Pas vraiment convaincue par cet album.
Ces petits épisodes mettant en scène Thérèse d’Avila se veulent drôles et irrévérencieux. J’ai vraiment eu du mal à adhérer. L’humour m’a paru forcé, un brin répétitif et verbeux, le côté iconoclaste dilué dans l’absurde.
Peut-être n’étais-je pas dans le meilleur jour pour apprécier.
Parce que je reconnais que Claire Bretécher est certes une pionnière de la bd. Je la trouvais plus drôle dans sa série des frustrés, dont je lisais des extraits de loin en loin il y a longtemps.
De plus son dessin si caractéristique est à mes yeux bien meilleur sans la colorisation présente ici.
J'ai lu cette série (enfin surtout le tome 1, j'ai arrêté au cours du tome 2) parce qu'il y avait le nom du scénariste Jonathan Hickman sur la couverture. Cela m'intriguait car il est considéré comme un bon scénariste par plusieurs fans de comics books américains sur internet alors que le peu que j'avais lu de lui il y a longtemps ne m'a pas impressionné. Je me suis dit que cette série était une bonne opportunité pour mieux le connaitre…et après lecture je pense que je vais continuer d'ignorer toutes ses œuvres que je n'ai pas lues.
C'est dommage parce que le dessin est vraiment très beau et on voit que les auteurs ont fait des efforts pour imaginer cet univers, mais voilà le scénario n’est pas terrible. Il faut savoir qu'il y a plusieurs pages qui expliquent bien ce monde fictif et au lieu de les mettre à la fin de chaque chapitre, comme des bonus, on les met souvent entre deux scènes, cela casse le rythme. Parlant de casser le rythme, il y aussi le fait que les chapitres sont souvent très courts, on dirait presque que chaque scène méritait son propre chapitre ! De plus, l'histoire est vraiment bordélique et décousue. Il n'y a pas grand chose qui a retenu mon attention.
J'ai l'impression que c'est encore un récit où on a pris plus d'attention au contenant qu'au contenu. Le dessin est superbe et rien qu'en feuilletant on a envie de lire cette série. Si on prend chaque planche individuellement, on pense qu'on va lire une bonne série, mais si on met toutes les planches ensemble, on se rend compte qu'il y a des problèmes.
Bon, ben mon avis sera court : je n'ai rien compris à cette histoire.
Alors bien sur, je vois bien la métaphore de la création, l'envie de se perdre dans son œuvre, mais franchement, je ne vois pas trop ce que le récit raconte. Avoir une thématique c'est bien, mais ça ne suffit pas. Ici elle manque de clarté, sans compter que la BD propose plein de choses peu exploitées : la communication à travers le temps, la création, l'internet (enfin, je crois). Le voyage entre les îles avec la chauve-souris géante laisse aussi perplexe : c'est une manière de symboliser les connections entre site internet, une métaphore de l'isolement des artistes ? J'en sais rien et franchement, j'ai pas envie d'en savoir plus. C'est trop rapide comme récit, trop cryptique (pourquoi quelqu'un s'appelle l'Oracle si elle ne donne aucune prédiction ?) et franchement pas très intéressant même dans la résolution.
Le dessin va de pair avec ce récit : un peu bizarre, très carré dans le style, inspiré de manga et d'animés, dynamique et en bichromie qui accentue le coté très artistique de l'ensemble. En somme, ça m'évoque une belle coquille vide qui n'a pas assez de matière pour m'intéresser et semble refuser des clés de lectures immédiates pour qu'on puisse comprendre sans manuel. Pour ma part c'est rangé dans le "m'en fiche", et je vais l'oublier tranquillement. Pas pour moi !
J’ai emprunté au hasard les deux albums à ma médiathèque, pensant découvrir une nouveauté fantasy. Et ce n’est qu’en voulant aviser la série que j’ai appris que c’était une nouvelle réédition d’un « vieux » manga, et aussi apparemment l’adaptation d’un jeu vidéo/anime – que je ne connaissais pas du tout (je pense que le nouvel éditeur, Pika, aurait pu signaler ce fait…).
