The Boys ne m’a personnellement pas du tout accroché. Je comprends l’idée derrière le comics et ce qu’il cherche à parodier dans le monde des super-héros, mais la lecture m’a rapidement laissé de côté.
J’ai surtout eu l’impression que la série misait constamment sur la provocation, la violence et le cynisme sans réussir à me donner envie de m’investir dans l’histoire ou les personnages. Tout paraît excessif en permanence, au point que les scènes choquantes finissent presque par perdre leur impact.
Je n’ai pas non plus réussi à m’attacher aux personnages. Entre leur côté volontairement détestable et l’ambiance très nihiliste du récit, je suis resté complètement extérieur à ce qui se passait. Même les moments censés être marquants ou drôles m’ont laissé assez indifférent.
Au final, malgré sa réputation et son succès, c’est un comics avec lequel je n’ai jamais réussi à créer de connexion. J’ai continué un moment en espérant finir par accrocher, mais l’envie de poursuivre la lecture n’est jamais vraiment venue.
Fullmetal Alchemist ne m’a personnellement pas convaincu. Je sais que c’est un manga extrêmement apprécié, mais je n’ai jamais réussi à accrocher à l’histoire ni aux personnages.
Le principal problème pour moi, c’est le rythme. J’ai trouvé l’ensemble assez mou, avec beaucoup de passages qui traînent en longueur et une narration qui manque d’impact. Le manga alterne constamment entre moments sérieux, humour et discussions explicatives, mais sans jamais vraiment réussir à me captiver.
Je n’ai pas non plus accroché aux personnages principaux. Edward Elric et Alphonse Elric m’ont laissé assez indifférent, notamment parce que je ne les ai jamais trouvés particulièrement impressionnants ou charismatiques. Même dans les combats ou les moments censés être importants émotionnellement, je n’ai jamais ressenti cette montée en puissance ou cette tension qui donne envie de continuer un shonen.
Dragon Head commence pourtant très bien. Le début installe une ambiance oppressante et mystérieuse vraiment efficace : le tunnel, le chaos, la survie, la peur permanente… il y a un vrai sentiment de malaise qui donne envie de continuer. Les premières scènes réussissent parfaitement à créer de la tension et à intriguer le lecteur sur ce qui a pu arriver au monde extérieur.
Malheureusement, j’ai trouvé que le manga se perd complètement par la suite. Plus l’histoire avance, plus elle devient confuse et frustrante. Le mystère qui faisait toute la force du début finit par tourner en rond, et le récit donne souvent l’impression de ne jamais vraiment savoir où il veut aller. On enchaîne des scènes de souffrance, de folie et de désespoir sans que cela apporte grand-chose de nouveau.
L'École emportée m’a laissé une impression très mitigée. Je comprends son importance historique dans le manga d’horreur, mais la lecture m’a surtout paru étrange et décousue. Le récit donne souvent l’impression de passer brutalement d’une situation à une autre sans réelle logique ni transition naturelle. On enchaîne les événements absurdes, les réactions excessives et les retournements inattendus au point que j’ai eu du mal à m’impliquer émotionnellement dans l’histoire.
Les dessins n’aident pas non plus. Je sais que le style est ancien et représentatif de son époque, mais personnellement je l’ai trouvé daté et peu engageant. Les visages déformés, les expressions outrancières et le trait très chargé rendent la lecture parfois pénible plutôt qu’angoissante. Au lieu d’être happé par l’ambiance, j’avais surtout envie de décrocher.
Je n’ai pas aimé Nausicaä de la Vallée du Vent. Malgré sa réputation culte, j’ai trouvé le manga extrêmement pénible à lire. Le principal problème vient des dessins : les planches sont souvent surchargées, confuses, et l’action devient rapidement illisible. Entre les créatures, les machines, les décors détaillés et les mouvements esquissés dans tous les sens, j’avais constamment l’impression de devoir “déchiffrer” les pages plutôt que les lire.
