La pensée et les idées de Pascal Boyer ne sont pas simples. J'ai lu certains de ses textes et, malgré quelques désaccords et son éclectisme excessif, je sympathise même avec l'auteur.
J'ai acheté et lu la BD il y a déjà quelque temps. Béhé a voulu faire un travail très complet (peut-être trop?). Le dessin est agréable et compétent, mais le texte aurait dû être résumé, rendu plus accessible pour le lecteur non spécialisé.
Oui, la religion a beaucoup de motivations et de raisons d'exister, mais ici nous nous perdons un peu... et, surtout, est-ce qu’on peut appliquer le même concept à tant de choses et croyances si différentes? Religions primitives, chamanisme, Dieu, les anges, la Bible et le père Noël. C'est trop, non?
À force de vouloir être exhaustif, le livre devient une lecture lourde, indigeste et presque insupportable!
Parfois, moins c'est plus, oui... Et il y a des exemples en adaptations d'autres œuvres théoriques qui fonctionnent bien en bande dessinée.
Mouais. J’ai lu le premier tome, et clairement ça n’est pas ma came. Et même, indépendamment des goûts de chacun, je trouve que cette série n’est pas bonne.
Seul le dessin passe. Pas très original, mais dans le genre comics moderne, il est plutôt bon, et lisible.
Une clarté qui manque franchement à l’histoire. En effet, à force de se mettre dans la peau d’un autre (avec en plus un « adjoint » qui fait la même chose), notre héros – qui se « métamorphose » en son client pour devenir à sa place une « cible » (et neutraliser le danger), on perd rapidement le fil de l’intrigue, ne sachant as forcément qui est qui. Ça m’a rapidement soulé. D’autant plus que tout manque de crédibilité : la façon dont notre « cible » échappe aux balles (voir la fusillade dans l’église par exemple), mais surtout le fait même de pouvoir se faire passer – y compris auprès de proche – pour n’importe qui (masque, corpulence, voix, etc.), je n’y ai pas cru un instant. Idem pour la tueuse qui se comporte et se rêve comme une mère de famille irréprochable (dans le genre, je préfère nettement Lady Killer !).
Enfin, l’histoire en elle-même n’est franchement pas emballante.
Ce n’est pas ce Thorgal qui va me faire changer d’avis.
Je me suis arrêté au tome 15 « Le Maitre des Montagnes », depuis, le souffle épique et trépidant a pour ma part totalement disparu, quel que soit l’opus lu.
Pourtant l’idée autour de la cité mouvante est très bonne (je ne vais pas spoiler) et l’enchevêtrement des deux intrigues qui finissent par se rejoindre bien fichu.
Mais l’écriture est trop sommaire, la narration, les dialogues un peu simplistes, un peu forcés par moment, ce qui ne rend pas la lecture fluide et prenante.
J’ai fini par tourner les pages plus rapidement pour tout de même connaître la fin.
Mohamed Aouamri est vraiment un excellent dessinateur, mais passer après Gregorz Rosisnski n’est pas évident, en comparaison, là, c'est un peu figé parfois.
Depuis Van Hamme, seul Thorgal Saga - Adieu Aaricia de Robin Recht m’a subjugué pour son dessin, avait aussi de bonnes idées, mais j’avais déjà trouvé le rythme et l’ensemble déséquilibré.
Je n'ai seulement lu que l'équivalent du premier tome et je n'ai pas trop envie de lire la suite des aventures de Jennifer Blood qui semble abandonné en français. Sachez qu'après que Garth Ennis a fini cette série il y en a eu d'autres scénarisé par différents scénaristes alors j'imagine que cette héroïne a rencontré un certain succès aux États-Unis.
