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Les derniers avis (17426 avis)

Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Les Miettes
Les Miettes

Il y a des histoires où l'on sent que l'on reste sur le quai tandis que le train part, et c'est exactement la sensation que j'ai eu en voyant ce train-ci partir à toute vitesse. Si j'aime bien l'humour absurde et perché, je dois aussi admettre que je ne suis pas forcément un bon public pour celui-ci, ayant mes grandes préférences et ayant également beaucoup de mal à rentrer dans certaines œuvres. Ici, allez savoir pourquoi, quelque chose m'a bloqué. Sans doute une interférence du dessin, bien qu'aimant le style de Frederik Peeters, avec l'humour. Ça fait trop froid, à mes yeux. D'autre part, je suis resté très imperméable à l'histoire, bien que déjanté et avec de bonnes idées, comme si j'étais totalement en dehors du récit. Et malheureusement, la sauce n'a pris à aucun moment de ma lecture. De fait, je ne déconseillerais pas la lecture de cette BD, mais je suis vraiment passé à côté. Il a parfois des BDs qui ne passent pas, celle-ci en est un exemple dans mon cas. C'est d'autant plus dommage que beaucoup de personnes semblent avoir aimé celle-ci, et je conseillerais de lire ces avis-là avant de savoir si la BD vous convient ou non.

29/11/2021 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Le Couvent des Damnées
Le Couvent des Damnées

Mouais .... Mouais, mouais, mouais ! Ce manga prend place dans le riche XVIe siècle, où l'influence de l'Eglise décline, le protestantisme nait (et l'anglicanisme aussi), les guerres de religion commencent en même temps que la découverte du Nouveau monde, et l'Inquisition apparait (avec beaucoup plus de fantasmes d'écriture que de réalité historique). Bref, un siècle riche, traversé par la Renaissance, le renouveau philosophique, artistique et littéraire ! Alléchant, comme proposition ! Et bien tout ce contexte historique, vous le prenez et le jetez totalement ! A part le premier tome, et un peu dans le dernier, tout le contexte est gentiment évincé de cette série pour déboucher sur une intrigue très mince et inintéressante. En fin de compte, j'ai principalement lu la série parce qu'on me l'a prêté, mais l'intérêt est tombé après le premier tome, et j'ai du me forcer pour finir. Même si je reconnais que le dernier tome est légèrement plus intéressant. Le gros hic, c'est que les promesses du premier tome ne sont pas du tout tenu, outre les approximations historiques nombreuses (sans parler des anachronismes sur les questions de connaissances), et surtout sur l'histoire en elle-même. Partant de cette jeune fille, Ella, qui cherche à venger sa mère tuée par l'Inquisition, l'histoire se déroule ensuite en huis-clos dans le monastère. Quelques rares incursions hors de celui-ci nous brosserons une intrigue très légère sur le pouvoir au Vatican, intrigue très peu intéressante et assez inutile au finale. Ce que l'on va surtout suivre pendant quatre tomes, c'est les jeunes filles qui chassent dehors, s'entraident et évitent de se dévoiler. Sauf que ... Le récit prend de plus en plus de temps pour dévoiler les monologues intérieurs des personnages, façon manga, et de manière horripilante. Ella est bien vite considérée comme une femme forte, leader et inspirante pour ses compagnons, qui passent leur temps à en faire des caisses sur son compte. J'avais bien vite compris qu'on voulait nous représenter Ella comme intelligente, compréhensive etc ... mais là, clairement, c'est trop. Et les autres personnages m'insupportent à faire leurs monologues explicatifs de leurs actions, toujours en se comparant à Ella dans des flashbacks qui rallongent inutilement la sauce. A mon avis, il y a là un aveu d'échec dans l'écriture lorsque les personnages doivent expliciter leurs motivations en permanence. Bref, le manga traine la patte, s'attarde sur une intrigue faiblarde et que l'auteur accélère brutalement dans le dernier tome, pour enfin finir comme on s'y attendait, avec de nombreuses questions en suspens qui bloquent ma crédulité (comment elle a récupéré son œil ?). Et le tout dans des considérations qui auraient pu m'intéresser si seulement elles avaient été amenés avant et de manière plus crédible. Au final, je n'ai pas été intéressé par l'histoire, par les personnages et par le message. Ce n'est clairement pas une purge immonde, mais je suis très loin d'en conseiller la lecture.

