Les derniers avis (20524 avis)

Par Lodi
Note: 2/5
Couverture de la série L'Agent 212
L'Agent 212

Le flic ? Insignifiant et les gags aussi et le dessin…Le seul individu avec un cerveau donnant lieu a des gags qui peuvent s'appeler des gags est le suicidaire récurent. C'est quand même très peu. Dans Spirou, plein de seconds rôles sont excellents, comme l'alcoolique et ivrogne qui voit de drôles de trucs… Vrais ! Personne ne le croit, souvent il ne se croit pas lui-même, c'est dire. Je n'ai jamais compris comment une série si nulle a pu survivre, même insérée dans le journal Spirou qu'on lit en commençant par le meilleur et qu'on finit par ça en espérant qu'il y aura le suicidé, qui seul donne un peu de vie à tout ça ! Sans suicidé, une étoile, avec, deux, on peut dire que je ne suis pas sévère.

21/01/2026 (modifier)
Par Cleck
Note: 2/5
Couverture de la série Les Poissons, eux, ne pleurent pas
Les Poissons, eux, ne pleurent pas

Le projet est très intéressant : un quasi-documentaire sur les ravages de l'économie de marché mondialisée autour de la problématique de la pêche. Comment l'incursion des multinationales déstabilise des filières locales artisanales, impacte durablement les écosystèmes, déstabilise des équilibres sociaux, dans des territoires non suffisamment structurés pour gérer les conséquences du libéralisme et de l'interdépendance. L'idée était de travailler ce sujet sans manichéisme, de proposer le portrait de pêcheurs pragmatiques, capables de tout, dont pactiser avec le diable pour pouvoir subvenir aux besoins de leur famille. La fiction propose le portrait de différents acteurs : le père de famille pêcheur pauvre, la militante écolo, l'opportuniste commercial nouveau riche s'alliant à la multinationale, etc. S'ajoutent des enjeux familiaux (l'un est le frère de l'autre, quelles conséquences pour femme et enfants), un propos sur la concupiscence du pouvoir en place, des moments de respiration et espoir via le conte ou les rêves de football, etc. L'ensemble est apparemment riche, mais maladroitement structuré. L'on adopte principalement le point de vue du pauvre pêcheur, puis celui de son fils, ce qui permet modérément de comprendre l'interdépendance, la violence économique, sociale et écologique de la multinationale, ni même les choix individuels (le militantisme soudain du fils). Les choix et positionnements du gouvernement ne sont pas détaillés, si bien que la répression policière, l'éventuelle corruption, les mesures d'accompagnement, les accords financiers... échappent aux lecteurs. Tout apparaît un peu soudain, exagéré dans ses développements, militant malgré le refus du manichéisme. Une brève fiction n'était sans doute pas adaptée au sujet, tout comme le sensationnalisme nuit à l'implacable réquisitoire. Bref, une BD qui laisse un goût d'inachevé : je n'imagine pas qu'elle convainque des personnes réfractaires à ce discours "de gauche", mais elle ne me satisfait pas vraiment non plus par excès de fiction et d'éléments surdramatiques.

21/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Terminus 1
Terminus 1

Mouais. Je ne dois pas être le cœur de cible, je ne sais pas. En tout cas cette lecture, rapide et pas réellement désagréable, ne m’a jamais vraiment accroché. Je l’ai traversée sans enthousiasme, et me dépêche de l’aviser, avant de l’avoir oubliée. Le dessin de Ponzio est, comme à son habitude – assez particulier dans son rendu. Hyperréaliste, proche de photos retravaillées, avec des personnages assez « raides ». Je n’en suis a priori pas un gros amateur. Mais c’est lisible et parfois même très beau. C’est juste que cet aspect glaçant et rigide ne m’attire pas trop. C’est surtout l’histoire qui m’a laissé de côté, qui ne m’a jamais réellement intéressé. L’intrigue est légère, manque d’aspérités. Et je n’ai pas compris comment Marje pouvait faire parvenir des objets, de l’eau à Julius d’une autre planète en quelques instants – ni comment Julius avait pu revenir seul avec son Palladium en retraversant le désert. Si les pouvoirs de télépathie de Julius sont expliqués e façon expéditive (piqué par une espèce spéciale de guêpes !?), cet aspect est finalement peu exploité (je m’attendais à ce que ce soit quelque chose de central dans l’histoire). Bref, une petite déception me concernant.