Alors Ennis raconte encore une fois les aventures d'un personnage principal super-badass qui tue des méchants de manières bien gore et comme ce sont des méchants bien méchants ils le méritent bien ! Il y a un peu d'humour qui joue sur le décalage entre le fait que Jennifer soit une tueuse et qu'elle se fait passer pour la parfaite mère au foyer, mais ça je l'ai déjà vu dans d'autres séries. Je pense que mon plus gros problème est que tout est banal. Même le coté trash est moins amusant que dans d'autres séries d'Ennis. Et comme le scénario n'a pas la profondeur que l'on retrouve dans ces meilleurs séries du genre Preacher, on dirait que ça été écrit par un ado qui se trouve très mature et rebelle de dire pleins de gros mots et de décrire les scènes les plus gores possibles.
Peut-être que la suite est mieux, mais ce premier arc ne m'a pas du tout donné envie de lire la suite. Pour moi c'est vraiment Garth Ennis à son pire. C'est juste un gros délire peu intéressant et il y a clairement personne dans l'équipe éditorial qui lui a dit de se calmer un peu. Pour moi Ennis fait parti de ses auteurs qui ont du talent, mais il faut leur mettre la bride sous le coup parce que sinon ils finissent par tomber dans leur pire travers et donner un récit médiocre.
Un western avec des femmes en personnages principaux, je ne suis pas contre ! D'autant que j'ai toujours dis que ce genre d'histoires ne m'intéresse pas spécialement, le western restant un genre que j'aime peu.
Malheureusement, la BD n'est pas franchement bonne à mon gout. C'est une étrange histoire qui nous est raconté, mélange d'histoire familiale et de récit d'une utopie féministe. Enfin, féministe dans le sens où ce sont des femmes qui règnent seules et en maitresses dans ce village, sans pour autant poser des questions sur la place des femmes ou le rôle qu'elles s’octroient contre une société patriarcale. Peu d'hommes traversent le récit et la plupart sans aucune incidence dessus, ne mettant pas en lumière de réflexion ou de questions quant à ces sujets.
Pour le reste, le récit est finalement surtout orienté autour d'une histoire de famille, avec cette jeune femme protégée par les adultes qui va vivre plusieurs drames avant d'en provoquer un. Le récit m'a paru assez froid, notamment parce que je n'étais pas investi dans les relations humaines : lorsque des morts arrivent, je n'étais pas impliqué émotionnellement et j'ai même eu l'impression qu'au final ces morts sont négligées par le récit lui-même. Ce sont surtout des dialogues sur la question de la gestion de cette petite utopie, pas assez développé pour devenir le point central du récit tout en y prenant trop de place pour être anodin. De même la question familiale est étrangement implanté dedans, centrale puisque c'est cet arc qui conclue le récit, mais délaissant pas mal de personnages au final.
En fin de compte, j'ai surtout l'impression d'un récit qui va dans différentes directions mais sans réellement en développer une, avec un final qui ne m'a pas réellement satisfait notamment au vu de ce qui était préparé avant. En fait, j'étais déçu par rapport aux idées qui auraient pu émerger, mais dans ce récit je ne m'y suis pas spécialement retrouvé. C'est une histoire de famille dans un contexte précis de ville cachée avec uniquement des femmes. Je vois le parallèle avec les amazones mais je n'ai pas trouvé que ça apportait grand chose au récit, et finalement je suis assez certain que j'oublierais cette histoire une fois que j'aurais rendu la BD à la bibliothèque.
Pas inintéressant, mais c’est quand même une lecture frustrante, dans laquelle j’ai vraiment eu du mal à entrer.
En effet, le sujet est potentiellement intéressant : une famille d’immigrés chinois – que nous suivons sur plusieurs générations, avec ses bisbilles familiales, ses stratégies « d’intégration », ses conflits générationnels.
La matière est là, mais le rendu m’a un peu déçu.
Le dessin est formellement assez minimaliste, froid et parfois maladroit. Il ne permet pas toujours de bien différencier et reconnaître les personnages féminins.
