Je connaissais l’histoire grâce au film des 90s avec Val Kilmer et Brando … et j’avoue que ça ne m’avait pas laissé un grand souvenir.
La BD suivra le même chemin, vite lu vite oublié.
La partie graphique n’est pas en cause, elle s’avère même plutôt agréable. Couleurs, trait et cadrages m’ont plutôt interpellé positivement, du bon travail.
C’est vraiment l'histoire qui pèche. Je ne dis pas à l’époque de sa sortie mais aujourd’hui je trouve que ça sent bien le moisi. Le sujet a été depuis, vue maintes fois et de façon mieux approfondi. Je trouve que l’on reste trop en surface ici, ça va vite on ne s’attarde pas et donc ne s’attache pas aux personnages.
Le message perd bien en force du coup, dommage.
Je suis un peu dur en ne mettant que 2*, ça reste une adaptation honnête d’un récit un peu ampoulé avec le temps. Pour les curieux de découvrir l’origine (?) du mythe du savant fou jouant avec la génétique, figure que l’on retrouvera dans de nombreuses œuvres par la suite.
Une parodie de l'intégrale des trois trilogies de Star Wars, en revisitant certaines scènes clés avec un humour absurde et couillon.
Le dessin de Baba est fidèle à ce qu'il fait habituellement dans ce genre de BD parodique : c'est lisible, dynamique, les personnages sont immédiatement reconnaissables et le style fonctionne bien pour ce type d'humour. Visuellement, je n'ai pas grand-chose à lui reprocher.
En revanche, l'humour m'a beaucoup moins convaincu. On est dans une parodie très basique, avec des gags potaches, graveleux ou franchement bas de plafond. Beaucoup de situations reposent sur des détournements très attendus que j'ai l'impression d'avoir déjà vus des dizaines de fois dans d'autres parodies de Star Wars mais aussi de n'importe quelle autre œuvre célèbre. Les surprises sont rares et les chutes tombent presque toutes à plat pour quelqu'un comme moi qui n'aime pas l'humour con.
Il faut dire aussi que Star Wars est probablement l'une des licences les plus parodiées qui soient. En tant qu'ancien fan de la saga, j'ai déjà lu, vu ou entendu énormément de détournements de cet univers, si bien que cette BD ne m'a strictement rien apporté de vraiment nouveau.
La seule curiosité vient du fait qu'elle s'attaque aussi à la nouvelle trilogie, que je n'avais encore jamais vue parodiée à ce jour. Mais cette trilogie là n'est-elle pas déjà elle-même une parodie de Star Wars ?
Un autre album d'Edmond Baudoin qui ne m'a pas du tout séduit.
C'est un carnet de voyage avec notamment des croquis. Il y en a tellement au début que je me demandais si cet album était vraiment une BD (il faut attendre la page 28 pour que l'art séquentiel arrive enfin). Comme souvent avec Baudoin on saute du coq à l'âne et ici je pense que cela va trop loin. On saute d'un pays et d'une époque à l'autre, Baudoin parle de n'importe quoi et il y a des moments bizarres comme le strip où Baudoin avoue que son amie Neige et tout ce qu'il raconte est en fait de la fiction....mais en fait non c'est juste une blague ou un truc comme ça. J'ai pas bien compris et franchement je m'en fous.
En gros, j'ai été totalement indifférent à ce que racontait Baudoin et je trouvais que cet album était souvent hermétique. C'est un album pour ceux qui adorent Baudoin et les autres lecteurs vont s'ennuyer.
La vieille bagnole volante jaune est l'image dominante qui m'est restée. Très pop et psychédélique !
Mr. Magellan, dessiné par Géri, était une série que j'ai presque entièrement lue dans le journal Tintin. Avec des récits de Duchâteau ou Van Hamme, entre la science-fiction et le fantastique, elle n'a jamais réussi à me convaincre. Du Vatican à l'île de Pâques, avec des extraterrestres en plus, les intrigues étaient trop forcées.
Avec le temps, je trouve peut-être Capella, la collègue féminine, intéressante d'un point de vue purement esthétique, bien sûr. L'influence des séries TV anglaises est évidente dans les mini-jupes et les bottes hautes, tout est très pop et kitch! Cela pourrait inspirer de nouveaux films d'Austin Powers ! Malgré tout, j'aime encore les lunettes de Mr Magellan.
