Les derniers avis (17666 avis)

Couverture de la série Snapdragon
Snapdragon

Angoulême 2022 Prix Jeunesse 12/16 ans. Après l' excellent Bergères Guerrières récompensé en 8/12, j'avais hâte de lire le must pour les plus grands. Je dois avouer que je suis passé à travers ce Comics de Kat Leyh. L'histoire de Snap m'a pas mal ennuyé du début à la fin de l'ouvrage. Dans une bourgade typique mi campagne mi grande banlieue US, Snap vit seule avec sa maman. Kat Leyh nous emmène dans un milieu middle-class Afro-américain classique où la maman travaille 10/12h par jour( et nuit) et laisse Snap libre de son temps. C'est une image qui doit faire fantasmer pas mal d'ados français. Le graphisme est bon mais très classique. Pas de grosse originalité même si le découpage est moderne comme il se doit. Beaucoup de dynamisme avec très peu de texte, j'ai fini les 230 pages en 40 minutes. C'est donc un niveau de lecture assez facile, bien en dessous des Bergères à mon avis. La construction du récit est surprenante. Je la définirais en trois parties. La première partie , destinée aux 14/16, est un manifeste progressiste sur le Gender et la tolérence, axée sur la relation entre Snap et son ami Lou. Partie réaliste voire avec un côté scientifique et écologique en introduisant de l'ostéologie. Ensuite on recentre sur la relation Snap/Jacks où est développé le côté fantastique-sorcière qui commence plutôt par de la méditation transcendentale orientale de la maîtrise des énergies pour finir dans du style " Harry Potter". Une partie qui me semble plutôt viser les 12/14. La fin est un happy end type Disney après que le méchant ait été puni. Je ne peux pas reprocher grand chose mais je trouve que cela manque de cohérence et de profondeur dans les thèmes traités. A aucun moment je n'ai été émotionnellement intéressé ni surpris. Visiblement pas pour moi.

21/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Prisonnière des Apaches
Prisonnière des Apaches

Je me retrouve entièrement dans l’avis d’Agecanonix. Comme lui je suis plutôt amateur de westerns, et comme lui je n’ai pas trouvé mon compte dans cet album, franchement décevant. Le dessin de Tisselli, qui travaille à l’aquarelle, possède de réelles qualités, mais s’adapte je trouve davantage aux paysages, aux décors, qu’aux personnages et gros plans. Et comme tout est ici axé sur les personnages au détriment des décors… Du coup, certains passages sont plutôt chouettes, tandis que d’autres sont carrément ratés. Car en plus c’est très inégal, et les visages sont trop changeants. Enfin, comme Agecanonix, je déplore des erreurs de perspective (un pistolet dès la deuxième page), de proportion (de grands corps avec une petite tête, etc.). A cela s’ajoute un scénario pas vraiment original ou intéressant. En effet, Ruju ne renouvelle pas l’intrigue classique de la blanche enlevée par des Indiens, et que quelques cow-boys courageux viennent délivrer (ici Tex et Kit Carson). Pas originale, l’intrigue est aussi maigrelette, lue en une dizaine de minutes, tellement c’est linéaire et sans surprise. Il aurait aussi pu se passer du terme « manitou » dans la bouche d’un Apache, je ne pense pas que ce soit adapté. Bref, je n’y reviendrai pas.

21/05/2022 (modifier)
Couverture de la série 9 tigres
9 tigres

J’étais persuadé que cet album était paru dans la collection Série B du même éditeur, tant il n’y aurait pas eu d’erreur sur la marchandise. Ça vole pas bien haut mais ça reste divertissant pour les amateurs d’action. L’histoire est franchement quelconque (triade, tueur à gages, forteresse …), Vatine se foule pas trop là dessus, c’est la mise en scène et le graphisme qui relèvent l’intérêt de ce type d’œuvre. Jian Yi, auteur chinois que je découvre, sort le grand jeu avec de belles couleurs blockbusters informatiques. Pas fan mais ça passe. Une lecture pas prise de tête mais vite oubliée. 2* Série abandonnée de surcroît.

20/05/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série Varlot soldat
Varlot soldat

Je ne suis pas convaincu par ce préquel de Le Der des ders. On retrouve Varlot en jeune soldat dans le bourbier des tranchées. Pourtant les sujets évoqués par cet album, celui de la mutinerie lors de la grande guerre et les conditions de vie des soldats, sont des plus intéressants. Le développement est rapide, trop à mon goût, du fait de la faible pagination, 36 planches. Varlot est un miraculé, vue les situations auxquelles il sort indemne. Indemne physiquement. Rien ne manque, des horreurs aux absurdités de la guerre, mais un récit qui manque d'âme et qui ne m'a pas touché plus que ça. Graphiquement, Tardi fait du Tardi, toujours ce noir et blanc expressif, mais je l'ai connu plus inspiré. A l'occasion, un prêt en bibliothèque. Note réelle : 2,5.