19/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Deryn Du
Deryn Du

Je suis vache en mettant cette note mais je n’en pouvais plus de voir la fin. L’œuvre possède pourtant des qualités mais qui n’ont pas su me toucher. Le dessin, malgré certaines images fabuleuses, ne m’a pas emporté cette fois, je l’ai trouvé parfois trop maladroit. Et si j’ai aimé la retranscription et l’ambiance d’un village de pêcheur d’époque, aucun personnage ne m’a vraiment intéressé. Ensuite vient le récit qui m’a semblé bien peu palpitant, l’auteur retrouve des thématiques que l’on a déjà aperçu dans d’autres de ses albums, mais sans apporter de nouveauté ou véritable souffle. J’ai quand même bien aimé la fin mais que ce fut long pour l’atteindre. La postface laisse le mot à l’auteur sur une certaine ambition avec cet album, l’horreur en BD … et bin ça n’a pas marché avec moi, j’ai détesté ces pages qui me faisaient sortir de ma lecture et qui m’ont semblé lourdes (et donc pour moi effet escompté loupé). Bref je n’y reviendrais pas, assez mitigé de ma lecture. Je ne peux pas le déconseiller, pour les amateurs d’ambiance mais ne vous attendez pas à un truc de fou. 2,5

19/01/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série À qui le tour ?
À qui le tour ?

À qui le tour ? est un recueil d'histoires courtes d'humour noir, toutes construites autour de faits divers, de meurtres absurdes ou sordides, et de chutes plus ou moins cruelles. Le principe est simple et assumé : prendre la lie de la société humaine et ses pulsions les plus glauques pour en tirer des récits grinçants et très noirs. Ce type d'histoires s'inscrit clairement dans la tradition de Fluide Glacial, voire de Hara-Kiri. On pense à Tronchet ou à Vuillemin, mais aussi, évidemment, aux personnages volontairement abjects et misérables que Lindingre lui-même a déjà mis en scène dans ses premiers ouvrages (Chez Francisque, Titine au bistrot ou encore La Famille Legroin). Certaines histoires sont efficaces, avec des chutes bien amenées et une noirceur assumée qui fonctionne à plein régime. D'autres sont moins mémorables, souvent parce que la fin est un peu attendue ou trop plate. Et puis il y a des récits qui m'ont laissé froid, soit parce qu'ils donnent une impression de déjà-vu par rapport aux précédents, soit parce que l'humour graveleux ou la facilité de la trame m'ont paru trop appuyés, voire gratuits. J'ai en effet ressenti un effet de répétition, avec des constructions reposant toujours sur le même mécanisme (montée en tension puis chute cruelle), des idées déjà exploitées, et parfois une recherche du choquant pour le choquant sans que cela soit réellement drôle. Et c'est dommage car, graphiquement, j'aime beaucoup le travail de Jean-Christophe Chauzy. Son dessin est expressif, nerveux, parfois presque agressif, avec une mise en couleurs directes qui rend les planches belles tout en renforçant le malaise et la noirceur des situations. C'est un style qui colle parfaitement à ce type de récits, capable d'être à la fois caricatural et cru tout en restant maîtrisé. Le graphisme porte clairement l'album. Par conséquent, je suis navré d'avoir trouvé ces histoires si peu drôles et souvent prévisibles dans leur manière d'explorer la médiocrité humaine à travers des personnages tous plus malsains les uns que les autres.

19/01/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Le Monde à Malec
Le Monde à Malec

À mi-chemin entre le blog BD et le strip comics, Le Monde à Malec raconte pêle-mêle le quotidien de son auteur, parti vivre a Tokyo avec sa femme coréenne, son travail, les chocs culturels, Internet et une multitude de digressions plus ou moins liées à ces thèmes. Il en découle une accumulation de tranches de vie, de strips et de récits courts, sans véritable colonne vertébrale narrative. Le dessin est volontairement simple et caricatural, très expressif, avec une mise en page libre. Le format paysage évoque clairement le strip, et l'album en contient d'ailleurs plusieurs. L'énergie graphique est indéniable : ça bouge, ça se lit sans effort et l'ensemble reste clair. En revanche, cela ne cherche jamais la finesse ni la sophistication visuelle. On est sur un registre de blog BD humoristique. Côté scénario, c'est là que mon avis se divise nettement. Comme évoqué plus haut, l'ensemble est très foutraque. On trouve parfois quelques fragments du quotidien et, plus rarement, des passages réellement consacrés à la vie au Japon. Mais l'album accumule surtout les digressions, les dialogues de couple, les prises de position sur la société et de nombreux extraits issus d'anciennes publications internet de l'auteur. L'humour se veut décomplexé, cynique et souvent autoréflexif, avec quelques brisages du quatrième mur. Malgré cela, l'ensemble m'a laissé une impression de vide assez persistante. Beaucoup de gags reposent sur un humour potache, volontiers vulgaire, fréquemment scato, ou sur des stéréotypes qui finissent par lasser. La relation avec Kirika, présentée de manière très infantilisante, n'apparait ni touchante ni réellement signifiante, tout au plus anecdotique. Malgré un cadre théoriquement riche (Tokyo, expatriation, différences culturelles, monde de l'animation), l'album en exploite très peu les possibilités et survole ces sujets de manière trop superficielle. L'auteur semble avoir finalement peu de choses à dire au-delà de lui-même, sans jamais chercher à dépasser l'anecdote ou le gag immédiat. J'y ai donc surtout vu un exercice autocentré, effleurant des thèmes intéressants mais s'attardant trop longuement sur des considérations mineures et sur un humour qui ne m'a jamais fait décrocher un sourire.

