Les derniers avis (20808 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Le Tombeau de la comète
Le Tombeau de la comète

Une comète s'est écrasée sur Terre et a transformé le monde en un territoire hostile peuplé de créatures chimériques géantes. Les rares humains survivants vivent cachés et se protègent en créant d'immenses armures vivantes nécessitant trois personnes pour fonctionner ensemble. Outre un graphisme assez marquant, c'est clairement cette idée qui fait tout le sel de la BD. Le décor post-apo en lui-même reste assez classique, avec ses communautés de survivants et ses monstres géants, mais ce système d'armures pilotées collectivement apporte une vraie identité au récit, avec un mélange assez original de fantasy médiévale, de kaiju et de science-fiction organique. Visuellement, l'album a une vraie personnalité. Le mélange entre le trait plus classique des personnages humains et les textures beaucoup plus picturales des éléments transformés par la comète crée une ambiance étrange et souvent assez jolie. Il y a notamment un vrai travail sur les couleurs, les matières et les décors. En revanche, ce choix artistique a aussi un revers : la majorité des scènes d'action sont confuses. Les chimères sont déjà difficiles à appréhender visuellement tant leurs formes sont abstraites ou mouvantes, et quand les affrontements commencent, j'ai souvent eu du mal à comprendre ce qu'il se passait ou qui faisait quoi. Le récit fonctionne davantage par atmosphère et par symbolique que par véritable attachement aux personnages. Je n'ai pas spécialement réussi à m'investir émotionnellement dans leur parcours, malgré quelques bonnes idées autour de la solidarité et de la survie. L'univers possède du potentiel, mais l'histoire reste finalement assez simple dans ses thèmes écologiques et sa réflexion sur l'évolution du monde et de l'humanité. C'est surtout la conclusion qui m'a laissé une impression mitigée. Le message autour de l'acceptation du changement et de la transformation du monde m'a paru assez maladroit au regard de tout ce que les créatures ont provoqué auparavant. Après avoir montré pendant presque tout l'album des chimères responsables de massacres et d'un effondrement généralisé, terminer sur une forme d'acceptation presque apaisée de cette évolution m'a semblé assez incohérent. Je comprends l'intention philosophique derrière, mais je l'ai trouvée bancale et assez frustrante. Je retiens donc une BD visuellement originale et ambitieuse, avec quelques bonnes idées comme ces armures géantes, mais dont les scènes d'action et le message final ne m'ont pas vraiment convaincu.

17/05/2026 (modifier)
Par tnerual96
Note: 2/5
Couverture de la série Y Le Dernier Homme
Y Le Dernier Homme

Y: Le Dernier Homme m’a profondément ennuyé. Pourtant, le concept de départ est excellent et donne vraiment envie au début : un monde où tous les hommes disparaissent sauf un seul, il y avait énormément de potentiel. Mais malgré cette idée forte, je n’ai jamais réussi à être captivé par la lecture. Je me suis arrêté aux trois quarts de la série parce que j’avais l’impression que l’histoire avançait sans véritable intensité. Beaucoup de passages traînent en longueur, les discussions prennent énormément de place et le rythme finit par devenir très lourd. Les dialogues, surtout, m’ont paru interminables et parfois franchement ennuyeux, au point de casser toute tension ou envie de continuer. Les dessins ne m’ont pas aidé non plus à rester investi. Je les ai trouvés assez quelconques, sans identité visuelle particulièrement marquante. Rien ne m’a vraiment donné cette sensation de grandeur ou d’impact que le scénario aurait pourtant pu offrir avec un tel postulat. C’est frustrant, parce qu’il y avait clairement matière à faire quelque chose de passionnant avec cet univers, mais pour moi le comics n’a jamais réussi à transformer son idée de départ en une histoire réellement prenante.

17/05/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 2/5
Couverture de la série Storm
Storm

Marche sur les plates-bandes de Flash Gordon sans en avoir l'imagination et le dessin serait hyper réaliste s'il était, déjà, réaliste. Bon, méchant, belle à sauver, idéal pour se débrancher le cerveau sans toutefois s'abêtir. N'en ai pas lu beaucoup, n'ai retenu qu'une histoire où un garçon semble-t-il médiocre se voyait promettre le rôle d'empereur et le devenait à la suite de la prophétie, pour finalement céder la place au souverain légitime. Je cite ça pour dire que le scénariste aurait pu tirer mieux de ses neurones s'il l'avait voulu, et je vais donc lui mettre moins que la moyenne qu'il aurait mérité si je n'estimait qu'il se fout du monde.

