Les derniers avis (20843 avis)

Par Talum
Note: 2/5
Couverture de la série Trois peuples
Trois peuples

C’est une aventure classique qui se lit facilement en une soirée, mais qui laisse une impression de frustration : « C’est tout ? Déjà terminé ? » J’ai pris plaisir à lire cette courte histoire. Même si les principaux rebondissements étaient assez prévisibles, la lecture restait agréable et captivante. Le monde présenté dans cette BD semble vaste et riche, mais on nous en montre très peu. On nous dit simplement : « voici trois races ; ceux-là sont les oppresseurs, ceux-ci les opprimés, et les troisièmes sont les méchants parce qu’ils sont méchants ». L’univers et son histoire ne sont pratiquement pas développés. Je comprends qu’il est difficile de faire tenir beaucoup de choses en seulement deux tomes. Mais en terminant le premier volume, j’avais envie d’en lire quatre ou six de plus pour découvrir l’histoire du monde, comprendre son fonctionnement et m’y immerger davantage. Malheureusement, tout se termine déjà dans le deuxième tome. À mon avis, l’histoire s’adresse plutôt à un public adolescent. Cela reste néanmoins une lecture divertissante, malgré sa très courte durée. L’histoire n’est pas mauvaise. Mais elle reste très loin du niveau des séries "Mages, Nains, Elfes, Orcs & Gobelins" publiées par Soleil. Que ce soit par la qualité du scénario, la richesse de l’univers ou la profondeur des personnages et de leurs motivations, la comparaison est clairement défavorable à "Trois peuples"

30/05/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Le Dernier Chevalier
Le Dernier Chevalier

D. Quichotte de Cervantes est un monument de la littérature universelle, à plusieurs niveaux de lecture. Ici, il est réduit à son côté anecdotique de rêveur, ce qui est très peu ! Le dessin d'Eisner est toujours bon, surtout dans les expressions des personnages, mais les couleurs horribles le défigurent. Bref, c'est un des travaux les moins heureux de l'auteur.

30/05/2026 (modifier)
Par Titanick
Note: 2/5
Couverture de la série Thorgal Saga - De givre et de feu
Thorgal Saga - De givre et de feu

Bon. Déjà, j’avais lâché l’affaire Thorgal depuis longtemps. Sur plus de quarante volumes, il y a forcément une baisse d’intérêt et le filon commercial trop évident. Du coup, je n’en ai même pas lu assez pour donner un avis pertinent sur la série de base. Quand aux différentes séries parallèles et reprises, j’en ai à peine feuilleté certaines, les resucées de resucées… non merci. Et voilà qu’on me prête celle-ci ! Enregistrée comme un one-shot, je peux donc donner mon avis. Eh bien je trouve qu’on est bien dans l’ambiance de la saga, mais simplement il m’a semblé que ça n’apportait rien. Du grand classique, pas forcément mal fait, mais où j’ai eu l’impression de beaucoup de facilités, de personnages un peu clichés. On récupère des grands classiques : la reine d’un royaume isolé, une jolie fille guerrière, un traitre, un super méchant qui veut le pouvoir sur le monde entier… et évidemment Thorgal doit accomplir (et réussir) une quête là où personne n’a jamais réussi, accompagné de la jolie fille bien entendu C’est peut-être moi aussi, avec l’âge, je ne suis plus aussi sensible à ce monde fantastique. Et le Thorgal en question commence à me taper sur les nerfs. Ajouté à cela un dessin plus que correct pour cet univers mais qui ne me fait pas vibrer spécialement. Trop commercial tout ça, on continue tant que ça rapporte, donc bof.

30/05/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Histoires incroyables du cinéma
Histoires incroyables du cinéma

