Les derniers avis (20587 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Saison brune
Saison brune

En découvrant cette BD, je me vois contraint de dissocier le fond de la forme. Sur le fond, je suis en accord avec le message de l'auteur et je salue la rigueur du travail documentaire. Sur la forme, en revanche, la lecture de l'album m'a été extrêmement pénible. Saison brune est un reportage graphique très solidement documenté sur le réchauffement climatique et ses conséquences. Le travail de recherche de Philippe Squarzoni est impressionnant, sérieux et sincère. L'album couvre un spectre très large de données scientifiques, économiques et politiques, avec une volonté manifeste de rendre ces enjeux accessibles au plus grand nombre. L'ouvrage va bientôt avoir quinze ans et certaines données ont évolué depuis, mais d'autres étaient déjà en avance sur leur temps, d'autant plus que l'auteur rappelle qu'elles étaient connues parfois depuis des décennies. Sur le fond, l'ensemble est donc très complet, mais inadapté à ma manière de lire. J'ai réellement eu l'impression de parcourir un livre ou un essai documentaire plutôt qu'une bande dessinée. Malgré l'intérêt indéniable du sujet, l'album m'a paru laborieux. L'accumulation de chiffres et d'interventions dilue le propos et engendre parfois de la confusion, notamment lorsque certaines données semblent se contredire sans être clairement explicitées. Cette surcharge nuit à la lisibilité et affaiblit par moments la portée du discours. J'ai également été gêné par l'orientation très marquée de la dernière partie, où une place importante est accordée aux membres d'ATTAC. Leurs analyses ne sont pas dénuées d'intérêt, mais leur omniprésence confère à l'ensemble une coloration politique trop exclusive, avec le sentiment que seule cette vision du monde serait envisageable, au détriment d'autres pistes pourtant pertinentes (notamment autour de la démographie). Sur la forme, le choix d'un dessin très froid et d'un découpage rigide renforce l'aspect scolaire de l'album. En tant que bande dessinée, le médium est très peu exploité. Les pages s'enchainent, montrant essentiellement des visages statiques s'adressant directement au lecteur pour exposer analyses et faits. La seule mise en scène véritablement propre à la BD concerne les états d'âme de l'auteur, qui viennent s'intercaler entre ces séquences documentaires tenant davantage du livre illustré. J'ai réellement ressenti que la dimension BD se greffe sur un essai littéraire classique sans apporter de fluidité de lecture ni de narration graphique justifiant l'usage de ce médium. Ma note est à considérer comme profondément subjective. Il s'agit d'un ouvrage dense, honnête et intellectuellement stimulant, qui soulève de véritables questions et invite à la réflexion, mais qui m'a ennuyé par sa lourdeur, son ton souvent déprimant et son absence de propositions concrètes. Un livre important, sans doute, mais que je ne me vois ni relire ni recommander à tous.

02/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Les Notes rouges
Les Notes rouges

Bon ben je pense que je suis passé à coté de cet album. Il y a des qualités et je comprends pourquoi d'autres lecteurs ont adoré. Le dessin est élégant et on utilise bien la couleur... le problème est que je trouve que ce style est froid et que peu d'émotions en ressortent. C'est la raison principale pourquoi je n'ai pas accroché : les émotions. Tout le long de l'album, je n'ai pas ressenti grand chose en dehors d'un certain ennui. Je ne me suis pas attaché aux personnages et à leurs destins tragiques. J'ai trouvé que c'était long (heureusement qu'il y a plusieurs pages avec peu de textes) et que j'avais déjà vu des éléments du scénario dans des œuvres qui m'ont plu marqué. En gros, ce n'était pas un album pour moi.

