Un manga des années 90 qui a eu une influence sur les mangas mettant en vedette des délinquants, débarque enfin dans le monde francophone et je me demande si c'était vraiment nécessaire, parce qu'en dehors de l'aspect historique, il y a pas grand chose de bien intéressant dans cette série. J'ai lu les 4 premiers tomes et je n'ai pas envie d'en lire plus.
Il faut dire que c'est un manga qui fait le poids des années et aussi qu'on a eu avant des séries de délinquants plus récentes qui ont clairement été influencées par celle-ci. Ce qui pouvait être un peu original en 1990 est trop classique plus de 35 ans plus tard. Il faut dire que le scénario est surtout une suite de bastons. Le héros semble un peu con, mais il est très fort et après avoir battu un ou plusieurs délinquants, il y a un nouveau défi qui se pointe et on répète le schéma encore et encore. On essaie de mettre un peu de profondeur dans le scénario, par exemple avec ce délinquant qui a une mauvaise réputation pour des raisons injustes, mais rien à faire je ne m'attache pas aux personnages et je ne trouve pas le scénario passionnant. L'humour est lourdingue et ne me fait pas rire.
Peut-être que si j'avais lu ça jeune, j'aurais mieux accroché. L'adulte que je suis trouve que c'est trop basique pour être intéressant.
Oui, cela pourrait servir d'évocation pour ceux qui ont beaucoup aimé le film. De manière très résumée, les personnages,Bob Parr, Hélène (ex-elastigirl), leurs trois enfants dotés de super-pouvoirs, et les principaux événements sont présents. Mais certaines des scènes les plus comiques se perdent, avec des dessins petits et des séquences trop concises. Je pense que l'album est vraiment une production d’origine Disney/Pixar, sortie en France peu de temps après le film (2004).
Problème principal pour moi : les images sont très lisses et brillantes, les couleurs trop vives et l'effet de troisième dimension se perd largement. Le deuxième tome, Les Indestructibles #2, souffre globalement des mêmes problèmes.
Sous des dehors de conte de fées détourné, cet album inverse les rôles traditionnels : ici, c'est une princesse à l'âme de chevalier qui vient délivrer une autre princesse, avant que toutes deux ne s'opposent à une reine tyrannique.
Reprendre les codes des contes classiques pour les renverser n'a plus grand-chose d'original, mais cela peut donner des récits amusants lorsqu'il y a suffisamment de rythme, d'humour ou de finesse. Malheureusement, j'ai eu du mal à être convaincu. L'histoire est très courte et donne l'impression de cocher des cases plutôt que de laisser les personnages et leurs relations se construire naturellement. Tout s'enchaîne à vive allure, les conflits se résolvent presque aussitôt qu'ils apparaissent et le final paraît expédié.
Ce qui m'a surtout gêné, c'est la manière dont le message prend régulièrement le pas sur le récit. Je n'ai évidemment aucun problème avec le fait de mettre en avant des héroïnes fortes ou de remettre en question les stéréotypes de genre. Au contraire, voir une princesse capable de rivaliser avec les chevaliers et une autre trouver la force d'assumer son rôle de souveraine constitue une évolution intéressante. En revanche, j'ai trouvé que tout cela était présenté avec bien peu de subtilité. Les personnages masculins servent de faire-valoir ridicules, comme s'il fallait forcément rabaisser les uns pour valoriser les autres. Cela donne l'impression d'un univers vu à travers le prisme du jeu de poupées d'une fillette où les héroïnes remportent systématiquement tous les rôles valorisants tandis que le seul garçon est relégué au rôle du benêt.
J'ai ressenti la même impression concernant la romance. Comme il n'y a que deux héroïnes importantes, leur histoire d'amour semble presque inévitable dès leur rencontre, alors même que la personnalité de Sadie est loin d'être attachante au départ. Cette évolution paraît davantage répondre à une volonté démonstrative qu'à une véritable alchimie entre les personnages.
Graphiquement, le dessin reste agréable, avec un style rond et coloré clairement destiné à un jeune public, même si je le trouve encore un peu approximatif et moins séduisant que celui de La Baie de l'aquicorne de la même autrice.
C'est un album porté par de bonnes intentions, mais qui manque de nuance et de naturel. À vouloir illustrer son discours de façon trop appuyée, il finit par sacrifier l'intérêt de son histoire et de ses personnages.
