Assez déçu par les derniers bouquins de Davodeau - que je suis attentivement de par la diversité des sujets qu’il a traité - je ne m’étais pas précipité sur celui-ci.
La volonté première de l’auteur semble ici de vouloir mettre en lumière le travail de sa compagne et de ceux qui accomplissent le travail méconnu d’accompagnement des personnes atteintes de troubles cognitifs hors des structures classiques. Le sujet est difficile, touche ou touchera bon nombre d’entre nous ou de nos proches.
Les quelques portraits de malades assez rapidement dressés ne constituent finalement qu’une part trop faible du bouquin au regard du nombre de pages consacrées au cheminement ayant conduit Françoise Roy à accepter le projet. La manière de préserver le secret médical et l’anonymat des personnes occupent par exemple un peu trop de place. Côté dessin, c’est du Davodeau : simple, efficace et expressif!
J’imagine la difficulté d’avoir fait aboutir ce projet qui tenait manifestement à cœur l’auteur. Pour ma part, je me suis finalement plutôt ennuyé même si les 120 planches se lisent bien vite.
Lors d'un concours de sculptures sur glace, un artiste se retrouve désigné comme l'unique interlocuteur d'un extraterrestre venu transformer toute l'eau de la Terre en une gigantesque œuvre d'art.
Comme souvent dans cette collection, Liu Cixin part d'une idée de science-fiction forte... mais, cette fois, je suis complètement passé à côté. L'album ne m'a jamais vraiment enthousiasmé et m'a laissé assez indifférent, aussi bien sur le fond que sur la forme.
Le dessin de Jok possède une certaine personnalité, avec un trait semi-réaliste un peu rugueux qui sort de l'ordinaire. Mais je ne suis pas tombé sous son charme, même si certaines images fonctionnent bien et que la créature extraterrestre bénéficie d'un design intéressant.
Le scénario, lui, m'a semblé reposer davantage sur le concept d'une idée que sur une mise en scène réaliste. Une fois de plus chez Liu Cixin, on assiste à cette rencontre un peu artificielle entre un humain et une entité extraterrestre. Ici, cette créature venue d'une autre galaxie débarque comme par hasard au beau milieu d'un concours de sculptures sur glace, désigne immédiatement le héros comme son seul interlocuteur valable, engage une longue discussion sur l'Art avec un grand A... puis décide tranquillement de ravager la Terre entière pour réaliser son œuvre. J'ai eu beaucoup de mal à croire à cette mise en scène.
Le récit souffre aussi de plusieurs invraisemblances qui m'ont sorti de l'histoire. La plus flagrante est sans doute la disparition de la quasi-totalité de l'eau terrestre, alors que le héros continue à se déplacer, discuter et vivre presque normalement, sans que les conséquences les plus élémentaires d'une telle catastrophe ne semblent vraiment exister. Difficile de ressentir la moindre tension dans ces conditions.
J'ai également retrouvé un autre thème récurrent chez Liu Cixin : cette opposition assez caricaturale entre une Chine présentée comme adepte de la diplomatie et des États-Unis impulsifs, brutaux et prompts à répondre par la force. Ce regard très orienté sur les relations internationales commence à devenir prévisible et n'apporte pas grand-chose au récit.
Malgré une poignée d'idées originales, je suis resté largement à l'écart de cet album. Le sujet manque de développement, les situations m'ont paru trop artificielles et les nombreuses invraisemblances m'ont empêché d'adhérer au propos. Quant au message sur la place de l'art dans une civilisation, il m'a laissé complètement indifférent. Cela donne l'impression d'une brève idée de nouvelle que Liu Cixin a vite fait couchée sur le papier avant de passer à autre chose, sans vraiment l'approfondir.
Rhaaah mais qu’est-ce que c’est que ces nez !!!???
Rarement un détail ne m’aura à ce point perturbé. Dans cette BD, dont j’entamai la lecture gonflé d’envie, les personnages n’ont pas de nez, et ça, c’est TRES perturbant. Ce détail m’a littéralement gâché la lecture. Jamais je ne suis parvenu à dépasser ça. Outre le fait que c’est très laid, on ne saisi pas bien l’idée, s’il tant est qu’il y en ait une. Est-ce pour signifier que les personnages, au cours de cette enquête, n’ont pas franchement le nez creux ?
Bref ! C’est une déception à tous points de vue. D’abord, c’est Oxymore qui édite ça, or j’aime bien Oxymore d’ordinaire, mais je dois reconnaître que ça fait quelques albums édités là-bas qui me déçoivent. Pourtant, l’édition est assez réussie et le dessin objectivement plutôt bon, tout comme la mise en couleurs, raccord avec l’ambiance. Mais le scénario, imprégné de l’esprit Teenage Movie, et déclinant le thème rebattu du zombie, pêche par plusieurs incohérences qui font retomber les œufs sans parvenir à faire de neige : ressorts scénaristiques forcés, temporalité mal définie, dialogues creux, manque de fluidité, personnages sans épaisseur dont certains viennent encombrer le paysage sans qu’on saisisse le sens même de leur présence…
Et puis c’est sans surprise. Même la série Stranger Things, à quoi cette BD peut être comparée, était parvenue à susciter un minimum d’intérêt (du moins la saison 1) chez les cinquantenaires comme moi en agitant la fibre nostalgique.