La belle couverture et l'idée d'une île de riches m'a incité à lire, parce que vive les îles et leur différence d'avec le reste du monde, les vagues en prime. Le nom des auteurs aussi, mais bof !
Seul le propriétaire de l'île est intéressant et sous-exploité : pourquoi loue-t-il des palais à ses hôtes, pour l'argent, les étudier, ne pas être seul ? On n'en saura rien, et la bd ne se relève pas de ça : vu que seul ce personnage est intéressant, il aurait fallu l'exploiter à fond. Je trouve l'idée en quelque sorte de châtiment des riches par une grande vague bien primitive : depuis au moins Noé, on juge les assaillis par les flots bien coupables et on présume que le lecteur se ralliera à ça j'imagine, car les riches sont souvent considérés comme coupables en France mais ici de quoi ?
De chercher un abri ? Mais si nous le pouvions, nous le ferions sans doute. D'être pollueurs ? Le plus coupable est devenu un pauvre, non pour le crime d'être pollueur, d'ailleurs, mais parce que la manière dont il opère est bien primitive. Et si on veut démontrer quelque chose, on ne le fait même pas bien : il y a un riche cherchant des solutions pour la planète. Je comprends qu'il le fasse à l'abri, on se concentre mieux non harcelé par la peur, le temps, la foule..
Le scénario ne fait que présenter des personnages pour qu'ils soient finalement mis à l'épreuve par la vague, mais montrés très superficiellement, je me moque en vérité de tout ce qui peut leur arriver parce qu'ils ne sont pas réels.
L'île est censée être belle mais on ne la contemple pas, des gens vont être traités comme dans un film catastrophe mais on ne les présente pas comme dans les films de ce genre, on ne moque donc de l'ile, des habitants et de la vague, car à part le maitre de l'île, tout est néant.
Si ce n'était pas pour le film de Cronenberg, je n'aurais jamais regardé plus d'une fois cette version comics. Bien que A History of Violence propose une intrigue intéressante, la version dessinée peine à me convaincre. Le principal point faible réside dans les dessins de Vince Locke, je crois. Son style, très brut et minimaliste, manque de finesse et d'expressivité. Les personnages présentent des visages rigides et des émotions peu nuancées.
De plus, les décors sont parfois simplifiés à l'excès et donnent une impression d'inachèvement. Les séquences d'action, essentielles au récit, souffrent également d'un manque de dynamisme et de fluidité, rendant certaines scènes confuses.
Même si le côté graphique peut correspondre à l'atmosphère sombre et violente de l'œuvre originale, les dessins de Vince Locke constituent, pour moi, le principal point faible de cette oeuvre et limitent son potentiel, malgré l’interêt du scénario.
Ouf, c'était laborieux comme lecture ! J'ai accéléré pour la finir le plus vite possible, assez lassé du ton résolument enfantin, bien trop enfantin, de l'histoire linéaire dont les enjeux et le message étaient franchement trop martelés, le tout dans une trame franchement pas folle.
C'est clairement un récit à destination de la jeunesse, plein de jolis messages, dans un monde peu crédible (même pour des comics) avec des enfants de 13 ans aux super-pouvoirs qui apprennent à se découvrir l'un l'autre. C'est cousu de fil blanc mais surtout, et ça je déteste, c'est souligné en permanence. L'exemple que j'ai, c'est la scène d'action au début où chaque action est commentée par les protagonistes à bases de "je dois aller voir", "elle détruit mes drones", etc ... C'est clairement une redondance de ce qu'on voit, ça me donne l'impression que les auteurs n'ont pas confiance dans ma capacité à comprendre ... Bref, ça m'agace, prodigieusement.
Le dessin n'est franchement pas fou non plus. C'est presque stéréotypé dans le style comics pour enfant. Et c'est d'autant plus désagréable que l'action passe à toute vitesse sur des points parfois importants, rendant certaines scènes parfois confuses et accélérant bien trop lorsque c'est nécessaire de plus détailler. Il y a eu plusieurs passages où j'ai du relire pour comprendre le détail de l'action tant ça passait vite. Bref, pas assez marqué comme dessin, trop superficiel dans le découpage, pas intéressant dans l'histoire ... Une BD de plus pour remplir les bacs jeunesse, sans saveur et sans âme à mon gout.