17/05/2026 (modifier)
Par Cleck
Note: 2/5
Couverture de la série Un père
Un père

Véritablement déçu par ce roman graphique de Tripp. La construction du scénario est pour le moins loupée et aurait mérité qu'un éditeur intervienne véritablement afin de rectifier le tir. Le sujet est pourtant merveilleux, mais l'ensemble demeure très anecdotique. La relation au père n'est traitée que sous l'angle des souvenirs d'enfance, non sous celui des absences futures, et trop peu sous celui de l'adulte réinterrogeant sa mémoire des événements. Le récit donne l'impression de longtemps traîner sa peine, jusqu'à ce qu'il accélère, sinon bâcle, la longue période de l'âge adulte. Pourtant, la manière fort réussie de s'appuyer sur le tragique du final permettait enfin aux souvenirs de s'élever, d'être travaillés par les regrets et déceptions du Jean-Louis devenu adulte. Un récit laissant un goût amer, trop longtemps désincarné, avant de devenir bouleversant. Dommage.

16/05/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Vincent et Van Gogh
Vincent et Van Gogh

Le chat Vincent m'a semblé assez agaçant. Je n'ai pas du tout adhéré à cette fable sur les peintres et leurs animaux, qui auraient soi-disant été les véritables auteurs ou inspirateurs de tant d'œuvres géniales. J'ai acheté le premier tome sur un coup de tête, sans lire aucun avis préalable, et j'ai eu tort. Les dessins m'ont semblé bons, mais au fur et à mesure que je lisais, tout m'a semblé trop décousu. Smudja a du talent et l'aspect visuel de l'ensemble du livre n'est pas désagréable, mais la tentative de reconstitution du style de peinture de Van Gogh échoue finalement, je pense. Évidemment, je n'ai pas acheté le deuxième tome.

16/05/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série My Dear Detective
My Dear Detective

Il y a plusieurs mangas policiers que j'aime bien et j'ai commencé ce manga avec optimisme..et j'ai arrêté après deux tomes alors que j'ai emprunté les 6 premiers tomes de la série. Il faut dire que le ton de la série est différent de ce que j'avais imaginé. On est plus dans un manga feel good où rien de bien grave se produit et même lorsqu'on dirait que ça pourrait mal finir on va avoir droit à un beau happy ending. On est pas dans un manga où on va enquêter sur des meurtres et en plus les enquêtes sont courtes, d'un à trois chapitres. À la limite, cela serait passable si au moins les récits avaient un peu d'intérêt, mais non je me suis ennuyé. Les deux personnages principaux et leur relation qui, on le devine, va finir en romance, m'ont laissé totalement indifférent. Rien ne m'a fait accrocher au scénario. Quant au dessin, il est correct, mais sans personnalité.

16/05/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 2/5
Couverture de la série Jhen (Xan)
Jhen (Xan)

Jhen est la face sombre d'Alix. Je veux dire que si on pouvait penser qu'Alix couchait avec Enac, cela restait entre deux jeunes consentants, alors que Barbe bleue, pardon, Gilles de Rais est un adulte abusant d'enfants et les tuant…On taquine la limite d'âge de notre époque dans Alix, on condamne Barbe Bleue dans Jhen, cependant, ce personnage étant bien plus fort que le héros, vers qui le lecteur va-t-il pencher, je vous le demande ? Il est bien malheureux qu'autrefois l'homosexualité ait été mise au placard, d'abord pour les homosexuels, et ensuite parce que ceux qui les défendaient pouvaient se laisser entraîner à ne pas condamner la pédophilie, voire les abuseurs d'enfants se cacher derrière la lutte en faveur des homosexuels pour leur propre agenda. Bien sûr, une série historique pourrait montrer les choses les plus admises autrefois et les moins acceptés aujourd'hui en cela comme dans le cas de l'esclavage, mais dans le contexte d'œuvres pour enfants, cela me paraît infiniment délicat… Sinon, je pense que ce que Jaques Martin réussit le mieux, c'est l'architecture, qu'on voit moins dans Jhen que dans Alix alors que Jhen est un artiste, cherchez l'erreur ! Je pense que Jacques Martin a besoin de rigueur pour encadrer ce que je soupçonne être ses démons, qu'il peut trouver dans l'architecture romaine, l'armée romaine, enfin, ce qui est tiré au cordeau. Il y a aussi la science et la technique dans Lefranc. Mais hélas ! Il s'égare sans perceptive, raideur des personnages, et presque théâtralité.

