Les derniers avis (20947 avis)

Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Le Corps collectif - Danser l'invisible
Le Corps collectif - Danser l'invisible

Le genre d'album de Baudoin que je n'aime pas du tout lire. Il faut dire aussi que la danse n'est pas un sujet qui me passionne grandement et comme au moins le tiers de l'album est composé de croquis que Baudoin a faits sur un groupe de danseurs. Sinon, on est dans du pur Baudoin avec des pages d'art séquentiel et d'autres qui sont plus des carnets de croquis et à la narration on a Baudoin qui saute d'un sujet à l'autre. Tout est décousu comme si l'auteur écrivait et dessinait ce qui lui passait par la tête sans aucun plan. La sensibilité artistique de l'auteur est bien différente de la mienne, donc rien ne m'a ému dans ma lecture, qui heureusement n'a pas duré longtemps. C'est simple, si on est déjà fan de cet auteur atypique, c'est un album pour vous. Si au contraire, vous n'accrochez pas à son style cela va être encore un album qui va vous sembler hermétique.

23/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Slot Barr
Slot Barr

À la frontière entre la science-fiction et l'érotisme, cette série de l'Argentin Solano López est bien loin de ce qu'il sera capable d'atteindre à l'avenir. L'intrigue est simple : le héros spatial doit affronter des défis et des épreuves dans une arène, y compris combattre un scorpion géant, devant une population exclusivement féminine et dominante. C'est le fantasme sexuel central de cette œuvre qui, finalement, contient très peu de science-fiction. Les traits des personnages sont assez grossiers mais les dessins montrent déjà les petits traits et les pointillés caractéristiques de l'auteur. L'édition française est relativement courte, mais dans d'autres pays et en différentes langues (espagnol, anglais, néerlandais) elle a eu d'autres épisodes, avec des scénarios de Ricardo Barreiro.

23/06/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série La Désobéissance d'Andreas Kuppler
La Désobéissance d'Andreas Kuppler

Comme d'autres adaptations de livres, je trouve que cette BD rate complètement le coche de l'adaptation. Pour une raison simple de forme : on est dans un texte illustré, purement récupéré du livre et mis en cartouche au-dessus d'images qui sont une simple illustration qui n'apporte pas grand chose. En terme d'adaptation, on est sur la forme la plus littérale et la moins BD. En dehors de cette considération, donc, la BD est une histoire en Allemagne des années 30, lors des JO d'hiver. L'histoire est celle d'un homme dont le couple est en perte de vitesse, qui retombe amoureux et a des ennuis avec la Gestapo par rapport à son manque de conviction en tant que journaliste, selon le régime nazi. On est donc dans le contexte d'installation d'une dictature, tout en ayant des JO qui servent la propagande et un régime qui cache encore sa volonté pour ne pas effrayer une opinion internationale. La BD est assez lente, trop pour son propre bien, et ne va pas très loin non plus. Le final fait un peu pétard mouillé et n'apporte pas un dialogue que j'aurais aimé voir, celui entre le type et sa femme. De même que plein de choses sont évoqués mais jamais développées. Le tout semble arrêté trop vite, trop brusquement, sans qu'on ne sache où tout ça a mené. Je dois dire que j'ai même du voir à quoi correspond le message global, donc pas une BD que je recommanderais.

23/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Planet Ranger
Planet Ranger

William Green est un ranger justicier écologiste tellement extrême qu'il finit par devenir le pire ennemi de la planète qu'il veut sauver. Une fois de plus pour une BD dessinée par Julien Solé, je trouve le dessin très bon mais l'humour pas du tout à la hauteur. La série repose trop sur la bêtise du personnage principal. William Green est tellement con qu'il m'a lassé dès les premiers gags, les chutes jouant presque toujours sur son incapacité à comprendre les situations et sur des catastrophes annoncées dès le départ. Les rebondissements sont trop prévisibles et certains passages misent davantage sur la vulgarité que sur un véritable effet comique. C'est dommage, car le dessin de Julien Solé est comme souvent excellent : expressif, caricatural et parfaitement adapté à ce type d'humour. Ses personnages et ses décors donnent envie de parcourir les pages, mais ils ne suffisent pas à compenser un scénario qui ne m'a jamais fait rire. Une succession de gags trop répétitifs autour d'un héros dont la stupidité est plus agaçante qu'amusante.