Bof. Beaucoup de bavardages inutiles dans le second tome de cette trilogie.
L'histoire n'est pas franchement passionnante. L'humour est toujours aussi vieillissant.
Par contre Enki Bilal a fait de gros progrès niveau dessin, il a rangé au placard les immondes hachures du premier album et les contours des personnages sont plus nets.
Je n'y connais rien à la danse alors je ne connaissais pas du tout Vaslav Nijinski. Je me disais que sa biographie serait au moins un peu intéressante à lire vu que c'est un polonais qui a traversé une époque turbulente, mais je me suis tellement ennuyé que j'ai arrêté après une centaine de pages.
Je ne suis jamais parvenu à trouver captivant la vie d'un danseur qui souvent semble un peu cliché (le pauvre Nijinski est victime d'intimidation dans sa jeunesse) même si c'est surement basé sur ce qu'il a vécu. Je pense que le problème est que je suis pas fan de danse et donc je ne me suis pas intéressé de voir la vie d'un génie de la danse.
Il faut dire aussi que comme je ne connais rien à la danse, je ne vois pas trop en quoi les mouvements que fait Nijinski sont exceptionnels. Peut-être que je le verrais si je l'avais vu en personne j'aurais vu qu'il fait des trucs que peu de gens peuvent faire, mais la BD est un médium de dessin où les personnages peuvent faire n'importe quoi alors rien est spectaculaire. Et puis aussi le dessin est vraiment moyen, surtout les couleurs. Cela manque l'élégance que j'associe à un art comme la danse.
Je n'ai vu que deux films de Godard dans ma vie, À Bout de souffle et Alphaville et je n'ai même pas fini ce dernier tant je me suis ennuyé. Le premier film aussi m'avait ennuyé et je l'ai regardé jusqu'au bout uniquement parce que c'était court et que j'ai de la sympathie pour Belmondo.
Alors voilà je ne suis pas un fan de Godard et son univers ce qui doit expliquer pourquoi je n'ai pas accroché à cet album qui j'imagine parlera plus au fan du réalisateur. Les passages où Dupuy imagine parler création avec Godard ne m'ont pas du tout intéressé, pour moi c'était juste de la masturbation intellectuelle. Les différents dessins collages que Dupuy montre n'ont pas retenu mon attention non plus parce que je n'ai jamais été grand fan de son dessin et donc je reste indifférent à ce qu'il est capable de faire.
Un album que j'ai lu dans l'indifférence donc.
Bon, Mancini est un bon dessinateur, et le rendu est agréable à l’œil, avec ces dégradés de gris. S’il ne se lance pas dans de grands décors, il faut néanmoins lui reconnaitre la volonté de ne pas se contenter des corps copulant en gros plan, le dessin est très bon aussi pour les arrière-plans (les corps et scènes de sexe sont bien sûr aussi bien rendus).
Voilà pour l’essentiel des points positifs. Parce que pour le reste, et pour l’intrigue en particulier (les dialogues sont souvent quelconques), ça ne vole pas haut.
Pourtant le scénario cherche à jouer du cadre historique de la première moitié du XVIIème siècle. Débutée au fin fond de l’Ecosse, l’intrigue se déplace à La Rochelle au moment de son siège par Richelieu, puis, après une traversée de l’Atlantique, dans le « nouveau monde », parmi les trappeurs et les Amérindiens, alors que la guerre entre Français et Anglais (et les tribus qui leur sont alliées) fait rage (ceci occupe une grosse moitié de l’album).
L’album se finit par un « fin de l’épisode », mais de suite il n’y eut pas. Je crois qu’on ne le regrettera pas trop.
En effet, si les décors historiques ne sont pas négligés, ils sont totalement inutiles, tant l’héroïne, Diane donc, passe de mains en mains, de sexes en sexes. On a l’impression que le monde entier cherche à la violer ou tout le moins à copuler avec elle. Les scènes de sexe envahissent donc récit et planches, occultant le reste. Et Diane, que ce soit dans une maison française, un navire, au milieu des bois, dans un village indien, ne fait que subir les « outrages » d’hommes qui usent de violence – et à plusieurs reprises de « jouets » ou « outils » SM originaux et ingénieux, mais souvent « too much » et hors de propos. Elle ne porte jamais de culotte, et le peu de vêtements qui recouvrent son corps n'y restent pas longtemps: les seins de la donzelle occupent une bonne partie des cases !