Surtout que les sauts temporels, allers-retours entre différentes périodes, ellipses, sont souvent perturbants pour le lecteur. D’une part parce que ça n’est pas toujours clair. D’autre part parce qu’on aimerait parfois voir comblés ces longs moments (parfois des années !) entre chaque « saut ».
Et du coup on peine à s’attacher aux personnages, voire à l’histoire elle-même, c’est dommage. La narration (et le dessin très « simple » accentue ces difficultés) manque de consistance et de clarté, « assèche » une histoire dans laquelle on n’arrive pas à retrouver « l’humain », le sensible, tout ce que l’auteure – qui s’inspire visiblement de son histoire familiale – a semble-t-il voulu nous faire passer.
Note réelle 2,5/5.
Cela fait longtemps que j'ai lu un recueil des histoires de Foerster paru chez Fluide Glacial et d'ailleurs je n'en ai pas lu beaucoup. Tout ça pour dire que je ne suis pas le plus familier avec ce type de production de cet auteur et je ne sais pas trop si je n'ai pas accroché aux histoires présentes dans cet album parce que ne sont pas les meilleurs de l'auteur ou tout simplement parce que je n'aime plus ce type de récits. Je penche un peu pour la première solution parce que je me rappel encore de plusieurs histoires courtes que j'avais bien aimé alors que je ne les ai pas lu depuis plus de 10 ans alors que je doute un peu être capable de me rappeler les histoires de ce recueil d'ici l'an prochain.
On retrouve la patte de Foerster dans ses histoires raconté par une créature du type qu'on retrouve dans les récits de Lovecraft. Les histoires sont tordues et mets en vedette des gens qui font fassent à des événements horribles. Un problème est que cela devient un peu répétitif de voir le corps des gens changés à cause d'un événement fantastique. Il y a même une histoire, celle avec la vieille qui utilise des jeunes hommes pour se déplacer, qui m'a rappelé une autre histoire de Foerster avec un thème similaire et qui était bien mieux. J'ai aussi trouvé la construction de certaines histoires un peu trop laborieuses. En tout cas, je n'ai pris aucun plaisir à lire cet album.
Cela fait longtemps que j'ai lu la série Marvel Zombies et disons que cela ne m'a pas trop marqué et je pense que je n'ai même pas fini la série tellement Marvel a trop tiré la corde sur ce concept.
C'est donc un recueil d'histoires courtes dont le principal intérêt est le dessin. En effet, la plupart des dessinateurs ont un bon graphisme et en plus c'est en noir et blanc, sauf pour la couleur rouge et du coup on peut admirer leur travail sans les couleurs fades que l'on retrouve trop souvent dans les comics modernes et qui dévaluent souvent le travail du dessinateur.
Au niveau du scénario, évidemment je le savais déjà que cela allait être inégal, non seulement parce que le scénariste change tout le temps, mais aussi parce qu'il y a des héros de Marvel que j'aime plus que d'autres. Ce n'est donc pas surprenant si les histoires qui m'ont le plus marqué mettent en vedette les héros que j'aime le plus (Spider-Man, Fantastic Four....), quoique même ces histoires sont décevantes selon moi. J'ai l'impression de ne lire que le début d'une histoire plus longue vu comment les fins sont brutales. De plus, comme la plupart des histoires tournent autour de la réaction des super-héros face au début de l'épidémie de zombies, cela finit par être répétitif.
C'est le simple nom Alberto Ponticelli (Goodnight paradise - L'Île aux orcs) qui m'a poussé à l'achat de cet album.
Un titre en italien, Blatta, que l'on traduit aisément en découvrant l'insecte sur la couverture.
Un monde en ruine où l'humanité a fait un choix fort face à la surpopulation, celui de ne plus procréer en échange d'une vie éternelle (avec l'aide du clonage). Mais cette vie éternelle a un coût non négligeable puisque l'isolement le plus complet est de rigueur.