23/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Le Rayon de la Mort
Le Rayon de la Mort

Je reconnais à Clowes de réelles qualités. Graphiques et narratives. Mais c’est un auteur avec lequel j’ai souvent du mal. Et cet album ne fait pas exception hélas. Le travail éditorial de Cornélius est une nouvelle fois excellent, et le dessin de Clowes reconnaissable, et globalement agréable. Mais ce dessin accentue la froideur de son récit, et ses qualités se retournent presque contre lui serais-je tenté de dire. En effet, si ça renforce le malaise mis en avant par Clowes, ça renforce aussi une certaine langueur, pour ne pas dire mollesse de certains passages, qui sont un peu ennuyeux. Comme souvent, Clowes dépeint une Amérique qui s’ennuie, loin de la béatification de la joie, des loisirs et du « amazing » à tout va. Il ajoute ici une touche de super-héros justicier. Un poncif de la culture comics, mais qui est ici atténué, voire totalement retourné, tant notre héros et son pistolet semblent ridicules et peu crédibles. C’est pourtant dans cette direction que j’espérais voir Clowes aller à fond, jouant sur l’absurde et une certaine parodie. J’ai l’impression qu’il n’a su choisir. Ou alors qu’il a préféré rester dans quelque chose qu’il maitrise mieux, à savoir le portrait de losers, d’une Amérique des à-côtés (en cela le dialogue du début entre le héros Andy et son pote Louie donne le ton, triste, pathétique, un peu mélancolique). Note réelle 2,5/5.

23/06/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 2/5
Couverture de la série A corps perdu (Jelly Shawn - Mémoires d'une entraîneuse)
A corps perdu (Jelly Shawn - Mémoires d'une entraîneuse)

Cette bande de Levis a pour point de départ la révolution allemande de 1918, un contexte historique et politique particulièrement dense. Malheureusement, le manque d'explications contextuelles m'a maintenu, pendant une bonne partie du récit, à l'extérieur de l'histoire. Le plaisir de lecture revient finalement lorsque le récit adopte un ton plus picaresque, au fil des escales de l'héroïne, au Caire puis à New York. Au gré des hommes qu'elle rencontre, Jelly se laisse entraîner dans un jeu de dupes : elle se sert d'eux autant qu'ils se servent d'elle. Cette mécanique des relations hommes-femmes se révèle ainsi plus profonde que ce que le scénario laissait initialement paraître. Bien qu'un peu difficile d'accès, cette œuvre s'avère en tout cas beaucoup moins problématique que les autres travaux de l'auteur. Au moins, Jelly est majeure.

23/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Hercule (Soleil)
Hercule (Soleil)

J’aime l’Antiquité, j’aime la S-F mais le mix des deux me laisse souvent dubitatif. La présente série confirme que ce mélange n’est pas pour moi. Cet Hercule futuriste me laisse froid, j’ai tenu un tome et demi. Il y a sans doute des bonnes idées de Morvan pour cette revisite mais plombées par mon rejet primaire autour de l’idée. La partie graphique ne rattrape pas mon intérêt malgré toute la bonne volonté de Looky, les personnages ne m’intéressent pas. A mes yeux, un univers et une série trop maladroitement réalisés pour me captiver.

