Les derniers avis (20669 avis)

Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Les Canots de Satan
Les Canots de Satan

Deuxième one-shot de ce duo que je lis et deuxième fois que je me suis ennuyé fermement. Encore une fois on prend une histoire tirée du folklore québécois et on se met à déconner dessus en faisant n'importe quoi. L'idée de départ est pourtant pas trop mal: dans la légende de la chasse galerie, un groupe de bûcherons revient dans son village natal pour le réveillon en utilisant un canot qui vole dans le ciel, après qu'ils aient fait un pacte avec Satan. Alors on montre ce qui se produit si tout le monde faisait la même chose et voir des canots dans le ciel est devenu un truc complètement banal. Sauf que voilà l'humour ne m'a pas du tout fait rire et j'ai vite trouvé ça lourd. Je ne suis jamais rentré dans le délire des auteurs et j'ai trouvé le temps long. Après une centaine de pages, j'ai fini par feuilleter vaguement l'album. Comme on n’explique jamais la légende originale, je me demande si un lecteur européen va comprendre quelque chose. Le dessin semble inspiré par l'underground américain. Je ne suis pas un grand fan de ce style, mais au moins c'est lisible.

11/03/2026 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Matisse - Le Rêve absolu
Matisse - Le Rêve absolu

Les BD relatives à la peinture ne sont pas trop ma tasse de thé, mais je tente quand même ma chance avec cette BD qui évoque la vie, ou du moins une partie de la vie, d'un artiste majeur du début du XXème siècle. En effet si Henri Matisse était déjà connu avant de rencontrer Amélie, c'est celle-ci qui va lui faire prendre une nouvelle dimension : elle devient rapidement sa muse, pose pour lui avant de devenir son épouse et de lui faire deux enfants. Mais Matisse n'en fait qu'à sa tête, et quelques années plus tard c'est une réfugiée russe, Lydia, qui va l'inspirer et occuper tout son esprit. Ce qui va provoquer le départ d'Amélie. Entre-temps Matisse bénéficie d'un grand succès, achète des espaces de plus en plus grands pour réaliser ses toiles, est connu à l'international... Il essaie parfois de rallumer la flamme entre son épouse et lui, lui propose de voyager, mais toujours la passion de la peinture prend le dessus. J'avoue que n'ai pas été passionné par l'histoire, ce qui ne serait probablement pas le cas d'un amateur des travaux du peintre, ou de la peinture de manière plus générale. Je n'aime pas trop le dessin : Jörg Mailliet a un style un peu trop libertaire quant à l'anatomie à mon goût, la déformation de ses personnages me pose souci, même si certaines cases m'ont quand même plu, du fait de l'énergie qu'elles dégagent ou de l'ambiance colorée apportée par Sandra Desmazières.

11/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Paroles d'anges
Paroles d'anges

Paroles d'anges, ce sont quatre histoires courtes, chacune centrée sur un moment de la vie sentimentale ou sexuelle de personnages différents : les premiers émois de l'adolescence, les questionnements amoureux de jeunes adultes, l'usure d'un couple installé ou encore la sexualité au grand âge. Dans chaque cas, de petits anges plus ou moins facétieux interviennent pour tenter de débloquer la situation. Depuis Magasin général, j'ai une certaine affection pour l'œuvre de Jean-Louis Tripp. J'aime beaucoup son dessin, très rond et expressif, et je retrouve ici ce style caractéristique, en plus joliment mis en valeur par une colorisation douce aux tons pastel. L'ensemble repose sur une narration sans véritables dialogues, les bulles étant remplacées par des pictogrammes et des symboles qui traduisent les pensées et les intentions des personnages. J'ai trouvé ce procédé relativement clair, mais je n'ai pas toujours réussi à capter les intentions exactes des auteurs. En effet, Ces quatre historiettes m'ont laissé perplexe. Les deux premières se lisent sans difficulté mais ne m'ont guère intéressé. Elles racontent des situations qui se comprennent bien mais qui m'ont laissé indifférent, sans que l'humour ou l'émotion ne parviennent vraiment à décoller. La troisième histoire m'a paru beaucoup plus obscure et je dois avouer ne pas avoir vraiment compris ce que les auteurs cherchaient à raconter ou à suggérer. Quant à la dernière, elle m'a laissé une impression mitigée. Elle met en scène une sexualité tardive qui bascule vers une sorte de partouze de vieillards présentée sur un ton léger et libéré. Je sais que Tripp revendique assez ouvertement son intérêt pour les formes de sexualité multiples, comme il l'explique sans détour dans Extases, mais ce type de propos ne me parle pas du tout, et cette conclusion m'a laissé circonspect. Malgré un dessin toujours agréable et une forme narrative originale, je suis resté extérieur à ces histoires. Je comprends l'intention d'aborder les relations humaines et la sexualité à différents âges de la vie avec humour et liberté, mais je peine à voir l'intérêt réel ou le message de cet album.

