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Les derniers avis (17426 avis)

Couverture de la série Noir burlesque
Noir burlesque

Plus cliché que ça, tu meurs. À ce niveau là on est davantage dans le récit caricatural que dans l’hommage aux polars des années 50. Tout y est, les personnages avec des sobriquets de mafiosos : Rex, Slick, Punchy, Butcher, etc. Le personnage principal est un cliché de gros macho tombeur de gonzesses, durant un braquage il a le temps d’emballer la caissière qui en plus en redemande derrière, il met des bourres-pif à tout va, les femmes ne sont que des potiches juste bonnes à être baiser, etc. Tout y passe je vous dit, on brasse tout les lieux communs (cabaret, routes sombres, hôtels miteux, diner américain), on nous rejoue tout les dialogues (creux et faméliques) et scènes éculés ; pas une once d’originalité là-dedans, j’ai juste eu l’impression d’être spectateur d’un mauvais feuilleton, vite regardé, vite oublié. Si ce n’était pas signé Marini on n’en aurait pas fait autant de publicité. Quant au dessin de Don Marini d’ailleurs, ok c’est dans la lignée de ce qu’il fait depuis quelques temps. Les pépés sont sexy mais c’est un peu tout ce que j’en retiens en plus du code couleur plutôt judicieux. Si votre truc c’est le bon vieux polar qui tâche, que le dessin de Marini vous intéresse principalement, cette bd est faite pour vous. En ce qui me concerne, pas sûr que je sois au rendez-vous pour le prochain épisode.

03/01/2022 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Caliban
Caliban

Vous avez lu le résumé de l'éditeur et pensez deviner la majorité du récit ? Et ben je pense que vous n'allez avoir aucune surprise durant la lecture. En gros, c'est très inspiré d'Alien avec en prime plein de gore (quoique n'ayant pas vu ce film, je ne peux pas comparer). On est dans l'espace, il y a une menace étrange et un par un les membres de l'équipage meurent. J'avais l'impression de déjà-vu alors que je n'ai même pas vu le film alors ça vous donne une idée de l'originalité du scénario si on l'a vu. Le fait que la menace est ancienne donne vraiment l'impression qu'en plus Ennis a aussi copié Lovecraft. On ne retrouve pas l'imagination des meilleurs titres de ce scénariste, c'est juste du réchauffé. Le pire sont les personnages. Pour que ce type de récit fonctionne, il faut que je m'attache aux personnages afin de ressentir de la tension tout le long de l'album, que j'aie peur qu'ils meurent sauf que vu que je m'en fous d'eux, les voir mourir ou non me laisse indifférent. Quant au dessin, c'est le genre de style réaliste qu'on voit beaucoup dans les comics d'aujourd'hui qui me laisse indifférent. Donc voilà si vous voulez lire un récit à la Alien, ce titre est pour vous.

02/01/2022 (modifier)
Par kanibal
Note: 2/5
Couverture de la série Norse
Norse

L'auteur sait dessiner les jolies filles, elles sont pulpeuses etc. Les ébats sexuels sont bien maîtrisés, par contre il y a de grosses lacunes pour les scènes d'action, ça manque de punch, c'est clair ce n’est pas son point fort, pour un récit de fantasy, c'est assez dommageable, et tout ceci est compensé par une grande abondance de scènes hard, qui finissent par nuire au bon déroulement de l'intrigue. Vu que ça batifole toutes les deux pages, l'intrigue paraît bien mince. Un bon dessinateur n'est pas forcément un bon conteur d'histoire et ça se ressent terriblement ici. Néanmoins je veux bien savoir comment il va conclure son histoire.