On va suivre le quotidien d'un homme, il porte une sorte de scaphandre spatial qu'il ne quitte jamais pour se protéger de l'extérieur. Un quotidien rythmé à une lumière verte qui lui indique qu'il est l'heure de partir travailler ou de rentrer dans ses 10m² qui lui sert de refuge. Un travail passionnant devant un écran où il doit faire un choix, soit appuyer sur la touche « Y » ou la touche « N ». Pour éviter tous doutes, le « Y » pour « Yes » et le « N » pour « No ». Voilà, vous n'en saurez pas plus sur ce monde glauque et oppressant à la narration avare de mots, où notre seule source d'informations est la voix off de ce triste individu. Et vous n'en saurez pas davantage sur ce personnage rongé par la solitude, malgré quelques visions sur son passé. Et puis un jour, une rencontre va bouleverser ses habitudes...
Je comprends où veut en venir Ponticelli à travers ce récit (les conditions d'une vie sans fin), mais le chemin pour y parvenir est trop obscur et hermétique.
Une narration qui repose essentiellement sur le superbe noir et blanc de Ponticelli. Un dessin aux contours pas toujours bien defini qui imprime cette ambiance post-apocalyptique et qui retranscrit à merveille les émotions de notre bonhomme, et cela juste à travers ses différentes postures, un sacré tour de force. Toujours ce savoir-faire dans la mise en page et les cadrages. Le point fort de cette BD.
Alberto Ponticelli est bien meilleur dessinateur que scénariste.
Note réelle : 2,5. Merci à la partie graphique.
J'ai hésité sur ma note, mais le ressenti final est bel et bien que j'ai raté un truc, donc que la BD n'est pas parvenue à me faire comprendre ce qu'elle voulait dire. Et ma note s'en ressent.
C'est une autrice que je ne connaissais pas mais avec un trait intéressant, à défaut d'être mémorable. Il y a une esthétique qui tend parfois vers le glauque dans les visages, notamment la transpiration lors du stress, et qui est parfois dérangeant dans la façon de représenter les choses, surtout lors des rapports au corps qui est une thématique de la BD mais dont je n'ai pas compris l'enjeu.
En fait, c'est surtout que je ne vois pas trop ce que la BD raconte. C'est une jeune femme dans une famille dysfonctionnelle qui veut vivre seule et s'émanciper, tandis que revient son ancienne amie top-modèle et qu'elle semble avoir du mal à s'entendre avec son copain. Sauf qu'au-delà de ça, alors qu'une montée en pression survient et qu'elle fait un geste (symboliquement en couverture de l'album), la BD n'arrive pas à parler de quelque chose de concret. Le soufflé retombe sur une fin réaliste, sans doute, mais qui n'a pas vraiment d'intérêt narratif. J'avais plein de questions sans réponses lorsque j'ai fermé l'album : pourquoi ce rapport avec la mère à la fin, que veut-il dire sur elle, sur elles ? Pourquoi un personnage couche à la fin avec ce type qui semble être problématique, qu'est-ce que ça veut dire ? Pourquoi nous montrer ça sans développement ?
Je vois bien un rapport à la sincérité, au mensonge, au corps aussi (il y a une opposition entre la mannequin et celle qui a un corps un peu ordinaire), mais quel est le lien avec le reste ? C'est une histoire de passage à l'âge adulte, des conneries qu'on est prêt à faire quand la vie nous pousse à bout, un commentaire social sur la place des femmes, une réflexion sur la violence ? Tout ça ou rien, on en sait pas plus au final. Tout est trop lent et trop rapide, pas de thématiques claires, pas de liens entre les questions ... J'en ressors plus curieux que satisfait, notamment parce que je ne sais pas du tout ce que l'autrice voulait traiter comme sujet. Soit il y en a trop, soit c'est pas assez développé. Et dans ce cas, je ne peux pas recommander cette lecture.
