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Les derniers avis (17426 avis)

Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Un roi sans divertissement
Un roi sans divertissement

L'adaptation libre d'un roman que je ne connaissais pas donc je ne peux pas comparer. Si je comprends bien, le héros, qui est traité comme un roi dans un village, s'ennuie presque tout le temps sauf lorsqu'il....Non j'en dis pas plus. En tout cas, je partage son ennui parce que cet album m'a grandement ennuyé. Je n'ai pas aimé le dessin. Il est certes beau, mais je trouve que le dessinateur n'est pas fait pour de la BD. Pour faire des illustrations, il est parfait, mais pour raconter une histoire en mouvement c'est moyen. Tout m'a semblé figé, aucune émotion sort du dessin et les rares scènes d'actions sont molles. La narration est lourde, c'est pas raconté de manière palpitante. Je n'ai pas compris l'intérêt du récit, le héros me laisse franchement indifférent et le voir partir à la poursuite d'un serial killer et ensuite d'un loup ne m'a pas passionné. Je suis complétement passé à coté de l'album.

23/12/2021 (modifier)
Par karibou79
Note: 2/5
Couverture de la série My Hero Academia
My Hero Academia

Shonen à succès depuis de nombreuses années, j'ai jeté quelques fois des coup d'oeil à ceux empruntés par ma fille et... soit je suis vieux et blasé soit il faut reconnaître que c'est bof-bof. Presque tout le monde a son petit pouvoir spécial (désespérant pour les "sans-alter" de vivre leur normalité) et c'est combats, tournois, duels à go-go sans originalité. Le trait exprime du lourd dans les coups mais ça n'a finalement pas l'air de faire trop mal. Les gros mots employés sont "catégorie moyenne" mais utilisés un peu trop souvent, ça doit être l'époque. En positif, le nombre élevé de personnages disparates permet à chacun de se trouver un petit chouchou que l'on espérera voir grimper dans le classement des votes en fin de volume.

20/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Maléfiques
Maléfiques

On a là une version décalée du genre « girly » à la mode dans les magazines. Ici ces strips étaient publiées dans La Matinale du Monde, donc on ne peut pas non plus s’attendre à ce que ce soit trop trash. Reste que les nanas d’Antico ne sont pas des bimbos, et que les sujets de conversation (porno, godes, clopes, alcool, techniques diverses de coucheries, etc.) font un peu « osés » - dans les limites imparties par le journal. Disons que c’est moins nunuche que la plupart des séries girly et moins rasant que certaines séries de Bretécher. Mais de là à dire que ça m’a passionné… Ma plus grande surprise est de voir ça publié chez L’Association. Nine Antico n’a à mon goût pas assez bouleversé (par un humour tranchant ou provocant par exemple) le cadre établi par ces discussions entre nanas.

20/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Comment réussir sa vie d'artiste
Comment réussir sa vie d'artiste

Soulcié développe ici un certains nombres de conseils pour réussir, en tout cas pour atteindre la célébrité, après une brillante carrière d'artiste, de dessinateur (peu importe le support). Il y a bien sûr du second degré, de l'autodérision, mais les gags ne sont pas assez percutants et, si j'ai souri, c'est rarement et insuffisamment. Il reste donc du boulot à Soulcié pour réussir à me convaincre ! Le dessin est efficace, entre la dessin de presse et la caricature franco-belge. Petite déception me concernant.

19/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Kouchëdsoleil
Kouchëdsoleil

Bon, c'est sûr, entre la rapidité de lecture, l'itération iconique et le côté totalement absurde et décalé des propos des deux personnages statiques, on peut s'attendre à ce que certains lecteurs n'y trouvent pas leur compte ! Bernstein reprend ici le même type de choses que pour Kåtalög. On est là dans une filière brillamment illustrée ces derniers temps par Fabcaro. Ici un peu moins, c'est sûr, même si je suis quand même réceptif à ce type d'humour. Il y manque tout de même un peu de folie pour faire passer un cap. Amusant donc, mais pas assez à mon goût. Sinon, c'est vite lu donc, dans le tout petit format de cette collection de "prêts à poster". Note réelle 2,5/5.