J'ai lu les deux albums avec une certaine indifférence et cela ne me donne pas envie de lire les autres titres de cette collection. Je dois être un gros cinéphile parce que je connaissais déjà au moins la moitié de celle-ci. Ça ne serait pas un problème si au moins les histoires étaient correctes, mais c'est très dur de faire une bd marquante en seulement 3 pages et si deux-trois sont corrects, la plupart du temps c'est pas terrible. Il y a quelques trucs un peu bizarres comme dans l'histoire sur L'Empire contre-attaque qui donne l'impression que c'est dans ce film que James Earl Jones a commencé à donner sa voix au personnage e Darth Vader alors qu'il le faisait déjà dans le film précédant ! On parle aussi de D. W. Griffith qui se rachète en partie son film raciste La Naissance de la Nation avec son film Intolérance...qui est remplit de méchants juifs et de méchants catholiques, deux groupes que le KKK déteste ! Il y a plusieurs dessinateurs dont je n'ai pas trop aimé le dessin, notamment ceux avec un style réaliste. Trop souvent, on dirait qu'ils ont juste dessiné par-dessus des photos. Au final, les textes qui accompagnent les bds sont souvent meilleurs que les bds en elle-même alors je pense que ça serait mieux de juste lire un bouquin remplit d'anecdotes sur le cinéma.

29/05/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série ZéroMan
ZéroMan

Un vieux manga qui n'aurait sans doute jamais traduit si l'auteur n'avait pas été Tezuka. J'aime bien Osamu Tezuka, mais surtout sa carrière à partir de la fin des années 60, lorsque le manga a commencé à être mature et faire autre chose que des récits pour enfants au ton très enfantin. Il y a des séries des années 50-60 de Tezuka qui me plait un peu, mais il y aussi beaucoup de séries qui ont mal vieillis comme ce ZéroMan Le principal intérêt de cette série est purement historique: les magazines hebdomadaires pour mangas ne sont apparus au Japon qu'à la fin des années 50. Zéroman est le premier manga de Tezuka publié dans un magazine hebdo qui raconte la même histoire du début jusqu'à la fin, contrairement à une série comme Astro Boy qui était composé d'histoires indépendantes. On retrouve les thèmes chers de l'auteur comme la dénonciation de la guerre et du racisme. En fait, un lecteur qui connait bien Tezuka ne va pas être dépaysé par ce que fait le maitre ici. Au niveau du dessin, Tezuka est encore sous influence de Disney et cela a un style rétro que j'aime bien. Le problème vient du scénario. On est clairement dans un récit qui vise les jeunes enfants et chaque chapitre est remplit de péripéties. pour tenir le lecteur en haleine. J'imagine que ça passait mieux lorsqu'on lisait un chapitre parce lorsqu'on lit le tout en bloc cela devient vite fatiguant. Les personnages ne sont que des archétypes, c'est remplis de facilités scénaristiques et parfois d'incohérences. On sent vraiment que Tezuka improvisait son récit Il y a quelques scènes qui sortent du lot, mais la plupart du temps c'est ennuyeux. Sinon, le manga est parfois cru avec des 'merdes' et des 'fait chier'. Est-ce qu'on pouvais écrire des gros mots dans les magazines pour garçons en 1959 ou c'est le traducteur qui fait n'importe quoi ? À vous de décidez !

28/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Coppelia
Coppelia

J’avais découvert cet auteur italien avec l’album La Formule, chez le même éditeur. Je le retrouve ici, avec une histoire qui ne m’a pas vraiment convaincu. L’idée de mêler des robots à une intrigue érotique, voire pornographique n’est pas nouvelle : La Survivante, B.O. comme un dieu, Sixella, Lilith, ou plus récemment Des vices et des os, avec une réussite très inégale (Janesky et Bienvenu s’en étaient bien mieux tirés que les autres !). Ici, ça m’a laissé sur ma faim. Le dessin est lisible, pas désagréable, avec un trait gras et précis. Avare de détails et d’arrière-plans, il se focalise surtout sur les quelques personnages, souvent en gros plan – et bien sûr les nombreuses scènes de sexe. Mais ces scènes, si elles sont bien représentées, sont bien trop présentes, au détriment d’une intrigue un chouia étoffée. Le rôle des « Réformeurs », les liens distendus entre Coppelius et sa créature (Coppelia donc) auraient mérité d’être développés, pour éviter l’impression de vide et l’enchainement des scènes de cul. Et la quête de Coppelia pour mieux comprendre qui elle est et d’où elle vient, aurait dû permettre de densifier davantage cette histoire.

