Je ne suis pas du tout rentré dans cet album qui a une histoire bien absurde dont je ne suis pas certain d'avoir bien compris les aboutissements.
Il faut dire que la mise en scène n'aide pas trop. Souvent, on a une vue d'ensemble d'une partie de ce grand immeuble où se passe l'action et c'est un peu dur de s'attacher à des personnages qui ne sont que des petits points dans un grand paysage. C'est vrai que visuellement c'est splendide et intéressant, mais le scénario en lui-même ne m'a pas captivé. J'ai eu l'impression que c'était encore une fois une BD où on a uniquement privilégié le dessin. Si tout ce qui compte dans une BD c'est le dessin, pourquoi alors se casser la tête à imaginer un scénario et même écrire des dialogues ?
Donc, si visuellement il y a effectivement des planches qui restent en mémoire, le reste m'a paru superficiel et le ton du récit est trop absurde pour moi. Peut-être que si le scénario était plus conventionnel, j'aurais mieux accroché. Après une 50aine de pages, j'en avais marre de lire une histoire qui ne m'attirait pas (surtout que sur certaines pages je ne savais pas trop quel personnage disait le texte de telle bulle). En tout cas, pour moi c'est clairement une BD clivante. Certains vont adorer et d'autres vont rester en dehors du récit et s'ennuyer ferme.
Je ne suis généralement pas fan de ce type d’album, qui cumule a priori plusieurs handicaps. D’abord la forte hétérogénéité de l’ensemble (surtout au niveau graphique). Ensuite la place réduite – pour ne pas dire minimaliste ici (sauf exceptions rares une seule page) – laissée à chacun pour sa contribution. Enfin, et c’est très fortement visible ici, on ne peut se départir du sentiment d’avoir entre les mains le résultat d’une simple opération mercantile. En effet, le soixantième anniversaire de la création de l’univers d’Astérix par Goscinny et Uderzo a bon dos. Uderzo et les éditions Albert René y ont vu l’occasion de gratter encore un peu plus de sous.
C’est une vision cynique, mais plusieurs choses la justifient. D’abord le côté artificiel de plusieurs contributions.
Pour chaque auteur (et il y en a beaucoup), une page de gauche donne une courte biographie, une non moins courte bibliographie (parfois très partielle – et partiale), et en bas un petit témoignage de la rencontre de l’auteur avec Astérix. Si plusieurs de ces petits textes sont amusants (celui de Trondheim en particulier), sincères, originaux, certains sont plats et sans intérêt, quand plusieurs auteurs n’ont même pas écrit ce texte (et leur dessin /présence n’est donc là que pour faire le nombre – voir Manara). Mention spéciale à la présence de Peyo, mort bien avant la rédaction de cet album, mais qui « témoigne » quand même – à partir de citations, alors que son « dessin » est réalisé par le studio Peyo !...
Bref, un album prétexte de peu d’intérêt. Quelques beaux dessins quand même (il y a quelques pointures), celui de Vallée est simple et sincère (un crobar de lui gamin sur un album d’Astérix…), plusieurs auteurs plaçant leurs personnages fétiches au milieu des Gaulois, d’autres cherchant à copier le style Uderzo. Rares sont ceux ayant fait preuve d’une grande originalité : le dessin de Ferri est celui qui m’a le plus surpris – agréablement – à ce niveau.
J’ai trouvé certains dialogues et situations assez drolatiques ainsi que l’effort louable de mêler l’intrigue principale à des évènements majeurs du XXe siècle.
Je n’ai pas lu le roman et je ne sais pas si cette interprétation lui est fidèle en termes d’atmosphère ressentie.
Mais je n’ai pas ressenti beaucoup d’émotions à la lecture, j’ai trouvé cela plutôt froid, un côté papier glacé, avec des longueurs, et au bout d’un moment une envie de sauter plusieurs passages pour avoir le fin mot de l’histoire.
Reprend l'idée du Club du suicide de Stevenson, à mon avis… Mais l'écrivain d'Exit n'est pas Stevenson, et les auteurs de la bd non plus ! Bref, mais il y a du rythme, ce qui est presque l'alpha et l'oméga des romans, bd et autres films d'action. Attention, je n'appelle pas ça de l'aventure, tout de même, parce qu'en fait, il advient quoi ? Les courses poursuites, c'est un peu… court. Le dessin est assez impersonnel, bref, le sujet me semble un peu gâché, sur les bords. Dommage, il y a tant de thématiques là-dedans, si on y songe. Allez, Exit !