J’ai lu les dernières pages au pas de charge pour terminer sur un gros bof !
Un album qui a attiré mon attention parce que je me préoccupe du phénomène de la cigarette électronique. Je ne sais pas comment c'est en Europe, mais au Québec il y a une grosse compagne contre la cigarette et c'est même allé jusqu'à l'interdire totalement à l'intérieur des lieux publics incluant les restaurants il y a plus de 20 ans. Je voyais les effets autour de moi, il y avait rarement des jeunes avec une cigarette et les fumeurs étaient plus des gens d'autres générations. Et puis la cigarette électrique et on dirait que le monde entier s'est mis à vapoter. J'en ai même vu en fumer dans des vestiaires ou des toilettes alors que s'est censé être illégal.
Je voulais donc un documentaire qui explique l'apparition de ce phénomène et ses effets sur les gens, mais je n'ai pas eu droit à un documentaire. En effet, on est dans une œuvre de fiction avec deux jeunes qui effectuent des recherches sur la vape et découvrir que ça des effets négatives alors ils vont essayer de prévenir autant de gens que possible. J'ai trouvé cela ennuyeux. On pourrait répliquer que ça s'adresse aux ados, mais même ados je trouvais ce genre d'histoire qui parle d'un sujet sérieux ennuyeux et je préférais voir un documentaire sur le dit sujet à la place. La manière de parler de ses deux jeunes lorsqu'ils parlent de la vape manquent de naturels. Il y a quelques informations intéressantes et j'ai hésité à mettre un 3 étoiles, mais je me suis vraiment ennuyé durant la majeure partie de l'album.
Ce qui n'aide pas est que je n'ai pas aimé le dessin qui fait souvent amateur et qui ne serait jamais sorti d'un fanzine si on ne vivait pas dans un monde de surproduction de BD. Je n'aime pas la manière dont sont dessin les personnages.
C'est la deuxième histoire de Liu Cixin que je lis où la Chine et les personnages chinois sont totalement absents. Cette fois, le récit nous emmène dans l'ex-Yougoslavie des années 1990, où un mathématicien serbe tente de sauver son pays et sa famille en utilisant la théorie du chaos pour provoquer un brouillard capable de gêner les bombardements de l'OTAN. On retrouve d'ailleurs le regard très critique de l'auteur envers l'Occident : l'OTAN y apparaît comme une force déshumanisée qui bombarde indistinctement les civils, sans véritable mise en contexte ni nuance.
L'idée de départ est typiquement du Liu Cixin : à partir de calculs d'une précision inimaginable, déterminer quel minuscule événement provoquer à un endroit précis du globe pour modifier, par effet papillon, la météo à des milliers de kilomètres. Le concept est séduisant et suffisamment original pour donner envie de suivre le récit. Malheureusement, il reste très largement sous-exploité. L'intrigue se résume essentiellement au héros qui parcourt le monde à la recherche des différents points d'intervention pendant que, parallèlement, sa famille subit les conséquences de la guerre. Le scénario ne développe finalement ni les implications scientifiques de son invention, ni ses conséquences géopolitiques, ni même réellement ses personnages.
Le dessin de Dan Panosian est agréable à regarder. Son trait réaliste est solide, les décors sont soignés et la colorisation fonctionne bien. L'ensemble se lit sans difficulté et bénéficie d'une mise en scène efficace, même si elle reste assez académique.
Mais j'ai trouvé ce tome plutôt décevant. Derrière une idée de science-fiction bonne mais pas si originale, le récit raconte très peu de choses et s'interrompt abruptement quand le héros apprend que son périple ne sert plus à rien. C'est tout. Pas grand chose à se mettre sous la dent.
Alors qu'un mystérieux objet extraterrestre attire vers lui une gigantesque montagne d'eau menaçant la Terre, un ancien alpiniste tente de l'escalader afin d'établir un premier contact.
Cet album m'a profondément déçu, et ce pour plusieurs raisons.
La première est graphique. J'ai eu beaucoup de mal à croire qu'il s'agissait du même Ruben Pellejero dont j'adore le dessin sur la majorité de ses oeuvres précédentes. Son trait m'a semblé étonnamment faible, imprécis, bâclé. Au point que je suis allé vérifier son âge en me demandant s'il n'avait pas tout simplement perdu de ses moyens. Il réalise aussi la mise en couleurs et je l'ai trouvée franchement ratée. L'ensemble dégage un aspect numérique très artificiel, sans relief ni élégance, jusque dans certains éléments du dessin comme les vagues, qui paraissent elles aussi peintes à la va-vite de façon informatique. Je trouve le résultat particulièrement disgracieux.