11/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Quotidien délirant
Quotidien délirant

Ce recueil rassemble des histoires humoristiques de quatre pages chacune, qui observent avec cynisme et un certain sarcasme les travers de la société humaine à travers une série de saynètes diverses, parfois réalistes parfois plus absurdes. Je me souviens bien de la sortie de cet album, que j'avais aperçu et feuilleté dans les bacs de la FNAC. En le relisant aujourd'hui pour de bon, je me rends compte à quel point cela remonte à longtemps, car son contenu reflète fortement l'époque de sa création et a finalement assez mal vieilli à mes yeux. C'est dommage, car j'aurais vraiment aimé aimer cet album : j'ai beaucoup d'affection pour l'œuvre de Miguelanxo Prado. Son dessin peut parfois être formidable (je pense par exemple à son histoire dans Sandman - Nuits Éternelles ou encore à Trait de craie) et il est ici encore de très bonne facture. Les planches sont soignées, avec de belles couleurs et des personnages comme des décors très bien rendus. On sent aussi une vraie liberté graphique : Prado varie les techniques selon les histoires et modifie parfois sensiblement son style. Ce sont des pages qui donnent envie d'être lues. Dommage toutefois que l'essentiel de la narration repose surtout sur les dialogues, la mise en scène et le dessin étant finalement assez peu sollicités pour porter l'humour. Mais c'est surtout l'impression de désuétude qui domine à la lecture, trente ans après la parution. Les histoires et leurs contextes sentent fortement les années 1980 et le début des années 1990. L'auteur y dénonce notamment le machisme latino, un patriarcat encore très présent, les excès des années fric et de la société de consommation, ou encore l'intrusion progressive de technologies qui nous paraissent aujourd'hui totalement dépassées mais qui semblaient alors envahissantes ou inquiétantes. Relu aujourd'hui, cet humour fonctionne moins bien. Ce qui devait produire un effet de surprise ou de révélation chez le lecteur de l'époque paraît désormais assez attendu : les personnages apparaissent aujourd'hui trop caricaturaux ou dépassés, et les situations trop évidentes. Là où Prado cherchait sans doute à provoquer un sourire grinçant en mettant en lumière certaines attitudes, le lecteur actuel se contente souvent de constater que, oui, tel personnage est macho ou tel autre rétrograde, sans que cela produise encore beaucoup d'effet comique. Il en découle des histoires assez bavardes, mollassonnes dans leur mise en scène, et qui peinent à décrocher un sourire. C'est d'autant plus frustrant que le talent graphique de Prado est bien présent et que certaines idées montrent encore par moments son imagination et son goût pour la satire sociale.

11/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Petit manuel d'humour en toute circonstance
Petit manuel d'humour en toute circonstance

Étienne Lécroart se propose de nous expliquer l'humour et comment être drôle en une poignée de leçons qu'il met ensuite en pratique. Après une page titre par chapitre, avec une explication souvent décalée, on a droit à une succession de gags, parfois sous forme d'histoire courte mais la plupart du temps des dessins uniques accompagnés d'une légende ou d'un court dialogue, ainsi regroupés en petites séries thématiques. J'aime le travail de Lécroart et ses expérimentations d'Oubapo. J'apprécie chez lui ce goût pour les contraintes formelles et les jeux graphiques qui donnent souvent naissance à des idées très originales. J'aime aussi la clarté de son dessin et on la retrouve ici (quand il ne réutilise pas des œuvres anciennes pour y coller ses propres dialogues). Son trait caricatural, simple et très lisible fonctionne bien. Cet album bénéficie en plus de couleurs plutôt sympathiques, ce qui change de ses travaux le plus souvent publiés en noir et blanc. Malheureusement, alors que le sujet de l'album est l'humour, c'est précisément sur ce terrain que je suis resté assez hermétique. Les histoires courtes m'ont souvent semblé bavardes, comme si l'idée humoristique devait être trop expliquée pour fonctionner. Quant aux dessins uniques, ils reposent généralement sur un effet de chute qui, dans mon cas, tombe assez souvent à plat. Je n'ai légèrement ri qu'une poignée de fois. Le reste du temps, je suis surtout resté indifférent, sans forcément trouver cela mauvais mais sans que l'humour ne me touche réellement. C'est d'autant plus dommage que j'ai beaucoup d'estime pour le travail de Lécroart et pour sa créativité dans d'autres registres. Ici, malgré un dessin toujours aussi agréable et quelques bonnes idées isolées, l'humour ne m'a tout simplement pas convaincu.