Et surtout… que c’est mou. Le récit avance lentement, avec énormément de dialogues explicatifs et de passages contemplatifs qui cassent totalement le rythme. Là où certains verront une œuvre poétique et profonde, j’y ai surtout vu une narration interminable qui peine à captiver. Même les scènes censées être intenses manquent d’impact à cause du découpage confus et du rythme étiré.
Je comprends pourquoi le manga est admiré pour son univers et ses thèmes écologiques, mais personnellement, l’expérience de lecture a été laborieuse du début à la fin.
Si je ne me trompe pas, c'est la première bande dessinée de cet auteur que je lis et je n'ai pas trop envie de lire le reste de sa bibliographique...
Le dessin est pas trop mal même si la mise en scène est souvent plate avec des suites de cases qui se ressemblent hormis un ou deux changements. C'est un effet de style qui peut plaire à certains lecteurs, mais pas à moi. Ce sont des histoires courtes ayant pour thème le football et je n'ai pas beaucoup rigolé durant ma lecture et je me suis vite ennuyé. La faute en partie au fait que les histoires tiraient souvent en longueur. Je me demande peut-être si c'est un problème générationnel.
Je suis né au début des années 90, mais j'ai passé une bonne partie de ma jeunesse avec les vieux classiques de la BD Franco-Belge, une époque où les auteurs avaient un espace restreint pour s'exprimer et chez les plus grands auteurs on voit que chaque case est important et à un but précis . Maintenant on est pas obligé que chaque album fait 44 pages et cela permet plus de liberté aux auteurs, mais de plus en plus souvent j'ai l'impression qu'il y a trop de BD moderne où on prends inutilement son temps et cela casse le rythme. Ici, j'ai souvent eu l'impression qu'on prenait trop de cases pour raconter un gag qui aurait durer un ou deux pages si ça avait été produit dans les années 50-70.
Pas un album pour moi.
Cette BD adapte et illustre plusieurs chansons des Fatals Picards à travers une succession de petites histoires ou de simples mises en images des paroles du groupe.
Je connais assez mal les Fatals Picards en tant que groupe, mais je connaissais et appréciais la plupart des chansons reprises ici. Le problème, c'est que l'album se contente très souvent de les illustrer assez littéralement, sans apporter de relecture, de véritable scénario ou de valeur ajoutée.
L'humour absurde, satirique et très second degré du groupe reste évidemment présent, et certaines chansons fonctionnent toujours bien grâce à leurs idées de départ ou à leur ton volontairement idiot et décalé. Mais en dehors du plaisir de retrouver ces morceaux, l'album lui-même reste très limité. Les différentes histoires sont inégales, le rythme manque d'énergie, et graphiquement c'est d'un niveau amateur. Ce n'est pas catastrophique, mais c'est souvent trop simple et maladroit, avec une mise en scène sans impact ni personnalité.
Ça ressemble surtout à un petit produit dérivé fait par des fans amateurs pour des fans. Honnêtement, c'est parce que j'aime bien l'esprit du groupe et de leurs chansons que je n'ai pas trouvé l'ensemble nul, mais cela reste un album largement dispensable.
Rien d'autres à ajouter de plus par rapport à l'avis précédent qui a déjà tout bien expliqué les problèmes de cet album.
J'ai rien contre les comics de super-héros qui ne sont que du pur divertissement, mais ici le scénario est un peu trop orientés sur les scènes d'actions. Alors il y a pleins de bastons au point où on a un peu oublié de vraiment développé le scénario. Il faut dire aussi qu'il y a trop de personnages et pas assez d'espaces pour tous bien les développés. J'aime bien la version dinosaure de Batman et sa relation avec les humains...et puis c'est à peu près tout.
Quant au dessin, j'ai bien aimé le premier dessinateur et beaucoup moins le second (le chapitre 3 au complet est vraiment moche à regarder). Un comics avec un gimmick à oublier rapidement.
J’avais énormément envie d’aimer Apparition dans le ciel de Berlin-Est. Rien que le titre me fascinait. Je m’attendais à une œuvre oppressante, étrange, avec cette sensation de guerre froide permanente, un Berlin-Est paranoïaque écrasé par le poids politique et la peur de l’inconnu. Les premières pages m’ont d’ailleurs vraiment accroché avec cette apparition gigantesque dans le ciel et cette ambiance de tension sourde.