Le problème est que cette faiblesse graphique ne compense même pas une véritable adaptation en bande dessinée. L'essentiel de l'album consiste à regarder deux personnages assis face à face pendant que l'un raconte une très longue histoire. Les images se contentent souvent d'illustrer les visages des interlocuteurs tandis que le texte occupe toute la place. J'ai davantage eu l'impression de lire un récit illustré qu'une bande dessinée exploitant les possibilités du médium.
La mise en scène elle-même m'a laissé perplexe. Alors que la Terre entière est confrontée à un phénomène extraordinaire susceptible de provoquer sa destruction à court terme, le héros, qui vient de risquer sa vie en gravissant cette incroyable montagne d'eau, s'assoit tranquillement avec un extraterrestre qui entreprend immédiatement de lui raconter dans le détail toute l'histoire de sa civilisation. La situation m'a paru complètement artificielle et presque ridicule.
Pourtant, tout n'est pas à jeter. Une fois qu'on accepte de se contenter de lire des pavés de texte illustré plutôt qu'une BD, le récit que raconte cet extraterrestre constitue finalement la partie la plus intéressante de l'album. Liu Cixin imagine une civilisation née dans un univers ne connaissant que la matière solide et le vide, sans liquide, sans océans, et sans ciel. Le postulat me paraît totalement invraisemblable : j'ai beaucoup de mal à imaginer comment une forme de vie pourrait seulement apparaître, évoluer ou se déplacer dans de telles conditions. Mais une fois cette énorme concession acceptée, l'exercice intellectuel devient assez amusant. Il est intéressant de voir comment un environnement radicalement différent conduit à une autre manière de penser, d'explorer le monde et de développer les sciences, tout en aboutissant finalement à certaines conclusions comparables aux nôtres.
Malheureusement, cette idée ne suffit pas à sauver l'ensemble. Entre un concept de départ auquel je ne crois pas, une narration très statique, une mise en scène bancale et un dessin qui m'a énormément déçu, cet album fait clairement partie des plus faibles de la collection à mes yeux. Je lui reconnais un exercice de réflexion intéressant, mais certainement pas un récit que j'aurais envie de recommander.
Alors que la Terre est condamnée à être dévorée par une gigantesque entité cosmique, l'humanité tente de gagner du temps face aux représentants d'un empire extraterrestre dont toute la civilisation repose sur la prédation des mondes qu'elle rencontre.
Je ne sais pas trop quoi penser de cet album. Il alterne des idées de science-fiction assez intéressantes avec des choix scénaristiques et de mise en scène qui m'ont paru franchement kitsch, voire risibles.
Liu Cixin propose une réflexion sur la nature prédatrice de toute civilisation, voire de toute espèce vivante. Pour survivre et prospérer, faut-il forcément exploiter d'autres formes de vie ? Par extension, il pose un dilemme entre l'acceptation de devenir du bétail, vivant dans des conditions idéales jusqu'au jour inévitable où l'on sera abattu et consommé, ou préférer une existence libre mais beaucoup plus difficile et incertaine ? Derrière son habillage de space opera, l'album soulève donc quelques questions philosophiques qui donnent matière à réflexion.
Malheureusement, la forme ne suit pas. J'ai eu beaucoup de mal à prendre cette histoire au sérieux tant elle accumule des éléments qui semblent sortis d'une vieille série Z de science-fiction : cette race de dinosaures spatiaux, le gigantesque vaisseau évoquant forcément Galactus, le gros méchant guerrier qui révèle tranquillement à son adversaire tout ce qu'il faut savoir pour le vaincre avant de faire mine d'être surpris lorsque celui-ci applique exactement ce qu'il avait annoncé, ou encore ce combat final de mécha contre dinosaure... Autant de scènes ridicules qui nuisent fortement à la crédibilité de l'ensemble.
Le dessin ne m'a pas davantage convaincu. Il est lisible et raconte correctement l'histoire, mais je le trouve très quelconque. Les personnages manquent de personnalité, les décors ne marquent jamais l'œil et l'ensemble dégage une impression trop générique. Rien de franchement raté, mais rien non plus qui donne envie de s'attarder sur une case.
Un album très moyen donc, avec quelques réflexions de fond intéressantes noyées dans un récit qui accumule les clichés et les invraisemblances au point de rendre difficile toute immersion.
Bon, mon ressenti n'est pas pleinement positif, c'est même plutôt une sacrée déception, mais je vais quand-même commencer par pointer du doigt les qualités.