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Et l'homme créa les dieux
La pensée et les idées de Pascal Boyer ne sont pas simples. J'ai lu certains de ses textes et, malgré quelques désaccords et son éclectisme excessif, je sympathise même avec l'auteur. J'ai acheté et lu la BD il y a déjà quelque temps. Béhé a voulu faire un travail très complet (peut-être trop?). Le dessin est agréable et compétent, mais le texte aurait dû être résumé, rendu plus accessible pour le lecteur non spécialisé. Oui, la religion a beaucoup de motivations et de raisons d'exister, mais ici nous nous perdons un peu... et, surtout, est-ce qu’on peut appliquer le même concept à tant de choses et croyances si différentes? Religions primitives, chamanisme, Dieu, les anges, la Bible et le père Noël. C'est trop, non? À force de vouloir être exhaustif, le livre devient une lecture lourde, indigeste et presque insupportable! Parfois, moins c'est plus, oui... Et il y a des exemples en adaptations d'autres œuvres théoriques qui fonctionnent bien en bande dessinée.
Human Target
Mouais. J’ai lu le premier tome, et clairement ça n’est pas ma came. Et même, indépendamment des goûts de chacun, je trouve que cette série n’est pas bonne. Seul le dessin passe. Pas très original, mais dans le genre comics moderne, il est plutôt bon, et lisible. Une clarté qui manque franchement à l’histoire. En effet, à force de se mettre dans la peau d’un autre (avec en plus un « adjoint » qui fait la même chose), notre héros – qui se « métamorphose » en son client pour devenir à sa place une « cible » (et neutraliser le danger), on perd rapidement le fil de l’intrigue, ne sachant as forcément qui est qui. Ça m’a rapidement soulé. D’autant plus que tout manque de crédibilité : la façon dont notre « cible » échappe aux balles (voir la fusillade dans l’église par exemple), mais surtout le fait même de pouvoir se faire passer – y compris auprès de proche – pour n’importe qui (masque, corpulence, voix, etc.), je n’y ai pas cru un instant. Idem pour la tueuse qui se comporte et se rêve comme une mère de famille irréprochable (dans le genre, je préfère nettement Lady Killer !). Enfin, l’histoire en elle-même n’est franchement pas emballante.
Thorgal Saga - La Cité mouvante
Ce n’est pas ce Thorgal qui va me faire changer d’avis. Je me suis arrêté au tome 15 « Le Maitre des Montagnes », depuis, le souffle épique et trépidant a pour ma part totalement disparu, quel que soit l’opus lu. Pourtant l’idée autour de la cité mouvante est très bonne (je ne vais pas spoiler) et l’enchevêtrement des deux intrigues qui finissent par se rejoindre bien fichu. Mais l’écriture est trop sommaire, la narration, les dialogues un peu simplistes, un peu forcés par moment, ce qui ne rend pas la lecture fluide et prenante. J’ai fini par tourner les pages plus rapidement pour tout de même connaître la fin. Mohamed Aouamri est vraiment un excellent dessinateur, mais passer après Gregorz Rosisnski n’est pas évident, en comparaison, là, c'est un peu figé parfois. Depuis Van Hamme, seul Thorgal Saga - Adieu Aaricia de Robin Recht m’a subjugué pour son dessin, avait aussi de bonnes idées, mais j’avais déjà trouvé le rythme et l’ensemble déséquilibré.
