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Les derniers avis (17028 avis)

Couverture de la série Sigurd & Vigdis
Sigurd & Vigdis

Les Vikings ont fait l'objet de plusieurs Bd, le sujet ayant été abordé de différentes façons, même en mode humorisitique dans Hultrasson ou un épisode de Johan et Pirlouit (le Serment des Vikings). Qu'allaient donc pouvoir proposer les auteurs pour faire du neuf ? Ce qui fait l'originalité de cette bande est de transposer l'action vers d'autres décors moins fréquentés par ces guerriers, laissant fjords et lacs ou étendues glacées ; ici, l'action se porte vers l'est de l'Europe. Or on sait que les Vikings sont allés très loin puisqu'ils auraient découvert l'Amérique du Nord bien avant cet imposteur de Christophe Colomb, et auraient aussi poussé vers les côtes d'Afrique du Nord, l'option semblait donc intéressante. L'ennui, c'est que le récit qui tente de concilier épopée au souffle épique à un brin de véracité, a du mal à passionner, en tout cas je n'ai pas été réellement captivé par cette aventure parce qu'il manque quelque chose pour qu'elle soit justement épique. Il y a aussi un détail qui me chiffonne : je ne suis pas assez bien renseigné sur les Vikings, mais je ne sais pas s'ils se battaient entre eux en détruisant clans et familles, préférant s'associer pour aller piller plus au sud ou à l'ouest vers les terres britanniques ou les terres franques. Je doute que tout soit entièrement véridique même si les auteurs se sont appuyés sur une documentation précise. Mais ce qui compte, c'est la fidélité à l'esprit Viking, et de ce côté, on l'a. En plus de me laisser un peu en demi teinte, le récit pêche par une construction narrative à l'avenant, hésitante ou mal foutue, passant d'une action à une autre sans trop de lien, et il n'y a rien qui hisserait la Bd vers le haut, bref ça manque sérieusement de peps. De plus, concevoir cette bande en diptyque, c'est bien, mais peut-être que dans le cas présent, une petite extension aurait été bienvenue ; un autre diptyque ou simplement un troisième album aurait peut-être pu mieux étoffer cette histoire. Là dessus, il y a enfin un autre élément important qui me laisse froid, c'est le dessin ; on est encore dans du dessin en mode aquarelle, style graphique dont je ne suis guère friand en bande dessinée, et là, même si par endroits, c'est assez joli, il y a des pages où on distingue mal certains détails et surtout les têtes des personnages, le trait sans encrage semble non fini, on dirait parfois un crayonné préparatoire, c'est vraiment pas terrible. Tout ceci est dommageable pour cette Bd qui ne m'a pas réellement ennuyé, mais qui me laisse comme un goût d'imperfection.

02/05/2021 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série La Mariée en colère
La Mariée en colère

Le célèbre blog "la mariée en colère", créé par Nathalie Bernard, a recueilli des dizaines, des centaines d'anecdotes, et a été vu un million de fois. des anecdotes que Camille Burger a voulu adapter en BD, sous forme de gags. Croustillants, trash, vulgaires, tendres ou pitoyables, ces anecdotes proposent un large éventail de situation, entre la demande officielle, l'organisation des préparatifs, le Jour J, et même l'après... Mon sentiment sur cette lecture est que c'est très inégal. Pourtant j'imagine que Camille Burger a fiat une sélection drastique, ne prenant que les "meilleures" anecdotes avant de les retravailler pour le media BD. Si certaines m'ont fait sourire, notamment en me rappelant des situations vécues, d'autres me semblent assez inintéressantes, voire pas du tout marquantes. Le sentiment qui domien est quand même qu'on évite le gnagnan. Le style graphique de Camille Burger est clairement de la caricature. Elle ne s'embarrasse pas de détails, mais sait faire dans l'efficace, sans verser dans l'outrageant. C'est efficace, très lisible, mais cela ne suffit pas pour remonter ma note...

