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Les derniers avis (17426 avis)

Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série Sept guerrières
Sept guerrières

Encore un épisode de " Sept " que je vais vite oublier. Pas grand chose à dire après une lecture rapide. Un scénario d'une faiblesse affligeante. Six guerrières doivent escorter un prince en sécurité pour sauver sa dynastie. Son royaume est au bord de l'extermination. Six guerrières choisies avec soin après être passées dans les mains des médecins, pour une raison qui sera la chute de cette histoire. Les tribulations de ce petit groupe sont vraiment trop invraisemblables et ne mettent pas en valeurs la gente féminine. Côté dessin, ce n'est pas beaucoup mieux. C'est lisible mais ça manque de finesse, d'expressivité et de dynamisme. Une colorisation sans âme. Le tout est moyen. Dispensable.

05/12/2021 (modifier)
Par pol
Note: 2/5
Couverture de la série New York cannibals
New York cannibals

Je n'ai pas lu Little Tulip, je découvre dans les avis que cette BD en est la suite, mais je ne pense pas que ce soit un problème car cette histoire se lit comme un one shot. Au pire on perd un peu du background des personnages. J'ai bien aimé 2 choses : Le début et l'ambiance visuelle de New-York. La ville est hyper bien rendue, c'est un plaisir de voir ces ruelles, cette architecture, ces devantures, ces intérieurs de vieux appartements... Coté histoire, tout commence bien et pendant les 30 premières pages j'ai bien accroché. Un début interessant, une héroïne originale qui suscite la curiosité. La découverte d'un bébé dans une poubelle va lancer l'histoire. Mais je n'ai que peu apprécié le déroulement de l'intrigue. Premièrement c'est bourré de cliché et de facilité scénaristisque. Une on ferme volontiers les yeux. Mais chaque péripétie est moins crédible que la précédente. Un exemple parmi d'autres : Pavel retrouve une amie russe (qu'il croyait morte) disparue depuis des décennies. Hop elle ressort de nul part. Des explications ? non. Que devient elle ? Employée par le gouvernement américain. Quelle coïncidence quand même d'avoir embauché pile cette femme. D'ailleurs elle a besoin des compétences d'un tatoueur (en plus elle aurait eu besoin d'un dessinateur ou d'un imprimeur), et son vieil ami est justement tatoueur. Dingue. Elle va bien lui expliquer pourquoi elle a besoin de lui cette fois. Non toujours pas. 3e demande d'explications, trente pages plus tard, et là oui elle déballe le pot au rose, car après tout "tu sais bien garder un secret"... pffff maintenant c'est bon on peu tout raconter ? Ça résume globalement pour moi un certains nombres de situations qui se décantent juste parce qu'il faut bien faire avancer l'histoire "à ce moment là", mais on a bien du mal à y croire. Deuxièmement plus le récit avançait et moins je trouvais d'interêt à cette intrigue. Rien n'est crédible dans les évènements qu'on nous raconte. Et plus on avance plus c'est pire. La mama paradis au fin fond des entrailles du métro ? Pas fou. La vilaine chef gouine vampire elle même ancienne connaissance de Pavel ? Pas mieux. On ne parle même pas de la pirouette fantastique finale... C'est dommage et frustrant car le début était sympa et il y avait forcément moyen de raconter la même histoire de manière moins artificielle.

