Les derniers avis (21000 avis)

Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Les Singes
Les Singes

Drôle de polar que voila. Une jeune femme, étudiante, revient chez elle pour les vacances et retrouve son père et sa mère. Cette dernière part rapidement, sort du récit pour aller ailleurs, reste le père et la fille. Puis l'histoire s'enclenche. C'est un polar, mais dont j'ai trouvé le déroulé étrange. On a très vite des éléments constitutifs de ce que sera la suite, notamment dans les problématiques soulevés par les personnages et l'idée de où tout cela se dirige. Pendant un bon moment du récit, j'attendais de voir où tout cela nous menait, si une chose viendrait gripper la machine que je voyais se dérouler vers une fin logique, mais non. Le récit explore quelques pistes sur un potentiel problème autour de la jeune femme qui serait malade mentale, mais c'est désamorcé par la mise en scène qui insiste tout du long sur les détails qu'on "révèle" comme important au final mais qui étaient déjà limpides. De fait, la fin n'est pas surprenante et j'ai été assez peu convaincu par ce final grandiloquent assez irréaliste à mon gout. Le tout est accompagné de personnages étranges, notamment la protagoniste qui semble vite insupportable. Ses crises de paniques n'excusent pas tout et son comportement assez odieux est assez peu explicable. Est-elle trop chouchouté par son père dont elle était si proche qu'elle se croit supérieur et insulte les gens sans arrêt ? Le hic, c'est qu'elle semblait irritante et j'ai fini par espérer que le retournement justifie son comportement. Mais non, c'est juste une personne que je trouve odieuse. Ce qui n'aide pas à s'immerger dans la BD. Le dessin est charbonneux, gras sur les contours avec une nuance de rouge dans le noir et blanc qui annonce le récit, mais je ne l'ai pas trouvé extraordinaire. Il supporte l'ensemble sans faire d'étincelles. C'est surtout ce récit assez étrange, qui navigue entre la jeune femme qui a des soucis personnels, passe son permis et revient dans sa petite ville depuis la grande ville étudiante, puis les conflits autour de la famille. Et les deux sont étrangement peu liées, au point que j'attendais le moment où on les verrait enfin mélangé. Mais ça reste dans un entre-deux, le final est grandiloquent sur l'aspect enquête et les pages finales me font penser que l'idée aurait pu être mieux développée.

12/08/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Partir un jour
Partir un jour

Cette BD est étrange, notamment parce qu’elle contient en elle-même sa propre critique que j’aurais envie de recopier tant je la trouve pertinente, mais en même temps elle sait parfois avoir quelques envolées qui sauvent l’ensemble à mes yeux. C’est typiquement le genre de BD que j’ai l’impression de voir à la pelle : une BD introspective d’un quadra un peu largué dans sa vie qui se remet en question et décide de se lancer dans son fameux projet de vie jamais réellement commencé, évidemment artistique. Une sorte de recette tellement vue qu’elle est devenue un cliché récurrent dans les critiques ou les parodies des œuvres introspectives. Et je dois dire que « Partir un jour » est totalement dans les poncifs du genre, avec son personnage principal qui ne comprend plus sa vie et veut la redessiner en écrivant un livre. Sauf que pour une fois, eh bien la BD en est consciente et l’intègre dedans. Le personnage se voit reprocher d’être ce cliché, on note également que produire un livre dans une industrie en surproduction est absurde. Les discours du personnage avec son psy sont également très lucide sur ses intentions, bref l’auteur est conscient que sa BD est une parmi de nombreuses œuvres sur le même thème, s’interroge sur ce qu’il fait et se rend bien compte qu’il faut dépasser ce simple postulat. Car qui est intéressé par la vie d’un névrosé en pleine crise ? Mais c’est également là que la BD atteint ses limites : critiquer son œuvre de façon méta, c’est-à-dire conscient de sa propre existence, ne suffit pas à rendre l’ensemble tout de suite subversif. Je précise que l’intention de l’auteur est plutôt d’être sincère et honnête sur ce qu’il fait. Mais encore une fois, je ne trouve pas que cela suffise à en faire une œuvre bonne. Et d’ailleurs, si j’ai été assez content lors de ma lecture, je ne suis pas spécialement intéressé par une relecture et je doute retenir beaucoup de choses de celle-ci. Il y a un humour qui fait parfois mouche, de bonnes idées notamment avec le psy, quelques détails qui m’ont plu (notamment sur la question des relations amoureuses du personnage), mais au final, la BD reste une considération de quadra largué. Et j’ai du mal à trouver cela intéressant, quelle que soit la qualité qu’on peut voir dans l’exécution. Peut-être aussi que la BD n’ose pas mettre les bons termes dans son explication. Cette crise de la quarantaine, du sens de la vie, de l’impact de notre travail, c’est le capitalisme et l’injonction permanente à la consommation, l’idéal de la réalisation personnelle par le travail et dans celui-ci. La BD ajoute par petites touches tout ces détails, mais ne met jamais en lumière les véritables problématiques, les enjeux derrière ceci. Et c’est un manque cruel qui aurait sans doute un intérêt plus poussé. Juste un petit mot sur le dessin, sympathique mais pas spécialement notable non plus. C’est du dessin cartoon qui permet de raconter efficacement avec peu de traits, de décors ou de détails dans les visages. On a quelques décors, notamment lors des scènes figuratives du personnage qui représente son combat intérieur. C’est donc une BD qui n’est pas mauvaise, notamment dans son intention, mais qui est limitée par l’idée de base. Personnellement je ne suis pas client !

