Les derniers avis (20515 avis)

Par Lodi
Note: 2/5
Couverture de la série Le Singe de Hartlepool
Le Singe de Hartlepool

Re-la-ti-vi-sons ! Cette bd est pas pas mal, sans plus. Le dessin a une relative personnalité mais est moche, et on a tué… un animal ! Je préfère qu'une communauté se réconcilie sur le dos d'une bête que d'un humain, soit l'une des raisons qui font que j'estime que les corridas ont une utilité sociale. Il faut se remettre dans le contexte historique, aussi, quand on a découvert les singes on a eu du mal à les différencier des humains. Et les Noirs en ont fait les frais, ravalés au niveau de la bête, ou du moins entre les Blancs et elle. Même si j'ai plains le pauvre singe, je m'inquiétais plus du jeune garçon jeté du navire pour le crime de parler la langue de Shakespeare, et qui arrivé en Angleterre risquait aussi beaucoup de la part des sujets de Sa Gracieuse Majesté ! La légende - ou la réalité ? - de ce qui est arrivé au singe a une part d'odieux et de ridicule, mais qu'est-ce par rapport à tant de drames ? On a pu parler de mépris pour les gens du peuple, mais n'oublions pas que le capitaine du navire, donc de l'élite, donne, lui, l'ordre d'exécuter un enfant pour cause de haine délirante envers l'ennemi anglais. A cela répond un médecin qui n'est pas n'importe qui, grand père de Darwin, avec ce dernier, enfant : difficile de faire mieux ! Et si les gens du peuple sont montrés ignorants et très remontés contre les mangeurs de grenouilles, il y a chez de pauvres gens abandonné par toute élite le désir de faire de son mieux, en ne tuant pas comme ça le singe qu'ils prennent pour un ennemi, mais en essayant de lui accorder un procès avec un avocat. Dans cette œuvre, je pense qu'il y a le procès des nations, qui mènerait à des illusions sur son groupe et à la haine des autres groupes. Ou bien c'est le mot de la fin qui m'y fait songer ? C'est un reproche qu'on peut faire à tous les groupes. D'un autre côté, sans groupe pour l'élever, un humain ne développe pas son potentiel comme on le voit pour les enfants sauvages. Les heureux sont ceux qui ont eu le plus grand capital culturel du groupe, comme le savant grand-père de Darwin, et s'éloignent des groupes quand ils sont en pleine crise de violence. Une grand-mère du village, forcément moins instruite, arrive à la même attitude par une réflexion sans doute plus personnelle. Il n'est pas naturel que les plus lucides fassent réfléchir les autres : s'ils le sont, ils voient bien la difficulté, parfois le danger, voire si on est pessimiste, la futilité de l'entreprise.

15/01/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Nimuë
Nimuë

J'aime beaucoup le mythe arthurien, et cette adaptation m'intéressait pour son intérêt à la Dame du Lac, personnage récurrent mais assez rarement développé quant à son origine. L'idée me semblait donc bonne, malheureusement je n'ai pas été convaincu. C'est une BD que j'ai du relire pour écrire cette avis, tant elle ne m'avait pas imprimé l'esprit. En fin de compte, c'est une histoire assez classique de gamine différente, qu'on traite de sorcière, qui est réellement une fille issue d'un peuple féérique qui lutte contre les humains. Le tout saupoudré de questions sur la violence des hommes, incarnée par Merlin et son harem. Bref, c'est assez classique dans le déroulé et l'idée, avec des commentaires dans l'air du temps sur le statut des femmes, les questions de liens avec la nature ... Mais tout est traité un peu légèrement, rapidement, sans vraiment que je n'y trouve un intérêt. C'est sans doute que ça me semble aller dans le même sens que plein de BD que j'ai lu dans le même type et qui ne m'ont pas accroché non plus. Une BD qui me semble assez oubliable, personnellement elle m'a assez vite indifféré et je ne pense pas que j'en retiendrais quelque chose. Je ne recommande pas vraiment.

15/01/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Amuse-gueules
Amuse-gueules

Un album collectif sur le thème du rapport à la bouffe, composé tantôt d'anecdotes personnelles, tantôt de réflexions sur la société, tantôt de sujets plus fictionnels, voire d’un petit conte pour la fin. Réalisés par des auteurs québécois, j'ai trouvé que les dessins de chaque histoire étaient réussis, chacun dans son style bien distinct. Il n'y a que la dernière, le fameux petit conte, que j'ai trouvée trop simplement dessinée et faible en termes de couleurs. Toutes les autres histoires montrent un vrai talent, que j'ai apprécié. Par contre, les scénarios sont beaucoup trop anecdotiques. Les tentatives d'humour tombent à plat, les sujets personnels manquent d'intérêt (et les multiples références québécoises ne parlent pas forcément à un lecteur français) et les fictions laissent indifférent. On a l'impression que le thème n'a pas vraiment inspiré les auteurs, qui se sont contentés de livrer leur copie en respectant le sujet, sans avoir grand-chose à raconter. Je me suis bien ennuyé.