J’ai acheté cet album – très peu cher il est vrai, et heureusement ! – à la vue de la couverture. Une couverture moche, avec un titre qui fleurait bon le gros truc naze trashouille et énième degré. Bref, l’espoir d’avoir dégotté une petite pépite inconnue.
Bon, on ne peut pas gagner à tous les coups, hein ? Car je comprends pourquoi cet album est resté méconnu.
Le seul point pour lequel la couverture ne surjoue rien, c’est le dessin, que j’ai trouvé vraiment mauvais, avec une colorisation souvent terne.
Concernant l’histoire, c’est effectivement du n’importe quoi, mais hélas jamais drôle. Parfois un tout petit peu trash, souvent déjanté, mais que c’est pauvre ! au point que je me suis vraiment demandé si les auteurs jouaient vraiment du second degré. On perçoit quelques efforts pour caricaturer, tenter des traits d’humour, mais là non, c’est franchement raté.
Je suis pourtant bon client pour l’humour crétin, débile, absurde, mais ici je n’y ai pas trouvé mon compte.
A noter qu'un autre album était annoncé, "2 Salopards pour l'enfer", mais qui visiblement n'est jamais paru (il est fort probable que le premier album ait été un échec commercial).
Voilà un album qui va se retrouver dans une boîte à livre rapidement.
Voici un récit de cape et d'épée des plus classiques.
Une histoire de vengeance qui réclamera qu'une jeune femme se travestisse pour apprendre à manier l'épée, progresse dans ce domaine (avec une gestion dramatique de cette progression à la façon d'un shônen) afin d'avoir une chance de vaincre l'une des plus fines lames ru royaume.
Le récit est habile et dynamique, mais se complaît trop souvent dans la facilité, aussi bien dans sa gestion des péripéties liées au jeu sur le genre, que dans sa manière de figurer un univers où la luxure s'invite bien souvent gratuitement.
Une BD qui aurait mérité d'être moins racoleuse, qui à force de rechercher la séduction (plus encore dans le tome 2) lasse plutôt son lecteur.
Dans la première partie du XXème siècle, JRR Tolkien posa les bases d'un nouveau genre de littérature, la Fantasy, avec Le Hobbit puis Le Seigneur des anneaux
Il fallut attendre le début des années 70 pour que le public francophone ait droit à une traduction.
Dans les années 80 le genre est encore cantonné aux aficionados des jeux de rôle.
Toutefois certains auteurs du 9ème art tentent de le rendre accessible au plus grand nombre. C'est notamment le cas du duo Le Tendre/Loisel avec La Quête de l'Oiseau du Temps en 1983 ou encore du duo Van Hamme/Rosinski avec Le Grand Pouvoir du Chninkel en 1988.
Et entre les deux se trouve donc notre trilogie imaginée par Chevalier et mis en scène par Ségur à la fin de l'année 1987 (comme la chanson de Calogero)
Et si pour ma part c'est grâce au Lanfeust de Troy d'Arleston que je tombais amoureux du genre, il était évident que je ne pouvais passer à côté de ses trois séries phares, pionnières du genre.
Si mes voyages en compagnie de la belle Pelisse et du vieux Bragon ou encore du petit Chninkel J'on se sont révélés fort agréables, il en a été tout autrement de celui en compagnie de Noren, le nain et de Firfin, le Lin.
Je ne suis tout simplement jamais rentré dans le monde de Chevalier. Le scénario est assez basique avec une guerre entre divinités qui prennent en otages, marionnettes, un peuple, les Nains en l'occurrence.
Mais que c'est plat. Aucune originalité, aucun rebondissement, limite que l'on connait déjà la fin dès le 1er tome.
Je ne me suis jamais pris d'empathie ou d'affection pour les nains ou autres personnages. Je les ai trouvés dans le meilleur des cas insipides, voire détestables dans le cas de Firfin. Finalement seul l'idiot Morkaï avec ses réactions très binaires a su trouver grâce à mes yeux.