29/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Ca vous intéresse ? (Juste pour rire)
Ca vous intéresse ? (Juste pour rire)

Amateur de BD érotiques, j'achète des albums de Dany chez un bouquiniste transi de froid du square Georges Brassens à Paris. J'avais lu sur le succès de Dany et sur son dessin. D'ailleurs 17 avis pour ce genre c'est beaucoup. Pour moi il y a deux façons de lire ces ouvrages de Dany. La première est d'accepter le parti pris du genre. Gauloiserie entre potes mâles après un repas bien arrosé. Là, force est de reconnaître que le dessin de Dany est superbe. Les pleines pages très chaudes ainsi que les couleurs me plaisent. Bonne surprise les textes des invités (surtout Tibet ou De Groot) intercalés entre les dessins peuvent se montrer de très bonnes qualités. La préface de Pierre Perret en est le meilleur exemple. Je trouve certaines blagues vraiment drôles avec mention pour " Asile !..." à la façon "Rocky Horror Show" et une chute ... jouissive. Mais il y a aussi une autre façon de lire. Même si les femmes de Dany sont à tomber raide, elles sont le prototype d'une marchandisation de l'image de la femme. L'image des hommes n'est pas toujours très glorieuse mais in fine la femme finit toujours sur le dos ou à genoux. Et puis il y a ce que je considère comme des dérapages. Dans "Un Verre, ça Va..." Dany nous présente ce que je lis comme un viol collectif d'une femme en position vulnérable (circonstance aggravante). C'est présenté sur un ton jovial et rigolard qui est insupportable quand on pense que cette scène est arrivée réellement de nombreuses fois dans des soirées étudiantes notamment. Dans la planche 98 "c'est pas toujours la plus grosse qui..." le texte de Dany et Quinten affuble une prostituée d'origine Africaine ou Antillaise du sobriquet nauséeux de ''Blanche-Neige''. Comment nommez-vous cela messieurs ? Je pourrais ajouter l'apparition d'un nom comme "Frikstein" (planche "ça, c'est la meilleure !") tout aussi nauséeux. L'album 3 " Vous n'avez pas honte ? " est très bien nommé.

28/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Cruelles
Cruelles

Buffin (que je découvre ici, sans savoir s’il a publié autre chose) use dans cet album d’un trait hyper stylisé, une sorte de style atome exacerbé, parfois réduit à des esquisses. Pourquoi pas ? Mais ici le côté très froid du dessin, accentué par les tons passés de la colorisation, m’ont laissé de marbre, je n’ai pas accroché (d’autant que ce dessin, parfois simple, n’est pas exempt de défauts de proportions). Quant aux histoires de Rodolphe, elles m’ont-elles-aussi déçu. Usant parfois d’un léger érotisme, la narration et les scénarios m’ont paru trop « légers ». Un peu de SF, de fantastique, un hommage à l’univers de Tintin, mais tout est saupoudré sans réellement donner corps à quelque chose de consistant, c’est évanescent. Parues dans le magazine mensuel Chic, les 5 histoires constituant ce recueil passaient peut-être au milieu d’autres trucs, mais cela ne m’a pas passionné. A noter que si les premières histoires jouent sur l’image d’une femme fatale, mangeuse d’hommes – ce qui semble avoir été un thème central de cette revue, le reste est beaucoup plus divers.

