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Couverture de la série Tamino
Tamino

Voila une Bd qui aurait pu être captivante, le fond de l'histoire est intéressant, on est en pleine époque de siècle des Lumières à Vienne sous le règne de Joseph II, où surnage intrinsèquement l'ésotérisme sous forme de franc-maçonnerie, entre manigances ourdies par la comtesse de Choisy, enlèvements, violences, attentats et complots maçonniques, bref dans une époque qui ne m'attire pas vraiment dans le domaine historique, mais j'aime bien certains personnages de cette époque et j'avais envie de voir comment ça fonctionnait dans ce diptyque. L'ennui c'est que tout est trop brouillon, on a l'impression qu'il se passe des trucs dont on ne sait qui les a commandités et quand ils ont commencé, j'avais beau revenir en arrière 3 ou 4 fois pour tenter de capter, au bout d'un moment c'est pénible, c'est comme si on vivait une action sans en connaitre le début, et les personnages commettent des actes étranges, bref c'est quasiment incompréhensible, nourri par une confusion indescriptible, en gros on ne comprend pas grand chose si ce n'est que c'est probablement une vague adaptation de la Flûte enchantée de Mozart, un de ses opéras les plus célèbres, j'en ai vu suffisamment à une époque à l'opéra de Bordeaux pour déceler ça, mais ça semble ambigu et mal foutu, ça explique en tout cas pourquoi Mozart est l'un des protagonistes de ce récit. Là-dessus, le dessin n'est pas vraiment dans mes préférences, les tronches de personnages sont laides, et l'ensemble est assez sombre, c'est dommage car j'ai senti qu'il y avait un potentiel gâché.

13/04/2022 (modifier)
Par GREG
Note: 2/5
Couverture de la série Landru
Landru

Je serais plus sévère que mes prédécesseurs. L'histoire de Landru, un des plus célèbres tueurs en série français, est étrangement un parent pauvre de la BD. En effet, seules deux adaptations ont été réalisées : celle-ci et une autre plus récente en 2006 par Christophe Chabouté qui prend le parti de présenter Landru comme une victime. Or les faits sont là : de nombreux éléments bien tangibles ne laissent planer aucun doute : le fait que Landru était la dernière personne à avoir accompagné les victimes, que celui-ci se soit ensuite approprié tous leurs biens, que des ossements humains ont été retrouvés sur place... La liste est longue. Cette adaptation date de 1981, et se présente comme une œuvre factuelle et bien documentée au premier abord, tout en ne laissant aucun doute sur la culpabilité de Landru. Les dessins sont très bien réalisés, l'encrage net et superbe. Il est également intéressant de noter que l'auteur prend un grand soin à renseigner ses lecteurs sur le contexte international à mesure que le temps passe, ce qui est point positif à souligner. Mais le bas blesse sérieusement par plusieurs aspects : - Tout d'abord, le déroulement de l'intrigue est assez confus, passant presque sans crier gare du présent, au futur, puis au passé, et vice-versa. Cela nuit grandement à la lecture et à la lisibilité de l’œuvre. De même que si l'album se conclue par le procès de Landru, il ne nous explique pas pourquoi les jurés ont été convaincus (juste une case nous les montrant dire "il est coupable, c'est évident"), et la dernière case est grand-guignolesque au possible, montrant la tête décapitée de Landru rouler en disant "je suis innocent" (ce qui n'a jamais eu lieu). - Ensuite, sur les dessins : si ceux-ci sont très beaux, il est à noter que Novi a pris le curieux choix artistique de représenter chaque victime de Landru en belles jeunes femmes au corps de déesse et au visage magnifique...Or les victimes de Landru étaient pour la plupart plutôt rondes, relativement âgées et au physique assez ingrat. Une fois que l'on découvre cet aspect, on en vient à douter de la pertinence de certains faits....Ce qui nous amène au dernier point. - En effet, par des soucis romanesques, l'auteur modifie certains faits afin de rendre l'ensemble plus "émotionnel" : un exemple, on nous explique que la maîtresse de Landru se suicidera peu après sa déposition en se jetant dans la Seine à Paris... Or ce "peu après" a eu lieu plus de 40 ans après les faits, et son suicide a eu lieu dans les douves d'un petit château de province! C'est aussi inutile que dommage, car l'ensemble est plutôt bien documenté.