La surenchère de scènes de sexe imposées à Diane tourne à l’overdose, et parfois au ridicule.
Gros bof donc.
La série mère, du moins jusqu’au treizième tome, m’avait pas mal plu (même si l’intérêt des albums déclinait quand même), et je m’en étais progressivement détaché, tant Van Hamme rallongeait inutilement la sauce. J’avais ensuite fait quelques incursions dans les spin-off, mais malgré certaines qualités, on sent bien que l’intérêt principal est pécuniaire, de la part de l’éditeur – et des « ayant droits ».
J’ai eu l’occasion d’emprunter cet album, pour voir ce que Van Hamme pouvait donner en matière d’humour, et aussi pour voir si cet univers pouvait – tout en restant fidèle graphiquement et au niveau du scénario aux récits originaux – supporter une parodie.
Disons-le tout de suite, mes attentes (relatives il est vrai) ont été franchement déçues.
Ce qui passe le mieux, c’est le dessin de Xavier : ses personnages sont vraiment très fidèles à ce que Vance proposait, et c’est vraiment du beau boulot. Par contre, tout est misé sur les personnages, les décors sont quasi absents (des fonds peu développés).
Pour le reste, rien ne justifie à mes yeux la publication de cet album, d’ailleurs significativement très court.
D’abord il est fait allusion à pas mal de faits précis, et comme mes dernières lectures de la série remonte à quelques temps, certains détails m’ont sans doute échappé.
Ensuite, à par quelques petits passages où Van Hamme joue un peu d’autodérision, quelques dialogues où certains personnages font référence à un autre dans une case précise, je n’ai absolument pas trouvé drôle, amusant cet album, qui ne m’a jamais fait sourire !
Bref, un album dispensable.
Ah oui non, c'est pas tout à fait réussi comme BD. Dommage, je pense qu'il y aurait eu matière à faire un peu mieux !
L'histoire est très cryptique, même obscure en fait, avec une caravane d'enfants bizarres qui apparaissent dans ce monde sans savoir pourquoi, pourchassés par des monstres et cherchant une sortie. Très vite j'ai deviné certains détails (la carte, la sortie, ...), le coup des monstres me semblait assez vite une métaphore qui allait évoluer, mais l'ensemble se finit bien trop vite et sans réelle conclusion à ce niveau. Ce qu'ils représentent n'est jamais clair, de même que la fin ne résout rien et pose encore plus de questions sur le monde qui a été développé.
Et quand je dis que c'est dommage, c'est que l'aspect gamins qui s'organisent a du gros potentiel, comme dans Sa Majesté des Mouches qui est sans doute le plus connu ou Seuls, mais qu'il y aurait eu aussi matière à réflexion sur les monstres, qui sont peut-être des symboles mais que je n'ai pas compris.
Le dessin est curieux. Il fait moche, avec des proportions étranges et des déformations de corps qui rendent l'ensemble souvent gênant à regarder. Les couleurs qui vont avec rendent le tout parfois criard et j'ai du mal à comprendre si c'est un style voulu par l'autrice ou si c'est un message quant au fond de la BD. En bref, une BD pas bonne en l'état avec une base potentiellement exploitable pour du mieux.
Michael Keaton, Kim Basinger, Jack Nicholson ainsi que Danny DeVito et Michelle Pfeiffer sont de très bons acteurs dans les films de Tim Burton.
J'ai acheté les bandes dessinées parce que j'avais tellement aimé les films au cinéma. J'ai tous les DVD à la maison et je les regarde de temps en temps. Les BD, pas vraiment. Ce n'est pas que les dessins soient horribles, mais ils sont bien en deçà de la qualité habituelle de la plupart des comics Batman et DC. Je n'aime pas voir Bruce Wayne avec les grimaces de Keaton ! Je ne sais pas, mais j'espère qu'ils n'ont pas fait la même chose avec les films de Christopher Nolan. Cependant, j'ai acheté toutes les versions de la Batmobile à l'échelle 1/43 et je les adore.