Enfin le dessin ne m'a jamais transporté. J'ai eu toutes les peines du monde à distinguer les 3 nains. Et les couleurs m'ont franchement fait mal aux yeux. Je n'aime pas du tout cette colorisation pastel. Pour être franc j'en suis même à préférer le graphisme de Chroniques de la lune noire, c'est tout dire
Mais du coup pourquoi ne pas mettre 1 seule étoile, me direz vous.
Eh bien parce que la lecture reste facile et que le rythme en 3 temps est le bon.
C'est uniquement ça qui sauve "Légendes des Contrées Oubliées" du bonnet d'âne.
Ca et l'envie d'avoir un avis en commun avec Bamiléké, ce qui est suffisamment rare pour être relevé. :-)
J'adorais Winnie l'Ourson lorsque j'étais jeune (la version Disney, n'ayant jamais lu les livres originaux) et la forêt des cents acres faisait partie des endroits de fictions où je voulais habiter. Même aujourd'hui je trouve que le premier long-métrage de Winnie est un des meilleurs films de Disney et les direct-to-video de Winnie que j'ai vus étaient meilleur que la plupart des suites que Disney sortait dans les années 1990-2000.
Alors j'avais quand même un bon apriori en commençant l'album, mais j'ai vite déchanté lorsque j'ai vu que c'était des strips à gag. On a donc droit aux défauts récurrents de ce type de comics : la plupart des chutes ne sont pas drôles, parfois je souriais un peu et sans plus. Cela devient vite répétitif vu qu'une bonne partie de l'humour tourne au fait que Winnie l'Ourson est un idiot avec une logique d'idiot. Si lire un strip dans le journal ça passe, c'est indigeste d'en lire plusieurs pages de suite dans un album.
De toute façon, je ne pense pas que le format gag marche pour l'univers de Winnie l'Ourson. Ce que j'adorais jeune et même encore aujourd'hui c'est de suivre les aventures d'une bande de personnages attachants. Selon moi, on aurait dû faire des strips à suivre axés sur des aventures inédites de Winnie et ses amis. Et ben ça tombe bien il y a des strips comme ça à la fin de l'album ! Des strips qui... adaptent les courts-métrages qu'on a rassemblés dans le premier film de Winnie... Alors ce sont des histoires que je connaissais déjà et comme c'est toujours le cas, la version papier semble fade si on a déjà vu le film.
Un album vraiment dispensable. À la limite empruntez-le si vous avez des jeunes enfants fans de l’ourson.
Des trois recueils d'histoires courtes de Foerster que je viens de lire d'affilée, c'est celui-là qui m'a le moins convaincu. Il n'y a qu'un ou deux récits parmi eux qu'il me semble avoir déjà lus dans Fluide Glacial quand j'étais jeune, mais ils ne m'avaient pas marqué, et cette relecture ne change pas vraiment la donne.
On retrouve évidemment tout l'esprit de Foerster : le noir et blanc très contrasté, les personnages aux expressions horrifiées, les trognes improbables, les décors tordus et étirés, et bien sûr ces histoires d'horreur légère à l'humour noir volontiers dérangeant. Son univers reste cohérent, fidèle à ce fantastique étrange fait de petites horreurs familières.
Mais ici, aucune des histoires ne m'a vraiment emballé. Mosquito ou celle du Père Noël logé chez un marin sortent un peu du lot, sans être totalement marquantes. Le principal défaut vient surtout, à mes yeux, d'un côté trop bavard : beaucoup de ces récits sont verbeux, parfois inutilement, au point que j'ai plusieurs fois survolé des blocs de texte pour aller à l'essentiel. Là où Foerster est souvent plus percutant dans la suggestion et la chute, j'ai trouvé l'ensemble plus lourd et moins efficace.
Ce n'est pas courant, mais pour une fois je dois bien dire que j'ai été déçu par un album de Foerster.
Dans cet album très personnel, Philippe Dupuy met en scène son quotidien avec son jeune fils inquiet de voir son père dessiner des femmes nues et découvrir que les musées en regorgent. De cette situation naissent des échanges sur l'art, la paternité, l'écologie et le monde que l'on laisse aux enfants, le tout mêlé de dessins à quatre mains et de réinterprétations d'œuvres célèbres.