Jennifer Blood
Je n'ai seulement lu que l'équivalent du premier tome et je n'ai pas trop envie de lire la suite des aventures de Jennifer Blood qui semble abandonné en français. Sachez qu'après que Garth Ennis a fini cette série il y en a eu d'autres scénarisé par différents scénaristes alors j'imagine que cette héroïne a rencontré un certain succès aux États-Unis. Alors Ennis raconte encore une fois les aventures d'un personnage principal super-badass qui tue des méchants de manières bien gore et comme ce sont des méchants bien méchants ils le méritent bien ! Il y a un peu d'humour qui joue sur le décalage entre le fait que Jennifer soit une tueuse et qu'elle se fait passer pour la parfaite mère au foyer, mais ça je l'ai déjà vu dans d'autres séries. Je pense que mon plus gros problème est que tout est banal. Même le coté trash est moins amusant que dans d'autres séries d'Ennis. Et comme le scénario n'a pas la profondeur que l'on retrouve dans ces meilleurs séries du genre Preacher, on dirait que ça été écrit par un ado qui se trouve très mature et rebelle de dire pleins de gros mots et de décrire les scènes les plus gores possibles. Peut-être que la suite est mieux, mais ce premier arc ne m'a pas du tout donné envie de lire la suite. Pour moi c'est vraiment Garth Ennis à son pire. C'est juste un gros délire peu intéressant et il y a clairement personne dans l'équipe éditorial qui lui a dit de se calmer un peu. Pour moi Ennis fait parti de ses auteurs qui ont du talent, mais il faut leur mettre la bride sous le coup parce que sinon ils finissent par tomber dans leur pire travers et donner un récit médiocre.
Hippolyte
Un western avec des femmes en personnages principaux, je ne suis pas contre ! D'autant que j'ai toujours dis que ce genre d'histoires ne m'intéresse pas spécialement, le western restant un genre que j'aime peu. Malheureusement, la BD n'est pas franchement bonne à mon gout. C'est une étrange histoire qui nous est raconté, mélange d'histoire familiale et de récit d'une utopie féministe. Enfin, féministe dans le sens où ce sont des femmes qui règnent seules et en maitresses dans ce village, sans pour autant poser des questions sur la place des femmes ou le rôle qu'elles s’octroient contre une société patriarcale. Peu d'hommes traversent le récit et la plupart sans aucune incidence dessus, ne mettant pas en lumière de réflexion ou de questions quant à ces sujets. Pour le reste, le récit est finalement surtout orienté autour d'une histoire de famille, avec cette jeune femme protégée par les adultes qui va vivre plusieurs drames avant d'en provoquer un. Le récit m'a paru assez froid, notamment parce que je n'étais pas investi dans les relations humaines : lorsque des morts arrivent, je n'étais pas impliqué émotionnellement et j'ai même eu l'impression qu'au final ces morts sont négligées par le récit lui-même. Ce sont surtout des dialogues sur la question de la gestion de cette petite utopie, pas assez développé pour devenir le point central du récit tout en y prenant trop de place pour être anodin. De même la question familiale est étrangement implanté dedans, centrale puisque c'est cet arc qui conclue le récit, mais délaissant pas mal de personnages au final. En fin de compte, j'ai surtout l'impression d'un récit qui va dans différentes directions mais sans réellement en développer une, avec un final qui ne m'a pas réellement satisfait notamment au vu de ce qui était préparé avant. En fait, j'étais déçu par rapport aux idées qui auraient pu émerger, mais dans ce récit je ne m'y suis pas spécialement retrouvé. C'est une histoire de famille dans un contexte précis de ville cachée avec uniquement des femmes. Je vois le parallèle avec les amazones mais je n'ai pas trouvé que ça apportait grand chose au récit, et finalement je suis assez certain que j'oublierais cette histoire une fois que j'aurais rendu la BD à la bibliothèque.