28/05/2026 (modifier)
Par Talum
Note: 2/5
Couverture de la série Les Affamés du crépuscule
Les Affamés du crépuscule

Subjectivement – une image belle et éclatante dans le style de l’art numérique, mais qui ne décroche pas les étoiles… Bien sûr, ce dessin anguleux et tranchant, aux couleurs digitales vives, a ses amateurs, et moi aussi je l’ai apprécié. Cependant, par endroits, les personnages présentent des proportions étranges : mains, corps, yeux… La bouche s’ouvre parfois en cri sur 180 degrés, au point qu’on pourrait y glisser trois Big Mac empilés – je comprends que c’est un procédé artistique, mais ce n’est pas vraiment à mon goût. Ceux qui n’aiment pas non plus l’hypertrophie des proportions au service de la dynamique risquent de ne pas apprécier. Quant au scénario, il n’y a pas grand-chose à en dire… Il sert surtout de toile de fond aux interactions romantiques entre les personnages. L’introduction épique promettait d’être ample et sérieuse, mais tout s’est réduit à des combats banals, sans intrigue particulière. C’est un peu décevant après avoir lu les critiques enthousiastes du public américain : en le découvrant, j’ai compris qu’il s’agissait d’une histoire assez faible, même si elle reste intéressante.

28/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Si vous lisez ça, je suis déjà morte...
Si vous lisez ça, je suis déjà morte...

Dans un futur proche, une journaliste accompagne une unité d'élite de Marines envoyée explorer Terminus, une mystérieuse planète censée abriter des entités extraterrestres incompréhensibles. Mais quelques minutes après leur arrivée, toute l'équipe militaire est massacrée et la journaliste se retrouve seule au milieu d'un monde aussi hostile qu'étrange. Le début m'a d'ailleurs surpris et même un peu amusé. La BD prend quelques pages pour nous présenter toute une escouade de commandos, avec le profil et les spécialités de chacun, exactement comme si on préparait un grand récit militaire de SF à la Aliens... avant de tous les faire tuer presque immédiatement dans une scène qui rappelle fortement l'attaque du fort dans Starship Troopers. J'ai trouvé ce faux départ plutôt efficace, parce qu'il crée une bonne rupture de ton et laisse penser qu'on va partir vers quelque chose d'imprévisible et de radicalement étrange. Le problème, c'est qu'après cette introduction réussie, le récit bascule très vite vers une sorte de fantasy mystique spatiale finalement beaucoup plus classique et beaucoup moins dépaysante que promis. On nous promettait un royaume quantique incompréhensible, étranger à l'humanité, mais on se retrouve finalement face à une civilisation humanoïde assez banale, avec tyran oppresseur, esclaves, caste dominante et élue providentielle. Toute l'étrangeté annoncée finit par ressembler à une vieille aventure de science-fantasy façon Flash Gordon, avec ses peuples exotiques vaguement mystiques et ses symboles ésotériques qui donnent surtout l'impression de faire mystérieux sans vraiment l'être. L'héroïne elle-même devient assez vite difficile à suivre. En moins d'un mois, elle apprend la langue locale, s'intègre à la population, comprend les croyances du peuple, est considérée comme une sorte de messie, vit des expériences mystiques et organiques parfois assez glauques, semble saisir intuitivement des enjeux que le lecteur ne comprend pas, puis finit par combattre le grand méchant avec des pouvoirs sortis de nulle part. Le récit donne l'impression que les auteurs sautent directement d'une idée à une autre sans construire réellement les étapes intermédiaires. L'ensemble est bourré de facilités et de clichés du genre. Le scénario semble vouloir parler de colonialisme, de militarisme humain, de domination, d'ouverture à l'autre et de spiritualité, avec des réminiscences d'Apocalypse Now, mais c'est aussi superficiel qu'abscons. On nous explique que l'humanité détruit tout ce qu'elle touche... tout en résolvant toute l'histoire par la violence, les combats et les affrontements spectaculaires. Il y a un décalage entre les intentions philosophiques du récit et sa manière très bourrine de raconter les choses. Visuellement, c'est plutôt réussi. Le dessin possède une personnalité rétro de science-fantasy, avec des architectures organiques et des créatures étranges. Certaines images évoquent du Kirby ou du Moebius mais là encore la mise en scène reste souvent plus illustrative qu'inspirée. J'ai eu l'impression d'un album plein d'ambition et d'influences qui ne parvient pas à en faire quelque chose de cohérent ou de profond. Ça se lit facilement, il y a quelques bons moments visuels, mais plus le récit avance, plus il devient confus, convenu et artificiellement mystique. Et le message final est décevant.