12/08/2026 (modifier)
Couverture de la série Dans le silence de ton regard
Dans le silence de ton regard

Je n’ai pas vraiment compris où cette histoire voulait en venir, ni ce qu’elle cherchait à raconter au-delà de son point de départ assez convenu. L’amour de jeunesse qui ressurgit pour chambouler une petite vie bien rangée avec femme et enfants, pourquoi pas, mais pour que ça fonctionne il faut généralement un twist, un supplément, une friandise qui donne un peu de saveur à l’ensemble. Ici, à part des corps de femmes nues très généreusement dessinés, c’est maigre. Le récit avance un peu sans queue ni tête et je suis resté assez indifférent aux états d’âme des personnages. Le dessin relève quelque peu l’ensemble. Il est plutôt réussi et donne une jolie place aux corps (même si c'est parfois un peu exagéré), aux ébats et à la passion, ce qui correspond finalement assez bien au sujet. Mais aussi agréable soit-il, il ne suffit pas à donner au récit la profondeur ou l’intérêt qui m’ont manqué.

12/08/2026 (modifier)
Couverture de la série Section infini
Section infini

Le style graphique, un trait gras un peu esquissé (comme si des crayonnés avaient été laissés apparents sous le dessin final), qui donne un rendu un peu « flouté » est original, mais pas forcément toujours très agréable à lire (et la colorisation est aussi parfois étrange). Mais bon, je m’y suis fait au bout d’un moment. L’histoire possède des qualités, en tout cas se révèle intrigante, avec ces « pirates », dont on ne sait pas grand-chose, si ce n’est qu’ils peuvent voyager dans le temps et qu’ils sont violents et menaçants. Face à eux une organisation secrète, la « Section infinie », dont nous suivons quelques membres (ils ne sont pas nombreux de toute façon), et qui cherchent à comprendre ces « pirates » et à lutter contre eux, au péril de leur vie. L’album alterne passages calmes et d’autres très mouvementés, violents, à la manière des blockbusters américains, comme dans les scènes finales. Toutefois, outre l’aspect graphique qui ne m’a pas toujours convenu, le fait que la série semble avoir été abandonnée (l’album est orphelin depuis douze ans !) en nous laissant en plan (sans aucune réponse aux nombreuses questions qu’on se pose) laisse au final quelque chose de décevant. Note réelle 2,5/5.