20/05/2022 (modifier)
Par Benjie
Note: 2/5
Couverture de la série Roma
Roma

Vraiment, j'aime beaucoup les séries qui ont pour base historique la Rome antique. Je n'avais pas encore lu Roma et je me faisais un plaisir de la découvrir. Au final, après avoir lu trois albums sur les cinq, j'arrête là. Si le dessin s'améliore au fil des tomes, l'histoire, dont le ressort mystique évolue peu, reste assez plate et peu passionnante. Cette série me semble évoluer entre deux eaux : soit elle n'est pas assez fantastique soit pas assez approfondie historiquement. Au final, c'est assez pauvre et assez attendu quand on a compris, dans le tome 1, comment agissait le Palladium. Il y a de bien meilleures séries sur la Rome antique pour ne citer que La Dernière Prophétie par exemple.

20/05/2022 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Copra
Copra

Je rejoins l'avis de Ro. Le dessin est pas mal. Comme c'est du comics indépendant, l'auteur peut prendre autant de liberté avec son dessin qu'il le souhaite et cela donne des belles cases et puis j'adore les couleurs. Le problème vient du scénario. Comme l'a si bien dit Ro, tout semble improvisé du début jusqu'à la fin et le déroulement de l'intrigue n'est pas très clair. Lorsque j'ai lu l'album, j'ai vraiment eu l'impression de lire le genre d'histoires que j'imaginais lorsque j'étais petit avec mes jouets. Il y a les mêmes éléments: un scénario qui part dans tous les sens, des dizaines de scènes d'actions et un peu de trop pompé sur d'autres œuvres (c'est vraiment un sous-suicide squad). Dommage, le dessin m’avait intrigué et je pensais passer un bon moment de lecture.

20/05/2022 (modifier)
Par grogro
Note: 2/5
Couverture de la série Everything
Everything

Ca arrive parfois : être déçu. Rololo, j'aurais pourtant tellement voulu aimer cette BD... Bon, je ne sais plus trop comment j'en ai entendu parlée, mais toujours est-il qu'après sa sortie, elle fut très rapidement épuisée. Ca déjà, ça sentait bon. Et puis le livre en lui-même : beau papier, chouette format, travail d'édition soigné... Les dessins sont sympas, mais non exempts de maladresses, capables d'attirer un type comme moi, rétif habituellement aux comics made in USA. En fait, ici, on est davantage chez Charles Burns ou Mezzo que chez Stan Lee, aussi bien dans la forme que dans le fond. La mise en couleur est également remarquable. Les tons sont francs et parfois criards sur certaines pages, conférant à l'ensemble un parti-pris graphique assez tranché et assumé. Malheureusement, je me suis un peu emmerdationné à la lecture. Si la narration prend son temps, ce que j'aime assez en principe, elle ne réserve en revanche aucune surprise. Pas d'effet de manche, rien. On sent venir le truc, même assez prématurément, et le truc arrivant, on n'est pas surpris. A la limite, on est presque surpris de ne pas être surpris. De plus, cette histoire reste en surface. Prenant comme cadre un supermarché (Everything) qui tente de contrôler l'esprit des gens afin de les abrutir de bonheur par la consommation (thème récurant), le scénariste ne fait guère d'effort pour en sortir, du cadre. Là, j'ai tout dit, et il n'y aura rien de plus. C'est tout juste si cette histoire de Vroms parviendra à nous faire lever un sourcil tellement elle n'apporte rien au récit en dépit de son apparente incongruité. Les personnages sont éculés. On les as déjà croisés mille fois, dans des BD, des films, des romans, peu importe. Tous les éléments de cette BD semblent juxtaposés à la va-comme-je-te-pousse. L'assemblage est approximatif et superficiel. Bref ! La sauce ne prend pas. Et là, je n'ai même pas envie d'en dire plus tellement je suis déçu.

