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Les derniers avis (17030 avis)

Par doumé
Note: 2/5
Couverture de la série Salinger - Avant l'Attrape-Coeurs
Salinger - Avant l'Attrape-Coeurs

Cette bd est un hommage pour l'auteur de l'attrape cœur, je ne connaissais ni l'auteur ni son œuvre mais ce n'est pas la raison pour laquelle cette histoire ne m'a pas intéressée. Pourtant le sujet est une histoire d'amour classique entre deux personnes que tout oppose à la fin de la seconde guerre mondiale. Avec des personnages attachants, cette aventure pouvait être intéressante et capté mon attention mais je me suis ennuyé tout au long de la lecture de cette bd . L'héroïne est franco allemande avec un passé douteux et une collaboration probable avec le régime nazi. Salinger est un soldat américain qui traque les nazis en tentant de déterminer leurs fonctions et leurs responsabilités. Une biographie rendue austère par la froideur et la suffisance de Salinger. Cette histoire est un court épisode de sa vie mais représentative de son parcours et de son caractère, la chronologie de sa vie présentée en fin de volume le confirme. Le dessin est classique avec des couleurs pâles adaptées à l'atmosphère de cette biographie. Je déconseille la lecture si vous n'êtes pas un inconditionnel de cet auteur.

30/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Ô Verlaine
Ô Verlaine

Donc juste quelques petites choses sur le livre. (1) Vous devez savoir qui est Paul Verlaine avant d'entrer (par exemple, le célèbre poète français, Baudelaire contemporain, a eu une liaison avec un autre poète Arthur Rimbaud et est allé en prison pour avoir tenté de l'abattre, est également allé en prison pour avoir apparemment tenté de tuer son mère ...? Vous pouvez dire que la lecture de fond ne sera pas ennuyeuse.). (2) Le livre n'a pas vraiment d'intrigue. Ce ne sont que les derniers jours de la vie de Verlaine. Je ne mentirai pas, c'est une déception totale. Il est constamment ivre, a des insectes qui courent autour de sa maison et de ses vêtements, semble totalement déprimé, vit avec des gens abusifs qui l'utilisent pour de l'argent mais qu'il traite aussi comme de la merde, il gaspille également un tas de dons de ses fans en alcool et vend une marque nouveau costume en échange de vêtements enlevés à un sans-abri mort (non vraiment, c'est dans le livre). (3) Malgré ce qui précède, c'est une bonne lecture. Bien sûr, c'est lent, et ce n'est pas l'affaire de tout le monde, mais le livre a beaucoup à offrir. L'auteur se donne beaucoup de mal pour décrire l'argot parisien, les quartiers populaires, les hôpitaux à l'époque, le large éventail de personnes qui admiraient la poésie de Verlaine, les tenants et les aboutissants de l'édition et comment Verlaine recevait son salaire (et son Commentaires). Et il y a un aperçu vraiment étrange de la façon dont les artistes boho-chic ont pris des décisions de style de vie discutables (par exemple: avoir un anaconda pour animaux de compagnie qui finit par manger votre petite amie entière parce qu'elle a manqué d'opium pour la distraire) (je ne pourrais pas inventer cela si J'ai essayé). (4) Le livre est inattendu. Cela en dit long sur l'idolisation, la dépression, les abus, l'amitié, l'agressivité passive, la classe, l'opinion populaire ... et le tout saupoudré d'une belle poésie de Verlaine en plus. Donc, si cette critique ne vous a pas effrayé pour de bon, je recommande le livre à tous ceux qui aiment les poètes du 19ème siècle, la fiction d'époque précise qui vous donne un sens de la vie quotidienne, le drame axé sur les personnages et (bien sûr) la poésie de Verlaine. Ou, vous savez, vous pouvez simplement aller lire la poésie. Peut-être faire ça. Je vais faire ça.