02/02/2026 (modifier)
Par Ludi
Note: 2/5
Couverture de la série Hérétique
Hérétique

L’introduction est un clin d’oeil amusant à Eco et attire l’attention. Le dessin est intéressant, mais hélas souvent maladroit. Ce qui fait mal aux yeux, par contre, ce sont les anachronismes partout : dans les meubles, les vêtements, les scènes de rues, l’architecture intérieure et extérieure. On perd rapidement l’effet "plongée dans le passé" quand on sursaute à chaque page. Un minimum de rigueur documentaire aurait été le bienvenu. Du coup, il est légitime de se méfier de l’intrigue elle-même. Cela se veut documenté, mais... N’est pas Eco qui veut.

01/02/2026 (modifier)
Couverture de la série XIII Parody
XIII Parody

A la limite de mettre 1* à cet album, c’est vraiment pas bon, même pour les fans absolus de la franchise. Plus j’avançais dans ma lecture, plus mon peu d’intérêt s’évaporait. En gros, j’ai souri à 2, 3 idées (gags ?) du début avant de trouver ça vraiment lourdingue sur la longueur. Pourtant l’idée de cette (auto)parodie par JVH ne me rebutait pas, il y avait matière avec notre amnésique préféré. Malheureusement l’intrigue déployée est d’une pauvreté abyssale et on tombe rapidement dans le gros n’importe quoi. Je n’ai pas aimé non plus la narration bien trop diluée (3 cases par pages la plupart du temps) malgré un dessin solide de Xavier. En fait, j’ai eu l’impression de lire un cadavre exquis (mais par les mêmes auteurs), un truc improvisé qui ne remplit absolument pas les attentes du lecteur. Je m’interroge vraiment sur la finalité de cette parution, je ne dis pas en bonus ou cadeau de revue bd, mais c’est franchement à fuir en librairie. Nota : le seul truc que j’ai un tantinet apprécié c’est que l’on revient sur la (bonne) période JVH niveau référence (ou persos), je n’étais pas trop perdu.

31/01/2026 (modifier)
Couverture de la série The Amazing Bibi
The Amazing Bibi

Mo-CDM publie pas mal chez Fluide Glacial, un éditeur qui convient parfaitement à son humour con, débile, crétin, style dans lequel il a produit quelques séries sympas (je pense par exemple à Cosmik Roger, mais aussi d’autres séries plus poussives. C’est plutôt dans cette seconde catégorie que je rangerais « Bibi ». Bibi est un adolescent caricaturalement mou, amorphe (d’ailleurs il passe une bonne partie des albums à pioncer et rêver – une vie plus palpitante que celle qu’il vit en réalité). C’est une grosse feignasse indécrottable, que son père et son prof de Maths n’arrivent pas vraiment à faire sortir de sa léthargie. Les deux effets comiques sont donc l’aspect larvaire de Bibi, et le décalage entre cet adolescent boutonneux, loser et mou et ses rêves d’aventure, de conquête (spatial ou féminine), d’action. Il y a bien quelques gags, quelques chutes amusantes, qui m’ont fait sourire. Mais c’est loin d’être le cas de toutes. De plus, comme mo-CDM joue quasiment tout le temps sur les mêmes ressorts comiques, ça ne se renouvelle pas toujours suffisamment. Quant au dessin, il n’est pas toujours lisible et réussi (voir les pages avec de gros monstres difformes). Pour le reste c’est du classique caricatural, avec le prof de Maths qui a les traits habituels du scientifique dans les séries de cet auteur. Inégal, un peu poussif, les deux tomes parus pour le moment m’ont quelque peu laissé sur ma faim, malgré quelques petits trucs sympas. Note réelle 2,5/5.

