Les derniers avis (20954 avis)

Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Tomié
Tomié

Les débuts de Junji Ito et cela se voit au graphisme qui est encore hésitant même si on reconnait un peu le style qu'il va avoir ensuite. Quant au scénario, on retrouve les défauts récurrents de ses œuvres et de l'horreur à la japonaise. À savoir qu'on fait dans la surenchère et on tombe dans le grandguignolesque parce que c'est plus important de faire autant de scènes censées effrayer les lecteurs que possible que de faire un truc cohérent. Le début est tout de même pas trop mal, je voulais savoir qui était donc cette mystérieuse Tomié qui rends les hommes fous, mais le schéma devient vite répétitif et ça traine tellement en longueur qu'â la fin je n’en avais plus rien à foutre d'elle. Une œuvre de jeunesse qui va surtout intéresser les fans du maitre

14/07/2026 (modifier)
Par gloubi
Note: 2/5
Couverture de la série Le Mage du Kremlin
Le Mage du Kremlin

Comme pour toutes les œuvres multi-adaptées (livre, cinéma, bd...), la question sera toujours : qu'est ce qu'une nouvelle adaptation, qu'est-ce qu'un nouveau support est susceptible d'apporter au récit ? Et comment dépasser l’œuvre originale, qui est en général déjà très bien puisqu'ils sont une tripotée à vouloir la transposer. Je me rappelle m'être déjà fait la remarque à propos de Shutter Island, pour qui le livre de Dennis Lehane, paru avant le film de Scorsese et la bd de Christian De Metter (que j'ai vu et lue après), me semble toujours nettement supérieur. Pour Le Mage du Kremlin, j'avais lu et apprécié le livre de Giuliano Da Empoli : il s'agit d'un roman, s'appuyant sur de nombreux faits historiques, et qui relate l'expérience d'un très proche conseiller de Poutine. La frontière entre le réel et le roman est floue, et l'un des intérêt du livre est justement de proposer une histoire qui lèverait une part du mystère de son accession au pouvoir et comment il s'y maintient. La bd est sortie 4 ans après le livre et 3 mois après l'adaptation en film, et elle ne me semble malheureusement pas apporter grand chose. Ce n'est pas déshonorant pour autant : le dessin est plutôt bon, les principaux éléments et personnages du livre sont là. Mais, à moins de réussir un exploit graphique, on met quand même beaucoup moins dans une bd de 144 pages que dans un livre qui en fait le double, ou même dans un film. Il a donc fallu couper et faire des choix, et la priorité du récit a été, me semble-t-il, trop portée sur le narrateur lui-même, au détriment de son expérience du pouvoir auprès de Poutine, presque reléguée au second plan.

14/07/2026 (modifier)
Par gloubi
Note: 2/5
Couverture de la série Tongues
Tongues

Je peux apprécier une lecture exigeante portée sur la métaphysique type Carbone & Silicium. Mais là ça m'a semblé bien trop abscons pour réussir à être pris par le récit, et comme l'objet est épais, le ressenti est que c'est très très long... Je vois que les avis sont partagés, et fais clairement partie des non-convaincus. Pourtant, le dessin n'est pas mal, souvent poétique, la mise en page et la narration sont souvent brillantes, mais le propos est tellement confus : il y a une alternance de scènes, quasiment sans liens entre elles, passant d'un réalisme tout relatif au Moyen-Orient (avec des personnages très irritants et/ou antipathiques) à des dieux très prométhéens (et bavards) sur une montagne... Comme si l'auteur se rappelait, après toutes ces digressions, qu'il fallait quand même un peu conclure, les quelques éclaircissements arrivent trop tard et m'ont semblé un peu fumeux. Je devine et reconnais l'ambition du projet ; le soin apporté à la composition graphique me pousse à mettre 2 étoiles, mais je comprends à peine qu'il puisse y avoir un tome 2.