En fait, surtout l'idée de base. Le sujet de l'individualité, de l'être en tant qu'amoncellement de souvenirs et d'expériences, et par conséquent de la mort de l'être suite à l'amnésie et la perte du passé est un sujet qui me fascine au plus haut point. C'est un sujet de pensée riche et passionnant qu'il me fait toujours plaisir de lire et découvrir, encore plus si c'est pour amener le débat vers des horizons qui m'étaient encore jusque là inconnu. Bref, on ne va pas passer par quatre chemins : le postulat de base de l’œuvre - une réécriture du mythe de la créature de Frankenstein pour parler de la création et d'une renaissance - m'a vendu du rêve. Si on joint à ça le fait que l'autrice est ouvertement queer et que l’œuvre aurait facilement pu bénéficier de cet angle de lecture (notamment en utilisant à bon escient la dichotomie corps et être ou encore la relation conflictuelle entre ce que les autres imaginent de nous et ce que nous sommes réellement), je m'étais lancé dans cet album avec toutes les meilleures intentions du monde.
Et pourtant… Et pourtant l'album est plat.
D'abord parce qu'il est convenu, ne proposant pas vraiment de pensée un tant soit peu originale pour son sujet, ne grattant à peine que la surface dudit sujet par ailleurs, et qu'il nous laisse au final un sentiment de pétard mouillé. Les dialogues ne sont pas affligeants mais m'ont tout de même parus bien trop souvent artificiels, privilégiant l'exposition verbale à tout prix plutôt que la mise en scène un tant soit peu subtile ; alors que, merdouille, une histoire centrée sur les méandres de la psychée humaines, la peur des attentes des autres et la recherche de son être c'est un terreau on ne peut plus fertile à de beaux moments de silences évocateurs et réflexifs. Qui nous poussent, nous, spectateur-ice-s, à nous interroger aussi d'ailleurs.
En fait, voilà : l'album n'est pas mauvais en soi (tout du moins dans son concept), mais son exécution est si décevante, si convenue, si simpliste aussi (désolée d'employée ce mot) qu'au final on referme le tout en se disant "mouais…".
Après un cataclysme ayant rendu la Terre inhabitable, le dernier survivant d'une arche spatiale revient sur sa planète d'origine et découvre qu'une partie de l'humanité a survécu... sous une forme totalement inattendue.
Il s'agit d'une science-fiction spéculative bâtie autour d'une idée assez étonnante : une humanité miniaturisée jusqu'à devenir microscopique. Le concept n'est pas inintéressant. On peut facilement imaginer qu'une civilisation aussi petite n'aurait plus les mêmes problèmes de ressources, de pollution ou de conflits territoriaux qui rythment notre histoire. En revanche, toute la construction de cet univers m'a paru beaucoup trop bancale pour être crédible. L'idée que ces humains minuscules deviendraient presque indestructibles, capables notamment de survivre à un gigantesque flash solaire ayant ravagé la Terre simplement grâce à leur changement d'échelle, m'a laissé très sceptique. Leur société, présentée comme une communauté perpétuellement joyeuse et presque enfantine, où tout le monde chante en chœur, évoque davantage un manga jeunesse qu'une réflexion de SF. Et malgré leur taille infinitésimale, ils semblent capables d'accomplir autant, voire davantage, qu'une civilisation normale, comme si les distances démultipliées n'avaient aucune conséquence sur leurs transports, leur industrie ou leurs capacités d'action. Leur comportement dans son ensemble paraît d'ailleurs tellement étrange qu'il devient difficile de prendre cette science-fiction au sérieux.
Le récit souffre également d'un vrai manque de matière. Une fois la rencontre effectuée, il ne se passe quasiment rien : les survivants expliquent leur mode de vie, tout le monde se réjouit de cette découverte, évoque quelques projets communs... puis l'album s'arrête. Il n'y a ni péripéties, ni tension dramatique, ni aucun développement.
Le dessin est passable assez quelconque, avec un contraste parfois déroutant entre le traitement plutôt réaliste du monde "normal" et l'esthétique très colorée, manga, réservée aux humains miniaturisés.
J'ai refermé cet album avec perplexité. Son postulat de départ suscite la curiosité, mais son développement manque de crédibilité comme d'ambition narrative. Une étrange utopie miniature, pas foncièrement mauvaise mais vraiment pas convaincante.
Le récit n’est pas extraordinaire en soi, et la narration pas vraiment emballante non plus, avec des commentaires en off trop présents (globalement c’est trop verbeux !).
Je n’ai jamais pu réellement m’intéresser à l’histoire, brouillonne et sans intérêt, et on ne s’attache pas non plus aux personnages – à commencer par le héros. La narration (souvent en off) est souvent déclamatoire, empile mots, noms sans vrai liant, je me suis progressivement détaché de cette histoire, que j’ai finie en lisant parfois en diagonale.
Le dessin n’est pas forcément mauvais (il est même techniquement bon), mais il est inégal et pas assez fouillé à mon goût. La colorisation fait plus que son âge – mais j’aime assez ces couleurs pétantes très sixties/seventies (même si je trouve bizarre – et parfois pénible à lire – de coloriser – parfois en vert ou en rouge sombres !? – le fond de certains pavés de textes, et même si le contraste est parfois violent entre ces couleurs et les parties importantes de certaines planches laissées en blanc).
Gros bof au final.