01/01/2022 (modifier)
Par Seube
Note: 2/5
Couverture de la série Giuseppe Bergman
Giuseppe Bergman

Je n'ai lu que "Jour de Colère", les aventures africaines de Giuseppe Bergman. Première lecture de Manara, je ne vais pas m'attarder sur les autres tomes de la série. L'antihéros ne m'intéresse pas, le scénario non plus. C'est expérimental, j'imagine que dans les années 80 ça pouvait attirer certains curieux. Mais ce manque de sens, tout ça réduit à néant mon plaisir. Les dessins sont réussis en soi, c'est clair. Ca donne envie de découvrir d'autres bouquins avec Manara au crayon. Sinon, les plans qui vont tout droit sur les petites culottes, c'est inutile et assez lourdingue. Je vais tenter autre chose, mais pour Giuseppe Bergman, c'est terminé.

29/12/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 2/5
Couverture de la série Mozart à Paris
Mozart à Paris

Je ne vais pas épiloguer. Une seule chose m'a plu c'est le dessin. Pour le dynamisme qu'il dégage, pour le décor parisien franchement réussi, et puis pour ces petites audaces graphiques (taille des personnages selon le rapport de force, métaphores graphiques) qui permettent au lecteur d'avoir une perception particulière. Mais c'est vraiment vide scénaristiquement. En gros : Mozart à Paris, c'est rien, statu quo. Mais alors, pourquoi en parler ? Et puis surtout : pourquoi ne parler que de ça ? C'est la période la plus pauvre de sa courte vie, alors en faire toute une histoire, bornée sur cette période, est à mes yeux une erreur. D'autant qu'on n'a même pas de lien franc avec son succès parisien lorsqu'il était jeune, ni même une ouverture vers son futur avènement viennois. Pire, il veut faire un opéra pendant tout son séjour à Paris et on ne précise même pas ce qu'il a déjà réalisé ou s'apprête à réaliser. Je ne dis pas que les faits historiques sont faux, par contre je dis qu'ils sont pour moi anecdotiques, et donc inintéressants. L'écriture n'est dans ce cas qu'une conséquence du scénario : on formule et reformule, les scènes se répètent : il se fait envoyer bouler, sa mère veut le voir davantage, son père lui fait la morale, Grimm est un enfoiré, il veut pas être simple professeur de piano... De l'air ! Détails qui ajoutent encore ma frustration. Il a forcément créé des dizaines et des dizaines d'œuvres durant cette période. Alors quand je vois les faits historiques rapportés, je m'attends au moins à ce que l'auteur lâche quelques œuvres créées durant le séjour parision... Que nenni : zéro, rien à ne se mettre sous la dent. Reprendre la vie d'un grand compositeur sans y placer ses créations qui marquent la période telle qu'il l'a vécu, à quoi ça rime ? A contrario, la BD Glenn Gould, une vie à contretemps a su nous placer musicalement, par exemple. Je ne conseille pas la lecture, mais bon à vous de voir. Vous découvrirez au moins, je l'espère, un dessin réussi.