19/12/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Un certain Daneri
Un certain Daneri

Je découvre ce nouvel éditeur qui publie des bandes dessinées venues de l'Amérique latine. J'espère qu'il va marcher parce que j'aime bien ses éditeurs qui publient des bandes dessinées d'autres pays comme l'Italie, l'Espagne ou l'Argentine. Cela change des États-Unis, de l'Angleterre, de l'Europe francophone et du Japon ! Malheureusement, j'ai pas trop aimé cet album fait par deux auteurs argentins que je connais bien. Ce sont des histoires courtes noir et cyniques comme il le faisait souvent avec comme fil conducteur un détective dont la personnalité est plutôt effacé je trouve. Les récits vont de 4 à 8 pages et habituellement pour que ce genre de récits courts fonctionne et reste dans la mémoire du lecteur, il faut une fin forte. Or, il n'y a que deux histoires dont je trouve la fin pas mal. Les autres ont souvent une fin un peu convenu (un bon exemple est celle du premier récit). Le principal problème vient du dessin de Breccia. Je suis habitué à son style spécial qui est pas très lisible sur plusieurs cases, et ici cela ne fonctionne pas. Si j'aime bien ce style pour illustrer des récits de Lovecraft ou des récits étranges comme Perramus, cela l'est moins pour des récits de polar conventionnel. Pour moi c'est comme si on avait fait dessiné 'Jérome K Jérome Bloche' par Fred ou Druillet. Le plus drôle est qu'on à droit comme bonus au croquis du dernier récit et là le dessin est beaucoup mieux pour ce genre d'histoires. Perso, j'aurais plutôt vu quelqu'un comme Eduardo Risso au dessin, mais même là cela n'aurait pas sauvé des récits qui sont la plupart du temps sans saveur.

19/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Vermetto Sigh
Vermetto Sigh

Je suis plutôt amateur de cet auteur italien, et cherche à lire tout ce qu’il a produit. Mais là, je n’y ai pas trouvé mon compte. Alors, certes, c’est une œuvre de jeunesse, et très ancienne (fin des années 1960). Et pour l’époque, il y a quand même des choses étonnantes. Le minimalisme des dessins, décors et personnages, et un certain absurde, du loufoque qui ont pu être modernes. On sent aussi ce qui a pu plaire à Trondheim, avec ce dessin dans ces toute petites cases (les premières pages de l’intégrale sont à ce propos difficile à lire, avec un dessin et un texte mini mini qui font mal aux yeux !). Mais si certains passages sont intéressants (on voit poindre l’aspect cartoon qui sera souvent présent ensuite dans l’œuvre de Mattioli), il n’y a pas le côté déjanté que j’apprécie chez cet auteur. L’ensemble est trop gentil et abscons pour me captiver sur la durée d’un album, et je me suis lassé, en ne finissant l’intégrale de L’Association qu’avec difficulté (sans doute ce genre d’œuvre ne s’apprécie-t-elle que par bribes, je ne sais pas). Toujours est-il que je ne conserverai pas cet album.

18/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Exterminateur 17
Exterminateur 17

Quel dommage que le scénario de Dionnet ne tienne pas la route ! En effet, j’ai vraiment beaucoup aimé le dessin de Bilal, encore très influencé par Moebius, même si – surtout au niveau des visages – on voit déjà le style de ses futures grandes réussites de SF. L’intrigue se laisse lire, mais après un début correct, j’ai trouvé qu’elle partait un peu (même parfois beaucoup) en cacahouète, comme si Dionnet improvisait dans l’urgence un scénario. Cela manque d’épaisseur, et on arrive au bout de l’histoire sans avoir appris grand-chose, avec en plus des questions en suspens. J’ai vu que Dionnet avait plus tard donné une suite à l’album inaugural. Je n’ai vraiment pas envie de faire de gros efforts pour le découvrir, tant je crains pour le scénario. Et ce d’autant plus que Bilal (dont le dessin est franchement le gros plus de l’album) n’est plus là pour redonner de l’intérêt. Bref, un album que les fans de Bilal doivent lire, regarder, serais-tenter de dire, mais qui hélas nourrit certaines frustrations.