01/05/2021 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Politique Qualité
Politique Qualité

Joli graphisme pour commencer, supporté par une sobriété de couleurs, du noir, du blanc et de l'orange. Politique Qualité est le titre de la pièce de théâtre imaginée et mise en scène dans les années 2000 qui raconte la vie professionnelle de cinq anciennes ouvrières de l'usine Jabil à Brest où elles fabriquaient du matériel électronique. L'usine périclitait depuis longtemps et a fini par fermer quelques années après cette aventure théâtrale, en 2015 comme le raconte l'épilogue de ce gros album. J'ai trouvé ça intéressant mais un peu longuet avec beaucoup de texte sur le passé de ces femmes, de leur enfance à leur arrivée dans la nouvelle usine au début des années 1970, leur engagement syndical, les grèves etc. Il y a un petit côté "c'était mieux avant", il y avait plus de solidarité entre les ouvriers alors que de nos jours le taux de syndicalisme est très faible et on ressent plus d'individualisme, moins de revendication. Les gens cherchent aussi plus de sens à leur métier, alors qu'avant c'était surtout alimentaire et on travaillait dur avec des cadences soutenues, pour toucher si possible un bonus, même si a posteriori aucune ne regrette avoir choisi cette vie professionnelle. C'est un peu le discours tenu dans cet album, il est mis en regard de cinq autres femmes qui vont jouer le rôle des ouvrières plus jeunes. L'une est au RSA et préfère vivre ainsi et réaliser des activités associatives que d'avoir un travail aliénant. Il y a un choc générationnel mais les femmes s'apprivoisent et le derniers tiers de l'album se concentre sur la réalisation de la pièce proprement dite. Bref, intention louable mais je n'ai pas trouvé ça palpitant. J'ai eu l'impression de lire un discours à la Squarzoni, un peu gauchiste sans contrepoint de vue, les ouvrières face au méchant patronat qui veut toujours réduire les coûts et délocaliser, représenté par un petit chauve cigare aux lèvres, ce qui n'a au passage pas grand chose à voir avec le titre de Politique Qualité.

01/05/2021 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 2/5
Couverture de la série Kaamelott
Kaamelott

Tout d'abord, je souhaite préciser que je suis un très grand fan de Kaamelott. J'adore, tout simplement et je trouve qu'Alexandre Astier est un des meilleurs auteurs de notre époque. Cela étant dit...cette bd est du coup en demi-teinte, notamment parce que la série de base est vraiment pensée pour le format TV court et ensuite (et surtout) parce que le dessin est mauvais. On retrouve un style de dessin qu'on pensait disparu à la fin des années 90, et qui ne nous avait pas manqué. Les proportions sont ratées, les visages changent d'une case à l'autre, bref ça fait un peu pitié à voir. Et ça ruine un peu le plaisir qu'on aurait pu éprouver à lire ces aventures. Et c'est bien dommage, car les fans n'ont rien eu d'autre à se mettre sous la dent en attendant la sortie (prochaine?) des films. Bref, une occasion manquée.

01/05/2021 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 2/5
Couverture de la série Civil War
Civil War

Extrèmement déçu par la lecture de cette oeuvre que certains considèrent comme majeure voire culte. Je n'ai pas compris l'engouement...on a affaire ici à un crossover de héros sur fond de guéguerre de cour de récré. Je crois que le pire dans tout ça, c'est l'incohérence de l'ensemble. Les personnages semblent perdre leur personnalité pour les besoins scénaristiques et ça rend le tout impossible à apprécier. Je pense que tout a déjà été dit dans des avis précédents... Le scénario est à la ramasse et ce comics est loin d'être un incontournable et à moins d'avoir déjà tout lu (ce qui, vu le nombre de comics Marvel existant me semble impossible), vous trouverez mieux ailleurs. Si vous êtes friand de crossover, lisez plutôt Le Gant de l'Infini, Kingdom Come ou la saga DC vs Marvel / Amalgam (pas de réédition à ma connaissance, malheureusement).