28/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Caraïbe
Caraïbe

"Heureux qui comme Eko a fait un beau voyage..." Que du Bellay me pardonne car la ressemblance avec Macedo s'arrête là. En lisant l'aventure d'Ellais et de Eko j'ai eu l'impression de feuilleter un prospectus de voyage pour un public allemand. D'ailleurs le T-shirt d'Emil aurait pu être "Gute Zeiten- Reisen mit L.." (p13) avec le nom de la célèbre compagnie aérienne allemande. En plus les deux héros sont les stéréotypes de stars de cinéma porno des années 80 où les jeunes allemandes prenaient des vacances très chaudes en Grèce. Dans cette première partie, nous nous trouvons dans la zone de confort de Macedo qui sait très bien dessiner les ébats érotiques. La Grèce puisque Macedo semble puiser dans l'Odyssée d'Ulysse. Le voyage en bateau, les récifs (Scylla), la sorcière d'amour (Circée), la belle qui manque (Pénélope) sont présents en filigranes mais le mythe est détourné à la sauce mystico-philosophique indigeste. Le voyage qui devient temporel autant que spatial finit par une pirouette pseudo humaniste de bonne volonté universelle. La technique de l'aérographe utilisée me laisse insatisfait. Des personnages figés, une coloration très brillante cela convient assez bien à la nature exubérante mais moins aux visages et à la dynamique des corps. Cela a beaucoup vieilli à mon goût.

27/11/2021 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Block 109
Block 109

Cela faisait longtemps que je voulais lire cette uchronie. Et si l'issue de la Seconde guerre mondiale en avait été autrement ? Tout cela est très alléchant. Mais déjà le dessin est vraiment moyen, malgré une colorisation que j'aime bien, et ne facilite pas la compréhension, notamment pour identifier les différents personnages. Mais alors vient se greffer là-dessus une histoire à la walking dead avec un virus et des zombies dans le métro. Des combats sur des pages et des pages, bam bam bam ratatat. Ca manque un peu de profondeur. Belle déception.

27/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Les Aventures de Gilles Roux et Marie Meuse
Les Aventures de Gilles Roux et Marie Meuse

Pour cette ancienne série des années 80 on prend un brin de paléontologie, un soupçon d'astronomie, un chouia d'aventure pour aboutir à bof bof. Notre couple ? d'aventuriers scientifiques amateurs jouent de malchance avec leurs appareils photos pour immortaliser la rencontre qui révolutionnera la science des origines. Les scénarii utilisent des schémas assez connus (Nessie, sectes, extra-terrestres) mais sans vraiment approfondir. Les personnages sont sympathiques mais développent peu les relations qui peuvent se tisser entre eux. Marie un peu nunuche au début prend de l'étoffe par la suite ce qui est bien. Des fins genre queue de poisson qui montrent l'inachèvement des scénarii. J'aime le dessin de Magda quand elle reproduit l'atmosphère écossaise. Pour la curiosité du moyen 2,5

25/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Les Moines de Bourgogne
Les Moines de Bourgogne

Oulahh ! Ben, pour le coup, je l’ai trouvé très peu inspiré, Eric Corbeyran. C’est dommage car, d’une part, il avait en Brice Goepfert un dessinateur on ne peut plus approprié pour illustrer ce récit historique et, d’autre part, le sujet me paraissait des plus riches. Pensez donc, les moines cisterciens ! Un ordre religieux qui suit des principes rigoureux et louables, qui a su par son savoir-faire faire fructifier les terres qui lui ont été léguées (ou qu’il a rachetées) au fil du temps. Paysans travailleurs et observateurs, fabricants méticuleux, marchands opiniâtres, les moines cisterciens ont fait évoluer ces trois domaines par leur travail et grâce à l’échange de leurs expériences. Et là, on a juste droit à une petite historiette d’un pauvre enfant abandonné et mal dans sa peau, recueilli par les moines qui le confient à une famille d’accueil avant de le récupérer à se demande quelques années plus tard, avant de le voir partir aux Croisades sans grande motivation et de le voir revenir légèrement illuminé… mais qui serait à l’origine de toutes les innovations viticoles nées en Bourgogne. Non seulement j’ai trouvé le destin de ce personnage sans intérêt et très artificiel mais en plus, en lui attribuant toutes ces innovations, Corbeyran se prive de la matière que pouvait offrir la compétence de l’ordre cistercien dans son ensemble. C’est con parce que Brice Goepfert offre de bien jolies planches dans ce style réaliste et classique si cher à Glénat. J’ai beaucoup aimé la représentation des différents bâtiments ainsi que certaines cases dédiées à la nature. Et le dossier en fin d’album s’est révélé instructif. … Mais l’histoire imaginée par Corbeyran… pffff… Qu’est-ce que je me suis ennuyé… S’il n’y a avait eu le dessin et le dossier, c’eut été une étoile et rien de plus !