05/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Chick Bill
Chick Bill

Étrangement, voilà un classique du journal de Tintin à forte production à côté duquel je suis passé étant jeune – période où j’étais le plus à même d’apprécier sa lecture. Ayant récemment eu l’occasion de lire quelques albums (les tomes 16 ; 22 ;24 ;29 ;45 et 47), j’ai donc pu me faire une idée de ce qui pouvait avoir permis cette longévité, sur un échantillon que j’espère représentatif de cet énorme ensemble. Je passe sur le dessin de Tibet, forcément daté sur les albums les plus anciens – mais qui se révèle quand même efficace. Même si Chick Bill fait un peu concurrence à Ric Hochet pour les héros à brushing. J’ai été surpris de voir que dans les albums que j’ai lus le western pur ne dominait pas forcément, le côté aventure (délocalisée dans le temps et l’espace parfois) prenant clairement le dessus sur le western laissé en arrière-plan. Si ce que j’ai lu est inégal, et l’humour pas toujours réussi (du moins selon nos critères actuels), cet humour justement dynamise pas mal les intrigues, qui flirtent parfois avec le convenu. De la même manière, Chick Bill est assez falot et trop monolithique et « parfait » (comme pouvaient l’être Lucky Luke ou Tintin par exemple, voire Astérix, même s’il a un côté espiègle que ne possèdent pas les deux autres) – et que dire de son compagnon Petit Caniche (franchement insignifiant) ! Mais, comme dans les 3 séries « patrimoniales » que je viens de citer, l’intérêt vient des personnages secondaires, qui ont pris une place presque centrale, et en tout cas bien plus intéressante, à savoir Kid Ordinn (dont le nom est à l’image de certains jeux de mots désuets qui fourmillent ici !), sorte de gros naïf immature, gaffeur, hyper positif et son chef, le shérif Dog Bull, irascible, prompt à péter les plombs : les relations et dialogues entre les deux sont immanquablement sources de gags, et en tout cas c’est autour d’eux qu’a tourné l’intérêt que j’ai pu porter aux histoires que j’ai lues. Reste que, malgré certaines qualités, c’est inégal donc, et parfois trop « gentil » à mon goût. Mais certains albums peuvent encore passer la barrière du temps et plaire aux jeunes lecteurs. Encore faut-il feuilleter les albums et choisir les plus réussis – et qu’ils soient disponibles… C’est évidemment en pensant au lectorat visé, au tri à faire, et à l’époque de création que l’on peut recommander d’y jeter un œil...

03/12/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Les Dominants
Les Dominants

La série n'est pas terminée mais pour le moment, je n'arrive pas à me détacher d'une impression très mitigée la concernant. Il y a des choses que j'y aime beaucoup. Cette idée d'une étrange invasion extraterrestre avec des aliens incompréhensibles qui semblent aussi indifférents à l'humanité qu'ils peuvent être parfois mortels. J'aime la variété de ces créatures, leur étrangeté, et la diversité de leurs effets sur les humains même si parfois ceux-ci sont utilisés un peu facilement pour aider au bon déroulement du scénario. Et puis le dessin est lui aussi de très bonne qualité. C'est donc le genre de BD vers laquelle je suis attiré et qui me pousse à la lecture. En contrepartie, il y a des choses que je n'ai pas aimées du tout. Pour compenser les quelques facilités indiquées ci-dessus ainsi que d'autres passages assez téléphonés. Mais surtout c'est l'aspect caricatural et cliché des protagonistes et des factions en présence qui m'a agacé. Les fanatiques religieux hypocritement souriants d'un côté, les fanatiques militaristes et violents d'un autre côté, le chef impitoyable qui ordonne de massacrer les civils dès qu'ils n'obéissent pas à sa folie guerrière, la fille complètement embrigadée et tout aussi meurtrière, comme par hasard son frère qui est pile en face dans le camp opposé, tous ceux qui les suivent et obéissent aveuglément, et évidemment le héros qui est au centre de tout ça en vieux briscard humaniste mais désabusé qui "fait ce qui doit être fait" pour lui et ceux qu'il aime. Trop facile, trop déjà vu, trop téléphoné. A l'image de cette "révélation" concernant la station spatiale à la fin du second tome qui paraissait tellement évidente à la lecture des pages précédentes. Donc en définitive, j'aime le cadre de cette histoire, il attise mon intérêt et ma curiosité, l'envie d'en savoir plus, et il est soutenu par un bon dessin, mais je suis largement moins enthousiasmé par l'intrigue et les personnages. Note : 2.5/5

03/12/2021 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série La Revanche des espèces menacées
La Revanche des espèces menacées

Ulysse Gry qui signe ses planches Ulys, comme le service de télépéage, fait une compilation de strips mettant en scène des animaux dont certains disparus comme le dodo sur le thème de l'écologie. On y voit des gags autour du réchauffement climatique, de la pollution liée au plastique et tous ces travers de nos sociétés de consommation modernes avec souvent une petite phrase en bas de planche contextualisant ou donnant des éléments chiffrés. Si le dessin est plutôt bien et l'intention louable, je n'en retiens pas grand chose, on connait déjà la majorité du propos et il y a ce petit arrière-goût de donneur de leçon qui ne me revient pas.