30/01/2026 (modifier)
Par Josq
Note: 2/5
Couverture de la série Pym et la forêt éternelle
Pym et la forêt éternelle

Moins enthousiaste que Ro sur ce premier volume, je dois dire. Je n'ai pas détesté l'univers, et il est vrai que cette saga est relativement prometteuse. Mais j'ai trouvé - justement - que cela mettait trop de temps à démarrer. J'entends le besoin de faire une exposition solide pour poser des bases qui tiendront vraiment par la suite et permettront de déployer les ramifications de tout un univers, mais est-il nécessaire de sacrifier tout un tome pour cela ? À l'époque, on savait faire d'excellentes histoires qui tiennent sur un seul tome, et qui pouvaient exposer leur mythologie subtilement au gré du récit. Ici, j'ai trouvé que l'intrigue très statique et suspendue à l'histoire dans l'histoire racontée par la grand-mère lassait un peu (surtout au gré des parutions du journal Spirou). Bref, au-delà de ça, j'ai un peu de mal avec ce dessin informatique, plutôt bien exécuté, mais qui manque d'âme. Je sais que c'est devenu commun de dessiner à la tablette, mais il manque dans la plupart de ces bandes dessinées ce petit je-ne-sais-quoi, un supplément d'âme qui permette à la bande dessinée de se hisser au-dessus du lot. Cela dit, j'ai lu ce récit sans déplaisir excessif, mais sans être particulièrement emballé non plus. Enfin, la qualité des dialogues et notamment de la narration sont assez pauvres, au point que j'avais parfois l'impression de lire une fanfiction écrite par des adolescents... Correctement écrit, certes, mais il me manquait un fil directeur pour comprendre à quoi servaient tous ces détours narratifs qui maintiennent l'histoire dans ce statisme qui, à mon sens, la dessert. Je suis donc loin d'avoir détesté, mais ma note correspond vraiment au "Bof, sans plus" accompagnant les 2 étoiles sur ce site. Je suis toutefois prêt à rehausser largement mon avis si le deuxième tome me convainc. Il n'y a pas besoin de grand-chose pour que cet univers sombre et enchanté réussisse à m'emporter...

30/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Le Tour du Monde en 80 jours (Chris)
Le Tour du Monde en 80 jours (Chris)

Dans la catégorie Erotisme, cette collection était gage de qualité, une couverture similaire pour chaque album. Ici nous avons le tome 14 avec une idée sympathique et plutôt moins artificielle que souvent dans ce genre d'exercice : un homme banquier propose à une femme prostitué de luxe de refaire le pari de son aïeul à savoir faire le tour du monde mais sans payer un centime, uniquement en utilisant ses faveurs pour voyager. C'est simple efficace, et notre belle va se faire servir tout au long d'un voyage vers l'est. Les pose lascives sont légion et la présence de l'homosexualité d'un passe partout bien débrouillard est également rare en cette époque de publication. Si bien sur tout cela ne va pas chercher bien loin, je dois néanmoins avouer que c'est l'une des rares BD érotiques qui restent dans ma bibliothèque. Le dessin est soigné bien que répétitif, les fellations en voiture précèdent des moments plus doux en bateau de croisière. Pour notre époque de couleur, de gros plan et de finesse relative tout cela est décalé et va manquer à trouver sa cible, pas assez inventif ou posant des fantasmes pour être du porno et pas assez doux et créatif pour être du bon érotique, un entre deux avec un peu de nostalgique et pourtant que je trouve nettement plus brillant que 90 % des productions de ce type. Alors restons à bof, mais c'est tellement mieux que tant de chose...

29/01/2026 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Le Pays de l'eau qui monte
Le Pays de l'eau qui monte

Certes il faut être tolérant car c'est plutôt destiné à un public jeune. C'est une histoire dans l'air du temps sur le dérèglement climatique, on se trouve dans un village peuplé de mignons animaux où il pleut tout le temps, un peu comme en Bretagne en ce moment. Du coup l'eau monte, les rivières débordent. Est-ce l'apocalypse ? On suit des enfants qui s'inquiètent. Cela reste naïf et sans trop de réflexion derrière. Le dessin est bien, il y a malgré tout un fort problème d'architecture au niveau des fenêtres, elles sont mal posées dans les vues intérieures, normalement elles arrivent à fleur du mur.