19/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 2/5
Couverture de la série Le Chat
Le Chat

Bd bien surévaluée. Dessin, arrive à rendre un chat moche et banal, comme on jetterait un diamant dans la boue. Gag ? Rien de génial, qu'est-ce qu'on descend par rapport à tant de séries comiques… On s'ennuie à cause d'une banalité pompeuse, moche et sans mouvement. Les couleurs sont aussi grises que l'humour passe-partout. L'auteur est bien meilleur comme invité à la télé, je pense que c'est la raison pour laquelle une bulle spéculative comme des dessins nuls et des gags passables où il s'écoute parler ne crève pas. Lises plutôt Calvin et Hobbes !

19/01/2026 (modifier)
Par Gilles
Note: 2/5
Couverture de la série Little Gotham
Little Gotham

Je voulais un Batman un peu décalé, avec des références... Je me retrouve avec un peu de fan service et une succession de jeux de mots qui rend les histoires dures à lire et comprendre. Je déconseille. Humour vraiment bas de gamme.

18/01/2026 (modifier)
Par Battle
Note: 2/5
Couverture de la série Une luciole dans la ville
Une luciole dans la ville

J'avais beaucoup apprécié le Moine Fou autant le dessin que le scénario. Pour ce One Shot de Vink, le dessin est toujours très allégé et poétique comme à son habitude. Du coté du scénario, par contre, le bât blesse vraiment... Cette histoire n'a vraiment ni queue ni tête ; en tout cas il n'y a aucune structure et la fin se termine comme un gros plouf dans l'eau. On peut rêver sur les beaux dessins de Vink, mais l'incohérence de l'histoire nous amène à rester sur notre faim ! 2 étoiles pour le dessin, 1,5 pour le reste...

16/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 2/5
Couverture de la série Le Singe de Hartlepool
Le Singe de Hartlepool

Re-la-ti-vi-sons ! Cette bd est pas pas mal, sans plus. Le dessin a une relative personnalité mais est moche, et on a tué… un animal ! Je préfère qu'une communauté se réconcilie sur le dos d'une bête que d'un humain, soit l'une des raisons qui font que j'estime que les corridas ont une utilité sociale. Il faut se remettre dans le contexte historique, aussi, quand on a découvert les singes on a eu du mal à les différencier des humains. Et les Noirs en ont fait les frais, ravalés au niveau de la bête, ou du moins entre les Blancs et elle. Même si j'ai plains le pauvre singe, je m'inquiétais plus du jeune garçon jeté du navire pour le crime de parler la langue de Shakespeare, et qui arrivé en Angleterre risquait aussi beaucoup de la part des sujets de Sa Gracieuse Majesté ! La légende - ou la réalité ? - de ce qui est arrivé au singe a une part d'odieux et de ridicule, mais qu'est-ce par rapport à tant de drames ? On a pu parler de mépris pour les gens du peuple, mais n'oublions pas que le capitaine du navire, donc de l'élite, donne, lui, l'ordre d'exécuter un enfant pour cause de haine délirante envers l'ennemi anglais. A cela répond un médecin qui n'est pas n'importe qui, grand père de Darwin, avec ce dernier, enfant : difficile de faire mieux ! Et si les gens du peuple sont montrés ignorants et très remontés contre les mangeurs de grenouilles, il y a chez de pauvres gens abandonné par toute élite le désir de faire de son mieux, en ne tuant pas comme ça le singe qu'ils prennent pour un ennemi, mais en essayant de lui accorder un procès avec un avocat. Dans cette œuvre, je pense qu'il y a le procès des nations, qui mèneraient à des illusions sur son groupe et à la haine des autres groupes. Ou bien c'est le mot de la fin qui m'y fait songer ? C'est un reproche qu'on peut faire à tous les groupes. D'un autre côté, sans groupe pour l'élever, un humain ne développe pas son potentiel comme on le voit pour les enfants sauvages. Les heureux sont ceux qui ont eu le plus grand capital culturel du groupe, comme le savant grand-père de Darwin, et s'éloignent des groupes quand ils sont en pleine crise de violence. Une grand-mère du village, forcément moins instruite, arrive à la même attitude par une réflexion sans doute plus personnelle. Il n'est pas naturel que les plus lucides fassent réfléchir les autres : s'ils le sont, ils voient bien la difficulté, parfois le danger, voire si on est pessimiste, la futilité de l'entreprise.

15/01/2026 (modifier)