Les derniers avis (20678 avis)

Par Vaudou
Note: 2/5
Couverture de la série Lectures
Lectures

Chantal Montellier cite Genet, Guyotat et Virgina Wolf dans sa préface, on s'attend donc à une lecture assez exigeante... Montellier était une artiste engagée (à bâbord), les histoires parlent de féminisme, d'homosexualité, de causes sociales. Certains récits sont abscons, d'autres tombent dans la dénonciation un peu cliché. Mais quand Montellier s'aventure dans les eaux de la SF, c'est toujours à ce moment que ça devient intéressant : La troisième guerre mondiale a commencé. Dans sa chambre, un homme décide de se suicider suite à une rupture amoureuse. Des passants regardent vers le ciel et se mettent à crier. La dernière image c'est celle de l'homme avec un pistolet dans la bouche, momifiée par l'explosion nucléaire. Voilà, c'est ça Chantal Montellier, la capacité à atteindre parfois l'excellence en quelques pages. Contrairement à mon compère du dessous, je trouve que le dessin a conservé toute sa modernité. Un style unique, une sorte d'enfant bizarre de Maruo et Tardi. Une lecture réservée à quelques initiés et curieux.

14/03/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 2/5
Couverture de la série Les Mecanoïdes associés
Les Mecanoïdes associés

Un recueil de cinq histoires courtes par Gillon publié au sein de la renommée collection Pied Jaloux. Je vais faire hurler les puristes mais à mon avis, une colorisation de cette bande aurait permis de rendre certaines histoires moins confuses. Je n'ai pas compris la chute des deux dernières, ce qui fait baisser ma note d'un point. Malgré la jolie couverture, un one shot très anecdotique dans l'œuvre de Paul Gillon.

14/03/2026 (modifier)
Par PatrikGC
Note: 2/5
Couverture de la série Seccotine
Seccotine

"Fade" est le mot qui me vient à l'esprit pour qualifier ce 1er épisode (s'il y en a d'autres). Pourtant, il y avait de quoi faire une aventure fun et amusante avec pareils personnages (surtout Seccotine et le Comte) et pareille base champignonesque, mais tout tombe à plat, y compris les apparitions de Gaston. On a envie de baffer tout le monde, y compris Spirou (inexistant) et Fantasio (brassant du vent), tant c'est plat et mou. L'avis de Josq pourrait être le mien. À trop vouloir être sans angle, on finit par tout vider de sa substance. Pourtant, avec Seccotine, il y avait de quoi bien faire. PS : je mets un "bof" car je n'ai pas envie d'être trop méchant, bien que j'ai la sinistre impression de pouvoir faire mieux que les 2 auteurs.

13/03/2026 (modifier)
Par Josq
Note: 2/5
Couverture de la série Seccotine
Seccotine