Je n'ai pas aimé le graphisme. Dupuy opte pour un trait très lâché, volontairement brut, presque laissé à l'état de première intention. Je comprends la démarche, l'idée du carnet intime, du dessin spontané, du collage et du mélange des techniques. Mais visuellement, cela ne m'a pas plu du tout. Les réinterprétations de tableaux, les pages façon musée personnel, tout cela m'a surtout rappelé à quel point je ne suis pas sensible à l'art moderne ou conceptuel, à l'exception peut-être de certaines performances qui peuvent m'amuser et laisser un souvenir. Mais ici je n'ai ressenti ni émotion esthétique ni émerveillement. Je ne parle évidemment pas des dessins de son fils, touchants par nature, mais bien du parti pris graphique global que j'ai trouvé inesthétique.
Sur le fond, j'ai également eu du mal. L'ouvrage est d'une sincérité évidente, mais aussi d'un nombrilisme assez marqué. Les questionnements sur le fait d'être père à plus 50 ans, sur la peur de ne pas voir grandir son enfant, sur l'état du monde et la sixième extinction, prennent une place considérable. Tout cela est légitime, bien sûr, mais j'ai eu l'impression d'assister davantage à une introspection privée qu'à un propos véritablement universel. Cette volonté très affirmée de transmettre sa passion de l'art à son fils, presque comme si devenir artiste pouvait contribuer à guérir un monde qui l'angoisse, m'a semblé appuyée, voire pesante.
J'ai davantage eu le sentiment de feuilleter un album familial qu'une œuvre pensée pour un public large. Les échanges père-fils ont parfois de la tendresse, quelques scènes fonctionnent, mais l'ensemble m'a laissé dubitatif. Je ne suis clairement pas le public visé. Je reconnais la sincérité de la démarche, mais entre le graphisme qui me rebute et le propos très autocentré, je ne le conseillerais qu'à ceux que ces thématiques touchent profondément et qui sont sensibles à ce type d'approche artistique.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
La Trahison d'Olympe
Je ne suis pas du tout rentré dans cet album qui a une histoire bien absurde dont je ne suis pas certain d'avoir bien compris les aboutissements. Il faut dire que la mise en scène n'aide pas trop. Souvent, on a une vue d'ensemble d'une partie de ce grand immeuble où se passe l'action et c'est un peu dur de s'attacher à des personnages qui ne sont que des petits points dans un grand paysage. C'est vrai que visuellement c'est splendide et intéressant, mais le scénario en lui-même ne m'a pas captivé. J'ai eu l'impression que c'était encore une fois une BD où on a uniquement privilégié le dessin. Si tout ce qui compte dans une BD c'est le dessin, pourquoi alors se casser la tête à imaginer un scénario et même écrire des dialogues ? Donc, si visuellement il y a effectivement des planches qui restent en mémoire, le reste m'a paru superficiel et le ton du récit est trop absurde pour moi. Peut-être que si le scénario était plus conventionnel, j'aurais mieux accroché. Après une 50aine de pages, j'en avais marre de lire une histoire qui ne m'attirait pas (surtout que sur certaines pages je ne savais pas trop quel personnage disait le texte de telle bulle). En tout cas, pour moi c'est clairement une BD clivante. Certains vont adorer et d'autres vont rester en dehors du récit et s'ennuyer ferme.
