Les derniers avis (20545 avis)

Couverture de la série It's lonely at the centre of the earth
It's lonely at the centre of the earth

J'avais trouvé intéressants les albums de cette auteure que j'avais précédemment lus. Mais avec celui-ci j'en suis sorti clairement sur ma faim. En fait le dessin est agréable (même si les décors sont peu développés), Zoé Thogogood a du talent et parvient à faire passer pas mal de choses avec une économie de moyens. Mais ma lecture a été franchement ennuyeuse, au point que j'ai à plusieurs reprises zappé quelques passages. Le mal être et les questionnements de l'auteure, la possibilité du suicide, pourquoi pas ? Mais ici au bout d'un moment ça m'a laissé de côté. Plus que l'éventuel côté morbide c'est surtout que Thorogood n'a pas soigné rythme et "à côtés", en tout cas il m'a manqué quelque chose pour l'accompagner dans sa déprime.

25/12/2025 (modifier)
Par Lodi
Note: 2/5
Couverture de la série Les 7 vies de l'épervier
Les 7 vies de l'épervier

Se laisse lire. Relire ? Pas envie, le dessin ne m'ayant pas marqué. Sinon, bien sûr, les héros masqués et une plongée dans l'Histoire peuvent attirer, mais je trouve qu'on a fait bien mieux, alors… Juste pour rire, comment dénouer un nœud ? Le héros est bien fort, et il le faut pour vaincre un tas d'antagonistes. Mais allez savoir pourquoi, on veut s'en débarrasser. Comment faire ? Ben on lui envoie un challenger qui a appris à se battre à la samouraï, avec une épée de ce genre de guerrier. Et comme les deux sont plus tranchants que duellistes et épée occidentale, on dégage le héros. Et au Japon, ils font comment, s'ils veulent achever un héros ? J'imagine qu'ils font venir un guerrier d'Occident, qui lui tire tout simplement dessus : échange de bons procédés.

24/12/2025 (modifier)
Couverture de la série Les Trois Mousquetaires (Rochier/Erre)
Les Trois Mousquetaires (Rochier/Erre)

Bon, qu'ajouter de plus ? Pour tout dire je m'attendais déjà à ce que le résultat ne soit pas reluisant, de par les avis me précédant et les quelques pages d'extraits ne me faisant pas miroiter un travail humoristique de grande qualité. Pourtant, je vous prie de me croire, j'ai tout de même lancé ma lecture en mettant tout a priori de côté pour laisser toute sa chance à ce diptyque - sait-on jamais, on peut toujours être agréablement surprise. Bon, rentrons dans le vif du sujet : je n'ai pas trouvé ça drôle. Il y a des bases propices à un récit humoristique a minima entrainant, j'avoue que certaines pages sont parvenues à me faire sourire (principalement parce que j'imaginais une chute mieux amenée pour mieux faire marcher la chose), mais rien n'y fait : ça n'est pas drôle. C'est poussif, réchauffé, mal-amené aussi parfois, les personnages sont caricaturaux au possible sans pour autant posséder ce je ne sais quoi d'attachant (si ce n'est le duo d'antagonistes), ... Bref, encore une fois : ça n'est pas la rigolade. Avec Fabrice Erre au dessin et la réécriture parodique d'une figure héroïque clichée en diptyque j'ai évidemment pensé à Z comme don Diego, BD qui m'avait fait bien rigoler à sa sortie, mais à part la forme tout les oppose : pas d'intrigue filée ici pour lier les gags, tout s'enchaîne à la volée (et on espère que vous connaissez un minimum le roman de base ou l'une de ses adaptations pour pouvoir resituer deux/trois trucs parce que sinon bonjour), ... Bref c'est décousu, étrangement rythmé, plat, en un mot comme en cent : c'est pas très très la rigolade, mes p'tits potes. Bref, pas la peine de s'acharner, je fais sonner la chose plus terrible qu'elle ne l'est réellement, la série reste lisible, pas nécessairement insultante (si ce n'est Porthos qui n'est réduit qu'à des gags de gros et le fait que le language faussement jeune m'a donné envie de lâcher des "how do you do, fellow kids" toutes les deux pages), la production finale est en fait surtout assez anecdotique. Vu la publicité qui lui est faite à chaque fin d'album il semblerait que cette courte série n'existe que pour promouvoir l'adaptation de 2023, la nature "simple produit publicitaire de commande" explique peut-être sa platitude (même si je loue la volonté d'informer et de remettre légèrement en contexte le récit d'origine à chaque fin de tome).