14/07/2026 (modifier)
Couverture de la série Thunderdogs
Thunderdogs

L’auteur dédie son album à Wallace Wood (auteur que j’aime bien). Il est vrai qu’il y a quelques accointances ici avec l’univers de Wood, très underground (un dessin arrondi, une joyeuseté foutraque et parodique). Mais là s’arrête la comparaison, car j’ai trouvé les histoires d’Emerson Hunt en deçà de ce que pouvait produire Wood – mais aussi son dessin bien moins travaillé, maîtrisé. Tout est ici dans l’à peu près, et il faut donc se laisser emporter par le rythme échevelé, en suivant cet officier autoritaire et improbable, à la tête d’une unité combattante à l’efficacité médiocre, dans un univers SF qui sombre rapidement dans un certain n’importe quoi. Tout est foutraque, y compris le dessin, au trait caricatural, surjouant gestes et expressions. Le résultat de ce défouloir peine à convaincre sur la durée. Moi qui suis aux aguets et espère toujours trouver dans les bacs d’occase des pépites inconnues et/ou oubliées, j’avais acheté cet album il y a longtemps, mais j’en suis sorti déçu (même après une nouvelle lecture avant de l’aviser).

13/07/2026 (modifier)
Couverture de la série Meurtre au Mont-Saint-Michel
Meurtre au Mont-Saint-Michel

Mouais. Disons que ça n’est pas trop ma came. Le titre annonce la couleur, c’est une œuvre de commande (d’ailleurs publiée sous les auspices du Centre des Monuments Nationaux). Le titre m’avait fait aussi penser aux polars diffusés sur France Télé, sponsorisés par les villes qui s’invitent dans le titre (« meurtre à … »), et c’est d’ailleurs un album qui se range dans la même catégorie que ces téléfilms, au niveau de la qualité (et, me concernant, du peu d’intérêt). La principale originalité par rapport aux téléfilms évoqués plus haut, c’est que l’intrigue est située en 1936. Pour le reste, tout est très classique, et reste concentré sur l’ile/abbaye. Car on le comprend tout de suite, tout est prétexte à parler de et à montrer ce haut lieu touristique (en tout cas aujourd’hui). Ainsi, dès le premier meurtre, les personnages font des allers et venues permettant de faire visiter en long, en large et en travers tous les recoins du site (avec le plus pour tous ceux qui le connaissent de n’y voir aucun touriste !). L’intrigue policière en elle-même est assez légère, à la fois téléphonée et manquant de rythme et de rebondissements. On est dans une sorte d’Agatha Christie (tendance téléfilm d’Hercule Poirot), une sorte de whodunit avec l’inévitable scène finale où tous les suspects sont réunis par l’enquêteur amateur (le maire du Mont), jusqu’aux aveux du coupable, qui explique ses motivations. Quelques personnages caricaturaux (les clients de l’hôtel tenu par le maire par exemple, en particulier cet Anglais, qui parle français, mais en gardant la construction des phrases anglaise, ce qui est énervant et surtout improbable). Bref, si Marie Jaffredo nous permet de visiter le Mont et le retranscrit plutôt bien, le récit en lui-même ne m’a pas vraiment captivé.

13/07/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Multiversity
Multiversity

C'est pas le pire truc de Grant Morrison que j'ai lu, mais on retrouve les défauts qui font que je n'accroche pas à une grande partie de son œuvre. Ici, il s'amuse avec les différents univers alternatifs de DC Comics. C'est un peu plus facile d'accès que d'autres comics de ce scénariste, mais il faut quand même connaitre un peu DC Comics pour bien comprendre le récit. Un récit qui a un fil rouge qui relie ce qui semble être au début qu'une suite d'intrigues sans lien entre elles. Il faut bien s'accrocher pour ne pas se perdre, surtout que Morrison aime beaucoup parler. J'ai fini par décrocher d'un récit qui me semblait inutilement complexe pour un récit qui finalement m'a semblé n'être que de la BD pop-corn qui se veut plus intellectuelle qu'elle ne l'est. J'ai donc trouvé cette mini-série ennuyeuse et pas du tout intéressante. C'est simple, c'est pour les fans de Morrison et c'est tout.