Générations Astérix
Je ne suis généralement pas fan de ce type d’album, qui cumule a priori plusieurs handicaps. D’abord la forte hétérogénéité de l’ensemble (surtout au niveau graphique). Ensuite la place réduite – pour ne pas dire minimaliste ici (sauf exceptions rares une seule page) – laissée à chacun pour sa contribution. Enfin, et c’est très fortement visible ici, on ne peut se départir du sentiment d’avoir entre les mains le résultat d’une simple opération mercantile. En effet, le soixantième anniversaire de la création de l’univers d’Astérix par Goscinny et Uderzo a bon dos. Uderzo et les éditions Albert René y ont vu l’occasion de gratter encore un peu plus de sous. C’est une vision cynique, mais plusieurs choses la justifient. D’abord le côté artificiel de plusieurs contributions. Pour chaque auteur (et il y en a beaucoup), une page de gauche donne une courte biographie, une non moins courte bibliographie (parfois très partielle – et partiale), et en bas un petit témoignage de la rencontre de l’auteur avec Astérix. Si plusieurs de ces petits textes sont amusants (celui de Trondheim en particulier), sincères, originaux, certains sont plats et sans intérêt, quand plusieurs auteurs n’ont même pas écrit ce texte (et leur dessin /présence n’est donc là que pour faire le nombre – voir Manara). Mention spéciale à la présence de Peyo, mort bien avant la rédaction de cet album, mais qui « témoigne » quand même – à partir de citations, alors que son « dessin » est réalisé par le studio Peyo !... Bref, un album prétexte de peu d’intérêt. Quelques beaux dessins quand même (il y a quelques pointures), celui de Vallée est simple et sincère (un crobar de lui gamin sur un album d’Astérix…), plusieurs auteurs plaçant leurs personnages fétiches au milieu des Gaulois, d’autres cherchant à copier le style Uderzo. Rares sont ceux ayant fait preuve d’une grande originalité : le dessin de Ferri est celui qui m’a le plus surpris – agréablement – à ce niveau.
Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire
J’ai trouvé certains dialogues et situations assez drolatiques ainsi que l’effort louable de mêler l’intrigue principale à des évènements majeurs du XXe siècle. Je n’ai pas lu le roman et je ne sais pas si cette interprétation lui est fidèle en termes d’atmosphère ressentie. Mais je n’ai pas ressenti beaucoup d’émotions à la lecture, j’ai trouvé cela plutôt froid, un côté papier glacé, avec des longueurs, et au bout d’un moment une envie de sauter plusieurs passages pour avoir le fin mot de l’histoire.
Exit
Reprend l'idée du Club du suicide de Stevenson, à mon avis… Mais l'écrivain d'Exit n'est pas Stevenson, et les auteurs de la bd non plus ! Bref, mais il y a du rythme, ce qui est presque l'alpha et l'oméga des romans, bd et autres films d'action. Attention, je n'appelle pas ça de l'aventure, tout de même, parce qu'en fait, il advient quoi ? Les courses poursuites, c'est un peu… court. Le dessin est assez impersonnel, bref, le sujet me semble un peu gâché, sur les bords. Dommage, il y a tant de thématiques là-dedans, si on y songe. Allez, Exit !
Capitaine Tonnerre
J’ai acheté cet album – très peu cher il est vrai, et heureusement ! – à la vue de la couverture. Une couverture moche, avec un titre qui fleurait bon le gros truc naze trashouille et énième degré. Bref, l’espoir d’avoir dégotté une petite pépite inconnue. Bon, on ne peut pas gagner à tous les coups, hein ? Car je comprends pourquoi cet album est resté méconnu. Le seul point pour lequel la couverture ne surjoue rien, c’est le dessin, que j’ai trouvé vraiment mauvais, avec une colorisation souvent terne. Concernant l’histoire, c’est effectivement du n’importe quoi, mais hélas jamais drôle. Parfois un tout petit peu trash, souvent déjanté, mais que c’est pauvre ! au point que je me suis vraiment demandé si les auteurs jouaient vraiment du second degré. On perçoit quelques efforts pour caricaturer, tenter des traits d’humour, mais là non, c’est franchement raté. Je suis pourtant bon client pour l’humour crétin, débile, absurde, mais ici je n’y ai pas trouvé mon compte. A noter qu'un autre album était annoncé, "2 Salopards pour l'enfer", mais qui visiblement n'est jamais paru (il est fort probable que le premier album ait été un échec commercial). Voilà un album qui va se retrouver dans une boîte à livre rapidement.
La Duelliste
Voici un récit de cape et d'épée des plus classiques. Une histoire de vengeance qui réclamera qu'une jeune femme se travestisse pour apprendre à manier l'épée, progresse dans ce domaine (avec une gestion dramatique de cette progression à la façon d'un shônen) afin d'avoir une chance de vaincre l'une des plus fines lames ru royaume. Le récit est habile et dynamique, mais se complaît trop souvent dans la facilité, aussi bien dans sa gestion des péripéties liées au jeu sur le genre, que dans sa manière de figurer un univers où la luxure s'invite bien souvent gratuitement. Une BD qui aurait mérité d'être moins racoleuse, qui à force de rechercher la séduction (plus encore dans le tome 2) lasse plutôt son lecteur.