23/12/2025 (modifier)
Couverture de la série Quelques Mois à l'Amélie
Quelques Mois à l'Amélie

Le récit se lit sans déplaisir et propose une introspection honnête autour d’un écrivain en perte de repères, marqué par le deuil et l’épuisement créatif. Suivre ce personnage errant, tant géographiquement qu’intérieurement, fonctionne par moments : certains thèmes résonnent juste et l’observation de cette dérive douce a quelque chose de sincère et d’assez humain. En revanche, l’ensemble reste déroutant dans sa construction. La mise en abyme, présente mais jamais pleinement assumée ni menée jusqu’au bout, donne l’impression d’un propos qui hésite en permanence. Le récit avance pourtant avec son héros, laisse espérer un point d’aboutissement, une bascule ou une clarification… qui ne vient finalement pas. La conclusion, volontairement ouverte, renforce ce sentiment d’inachèvement plutôt que de contemplation maîtrisée. Graphiquement, le trait rétro de Jean-Claude Denis s’accorde avec l’ambiance mélancolique, mais reste très statique. Il manque ici un peu de dynamisme ou de tension visuelle pour soutenir un scénario déjà peu directif. Au final, l’album propose une parenthèse introspective agréable mais peine à s’imposer comme une œuvre marquante, laissant surtout l’impression d’un cheminement interrompu plutôt que pleinement abouti.

23/12/2025 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Garigari
Garigari

Je vais être moins généreux sur ma note que l'avis précédent. C'est donc une BD muette qui se passe dans un ancien Japon où les youkais (monstres japonais) existent. J'aime bien la mythologie japonaise, mais ce récit ne m'a pas trop convaincu. C'est en partie dû au fait qu'au final on est surtout dans une histoire de vengeance avec des samouraïs, un type d'histoire qui ne me passionne pas trop. En fait, j'ai l'impression que ce qui risque surtout de charmer des lecteurs, c'est le côté exotique du récit. Moi qui lis plein de mangas ou qui ai vu plein d'animes, j'ai surtout eu l'impression d'avoir déjà lu ou vu ce type de récit une bonne dizaine de fois dans des productions japonaises parfois de qualité supérieure. Je ne me suis pas attaché aux personnages et je me foutais un peu de ce qu'ils subissaient. Quant au dessin, je comprends que plusieurs aiment, mais ce ne fut pas trop mon cas. Je ne suis pas trop fan de ce style. L'auteur n'a pas un dessin que j'aime particulièrement, du moins pas au point où j'aurais envie d'arrêter ma lecture pour contempler les cases. Je trouve aussi l'enchainement de certaines scènes un peu dur à suivre. Au final, l'album n'est pas vraiment mauvais, mais je suis passé à côté parce que ce n'était pas fait pour moi. Je comprends que d'autres lecteurs accrochent plus que moi.

23/12/2025 (modifier)
Couverture de la série La Terrible Époque des sous-pulls acrylique
La Terrible Époque des sous-pulls acrylique

Valérie Damidot a sans doute bénéficié de son exposition médiatique pour trouver un éditeur – pas forcément réputé pour ses publications « pointues », et je craignais de lire une bouse complaisante. En fait, même si dans le genre j’ai lu des choses bien plus intéressantes, ça reste quand même un album lisible, avec des anecdotes amusantes. Anecdotes qui toucheront surtout ceux qui, comme moi, sont de la même génération que l’auteure. L’effet madeleine de Proust joue sans aucun doute, et les petits bouts d’époque glissés dans ces anecdotes, la narration primesautière, donnent une lecture qui passe bien. Reste que, dans le genre autobiographie d’enfance, on est loin des meilleures séries (comme « Le petit Christian » de Blutch par exemple). Il manque en effet à Damidot un petit quelque chose en plus, un dépassement de l’anecdote personnelle, qui s’écarte de sa personne pour davantage atteindre le fait générationnel. Ça se laisse lire donc, et le dessin de Roxane Damidot – simple et dynamique – accompagne bien le récit. Mais ça m’a quand même légèrement laissé sur ma faim. Damidot laisse entendre sur la fin qu’une suite serait envisageable, transformant l’ensemble en biographie sur le long terme. Je pense que je n’en serai pas si c’est le cas. Note réelle 2,5/5.