19/05/2022 (modifier)
Par Seube
Note: 2/5
Couverture de la série Partie de chasse
Partie de chasse

Je donnerai sûrement une meilleure note lorsque j'aurai des connaissances solides sur l'histoire de l'URSS et sur la période crépusculaire de la Russie tsarienne. J'aurais donné une meilleure note également si, en parallèle de ma lecture, je m'étais davantage renseigné sur les faits historiques précisés. Sauf que je pars de beaucoup trop loin! Au tout début, je le sentais bien même si ça ne n'était déjà pas facile. Je relisais les passages pour être sûr que je faisais les bons rapprochements. Et puis Bilal teste nos connaissances dès les premières planches, avec l'entrée de ce jeune interprète français, ignorant vis-à-vis des problématiques profondes des russes, qui intègre un groupe de vétérans russes qui lui sont inconnus. Scénaristiquement, il est utilisé comme prétexte pour que l'histoire de l'URSS soit racontée à travers l'histoire de chacun de ces personnages. Par moment, je trouve que les dialogues sont un peu grossiers dans la forme "-Tu te souviens? -Bien sûr, comment oublier cette année 1552 où le... blablabla". Les dialogues ont quelque chose d'impersonnel et je ne suis pas sûr que cela aide à être empathique envers qui que ce soit dans le récit. Et puis, au fur et à mesure que les dialogues avancent (car le scénario se juge par ses dialogues), Bilal nous demande toujours plus de lire entre les lignes. Et là j'ai été largué. Le dessin m'a permis de rester agrippé jusqu'au bout, mais je ne peux pas dire que j'ai pris plaisir, malheureusement. Ne pas comprendre m'empêche de ressentir l'ambiance et ne me permet pas de qualifier Bilal de visionnaire entre la date de création de cette BD et la fracture du bloc soviétique plusieurs années plus tard. Même si je n'ai aucun problème à le croire visionnaire. A lire, c'est certain, mais y'a intérêt de préparer le terrain : sans base de connaissances historiques solides, vous ne pouvez pas juger "Partie de Chasse" à sa juste valeur. Une note qui ne veut un peu rien dire et qui m'est paradoxale parce-que personnellement, j'aime ce genre d'œuvre qui vous pousse à la réflexion, la curiosité, l'envie de savoir plus.

19/05/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série Le Rite
Le Rite

Ce deuxième album de Amaury Bündgen, après son excellent Ion Mud, m'a déçu. Le petit royaume de Kéva est réputé pour sa science et sa magie, il va être rayé de la carte par L'empire Haïmar qui va les massacrer jusqu'au dernier. Tous sauf un prêtre, il va prendre la direction du lac miroir, le lac originel, celui dont sont sortis les Kévarks à l'aube des temps, pour préparer sa vengeance à l'aide d'un sortilège. Ma déception vient du scénario qui pourrait se résumer à une joute verbale entre le prêtre Kévark et le commandant des armées de l'empire Haïmar. Et ce dialogue de sourd doit permettre au prêtre de découvrir les motivations qui ont conduit les Haïmars à les exterminer. La narration est rébarbative. C'est laborieux, pas toujours clair et la chute ne sauve pas l'album. Ma déception vient aussi que je n'ai rien vu qui ressemble à de la dark fantasy comme indiqué dans le résumé. Mes seuls bons moments sont ceux où apparaissent Score le centaure et son gnome de chasse. Ce qui sauve cet album c'est son graphisme, des paysages majestueux dans un noir et blanc tout en finesse. Le centaure et son gnome sont particulièrement réussis. J'ai longtemps hésité pour la note et elle sera de 2.5.

17/05/2022 (modifier)
Couverture de la série L’Encyclopédie des peurs
L’Encyclopédie des peurs

Je suis peut-être un peu dur, et des lecteurs plus jeunes (la série vise des pré-ados ou de jeunes ados je pense) y trouverons peut-être davantage leur compte. Mais je suis resté sur ma faim à la lecture du tome inaugural. Il y a quelques qualités. D’abord la maquette, qui lorgne sur la collection Métamorphose par exemple ou une narration assez fluide. Pour le reste, je ne suis pas fan du dessin, pas exempt de défauts. L’histoire en elle-même use de ficelles déjà vues. Une grand-mère acariâtre houspille sans cesse son entourage : son majordome, son chien qui fait des bêtises, et surtout sa petite fille Clara, qui vient d’arriver chez-elle et dont elle ne veut pas. On ne doute pas qu’elles vont se réconcilier au bout d’un moment ! Pour le reste, cela mêle passages humoristiques (très gentils) et un certain fantastique. En effet, la grand-mère collectionne les peurs, qu’elle récupère sur des sujets avec un tromblon de son invention, et souhaite rédiger une encyclopédie à leur sujet. Elle envoie Clara – qui elle n’a, hélas pour sa grand-mère, peur de rien – au Mexique (la grand-mère est décidément géniale, puisqu’elle a aussi créé une machine de téléportation !) pour collecter un spécimen de « peur du noir » ou achluophobie. Les péripéties s’enchainent et il faut au lecteur de la mansuétude : il faut oublier un certain nombre d’invraisemblances (Clara se fait comprendre sans problème des Mexicains, se fait accueillir là aussi sans problème). A réserver à un jeune lectorat pas trop exigeant quand même. Note réelle 2,5/5.

17/05/2022 (modifier)