Au début, j'ai été plutôt agréablement surpris par le dessin d'Elric, qui, malgré un manque de relief global et des soucis mineurs de proportion ici et là, parvient à nous offrir un résultat graphique très propre, et une modernisation assez acceptable de l'univers de Spirou et Fantasio. Rien qui relève de l'hérésie, en tous cas, et on retrouve même l'ambiance de Champignac avec un certain plaisir, grâce au scénario de Guerrive, qui choisit de nous emmener à la campagne. Un choix assez rafraîchissant, qui dépayse un peu, et nous ramène aux fondamentaux de la saga-mère. Rapidement, toutefois, on se rend compte que tout ça est assez plat. Les dialogues ne sont pas spécialement drôles ; le récit trainasse dès qu'il en a l'occasion ; les couleurs très claires, presque pastel, semblent effacer le caractère des autant des paysages et des personnages, qui en deviennent quasi-transparents. Sans doute par volonté de ne pas cliver, peut-être par peur du politiquement incorrect, les auteurs semblent vouloir éviter soigneusement tout ce qui pourrait ressembler à de la caricature. C'est d'ailleurs partiellement raté, puisque la complotiste est ultra-cliché, mais d'une part, on a le droit de trouver que c'est inhérent au complotisme même, et surtout, on peut probablement partir du principe que ça ne fâchera personne... Sinon, Seccotine décide d'enquêter sur des disparitions mystérieuses d'animaux et de personnes à Champignac, et découvre que tout cela est très probablement lié à une expérience du comte, lui aussi introuvable. Le lecteur découvre également que le petit village est devenu le théâtre d'affrontements entre deux groupes, l'un constitué de chasseurs et l'autre d'écolos qui fabriquent du granulé pour les élevages locaux. On imagine ce que Franquin aurait pu en tirer... et on reste ahuri de constater à quel point Guerrive n'en tire rien. À force de ne vouloir fâcher personne et de ne pas tomber dans la caricature, on se demande ce qui anime les deux auteurs. Leur récit en devient d'une fadeur inconcevable. Il n'y a rien derrière, juste la volonté de reprendre le schéma classique de l'affrontement entre deux bandes de taille égale (et pourquoi pas ?), mais à partir du moment où ce schéma n'est le support à aucun discours en particulier, ni à aucun humour, on se questionne vraiment sur l'intention de l'album. Les auteurs le savent-ils eux-mêmes, d'ailleurs ? Bref, on pourrait louer la volonté des auteurs de réussir à ne jamais basculer dans le politiquement correct sur un sujet potentiellement glissant, mais si c'est pour avoir ça derrière, j'aurais encore préféré un propos anti-chasse ou anti-écolos. Au moins, on aurait eu quelque chose à se mettre sous la dent... Le plus drôle, c'est quand même que la seule intention identifiable derrière cet album est d'avoir voulu donner à un personnage féminin secondaire une saga où elle aurait le premier rôle. Ce qui, précisément, est le summum du politiquement correct...

13/03/2026 (modifier)
Par Isma
Note: 2/5
Couverture de la série Lanfeust des Etoiles
Lanfeust des Etoiles

Après Lanfeust de Troy, Lanfeust des Étoiles élargit fortement l’univers imaginé par Christophe Arleston et Didier Tarquin. L’aventure quitte le monde de Troy pour prendre une dimension intergalactique, avec de nouveaux mondes et de nouvelles civilisations. Même si l’ensemble reste bien réalisé, j’ai personnellement moins accroché que pour la série originale. J’ai trouvé qu’il y avait moins d’humour et que les personnages étaient moins attachants que dans Lanfeust de Troy, qui possédait une fraîcheur et une simplicité qui faisaient tout son charme. Cela reste une suite correcte et intéressante pour les fans de l’univers, mais pour ma part, la première saga reste largement la plus marquante.

13/03/2026 (modifier)
Par Isma
Note: 2/5
Couverture de la série All*Star Superman
All*Star Superman

Hormis quand j'étais encore un enfant (ah la belle epoque) je ne suis pas un grand fan de Superman de manière générale, et encore moins de l’écriture de Grant Morrison. J’ai surtout lu ce comics au vu des nombreuses critiques très positives qu’il reçoit. L’idée de départ reste pourtant originale : un Superman qui sait qu’il va bientôt mourir. Ce point de départ donne au récit une dimension particulière et presque tragique. Cependant, malgré cette idée intéressante, l’histoire et les personnages ne m’ont pas vraiment captivé tout au long du récit. J’ai reconnu l’originalité de l’approche, mais sans réussir à m’impliquer dans l’histoire. Au final, cette lecture ne m’a pas donné envie d’explorer davantage les nombreux récits consacrés à l’Homme d’Acier. Mais bon, il en faut pour tous les goûts.

13/03/2026 (modifier)
Par Isma
Note: 2/5
Couverture de la série DareDevil - Sous l'aile du Diable (cycle Smith et Quesada)
DareDevil - Sous l'aile du Diable (cycle Smith et Quesada)

J’étais vraiment emballé par l’histoire au début. On voit Daredevil perdre progressivement pied, tandis que tout son entourage sombre avec lui. La tension monte au fil des pages et le récit devient de plus en plus sombre, ce qui rend la lecture très prenante. Malheureusement, le dénouement final m’a complètement refroidi. Après toute cette montée dramatique, j’ai trouvé la conclusion très décevante. Toute cette lecture pour arriver à ce final m’a laissé un goût amer. Il y avait, selon moi, tellement mieux à faire que cette fin grotesque. Dommage, car le début du récit était vraiment prometteur. Déçu.