Ce recueil d’histoires de Nicky se présente comme plus soft que Royal Gentlemen Club et plus varié en termes de références et d’influences. Du manga à la ligne claire européenne, en passant par les comics américains des années 50, les images ne sont pas dépourvues de qualités sur le plan esthétique. Dans un noir et blanc d'un bel effet, les tenues fétichistes, découpées de manière à mettre en valeur les attributs généreux des jeunes femmes, ne sont pas désagréables à regarder.
Mais tout devient très répétitif et prévisible. Le trait d’unité des histoires reste le BDSM humoristique. Dans le programme, on trouve un Far-West lesbien, une pensionnat de jeunes filles, du ligotage, des fessés, de la discipline et de la soumission ou encore quelques gifles et coups de verge: même si simulée ou consentie, je ne trouve pas la violence attirante, et touts ces fantasmes ne font pas mon genre. Rapidement lu et vite oublié.
On est une fois de plus dans une BD d'humour à thème typique de chez Bamboo. On y suit une équipe de policiers scientifiques incompétents qui tentent de résoudre des enquêtes criminelles à travers une succession de gags parodiant les séries télévisées consacrées à la police scientifique.
Le dessin est plutôt réussi, dynamique et agréable à regarder, et les quelques personnages récurrents, malgré leur stupidité assumée, fonctionnent plutôt bien ensemble. J'ai apprécié leurs interactions, leurs dialogues et leurs raisonnements absurdes qui donnent souvent envie de sourire au fil de la lecture. Donc l'ambiance visuelle est sympa, les échanges sont amusants... mais dès qu'on arrive à la chute des gags, ça devient nul. À une ou deux rares exceptions près, je n'ai quasiment jamais ri. Certaines chutes m'ont même paru franchement affligeantes, comme si les auteurs ne savaient plus comment produire leur gag autrement que par une absurdité gratuite.
Par conséquent, j'ai davantage apprécié les quelques histoires qui s'étalent sur plusieurs pages plutôt que sur une seule car elles ont le temps d'installer une situation, de développer les personnages et de multiplier les échanges humoristiques. Mais, là encore, leur chute vient gâcher tout ce qui fonctionnait jusque-là.
Donc malgré un dessin et des personnages plutôt sympas, l'humour est beaucoup trop souvent consternant pour me faire rire.
Encore jeune, j'ai lu le livre de Fenimore Cooper et plus tard j'ai vu le film de Michael Mann, avec des acteurs que j'adore. Depuis, je cherche une version BD qui rende justice à ma représentation mentale des personnages, de l'action et de l'intrigue. Je continue ma quête…
L'adaptation du Dernier des Mohicans par Marc Bourque et Marcel Uderzo (frère D’Albert) peine à restituer la richesse du roman. Si le dessin parait agréable, le récit souffre d'un excès de simplification. En cherchant à condenser une intrigue complexe dans un format de bande dessinée, l'adaptation sacrifie plusieurs scènes importantes et tombe dans la superficialité.
Les dessins de M. Uderzo peinent aussi à convaincre totalement. Le style manque de personnalité et semble souvent figé, ce qui réduit l'intensité dramatique de l'histoire. Les expressions des personnages paraissent répétitives et peu naturelles, rendant difficile l'attachement émotionnel. De plus, certaines scènes d'action souffrent d'un manque de dynamisme, avec une mise en page qui ne parvient pas toujours à transmettre le rythme ou la tension, bien que le travail soit techniquement correct.
Mais ce que je n'arrive vraiment pas à surmonter et à pardonner, c'est le personnage de « Yeux-d'aigle » ou « Longue-Carabine »: il a toujours la même expression ou attitude, quoi qu'il arrive tout au long de l'histoire ! Sir Daniel Day-Lewis, tu me manques!
La guerre entre Anglais et Français en Amérique du Nord au XVIIIe siècle, la « guerre de Sept Ans », a fait des victimes, surtout parmi les Amérindiens : Hurons, Iroquois et pas seulement. La mort d'Uncas m'a toujours beaucoup attristé, mais cela finit par avoir du sens par rapport à toute cette tragédie, tant individuelle que collective et surtout historique.