17/12/2021 (modifier)
Par pol
Note: 2/5
Couverture de la série Kent State, quatre morts dans l'Ohio
Kent State, quatre morts dans l'Ohio

J'avais vraiment apprécié le style et la qualité documentaire de Mon ami Dahmer du même auteur. On retrouve ici le même soin apporté dans les détails, Derf Backderf est ultra minutieux, tout est daté, documenté, tracé, vérifié ... et il relate tout cela avec précision. C'est impressionnant dans Dahmer qui frappe par la singularité de son sujet : c'est pas tous les jours qu'on a un serial killer dans sa classe. Ici dans Kent State, il est question de manifs étudiantes qui dérapent à coups de bavures militaires. Le traitement ultra précis est moins digeste et c'est également moins original comme sujet. Il suffit de regarder l'actualité et tous les mois on a droit à un fait divers à base de bavure policière. Il n'y a pas toujours 4 morts certes, mais bon voilà quoi. Les deux premiers tiers de l'album relatent les 3 jours qui précèdent le jour fatidique. Backderf mélange des scènes de la vie quotidienne des étudiants avec le contexte du moment. Le tout dans le but de nous faire comprendre comment la situation à débordé comme cela, pourquoi on en est arrivé là. Oui c'est ultra complet, mais pour moi il y a trop de détails, c'est trop bavard et ça en devient un peu rébarbatif. Les assos' étudiantes, le contexte social, politique, la carrière des hommes au pouvoir, les prochaines élections, la condition des militaires, leur entrainement, la personnalité de leur chef, et j'en passe ... Certes il a tenu a être précis et exhaustif, à n'oublier aucun détail, mais il y en a trop et ça devient fastidieux à lire. Le bouquin m'est tombé plusieurs fois des mains. Bien sûr la dernière partie est saisissante, ça fait froid dans le dos de voir un régiment de militaires ouvrir le feu sur la foule, d'autant qu'elle est composée d'étudiants plutôt peace and love que d'extrémistes arme au poing. Bien sûr c'est grave, ça démontre toute la stupidité et les excès dont l'Amérique est capable. J'ai évidement apprécié cette dernière partie à sa juste valeur. Mais ça ne change pas trop mon ressenti d'ensemble. Il y a avait moyen de faire plus court (et plus efficace) sans altérer le fond du message.

17/12/2021 (modifier)
Couverture de la série À mains nues
À mains nues

A une époque où la promotion du féminisme est un filon très peu exploité, cette série prend pourtant ce pari très subversif et risqué (c'est ironique). Si le thème n'est pas original dans le fond, l'exécution est encore plus mauvaise. La qualité du dessin oscille entre le correct et l'indignité, avec certaines cases où le décor n'est même pas dessiné, des proportions parfois ratées, des expressions figées qui donnent plus une impression de voir un roman photo. Les outils narratifs sont d'un autre temps et en inadéquation avec l'ouvrage, on dirait une mauvaise BD des années 70, avec l'héroïne qui commente ce qu'elle fait au début, les "hihihi!" pour signifier le rire, les gouttes près du visage pour signaler la surprise. Le rythme est catastrophique, inexistant. On dirait qu'on a tenté de bourrer la fiche wikipédia du docteur Suzanne Noël coûte que coûte. Certaines séquences ne servent à rien, comme lorsque notre personnage principal n'arrive pas à passer son examen parce qu'elle a oublié sa carte. Ça s'améliore sur la fin si bien que j'ai quand même pu lire l'album jusqu'au dénouement. Finalement côté féminisme ça reste soft et les hommes en prennent pour leur grade sans que ça devienne outrancier. Aucune envie spécialement de lire la suite.

16/12/2021 (modifier)