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Crows
Un manga des années 90 qui a eu une influence sur les mangas mettant en vedette des délinquants, débarque enfin dans le monde francophone et je me demande si c'était vraiment nécessaire, parce qu'en dehors de l'aspect historique, il y a pas grand chose de bien intéressant dans cette série. J'ai lu les 4 premiers tomes et je n'ai pas envie d'en lire plus. Il faut dire que c'est un manga qui fait le poids des années et aussi qu'on a eu avant des séries de délinquants plus récentes qui ont clairement été influencées par celle-ci. Ce qui pouvait être un peu original en 1990 est trop classique plus de 35 ans plus tard. Il faut dire que le scénario est surtout une suite de bastons. Le héros semble un peu con, mais il est très fort et après avoir battu un ou plusieurs délinquants, il y a un nouveau défi qui se pointe et on répète le schéma encore et encore. On essaie de mettre un peu de profondeur dans le scénario, par exemple avec ce délinquant qui a une mauvaise réputation pour des raisons injustes, mais rien à faire je ne m'attache pas aux personnages et je ne trouve pas le scénario passionnant. L'humour est lourdingue et ne me fait pas rire. Peut-être que si j'avais lu ça jeune, j'aurais mieux accroché. L'adulte que je suis trouve que c'est trop basique pour être intéressant.
Les Indestructibles
Oui, cela pourrait servir d'évocation pour ceux qui ont beaucoup aimé le film. De manière très résumée, les personnages,Bob Parr, Hélène (ex-elastigirl), leurs trois enfants dotés de super-pouvoirs, et les principaux événements sont présents. Mais certaines des scènes les plus comiques se perdent, avec des dessins petits et des séquences trop concises. Je pense que l'album est vraiment une production d’origine Disney/Pixar, sortie en France peu de temps après le film (2004). Problème principal pour moi : les images sont très lisses et brillantes, les couleurs trop vives et l'effet de troisième dimension se perd largement. Le deuxième tome, Les Indestructibles #2, souffre globalement des mêmes problèmes.
Princesse Princesse
Sous des dehors de conte de fées détourné, cet album inverse les rôles traditionnels : ici, c'est une princesse à l'âme de chevalier qui vient délivrer une autre princesse, avant que toutes deux ne s'opposent à une reine tyrannique. Reprendre les codes des contes classiques pour les renverser n'a plus grand-chose d'original, mais cela peut donner des récits amusants lorsqu'il y a suffisamment de rythme, d'humour ou de finesse. Malheureusement, j'ai eu du mal à être convaincu. L'histoire est très courte et donne l'impression de cocher des cases plutôt que de laisser les personnages et leurs relations se construire naturellement. Tout s'enchaîne à vive allure, les conflits se résolvent presque aussitôt qu'ils apparaissent et le final paraît expédié. Ce qui m'a surtout gêné, c'est la manière dont le message prend régulièrement le pas sur le récit. Je n'ai évidemment aucun problème avec le fait de mettre en avant des héroïnes fortes ou de remettre en question les stéréotypes de genre. Au contraire, voir une princesse capable de rivaliser avec les chevaliers et une autre trouver la force d'assumer son rôle de souveraine constitue une évolution intéressante. En revanche, j'ai trouvé que tout cela était présenté avec bien peu de subtilité. Les personnages masculins servent de faire-valoir ridicules, comme s'il fallait forcément rabaisser les uns pour valoriser les autres. Cela donne l'impression d'un univers vu à travers le prisme du jeu de poupées d'une fillette où les héroïnes remportent systématiquement tous les rôles valorisants tandis que le seul garçon est relégué au rôle du benêt. J'ai ressenti la même impression concernant la romance. Comme il n'y a que deux héroïnes importantes, leur histoire d'amour semble presque inévitable dès leur rencontre, alors même que la personnalité de Sadie est loin d'être attachante au départ. Cette évolution paraît davantage répondre à une volonté démonstrative qu'à une véritable alchimie entre les personnages. Graphiquement, le dessin reste agréable, avec un style rond et coloré clairement destiné à un jeune public, même si je le trouve encore un peu approximatif et moins séduisant que celui de La Baie de l'aquicorne de la même autrice. C'est un album porté par de bonnes intentions, mais qui manque de nuance et de naturel. À vouloir illustrer son discours de façon trop appuyée, il finit par sacrifier l'intérêt de son histoire et de ses personnages.