22/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Paulette Comète
Paulette Comète

Paulette, jolie étudiante en sociologie, devient malgré elle une sorte de justicière masquée après avoir reçu un mystérieux costume, se retrouvant embarquée dans des aventures rocambolesques mêlant vilains improbables, complots absurdes et situations embarrassantes. Sur le plan graphique, c'est une réussite. Christian Rossi s'essaie ici à un registre léger et humoristique, assez loin de ses habitudes. Son trait conserve toute sa maîtrise tout en s'assouplissant pour coller au ton de la série. L'ensemble est plus rond qu'à son habitude, mais toujours aussi élégant, avec une héroïne particulièrement réussie, à la fois ingénue et très séduisante. Malheureusement, le scénario ne suit pas. La série oscille entre parodie de super-héros et comédie burlesque, mais ni l'humour ni l'aventure ne décollent jamais. Tout repose sur des quiproquos, des coïncidences improbables, l'extrême naïveté de Paulette ou encore ses réactions incontrôlables dès qu'une goutte d'alcool entre en jeu. Cela donne l'impression de lire les aventures d'une Fantômette sexy qui traverse les événements sans les comprendre ni les provoquer. Le problème est d'autant plus sensible que chaque album développe une intrigue complète sur une cinquantaine de pages alors que ce qui pourrait fonctionner le temps de quelques histoires courtes devient laborieux sur la durée. Les gags tombent à plat, les situations s'étirent, les pages se font ttrop bavardes et je me suis régulièrement ennuyé alors que j'avais pourtant envie d'aimer cette série tant son univers et son héroïne avaient du potentiel. Je retiens tout de même un détail assez troublant dans le premier tome : une scène met en scène Amy Winehouse, dépressive, affirmant vouloir mourir à 27 ans. Quand on sait que c'est effectivement ce qui lui est arrivé peu de temps après la publication de l'album, la coïncidence est assez saisissante. J'ai d'ailleurs lu que Rossi lui-même avait été mal à l'aise avec cette prédiction involontaire par la suite. Une série jolie à regarder grâce au talent de Rossi, avec une héroïne pleine de charme, mais ce n'est pas drôle et on s'ennuie.

22/06/2026 (modifier)
Couverture de la série L'Espion de César
L'Espion de César

Bon, la lecture n’est pas désagréable, je ne me suis pas vraiment ennuyé. Mais je n’ai pas non plus trop accroché à cette histoire. D’abord parce qu’elle mélange de façon inégale grande Histoire et grosses inventions, dans un équilibre qui m’est apparu hésitant. Ensuite parce que je ne suis pas du tout fan de l’esthétique générale, en particulier le dessin des personnages. Trop de types bodybuildés ! Le héros déjà, mastard improbable, qui se balade avec une masse d’armes qui l’est encore plus, tout ça le faisant ressembler à un hybride de Thor et de Conan. Mais César lui-même a cette carrure musculeuse, cette mâchoire carrée, et ça m’a semblé détonner avec le reste du récit, qui semble vouloir coller à l’Histoire, centrée autour des dernières années avant l’accession de César au pouvoir (la fin du triumvirat). Il y a aussi trop de facilités à mon goût. Coax, le Héros, qui est partout et qui résout tous les problèmes – de César entre autres – d’un coup de massue (ou d’épée), s’introduisant auprès des chefs de tous les peuples gaulois ou germain, auprès de tous les dignitaires romains, alors qu’il n’est qu’un esclave barbare... Mais c’est aussi le cas de son ennemie (la « chienne d’Hadès »), qui réussit presque à elle seule à détruire Rome !

22/06/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Newburn
Newburn

Une série qui commence bien et qui a finit par me décevoir. Le ton de ce comics me rappel ceux du duo Brubaker-Phillips et c'est un peu normal parce qu'il y a le fiston Phillips au dessin. Son travaille ressemble a celui de son père sana encore être du même niveau. Le scénario repose sur une bonne idée de départ: un ancien flic devenu détective privée pour les familles mafieuses et qui résous des cas délicats, du genre qui pourrait créer une grosse guerre de gang. Malheureusement, le personnage principal est le genre de type très intelligent qui est capable de toujours s'en tirer. Au moins on évite le cliché du vieux pro qui couche toujours avec des femmes ayant l'âge d'être leur fille voir même leur petite-fille. Si les premiers chapitres sont d'un niveau correct, le second tome tombe dans le n'importe quoi et j'ai complètement décroché durant la lecture de ce tome. Dommage

21/06/2026 (modifier)