28/05/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 2/5
Couverture de la série Le Syndrome des sorciers
Le Syndrome des sorciers

Cette critique est la conséquence d'un achat compulsif sur un site d'occasion. Parce qu'il est toujours plaisant de découvrir des bandes totalement méconnues. Parce que, outre la superbe dédicace à l'intérieur, la couverture m'a rappellé la meilleure époque de Ric Hochet. Deuxième page : on a droit à une femme démoniaque à poil dans son bain. Bon, je pense que le lectorat visé n'est pas le même. En fait, on est sur du fantastique de gare avec un soupçon d'érotisme. Les dialogues utilisent le language courant, rien à voir avec le style ampoulé vu dans Les Esclaves de la torpeur du même scénariste. Le dessin de Laverdure, qui sent bon les années 80, n'est vraiment pas vilain. On a de belles couleurs, la mise en page est dynamique. Le charme rétro opére à plein régime. Dommage que la fin soit un peu bâclée, sinon j'aurai donné les trois étoiles sans honte. La série a été abandonnée après la parution du premier tome. Le deuxième épisode devait s'appeler "le gène de Caïn". Un exemple de bande dessinée bis. A collectionner pour les amateurs, à fuir pour les autres.

28/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Seule l'ombre
Seule l'ombre

Ce recueil enchaîne une dizaine de très courts récits d'horreur, dans le genre histoires à faire peur que les ados se racontent autour d'un feu de camp, avec auto-stoppeuses inquiétantes, métros hantés, monstres dans les bois, maisons isolées et autres apparitions démoniaques surgissant dans l'obscurité. Visuellement, l'album fonctionne plutôt bien. Le dessin de Paskal Millet est solide, très chargé en noirs, avec une bonne maîtrise des ambiances nocturnes, des contrastes et des visages inquiétants. Certaines planches ont même un vrai impact graphique pour accentuer le malaise ou la surprise effrayante. On sent clairement l'influence des comics horrifiques américains et l'ensemble possède une vraie cohérence esthétique. Mais tout cela manque énormément de subtilité dans sa mise en scène. Outre trop d'histoires plus ou moins déjà entendues ici et là, les scénarios jouent sur des effets extrêmement appuyés, comme un film d'horreur qui miserait trop sur ses screamers, des gros monstres noirs surgissant dans le champ ou des grimaces démoniaques. Beaucoup d'histoires reposent sur les réactions idiotes des personnages, du genre qui fait soupirer devant certains mauvais films d'horreur quand les protagonistes descendent seuls dans la cave inquiétante sans aucune lumière. Les récits sont tellement courts qu'ils ressemblent parfois davantage à des résumés d'épisodes qu'à de véritables histoires. En quelques pages, quelqu'un croise une créature inquiétante, panique immédiatement, abandonne toute défense, pousse un cri et hop, fondu au noir. Cela devient presque comique par moments, comme si certains personnages mouraient simplement parce qu'un monstre leur a crié "bouh !". Les antagonistes affichent souvent d'énormes sourires carnassiers ultra démonstratifs censés suffire à terroriser leurs victimes, et le récit considère ensuite comme acquis que celles-ci vont se laisser mourir de peur sans opposer la moindre résistance. Du coup, même si l'ambiance fonctionne parfois, on reste très loin de la subtilité psychologique ou du malaise progressif qu'on peut trouver chez Hitchcock ou dans certains récits de Lovecraft. Ici, tout est frontal, immédiat, démonstratif et trop souvent extrêmement prévisible. On devine quasiment toujours où chaque histoire va aboutir dès les premières pages, et les chutes tombent rarement autrement que comme des facilités. La seule histoire qui m'a un peu marqué est celle du chalet avec le rieur aux fenêtres, justement parce que l'apparition possède pour une fois un petit côté réellement dérangeant et que l'atmosphère y fonctionne un peu mieux. Mais même là, la conclusion arrive trop vite et simplifie tout de manière assez frustrante. Les amateurs de petites histoires horrifiques à l'ancienne pourront probablement y trouver leur compte grâce à l'ambiance graphique réussie. Mais pour ma part, cela m'a surtout donné l'impression d'une succession de déjà-vus ou d'idées trop faciles et sans finesse.

27/05/2026 (modifier)