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Assez déçu par les derniers bouquins de Davodeau - que je suis attentivement de par la diversité des sujets qu’il a traité - je ne m’étais pas précipité sur celui-ci. La volonté première de l’auteur semble ici de vouloir mettre en lumière le travail de sa compagne et de ceux qui accomplissent le travail méconnu d’accompagnement des personnes atteintes de troubles cognitifs hors des structures classiques. Le sujet est difficile, touche ou touchera bon nombre d’entre nous ou de nos proches. Les quelques portraits de malades assez rapidement dressés ne constituent finalement qu’une part trop faible du bouquin au regard du nombre de pages consacrées au cheminement ayant conduit Françoise Roy à accepter le projet. La manière de préserver le secret médical et l’anonymat des personnes occupent par exemple un peu trop de place. Côté dessin, c’est du Davodeau : simple, efficace et expressif! J’imagine la difficulté d’avoir fait aboutir ce projet qui tenait manifestement à cœur l’auteur. Pour ma part, je me suis finalement plutôt ennuyé même si les 120 planches se lisent bien vite.
L'Océan des rêves
Lors d'un concours de sculptures sur glace, un artiste se retrouve désigné comme l'unique interlocuteur d'un extraterrestre venu transformer toute l'eau de la Terre en une gigantesque œuvre d'art. Comme souvent dans cette collection, Liu Cixin part d'une idée de science-fiction forte... mais, cette fois, je suis complètement passé à côté. L'album ne m'a jamais vraiment enthousiasmé et m'a laissé assez indifférent, aussi bien sur le fond que sur la forme. Le dessin de Jok possède une certaine personnalité, avec un trait semi-réaliste un peu rugueux qui sort de l'ordinaire. Mais je ne suis pas tombé sous son charme, même si certaines images fonctionnent bien et que la créature extraterrestre bénéficie d'un design intéressant. Le scénario, lui, m'a semblé reposer davantage sur le concept d'une idée que sur une mise en scène réaliste. Une fois de plus chez Liu Cixin, on assiste à cette rencontre un peu artificielle entre un humain et une entité extraterrestre. Ici, cette créature venue d'une autre galaxie débarque comme par hasard au beau milieu d'un concours de sculptures sur glace, désigne immédiatement le héros comme son seul interlocuteur valable, engage une longue discussion sur l'Art avec un grand A... puis décide tranquillement de ravager la Terre entière pour réaliser son œuvre. J'ai eu beaucoup de mal à croire à cette mise en scène. Le récit souffre aussi de plusieurs invraisemblances qui m'ont sorti de l'histoire. La plus flagrante est sans doute la disparition de la quasi-totalité de l'eau terrestre, alors que le héros continue à se déplacer, discuter et vivre presque normalement, sans que les conséquences les plus élémentaires d'une telle catastrophe ne semblent vraiment exister. Difficile de ressentir la moindre tension dans ces conditions. J'ai également retrouvé un autre thème récurrent chez Liu Cixin : cette opposition assez caricaturale entre une Chine présentée comme adepte de la diplomatie et des États-Unis impulsifs, brutaux et prompts à répondre par la force. Ce regard très orienté sur les relations internationales commence à devenir prévisible et n'apporte pas grand-chose au récit. Malgré une poignée d'idées originales, je suis resté largement à l'écart de cet album. Le sujet manque de développement, les situations m'ont paru trop artificielles et les nombreuses invraisemblances m'ont empêché d'adhérer au propos. Quant au message sur la place de l'art dans une civilisation, il m'a laissé complètement indifférent. Cela donne l'impression d'une brève idée de nouvelle que Liu Cixin a vite fait couchée sur le papier avant de passer à autre chose, sans vraiment l'approfondir.
Le Diable de Smiling Woods
Rhaaah mais qu’est-ce que c’est que ces nez !!!??? Rarement un détail ne m’aura à ce point perturbé. Dans cette BD, dont j’entamai la lecture gonflé d’envie, les personnages n’ont pas de nez, et ça, c’est TRES perturbant. Ce détail m’a littéralement gâché la lecture. Jamais je ne suis parvenu à dépasser ça. Outre le fait que c’est très laid, on ne saisi pas bien l’idée, s’il tant est qu’il y en ait une. Est-ce pour signifier que les personnages, au cours de cette enquête, n’ont pas franchement le nez creux ? Bref ! C’est une déception à tous points de vue. D’abord, c’est Oxymore qui édite ça, or j’aime bien Oxymore d’ordinaire, mais je dois reconnaître que ça fait quelques albums édités là-bas qui me déçoivent. Pourtant, l’édition est assez réussie et le dessin objectivement plutôt bon, tout comme la mise en couleurs, raccord avec l’ambiance. Mais le scénario, imprégné de l’esprit Teenage Movie, et déclinant le thème rebattu du zombie, pêche par plusieurs incohérences qui font retomber les œufs sans parvenir à faire de neige : ressorts scénaristiques forcés, temporalité mal définie, dialogues creux, manque de fluidité, personnages sans épaisseur dont certains viennent encombrer le paysage sans qu’on saisisse le sens même de leur présence… Et puis c’est sans surprise. Même la série Stranger Things, à quoi cette BD peut être comparée, était parvenue à susciter un minimum d’intérêt (du moins la saison 1) chez les cinquantenaires comme moi en agitant la fibre nostalgique. J’ai lu les dernières pages au pas de charge pour terminer sur un gros bof !