Baume du tigre
Pas inintéressant, mais c’est quand même une lecture frustrante, dans laquelle j’ai vraiment eu du mal à entrer. En effet, le sujet est potentiellement intéressant : une famille d’immigrés chinois – que nous suivons sur plusieurs générations, avec ses bisbilles familiales, ses stratégies « d’intégration », ses conflits générationnels. La matière est là, mais le rendu m’a un peu déçu. Le dessin est formellement assez minimaliste, froid et parfois maladroit. Il ne permet pas toujours de bien différencier et reconnaître les personnages féminins. Surtout que les sauts temporels, allers-retours entre différentes périodes, ellipses, sont souvent perturbants pour le lecteur. D’une part parce que ça n’est pas toujours clair. D’autre part parce qu’on aimerait parfois voir comblés ces longs moments (parfois des années !) entre chaque « saut ». Et du coup on peine à s’attacher aux personnages, voire à l’histoire elle-même, c’est dommage. La narration (et le dessin très « simple » accentue ces difficultés) manque de consistance et de clarté, « assèche » une histoire dans laquelle on n’arrive pas à retrouver « l’humain », le sensible, tout ce que l’auteure – qui s’inspire visiblement de son histoire familiale – a semble-t-il voulu nous faire passer. Note réelle 2,5/5.
Le Nécronomickey - Le Livre des destins maudits
Cela fait longtemps que j'ai lu un recueil des histoires de Foerster paru chez Fluide Glacial et d'ailleurs je n'en ai pas lu beaucoup. Tout ça pour dire que je ne suis pas le plus familier avec ce type de production de cet auteur et je ne sais pas trop si je n'ai pas accroché aux histoires présentes dans cet album parce que ne sont pas les meilleurs de l'auteur ou tout simplement parce que je n'aime plus ce type de récits. Je penche un peu pour la première solution parce que je me rappel encore de plusieurs histoires courtes que j'avais bien aimé alors que je ne les ai pas lu depuis plus de 10 ans alors que je doute un peu être capable de me rappeler les histoires de ce recueil d'ici l'an prochain. On retrouve la patte de Foerster dans ses histoires raconté par une créature du type qu'on retrouve dans les récits de Lovecraft. Les histoires sont tordues et mets en vedette des gens qui font fassent à des événements horribles. Un problème est que cela devient un peu répétitif de voir le corps des gens changés à cause d'un événement fantastique. Il y a même une histoire, celle avec la vieille qui utilise des jeunes hommes pour se déplacer, qui m'a rappelé une autre histoire de Foerster avec un thème similaire et qui était bien mieux. J'ai aussi trouvé la construction de certaines histoires un peu trop laborieuses. En tout cas, je n'ai pris aucun plaisir à lire cet album.
Marvel Zombies - Black, White & Blood
Cela fait longtemps que j'ai lu la série Marvel Zombies et disons que cela ne m'a pas trop marqué et je pense que je n'ai même pas fini la série tellement Marvel a trop tiré la corde sur ce concept. C'est donc un recueil d'histoires courtes dont le principal intérêt est le dessin. En effet, la plupart des dessinateurs ont un bon graphisme et en plus c'est en noir et blanc, sauf pour la couleur rouge et du coup on peut admirer leur travail sans les couleurs fades que l'on retrouve trop souvent dans les comics modernes et qui dévaluent souvent le travail du dessinateur. Au niveau du scénario, évidemment je le savais déjà que cela allait être inégal, non seulement parce que le scénariste change tout le temps, mais aussi parce qu'il y a des héros de Marvel que j'aime plus que d'autres. Ce n'est donc pas surprenant si les histoires qui m'ont le plus marqué mettent en vedette les héros que j'aime le plus (Spider-Man, Fantastic Four....), quoique même ces histoires sont décevantes selon moi. J'ai l'impression de ne lire que le début d'une histoire plus longue vu comment les fins sont brutales. De plus, comme la plupart des histoires tournent autour de la réaction des super-héros face au début de l'épidémie de zombies, cela finit par être répétitif.