07/08/2026 (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
Couverture de la série Falstaff
Falstaff

Falstaff est un joli pavé de 150 pages scénarisé par Pierre Boisserie, qui aime la politique et l'histoire. Au dessin, je découvre le talent de Goho, dessinateur que je ne connaissais pas. Falstaff est l'un des personnages comique de Shakespeare qui connut le plus de succès. N'étant pas un grand connaisseur de Shakespeare, j'avoue que je ne connaissais pas le sieur vantard et bedonnant qui tient ici le haut de l'affiche. C'est d'abord la qualité du trait de Goho qui m'a séduit. Supporté par deux coloristes, ses planches sont élégantes, portées par un trait fin et précis. Ses décors et ses arrières plans sont somptueux et pas avares de détails, loin s'en faut. On prend plaisir à laisser l'oeil vagabonder dans certaines cases où fourmilles mille détails ancrant le récit dans son époque et parfois saupoudrés d'humour discret. Le personnage de Falstaff est au début plutôt affable, mais il m'a rapidement porté sur le système. Menteur invétéré, arnaqueur de première, vantard hors pair, il a fini par m'user. Les dialogues façon langue shakespearienne y sont sans doute pour beaucoup, car j'ai fini par trouver ces derniers pompeux malgré leur richesse. J'ai trouvé que cela alourdissait la narration, allant jusqu'à casser mon rythme de lecture. A tel point que j'ai fini par survoler la fin de l'album... Dommage, car le magnifique travail graphique de Goho était très motivant, mais les frasques et les dialogues ampoulés du personnages n'ont pas réussi à me faire apprécier cet album à sa juste valeur.

06/08/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Daredevil & Captain America
Daredevil & Captain America

Des auteurs italiens, connus pour leurs histoires du cowboy Tex, produisent une histoire de super-héros. Est-ce un spaghetti-Marvel ? L'histoire est complètement forcée et compliquée. Un méchant, Death-Stalker, qui est mort mais vit dans différentes dimensions temporelles, ne doit pas être tué ! Sous peine que tout le monde présent soit détruit ! Prétexte pour des combats entre Captain America et un Daredevil devenu fou. Le dessin est hyper-réaliste, dans les couleurs et les ombres, mais je n'apprécie pas trop ce style. Bref, une anomalie que je n'ai pas trop aimée.

05/08/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Don Quichotte
Don Quichotte

Don Quichotte de Cervantes est tout simplement l'œuvre fondatrice du roman occidental. Elle a tant de richesse et de niveaux de lecture possibles que j'ai un peu de mal à approuver une quelconque adaptation simplificatrice. Ici, encore une fois, je loue l'intention, mais la réduction aux épisodes anecdotiques les plus connus me gêne. Toujours les moulins et autres délires ! Cela malgré le dossier final. Ensuite, il y a le dessin. Évidemment, je ne m'attendais pas à la qualité des gravures de Gustave Doré. Mais quand même ! Les personnages et les couleurs sont moches. Ils ne sont pas du tout attrayants pour les jeunes à qui cette version serait destinée.

05/08/2026 (modifier)
Couverture de la série Histoires de Pebble Island
Histoires de Pebble Island

Bon, je crois que je vais arrêter avec cet auteur. C’est le quatrième album que je lis de lui, et j’ai à chaque fois à peu près le même ressenti décevant. Il y a pourtant des qualités (création d’une ambiance, travail sur l’esthétique indéniable), mais celles-ci ne me touchent pas. J’ai traversé cette lecture – quasiment muette, donc très rapide (en plus il n’y a pas beaucoup de pages) – sans jamais accrocher. Quelques arrêts sur images, quelques petiotes observations, il y a sans doute quelque chose de plus profond que ce que j’en ai perçu, mais ça m’a laissé sur le côté. Et du coup, toute l’esthétique dont j’ai parlé plus haut n’a fait qu’accentuer ce sentiment d’ennui, d’immobilisme. C’est clairement un auteur auquel je n’arrive pas à accrocher. Affaire de goût, donc je ne voudrais pas vous dissuader d’y jeter un coup d’œil (ça n’est pas une bouse), mais ça n’est définitivement pas ma came.