L’auteur de l’œuvre originale avait sa position bien définie dès le départ et cette BD s’y conforme sans rien remettre en question, malgré le dossier final. Là, au moins, une certaine remise en question critique devrait être présente.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
L'Île du Docteur Moreau
Je connaissais l’histoire grâce au film des 90s avec Val Kilmer et Brando … et j’avoue que ça ne m’avait pas laissé un grand souvenir. La BD suivra le même chemin, vite lu vite oublié. La partie graphique n’est pas en cause, elle s’avère même plutôt agréable. Couleurs, trait et cadrages m’ont plutôt interpellé positivement, du bon travail. C’est vraiment l'histoire qui pèche. Je ne dis pas à l’époque de sa sortie mais aujourd’hui je trouve que ça sent bien le moisi. Le sujet a été depuis, vue maintes fois et de façon mieux approfondi. Je trouve que l’on reste trop en surface ici, ça va vite on ne s’attarde pas et donc ne s’attache pas aux personnages. Le message perd bien en force du coup, dommage. Je suis un peu dur en ne mettant que 2*, ça reste une adaptation honnête d’un récit un peu ampoulé avec le temps. Pour les curieux de découvrir l’origine (?) du mythe du savant fou jouant avec la génétique, figure que l’on retrouvera dans de nombreuses œuvres par la suite.
Space Wars
Une parodie de l'intégrale des trois trilogies de Star Wars, en revisitant certaines scènes clés avec un humour absurde et couillon. Le dessin de Baba est fidèle à ce qu'il fait habituellement dans ce genre de BD parodique : c'est lisible, dynamique, les personnages sont immédiatement reconnaissables et le style fonctionne bien pour ce type d'humour. Visuellement, je n'ai pas grand-chose à lui reprocher. En revanche, l'humour m'a beaucoup moins convaincu. On est dans une parodie très basique, avec des gags potaches, graveleux ou franchement bas de plafond. Beaucoup de situations reposent sur des détournements très attendus que j'ai l'impression d'avoir déjà vus des dizaines de fois dans d'autres parodies de Star Wars mais aussi de n'importe quelle autre œuvre célèbre. Les surprises sont rares et les chutes tombent presque toutes à plat pour quelqu'un comme moi qui n'aime pas l'humour con. Il faut dire aussi que Star Wars est probablement l'une des licences les plus parodiées qui soient. En tant qu'ancien fan de la saga, j'ai déjà lu, vu ou entendu énormément de détournements de cet univers, si bien que cette BD ne m'a strictement rien apporté de vraiment nouveau. La seule curiosité vient du fait qu'elle s'attaque aussi à la nouvelle trilogie, que je n'avais encore jamais vue parodiée à ce jour. Mais cette trilogie là n'est-elle pas déjà elle-même une parodie de Star Wars ?
Amatlan
Un autre album d'Edmond Baudoin qui ne m'a pas du tout séduit. C'est un carnet de voyage avec notamment des croquis. Il y en a tellement au début que je me demandais si cet album était vraiment une BD (il faut attendre la page 28 pour que l'art séquentiel arrive enfin). Comme souvent avec Baudoin on saute du coq à l'âne et ici je pense que cela va trop loin. On saute d'un pays et d'une époque à l'autre, Baudoin parle de n'importe quoi et il y a des moments bizarres comme le strip où Baudoin avoue que son amie Neige et tout ce qu'il raconte est en fait de la fiction....mais en fait non c'est juste une blague ou un truc comme ça. J'ai pas bien compris et franchement je m'en fous. En gros, j'ai été totalement indifférent à ce que racontait Baudoin et je trouvais que cet album était souvent hermétique. C'est un album pour ceux qui adorent Baudoin et les autres lecteurs vont s'ennuyer.
Mr Magellan
La vieille bagnole volante jaune est l'image dominante qui m'est restée. Très pop et psychédélique ! Mr. Magellan, dessiné par Géri, était une série que j'ai presque entièrement lue dans le journal Tintin. Avec des récits de Duchâteau ou Van Hamme, entre la science-fiction et le fantastique, elle n'a jamais réussi à me convaincre. Du Vatican à l'île de Pâques, avec des extraterrestres en plus, les intrigues étaient trop forcées. Avec le temps, je trouve peut-être Capella, la collègue féminine, intéressante d'un point de vue purement esthétique, bien sûr. L'influence des séries TV anglaises est évidente dans les mini-jupes et les bottes hautes, tout est très pop et kitch! Cela pourrait inspirer de nouveaux films d'Austin Powers ! Malgré tout, j'aime encore les lunettes de Mr Magellan.