11/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Fukuneko - Les Chats du bonheur
Fukuneko - Les Chats du bonheur

Dans cette petite ville japonaise, certains chats particuliers sont chargés d'apporter le bonheur aux humains Ces créatures spéciales, appelées fukuneko, sont vues comme de simples chats par les gens sauf ceux auxquels ils s'attachent qui les voient alors comme de petits personnages tout mignons à qui ils peuvent parler. L'idée est plutôt charmante. Mais ce qui frappe surtout à la lecture, c'est l'insistance sur le côté kawaii. Les chats, déjà symboles du mignon pour les japonais, apparaissent sous forme de petits personnages chibi (petits corps, grosses têtes), tout en rondeur et avec des expressions exagérément attendrissantes. La mangaka pousse même le concept jusqu'à multiplier les scènes où ces petites créatures mangent des daifuku bien ronds avec leurs patounes toutes rondes. L'ensemble est clairement pensé pour susciter un maximum de mignonnerie. Graphiquement, c'est effectivement très doux et très propre. Les personnages sont adorables et le design de la petite Fuku fonctionne bien dans ce registre. Mais cette esthétique sucrée finit par devenir envahissante, tant tout semble conçu pour provoquer un attendrissement permanent. La structure du récit n'aide pas vraiment à relancer l'intérêt. Le manga est composé d'une succession de chapitres très courts qui fonctionnent comme de petites saynètes du quotidien. On suit Ako et ses proches dans leur nouvelle vie après leur installation dans la ville, entourés de ces fameux chats porte-bonheur. Chaque épisode raconte un petit moment de vie, une rencontre ou une anecdote liée aux fukuneko. Mais au final, il se passe très peu de choses. Le seul véritable fil conducteur reste l'écoulement du temps dans cette petite ville paisible où, grâce aux danses magiques des gentils chats protecteurs, tout finit toujours par s'arranger. Un léger mystère est certes entretenu autour de la disparition des parents d'Ako, censé apporter un peu de tension au récit. Pourtant, lorsque l'explication arrive enfin dans le quatrième tome, elle m'a laissé totalement indifférent. La révélation et ses conséquences se lisent presque sans réaction, un simple "ah, d'accord" avant de passer à autre chose. Au bout du compte, Fukuneko m'a surtout donné l'impression d'une série extrêmement sucrée, presque mielleuse. Tout y est gentil, attendrissant et rassurant, au point que l'ensemble finit par manquer cruellement de relief. J'ai eu le sentiment que le manga s'adressait à un public trop jeune pour moi alors que c'est censé être un seinen. Pour ma part, je m'y suis assez vite ennuyé.

11/03/2026 (modifier)
Par Isma
Note: 2/5
Couverture de la série Les Carnets de Cerise
Les Carnets de Cerise

Les Carnets de Cerise est clairement une très bonne BD pour les enfants. L’univers est doux, le dessin est très joli et l’ensemble est plein de bonnes intentions. J’avais acheté les trois premiers tomes après avoir lu de nombreux avis très positifs, et surtout parce que je les ai trouvés d’occasion. Malheureusement, après la lecture du premier tome, je me suis rendu compte que ce n’était tout simplement pas pour moi. Par contre, mention spéciale pour les dessins de Aurélie Neyret. Cela reste une lecture agréable, mais j’ai senti que je n’étais pas vraiment le public visé. Je pense donc que je vais offrir les tomes à une de mes petites cousines… ou peut-être les revendre. :)

10/03/2026 (modifier)
Par Cleck
Note: 2/5
Couverture de la série A la ligne
A la ligne