23/12/2025 (modifier)
Par Patoun
Note: 2/5
Couverture de la série Androïdes
Androïdes

A la lecture des 8 premiers tomes, je ne peux cacher ma déception quant à cette série pourtant prometteuse à ses débuts. Le défaut principal est la (trop) grande hétérogénéité de traitement (surtout scénaristique) entre les différents opus : Si j’ai bien apprécié la saison 1 de manière générale (mention spéciale pour les tomes 1 et 4), je me suis très franchement ennuyé à la lecture de la saison 2 (seul le tome 5 sort un peu du lot..). Une typographie pas toujours lisible, des lourdeurs de texte de plus en plus prenantes et des scénarios prévisibles qui se perdent dans des réflexions métaphysiques n’apportant aucune richesse supplémentaire au récit… Côté dessin, c’est plutôt bon dans l’ensemble même si un peu plus de détails ne serait pas de refus, notamment côté faciès (ou le choix est délibéré vu qu’on traite avec des androïdes ?) Saison 1 : 3.5/5 Saison 2 : 1.5/5 Je passe malheureusement mon tour pour la saison 3.

23/12/2025 (modifier)
Couverture de la série Le Codex angélique
Le Codex angélique

La série m’a laissé une impression globalement confuse. Le scénario paraît brouillon, aussi bien dans son contexte que dans la progression du récit. Les pistes narratives s’accumulent sans réelle hiérarchie ni clarification : enquête criminelle, aventure, quête mystique, religion, ésotérisme, introspection psychologique… tout se superpose sans jamais vraiment se rejoindre. Le propos de fond reste flou et peine à émerger, ce qui rend la lecture souvent opaque et peu engageante sur le plan narratif. À l’inverse, l’aspect graphique constitue le principal moteur de lecture. Le dessin est de qualité, parfaitement adapté à cette ambiance f sombre et ésotérique. Les décors et les personnages sont intrigants, la gestion de la lumière et des couleurs installe une atmosphère mystique constante, et certaines planches sont réellement remarquables. Le visuel donne envie d’avancer, même lorsque le récit décroche. Enfin, le travail sur les dialogues mérite d’être souligné. L’usage d’une gouaille très française, mêlant argot et phrasé marqué selon les personnages, apporte une vraie personnalité au texte et renforce l’immersion. Un atout réel, malheureusement insuffisant pour compenser un scénario trop confus et des intentions thématiques mal définies.

22/12/2025 (modifier)
Couverture de la série Confidences à Allah
Confidences à Allah

Je n’avais pas connaissance de l’œuvre originale, ce qui conditionne forcément une partie de mon ressenti. Sur le principe, l’idée d’un récit centré sur la relation intime et contradictoire d’une personne « ordinaire » avec Allah est forte, pertinente, et promettait un angle intéressant, à la fois spirituel et humain. Cette tension entre foi, révolte et incohérence personnelle est clairement le point d’entrée le plus séduisant de la BD. Dans les faits, le récit m’a laissé une impression de dureté appuyée, parfois presque gratuite. La trajectoire narrative est assez attendue et l’on se retrouve davantage face à un enchaînement de situations violentes ou oppressantes qu’à une véritable exploration de cette relation à Allah, qui finit par passer au second plan. Le propos est frontal, sans réel contrepoint ni respiration, ce qui rend la lecture pesante plus que marquante. Graphiquement, le dessin est maîtrisé et cohérent avec l’univers, mais son rendu très épuré, presque “webcomic”, m’a semblé en décalage avec la gravité du fond. Cela atténue à mes yeux l’impact émotionnel du récit, alors même que le sujet appelait peut-être une mise en scène plus incarnée ou plus rugueuse. Une œuvre qui repose sur une intention intéressante mais dont l’exécution m’a paru trop dure et trop convenue pour réellement convaincre.