13/04/2022 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série D'une rive à l'autre - La Découverte du Pacifique
D'une rive à l'autre - La Découverte du Pacifique

Un récit historique qui raconte comment les européens ont fini par découvrir l'océan Pacifique. Le sujet me paraissait intéressant, mais je n'ai pas accroché pour plusieurs raisons. Tout d'abord, le dessin d'Enrique Breccia est très particulier ici alors que dans ses autres séries, du moins celles que j’au lues, son style était plus conventionnel. Là on dirait plus de la peinture et je ne pense pas que cela soit le style idéal pour illustrer un récit d'aventure historique. J'ai trouvé que c'était figé et que cela manquait de dynamisme. Je ne suis jamais rentré totalement dans le récit à cause du dessin qui ne me semble pas convenir au scénario. Le scénario lui-même à des défauts. Tout d'abord, j'ai trouvé que le contexte historique n'était pas clair par moment, notamment en ce qui concerne les nombreuses tribus indiennes que les Espagnols rencontrent durant leur voyage. J'imagine que c'est plus clair pour un lecteur de l'Amérique latine qui a des notions d’Histoire sur son continent. J'ai donc eu l'impression qu'il me manquait des connaissances historiques pour pouvoir apprécier le récit, un peu comme si un lecteur argentin se mettait à lire une bd sur un événement historique de l'histoire de la Nouvelle-France sans savoir le nom des tribus indiennes ou qu'il y avait des conflits entre les Français et les Anglais. De plus, il se passe beaucoup d'événements dans les 48 pages de la bd et je trouve que cela va trop vite. Il y avait assez de matière pour faire une saga de 4-5 tomes. Dommage.

12/04/2022 (modifier)
Par Titanick
Note: 2/5
Couverture de la série Elza
Elza

Je précise que mon avis ne porte que sur le premier tome, le seul que possède ma bibliothèque municipale et je n’irai pas jusqu’à faire des pieds et des mains pour trouver la suite. Les états d’âme d’une pré-ado qui tarde de voir se développer ses atouts féminins. En tout cas, c’est à ça qu’il me semble qu’on peut résumer ces strips, à moins que je n’aie loupé quelques réflexions plus profondes. Elle est jalouse de ses copines plus séductrices, décore sa chambre de posters de bellâtres médiatiques et envoie bouler le seul boutonneux qui s’intéresse à elle. Le caractère de la demoiselle est quand même un peu acide et l’humour peut effectivement faire sourire sur quelques gags, mais je doute que ça fonctionne sur plusieurs albums s’ils sont du même acabit. Après, je ne suis peut-être pas le coeur de cible, et d’ailleurs j’ai du mal à cerner le public cible : les pré-ados ? Ou ceux qui l’ont été un jour (et qui en gardent un souvenir cuisant…) ? L’éditeur aussi visiblement hésite sur son site. Après réédition, la série est passée de tout public à jeunesse… Un dessin qui ne me convient que très moyennement et que je trouve trop brouillon. Pour ma part il serait mieux passé si le propos avait été un peu plus fourni. En somme pour moi, rien de foncièrement désagréable, juste pas motivant… À noter que le tome 4 en format « normal » est une compilation – réarrangement des trois premiers à l’italienne.