29/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Sept macchabées
Sept macchabées

Pas terrible cet album, c'est une semi-déception qui ne m'a pas tellement convaincu, il s'agit d'une mission polaire qui est reliée aux expériences du Dr Frankenstein, alibi pour servir de référence littéraire mais qui au contraire est mal utilisée. Le point de départ aurait pu être intéressant si ça avait été l'oeuvre d'un savant un peu dérangé reprenant les travaux de Frankenstein, là oui ça aurait eu du corps si je peux me permettre ce mauvais jeu de mots. Sauf que là, c'est une manoeuvre politique très sérieuse du gouvernement britannique dans le cadre de la rivalité scientifique anglo-germanique, l'histoire n'est donc pour moi pas crédible et assez malsaine. Je vois mal un gouvernement civilisé en 1910 se livrer à cette mascarade macabre. C'est un projet complètement dingue, on est chez les fous, même si la putréfaction progressive des corps ramenés à la vie constitue l'élément nouveau de cette histoire, vu que dans les films adaptant le mythe de Frankenstein, la Créature ne vivait pas longtemps et était tuée par accident. Mais en même temps, cette idée est plutôt crade, bref ça ne m'a pas emballé, et les personnages ne sont pas du tout sympathiques. Le dessin est plutôt correct, mais ça ne suffit pas pour me faire entrer dans cette histoire de fous.

29/04/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Thérapie de groupe
Thérapie de groupe

Je fais partie des amateurs de Larcenet que celui-ci n'apprécie pas vraiment : ceux qui comme moi l'aiment surtout pour ses BD d'humour façon Fluide Glacial et pas vraiment pour celles où il épanche ses états d'âme comme ce qu'il a publié chez les Rêveurs. en résumé, je fais partie de ceux qui préfèrent le clown à l'artiste torturé. Or Thérapie de groupe est à cheval entre ces deux facettes de Larcenet, une sorte d'entre-deux entre Minimal où il alignait de nombreuses pages de gags sous des styles graphiques et narratifs très différents et L'Artiste de la famille où il dressait un autoportrait acide et tourmenté. Il se met ici en scène en tant qu'artiste de BD subissant le traumatisme de la page blanche, se remettant en question et laissant son esprit errer au gré de ses doutes et de ses angoisses, se montrant avec dérision discuter de son art avec un journaliste, une muse, un artiste tel que Cézanne ou simplement avec sa famille, ou encore partir en délire introspectif complet. Et il intercale ici et là quelques strips ou pages de gag que les différentes étapes de son questionnement inspirent à son avatar de papier, la plupart avec des styles variés et bien différents du récit principal. Au départ, j'ai relativement bien accroché. Même si les états d'âme d'un artiste tourmenté ne m'intéressent pas, j'aime le sens de la dérision de Larcenet et la manière dont il se met en scène. Et mon esprit était égayé par les gags insérés régulièrement dont certains m'ont fait rire, même si pas tous. Quant au graphisme, rien à redire, c'est le style typique du Larcenet humoristique pour la trame principale et j'aime bien, et ce sont des styles originaux et plutôt réussis pour les différents gags. L'ennui, c'est que c'est assez rapidement devenu trop bavard. Les planches tournent au pénible pour moi face à cette surabondance de texte assez lénifiant, sur des sujets qui m'intéressaient de moins en moins puisque de plus en plus dépressifs et implorants. Larcenet prend garde à y laisser une part d'humour pour contrebalancer le fond de l'esprit de son œuvre par de la légèreté et de l'ironie, mais ça ne passe pas bien car trop verbeux, sans rythme et tournant finalement en rond. Tant et si bien que j'ai eu du mal à arriver au bout du premier tome sans me mettre à zapper certaines cases. J'aimerais soutenir par mes paroles cet auteur que j'aime bien, mais hélas ce n'est pas avec mon avis sur cette BD que je vais y parvenir.