Blatta
C'est le simple nom Alberto Ponticelli (Goodnight paradise - L'Île aux orcs) qui m'a poussé à l'achat de cet album. Un titre en italien, Blatta, que l'on traduit aisément en découvrant l'insecte sur la couverture. Un monde en ruine où l'humanité a fait un choix fort face à la surpopulation, celui de ne plus procréer en échange d'une vie éternelle (avec l'aide du clonage). Mais cette vie éternelle a un coût non négligeable puisque l'isolement le plus complet est de rigueur. On va suivre le quotidien d'un homme, il porte une sorte de scaphandre spatial qu'il ne quitte jamais pour se protéger de l'extérieur. Un quotidien rythmé à une lumière verte qui lui indique qu'il est l'heure de partir travailler ou de rentrer dans ses 10m² qui lui sert de refuge. Un travail passionnant devant un écran où il doit faire un choix, soit appuyer sur la touche « Y » ou la touche « N ». Pour éviter tous doutes, le « Y » pour « Yes » et le « N » pour « No ». Voilà, vous n'en saurez pas plus sur ce monde glauque et oppressant à la narration avare de mots, où notre seule source d'informations est la voix off de ce triste individu. Et vous n'en saurez pas davantage sur ce personnage rongé par la solitude, malgré quelques visions sur son passé. Et puis un jour, une rencontre va bouleverser ses habitudes... Je comprends où veut en venir Ponticelli à travers ce récit (les conditions d'une vie sans fin), mais le chemin pour y parvenir est trop obscur et hermétique. Une narration qui repose essentiellement sur le superbe noir et blanc de Ponticelli. Un dessin aux contours pas toujours bien defini qui imprime cette ambiance post-apocalyptique et qui retranscrit à merveille les émotions de notre bonhomme, et cela juste à travers ses différentes postures, un sacré tour de force. Toujours ce savoir-faire dans la mise en page et les cadrages. Le point fort de cette BD. Alberto Ponticelli est bien meilleur dessinateur que scénariste. Note réelle : 2,5. Merci à la partie graphique.
Bottled
J'ai hésité sur ma note, mais le ressenti final est bel et bien que j'ai raté un truc, donc que la BD n'est pas parvenue à me faire comprendre ce qu'elle voulait dire. Et ma note s'en ressent. C'est une autrice que je ne connaissais pas mais avec un trait intéressant, à défaut d'être mémorable. Il y a une esthétique qui tend parfois vers le glauque dans les visages, notamment la transpiration lors du stress, et qui est parfois dérangeant dans la façon de représenter les choses, surtout lors des rapports au corps qui est une thématique de la BD mais dont je n'ai pas compris l'enjeu. En fait, c'est surtout que je ne vois pas trop ce que la BD raconte. C'est une jeune femme dans une famille dysfonctionnelle qui veut vivre seule et s'émanciper, tandis que revient son ancienne amie top-modèle et qu'elle semble avoir du mal à s'entendre avec son copain. Sauf qu'au-delà de ça, alors qu'une montée en pression survient et qu'elle fait un geste (symboliquement en couverture de l'album), la BD n'arrive pas à parler de quelque chose de concret. Le soufflé retombe sur une fin réaliste, sans doute, mais qui n'a pas vraiment d'intérêt narratif. J'avais plein de questions sans réponses lorsque j'ai fermé l'album : pourquoi ce rapport avec la mère à la fin, que veut-il dire sur elle, sur elles ? Pourquoi un personnage couche à la fin avec ce type qui semble être problématique, qu'est-ce que ça veut dire ? Pourquoi nous montrer ça sans développement ? Je vois bien un rapport à la sincérité, au mensonge, au corps aussi (il y a une opposition entre la mannequin et celle qui a un corps un peu ordinaire), mais quel est le lien avec le reste ? C'est une histoire de passage à l'âge adulte, des conneries qu'on est prêt à faire quand la vie nous pousse à bout, un commentaire social sur la place des femmes, une réflexion sur la violence ? Tout ça ou rien, on en sait pas plus au final. Tout est trop lent et trop rapide, pas de thématiques claires, pas de liens entre les questions ... J'en ressors plus curieux que satisfait, notamment parce que je ne sais pas du tout ce que l'autrice voulait traiter comme sujet. Soit il y en a trop, soit c'est pas assez développé. Et dans ce cas, je ne peux pas recommander cette lecture.