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Les derniers avis (17349 avis)

Couverture de la série Cruelles
Cruelles

Buffin (que je découvre ici, sans savoir s’il a publié autre chose) use dans cet album d’un trait hyper stylisé, une sorte de style atome exacerbé, parfois réduit à des esquisses. Pourquoi pas ? Mais ici le côté très froid du dessin, accentué par les tons passés de la colorisation, m’ont laissé de marbre, je n’ai pas accroché (d’autant que ce dessin, parfois simple, n’est pas exempt de défauts de proportions). Quant aux histoires de Rodolphe, elles m’ont-elles-aussi déçu. Usant parfois d’un léger érotisme, la narration et les scénarios m’ont paru trop « légers ». Un peu de SF, de fantastique, un hommage à l’univers de Tintin, mais tout est saupoudré sans réellement donner corps à quelque chose de consistant, c’est évanescent. Parues dans le magazine mensuel Chic, les 5 histoires constituant ce recueil passaient peut-être au milieu d’autres trucs, mais cela ne m’a pas passionné. A noter que si les premières histoires jouent sur l’image d’une femme fatale, mangeuse d’hommes – ce qui semble avoir été un thème central de cette revue, le reste est beaucoup plus divers.

28/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Caraïbe
Caraïbe

"Heureux qui comme Eko a fait un beau voyage..." Que du Bellay me pardonne car la ressemblance avec Macedo s'arrête là. En lisant l'aventure d'Ellais et de Eko j'ai eu l'impression de feuilleter un prospectus de voyage pour un public allemand. D'ailleurs le T-shirt d'Emil aurait pu être "Gute Zeiten- Reisen mit L.." (p13) avec le nom de la célèbre compagnie aérienne allemande. En plus les deux héros sont les stéréotypes de stars de cinéma porno des années 80 où les jeunes allemandes prenaient des vacances très chaudes en Grèce. Dans cette première partie, nous nous trouvons dans la zone de confort de Macedo qui sait très bien dessiner les ébats érotiques. La Grèce puisque Macedo semble puiser dans l'Odyssée d'Ulysse. Le voyage en bateau, les récifs (Scylla), la sorcière d'amour (Circée), la belle qui manque (Pénélope) sont présents en filigranes mais le mythe est détourné à la sauce mystico-philosophique indigeste. Le voyage qui devient temporel autant que spatial finit par une pirouette pseudo humaniste de bonne volonté universelle. La technique de l'aérographe utilisée me laisse insatisfait. Des personnages figés, une coloration très brillante cela convient assez bien à la nature exubérante mais moins aux visages et à la dynamique des corps. Cela a beaucoup vieilli à mon goût.

27/11/2021 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Block 109
Block 109

Cela faisait longtemps que je voulais lire cette uchronie. Et si l'issue de la Seconde guerre mondiale en avait été autrement ? Tout cela est très alléchant. Mais déjà le dessin est vraiment moyen, malgré une colorisation que j'aime bien, et ne facilite pas la compréhension, notamment pour identifier les différents personnages. Mais alors vient se greffer là-dessus une histoire à la walking dead avec un virus et des zombies dans le métro. Des combats sur des pages et des pages, bam bam bam ratatat. Ca manque un peu de profondeur. Belle déception.

27/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Les Aventures de Gilles Roux et Marie Meuse
Les Aventures de Gilles Roux et Marie Meuse

Pour cette ancienne série des années 80 on prend un brin de paléontologie, un soupçon d'astronomie, un chouia d'aventure pour aboutir à bof bof. Notre couple ? d'aventuriers scientifiques amateurs jouent de malchance avec leurs appareils photos pour immortaliser la rencontre qui révolutionnera la science des origines. Les scénarii utilisent des schémas assez connus (Nessie, sectes, extra-terrestres) mais sans vraiment approfondir. Les personnages sont sympathiques mais développent peu les relations qui peuvent se tisser entre eux. Marie un peu nunuche au début prend de l'étoffe par la suite ce qui est bien. Des fins genre queue de poisson qui montrent l'inachèvement des scénarii. J'aime le dessin de Magda quand elle reproduit l'atmosphère écossaise. Pour la curiosité du moyen 2,5

25/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Les Moines de Bourgogne
Les Moines de Bourgogne