14/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Les Guerrilleros
Les Guerrilleros

Lorsque j’étais tombé par hasard sur cet album en farfouillant dans des bacs d’occasion, je croyais avoir découvert une vieille publication de Jordi Bernet – un auteur dont j’avais déjà apprécié plusieurs séries (je ne sais pas pourquoi, je m’étais uniquement focalisé sur Bernet, et pas sur Toledano…). En fait il s’agit d’un autre auteur bien sûr – même si je crois que c’est un oncle de Jordi Bernet. Le petit texte de présentation présente « Les Guerrilleros » comme une sorte d’Astérix et Obélix espagnols. Certes, il y a bien l’idée d’une résistance a priori déséquilibrée entre un envahisseur surpuissant et des patriotes malins et courageux, certes, les envahisseurs sont vraiment bêtes. Mais la comparaison s’arrête là, tant j’ai trouvé l’humour vraiment poussif, et les personnages sans réelle profondeur. Péripéties et dialogues manquent en effet de percussion (n’est pas Goscinny qui veut !), et seuls quelques rares moments m’ont fait sourire, l’essentiel de l’album me laissant de marbre. La série a été au préalable publié dans la revue espagnole Trinca, au tout début des années 1970. Le contexte dans lequel se déroule la série, la révolte espagnole de mai 1808 face aux troupes napoléoniennes a rarement été exploité – du moins en France. Mais c’est surtout le contexte de création et de publication qui prime ici. En effet, on est dans les dernières années de la dictature franquiste, et on comprend que celle-ci voit d’un bon œil la mise en avant du patriotisme espagnol, les idées nationalistes proches des phalangistes (par ricochet, on comprend aussi que cette dictature devait encore singulièrement brider la liberté créatrice). De fait, on est très loin ici des séries qui sortiront après la chute de Franco, dans des revues autrement plus irrévérencieuses, ça reste très ampoulé, convenu, avec un humour qui fait quand même daté (le gag de la banane sur laquelle glisse un officier français…). Sur la même période historique, et avec un dessin assez proche, j’avais quand même préféré Godaille et Godasse. Le dessin d’ailleurs, sans être excellent, est quand même ce qui passe le mieux. Du caricatural plus ou moins gentillet (pas très détaillé), mais qui peine à relever le plat des intrigues.

13/01/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série La Bureautique des Sentiments
La Bureautique des Sentiments

Je serais tenté de dire que je n'ai vraiment pas aimé cet album, si ce n'est pour un point : le dessin de Ju/CDM, qui reste très réussi et constitue le principal atout de l'ouvrage. Pour le reste, cela ne fonctionne pas pour moi. Il s'agit d'une succession de gags centrés sur Michel, un nerd socialement inadapté, obsédé par les fichiers Excel et incapable de réussir la moindre interaction avec ses collègues ou avec les femmes. Sur le papier, le sujet aurait pourtant pu m'amuser, étant moi-même volontiers geek et introverti. Mais ici, l'humour ne prend jamais. Les gags et les dialogues tombent systématiquement à plat. L'humour est poussif, répétitif, mal rythmé, et ne provoque pas le moindre sourire. Il s'appuie sur une caricature facile et un jusqu'au-boutisme qui va trop vite dans le mur. Surtout, le personnage de Michel est profondément antipathique. Égocentrique, parfois violent et simplement stupide, il n'éveille aucune empathie et se révèle bien plus pénible qu'amusant ou touchant. Je m'en suis lassé au bout de quelques pages et j'ai terminé l'album avec difficulté. Les auteurs tentent bien de faire évoluer légèrement la situation sur la fin, en entraînant le personnage vers une nouvelle obsession (le death metal), mais cela reste tout aussi stéréotypé, sans être ni drôle ni attachant. Au final, je n'ai pas aimé cet album. Mais il est bien dessiné.

13/01/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Young shadow
Young shadow

Je suis passé totalement à coté de cet album. Le résumé avait attiré mon attention, mais j'ai vite déchanté en lisant les premières pages de ce comics. Ce n'est pas que le dessin est mauvais, mais je trouve que la mise en scène manque de dynamisme. En tout cas, ce n'est pas très dynamique pour une histoire de super-héros. Quant au scénario, le début est prometteur, mais l'histoire ne lève jamais vraiment. J'ai juste eu l'impression de voir une autre variation du thème de super-héros qui au final n'apporte rien de nouveau. Bref, je ne suis jamais rentré dans ce récit et je me suis ennuyé. Je me demande si je n'ai pas aimé tout simplement parce que je ne suis pas le public-cible. J'ai trouvé cet album dans la section adulte de ma bibliothèque municipal, mais le ton du récit me semble être plus adapté pour les jeunes adolescents.