22/12/2025 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Nada
Nada

Ah oui, non, là j'ai pas franchement aimé le récit. C'est imputable à deux soucis : déjà j'ai eu du mal avec l'adaptation, et ensuite j'ai eu du mal avec le type de récit. L'adaptation de livre en BD souffre souvent d'un défaut que j'ai déjà repéré sur d'autres lectures : la volonté de reprendre la narration du livre. Hors si les deux médias (BD et livres) sont souvent identifiés comme proche, j'estime qu'ils sont fondamentalement différents sur la forme. La BD est une narration visuelle, le livre est une narration narrative. Lorsqu'on décrit dans un livre, c'est le choix du mot, de la phrase, du rythme qui crée la fluidité et le plaisir de lecture. Dans une BD, c'est le dessin, son arrangement, sa façon de rythmer la page, les temps de narration par phylactère qui ponctuent l'action. Bref, c'est une façon tout à fait différente de traiter le média, et cela n'empêche pas la BD d'être bavarde (je pense à la série Le Tueur qui comprend de long monologues dudit tueur). Mais ici, je vois et je sens que le texte est celui du livre, de l'auteur d'origine. Sauf que si je veux ce texte, je peux aller voir le livre. Là, j'ai une BD et je trouve que commencer directement par cette voix-off omnisciente qui n'est ni la voix d'un protagoniste ni un descriptif, mais bien la narration de l'auteur, manque clairement d'intérêt pour moi. La lecture devient celle d'un texte de livre mis en image, parfois en dialogue. Mais j'ai passé une bonne partie du début de la BD à me dire que j'aurais aimé voir ce texte réellement adapté. C'est dommage puisque la BD en elle-même pose une ambiance avec son dessin de bas-fonds parisien, de tripot paumé et de gueules abimés. Ce dessin aurait mérité d'être développé plus et d'être le vrai support de la narration. C'est un défaut formel à mes yeux, et ça m'a agacé plus qu'autre chose lors de ma lecture. L'autre souci, donc, c'est que le contenu de la lecture est très typé polar noir et que j'étais pas franchement convaincu. Le milieu militant anarchiste, gauche revendicatrice et révolutionnaire, l'ambiance de fin de conviction dans une France qui s'assagit pourrait être intéressante. Mais il manque les motivations de leurs anarchismes, les raisons d'y croire encore et de lutter, les violences de ce monde existantes ... D'ailleurs que le seul personnage féminin du récit s'auto-qualifie de pute directement pourrait être un commentaire sur la place sociétale des femmes, mais ne sert à rien au récit. Si ce n'est qu'elle est sexy et qu'un des types veut -et va- se la taper. Merci la potiche qu'on aurait pu remplacer par une plante en pot ! Ce qui est le plus embêtant, c'est que tout le contexte anarchistes et gauche révolutionnaire prête à faire des attentats ne sert presque pas. Le récit aurait été le même avec des truands ordinaires sur un gros coups, à la différence d'un message final laissé par un des types sur les erreurs de son engagement. Sauf que ce message est trop tardif, il n'y a pas eu de vrai engagement de leurs parts et la finalité est celle d'un coup qui tourne mal, comme je l'ai vu dans des dizaines d'histoires avec de simples mafieux. Je ne comprends pas trop l'importance de ce passé politique, toujours en marge mais jamais clairement traité. C'est un coup manqué pour moi, ce qui aurait donné l'intérêt à l'histoire. Bref, une histoire qui a deux gros défauts que je me devais de reprendre parce qu'ils m'ont clairement bloqué lors de ma lecture. J'en ressors sans avoir de eu de réel plaisir de lecture ni d'intérêt à long terme. Je laisse cette BD à ceux qui l'apprécient, je m'en vais lire autre chose !

22/12/2025 (modifier)