13/03/2026 (modifier)
Par Alix
Note: 2/5
Couverture de la série Fluffy
Fluffy

Ouais, pas mieux que Ro. Cet album est original au possible, avec un décalage assez comique entre les situations réalistes et cette relation loufoque et ambiguë entre Fluffy et son papa. Mais voilà, l’histoire est banale et molle, et surtout le protagoniste est peu attachant, voire agaçant, ce qui n’aide pas les choses. Et ce n’est pas le dessin minimaliste qui va enthousiasmer les foules. Bref, un album original et mignon, à lire en bibliothèque si l’occasion se présente et que vous n’avez rien d’autres à lire. Je doute en garder un souvenir impérissable.

12/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Wooly
Wooly

Wooly est un jeune mouton dont le grand-père voit d'un très mauvais œil l'arrivée de son nouveau voisin, un vieux loup comme ceux qu'il a combattus autrefois lors de l'antique "guerre des moutons". Les deux anciens ennemis rallument aussitôt les hostilités, multipliant les machines bricolées et les attaques plus ou moins absurdes, jusqu'à ce qu'un chien de berger particulièrement autoritaire vienne encore compliquer la situation. Graphiquement, l'album n'est pas désagréable. Le trait des personnages animaliers m'a rappelé celui un peu "strip comics" de Dav dans Les Garnimos, avec des expressions cartoonesques, parfois un peu brutes mais efficaces. Les décors et leurs couleurs m'ont quant à eux évoqué ceux que l'on peut voir dans les albums de Lewis Trondheim colorisés par Brigitte Findakly, avec des ambiances rondes et lisibles, et des couleurs chaudes qui fonctionnent bien dans un registre jeunesse. En revanche, l'histoire ne m'a pas enthousiasmé. Elle donne l'impression d'avancer de manière assez bancale, avec un rythme irrégulier et une mise en scène qui m'a paru un peu immature. L'humour, pourtant très présent, m'a semblé assez enfantin et ne m'a pas vraiment fait sourire. Surtout, le scénario donne souvent l'impression d'être improvisé au fil des pages. Des idées ou des péripéties apparaissent puis disparaissent rapidement, certaines situations prennent la forme de digressions qui ne mènent nulle part, et l'ensemble manque de direction. Malgré une galerie de personnages assez fournie et quelques situations volontairement loufoques, je ne me suis attaché à aucun d'entre eux. L'album n'est pas foncièrement désagréable et pourrait sans doute plaire à un jeune public grâce à son dessin sympathique, même s'il est un peu trop bavard pour les moins de 10 ans. Mais le récit peine à vraiment enthousiasmer, avec l'impression d'une histoire qui part dans plusieurs directions sans parvenir à trouver la bonne. Note : 2,5/5

12/03/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Les Canots de Satan
Les Canots de Satan

Deuxième one-shot de ce duo que je lis et deuxième fois que je me suis ennuyé fermement. Encore une fois on prend une histoire tirée du folklore québécois et on se met à déconner dessus en faisant n'importe quoi. L'idée de départ est pourtant pas trop mal: dans la légende de la chasse galerie, un groupe de bûcherons revient dans son village natal pour le réveillon en utilisant un canot qui vole dans le ciel, après qu'ils aient fait un pacte avec Satan. Alors on montre ce qui se produit si tout le monde faisait la même chose et voir des canots dans le ciel est devenu un truc complètement banal. Sauf que voilà l'humour ne m'a pas du tout fait rire et j'ai vite trouvé ça lourd. Je ne suis jamais rentré dans le délire des auteurs et j'ai trouvé le temps long. Après une centaine de pages, j'ai fini par feuilleter vaguement l'album. Comme on n’explique jamais la légende originale, je me demande si un lecteur européen va comprendre quelque chose. Le dessin semble inspiré par l'underground américain. Je ne suis pas un grand fan de ce style, mais au moins c'est lisible.

11/03/2026 (modifier)