhen est la face sombre d'Alix. Je veux dire que si on pouvait penser qu'Alix couchait avec Enac, cela restait entre deux jeunes consentants, alors que Barbe bleue, pardon, Gilles de Rais est un adulte abusant d'enfants et les tuant…On taquine la limite d'âge de notre époque dans Alix, on condamne Barbe Bleue dans Jhen, cependant, ce personnage étant bien plus fort que le héros, vers qui le lecteur va-t-il pencher, je vous le demande ? Il est bien malheureux qu'autrefois l'homosexualité ait été mise au placard, d'abord pour les homosexuels, et ensuite parce que ceux qui les défendaient pouvaient se laisser entraîner à ne pas condamner la pédophilie, voire les abuseurs d'enfants se cacher derrière la lutte en faveur des homosexuels pour leur propre agenda. Bien sûr, une série historique pourrait montrer les choses les plus admises autrefois et les moins acceptés aujourd'hui en cela comme dans le cas de l'esclavage, mais dans le contexte d'œuvres pour enfants, cela me paraît infiniment délicat… Sinon, je pense que ce que Jaques Martin réussit le mieux, c'est l'architecture, qu'on voit moins dans Jhen que dans Alix alors que Jhen est un artiste, cherchez l'erreur ! Je pense que Jacques Martin a besoin de rigueur pour encadrer ce que je soupçonne être ses démons, qu'il peut trouver dans l'architecture romaine, l'armée romaine, enfin, ce qui est tiré au cordeau. Il y a aussi la science et la technique dans Lefranc. Mais hélas ! Il s'égare sans perceptive, raideur des personnages, et presque théâtralité.

15/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Le Lapin des Baskerville
Le Lapin des Baskerville

Une série de gags enchaînés dans un univers animalier absurde, où un lapin persuadé d'être une créature terrifiante tente de se construire une réputation de monstre dans une forêt peuplée d'animaux globalement idiots ou désabusés. L'ensemble repose sur un humour de décalage assez simple, avec des situations volontairement absurdes et des personnages animaliers récurrents qui servent de prétexte à des micro-sketchs loufoques. L'univers mélange parodie de fables, non-sens et clins d'oeil détournés, mais sans fil narratif solide. Globalement, j'ai trouvé l'ensemble assez inégal et rarement vraiment drôle. Quelques idées peuvent faire sourire ponctuellement, mais la plupart des gags reposent sur des ressorts assez répétitifs et des situations qui tombent à plat. L'humour paraît très direct, parfois un peu potache, et semble davantage destiné à un public jeune qu'à des adultes. Le dessin, très minimaliste et volontairement simplifié, renforce ce côté léger mais ne compense pas le manque de rythme ou de surprise. L'univers visuel a une personnalité amusante, mais je n'ai pas réussi à y accrocher ni à trouver ça drôle.

13/05/2026 (modifier)