Mais finalement, cette promesse-là disparaît assez vite.
Parce qu’en réalité, une grande partie du récit se déroule dans ce bunker, presque coupé du monde extérieur. Et du coup, tout ce sentiment de Berlin-Est sous pression, de ville enfermée dans la guerre froide, on le ressent finalement très peu passé le premier tiers du récit. C’est probablement ce qui m’a le plus frustré : le décor et le contexte historique semblaient être une force énorme du livre… mais ils deviennent presque secondaires.
L’histoire tourne alors surtout autour des discussions, des réactions face à cette apparition et des réflexions plus symboliques ou philosophiques. Je comprends totalement ce que la BD cherche à faire, mais personnellement, je suis resté à distance. Là où j’attendais une montée de tension, une vraie oppression psychologique ou un vertige fantastique, j’ai surtout eu le sentiment d’un récit très statique.
Et c’est étrange parce que l’idée de départ reste excellente. Cette apparition immense et incompréhensible au-dessus d’une ville enfermée politiquement, c’est un concept ultra fort. Mais j’ai trouvé que la BD exploitait finalement peu son propre potentiel. Elle préfère constamment suggérer plutôt que faire ressentir.
Même les personnages m’ont laissé assez froid. Ils servent surtout le propos et les dialogues, mais je n’ai jamais vraiment créé de lien émotionnel avec eux. Je regardais le récit avancer sans être happé dedans.
Visuellement pourtant, certaines planches fonctionnent très bien. Il y a une vraie maîtrise de l’ambiance, notamment au début avec cette apparition dans le ciel qui possède quelque chose de presque biblique. Mais là encore, j’ai trouvé l’ensemble trop contenu, trop retenu. Comme si la BD refusait d’aller au bout de son étrangeté ou de son émotion.
Au final, ce qui me reste surtout, c’est une frustration énorme. Celle d’un livre avec un titre incroyable, une idée de départ fascinante et un contexte historique ultra fort… mais qui choisit finalement une approche beaucoup plus froide et enfermée que ce que j’espérais.
Pas un mauvais livre. Mais clairement une œuvre dont l’idée m’a davantage marqué que sa lecture elle-même
Une jeune voleuse embarque à bord d’un équipage de pirates aussi incompétents que loufoques dans une chasse au trésor remplie de créatures fantastiques, de références anachroniques et de clins d'oeil à Pirates des Caraïbes et à d’autres univers du même genre.
L'album repose clairement sur une volonté de détourner les codes du récit de pirates avec un humour absurde et décalé. Le problème, c’est que cet humour m’a paru très lourdaud et souvent forcé, avec des blagues qui semblent plaquées artificiellement sur les scènes plutôt que réellement intégrées au récit. Les dialogues sonnent faux, les personnages passent leur temps à cabotiner, et malgré la volonté de faire du décalé ou de l’absurde, je n’ai quasiment jamais souri.
Le dessin donne pourtant une bonne première impression. Le trait est souple, vivant, assez séduisant au premier regard, avec une vraie énergie graphique et des couleurs agréables. Mais à la lecture, cela devient beaucoup plus brouillon. Les personnages ont des anatomies très cartoonesques qui m’ont souvent perturbé, notamment ces jambes étonnamment courtes et presque caoutchouteuses qui donnent parfois l’impression que les corps manquent totalement de structure. La mise en scène elle-même paraît assez brinquebalante, avec un découpage confus et un rythme qui fonctionne mal.
Malgré un fond graphique pas inintéressant et une envie évidente de proposer une aventure humoristique déjantée, l’histoire ne prend jamais vraiment. Entre les références insistantes, les gags qui tombent à plat et une narration assez pénible à suivre, j’ai péniblement parcouru cet album sans décrocher un sourire.