31/07/2026 (modifier)
Par grogro
Note: 2/5
Couverture de la série La Dernière Danse - Grand Prix Belgrade 1939
La Dernière Danse - Grand Prix Belgrade 1939

Si cette BD comporte des qualités évidentes, je ne suis pourtant pas parvenu à entrer dans la course. Les critiques semblent pourtant unanimes. Bon... C'est mon intérêt pour l'Histoire qui m'a porté à lire cette BD, et plus particulièrement cette période, ainsi que, je dois bien l'avouer, la nostalgie de l’enfance, temps béni où je passais une bonne partie de mon temps à lire et relire les manuels d’Histoire de la bibliothèque paternelle, ainsi qu’un album d’images Panini consacrés aux voitures anciennes qui avait été complété par mon frérot quelques années avant ma naissance... Nostalgie, nostalgie… Tout d’abord, je me dois de préciser que le dessin est engageant, sinon je n’aurais même pas pris la peine d’entamer cette lecture. Le trait de Youssef Daoudi est nerveux et très expressif. Servi par une mise en couleur choisie avec soin, il sait mettre le lecteur en appétit : au premier coup d’œil, on perçoit parfaitement l’énergie électrique qui devait régner à ce moment précis. Ensuite, la tourmente qui emporte alors le continent européen trouve dans l’organisation même du récit une très juste transcription. L’auteur en effet entrecoupe sa narration de pages plus historiques ou techniques. L’ensemble est dynamique et le lecteur se sent véritablement pris dans un tourbillon. Cela étant dit, force est de constater que cela n’a pas fonctionné sur moi, et je me trouve bien ennuyé. Tout cela créé aussi de la confusion. J’ai eu du mal à suivre le fil et à m’attacher aux personnages, tout comme j’ai eu du mal à comprendre leur parcours individuel, si bien que je ressors de ma lecture avec le sentiment d’avoir traversé un rêve haché. Enfin, je trouve que sur un sujet tout à fait similaire, le film Le Mans 66 apportait une dimension supplémentaire que je n'ai pas décelée ici. La dernière danse reste étrangement attendu dans son propos (alors qu'on était en droit d'attendre quelque chose) là où le film précité parvenait à surprendre par sa teneur politique (alors que je n'en attendais absolument rien). Pour conclure, et malgré les qualités certaines de l’album, je dirais simplement qu’il n’était pas pour moi. Les albums Panini sont désormais loin derrière moi. Je suis passé à autre chose.

31/07/2026 (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
Couverture de la série Le Massacre du gang Enfield
Le Massacre du gang Enfield

C'est avec le duo Ed Brubacker/Sean Phillips, que j'avais découvert le fils en tant que coloriste. Puis, il avait sauté le pas au dessin avec Texas Blood en 2021 avec Chris Condon au scénario, série qui partait plutôt pas trop mal mais qui semble malheureusement abandonnée. Le même duo nous propose cette fois-ci un western, retraçant un épisode sanglant de l'histoire de la frontière texane : le massacre du gang Enfield, qui donne le nom à cet album. Côté graphisme, pas de surprises, on retrouve la colorisation et un encrage tranchés, un trait sommaire et efficace qui ont fait sa marque de fabrique. L'histoire est découpée en chapitres, où s'intercalent à chaque fois une double page de texte reposant le cadre historique de ce tragique événement. En soit ce n'est pas mauvais ; je ne connaissais pas cette "anecdote" pourtant réputée au Texas, mais si l'on enlève les pages de texte, la BD s'avale en trois coups de cuillère à pôt alors qu'elle s'étire sur 192 pages ! Je peux comprendre la volonté de réhabilitation d'une vérité historique, même s'il s'agit d'une bande de malfrats, mais au final, tout cela manque d'implication pour le lecteur. Je n'ai pas eu la moindre empathie pour les protagonistes, et on suit ce tragique massacre perpétré par un Texas Ranger, un shérif tout frais nommé et la cavalerie sans grand frisson. Bref, un retour sur une tragédie historique qui manque d'étoffe et qui peine à convaincre.

30/07/2026 (modifier)