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Les derniers avis (17349 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Les Dominants
Les Dominants

La série n'est pas terminée mais pour le moment, je n'arrive pas à me détacher d'une impression très mitigée la concernant. Il y a des choses que j'y aime beaucoup. Cette idée d'une étrange invasion extraterrestre avec des aliens incompréhensibles qui semblent aussi indifférents à l'humanité qu'ils peuvent être parfois mortels. J'aime la variété de ces créatures, leur étrangeté, et la diversité de leurs effets sur les humains même si parfois ceux-ci sont utilisés un peu facilement pour aider au bon déroulement du scénario. Et puis le dessin est lui aussi de très bonne qualité. C'est donc le genre de BD vers laquelle je suis attiré et qui me pousse à la lecture. En contrepartie, il y a des choses que je n'ai pas aimées du tout. Pour compenser les quelques facilités indiquées ci-dessus ainsi que d'autres passages assez téléphonés. Mais surtout c'est l'aspect caricatural et cliché des protagonistes et des factions en présence qui m'a agacé. Les fanatiques religieux hypocritement souriants d'un côté, les fanatiques militaristes et violents d'un autre côté, le chef impitoyable qui ordonne de massacrer les civils dès qu'ils n'obéissent pas à sa folie guerrière, la fille complètement embrigadée et tout aussi meurtrière, comme par hasard son frère qui est pile en face dans le camp opposé, tous ceux qui les suivent et obéissent aveuglément, et évidemment le héros qui est au centre de tout ça en vieux briscard humaniste mais désabusé qui "fait ce qui doit être fait" pour lui et ceux qu'il aime. Trop facile, trop déjà vu, trop téléphoné. A l'image de cette "révélation" concernant la station spatiale à la fin du second tome qui paraissait tellement évidente à la lecture des pages précédentes. Donc en définitive, j'aime le cadre de cette histoire, il attise mon intérêt et ma curiosité, l'envie d'en savoir… (lire plus)

03/12/2021 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série La Revanche des espèces menacées
La Revanche des espèces menacées

Ulysse Gry qui signe ses planches Ulys, comme le service de télépéage, fait une compilation de strips mettant en scène des animaux dont certains disparus comme le dodo sur le thème de l'écologie. On y voit des gags autour du réchauffement climatique, de la pollution liée au plastique et tous ces travers de nos sociétés de consommation modernes avec souvent une petite phrase en bas de planche contextualisant ou donnant des éléments chiffrés. Si le dessin est plutôt bien et l'intention louable, je n'en retiens pas grand chose, on connait déjà la majorité du propos et il y a ce petit arrière-goût de donneur de leçon qui ne me revient pas.

01/12/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série La Couleur de l'Air (Coup de sang)
La Couleur de l'Air (Coup de sang)

Encore une lecture aux forceps d'un titre de Enki Bilal. Je ne sais pas ce qu'il se passe dans la tête de Bilal pour pondre un truc pareil. J'ai compris les grandes lignes du scénario mais pour arriver du point A au point B, il n'a pas pris la ligne droite, ni même une déviation, mais des méandres opiacés. Dès qu'il scénarise je perds pied, la Terre qui se régénère toute seule avec les volcans qui aspirent toute la pollution humaine, bon ok. Des baleines qui volent, encore ok. Mais la narration pseudo philosophique est rébarbative. Que ce fût difficile de venir à bout de cet album. Impossible d'accrocher à cette histoire et aux personnages qui manquent d'humanité. C'est comme réciter un poème sans intonation et ponctuation. Heureusement le dessin est toujours aussi beau avec une colorisation dans les tons gris/bleus qui nous plonge de plein fouet dans ce monde post-apocalyptique. Toujours le même reproche sur les visages, trop ressemblant. Pour les inconditionnels de Bilal .... et encore.

01/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Zélie nord-sud
Zélie nord-sud

Voici un album qui partait d'un excellent sentiment mais qui à mon avis rate sa cible. Cosey nous emmène en Afrique loin de son Asie de prédilection. Ce Burkina paisible admirablement illustré par les jaunes de Cosey, c'est vraiment agréable. Je ne connais pas Ouaga mais je suis un peu étonné de cette atmosphère de ville de province calme et sereine. Toutes les capitales africaines que je connais sont des fourmilières vibrantes de vie et de jeunesse. C'est un détail. Ce qui m'ennuie un peu plus est le scénario. La balade de Zélie pour retrouver sa copine Aminata n'est qu'un prétexte pour nous exposer le travail de Fred coopérant suisse mandaté par l'O.N.U il me semble. J'ai plusieurs observations à faire. Ce cadre bride le scénario et heureusement qu'il y a les beaux contes africains pour rehausser les dialogues. Ensuite c'est une vision de la coopération au développent à laquelle je n'adhère pas. Je la trouve très coûteuse et peu efficace. J'ai été comme Fred coopérant au Nigéria pendant deux ans. J'avais 20 ans, ce fut très bien pour mon CV mais malgré toute ma bonne volonté j'ai un doute sur l'efficacité de ma présence. Bien plus tard, j'ai dirigé une assos dont l'une des actions était de soutenir des projets au Burkina. Plutôt dans le sud, à Léo, Gaoua et bien sûr Ouaga. J'en retire la conviction que la première chose à faire est de former et trouver des relais autochtones fiables qui assureront la bonne marche des projets. Les Africains sont des as de mécanique, d'ingéniosité et ils savent très bien construire des bâtiments sans la présence d'experts qui coutent une fortune. Avec le salaire d'un coopérant suisse on construit un collège ou un centre de soins par an. Une visite par an d'un bénévole bien formé ne… (lire plus)