L'Île des riches
La belle couverture et l'idée d'une île de riches m'a incité à lire, parce que vive les îles et leur différence d'avec le reste du monde, les vagues en prime. Le nom des auteurs aussi, mais bof ! Seul le propriétaire de l'île est intéressant et sous-exploité : pourquoi loue-t-il des palais à ses hôtes, pour l'argent, les étudier, ne pas être seul ? On n'en saura rien, et la bd ne se relève pas de ça : vu que seul ce personnage est intéressant, il aurait fallu l'exploiter à fond. Je trouve l'idée en quelque sorte de châtiment des riches par une grande vague bien primitive : depuis au moins Noé, on juge les assaillis par les flots bien coupables et on présume que le lecteur se ralliera à ça j'imagine, car les riches sont souvent considérés comme coupables en France mais ici de quoi ? De chercher un abri ? Mais si nous le pouvions, nous le ferions sans doute. D'être pollueurs ? Le plus coupable est devenu un pauvre, non pour le crime d'être pollueur, d'ailleurs, mais parce que la manière dont il opère est bien primitive. Et si on veut démontrer quelque chose, on ne le fait même pas bien : il y a un riche cherchant des solutions pour la planète. Je comprends qu'il le fasse à l'abri, on se concentre mieux non harcelé par la peur, le temps, la foule.. Le scénario ne fait que présenter des personnages pour qu'ils soient finalement mis à l'épreuve par la vague, mais montrés très superficiellement, je me moque en vérité de tout ce qui peut leur arriver parce qu'ils ne sont pas réels. L'île est censée être belle mais on ne la contemple pas, des gens vont être traités comme dans un film catastrophe mais on ne les présente pas comme dans les films de ce genre, on ne moque donc de l'ile, des habitants et de la vague, car à part le maitre de l'île, tout est néant.
A History of Violence
Si ce n'était pas pour le film de Cronenberg, je n'aurais jamais regardé plus d'une fois cette version comics. Bien que A History of Violence propose une intrigue intéressante, la version dessinée peine à me convaincre. Le principal point faible réside dans les dessins de Vince Locke, je crois. Son style, très brut et minimaliste, manque de finesse et d'expressivité. Les personnages présentent des visages rigides et des émotions peu nuancées. De plus, les décors sont parfois simplifiés à l'excès et donnent une impression d'inachèvement. Les séquences d'action, essentielles au récit, souffrent également d'un manque de dynamisme et de fluidité, rendant certaines scènes confuses. Même si le côté graphique peut correspondre à l'atmosphère sombre et violente de l'œuvre originale, les dessins de Vince Locke constituent, pour moi, le principal point faible de cette oeuvre et limitent son potentiel, malgré l’interêt du scénario.
Antihéros
Ouf, c'était laborieux comme lecture ! J'ai accéléré pour la finir le plus vite possible, assez lassé du ton résolument enfantin, bien trop enfantin, de l'histoire linéaire dont les enjeux et le message étaient franchement trop martelés, le tout dans une trame franchement pas folle. C'est clairement un récit à destination de la jeunesse, plein de jolis messages, dans un monde peu crédible (même pour des comics) avec des enfants de 13 ans aux super-pouvoirs qui apprennent à se découvrir l'un l'autre. C'est cousu de fil blanc mais surtout, et ça je déteste, c'est souligné en permanence. L'exemple que j'ai, c'est la scène d'action au début où chaque action est commentée par les protagonistes à bases de "je dois aller voir", "elle détruit mes drones", etc ... C'est clairement une redondance de ce qu'on voit, ça me donne l'impression que les auteurs n'ont pas confiance dans ma capacité à comprendre ... Bref, ça m'agace, prodigieusement. Le dessin n'est franchement pas fou non plus. C'est presque stéréotypé dans le style comics pour enfant. Et c'est d'autant plus désagréable que l'action passe à toute vitesse sur des points parfois importants, rendant certaines scènes parfois confuses et accélérant bien trop lorsque c'est nécessaire de plus détailler. Il y a eu plusieurs passages où j'ai du relire pour comprendre le détail de l'action tant ça passait vite. Bref, pas assez marqué comme dessin, trop superficiel dans le découpage, pas intéressant dans l'histoire ... Une BD de plus pour remplir les bacs jeunesse, sans saveur et sans âme à mon gout.