Le Vaisseau de Pierre
Bof. Beaucoup de bavardages inutiles dans le second tome de cette trilogie. L'histoire n'est pas franchement passionnante. L'humour est toujours aussi vieillissant. Par contre Enki Bilal a fait de gros progrès niveau dessin, il a rangé au placard les immondes hachures du premier album et les contours des personnages sont plus nets.
Nijinski - L'Ange brûlé
Je n'y connais rien à la danse alors je ne connaissais pas du tout Vaslav Nijinski. Je me disais que sa biographie serait au moins un peu intéressante à lire vu que c'est un polonais qui a traversé une époque turbulente, mais je me suis tellement ennuyé que j'ai arrêté après une centaine de pages. Je ne suis jamais parvenu à trouver captivant la vie d'un danseur qui souvent semble un peu cliché (le pauvre Nijinski est victime d'intimidation dans sa jeunesse) même si c'est surement basé sur ce qu'il a vécu. Je pense que le problème est que je suis pas fan de danse et donc je ne me suis pas intéressé de voir la vie d'un génie de la danse. Il faut dire aussi que comme je ne connais rien à la danse, je ne vois pas trop en quoi les mouvements que fait Nijinski sont exceptionnels. Peut-être que je le verrais si je l'avais vu en personne j'aurais vu qu'il fait des trucs que peu de gens peuvent faire, mais la BD est un médium de dessin où les personnages peuvent faire n'importe quoi alors rien est spectaculaire. Et puis aussi le dessin est vraiment moyen, surtout les couleurs. Cela manque l'élégance que j'associe à un art comme la danse.
J'aurais voulu voir Godard
Je n'ai vu que deux films de Godard dans ma vie, À Bout de souffle et Alphaville et je n'ai même pas fini ce dernier tant je me suis ennuyé. Le premier film aussi m'avait ennuyé et je l'ai regardé jusqu'au bout uniquement parce que c'était court et que j'ai de la sympathie pour Belmondo. Alors voilà je ne suis pas un fan de Godard et son univers ce qui doit expliquer pourquoi je n'ai pas accroché à cet album qui j'imagine parlera plus au fan du réalisateur. Les passages où Dupuy imagine parler création avec Godard ne m'ont pas du tout intéressé, pour moi c'était juste de la masturbation intellectuelle. Les différents dessins collages que Dupuy montre n'ont pas retenu mon attention non plus parce que je n'ai jamais été grand fan de son dessin et donc je reste indifférent à ce qu'il est capable de faire. Un album que j'ai lu dans l'indifférence donc.
Le Calvaire de Diane
Bon, Mancini est un bon dessinateur, et le rendu est agréable à l’œil, avec ces dégradés de gris. S’il ne se lance pas dans de grands décors, il faut néanmoins lui reconnaitre la volonté de ne pas se contenter des corps copulant en gros plan, le dessin est très bon aussi pour les arrière-plans (les corps et scènes de sexe sont bien sûr aussi bien rendus). Voilà pour l’essentiel des points positifs. Parce que pour le reste, et pour l’intrigue en particulier (les dialogues sont souvent quelconques), ça ne vole pas haut. Pourtant le scénario cherche à jouer du cadre historique de la première moitié du XVIIème siècle. Débutée au fin fond de l’Ecosse, l’intrigue se déplace à La Rochelle au moment de son siège par Richelieu, puis, après une traversée de l’Atlantique, dans le « nouveau monde », parmi les trappeurs et les Amérindiens, alors que la guerre entre Français et Anglais (et les tribus qui leur sont alliées) fait rage (ceci occupe une grosse moitié de l’album). L’album se finit par un « fin de l’épisode », mais de suite il n’y eut pas. Je crois qu’on ne le regrettera pas trop. En effet, si les décors historiques ne sont pas négligés, ils sont totalement inutiles, tant l’héroïne, Diane donc, passe de mains en mains, de sexes en sexes. On a l’impression que le monde entier cherche à la violer ou tout le moins à copuler avec elle. Les scènes de sexe envahissent donc récit et planches, occultant le reste. Et Diane, que ce soit dans une maison française, un navire, au milieu des bois, dans un village indien, ne fait que subir les « outrages » d’hommes qui usent de violence – et à plusieurs reprises de « jouets » ou « outils » SM originaux et ingénieux, mais souvent « too much » et hors de propos. Elle ne porte jamais de culotte, et le peu de vêtements qui recouvrent son corps n'y restent pas longtemps: les seins de la donzelle occupent une bonne partie des cases ! La surenchère de scènes de sexe imposées à Diane tourne à l’overdose, et parfois au ridicule. Gros bof donc.