01/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Le Vin des papes
Le Vin des papes

Cet album souffre d’un problème récurrent de la collection : l’aspect historique n’est que peu développé au bénéfice d’une dimension fictionnelle que j’ai trouvée de peu d’intérêt. Ici, nous avons droit à une sorte de retour du fils prodigue qui va reprendre en main, et sans réelle motivation, l’exploitation familiale. Et alors que les aspects historiques et géographiques me semblaient aptes à nourrir ce récit, je sors de ma lecture en ayant l’impression de n’avoir rien appris alors même que le destin des personnages fictifs m’a laissé totalement indifférent. Ca se laisse lire, hein ! Corbeyran est un pro, la lecture est fluide. Goepfert ne nous offre pas ses planches les plus travaillées mais son trait reste agréable et son soucis de restituer des bâtiments d’époque fidèles à la réalité historique demeure un plus pour ce qui concerne l’aspect visuel. Mais je me suis quand même ennuyé. Cet album peut être mis en lien direct avec celui consacré aux moines de Bourgogne (auxquels il est d’ailleurs explicitement fait référence). Alors que l’époque s’y prêtait, la grande peste n’est qu’abordée par la bande. Enfin, le personnage récurrent de la jeune femme rousse apparait ici encore sans rien apporter au récit. Un album qui ne va pas me rester en mémoire bien longtemps, je pense…

01/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Marc Lebut et son voisin
Marc Lebut et son voisin

J’ai lu 2 albums de la série : le premier, « Allegro Ford T » avec Tillieux au scénario, et « La Ford T récalcitrante », pour lequel Francis est seul à la baguette. Une découverte tardive me concernant, qui ne m’a pas convaincu d’aller plus loin en tout cas. Le dessin de Francis est ce qui passe le mieux. On se retrouve en terrain connu, avec un style typique de ce qui se faisait chez Spirou à l’époque, du franco-belge à gros nez dynamique, classique donc sans être original. En tout cas un dessin efficace et agréable. Ce sont les scénarios et les dialogues qui m’ont davantage laissé sur ma faim. En effet, j’ai trouvé l’ensemble poussif, répétitif et manquant clairement de punch dans les gags. En fait, une fois qu’on a compris que Lebut est un raseur, voire un gros con égoïste, et que son voisin Goular est son souffre-douleur et se trouve embarqué à son corps défendant dans les histoires de Lebut, on a tout vu, les personnages n’évoluent plus. Pourquoi pas ? Mais si le canevas ne se renouvelle pas, il aurait alors fallu le dynamiser par des gags percutants, et là ce n’est pas le cas. N'est pas Franquin qui veut ! Pire, on peine à s’attacher aux personnages. Lebut se révèle rapidement insupportable, mais aussi transparent, sans réelle personnalité. Et Goular, personnage plus attachant et finalement mieux servi, plus fouillé, m’a aussi soulé par sa propension à accepter toutes les situations, la maltraitance de Lebut, sans réelle révolte. Si Tillieux dans le tome 1 place quelques gags amusants, ils sont trop rares, et lorsque Francis est seul au scénario, rien ne m’a fait rire, ses nombreux jeux de mots, lourds et vieillots m’ont rapidement lassé, et j’ai peine à croire que l’album date de… (lire plus)

30/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Considérations sur les flèches de l'amour
Considérations sur les flèches de l'amour

Pourtant grand amateur de l'auteur, c'est un gros bof une fois l'album achevé. Il ne se passe rien et la lecture est très rapide, exercice de style pour une démonstration assez vaine. Je suis vraiment déçu, je n'ai pas retrouvé le ton et l'absurdité distillés dans ses autres œuvres. Je n'en retiens rien dans le fond et peu sur la forme. Franchement à éviter pour ceux qui souhaitent découvrir cet auteur atypique.