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The Boys
The Boys ne m’a personnellement pas du tout accroché. Je comprends l’idée derrière le comics et ce qu’il cherche à parodier dans le monde des super-héros, mais la lecture m’a rapidement laissé de côté. J’ai surtout eu l’impression que la série misait constamment sur la provocation, la violence et le cynisme sans réussir à me donner envie de m’investir dans l’histoire ou les personnages. Tout paraît excessif en permanence, au point que les scènes choquantes finissent presque par perdre leur impact. Je n’ai pas non plus réussi à m’attacher aux personnages. Entre leur côté volontairement détestable et l’ambiance très nihiliste du récit, je suis resté complètement extérieur à ce qui se passait. Même les moments censés être marquants ou drôles m’ont laissé assez indifférent. Au final, malgré sa réputation et son succès, c’est un comics avec lequel je n’ai jamais réussi à créer de connexion. J’ai continué un moment en espérant finir par accrocher, mais l’envie de poursuivre la lecture n’est jamais vraiment venue.
FullMetal Alchemist
Fullmetal Alchemist ne m’a personnellement pas convaincu. Je sais que c’est un manga extrêmement apprécié, mais je n’ai jamais réussi à accrocher à l’histoire ni aux personnages. Le principal problème pour moi, c’est le rythme. J’ai trouvé l’ensemble assez mou, avec beaucoup de passages qui traînent en longueur et une narration qui manque d’impact. Le manga alterne constamment entre moments sérieux, humour et discussions explicatives, mais sans jamais vraiment réussir à me captiver. Je n’ai pas non plus accroché aux personnages principaux. Edward Elric et Alphonse Elric m’ont laissé assez indifférent, notamment parce que je ne les ai jamais trouvés particulièrement impressionnants ou charismatiques. Même dans les combats ou les moments censés être importants émotionnellement, je n’ai jamais ressenti cette montée en puissance ou cette tension qui donne envie de continuer un shonen.
Dragon Head
Dragon Head commence pourtant très bien. Le début installe une ambiance oppressante et mystérieuse vraiment efficace : le tunnel, le chaos, la survie, la peur permanente… il y a un vrai sentiment de malaise qui donne envie de continuer. Les premières scènes réussissent parfaitement à créer de la tension et à intriguer le lecteur sur ce qui a pu arriver au monde extérieur. Malheureusement, j’ai trouvé que le manga se perd complètement par la suite. Plus l’histoire avance, plus elle devient confuse et frustrante. Le mystère qui faisait toute la force du début finit par tourner en rond, et le récit donne souvent l’impression de ne jamais vraiment savoir où il veut aller. On enchaîne des scènes de souffrance, de folie et de désespoir sans que cela apporte grand-chose de nouveau.
L'Ecole emportée
L'École emportée m’a laissé une impression très mitigée. Je comprends son importance historique dans le manga d’horreur, mais la lecture m’a surtout paru étrange et décousue. Le récit donne souvent l’impression de passer brutalement d’une situation à une autre sans réelle logique ni transition naturelle. On enchaîne les événements absurdes, les réactions excessives et les retournements inattendus au point que j’ai eu du mal à m’impliquer émotionnellement dans l’histoire. Les dessins n’aident pas non plus. Je sais que le style est ancien et représentatif de son époque, mais personnellement je l’ai trouvé daté et peu engageant. Les visages déformés, les expressions outrancières et le trait très chargé rendent la lecture parfois pénible plutôt qu’angoissante. Au lieu d’être happé par l’ambiance, j’avais surtout envie de décrocher.
Nausicaä de la vallée du vent
Je n’ai pas aimé Nausicaä de la Vallée du Vent. Malgré sa réputation culte, j’ai trouvé le manga extrêmement pénible à lire. Le principal problème vient des dessins : les planches sont souvent surchargées, confuses, et l’action devient rapidement illisible. Entre les créatures, les machines, les décors détaillés et les mouvements esquissés dans tous les sens, j’avais constamment l’impression de devoir “déchiffrer” les pages plutôt que les lire. Et surtout… que c’est mou. Le récit avance lentement, avec énormément de dialogues explicatifs et de passages contemplatifs qui cassent totalement le rythme. Là où certains verront une œuvre poétique et profonde, j’y ai surtout vu une narration interminable qui peine à captiver. Même les scènes censées être intenses manquent d’impact à cause du découpage confus et du rythme étiré. Je comprends pourquoi le manga est admiré pour son univers et ses thèmes écologiques, mais personnellement, l’expérience de lecture a été laborieuse du début à la fin.