28/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Un tueur passe
Un tueur passe

Mouais. Ça m’a un peu (pas mal ?) laissé sur ma faim. On a là un recueil d’histoires courtes avec comme fil conducteur le personnage principal, un tueur à gages. Le thème est rebattu, et les Varenne n’ont pas su en faire quelque chose de suffisamment abouti, original à mon goût. Le dessin est inégal, usant – à juste titre – d’un Noir et Blanc tranché. Mais c’est quand même souvent brouillon, et pas toujours très réussi. Quant aux histoires, elles souffrent de plusieurs défauts. D’abord elles manquent souvent de fond – peu de place ou d’idée pour se développer. La chute de la deuxième histoire m’a carrément échappé… Enfin, ces défauts auraient pu être compensés par une ambiance poisseuse ou alors par un personnage principal fort, le tout assorti de bons mots à la Audiard ou je ne sais pas qui. Mais, hélas, rien de tout ça. Notre tueur n’est pas attachant, pas de bons mots à l’horizon (alors même qu’on sent parfois des efforts – non concluants – dans ce sens). Bref, un tueur qui assassine dans l’indifférence de ses lecteurs…

28/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Pourquoi y a-t-il des inégalités entre les hommes et les femmes ?
Pourquoi y a-t-il des inégalités entre les hommes et les femmes ?

Au bout de quelques pages, j'ai failli refermer ce livre et l'envoyer valser tant les affirmations injustifiées et péremptoires s'accumulaient. En quelques minuscules minutes, les notions de "méthode" et "science" avaient été tout à la fois superbement ignorées et piétinées ! Les parties Au commencement et La préhistoire me paraissent en l'état très légères, un poil à charge, et contestables. Comme aucune source n'est citée, le lecteur aura le choix entre tout accepter docilement, ou parcourir internet au grand galop pour se renseigner. J'allais dire que fort heureusement, nous rentrons après dans la période historique, en commençant par l'Antiquité, et que là les choses devenaient plus factuelles, mais en parcourant ce livre à nouveau, il s'avère que je fais erreur. En effet, on parle ici de l'antiquité égyptienne, puis grecque. Ainsi, les autres civilisations sont quant à elles royalement ignorées, ce qui peut se comprendre pour justifier la situation actuelle, mais n'est peut-être pas très honnête. Y a-t-il eu des sociétés matriarcales ? D'autres où la femme avait un rôle égal à celui de l'homme ? On n'en saura rien. Sur le moyen-âge ensuite, est souligné le droit de défloration (du moins le déduit-on de la description donnée). Or, asséné comme une vérité indiscutable, il s'agit apparemment d'une légende développée lors de la révolution française. Au-delà de ce minuscule point concernant la vérité historique du contenu, ce livre n'est pas désagréable, et plutôt informatif. Les périodes plus récentes paraissent plus "justes". Mais le lecteur échauffé et échaudé par les erreurs citées précédemment se dit qu'il ne peut plus avoir confiance, qu'il faudrait tout vérifier dans le détail, et regrette fortement que ce qui aurait pu être une explication objective et argumentée soit bâtie sur des prémisses si bancales qui malheureusement viennent complètement la desservir. Dernier point, on n'est pas ici dans la bande dessinée. On a du texte qui est illustré, mais c'est tout.

27/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Ennemis - Noir/Blanc
Ennemis - Noir/Blanc

Comme iannick, en voyant ce premier album qui pour moi annonçait un univers western, ça m'a plutôt intrigué en m'attendant à une surprise agréable dans un ton similaire ou équivalent à celui de Les Tuniques Bleues, la référence à cette bande étant inévitable. Alors la surprise, je l'ai eue mais pas dans le sens où je le voulais, c'est à dire que ça a été une déception. D'un autre côté, comment construire quelque chose de vraiment original quand le thème de la guerre de Sécession a été abordé sous tous les angles par une série comme Les Tuniques Bleues et même dans plusieurs épisodes de La Jeunesse de Blueberry ? pas évident. Pourtant, l'idée initiale était séduisante et avait du potentiel, l'ennui c'est que ce potentiel est mal exploité, avec cette équipe de bras cassés formée à la manière des 7 mercenaires, d'ailleurs tout au long de la lecture, je voyais en eux comme une sorte de 7 mercenaires en version Unioniste. La Bd se veut un mélange de loufoque et de sanglant, mais ça ne décolle jamais, c'est plat, sans trop de consistance malgré des turpitudes rythmées, il se passe pas mal de choses mais rien qui retienne l'attention, l'intrigue est tirée par les cheveux et n'est pas parvenue à me captiver. D'autre part, certaines de ces tribulations s'étirent inutilement, certaines séquences auraient pu être carrément raccourcies, et en plus ça n'est pas drôle, l'humour déployé ici ne m'a jamais décroché le moindre rictus. Là-dessus, le dessin ne me plait pas, je ne le trouve pas joli et pas en adéquation avec le ton du récit, son aspect trop caricatural m'a dérangé, à côté, celui de Lambil sur Les Tuniques Bleues, c'est un chef-d'oeuvre ! Enfin voila, je me retrouve encore avec une déception sur un western, ça fait 2 fois dans le mois après Prisonnière des Apaches...