12/01/2026 (modifier)
Par Mashiro
Note: 2/5
Couverture de la série Shangri-La
Shangri-La

Je n’ai pas l’habitude de lire de la science-fiction mais il est dur de résister à la lecture de Shangri-La tant le dessin est beau ! Shangri-La nous emporte dans un monde lointain où la Terre a été détruite et une partie de l’humanité a survécu sur une gigantesque station spatiale régie par une multinationale symbole du capitalisme le plus extrême. Le monde est régi par le travail et fait un peu penser au PCC. Différents héros trouvent certaines failles dans le système et cherchent tant bien que mal à se rebeller. La grande force de cet ouvrage c’est son dessin. Mathieu Bablet transcrit parfaitement la beauté de l’espace et sa grandeur. La taille de la BD permet de rendre compte d’autant plus de tous les détails du dessins, la multitude de traits qui fait de chaque page une œuvre d’art en tant que telle. J’aime également beaucoup les différentes palettes de couleurs qui sont vraiment bien utilisées. Je n’ai juste malheureusement pas accroché au scénario malgré quelques bonnes idées. Il y a une volonté de dénoncer le système capitaliste (avec une dictature chinoise poussant toujours à la consommation), le racisme (avec l’incarnation d’une nouvelle race animaux-humain qui se prend tous les maux du monde) et l’exploitation animale (avec des usines de chiens qui construisent des iPhones). Mais c’est toujours trop vulgairement amené, trop lourd, trop évident. Je n’ai pas aimé le manque de subtilité et la dénonciation trop facile avec des héros trop naïfs. À lire pour le dessin !

12/01/2026 (modifier)
Par Titanick
Note: 2/5
Couverture de la série L'Empereur de Chine
L'Empereur de Chine

J’aime beaucoup ce dessin. C’est à mes yeux justement la simplicité des décors qui lui donnent cet aspect doux qui sied bien aux ambiances de contes. L’artiste alterne entre des plans différents et certaines cases sont en très gros plan avec parfois un peu de difficultés à saisir l’objet du dessin. La compréhension peut venir après avec la suite de l’histoire contée. Et nous avons ici deux contes. Autant j’ai saisi le premier sur cet empereur qui donne son nom à l’album, même si je l’ai trouvé un peu « facile » et prévisible. Il fut d’une lecture plutôt agréable. Autant le second m’est resté abscons. Que le cadre spatio-temporel soit flou est plutôt sympa dans le cadre d’un conte mais je n’ai pas saisi la finalité de l’action, j’ai l’impression qu’il y a eu des failles dans le récit que je n’ai pas pu combler. C’est simple, j’écris cet avis quelques jours après la lecture. Je me souviens bien de la trame du premier récit… et quasiment pas du second. Je sais que je prends de l’âge et que ma mémoire ne va pas en s’améliorant, mais quand même. Donc un peu déçue, malgré le côté graphique agréable.

11/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Le Gouffre des résurrections
Le Gouffre des résurrections

Je ne suis a priori pas forcément friand de fantastique, et ma note se ressent sans doute de ces préventions. Il y a toutefois un certain nombre de séries du genre qui ont su me satisfaire. Celle-ci n’en fera pas partie. Le premier tiers du récit est un peu haché (changements temporels et de lieux), mais plutôt accrocheur, jusqu’à l’arrivée de l’expédition de secours dans les étendues glacées. Il y a une ambiance à la Lovecraft dans la montée de l’angoisse, du mal prêt à surgir des profondeurs. Mais Lovecraft joue avant tout sur l’ambiance, et là cette terreur s’incarne rapidement. A partir de ce moment j’ai décroché. D’abord parce que le fantastique phagocyte tout. Mais surtout parce qu’il est vain. Saturant le récit, les zombies auraient tout aussi bien pu être de chair, tribu inuit quelconque, tout se transforme en une simple mise à mort successive des membres de l’expédition, le scénario se réduisant à presque rien, une succession de combats et de massacres, jusqu’à une conclusion que j’ai trouvée bâclée. Reste un dessin et une colorisation que j’ai bien aimés, c’est agréable et fluide. Hélas au service d’une intrigue qui m’a laissé de côté.

10/01/2026 (modifier)
Par Cleck
Note: 2/5
Couverture de la série Raoul Fulgurex
Raoul Fulgurex

Une pantalonnade peut-elle s'étirer en un cycle de 3 tomes, construire une longue intrigue sur des personnages initialement présentés comme artificiels, parodiques, caricaturaux ? Ce doit être possible, mais cette BD n'y parvient pas complètement. On rit parfois, sourit très souvent, mais l'on s'étonne la plupart du temps que ce récit d'aventure puisse se développer autant tout en étant basé sur du flan. De belles idées parodiques ne sauvent pas le projet du bancal. L'impertinence s'essouffle souvent au profit d'une aventure totalement abracadabrante, mais trop respectée pour demeurer risible. Et l'humour volontiers misogyne apparaît bien complaisant aujourd'hui. L'on s'ennuie un peu, un comble pour un tel projet !

10/01/2026 (modifier)