25/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Madila
Madila

C'est l'avis de Zelda qui m'a fait rajouté une étoile à cette ancienne série. C'est agréable de lire des avis aussi bien écrits avec cœur et avec une pensée personnelle qui sort de la technique pure. Le dessin stylé mode sort de l'ordinaire mérite une bonne appréciation même si je trouve les visages trop semblables les uns aux autres, surtout pour les femmes. Mais le gros défaut comme souligné ailleurs est le scénario. Je n'ai lu que Rouge Rubis mais je me sens incapable de rechercher un autre tome. J' aime les thrillers et je trouve l'histoire invraisemblable du début à la fin. Même en considérant la part de fiction, je pourrais faire une ou des remarques à chaque rebondissement du récit. Les personnages sont vides et ces histoires d'ultra riches qui se bouffent est d'un ennui mortel. Dommage car on sent une qualité littéraire affirmée dans la narration de l'épisode. Désolé Zelda 2 c'est mon maximum.

24/11/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 2/5
Couverture de la série Revoir Paris
Revoir Paris

Après lecture de l'édition intégrale, il y a de très belles qualités graphiques mais je ne suis pas conquis du tout par le scénario. L'univers présenté est très beau, contemplatif. J'aurais moi aussi le nez en l'air à m'en faire un torticolis. On voit bien que le travail du dessinateur était très minutieux, détaillé, alors que le rendu final est tout à fait clair et aéré. En matière de voyage, j'ai apprécié me transporter au gré du chemin pris par Kârinh, l'héroïne un peu rebelle qui a quitté l'Arche pour effectuer une mission de prise de contact sur Terre, à Paris, et qui n'a aucune confiance envers ses supérieurs. Mais ce personnage ne m'a pas franchement plu. Faute aux dialogues, que je trouve assez figés et neutres. Et je pense la même chose sur les personnages, leurs expressions sont assez glaciales à mes yeux. Ainsi la sensibilité et la douceur de Kârinh ne me sont pas parvenues et je n'ai ressenti aucune empathie particulière. Quitte à aller jusqu'au bout de l'idée, elle m'a même fatigué à ne plus avoir de forces à chaque fois qu'elle marchait 100 mètres. Son regard porté sur le passé et sa vision idéalisée de Paris sont intéressants, tout comme ses rêves et ses problèmes de toxicomane, mais je n'arrive pas à m'y retrouver dans la manière dont cela a été exploité. Et puis l'intrigue en elle-même... La fin ne nous dit rien (un second cycle était prévu à la base?), le début prend une plombe, les péripéties m'apparaissent ennuyeuses, on ne sait rien ou presque de l'Arche, on apprend très peu de choses sur les origines du désastre sur Terre, le sujet parental est anecdotique et simpliste, les raccourcis s'enchaînent à foison (Mikhail), certaines scènes sont inexpliquées (comprendre: il fallait les expliquer). Et puis malgré tout l'espace-temps dans lequel on est envoyé, il y a trop de dialogues futiles qui gâchent le tempo et le relâchement. Une note sévère par rapport au dessin, mais une note en accord avec ma déception sur l'ensemble.

24/11/2021 (modifier)