Dès l’entame j’ai été surpris par l’intrigue, très fortement inspirée de la fantasy européenne classique, et par le dessin, qui lui aussi est plus américain ou européen que japonais, sauf pour certains visages.
Pour rester sur le dessin, il a de belles choses, mais hélas tout est noyé dans quelque chose qui l’enlaidit et/ou le rend difficilement lisible. D’abord, alors que les dessins en couleurs dans la galerie en fin de second volume donnent envie, la série est en Noir et Blanc, mais avec un trait gras, qui rend illisible la plupart des détails – pourtant visiblement nombreux en arrière-plan. Et toutes les scènes – très nombreuses elles aussi – de bataille/bagarre sont confuses et indéchiffrables.
Quant au récit, il manque cruellement d’originalité, dans les grandes lignes comme dans les détails. Les personnages sont caricaturaux, et les dialogues sont eux-aussi coincés dans le même genre de moule. Du coup, difficile de s’attacher aux personnages, à l’intrigue, ou aux dessins. Peut-être ceux qui connaissent l’univers semble-t-il adapté ici y trouveront un peu plus de plaisir, mais j’ai traversé cette série sans enthousiasme, je me suis même plusieurs fois ennuyé, et j’ai refermé le second album en me disant que j’aurais rapidement oublié cette histoire, et qu’il fallait vite écrire mon avis avant que tout disparaisse – sans regret.
On dirait une autofiction en bande dessinée, qui peut nous apprendre, non quelque chose de solide sur l'Iran, mais une impression d'une personne qui en vient. Pourquoi pas le lire, mais à quoi bon le relire ? Il y a des bulles spéculatives en art comme ailleurs, pas forcément en l'occurrence pour gagner de l'argent mais se prouver et manifester aux autres qu'on fait partie des happy few de l'art et de la politique. Il en va de même de tant de choses ! Il faudrait en être. Je ne condamne pas les Rastignac obligés à cet exercice et à tant d'autres, mais quand on n'a rien de véritable à gagner, mieux vaut… tourner la page !
La série débute, et se présente d'ailleurs ainsi sur la longueur, comme un polar relativement classique, avec pour le pimenter un zest de mystère, un halo fantastique.
Mais, si ça se laisse lire - en usant de certains clichés, comme la malédiction consécutive à la découverte d'une tombe égyptienne - je suis quand même sorti sur ma faim de cette lecture.
Surtout que le dernier tome, censé présenter les révélations finales, est plutôt tiré par les cheveux, avec un fantastique qui dénature trop le récit polar (la couverture de cet album m'avait alerté à ce propos).
Note réelle 2,5/5.
Je ne connaissais pas du tout cette collaboration entre Christin et Boucq. L'album rassemble des histoires courtes humoristiques en noir et blanc, publiées dans Fluide Glacial en 1980. Elles mettent en scène le professeur Bourremou et son jeune acolyte, rencontrés sur les routes où ils vagabondent. En s'appuyant sur la verve aussi érudite que politique du professeur (et parfois sur le corps juvénile du garçon), ils parviennent à gagner de quoi manger et quelques sous. Le professeur excelle en effet dans l'art de submerger son auditoire de discours savants et idéologiques, au point de l'amener à agir à l'inverse de ses intentions initiales.
À cette époque, Christin bénéficiait déjà d'une longue carrière, tandis que Boucq n'en était qu'à ses débuts (ce que rappelle d'ailleurs avec humour une page d'introduction de l'album). J'ai trouvé intéressant de découvrir son style graphique à ce stade. Il s'y rapproche assez de celui d'Alexis, d'autant que ces histoires humoristiques en noir et blanc évoquent volontiers celles d'autres personnages du dessinateur de Time is Money (Timoléon) et autres Avatars et coquecigrues. On perçoit toutefois déjà par endroits un trait plus organique propre à Boucq, ainsi que quelques indices de ses créations futures, notamment dans certains passages aux lignes de fuite très apparentes. Même si l'ensemble noir et blanc peut parfois sembler un peu sinistre, le dessin est déjà solide et agréable.