La Vape - Derrière le goût, le mensonge
Un album qui a attiré mon attention parce que je me préoccupe du phénomène de la cigarette électronique. Je ne sais pas comment c'est en Europe, mais au Québec il y a une grosse compagne contre la cigarette et c'est même allé jusqu'à l'interdire totalement à l'intérieur des lieux publics incluant les restaurants il y a plus de 20 ans. Je voyais les effets autour de moi, il y avait rarement des jeunes avec une cigarette et les fumeurs étaient plus des gens d'autres générations. Et puis la cigarette électrique et on dirait que le monde entier s'est mis à vapoter. J'en ai même vu en fumer dans des vestiaires ou des toilettes alors que s'est censé être illégal. Je voulais donc un documentaire qui explique l'apparition de ce phénomène et ses effets sur les gens, mais je n'ai pas eu droit à un documentaire. En effet, on est dans une œuvre de fiction avec deux jeunes qui effectuent des recherches sur la vape et découvrir que ça des effets négatives alors ils vont essayer de prévenir autant de gens que possible. J'ai trouvé cela ennuyeux. On pourrait répliquer que ça s'adresse aux ados, mais même ados je trouvais ce genre d'histoire qui parle d'un sujet sérieux ennuyeux et je préférais voir un documentaire sur le dit sujet à la place. La manière de parler de ses deux jeunes lorsqu'ils parlent de la vape manquent de naturels. Il y a quelques informations intéressantes et j'ai hésité à mettre un 3 étoiles, mais je me suis vraiment ennuyé durant la majeure partie de l'album. Ce qui n'aide pas est que je n'ai pas aimé le dessin qui fait souvent amateur et qui ne serait jamais sorti d'un fanzine si on ne vivait pas dans un monde de surproduction de BD. Je n'aime pas la manière dont sont dessin les personnages.
Le Calcul Du Papillon
C'est la deuxième histoire de Liu Cixin que je lis où la Chine et les personnages chinois sont totalement absents. Cette fois, le récit nous emmène dans l'ex-Yougoslavie des années 1990, où un mathématicien serbe tente de sauver son pays et sa famille en utilisant la théorie du chaos pour provoquer un brouillard capable de gêner les bombardements de l'OTAN. On retrouve d'ailleurs le regard très critique de l'auteur envers l'Occident : l'OTAN y apparaît comme une force déshumanisée qui bombarde indistinctement les civils, sans véritable mise en contexte ni nuance. L'idée de départ est typiquement du Liu Cixin : à partir de calculs d'une précision inimaginable, déterminer quel minuscule événement provoquer à un endroit précis du globe pour modifier, par effet papillon, la météo à des milliers de kilomètres. Le concept est séduisant et suffisamment original pour donner envie de suivre le récit. Malheureusement, il reste très largement sous-exploité. L'intrigue se résume essentiellement au héros qui parcourt le monde à la recherche des différents points d'intervention pendant que, parallèlement, sa famille subit les conséquences de la guerre. Le scénario ne développe finalement ni les implications scientifiques de son invention, ni ses conséquences géopolitiques, ni même réellement ses personnages. Le dessin de Dan Panosian est agréable à regarder. Son trait réaliste est solide, les décors sont soignés et la colorisation fonctionne bien. L'ensemble se lit sans difficulté et bénéficie d'une mise en scène efficace, même si elle reste assez académique. Mais j'ai trouvé ce tome plutôt décevant. Derrière une idée de science-fiction bonne mais pas si originale, le récit raconte très peu de choses et s'interrompt abruptement quand le héros apprend que son périple ne sert plus à rien. C'est tout. Pas grand chose à se mettre sous la dent.