XIII Parody
La série mère, du moins jusqu’au treizième tome, m’avait pas mal plu (même si l’intérêt des albums déclinait quand même), et je m’en étais progressivement détaché, tant Van Hamme rallongeait inutilement la sauce. J’avais ensuite fait quelques incursions dans les spin-off, mais malgré certaines qualités, on sent bien que l’intérêt principal est pécuniaire, de la part de l’éditeur – et des « ayant droits ». J’ai eu l’occasion d’emprunter cet album, pour voir ce que Van Hamme pouvait donner en matière d’humour, et aussi pour voir si cet univers pouvait – tout en restant fidèle graphiquement et au niveau du scénario aux récits originaux – supporter une parodie. Disons-le tout de suite, mes attentes (relatives il est vrai) ont été franchement déçues. Ce qui passe le mieux, c’est le dessin de Xavier : ses personnages sont vraiment très fidèles à ce que Vance proposait, et c’est vraiment du beau boulot. Par contre, tout est misé sur les personnages, les décors sont quasi absents (des fonds peu développés). Pour le reste, rien ne justifie à mes yeux la publication de cet album, d’ailleurs significativement très court. D’abord il est fait allusion à pas mal de faits précis, et comme mes dernières lectures de la série remonte à quelques temps, certains détails m’ont sans doute échappé. Ensuite, à par quelques petits passages où Van Hamme joue un peu d’autodérision, quelques dialogues où certains personnages font référence à un autre dans une case précise, je n’ai absolument pas trouvé drôle, amusant cet album, qui ne m’a jamais fait sourire ! Bref, un album dispensable.
Céphéide
Ah oui non, c'est pas tout à fait réussi comme BD. Dommage, je pense qu'il y aurait eu matière à faire un peu mieux ! L'histoire est très cryptique, même obscure en fait, avec une caravane d'enfants bizarres qui apparaissent dans ce monde sans savoir pourquoi, pourchassés par des monstres et cherchant une sortie. Très vite j'ai deviné certains détails (la carte, la sortie, ...), le coup des monstres me semblait assez vite une métaphore qui allait évoluer, mais l'ensemble se finit bien trop vite et sans réelle conclusion à ce niveau. Ce qu'ils représentent n'est jamais clair, de même que la fin ne résout rien et pose encore plus de questions sur le monde qui a été développé. Et quand je dis que c'est dommage, c'est que l'aspect gamins qui s'organisent a du gros potentiel, comme dans Sa Majesté des Mouches qui est sans doute le plus connu ou Seuls, mais qu'il y aurait eu aussi matière à réflexion sur les monstres, qui sont peut-être des symboles mais que je n'ai pas compris. Le dessin est curieux. Il fait moche, avec des proportions étranges et des déformations de corps qui rendent l'ensemble souvent gênant à regarder. Les couleurs qui vont avec rendent le tout parfois criard et j'ai du mal à comprendre si c'est un style voulu par l'autrice ou si c'est un message quant au fond de la BD. En bref, une BD pas bonne en l'état avec une base potentiellement exploitable pour du mieux.
Batman - L'Adaptation officielle du film en BD
Michael Keaton, Kim Basinger, Jack Nicholson ainsi que Danny DeVito et Michelle Pfeiffer sont de très bons acteurs dans les films de Tim Burton. J'ai acheté les bandes dessinées parce que j'avais tellement aimé les films au cinéma. J'ai tous les DVD à la maison et je les regarde de temps en temps. Les BD, pas vraiment. Ce n'est pas que les dessins soient horribles, mais ils sont bien en deçà de la qualité habituelle de la plupart des comics Batman et DC. Je n'aime pas voir Bruce Wayne avec les grimaces de Keaton ! Je ne sais pas, mais j'espère qu'ils n'ont pas fait la même chose avec les films de Christopher Nolan. Cependant, j'ai acheté toutes les versions de la Batmobile à l'échelle 1/43 et je les adore.