11/04/2022 (modifier)
Couverture de la série La Couleur de l'Air (Coup de sang)
La Couleur de l'Air (Coup de sang)

J'ai beaucoup moins apprécié La Couleur de l'Air que Julia et Roem qui le précédait dans la suite de Coup de Sang. Le dessin reste à l'identique avec des personnages fins, racés et élégants. Du sombre au début de l'ouvrage qui se colorise au fur et à mesure que l'on s'approche du dénouement heureux. Je m'y perds un peu avec les visages des différents personnages et des différents groupes tous du même style. Je trouve ce long voyage dans les airs un brin ennuyeux comme ces citations philosophiques décousues avec lesquelles Bilal nous bombarde telles des particules ionisantes qui devraient stimuler notre pensée. Oups ! trop de citations nuit à la qualité du texte à mon avis. Bilal ne m'avait pas habitué à ce travers. C'est la conclusion de Coup de Sang, une sorte de revanche de la nature sur la folie des hommes. Une fable écologique et poétique un brin mystique. Je trouve la fin un peu simpliste qui choisit l'optimisme. Pas l'album que je préfère.

10/04/2022 (modifier)
Couverture de la série Dieter Lumpen
Dieter Lumpen

Je ne partage pas les avis élogieux que j'ai lus auparavant. Je découvre l'oeuvre de Zentner et de Pellejero et le moins que je puisse écrire, ce n'est pas le coup de foudre. Côté scénario je trouve cela très bof bof. Des aventures molles qui serviraient presque de pub pour un voyagiste dans un monde d'après-guerre secoué par des conflits induits (Israël, Inde) et où notre pseudo-aventurier se promène à sa guise sans visa ni bagage et souvent sans argent (il faut qu'il me montre son truc). Une grand-mère allemande qui se promène avec un flingue en Rolls juste après la guerre et qui prend le directeur de Topkapi (un des plus célèbres du monde) pour une bille. C'est peut-être plausible vu d'Argentine, j'ai personnellement du mal à adhérer. Le personnage est surtout riche de sa vacuité limite insultante quand il pense "Kurtz... s'était laissé envahir par l'absurdité des messages mystiques de l'Orient." (La Voix du Maître) Oups les millions de fidèles orientaux apprécieront votre point de vue que je ne partage pas !! On a aussi du "Maudit Amerloque.." dans Caraïbes petite injure raciste pour pimenter le texte ? Les dessins sont corrects surtout les temples statiques comme Ste Sophie, Topkapi où les façades de Carthagène, je trouve les scènes de pluie très faibles quand je les compare à celles de Will Eisner, et je trouve les couleurs criardes. En conclusion vraiment pas ma tasse de thé.

09/04/2022 (modifier)
Couverture de la série Mamohtobo
Mamohtobo

Il fallait que cela arrive, un ouvrage de Nancy Peña que j'apprécie beaucoup moins que ses autres oeuvres. Probablement à cause du dessin de Schemoul qui n'est vraiment pas à mon goût. Les aquarelles ne sont pas mon support pictural préféré et ici je les trouve inégales avec un graphisme qui ne me convient pas du tout. Reste le scénario qui sauve la série de la Bérézina. Une parabole, une métaphore sur la liberté de la femme ? Spooky souligne une analogie avec le voyage d'Ulysse, c'est une lecture intéressante. Mais j'y vois son miroir inversé. Ulysse multipliait les miles nautiques, les conquêtes féminines et les pertes en hommes (il rentre seul) pendant que sa Pénélope attendait 20 ans bien sage devant sa tapisserie malgré les plus beaux prétendants de Grèce. Ici dès que les hommes ont embarqué, les femmes reprennent leur liberté amoureuse pour exister en dehors de la solitude imposée. Un seul marin périt et à l'inverse des sirènes, c'est le chant des femmes qui sauvera le bateau des mammouths sorte de monstres Neptuniens. Probablement une lecture trop intellectuelle et peut-être erronée mais qui me permet de donner du sens à ce petit ouvrage.