12/07/2026 (modifier)
Couverture de la série Encordée avec une ombre
Encordée avec une ombre

J’ai eu du mal avec cette lecture. Pourtant l’album possède des qualités certaines. Mais sa relative légèreté, son rythme et sa narration évanescents, ainsi que la mise en page m’ont empêché d’entrer pleinement dans ce récit. Madeleine, l’héroïne se lie d’amitié durant la guerre avec deux jeunes gens (une fille et un garçon), qui disparaissent brusquement (on devine entre les mots qu’ils étaient juifs). Longtemps après, pour raviver le souvenir de ces deux êtres (l’une féru de musique l’autre passionné de montagnes), Madeleine va se lancer dans les balades en montagnes et l’alpinisme. La narration est assez littéraire, un peu molle. Et la mise en page n’aide pas non plus à se passionner pour ce récit. En effet, un court texte est placé page de gauche, tandis qu’en face se trouvent les planches de BD, toutes muettes, illustrant plus ou moins fidèlement les propos. Le dessin est minimaliste et figé (peu de détails, pour les décors ou les visages), et n’est pas vraiment mon truc. Bref, un récit que je n'ai pas trouvé palpitant, et qui m’a laissé de côté.

12/07/2026 (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série Jos - Maudits soient-ils
Jos - Maudits soient-ils

Jos est le diminutif de Joseph, un orphelin trouvé sur les marches d'une église et recueilli par le curé de la paroisse et sa bonne. Nous sommes en 1917. Vingt ans plus tard, Jos est accusé du meurtre du curé, il clame son innocence mais sera condamné à 10 ans au bagne de Cayenne et à la relégation à vie en terre de Guyane. On va suivre en parallèle son enfance et son internement au bagne où ses études en médecine vont lui offrir une place privilégiée, celle d'infirmier. Rien de bien transcendant, l'intrigue suit son chemin avec pour moteur l'injustice et l'amour. Un scénario aux grosses ficelles pour faire avancer le récit et une fin trop mielleuse à mon goût. Je suis aussi dessus qu'Olivier Petit ne s'attarde pas plus que ça sur la vie difficile des bagnards. Visuellement je ne suis pas plus convaincu, je trouve le dessin à quatre mains de Neri et Ruggeri manquant de maîtrise et les couleurs de Florent Daniel assez neutres. Ajoutons à cela une mise en page trop classique. Une BD qui se lit facilement, mais qui ne donne pas envie d'y revenir. Note réelle : 2,5.

12/07/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Les Aventures originales de Red Sonja - La Diablesse à l'épée
Les Aventures originales de Red Sonja - La Diablesse à l'épée

Ce sont vraiment les aventures originales de la Diablesse à L'Épée. Par leurs meilleurs dessinateurs : Neal Adams, Frank Thorne, John Buscema, Dick Giordano ou Esteban Maroto. Les scénarios sont principalement de Roy Thomas. Ça ressemble à un programme de rêve, et j'ai acheté les quatre tomes. Les introductions sont très intéressantes et instructives. Mais tout s'efface quand on regarde les couleurs : en voulant moderniser et rendre plus attractif pour le public d'aujourd'hui, elles défigurent les versions originales. Heureusement, je conserve quelques anciennes éditions et j'en ai acheté de nouvelles en noir et blanc.

11/07/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Les Inhumains - Les Etoiles du destin
Les Inhumains - Les Etoiles du destin

Un peu délaissés ou même oubliés par rapport à d'autres groupes de super-héros de Marvel, les Inhumains sont ici revitalisés par une équipe d'auteurs hispaniques. Quitter leur refuge terrestre pour les confins de l'empire Kree, affronter la menace des armées Shi'ar, l'histoire peine à nous enthousiasmer. Avec l'influence de Moebius et Juan Gimenez dans les dessins, ceux de Ladronn et Lucas sont compétents, mais parfois éclipsés par des couleurs grisâtres ou submergés par trop de détails. Malgré une brève apparition des Fantastic Four, ce n'était pas suffisant pour raviver ma connexion et ma mémoire de ces héros.

11/07/2026 (modifier)