L'humour, en revanche, m'a nettement moins convaincu. Le principe de la série se résume assez vite et ne se renouvelle guère. Les tirades érudico-politiques du professeur m'ont paru lourdes et assommantes. Elles peuvent certes être lues comme un témoignage de l'état d'esprit des années 80, mais ce qui se voulait subversif à l'époque paraît aujourd'hui parfois maladroit, voire gênant. Certaines dénonciations du racisme reposent elles-mêmes sur des stéréotypes raciaux, et celles du viol ou de la misogynie n'échappent pas totalement à des relents sexistes. Je ne doute pas des intentions des auteurs, qui sont très certainement à l'opposé de ces travers, mais la lecture près d'un demi-siècle plus tard laisse un sentiment de décalage marqué.
Au final, je n'ai pas ri et je me suis même ennuyé. Le rythme est laborieux, les dialogues pesants, les gags tirés en longueur sans véritable surprise. L'album constitue surtout une curiosité pour qui s'intéresse à cette collaboration particulière ou au dessin de Boucq à ses débuts, mais il ne s'agit en rien d'une œuvre marquante.
Encore une bd surestimée, public captif d'exploits non arthuriens, mais de courses automobiles. Scénario bien plats, autant que la psychologie des personnages et l'expression de leurs sentiments par leur visage et postures. Les dialogues ? Eh ben, si on peut appeler ça des dialogues… On ouvre pour les voitures, on ferme parce qu'on s'ennuie.
Bd bien surestimée, qu'on lit vraiment faute de mieux. Dessin pas terrible, et scénario de même. Une seule bonne idée, pour changer, le roi Arthur et Merlin n'ont rien de glamour, le second vendant d'ailleurs son aide au premier contre des jours de sa vie. Je pense qu'on avait deux façon d'améliorer la série : soit la rendre plus créative, soit tout organiser autour de cet axe.
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La Vie passionnée de Thérèse d'Avila
Pas vraiment convaincue par cet album. Ces petits épisodes mettant en scène Thérèse d’Avila se veulent drôles et irrévérencieux. J’ai vraiment eu du mal à adhérer. L’humour m’a paru forcé, un brin répétitif et verbeux, le côté iconoclaste dilué dans l’absurde. Peut-être n’étais-je pas dans le meilleur jour pour apprécier. Parce que je reconnais que Claire Bretécher est certes une pionnière de la bd. Je la trouvais plus drôle dans sa série des frustrés, dont je lisais des extraits de loin en loin il y a longtemps. De plus son dessin si caractéristique est à mes yeux bien meilleur sans la colorisation présente ici.
Decorum
J'ai lu cette série (enfin surtout le tome 1, j'ai arrêté au cours du tome 2) parce qu'il y avait le nom du scénariste Jonathan Hickman sur la couverture. Cela m'intriguait car il est considéré comme un bon scénariste par plusieurs fans de comics books américains sur internet alors que le peu que j'avais lu de lui il y a longtemps ne m'a pas impressionné. Je me suis dit que cette série était une bonne opportunité pour mieux le connaitre…et après lecture je pense que je vais continuer d'ignorer toutes ses œuvres que je n'ai pas lues. C'est dommage parce que le dessin est vraiment très beau et on voit que les auteurs ont fait des efforts pour imaginer cet univers, mais voilà le scénario n’est pas terrible. Il faut savoir qu'il y a plusieurs pages qui expliquent bien ce monde fictif et au lieu de les mettre à la fin de chaque chapitre, comme des bonus, on les met souvent entre deux scènes, cela casse le rythme. Parlant de casser le rythme, il y aussi le fait que les chapitres sont souvent très courts, on dirait presque que chaque scène méritait son propre chapitre ! De plus, l'histoire est vraiment bordélique et décousue. Il n'y a pas grand chose qui a retenu mon attention. J'ai l'impression que c'est encore un récit où on a pris plus d'attention au contenant qu'au contenu. Le dessin est superbe et rien qu'en feuilletant on a envie de lire cette série. Si on prend chaque planche individuellement, on pense qu'on va lire une bonne série, mais si on met toutes les planches ensemble, on se rend compte qu'il y a des problèmes.