15/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Le Lapin des Baskerville
Le Lapin des Baskerville

Une série de gags enchaînés dans un univers animalier absurde, où un lapin persuadé d'être une créature terrifiante tente de se construire une réputation de monstre dans une forêt peuplée d'animaux globalement idiots ou désabusés. L'ensemble repose sur un humour de décalage assez simple, avec des situations volontairement absurdes et des personnages animaliers récurrents qui servent de prétexte à des micro-sketchs loufoques. L'univers mélange parodie de fables, non-sens et clins d'oeil détournés, mais sans fil narratif solide. Globalement, j'ai trouvé l'ensemble assez inégal et rarement vraiment drôle. Quelques idées peuvent faire sourire ponctuellement, mais la plupart des gags reposent sur des ressorts assez répétitifs et des situations qui tombent à plat. L'humour paraît très direct, parfois un peu potache, et semble davantage destiné à un public jeune qu'à des adultes. Le dessin, très minimaliste et volontairement simplifié, renforce ce côté léger mais ne compense pas le manque de rythme ou de surprise. L'univers visuel a une personnalité amusante, mais je n'ai pas réussi à y accrocher ni à trouver ça drôle.

13/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Une toute petite conversation
Une toute petite conversation

J’ai lu cet album sans jamais vraiment entrer dedans. Le précédent album de ces auteurs m’avait plutôt plu, mais celui-ci m’a moins convaincu et n’a pas converti l’essai. Le dessin que j’avais apprécié, je l’ai trouvé ici trop terne et trop rigide. Et cela a sans doute accentué le ressenti plus que mitigé. Car cette « petite conversation » est en fait bien longue, bien longuette, souffre d’un manque de rythme, et ne passionne pas vraiment. Je n’ai pas non plus été convaincu par le principe même de cette conversation. Cet homme et cette femme, qui « font le point » sur leur relation, depuis ses débuts jusqu’à la rupture – temporaire – au moment où la femme tombe enceinte. C’est assez improbable, surtout que tout est dit de façon dépassionnée, « à distance », le rendu m’est apparu artificiel – et ennuyeux.

13/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Amour, Fascisme et CDD
Amour, Fascisme et CDD

Cette BD reprend exactement la formule de Amour, Djihad & RTT, mais appliquée cette fois au Trumpisme, au management moderne, au masculinisme et aux dérives autoritaires dans le monde de l’entreprise. Une administration publique y bascule progressivement dans une caricature de startup fascisante dirigée par des managers absurdes parlant uniquement en jargon corporate ridicule. J’ai trouvé l’album un peu plus intéressant que Amour, Djihad & RTT, surtout parce que son sujet paraît beaucoup plus actuel. Les références au Trumpisme, au discours anti-woke ou aux dérives managériales résonnent davantage aujourd’hui que l’État islamique, et après ce qu’a montré l’administration Trump et l’esprit MAGA depuis un an et demi, certaines absurdités de l’album ne semblent même plus si irréalistes. Mais malgré ça, je n’ai toujours pas trouvé ça drôle. Comme dans le précédent, l’humour repose surtout sur des caricatures énormes, des dialogues absurdes et des running gags qui tournent rapidement en rond. L’idée de départ fonctionne parfois sur le principe, mais l’exécution reste beaucoup trop lourde pour moi. Le dessin minimaliste de Marc Dubuisson ne m’attire toujours pas non plus. Au final, l’album m’a davantage intéressé par son côté satire de notre époque que réellement amusé.

12/05/2026 (modifier)