27/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Ma zone
Ma zone

Mouais, je n'ai pas vraiment accroché à cet album, de la lecture duquel je suis sorti déçu. Il raconte quelques tranches de vie, puisées ou non dans les observations de l'auteur, pour la moitié de l'album sous forme de BD, pour l'autre moitié sous forme de petits articles/ récits illustrés (voir les images de la galerie). En fait, je n'ai accroché ni au dessin (des crobards à la Cabu: je n'ai pas trouvé ce trait très joli ni très attrayant), ni aux histoires, souvent mornes, plates, tristes (pour le coup cela illustre de façon ironique le titre de l'album). C'est un opus de la collection Pilote pas très connu, mais ce n'est pas non plus le plus intéressant (ceci expliquant sans doute cela).

27/04/2021 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Arrête de me chauffer, Nagatoro
Arrête de me chauffer, Nagatoro

Le premier tome rentre de plain pied dans l'histoire : un jeune homme arrive à la bibliothèque du lycée, il fait tomber son sac avec des pages de manga qu'il a dessinées et rencontre une jeune fille qui a un an de moins que lui, Nagatoro. Là elle le bashe direct en lui disant que son manga n'est pas crédible, qu'il est repoussant etc., lui étant tellement timide qu'il en a les larmes aux yeux. C'est en gros le premier chapitre. Mais les chapitres qui suivent sont toujours un peu sur ce même principe avec un jeu du chien et chat entre les deux protagonistes, la gentille provoc de Nagatoro fait comprendre au "senpai" qu'elle n'est pas si indifférente qu'elle veut le faire croire. J'espère que leur relation évolue par la suite car cela risque rapidement de tourner en rond sur tous ces tomes. Pour ma part j'ai lu ça pour voir, mais je ne suis pas dans la cible et je n'ai pas l'intention de poursuivre.

26/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Lady Mechanika
Lady Mechanika

J’ai lu l’intégrale reprenant les deux premiers tomes (c’est-à-dire les 5 premiers épisodes d’origine), qui constitue une sorte de premier cycle. J’avais été attiré par la couverture, vraiment jolie. D’ailleurs, si j’ai trouvé le dessin plutôt bon (voire très bon), la colorisation des pages intérieures m’a quelque peu déçu (je ne suis pas fan de ce genre de colorisation informatique). En effet, je pense que l’auteur aurait pu et surtout dû faire un traitement en Noir et Blanc (ou alors avec des tons marrons gris légers, aux reflets métalliques, qui rendent mieux grâce à son dessin). Bon, lady Mechanika reste quand même séduisante et sexy dans son attirail steampunk… Pour ce qui est de l’intrigue et de son déroulé, je reste là clairement sur ma faim. En effet, une fois l’habillage steampunk planté (c’est le principal, voire le seul atout de la série je trouve), il ne reste pas grand-chose : un peu de mystère concernant l’origine de lady Mechanika, un savant fou, un industriel sans scrupule, une famille de romanichelles, une belle blonde ennemie jurée de l’héroïne, etc. Mais tout ceci est traité sans nuance. Personnalités peu fouillées et intrigue qui privilégie la castagne, c’est peut-être bien fait, mais je n’en raffole pas. Je ne suis pas fan non plus de l’augmentation de l’aspect fantastique sur la fin. Bref, un potentiel esthétique sous exploité, et une intrigue pas hyper originale, je m’arrêterai là, et sans regret. Note réelle 2,5/5.

26/04/2021 (modifier)