Hors-jeu
Si je ne me trompe pas, c'est la première bande dessinée de cet auteur que je lis et je n'ai pas trop envie de lire le reste de sa bibliographique... Le dessin est pas trop mal même si la mise en scène est souvent plate avec des suites de cases qui se ressemblent hormis un ou deux changements. C'est un effet de style qui peut plaire à certains lecteurs, mais pas à moi. Ce sont des histoires courtes ayant pour thème le football et je n'ai pas beaucoup rigolé durant ma lecture et je me suis vite ennuyé. La faute en partie au fait que les histoires tiraient souvent en longueur. Je me demande peut-être si c'est un problème générationnel. Je suis né au début des années 90, mais j'ai passé une bonne partie de ma jeunesse avec les vieux classiques de la BD Franco-Belge, une époque où les auteurs avaient un espace restreint pour s'exprimer et chez les plus grands auteurs on voit que chaque case est important et à un but précis . Maintenant on est pas obligé que chaque album fait 44 pages et cela permet plus de liberté aux auteurs, mais de plus en plus souvent j'ai l'impression qu'il y a trop de BD moderne où on prends inutilement son temps et cela casse le rythme. Ici, j'ai souvent eu l'impression qu'on prenait trop de cases pour raconter un gag qui aurait durer un ou deux pages si ça avait été produit dans les années 50-70. Pas un album pour moi.
Les Chansons des Fatals Picards en Bandes Dessinées
Cette BD adapte et illustre plusieurs chansons des Fatals Picards à travers une succession de petites histoires ou de simples mises en images des paroles du groupe. Je connais assez mal les Fatals Picards en tant que groupe, mais je connaissais et appréciais la plupart des chansons reprises ici. Le problème, c'est que l'album se contente très souvent de les illustrer assez littéralement, sans apporter de relecture, de véritable scénario ou de valeur ajoutée. L'humour absurde, satirique et très second degré du groupe reste évidemment présent, et certaines chansons fonctionnent toujours bien grâce à leurs idées de départ ou à leur ton volontairement idiot et décalé. Mais en dehors du plaisir de retrouver ces morceaux, l'album lui-même reste très limité. Les différentes histoires sont inégales, le rythme manque d'énergie, et graphiquement c'est d'un niveau amateur. Ce n'est pas catastrophique, mais c'est souvent trop simple et maladroit, avec une mise en scène sans impact ni personnalité. Ça ressemble surtout à un petit produit dérivé fait par des fans amateurs pour des fans. Honnêtement, c'est parce que j'aime bien l'esprit du groupe et de leurs chansons que je n'ai pas trouvé l'ensemble nul, mais cela reste un album largement dispensable.
Jurassic league
Rien d'autres à ajouter de plus par rapport à l'avis précédent qui a déjà tout bien expliqué les problèmes de cet album. J'ai rien contre les comics de super-héros qui ne sont que du pur divertissement, mais ici le scénario est un peu trop orientés sur les scènes d'actions. Alors il y a pleins de bastons au point où on a un peu oublié de vraiment développé le scénario. Il faut dire aussi qu'il y a trop de personnages et pas assez d'espaces pour tous bien les développés. J'aime bien la version dinosaure de Batman et sa relation avec les humains...et puis c'est à peu près tout. Quant au dessin, j'ai bien aimé le premier dessinateur et beaucoup moins le second (le chapitre 3 au complet est vraiment moche à regarder). Un comics avec un gimmick à oublier rapidement.