Au-delà des montagnes
Alors qu'un mystérieux objet extraterrestre attire vers lui une gigantesque montagne d'eau menaçant la Terre, un ancien alpiniste tente de l'escalader afin d'établir un premier contact. Cet album m'a profondément déçu, et ce pour plusieurs raisons. La première est graphique. J'ai eu beaucoup de mal à croire qu'il s'agissait du même Ruben Pellejero dont j'adore le dessin sur la majorité de ses oeuvres précédentes. Son trait m'a semblé étonnamment faible, imprécis, bâclé. Au point que je suis allé vérifier son âge en me demandant s'il n'avait pas tout simplement perdu de ses moyens. Il réalise aussi la mise en couleurs et je l'ai trouvée franchement ratée. L'ensemble dégage un aspect numérique très artificiel, sans relief ni élégance, jusque dans certains éléments du dessin comme les vagues, qui paraissent elles aussi peintes à la va-vite de façon informatique. Je trouve le résultat particulièrement disgracieux. Le problème est que cette faiblesse graphique ne compense même pas une véritable adaptation en bande dessinée. L'essentiel de l'album consiste à regarder deux personnages assis face à face pendant que l'un raconte une très longue histoire. Les images se contentent souvent d'illustrer les visages des interlocuteurs tandis que le texte occupe toute la place. J'ai davantage eu l'impression de lire un récit illustré qu'une bande dessinée exploitant les possibilités du médium. La mise en scène elle-même m'a laissé perplexe. Alors que la Terre entière est confrontée à un phénomène extraordinaire susceptible de provoquer sa destruction à court terme, le héros, qui vient de risquer sa vie en gravissant cette incroyable montagne d'eau, s'assoit tranquillement avec un extraterrestre qui entreprend immédiatement de lui raconter dans le détail toute l'histoire de sa civilisation. La situation m'a paru complètement artificielle et presque ridicule. Pourtant, tout n'est pas à jeter. Une fois qu'on accepte de se contenter de lire des pavés de texte illustré plutôt qu'une BD, le récit que raconte cet extraterrestre constitue finalement la partie la plus intéressante de l'album. Liu Cixin imagine une civilisation née dans un univers ne connaissant que la matière solide et le vide, sans liquide, sans océans, et sans ciel. Le postulat me paraît totalement invraisemblable : j'ai beaucoup de mal à imaginer comment une forme de vie pourrait seulement apparaître, évoluer ou se déplacer dans de telles conditions. Mais une fois cette énorme concession acceptée, l'exercice intellectuel devient assez amusant. Il est intéressant de voir comment un environnement radicalement différent conduit à une autre manière de penser, d'explorer le monde et de développer les sciences, tout en aboutissant finalement à certaines conclusions comparables aux nôtres. Malheureusement, cette idée ne suffit pas à sauver l'ensemble. Entre un concept de départ auquel je ne crois pas, une narration très statique, une mise en scène bancale et un dessin qui m'a énormément déçu, cet album fait clairement partie des plus faibles de la collection à mes yeux. Je lui reconnais un exercice de réflexion intéressant, mais certainement pas un récit que j'aurais envie de recommander.
Proies et prédateurs
Alors que la Terre est condamnée à être dévorée par une gigantesque entité cosmique, l'humanité tente de gagner du temps face aux représentants d'un empire extraterrestre dont toute la civilisation repose sur la prédation des mondes qu'elle rencontre. Je ne sais pas trop quoi penser de cet album. Il alterne des idées de science-fiction assez intéressantes avec des choix scénaristiques et de mise en scène qui m'ont paru franchement kitsch, voire risibles. Liu Cixin propose une réflexion sur la nature prédatrice de toute civilisation, voire de toute espèce vivante. Pour survivre et prospérer, faut-il forcément exploiter d'autres formes de vie ? Par extension, il pose un dilemme entre l'acceptation de devenir du bétail, vivant dans des conditions idéales jusqu'au jour inévitable où l'on sera abattu et consommé, ou préférer une existence libre mais beaucoup plus difficile et incertaine ? Derrière son habillage de space opera, l'album soulève donc quelques questions philosophiques qui donnent matière à réflexion. Malheureusement, la forme ne suit pas. J'ai eu beaucoup de mal à prendre cette histoire au sérieux tant elle accumule des éléments qui semblent sortis d'une vieille série Z de science-fiction : cette race de dinosaures spatiaux, le gigantesque vaisseau évoquant forcément Galactus, le gros méchant guerrier qui révèle tranquillement à son adversaire tout ce qu'il faut savoir pour le vaincre avant de faire mine d'être surpris lorsque celui-ci applique exactement ce qu'il avait annoncé, ou encore ce combat final de mécha contre dinosaure... Autant de scènes ridicules qui nuisent fortement à la crédibilité de l'ensemble. Le dessin ne m'a pas davantage convaincu. Il est lisible et raconte correctement l'histoire, mais je le trouve très quelconque. Les personnages manquent de personnalité, les décors ne marquent jamais l'œil et l'ensemble dégage une impression trop générique. Rien de franchement raté, mais rien non plus qui donne envie de s'attarder sur une case. Un album très moyen donc, avec quelques réflexions de fond intéressantes noyées dans un récit qui accumule les clichés et les invraisemblances au point de rendre difficile toute immersion.