Le témoignage de Ponthus m'a enthousiasmé, aussi étais-je véritablement curieux de voir ce que donnerait son adaptation en roman graphique. Mais j'ai bien vite déchanté. Les illustrations sont certes élégantes, mais bien sages ! Nulle rage ici, nulle âpreté, nulle dureté ! Notre héros a par exemple une petite bouille ronde bien joviale quand j'escomptais lire dans son visage l'hargneuse ironie prolétarienne d'un punk anar' quelque peu revenu de ses illusions de jeunesse. De même, le récit surdécoupe les scénettes de l'essai, ne parvenant à en rendre ni la puissance poétique, ni la détresse sociale, ni même (chose plus surprenante) la dureté du travail déshumanisant. Le parcours de cet homme brisé se découvre ici paisiblement, sa vie de famille est tout juste survolée oubliant combien le travail, notamment de nuit, use les couples. Enfin, le regard sur la condition ouvrière et les ouvriers côtoyés vient presque contredire le militantisme originel : la bd insiste sur l'humour sexiste de l'insupportable collègue, sur les avantages contractuels des grévistes syndiqués, mais autrement moins sur le regard empli d'humanité, sur l'unité de classe malgré les inégalités de statut. Au risque de modifier le regard général et d'inviter son lecteur au mépris à l'égard de ces supposés "illettrés". Martinière ne parvient pas non plus à intégrer suffisamment d'éléments dans son récit pour que son lecteur comprenne véritablement combien le fait de fredonner en travaillant est bien plus qu'un moyen de combler l'ennui : il s'agit là véritablement d'une nécessité pour surmonter les terribles conditions de travail. La liste des remontrances paraît longue comme le bras, mais le matériau demeure de qualité, le projet davantage maladroitement mené que trahi. Néanmoins, mieux vaut relire Ceux qui me touchent ou le témoignage de Ponthus, et espérer que Julien Martinière parvienne à l'avenir à mieux structurer ses récits, à mieux découper ses BD, à s'éloigner du scénario pour en respecter davantage l'esprit que la trame séquencée.

08/03/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série La Trahison d'Olympe
La Trahison d'Olympe

Je ne suis pas du tout rentré dans cet album qui a une histoire bien absurde dont je ne suis pas certain d'avoir bien compris les aboutissements. Il faut dire que la mise en scène n'aide pas trop. Souvent, on a une vue d'ensemble d'une partie de ce grand immeuble où se passe l'action et c'est un peu dur de s'attacher à des personnages qui ne sont que des petits points dans un grand paysage. C'est vrai que visuellement c'est splendide et intéressant, mais le scénario en lui-même ne m'a pas captivé. J'ai eu l'impression que c'était encore une fois une BD où on a uniquement privilégié le dessin. Si tout ce qui compte dans une BD c'est le dessin, pourquoi alors se casser la tête à imaginer un scénario et même écrire des dialogues ? Donc, si visuellement il y a effectivement des planches qui restent en mémoire, le reste m'a paru superficiel et le ton du récit est trop absurde pour moi. Peut-être que si le scénario était plus conventionnel, j'aurais mieux accroché. Après une 50aine de pages, j'en avais marre de lire une histoire qui ne m'attirait pas (surtout que sur certaines pages je ne savais pas trop quel personnage disait le texte de telle bulle). En tout cas, pour moi c'est clairement une BD clivante. Certains vont adorer et d'autres vont rester en dehors du récit et s'ennuyer ferme.

08/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Générations Astérix
Générations Astérix

Je ne suis généralement pas fan de ce type d’album, qui cumule a priori plusieurs handicaps. D’abord la forte hétérogénéité de l’ensemble (surtout au niveau graphique). Ensuite la place réduite – pour ne pas dire minimaliste ici (sauf exceptions rares une seule page) – laissée à chacun pour sa contribution. Enfin, et c’est très fortement visible ici, on ne peut se départir du sentiment d’avoir entre les mains le résultat d’une simple opération mercantile. En effet, le soixantième anniversaire de la création de l’univers d’Astérix par Goscinny et Uderzo a bon dos. Uderzo et les éditions Albert René y ont vu l’occasion de gratter encore un peu plus de sous. C’est une vision cynique, mais plusieurs choses la justifient. D’abord le côté artificiel de plusieurs contributions. Pour chaque auteur (et il y en a beaucoup), une page de gauche donne une courte biographie, une non moins courte bibliographie (parfois très partielle – et partiale), et en bas un petit témoignage de la rencontre de l’auteur avec Astérix. Si plusieurs de ces petits textes sont amusants (celui de Trondheim en particulier), sincères, originaux, certains sont plats et sans intérêt, quand plusieurs auteurs n’ont même pas écrit ce texte (et leur dessin /présence n’est donc là que pour faire le nombre – voir Manara). Mention spéciale à la présence de Peyo, mort bien avant la rédaction de cet album, mais qui « témoigne » quand même – à partir de citations, alors que son « dessin » est réalisé par le studio Peyo !... Bref, un album prétexte de peu d’intérêt. Quelques beaux dessins quand même (il y a quelques pointures), celui de Vallée est simple et sincère (un crobar de lui gamin sur un album d’Astérix…), plusieurs auteurs plaçant leurs personnages fétiches au milieu des Gaulois, d’autres cherchant à copier le style Uderzo. Rares sont ceux ayant fait preuve d’une grande originalité : le dessin de Ferri est celui qui m’a le plus surpris – agréablement – à ce niveau.

08/03/2026 (modifier)