28/12/2021 (modifier)
Par Josq
Note: 2/5
Couverture de la série L'Incal
L'Incal

Au sortir du dernier tome, j'ai vraiment eu envie de mettre 1/5, mais si je note la saga, alors je peux monter un peu plus... "Un peu" seulement, parce que de toute façon, L'Incal n'est pas ma tasse de thé. Néanmoins, les deux premiers tomes m'ont plutôt mis en confiance. Malgré un ton très délirant, j'ai commencé à entrer dans cet univers, à m'attacher aux personnages, et j'y ai réussi car on est encore globalement dans une narration plutôt classique. Jusque-là, j'avais vraiment espoir... Et puis dès le tome 3, ça a été la douche froide. Au fur et à mesure que Jodorowsky élargit son univers, j'ai été de moins en moins captivé par son côté ultra-bordélique. En soi, je ne nie pas que l'univers de Jodorowsky revêt une certaine puissance, il y a un vrai potentiel, ça oui. Seulement, j'ai l'impression que les auteurs se laissent (volontairement) écraser par la puissance d'un truc qu'ils ne maîtrisent pas. Et j'ai beau savoir que c'est voulu, je n'accroche pas. Dès lors que le récit part dans ses délires ésotériques, dans une sorte de pseudo-mysticisme new age, alors là, je trouve même que la saga devient détestable, et j'avoue avoir eu beaucoup de mal à terminer le dernier tome, qui s'apparente peut-être à ce que j'ai lu de pire en bande dessinée (il n'est guère dépassé vers le bas que par Pinocchio et Georges Clooney, je pense). Après, je ne dirai pas que c'est de la merde, et que c'est absolument à fuir. Encore une fois, je conçois à peu près que la puissance de l'univers et l'originalité indéniable de l'ensemble puissent séduire certains lecteurs, mais clairement, ce n'est pas - mais alors pas du tout - ma came. J'aime trop les bandes dessinées qui ont du sens pour adhérer à L'Incal. Même si je n'en suis pas incroyablement fan, seul le dessin de Moebius est à peu près à sauver. Pour le reste, je dois dire que j'ai un peu du mal à comprendre que cette bande dessinée puisse être aussi culte, mais bon, il en faut pour tous les goûts, comme on dit quand on ne veut vexer personne ! En tous cas, j'attends vraiment Taika Waititi au tournant pour l'adaptation cinématographique : il fait partie des rares réalisateurs que j'estime capable de tirer un bon film de cette saga que je n'ai pas aimé. Mais il va falloir qu'il bosse vraiment son sujet et qu'il épure considérablement le matériau de base !

27/12/2021 (modifier)
Couverture de la série La Traque (Ed. du Miroir)
La Traque (Ed. du Miroir)

Encore un autre album (en bon état) trouvé par hasard dans la brocante de Noël de ma ville, en feuilletant, j'ai trouvé le dessin très chouette, je l'ai acheté pour 2 euros, c'est pas ruineux, et heureusement car le contenu est très moyen. Il s'agit de 4 contes à tendance fantastique qui évoluent dans un univers médiéval, c'est du Marc-Rénier typique des années 80, il dessinait ce type de récits dans ses autres recueils de contes médiévaux chez Le Lombard dans la collection Histoire et Légendes, mais ceux-ci étaient un peu plus intéressants. Ici, on a 4 contes qui sont vraiment peu consistants, avec des chutes banales. Aucun n'est mieux ou pire que l'autre, je n'ai pas de préférence. On ne peut pas dire que c'est une oeuvre de débutant puisque Marc-Rénier faisait ce genre de récits dans Tintin et les recueils que j'ai cités, mais il a dû manquer d'inspiration, d'où le fait que ces contes sont parus chez un petit éditeur ; à ma connaissance, aucun n'a été publié dans un journal comme Tintin ou autre... ou alors peut-être dans Super As. C'est assez dommage dans la mesure où ces récits sont servis par un dessin fin et soigné, j'ai même trouvé que par rapport aux recueils Le Cri du faucon ou La Danse de l'ours, le niveau graphique de ces 4 récits était par endroits supérieur et très joli, c'est même évocateur pour l'univers décrit. Les couleurs sont parfois surréalistes, ça ferait sans doute peur à des membres de BDT que je lis ici sur ces Bd des années 80, mais moi ça ne me dérange en rien, j'ai grandi avec ce genre de colorisation, c'était la mode à cette époque. Donc voila, un petit regret pour des récits médiocres, mais un chouette dessin

27/12/2021 (modifier)
Par AlainM
Note: 2/5
Couverture de la série Bob et Bobette
Bob et Bobette