M is for Monster
Bon, mon ressenti n'est pas pleinement positif, c'est même plutôt une sacrée déception, mais je vais quand-même commencer par pointer du doigt les qualités. En fait, surtout l'idée de base. Le sujet de l'individualité, de l'être en tant qu'amoncellement de souvenirs et d'expériences, et par conséquent de la mort de l'être suite à l'amnésie et la perte du passé est un sujet qui me fascine au plus haut point. C'est un sujet de pensée riche et passionnant qu'il me fait toujours plaisir de lire et découvrir, encore plus si c'est pour amener le débat vers des horizons qui m'étaient encore jusque là inconnu. Bref, on ne va pas passer par quatre chemins : le postulat de base de l’œuvre - une réécriture du mythe de la créature de Frankenstein pour parler de la création et d'une renaissance - m'a vendu du rêve. Si on joint à ça le fait que l'autrice est ouvertement queer et que l’œuvre aurait facilement pu bénéficier de cet angle de lecture (notamment en utilisant à bon escient la dichotomie corps et être ou encore la relation conflictuelle entre ce que les autres imaginent de nous et ce que nous sommes réellement), je m'étais lancé dans cet album avec toutes les meilleures intentions du monde. Et pourtant… Et pourtant l'album est plat. D'abord parce qu'il est convenu, ne proposant pas vraiment de pensée un tant soit peu originale pour son sujet, ne grattant à peine que la surface dudit sujet par ailleurs, et qu'il nous laisse au final un sentiment de pétard mouillé. Les dialogues ne sont pas affligeants mais m'ont tout de même parus bien trop souvent artificiels, privilégiant l'exposition verbale à tout prix plutôt que la mise en scène un tant soit peu subtile ; alors que, merdouille, une histoire centrée sur les méandres de la psychée humaines, la peur des attentes des autres et la recherche de son être c'est un terreau on ne peut plus fertile à de beaux moments de silences évocateurs et réflexifs. Qui nous poussent, nous, spectateur-ice-s, à nous interroger aussi d'ailleurs. En fait, voilà : l'album n'est pas mauvais en soi (tout du moins dans son concept), mais son exécution est si décevante, si convenue, si simpliste aussi (désolée d'employée ce mot) qu'au final on referme le tout en se disant "mouais…".
L'Humanité invisible
Après un cataclysme ayant rendu la Terre inhabitable, le dernier survivant d'une arche spatiale revient sur sa planète d'origine et découvre qu'une partie de l'humanité a survécu... sous une forme totalement inattendue. Il s'agit d'une science-fiction spéculative bâtie autour d'une idée assez étonnante : une humanité miniaturisée jusqu'à devenir microscopique. Le concept n'est pas inintéressant. On peut facilement imaginer qu'une civilisation aussi petite n'aurait plus les mêmes problèmes de ressources, de pollution ou de conflits territoriaux qui rythment notre histoire. En revanche, toute la construction de cet univers m'a paru beaucoup trop bancale pour être crédible. L'idée que ces humains minuscules deviendraient presque indestructibles, capables notamment de survivre à un gigantesque flash solaire ayant ravagé la Terre simplement grâce à leur changement d'échelle, m'a laissé très sceptique. Leur société, présentée comme une communauté perpétuellement joyeuse et presque enfantine, où tout le monde chante en chœur, évoque davantage un manga jeunesse qu'une réflexion de SF. Et malgré leur taille infinitésimale, ils semblent capables d'accomplir autant, voire davantage, qu'une civilisation normale, comme si les distances démultipliées n'avaient aucune conséquence sur leurs transports, leur industrie ou leurs capacités d'action. Leur comportement dans son ensemble paraît d'ailleurs tellement étrange qu'il devient difficile de prendre cette science-fiction au sérieux. Le récit souffre également d'un vrai manque de matière. Une fois la rencontre effectuée, il ne se passe quasiment rien : les survivants expliquent leur mode de vie, tout le monde se réjouit de cette découverte, évoque quelques projets communs... puis l'album s'arrête. Il n'y a ni péripéties, ni tension dramatique, ni aucun développement. Le dessin est passable assez quelconque, avec un contraste parfois déroutant entre le traitement plutôt réaliste du monde "normal" et l'esthétique très colorée, manga, réservée aux humains miniaturisés. J'ai refermé cet album avec perplexité. Son postulat de départ suscite la curiosité, mais son développement manque de crédibilité comme d'ambition narrative. Une étrange utopie miniature, pas foncièrement mauvaise mais vraiment pas convaincante.
Wolff et la Reine des Loups
Le récit n’est pas extraordinaire en soi, et la narration pas vraiment emballante non plus, avec des commentaires en off trop présents (globalement c’est trop verbeux !). Je n’ai jamais pu réellement m’intéresser à l’histoire, brouillonne et sans intérêt, et on ne s’attache pas non plus aux personnages – à commencer par le héros. La narration (souvent en off) est souvent déclamatoire, empile mots, noms sans vrai liant, je me suis progressivement détaché de cette histoire, que j’ai finie en lisant parfois en diagonale. Le dessin n’est pas forcément mauvais (il est même techniquement bon), mais il est inégal et pas assez fouillé à mon goût. La colorisation fait plus que son âge – mais j’aime assez ces couleurs pétantes très sixties/seventies (même si je trouve bizarre – et parfois pénible à lire – de coloriser – parfois en vert ou en rouge sombres !? – le fond de certains pavés de textes, et même si le contraste est parfois violent entre ces couleurs et les parties importantes de certaines planches laissées en blanc). Gros bof au final.