Leftstar et l'étrange péripétie
Bon, ben mon avis sera court : je n'ai rien compris à cette histoire. Alors bien sur, je vois bien la métaphore de la création, l'envie de se perdre dans son œuvre, mais franchement, je ne vois pas trop ce que le récit raconte. Avoir une thématique c'est bien, mais ça ne suffit pas. Ici elle manque de clarté, sans compter que la BD propose plein de choses peu exploitées : la communication à travers le temps, la création, l'internet (enfin, je crois). Le voyage entre les îles avec la chauve-souris géante laisse aussi perplexe : c'est une manière de symboliser les connections entre site internet, une métaphore de l'isolement des artistes ? J'en sais rien et franchement, j'ai pas envie d'en savoir plus. C'est trop rapide comme récit, trop cryptique (pourquoi quelqu'un s'appelle l'Oracle si elle ne donne aucune prédiction ?) et franchement pas très intéressant même dans la résolution. Le dessin va de pair avec ce récit : un peu bizarre, très carré dans le style, inspiré de manga et d'animés, dynamique et en bichromie qui accentue le coté très artistique de l'ensemble. En somme, ça m'évoque une belle coquille vide qui n'a pas assez de matière pour m'intéresser et semble refuser des clés de lectures immédiates pour qu'on puisse comprendre sans manuel. Pour ma part c'est rangé dans le "m'en fiche", et je vais l'oublier tranquillement. Pas pour moi !
La Voie du Sabre
Le dessin n'est pas mal sans être mémorable et j'ai déjà oublié l'histoire. Lecture dispensable, donc..
Les Chroniques de la guerre de Lodoss
J’ai emprunté au hasard les deux albums à ma médiathèque, pensant découvrir une nouveauté fantasy. Et ce n’est qu’en voulant aviser la série que j’ai appris que c’était une nouvelle réédition d’un « vieux » manga, et aussi apparemment l’adaptation d’un jeu vidéo/anime – que je ne connaissais pas du tout (je pense que le nouvel éditeur, Pika, aurait pu signaler ce fait…). Dès l’entame j’ai été surpris par l’intrigue, très fortement inspirée de la fantasy européenne classique, et par le dessin, qui lui aussi est plus américain ou européen que japonais, sauf pour certains visages. Pour rester sur le dessin, il a de belles choses, mais hélas tout est noyé dans quelque chose qui l’enlaidit et/ou le rend difficilement lisible. D’abord, alors que les dessins en couleurs dans la galerie en fin de second volume donnent envie, la série est en Noir et Blanc, mais avec un trait gras, qui rend illisible la plupart des détails – pourtant visiblement nombreux en arrière-plan. Et toutes les scènes – très nombreuses elles aussi – de bataille/bagarre sont confuses et indéchiffrables. Quant au récit, il manque cruellement d’originalité, dans les grandes lignes comme dans les détails. Les personnages sont caricaturaux, et les dialogues sont eux-aussi coincés dans le même genre de moule. Du coup, difficile de s’attacher aux personnages, à l’intrigue, ou aux dessins. Peut-être ceux qui connaissent l’univers semble-t-il adapté ici y trouveront un peu plus de plaisir, mais j’ai traversé cette série sans enthousiasme, je me suis même plusieurs fois ennuyé, et j’ai refermé le second album en me disant que j’aurais rapidement oublié cette histoire, et qu’il fallait vite écrire mon avis avant que tout disparaisse – sans regret.
Persepolis
On dirait une autofiction en bande dessinée, qui peut nous apprendre, non quelque chose de solide sur l'Iran, mais une impression d'une personne qui en vient. Pourquoi pas le lire, mais à quoi bon le relire ? Il y a des bulles spéculatives en art comme ailleurs, pas forcément en l'occurrence pour gagner de l'argent mais se prouver et manifester aux autres qu'on fait partie des happy few de l'art et de la politique. Il en va de même de tant de choses ! Il faudrait en être. Je ne condamne pas les Rastignac obligés à cet exercice et à tant d'autres, mais quand on n'a rien de véritable à gagner, mieux vaut… tourner la page !