Apparition dans le ciel de Berlin-Est
J’avais énormément envie d’aimer Apparition dans le ciel de Berlin-Est. Rien que le titre me fascinait. Je m’attendais à une œuvre oppressante, étrange, avec cette sensation de guerre froide permanente, un Berlin-Est paranoïaque écrasé par le poids politique et la peur de l’inconnu. Les premières pages m’ont d’ailleurs vraiment accroché avec cette apparition gigantesque dans le ciel et cette ambiance de tension sourde. Mais finalement, cette promesse-là disparaît assez vite. Parce qu’en réalité, une grande partie du récit se déroule dans ce bunker, presque coupé du monde extérieur. Et du coup, tout ce sentiment de Berlin-Est sous pression, de ville enfermée dans la guerre froide, on le ressent finalement très peu passé le premier tiers du récit. C’est probablement ce qui m’a le plus frustré : le décor et le contexte historique semblaient être une force énorme du livre… mais ils deviennent presque secondaires. L’histoire tourne alors surtout autour des discussions, des réactions face à cette apparition et des réflexions plus symboliques ou philosophiques. Je comprends totalement ce que la BD cherche à faire, mais personnellement, je suis resté à distance. Là où j’attendais une montée de tension, une vraie oppression psychologique ou un vertige fantastique, j’ai surtout eu le sentiment d’un récit très statique. Et c’est étrange parce que l’idée de départ reste excellente. Cette apparition immense et incompréhensible au-dessus d’une ville enfermée politiquement, c’est un concept ultra fort. Mais j’ai trouvé que la BD exploitait finalement peu son propre potentiel. Elle préfère constamment suggérer plutôt que faire ressentir. Même les personnages m’ont laissé assez froid. Ils servent surtout le propos et les dialogues, mais je n’ai jamais vraiment créé de lien émotionnel avec eux. Je regardais le récit avancer sans être happé dedans. Visuellement pourtant, certaines planches fonctionnent très bien. Il y a une vraie maîtrise de l’ambiance, notamment au début avec cette apparition dans le ciel qui possède quelque chose de presque biblique. Mais là encore, j’ai trouvé l’ensemble trop contenu, trop retenu. Comme si la BD refusait d’aller au bout de son étrangeté ou de son émotion. Au final, ce qui me reste surtout, c’est une frustration énorme. Celle d’un livre avec un titre incroyable, une idée de départ fascinante et un contexte historique ultra fort… mais qui choisit finalement une approche beaucoup plus froide et enfermée que ce que j’espérais. Pas un mauvais livre. Mais clairement une œuvre dont l’idée m’a davantage marqué que sa lecture elle-même
Pyraths
Une jeune voleuse embarque à bord d’un équipage de pirates aussi incompétents que loufoques dans une chasse au trésor remplie de créatures fantastiques, de références anachroniques et de clins d'oeil à Pirates des Caraïbes et à d’autres univers du même genre. L'album repose clairement sur une volonté de détourner les codes du récit de pirates avec un humour absurde et décalé. Le problème, c’est que cet humour m’a paru très lourdaud et souvent forcé, avec des blagues qui semblent plaquées artificiellement sur les scènes plutôt que réellement intégrées au récit. Les dialogues sonnent faux, les personnages passent leur temps à cabotiner, et malgré la volonté de faire du décalé ou de l’absurde, je n’ai quasiment jamais souri. Le dessin donne pourtant une bonne première impression. Le trait est souple, vivant, assez séduisant au premier regard, avec une vraie énergie graphique et des couleurs agréables. Mais à la lecture, cela devient beaucoup plus brouillon. Les personnages ont des anatomies très cartoonesques qui m’ont souvent perturbé, notamment ces jambes étonnamment courtes et presque caoutchouteuses qui donnent parfois l’impression que les corps manquent totalement de structure. La mise en scène elle-même paraît assez brinquebalante, avec un découpage confus et un rythme qui fonctionne mal. Malgré un fond graphique pas inintéressant et une envie évidente de proposer une aventure humoristique déjantée, l’histoire ne prend jamais vraiment. Entre les références insistantes, les gags qui tombent à plat et une narration assez pénible à suivre, j’ai péniblement parcouru cet album sans décrocher un sourire.