New Rodeo Girls - Rose Garden School
Ce recueil d’histoires de Nicky se présente comme plus soft que Royal Gentlemen Club et plus varié en termes de références et d’influences. Du manga à la ligne claire européenne, en passant par les comics américains des années 50, les images ne sont pas dépourvues de qualités sur le plan esthétique. Dans un noir et blanc d'un bel effet, les tenues fétichistes, découpées de manière à mettre en valeur les attributs généreux des jeunes femmes, ne sont pas désagréables à regarder. Mais tout devient très répétitif et prévisible. Le trait d’unité des histoires reste le BDSM humoristique. Dans le programme, on trouve un Far-West lesbien, une pensionnat de jeunes filles, du ligotage, des fessés, de la discipline et de la soumission ou encore quelques gifles et coups de verge: même si simulée ou consentie, je ne trouve pas la violence attirante, et touts ces fantasmes ne font pas mon genre. Rapidement lu et vite oublié.
Les Scientiflics
On est une fois de plus dans une BD d'humour à thème typique de chez Bamboo. On y suit une équipe de policiers scientifiques incompétents qui tentent de résoudre des enquêtes criminelles à travers une succession de gags parodiant les séries télévisées consacrées à la police scientifique. Le dessin est plutôt réussi, dynamique et agréable à regarder, et les quelques personnages récurrents, malgré leur stupidité assumée, fonctionnent plutôt bien ensemble. J'ai apprécié leurs interactions, leurs dialogues et leurs raisonnements absurdes qui donnent souvent envie de sourire au fil de la lecture. Donc l'ambiance visuelle est sympa, les échanges sont amusants... mais dès qu'on arrive à la chute des gags, ça devient nul. À une ou deux rares exceptions près, je n'ai quasiment jamais ri. Certaines chutes m'ont même paru franchement affligeantes, comme si les auteurs ne savaient plus comment produire leur gag autrement que par une absurdité gratuite. Par conséquent, j'ai davantage apprécié les quelques histoires qui s'étalent sur plusieurs pages plutôt que sur une seule car elles ont le temps d'installer une situation, de développer les personnages et de multiplier les échanges humoristiques. Mais, là encore, leur chute vient gâcher tout ce qui fonctionnait jusque-là. Donc malgré un dessin et des personnages plutôt sympas, l'humour est beaucoup trop souvent consternant pour me faire rire.
Le Dernier des Mohicans (Glénat)
Encore jeune, j'ai lu le livre de Fenimore Cooper et plus tard j'ai vu le film de Michael Mann, avec des acteurs que j'adore. Depuis, je cherche une version BD qui rende justice à ma représentation mentale des personnages, de l'action et de l'intrigue. Je continue ma quête… L'adaptation du Dernier des Mohicans par Marc Bourque et Marcel Uderzo (frère D’Albert) peine à restituer la richesse du roman. Si le dessin parait agréable, le récit souffre d'un excès de simplification. En cherchant à condenser une intrigue complexe dans un format de bande dessinée, l'adaptation sacrifie plusieurs scènes importantes et tombe dans la superficialité. Les dessins de M. Uderzo peinent aussi à convaincre totalement. Le style manque de personnalité et semble souvent figé, ce qui réduit l'intensité dramatique de l'histoire. Les expressions des personnages paraissent répétitives et peu naturelles, rendant difficile l'attachement émotionnel. De plus, certaines scènes d'action souffrent d'un manque de dynamisme, avec une mise en page qui ne parvient pas toujours à transmettre le rythme ou la tension, bien que le travail soit techniquement correct. Mais ce que je n'arrive vraiment pas à surmonter et à pardonner, c'est le personnage de « Yeux-d'aigle » ou « Longue-Carabine »: il a toujours la même expression ou attitude, quoi qu'il arrive tout au long de l'histoire ! Sir Daniel Day-Lewis, tu me manques! La guerre entre Anglais et Français en Amérique du Nord au XVIIIe siècle, la « guerre de Sept Ans », a fait des victimes, surtout parmi les Amérindiens : Hurons, Iroquois et pas seulement. La mort d'Uncas m'a toujours beaucoup attristé, mais cela finit par avoir du sens par rapport à toute cette tragédie, tant individuelle que collective et surtout historique. L’auteur de l’œuvre originale avait sa position bien définie dès le départ et cette BD s’y conforme sans rien remettre en question, malgré le dossier final. Là, au moins, une certaine remise en question critique devrait être présente.