01/12/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série La Couleur de l'Air (Coup de sang)
La Couleur de l'Air (Coup de sang)

Encore une lecture aux forceps d'un titre de Enki Bilal. Je ne sais pas ce qu'il se passe dans la tête de Bilal pour pondre un truc pareil. J'ai compris les grandes lignes du scénario mais pour arriver du point A au point B, il n'a pas pris la ligne droite, ni même une déviation, mais des méandres opiacés. Dès qu'il scénarise je perds pied, la Terre qui se régénère toute seule avec les volcans qui aspirent toute la pollution humaine, bon ok. Des baleines qui volent, encore ok. Mais la narration pseudo philosophique est rébarbative. Que ce fût difficile de venir à bout de cet album. Impossible d'accrocher à cette histoire et aux personnages qui manquent d'humanité. C'est comme réciter un poème sans intonation et ponctuation. Heureusement le dessin est toujours aussi beau avec une colorisation dans les tons gris/bleus qui nous plonge de plein fouet dans ce monde post-apocalyptique. Toujours le même reproche sur les visages, trop ressemblant. Pour les inconditionnels de Bilal .... et encore.

01/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Zélie nord-sud
Zélie nord-sud

Voici un album qui partait d'un excellent sentiment mais qui à mon avis rate sa cible. Cosey nous emmène en Afrique loin de son Asie de prédilection. Ce Burkina paisible admirablement illustré par les jaunes de Cosey, c'est vraiment agréable. Je ne connais pas Ouaga mais je suis un peu étonné de cette atmosphère de ville de province calme et sereine. Toutes les capitales africaines que je connais sont des fourmilières vibrantes de vie et de jeunesse. C'est un détail. Ce qui m'ennuie un peu plus est le scénario. La balade de Zélie pour retrouver sa copine Aminata n'est qu'un prétexte pour nous exposer le travail de Fred coopérant suisse mandaté par l'O.N.U il me semble. J'ai plusieurs observations à faire. Ce cadre bride le scénario et heureusement qu'il y a les beaux contes africains pour rehausser les dialogues. Ensuite c'est une vision de la coopération au développent à laquelle je n'adhère pas. Je la trouve très coûteuse et peu efficace. J'ai été comme Fred coopérant au Nigéria pendant deux ans. J'avais 20 ans, ce fut très bien pour mon CV mais malgré toute ma bonne volonté j'ai un doute sur l'efficacité de ma présence. Bien plus tard, j'ai dirigé une assos dont l'une des actions était de soutenir des projets au Burkina. Plutôt dans le sud, à Léo, Gaoua et bien sûr Ouaga. J'en retire la conviction que la première chose à faire est de former et trouver des relais autochtones fiables qui assureront la bonne marche des projets. Les Africains sont des as de mécanique, d'ingéniosité et ils savent très bien construire des bâtiments sans la présence d'experts qui coutent une fortune. Avec le salaire d'un coopérant suisse on construit un collège ou un centre de soins par an. Une visite par an d'un bénévole bien formé ne coute rien. On peut aussi recevoir nos interlocuteurs Burkinabé ce qui nous met sur un pied d'égalité. On débusque très vite les tricheurs et d'ailleurs la présence de Fred n'y fait rien puisqu'il se fait voler plein de choses. Cet album m'a invité à partager mon retour d'expérience mais personne n'est obligé d'y adhérer. L'autre avantage de travailler avec des habitants est qu'ils restent longtemps. Je suis bien certain qu'il n'y a plus un seul coopérant Blanc dans la région de Dori au nord. Ils ont été remplacés par des soldats.