Oulahh ! Ben, pour le coup, je l’ai trouvé très peu inspiré, Eric Corbeyran. C’est dommage car, d’une part, il avait en Brice Goepfert un dessinateur on ne peut plus approprié pour illustrer ce récit historique et, d’autre part, le sujet me paraissait des plus riches. Pensez donc, les moines cisterciens ! Un ordre religieux qui suit des principes rigoureux et louables, qui a su par son savoir-faire faire fructifier les terres qui lui ont été léguées (ou qu’il a rachetées) au fil du temps. Paysans travailleurs et observateurs, fabricants méticuleux, marchands opiniâtres, les moines cisterciens ont fait évoluer ces trois domaines par leur travail et grâce à l’échange de leurs expériences. Et là, on a juste droit à une petite historiette d’un pauvre enfant abandonné et mal dans sa peau, recueilli par les moines qui le confient à une famille d’accueil avant de le récupérer à se demande quelques années plus tard, avant de le voir partir aux Croisades sans grande motivation et de le voir revenir légèrement illuminé… mais qui serait à l’origine de toutes les innovations viticoles nées en Bourgogne. Non seulement j’ai trouvé le destin de ce personnage sans intérêt et très artificiel mais en plus, en lui attribuant toutes ces innovations, Corbeyran se prive de la matière que pouvait offrir la compétence de l’ordre cistercien dans son ensemble. C’est con parce que Brice Goepfert offre de bien jolies planches dans ce style réaliste et classique si cher à Glénat. J’ai beaucoup aimé la représentation des différents bâtiments ainsi que certaines cases dédiées à la nature. Et le dossier en fin d’album s’est révélé instructif. … Mais l’histoire imaginée par Corbeyran… pffff… Qu’est-ce que je me suis ennuyé… S’il n’y a avait eu le dessin et le dossier, c’eut été une étoile et rien de plus…

25/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Madila
Madila

C'est l'avis de Zelda qui m'a fait rajouté une étoile à cette ancienne série. C'est agréable de lire des avis aussi bien écrits avec cœur et avec une pensée personnelle qui sort de la technique pure. Le dessin stylé mode sort de l'ordinaire mérite une bonne appréciation même si je trouve les visages trop semblables les uns aux autres, surtout pour les femmes. Mais le gros défaut comme souligné ailleurs est le scénario. Je n'ai lu que Rouge Rubis mais je me sens incapable de rechercher un autre tome. J' aime les thrillers et je trouve l'histoire invraisemblable du début à la fin. Même en considérant la part de fiction, je pourrais faire une ou des remarques à chaque rebondissement du récit. Les personnages sont vides et ces histoires d'ultra riches qui se bouffent est d'un ennui mortel. Dommage car on sent une qualité littéraire affirmée dans la narration de l'épisode. Désolé Zelda 2 c'est mon maximum.

24/11/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 2/5
Couverture de la série Revoir Paris
Revoir Paris

Après lecture de l'édition intégrale, il y a de très belles qualités graphiques mais je ne suis pas conquis du tout par le scénario. L'univers présenté est très beau, contemplatif. J'aurais moi aussi le nez en l'air à m'en faire un torticolis. On voit bien que le travail du dessinateur était très minutieux, détaillé, alors que le rendu final est tout à fait clair et aéré. En matière de voyage, j'ai apprécié me transporter au gré du chemin pris par Kârinh, l'héroïne un peu rebelle qui a quitté l'Arche pour effectuer une mission de prise de contact sur Terre, à Paris, et qui n'a aucune confiance envers ses supérieurs. Mais ce personnage ne m'a pas franchement plu. Faute aux dialogues, que je trouve assez figés et neutres. Et je pense la même chose sur les personnages, leurs expressions sont assez glaciales à mes yeux. Ainsi la sensibilité et la douceur de Kârinh ne me sont pas parvenues et je n'ai ressenti aucune empathie particulière. Quitte à aller jusqu'au bout de l'idée, elle m'a même fatigué à ne plus avoir de forces à chaque fois qu'elle marchait 100 mètres. Son regard porté sur le passé et sa vision idéalisée de Paris sont intéressants, tout comme ses rêves et ses problèmes de toxicomane, mais je n'arrive pas à m'y retrouver dans la manière dont cela a été exploité. Et puis l'intrigue en elle-même... La fin ne nous dit rien (un second cycle était prévu à la base?), le début prend une plombe, les péripéties m'apparaissent ennuyeuses, on ne sait rien ou presque de l'Arche, on apprend très peu de choses sur les origines du désastre sur Terre, le sujet parental est anecdotique et simpliste, les raccourcis s'enchaînent à foison (Mikhail), certaines scènes sont inexpliquées (comprendre: il fallait les expliquer). Et puis malgré… (lire plus)

24/11/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Le Fléau - Impossible de l'arrêter
Le Fléau - Impossible de l'arrêter