Légendes des Contrées Oubliées
Dans la première partie du XXème siècle, JRR Tolkien posa les bases d'un nouveau genre de littérature, la Fantasy, avec Le Hobbit puis Le Seigneur des anneaux Il fallut attendre le début des années 70 pour que le public francophone ait droit à une traduction. Dans les années 80 le genre est encore cantonné aux aficionados des jeux de rôle. Toutefois certains auteurs du 9ème art tentent de le rendre accessible au plus grand nombre. C'est notamment le cas du duo Le Tendre/Loisel avec La Quête de l'Oiseau du Temps en 1983 ou encore du duo Van Hamme/Rosinski avec Le Grand Pouvoir du Chninkel en 1988. Et entre les deux se trouve donc notre trilogie imaginée par Chevalier et mis en scène par Ségur à la fin de l'année 1987 (comme la chanson de Calogero) Et si pour ma part c'est grâce au Lanfeust de Troy d'Arleston que je tombais amoureux du genre, il était évident que je ne pouvais passer à côté de ses trois séries phares, pionnières du genre. Si mes voyages en compagnie de la belle Pelisse et du vieux Bragon ou encore du petit Chninkel J'on se sont révélés fort agréables, il en a été tout autrement de celui en compagnie de Noren, le nain et de Firfin, le Lin. Je ne suis tout simplement jamais rentré dans le monde de Chevalier. Le scénario est assez basique avec une guerre entre divinités qui prennent en otages, marionnettes, un peuple, les Nains en l'occurrence. Mais que c'est plat. Aucune originalité, aucun rebondissement, limite que l'on connait déjà la fin dès le 1er tome. Je ne me suis jamais pris d'empathie ou d'affection pour les nains ou autres personnages. Je les ai trouvés dans le meilleur des cas insipides, voire détestables dans le cas de Firfin. Finalement seul l'idiot Morkaï avec ses réactions très binaires a su trouver grâce à mes yeux. Enfin le dessin ne m'a jamais transporté. J'ai eu toutes les peines du monde à distinguer les 3 nains. Et les couleurs m'ont franchement fait mal aux yeux. Je n'aime pas du tout cette colorisation pastel. Pour être franc j'en suis même à préférer le graphisme de Chroniques de la lune noire, c'est tout dire Mais du coup pourquoi ne pas mettre 1 seule étoile, me direz vous. Eh bien parce que la lecture reste facile et que le rythme en 3 temps est le bon. C'est uniquement ça qui sauve "Légendes des Contrées Oubliées" du bonnet d'âne. Ca et l'envie d'avoir un avis en commun avec Bamiléké, ce qui est suffisamment rare pour être relevé. :-)
Winnie l'ourson - Anthologie
J'adorais Winnie l'Ourson lorsque j'étais jeune (la version Disney, n'ayant jamais lu les livres originaux) et la forêt des cents acres faisait partie des endroits de fictions où je voulais habiter. Même aujourd'hui je trouve que le premier long-métrage de Winnie est un des meilleurs films de Disney et les direct-to-video de Winnie que j'ai vus étaient meilleur que la plupart des suites que Disney sortait dans les années 1990-2000. Alors j'avais quand même un bon apriori en commençant l'album, mais j'ai vite déchanté lorsque j'ai vu que c'était des strips à gag. On a donc droit aux défauts récurrents de ce type de comics : la plupart des chutes ne sont pas drôles, parfois je souriais un peu et sans plus. Cela devient vite répétitif vu qu'une bonne partie de l'humour tourne au fait que Winnie l'Ourson est un idiot avec une logique d'idiot. Si lire un strip dans le journal ça passe, c'est indigeste d'en lire plusieurs pages de suite dans un album. De toute façon, je ne pense pas que le format gag marche pour l'univers de Winnie l'Ourson. Ce que j'adorais jeune et même encore aujourd'hui c'est de suivre les aventures d'une bande de personnages attachants. Selon moi, on aurait dû faire des strips à suivre axés sur des aventures inédites de Winnie et ses amis. Et ben ça tombe bien il y a des strips comme ça à la fin de l'album ! Des strips qui... adaptent les courts-métrages qu'on a rassemblés dans le premier film de Winnie... Alors ce sont des histoires que je connaissais déjà et comme c'est toujours le cas, la version papier semble fade si on a déjà vu le film. Un album vraiment dispensable. À la limite empruntez-le si vous avez des jeunes enfants fans de l’ourson.