01/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Le Vin des papes
Le Vin des papes

Cet album souffre d’un problème récurrent de la collection : l’aspect historique n’est que peu développé au bénéfice d’une dimension fictionnelle que j’ai trouvée de peu d’intérêt. Ici, nous avons droit à une sorte de retour du fils prodigue qui va reprendre en main, et sans réelle motivation, l’exploitation familiale. Et alors que les aspects historiques et géographiques me semblaient aptes à nourrir ce récit, je sors de ma lecture en ayant l’impression de n’avoir rien appris alors même que le destin des personnages fictifs m’a laissé totalement indifférent. Ca se laisse lire, hein ! Corbeyran est un pro, la lecture est fluide. Goepfert ne nous offre pas ses planches les plus travaillées mais son trait reste agréable et son soucis de restituer des bâtiments d’époque fidèles à la réalité historique demeure un plus pour ce qui concerne l’aspect visuel. Mais je me suis quand même ennuyé. Cet album peut être mis en lien direct avec celui consacré aux moines de Bourgogne (auxquels il est d’ailleurs explicitement fait référence). Alors que l’époque s’y prêtait, la grande peste n’est qu’abordée par la bande. Enfin, le personnage récurrent de la jeune femme rousse apparait ici encore sans rien apporter au récit. Un album qui ne va pas me rester en mémoire bien longtemps, je pense…

01/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Marc Lebut et son voisin
Marc Lebut et son voisin

J’ai lu 2 albums de la série : le premier, « Allegro Ford T » avec Tillieux au scénario, et « La Ford T récalcitrante », pour lequel Francis est seul à la baguette. Une découverte tardive me concernant, qui ne m’a pas convaincu d’aller plus loin en tout cas. Le dessin de Francis est ce qui passe le mieux. On se retrouve en terrain connu, avec un style typique de ce qui se faisait chez Spirou à l’époque, du franco-belge à gros nez dynamique, classique donc sans être original. En tout cas un dessin efficace et agréable. Ce sont les scénarios et les dialogues qui m’ont davantage laissé sur ma faim. En effet, j’ai trouvé l’ensemble poussif, répétitif et manquant clairement de punch dans les gags. En fait, une fois qu’on a compris que Lebut est un raseur, voire un gros con égoïste, et que son voisin Goular est son souffre-douleur et se trouve embarqué à son corps défendant dans les histoires de Lebut, on a tout vu, les personnages n’évoluent plus. Pourquoi pas ? Mais si le canevas ne se renouvelle pas, il aurait alors fallu le dynamiser par des gags percutants, et là ce n’est pas le cas. N'est pas Franquin qui veut ! Pire, on peine à s’attacher aux personnages. Lebut se révèle rapidement insupportable, mais aussi transparent, sans réelle personnalité. Et Goular, personnage plus attachant et finalement mieux servi, plus fouillé, m’a aussi soulé par sa propension à accepter toutes les situations, la maltraitance de Lebut, sans réelle révolte. Si Tillieux dans le tome 1 place quelques gags amusants, ils sont trop rares, et lorsque Francis est seul au scénario, rien ne m’a fait rire, ses nombreux jeux de mots, lourds et vieillots m’ont rapidement lassé, et j’ai peine à croire que l’album date de 1979 tant cet humour fait daté.

30/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Considérations sur les flèches de l'amour
Considérations sur les flèches de l'amour

Pourtant grand amateur de l'auteur, c'est un gros bof une fois l'album achevé. Il ne se passe rien et la lecture est très rapide, exercice de style pour une démonstration assez vaine. Je suis vraiment déçu, je n'ai pas retrouvé le ton et l'absurdité distillés dans ses autres œuvres. Je n'en retiens rien dans le fond et peu sur la forme. Franchement à éviter pour ceux qui souhaitent découvrir cet auteur atypique.

29/11/2021 (modifier)