Il y a eu tellement de changements dans l'univers de Marvel cette dernière décennie que franchement je suis complétement perdu et j'ai plus trop envie de lire les nouvelles séries de cet éditeur. Je me concentre donc surtout sur les intégrales des vieux comics Marvel et je lis une nouveauté lorsqu'il y a un scénariste que j'aime bien aux manettes. C'est donc pour cela que j'ai lu ce one-shot qui met en vedette le Fléau, un méchant qui est maintenant un gentil pour je ne sais quelle raison, j'ai vu que c'était par le scénariste Fabian Nicieza qui a fait quelques comics que j'aime bien. Malheureusement, il est en petite forme ici. Je n'ai pas trouvé l'histoire passionnante même s'il y a quelques éléments intéressants comme le fait que le Fléau recherche la rédemption. Le gros problème est que je trouve que le récit va trop vite, tellement vite que j'avais l'impression qu'il manquait des parties au scénario, comme si je n'avais lu que la moitié de cette mini-série tellement les ellipses sont grosses par moment ! Du coup rien n'est vraiment développé et en plus le dessin n'est pas très agréable à regarder. Oubliable.

23/11/2021 (modifier)
Par pol
Note: 2/5
Couverture de la série Berezina, d'après le récit de Sylvain Tesson
Berezina, d'après le récit de Sylvain Tesson

Comment cette défaite militaire de Napoleon à fait entrer le terme Berezina dans le langage courant. J'espérais le découvrir avec cet album. Ce fut un peu le cas, mais globalement cette lecture fut assez mitigée. Le choix narratif assumé de l'auteur n'est pas de nous livrer un récit historique, mais de nous proposer un roman graphique basé sur le périple de l'explorateur Sylvain Tesson, qui a re parcourut la route de l'empereur en 2012, 200 ans pile après la défaite de Napoléon. Ce qui ne marche pas, c'est que le récit n'arrive à rendre intéressant ni le road trip contemporain, ni le récit historique associé. On alterne sans cesse les séquences dans le présent et les flash back historiques. 2 pages de l'un, 2 pages de l'autre, 4 cases de l'un, 3 cases de l'autre. Il y a énormément à dire sur les 2 parties mais du coup, rien n'est développé à fond. On sent bien la recherche du parallèle entre les deux, le parcours initiatique des passionnés sur la route originelle, mais tout ça donne une narration expéditive et parfois confuse. Beaucoup d'évènements qui arrivent à notre équipage d'explorateurs sont servis sous forme de courtes anecdotes de voyage. Mais ça manque de liant. On attend leur amis russes qui ont des ennuis mécaniques pendant des pages et des pages. A coté de ça, ils se perdent à pied (alors qu'ils voyagent en side-car) dans une foret enneigée, ils sont gelés, ça à l'air terrible. Comment sont ils arrivé là et pourquoi ? On ne le saura pas. Par contre ils s'en sortent en une case en croisant une route et en faisant du stop. Coté historique, il y a tellement à dire aussi que ce n'est pas simple pour le néophyte de saisir tous les enjeux de ce conflit.… (lire plus)

22/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Capitaine Apache
Capitaine Apache

Voici une série beaucoup plus intéressante qu'il n'y paraît après une première lecture rapide. Elle me renvoie immanquablement à l'album de Duhamel Fausses pistes. La série appartient à un mouvement anticolonialiste et anti-raciste des années 70. Je ne vais surtout pas m'en plaindre ; Elle visait un public jeune donc à l'esprit très malléable et très réceptif à ce type de récit. Mais voilà combattre des représentations simplistes à la Hollywood par d'autres représentations simplistes ne me convient guère. Sur des sujets historiques aussi sérieux et pas encore refermés c'est la porte ouverte à des critiques destructives. L'ouvrage traite sous forme de courtes histoires anecdotiques souvent dramatiques des guerres indiennes Apaches Chiricahua en Arizona et Nouveau Mexique. Le scénariste monsieur Lécureux nous présente un nouveau héros Blanc qui prend parti pour la cause Indienne. Il y eut une véritable éclosion de ces héros à cette époque le plus célèbre étant Blueberry mais mon préféré reste Buddy Longway. Ici notre Irlandais rouquin épouse une indienne puis parcours le pays avec son fils pour redresser les torts infligés aux Indiens. Son fils devenant par la suite un leader de la seconde guerre Apache. C'est la fin des Guerres Indiennes qui ont commencé près de 100 ans plus tôt. Les auteurs mettent l'accent sur les massacres, les injustices et les violations de traités bien réels subits par les Indiens de la part des gouvernements et des pionniers. Mais la première contradiction insurmontable à mon avis pour les scénaristes, est que ces héros sont eux-mêmes des colonisateurs ou issus de la vague colonisatrice. Or avant les fusils, c'est la venue des Européens avec leurs virus pathogènes pour les Indiens qui a été la grande source de la mortalité des millions de morts Amérindiens. Tous ces héros… (lire plus)

22/11/2021 (modifier)