29/11/2021 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Les Miettes
Les Miettes

Il y a des histoires où l'on sent que l'on reste sur le quai tandis que le train part, et c'est exactement la sensation que j'ai eu en voyant ce train-ci partir à toute vitesse. Si j'aime bien l'humour absurde et perché, je dois aussi admettre que je ne suis pas forcément un bon public pour celui-ci, ayant mes grandes préférences et ayant également beaucoup de mal à rentrer dans certaines œuvres. Ici, allez savoir pourquoi, quelque chose m'a bloqué. Sans doute une interférence du dessin, bien qu'aimant le style de Frederik Peeters, avec l'humour. Ça fait trop froid, à mes yeux. D'autre part, je suis resté très imperméable à l'histoire, bien que déjanté et avec de bonnes idées, comme si j'étais totalement en dehors du récit. Et malheureusement, la sauce n'a pris à aucun moment de ma lecture. De fait, je ne déconseillerais pas la lecture de cette BD, mais je suis vraiment passé à côté. Il a parfois des BDs qui ne passent pas, celle-ci en est un exemple dans mon cas. C'est d'autant plus dommage que beaucoup de personnes semblent avoir aimé celle-ci, et je conseillerais de lire ces avis-là avant de savoir si la BD vous convient ou non.

29/11/2021 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Le Couvent des Damnées
Le Couvent des Damnées

Mouais .... Mouais, mouais, mouais ! Ce manga prend place dans le riche XVIe siècle, où l'influence de l'Eglise décline, le protestantisme nait (et l'anglicanisme aussi), les guerres de religion commencent en même temps que la découverte du Nouveau monde, et l'Inquisition apparait (avec beaucoup plus de fantasmes d'écriture que de réalité historique). Bref, un siècle riche, traversé par la Renaissance, le renouveau philosophique, artistique et littéraire ! Alléchant, comme proposition ! Et bien tout ce contexte historique, vous le prenez et le jetez totalement ! A part le premier tome, et un peu dans le dernier, tout le contexte est gentiment évincé de cette série pour déboucher sur une intrigue très mince et inintéressante. En fin de compte, j'ai principalement lu la série parce qu'on me l'a prêté, mais l'intérêt est tombé après le premier tome, et j'ai du me forcer pour finir. Même si je reconnais que le dernier tome est légèrement plus intéressant. Le gros hic, c'est que les promesses du premier tome ne sont pas du tout tenu, outre les approximations historiques nombreuses (sans parler des anachronismes sur les questions de connaissances), et surtout sur l'histoire en elle-même. Partant de cette jeune fille, Ella, qui cherche à venger sa mère tuée par l'Inquisition, l'histoire se déroule ensuite en huis-clos dans le monastère. Quelques rares incursions hors de celui-ci nous brosserons une intrigue très légère sur le pouvoir au Vatican, intrigue très peu intéressante et assez inutile au finale. Ce que l'on va surtout suivre pendant quatre tomes, c'est les jeunes filles qui chassent dehors, s'entraident et évitent de se dévoiler. Sauf que ... Le récit prend de plus en plus de temps pour dévoiler les monologues intérieurs des personnages, façon manga, et de manière horripilante. Ella est bien vite considérée comme une femme forte, leader et… (lire plus)

29/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Ca vous intéresse ? (Juste pour rire)
Ca vous intéresse ? (Juste pour rire)

Amateur de BD érotiques, j'achète des albums de Dany chez un bouquiniste transi de froid du square Georges Brassens à Paris. J'avais lu sur le succès de Dany et sur son dessin. D'ailleurs 17 avis pour ce genre c'est beaucoup. Pour moi il y a deux façons de lire ces ouvrages de Dany. La première est d'accepter le parti pris du genre. Gauloiserie entre potes mâles après un repas bien arrosé. Là, force est de reconnaître que le dessin de Dany est superbe. Les pleines pages très chaudes ainsi que les couleurs me plaisent. Bonne surprise les textes des invités (surtout Tibet ou De Groot) intercalés entre les dessins peuvent se montrer de très bonnes qualités. La préface de Pierre Perret en est le meilleur exemple. Je trouve certaines blagues vraiment drôles avec mention pour " Asile !..." à la façon "Rocky Horror Show" et une chute ... jouissive. Mais il y a aussi une autre façon de lire. Même si les femmes de Dany sont à tomber raide, elles sont le prototype d'une marchandisation de l'image de la femme. L'image des hommes n'est pas toujours très glorieuse mais in fine la femme finit toujours sur le dos ou à genoux. Et puis il y a ce que je considère comme des dérapages. Dans "Un Verre, ça Va..." Dany nous présente ce que je lis comme un viol collectif d'une femme en position vulnérable (circonstance aggravante). C'est présenté sur un ton jovial et rigolard qui est insupportable quand on pense que cette scène est arrivée réellement de nombreuses fois dans des soirées étudiantes notamment. Dans la planche 98 "c'est pas toujours la plus grosse qui..." le texte de Dany et Quinten affuble une prostituée d'origine Africaine ou Antillaise du sobriquet nauséeux de ''Blanche-Neige''. Comment nommez-vous cela messieurs ? Je pourrais… (lire plus)

28/11/2021 (modifier)