Jason Brice
La série débute, et se présente d'ailleurs ainsi sur la longueur, comme un polar relativement classique, avec pour le pimenter un zest de mystère, un halo fantastique. Mais, si ça se laisse lire - en usant de certains clichés, comme la malédiction consécutive à la découverte d'une tombe égyptienne - je suis quand même sorti sur ma faim de cette lecture. Surtout que le dernier tome, censé présenter les révélations finales, est plutôt tiré par les cheveux, avec un fantastique qui dénature trop le récit polar (la couverture de cet album m'avait alerté à ce propos). Note réelle 2,5/5.
Les Leçons du professeur Bourremou
Je ne connaissais pas du tout cette collaboration entre Christin et Boucq. L'album rassemble des histoires courtes humoristiques en noir et blanc, publiées dans Fluide Glacial en 1980. Elles mettent en scène le professeur Bourremou et son jeune acolyte, rencontrés sur les routes où ils vagabondent. En s'appuyant sur la verve aussi érudite que politique du professeur (et parfois sur le corps juvénile du garçon), ils parviennent à gagner de quoi manger et quelques sous. Le professeur excelle en effet dans l'art de submerger son auditoire de discours savants et idéologiques, au point de l'amener à agir à l'inverse de ses intentions initiales. À cette époque, Christin bénéficiait déjà d'une longue carrière, tandis que Boucq n'en était qu'à ses débuts (ce que rappelle d'ailleurs avec humour une page d'introduction de l'album). J'ai trouvé intéressant de découvrir son style graphique à ce stade. Il s'y rapproche assez de celui d'Alexis, d'autant que ces histoires humoristiques en noir et blanc évoquent volontiers celles d'autres personnages du dessinateur de Time is Money (Timoléon) et autres Avatars et coquecigrues. On perçoit toutefois déjà par endroits un trait plus organique propre à Boucq, ainsi que quelques indices de ses créations futures, notamment dans certains passages aux lignes de fuite très apparentes. Même si l'ensemble noir et blanc peut parfois sembler un peu sinistre, le dessin est déjà solide et agréable. L'humour, en revanche, m'a nettement moins convaincu. Le principe de la série se résume assez vite et ne se renouvelle guère. Les tirades érudico-politiques du professeur m'ont paru lourdes et assommantes. Elles peuvent certes être lues comme un témoignage de l'état d'esprit des années 80, mais ce qui se voulait subversif à l'époque paraît aujourd'hui parfois maladroit, voire gênant. Certaines dénonciations du racisme reposent elles-mêmes sur des stéréotypes raciaux, et celles du viol ou de la misogynie n'échappent pas totalement à des relents sexistes. Je ne doute pas des intentions des auteurs, qui sont très certainement à l'opposé de ces travers, mais la lecture près d'un demi-siècle plus tard laisse un sentiment de décalage marqué. Au final, je n'ai pas ri et je me suis même ennuyé. Le rythme est laborieux, les dialogues pesants, les gags tirés en longueur sans véritable surprise. L'album constitue surtout une curiosité pour qui s'intéresse à cette collaboration particulière ou au dessin de Boucq à ses débuts, mais il ne s'agit en rien d'une œuvre marquante.
Michel Vaillant
Encore une bd surestimée, public captif d'exploits non arthuriens, mais de courses automobiles. Scénario bien plats, autant que la psychologie des personnages et l'expression de leurs sentiments par leur visage et postures. Les dialogues ? Eh ben, si on peut appeler ça des dialogues… On ouvre pour les voitures, on ferme parce qu'on s'ennuie.
Chevalier Ardent
Bd bien surestimée, qu'on lit vraiment faute de mieux. Dessin pas terrible, et scénario de même. Une seule bonne idée, pour changer, le roi Arthur et Merlin n'ont rien de glamour, le second vendant d'ailleurs son aide au premier contre des jours de sa vie. Je pense qu'on avait deux façon d'améliorer la série : soit la rendre plus créative, soit tout organiser autour de cet axe.