Instants damnés
Des trois recueils d'histoires courtes de Foerster que je viens de lire d'affilée, c'est celui-là qui m'a le moins convaincu. Il n'y a qu'un ou deux récits parmi eux qu'il me semble avoir déjà lus dans Fluide Glacial quand j'étais jeune, mais ils ne m'avaient pas marqué, et cette relecture ne change pas vraiment la donne. On retrouve évidemment tout l'esprit de Foerster : le noir et blanc très contrasté, les personnages aux expressions horrifiées, les trognes improbables, les décors tordus et étirés, et bien sûr ces histoires d'horreur légère à l'humour noir volontiers dérangeant. Son univers reste cohérent, fidèle à ce fantastique étrange fait de petites horreurs familières. Mais ici, aucune des histoires ne m'a vraiment emballé. Mosquito ou celle du Père Noël logé chez un marin sortent un peu du lot, sans être totalement marquantes. Le principal défaut vient surtout, à mes yeux, d'un côté trop bavard : beaucoup de ces récits sont verbeux, parfois inutilement, au point que j'ai plusieurs fois survolé des blocs de texte pour aller à l'essentiel. Là où Foerster est souvent plus percutant dans la suggestion et la chute, j'ai trouvé l'ensemble plus lourd et moins efficace. Ce n'est pas courant, mais pour une fois je dois bien dire que j'ai été déçu par un album de Foerster.
Mon papa dessine des femmes nues
Dans cet album très personnel, Philippe Dupuy met en scène son quotidien avec son jeune fils inquiet de voir son père dessiner des femmes nues et découvrir que les musées en regorgent. De cette situation naissent des échanges sur l'art, la paternité, l'écologie et le monde que l'on laisse aux enfants, le tout mêlé de dessins à quatre mains et de réinterprétations d'œuvres célèbres. Je n'ai pas aimé le graphisme. Dupuy opte pour un trait très lâché, volontairement brut, presque laissé à l'état de première intention. Je comprends la démarche, l'idée du carnet intime, du dessin spontané, du collage et du mélange des techniques. Mais visuellement, cela ne m'a pas plu du tout. Les réinterprétations de tableaux, les pages façon musée personnel, tout cela m'a surtout rappelé à quel point je ne suis pas sensible à l'art moderne ou conceptuel, à l'exception peut-être de certaines performances qui peuvent m'amuser et laisser un souvenir. Mais ici je n'ai ressenti ni émotion esthétique ni émerveillement. Je ne parle évidemment pas des dessins de son fils, touchants par nature, mais bien du parti pris graphique global que j'ai trouvé inesthétique. Sur le fond, j'ai également eu du mal. L'ouvrage est d'une sincérité évidente, mais aussi d'un nombrilisme assez marqué. Les questionnements sur le fait d'être père à plus 50 ans, sur la peur de ne pas voir grandir son enfant, sur l'état du monde et la sixième extinction, prennent une place considérable. Tout cela est légitime, bien sûr, mais j'ai eu l'impression d'assister davantage à une introspection privée qu'à un propos véritablement universel. Cette volonté très affirmée de transmettre sa passion de l'art à son fils, presque comme si devenir artiste pouvait contribuer à guérir un monde qui l'angoisse, m'a semblé appuyée, voire pesante. J'ai davantage eu le sentiment de feuilleter un album familial qu'une œuvre pensée pour un public large. Les échanges père-fils ont parfois de la tendresse, quelques scènes fonctionnent, mais l'ensemble m'a laissé dubitatif. Je ne suis clairement pas le public visé. Je reconnais la sincérité de la démarche, mais entre le graphisme qui me rebute et le propos très autocentré, je ne le conseillerais qu'à ceux que ces thématiques touchent profondément et qui sont sensibles à ce type d'approche artistique.