La série « Bob et Bobette » est un exemple typique de la fracture culturelle qui peut exister en Belgique entre le nord (flamand) et le sud (francophone). Si Bruxelles et la Wallonie constituent un des épicentres de la BD européenne avec de nombreux auteurs de très haute qualité tels que Hergé, Franquin, Peyo, Tillieux, Jijé, Will, Charlier, Macherot, Schuiten, Jacobs, … pour ne citer que les plus anciens, la Flandre n’a généré que très peu d’auteurs de BD de cette envergure. Il faut dire que, pendant très longtemps, la bande dessinée était si mal considérée en Flandre que de nombreux parents en interdisaient la lecture à leurs enfants. Certes, cela se passait il y a un demi-siècle et les temps ont maintenant changé mais le neuvième art flamand n’a toujours pas rattrapé le niveau atteint dans la partie sud du pays. Beaucoup de séries très populaires de la BD flamande sont en fait assez comparables. Tant leur scénario que leur dessin ne cassent pas trois pattes à un canard et leur surproduction ne fait qu’en diminuer l’intérêt : - Suske & Wiske (Bob et Bobette) : plus de 350 albums (à peu près tous traduits en français), - FC De Kampioenen : près de 100 albums dont très peu ont été traduits, - Jommeke (Gil et Jo) : 303 albums dont une trentaine parue en français, - De Kiekeboes (Fanny et Cie ou Les marteaux) : 130 albums dont seuls 3 auraient été traduits en français - Etc. etc. Bref, la Flandre a clairement opté pour la quantité au détriment de la qualité et la série « Bob & Bobette » ne fait pas exception à la règle. Certes, il y a bien quelques albums dont le scénario était plus intéressant et m’a fait rêver il y a quelques décennies. Par exemple, je garde d’assez bons souvenirs des albums suivants : « Le fantôme espagnol », « Le trésor de Beersel », « Le mont rugissant », « La cavale d’or », « Le diamant sombre », « Les rayons zouin », « Le cygne noir », « Margot la folle », « La kermesse aux singes », etc. mais l’immense majorité de la série n’a que très peu d’intérêt du fait d’une politique éditoriale qui a privilégié (et privilégie encore puisque 7 albums sont encore sortis en 2021) la surproduction et un prix peu élevé. Si vous voulez lire une série flamande de Willy Vandersteen, auteur originel de la série « Bob & Bobette » avec Karel Verschuere, de meilleure qualité, je vous recommande plutôt « Bessy » - en tout cas les premiers albums car, là encore, la qualité s’est très fortement dégradée avec le succès croissant de la série. La BD flamande a donc généré davantage de succès commerciaux – succès en Flandre en tout cas – que d’histoires de qualité. Plutôt que de parler de la bande dessinée « franco-belge », on devrait davantage parler de bande dessinée « francophone » tant la cassure est forte entre les deux régions linguistiques belges en ce qui concerne la BD. En conclusion, je mettrai 2 pour la série « Bob & Bobette » pour les quelques albums qui sortent un peu du lot mais l’essentiel ne vaut guère mieux que 1.

25/12/2021 (modifier)
Par karibou79
Note: 2/5
Couverture de la série Sara (Ennis/Epting)
Sara (Ennis/Epting)

L'Armée Rouge est à l'honneur et mériterait de l'être plus souvent tant elle est à part, offrant le pire comme le meilleur. Ici le meilleur montre un solide bataillon féminin et le pire la haine les poussant au massacre. L'immersion lors des séquences d'action est excellente, la façon dont se déplacent les soldats, le climat... on y est. Alors pourquoi une note basse? Parce qu'on a un comics dans les mains faisant philosopher l'héroïne comme un Marv de Sin City. Parce qu'on tombe dans les clichés sur les allemands qui ne savent que crier les 3 mêmes insultes. Et cela gâche toute l'expérience, le scénariste épaulé par un passioné d'Histoire aurait fait gagner des galons à cette BD.

24/12/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série Contes du Japon d'autrefois
Contes du Japon d'autrefois

Une compilation de plusieurs contes japonais. Je n'ai pas aimé. La période se situe dans le Japon médiéval avec ses démons, ses esprits et .... des extra-terrestres. Et cette modernisation ne m'a pas convaincu. Hormis cela les contes en eux-mêmes ne m'ont pas enthousiasmé, des histoires fades et niaises. Une lecture forcée pour en arriver au bout. Un dessin classique avec des visages se ressemblant, des décors soignés et fouillés. C'est court mais ce manga a réduit à néant mon inspiration. Dispensable.

23/12/2021 (modifier)