28/01/2026 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Miroirs
Miroirs

Un manga assez court de 130 pages, avec 3 histoires inspirées de la vie de Coco Chanel. Etonnamment on y voit des bouteilles de n°5, je me suis demandé si c'était pas sponsorisé par la marque. A part cela le lien avec la vie de Chanel est ténu. Les histoires sont plutôt anecdotiques et rapidement oubliées. La première rappelle Alice au pays des merveilles. Une autre plus longue porte sur un couple de garçons qui sèchent les cours et décident de s'habiller en jupe en surmontant leur peur du regard des passants dans la rue. Il y a toute une interview des auteurs plutôt longue à la fin, une bonne dizaine de pages et que je n'ai fait que survoler. On comprend l'hommage qu'ont voulu réaliser les auteurs mais ça ne m'a pas emballé.

28/01/2026 (modifier)
Par Blue boy
Note: 2/5
Couverture de la série Juste après la vague
Juste après la vague

N’ayant pas lu le roman original, je ne pourrai me prononcer sur la qualité de cette adaptation en elle-même. On est ici dans un récit d’aventures post-apocalyptique associé à une étude psychologique des personnages, notamment des parents, Pata et Madie, en proie à un terrible dilemme : pour survivre, il leur faudra laisser une partie de leur progéniture (9 enfants au total tout de même !) sur l’île minuscule où ils s’efforçaient de survivre, tout en se sachant condamnés à terme par l’inexorable montée des eaux. La seule issue, gagner d’hypothétiques terres émergées où ils pourraient commencer une nouvelle vie. Malheureusement, leur misérable barque ne peut contenir que 8 personnes ! Après une délibération difficile émaillée d’engueulades et de reproches, Madie se résout à accompagner son mari sur la barque en abandonnant trois de leurs enfants, Louie, Perrine, et Noé, l’objectif étant de revenir les récupérer une fois qu’ils auront rejoint la destination voulue. Selon un double axe narratif, on suivra d’un côté la traversée de la « famille – 3 » à bord de leur coquille de noix sur un océan déchaîné, de l’autre on observera les trois gosses livrés à eux-mêmes, surpris de constater au petit matin que parents et fratrie sont partis sans eux. Jusqu’à un certain point, l’histoire est plutôt bien menée et prenante, dans un mode survivaliste, avec son lot de drames et une bonne dose de mer déchaînée et de monstres des profondeurs, mais de la tendresse aussi. Ces trois petits gamins bien mignons et livrés à eux-mêmes sauront nous attendrir avec leurs propos naïfs qui prêtent à sourire. On pense à certains moments à « Sa majesté des mouches » (de façon plus soft, bien sûr), notamment avec l’irruption d’un naufragé à la mine patibulaire et aux intentions peu bienveillantes. Et pourtant, de façon étrange, l’impression globale au sortir de cette lecture s’avère mitigée. Est-ce dû aux ressorts scénaristiques assez peu crédibles ou à la minceur de l’intrigue ? Est-ce dû au mélange des genres, un mauvais dosage entre le spectaculaire et l’intimiste ? Ou encore au manque de contextualisation — on sait juste que le réchauffement climatique est la cause de cette montée des eaux, mais que celle-ci a en fait été déclenchée par l’effondrement d’un volcan (sic). La conclusion du récit, en forme de queue de poisson (on ne saurait mieux dire), n’arrange hélas rien à l’affaire… Le dessin restera le point fort de cet album. Entre académisme bon teint et style personnel, Dominique Monféry recourt à un trait nerveux et expressif, associé à une belle maîtrise de l’aquarelle, le tout pouvant évoquer le travail d’un Guillaume Sorel. On aura néanmoins le droit d’être déconcerté devant l’aspect par trop minéral des vagues. Le fait que « Juste après la vague » soit tagué par l’éditeur comme une BD adulte reste compréhensible, en raison de certaines scènes difficiles, mais hormis ces dernières, le livre semblerait plutôt cibler un public jeune. Malgré la noirceur de certains passages, le récit reste dominé par les bons sentiments saccharosés, sans véritable profondeur.

27/01/2026 (modifier)