08/04/2022 (modifier)
Couverture de la série Martin Luther King (Bayard jeunesse)
Martin Luther King (Bayard jeunesse)

Cette collection se propose de faire découvrir à de jeunes lecteurs quelques personnalités fortes, ayant « changé le monde ». En tout cas dont la vie et/ou l’œuvre ont exercé une influence majeure. C’est effectivement à réserver à deux jeunes lecteurs (9 à 12-13 ans). Mais j’ai fini ma lecture péniblement. Encore heureux que ça se lit vite. Si toutes les « dates » importantes de la vie de King sont bien présentes, la narration m’a déplu. C’est édifiant dans le ton, cela ressemble à certains dépliants de patronage. Cet aspect est surtout marqué par les commentaires en voix off (parfois inutiles ou redondants). De plus, je n’ai pas vraiment accroché au dessin, basique et pas à mon goût, et à la colorisation informatique, qui lisse tout. Bref, même en tenant compte de l’âge visé, je reste déçu par cet album. Peut-être qu’un regard plus jeune et différent y trouvera son compte ? C’est le genre d’album (et de collection) qui vise les CDI de collège… Note réelle 2,5/5.

08/04/2022 (modifier)
Couverture de la série Star Wars - Je suis Dark Vador
Star Wars - Je suis Dark Vador

Avis mitigé sur cet album de la collection «Je suis ... », je connaissais le principe (et les contraintes) de ce genre de recueil compilant certains chapitres de « la vie » sur papier d’un personnage. C’est généralement assez frustrant car nous n’avons que des petits bouts d’histoires. Autant je peux comprendre quand un personnage a des décennies de publication et qu’il est passé entre X auteurs au style différent, mais dans le cas présent je n’y ai vu que peu d’intérêt. Dark Vador est un personnage iconique de l’univers star wars, mais Disney ayant fait table rase du passé lors de son rachat à Lucas, ce recueil compile les quelques années d’exploitation du personnage sous la nouvelle licence. Le dessin est donc 100% comics moderne et je connaissais la plupart des histoires, pas déplaisantes au demeurant (j’aime beaucoup la confrontation avec Tarkin). Mais à mon sens bien trop tôt pour sortir une sorte de best of autour du célèbre seigneur noir, mieux vaut s’attarder sur la série Dark Vador et son cross over que ce patchwork sans continuité.

07/04/2022 (modifier)
Couverture de la série Boston police
Boston police

Très moyennes, ces deux enquêtes qui mettent en vedette un capitaine de police aux manières expéditives et à l’ironie mordante. Dans les deux récits, je trouve que le scénario tient péniblement la route. La machination derrière la première enquête présente bien des incohérences et ça va chercher loin pour un résultat assez limité. Dans le second récit, à nouveau, j’ai du mal à saisir le raisonnement du meurtrier. Dans un cas comme dans l’autre, les déductions du capitaine O’Brady me semblent bien souvent sorties d’un chapeau et, surtout, ne prêtent jamais à discussion alors qu’elles ressemblent bien plus à des hypothèses de travail qu’à l’aboutissement d’un long parcours cognitif. Au niveau du ton employé, la série se veut très virile et use d’une ironie agressive, avec des dialogues à l’avenant. Dans une série au ton humoristique avec du second degré, ça passerait mais là, pris au premier degré, j’avoue avoir bien plus de mal. Au niveau du dessin, je trouve en général que le trait est fort raide. Par ailleurs, il me semble que certaines erreurs de perspectives auraient pu être facilement évitées. Enfin, il y a un décalage entre la coiffure du capitaine O’Brady et les traits marqués de son visage, qui m’ont donné l’impression tout au long de ma lecture qu’il portait une moumoute mal ajustée. Vous l’aurez compris : je n’ai pas été spécialement emballé. Vite lu, vite rendu et je n’y reviendrai plus… Je reste sur un 2/5 parce que je suis arrivé au bout des deux albums mais ce n'est clairement pas une lecture que je conseillerais à qui que ce soit.

07/04/2022 (modifier)