01/05/2021 (modifier)
Couverture de la série L'Espion de César
L'Espion de César

Peut-être en attendais-je un peu trop, mais je dois avouer une semi-déception. Sur le fond, le contexte historique est très présent et semble assez respecté. Les équipements (pilums, glaives, cavaliers sans étriers, boucliers, etc.) - en particulier romains - sont agréablement réalistes... si l'on excepte quelques détails comme la masse énorme de Coax. César est dépeint comme un homme militaire mais surtout politique avec une très grande ambition et peu de scrupules pour atteindre ses buts, mais restant cependant lié à son code moral. Et les événements sur lesquels s'appuient l'histoire semblent avoir un fondement historique réel. Coax fait un peu figure de Conan, fort, dur, hanté - et porté - par la vengeance. Lié à César, il est aussi manipulé, et cette ambivalence est intéressante. Le graphisme a clairement sa personnalité. Je n'en suis pas fan outre mesure, sans non plus cependant être rebuté. Ce qui me dérange un peu plus, c'est sans doute ces personnages masculins tous outrageusement bodybuildés. A la limite pour Coax, d'accord, mais que César se retrouve avec une musculature digne des spartiates de 300, j'avoue avoir cillé ! Dans le déroulement des scènes, j'ai parfois eu du mal à suivre et là c'est carrément plus rédhibitoire pour moi. Prises indépendamment, chaque case passe sans trop de problème. Mais d'une case à l'autre le lieu peut changer alors qu'on vient de passer d'une réplique à l'autre, et l'enchaînement manque parfois carrément de naturel. Le passage du temps semble également parfois un peu aléatoire, cf le passage en tant que gladiateur dans l'arène de Coax. A-t-il duré le temps d'un combat comme ce qu'on peut en comprendre au début, ou plus deux ans, comme ce qu'on peut en comprendre par après ? Sur ce premier tome, donc, mon avis reste réservé, plus pour des questions de forme (mais dérangeantes) que de fond. A voir l'évolution sur la suite. Lecture chaudement recommandée si cette période historique vous intéresse, du côté des gaulois cette fois-ci : Rois du monde, de Jean-Philippe Jaworski. La lecture en sera longue et parfois ardue, mais ça vaut vraiment, vraiment, le coup. Tome 2 : La Chienne d'Hadès Déjà pas complètement convaincu par le premier tome, ce second me fait basculer. L'enchaînement des cases me pose beaucoup moins de problèmes, et les dialogues sont plus lisibles. Là où dans le premier tome les auteurs s'acharnaient à croiser les phylactères des personnages (le texte du personnage de gauche était à droite et celui du personnage de droite était à gauche), ici on montre un seul des deux interlocuteurs et on présente plusieurs échanges verbaux sur la même case; des phylactères correspondent aux répliques du personnage représenté, et des encarts de texte à celui non représenté. C'est certes un détail, mais il donne l'impression (pas désagréable) que les auteurs expérimentent. Il y a par contre deux choses qui me dérangent. Le dessin tout d'abord. Les personnages secondaires masculins sont moches. Mais moches ! Sans exagération, ils pourraient parfois être pris pour des zombies, des goules ou des trolls. A côté de ça César a conservé sa carrure de bodybuilder, et Coax fait toujours deux têtes et 300 kilos de muscle de plus que tout le monde. L'histoire ensuite. Espèce d'enquête dans un contexte historique, ici le contexte historique semblerait presque superflu. Et l'enquête se fait avec un nombre de protagonistes si réduit, et de façon si caricaturale (bonjour, je suis meuf super belle qu'on voit trois pages, je viens te dévoiler des choses super importantes et après je disparais) et si peu intéressante que je n'ai vraiment pas envie de poursuivre. Ajoutons à ça Titus (le centurion troll / goule / zombi), qui se trimballe en toute discrétion pour une mission secrète dans Rome au bord du soulèvement avec son casque de centurion qui laisse une trace de propre dans la poussière au plafond permettant de le suivre (oui, ça m'a franchement agacé) et qui retrouve "une ancienne connaissance" gaulée (le terme est mal choisi pour une romaine) comme une déesse affublée d'un fils dont le père est mystérieux (qui peut-il bien être ?!), et Sanian (l'helvète du tome 1) dont le dessin semble être fait par une modélisation en 3D et dont l'aspect plus que lisse tranche outrageusement avec les autres personnages, et on obtient un tome qui me fait décrocher de cette série. La suite sera peut-être nettement meilleure, mais en l'état, elle se fera sans moi.

25/04/2021 (MAJ le 01/05/2021) (modifier)
Par Gaendoul
Note: 2/5
Couverture de la série Invisible Kingdom
Invisible Kingdom

Je n'ai décidemment pas les mêmes goûts qu'Alix... Je n'ai rien aimé dans cette bd. L'histoire m'a laissé totalement indifférent tant elle est peu originale et mal amenée, le dessin est quelconque, bref, je me suis fermement ennuyé. Ca manque d'originalité que ce soit dans les designs ou dans le scénario et les personnages. 2/5 parce que ce n'est pas totalement mauvais tout de même, le dessin est correct et ça se laisse lire. Mais j'ai vraiment l'impression d'avoir perdu mon temps plus qu'autre chose, ce qui ne m'arrive que rarement après avoir refermé une bd.

