Rodina
Dans la lignée de Bella ciao, voici le nouveau titre historique de Baru, grand prix de la ville d’Angoulême.
1939 - 1945 : La Seconde Guerre Mondiale Baru L'univers concentrationnaire nazi
En 1942, Lena, lycéenne, distribuait des tracts antinazis dans une petite ville d’Union soviétique occupée par les Allemands. Deux mois plus tard, elle était emmenée, avec d’autres et sans ménagement, au camp d’Errouville, un camp de travail près de Villerupt, en Lorraine. Dans le camp d’Errouville, il y avait des Ukrainiens, des Polonais, des Soviétiques, des Tziganes, des Juifs allemands et près de six cents femmes russes et biélorusses. Parmi elles, Nadedja Lissoviets puis Rozalia Fridzon formèrent « Rodina », le seul et unique détachement de la résistance française. Elles furent toutes les deux élevées au grade de lieutenant des Forces françaises de l’intérieur (FFI). Et Enrico ? Ah, Enrico... vous savez, l’accordéoniste de Bella ciao... Enrico ne s’appelait pas Enrico mais Heinrich. Heinrich Becker. Il était allemand. Prisonnier puis maquisard. Après la guerre, il est resté à Villerupt. Pourquoi est-il venu ici ? Pourquoi tout le monde l’appelle Enrico ? Il y a tellement d’histoires qui circulent sur lui...
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Editeur
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Genre
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Public
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| Date de parution | 01 Novembre 2023 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Cet album de Baru m'a paru étrange. Il mêle la Seconde Guerre mondiale à ses thèmes plus habituels, ceux des cités ouvrières de l'est de la France où il a grandi. Mais il le fait au travers d'un récit très éclaté, que j'ai eu du mal à suivre. Tout commence par une double introduction présentant deux passés possibles pour un certain Enrico/Heinrich. Dès cette étape, je n'ai pas compris l'un de ces deux parcours, car ni le dessin ni la voix-off ne m'ont permis de saisir ce qui se jouait dans cette scène de mine avec cette histoire de moto. Ensuite, le récit saute d'une époque à l'autre : parfois en pleine Seconde Guerre mondiale avec l'un des personnages historique, parfois dans la jeunesse ou la période contemporaine de Baru qui se met alors en scène, sans que le lien entre ces fragments soit toujours clair, ni leur ordre logique. Au fil de la lecture, on finit par comprendre plus ou moins ce que l'auteur cherche à raconter et à qui il veut rendre hommage, mais on aperçoit finalement très peu ce fameux commando de résistantes et rien de leurs actions. Je suis resté perplexe : j'aime beaucoup Baru et son attachement au Grand Est populaire, mais cette narration trop morcelée ne m'a pas donné les clés pour suivre son propos ou pour ressentir les émotions qu'il voulait transmettre. J'ai refermé l'album sans être bien sûr de ce que j'avais lu. Note : 2,5/5
Avec son dessin à l’aquarelle, qui donne toujours un rendu hésitant aux faux airs brouillon, Baru complète sa trilogie « Bella Ciao », avec ce récit historique se déroulant dans l’Est de la France occupée, mais qui éclaire aussi la personnalité de quelques protagonistes de sa trilogie. La narration alterne courts passages contemporains et longs flash-backs se passant au printemps 1944. Le tout centré sur des actes de résistance et une ode à la fraternité, au melting-pot, à l’investissement de tous, étrangers compris – étrangers surtout ici – dans la résistance. Ça n’est clairement pas le meilleur album de Baru, mais ça se laisse lire agréablement – et plutôt rapidement.
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