01/05/2021 (modifier)
Couverture de la série Geronimo (Matz/Jef)
Geronimo (Matz/Jef)

Peu peu convaincu. Le dessin est parfois brouillon, certaines cases ou planches sont régulièrement "bancales". Côté scénario rien de bien transcendant non plus, pas mauvais mauvais mais pas bon non plus. Ca se lit et le personnage de Geronimo reste suffisamment fascinant pour que ça passe. Mais bof quoi, l'ensemble est je trouve très fade. bof bof bof

30/04/2021 (modifier)
Par doumé
Note: 2/5
Couverture de la série Salinger - Avant l'Attrape-Coeurs
Salinger - Avant l'Attrape-Coeurs

Cette bd est un hommage pour l'auteur de l'attrape cœur, je ne connaissais ni l'auteur ni son œuvre mais ce n'est pas la raison pour laquelle cette histoire ne m'a pas intéressée. Pourtant le sujet est une histoire d'amour classique entre deux personnes que tout oppose à la fin de la seconde guerre mondiale. Avec des personnages attachants, cette aventure pouvait être intéressante et capté mon attention mais je me suis ennuyé tout au long de la lecture de cette bd . L'héroïne est franco allemande avec un passé douteux et une collaboration probable avec le régime nazi. Salinger est un soldat américain qui traque les nazis en tentant de déterminer leurs fonctions et leurs responsabilités. Une biographie rendue austère par la froideur et la suffisance de Salinger. Cette histoire est un court épisode de sa vie mais représentative de son parcours et de son caractère, la chronologie de sa vie présentée en fin de volume le confirme. Le dessin est classique avec des couleurs pâles adaptées à l'atmosphère de cette biographie. Je déconseille la lecture si vous n'êtes pas un inconditionnel de cet auteur.

30/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Ô Verlaine
Ô Verlaine

Donc juste quelques petites choses sur le livre. (1) Vous devez savoir qui est Paul Verlaine avant d'entrer (par exemple, le célèbre poète français, Baudelaire contemporain, a eu une liaison avec un autre poète Arthur Rimbaud et est allé en prison pour avoir tenté de l'abattre, est également allé en prison pour avoir apparemment tenté de tuer son mère ...? Vous pouvez dire que la lecture de fond ne sera pas ennuyeuse.). (2) Le livre n'a pas vraiment d'intrigue. Ce ne sont que les derniers jours de la vie de Verlaine. Je ne mentirai pas, c'est une déception totale. Il est constamment ivre, a des insectes qui courent autour de sa maison et de ses vêtements, semble totalement déprimé, vit avec des gens abusifs qui l'utilisent pour de l'argent mais qu'il traite aussi comme de la merde, il gaspille également un tas de dons de ses fans en alcool et vend une marque nouveau costume en échange de vêtements enlevés à un sans-abri mort (non vraiment, c'est dans le livre). (3) Malgré ce qui précède, c'est une bonne lecture. Bien sûr, c'est lent, et ce n'est pas l'affaire de tout le monde, mais le livre a beaucoup à offrir. L'auteur se donne beaucoup de mal pour décrire l'argot parisien, les quartiers populaires, les hôpitaux à l'époque, le large éventail de personnes qui admiraient la poésie de Verlaine, les tenants et les aboutissants de l'édition et comment Verlaine recevait son salaire (et son Commentaires). Et il y a un aperçu vraiment étrange de la façon dont les artistes boho-chic ont pris des décisions de style de vie discutables (par exemple: avoir un anaconda pour animaux de compagnie qui finit par manger votre petite amie entière parce qu'elle a manqué d'opium pour la distraire) (je ne pourrais pas inventer cela si J'ai essayé). (4) Le livre est inattendu. Cela en dit long sur l'idolisation, la dépression, les abus, l'amitié, l'agressivité passive, la classe, l'opinion populaire ... et le tout saupoudré d'une belle poésie de Verlaine en plus. Donc, si cette critique ne vous a pas effrayé pour de bon, je recommande le livre à tous ceux qui aiment les poètes du 19ème siècle, la fiction d'époque précise qui vous donne un sens de la vie quotidienne, le drame axé sur les personnages et (bien sûr) la poésie de Verlaine. Ou, vous savez, vous pouvez simplement aller lire la poésie. Peut-être faire ça. Je vais faire ça.

29/04/2021 (modifier)