Goldorak

Note: 4.23/5
(4.23/5 pour 13 avis)

Depuis sa première diffusion sur le petit écran français en 1978, Goldorak est devenu un véritable phénomène et un symbole pour toute une génération, ayant largement contribué à l’engouement pour la bande dessinée et l’animation japonaise qui s’est ensuivi au cours des décennies suivantes. L’œuvre originale de Gô Nagai est ici mise à l’honneur au travers de cette magnifique BD réalisée par Xavier Dorison, Denis Bajram, Brice Cossu, Alexis Sentenac et Yoann Guillo. Un superbe one-shot de 168 pages qui saura réveiller la nostalgie des personnes ayant grandi avec « Goldorak le grand » et initier les plus jeunes à un univers qui leur était jusqu’alors assez flou.


Génération Albator Guerres interstellaires Immigrants Les prix lecteurs BDTheque 2021 Mecha One-shots, le best-of Science-Fiction, le best-of

L’empire de Véga vient de réduire en cendre la lointaine planète d’Euphor. Actarus, son prince, assiste impuissant à la mort des siens. Il parvient néanmoins à échapper au massacre en s’emparant de Goldorak, le plus puissant des robots de combat.

Scénariste
Dessinateurs
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 15 Octobre 2021
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Goldorak © Kana 2021

18/10/2021 | Mac Arthur
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Par PAco
Note: 4/5
L'avatar du posteur PAco

Ahhh, Goldorak ! Combien d'heures ai-je pu passer devant ce dessin animé quand j'étais môme, maudissant même mes entraînements de judo qui se télescopaient souvent aux mêmes plages horaires ! Alors voir débarquer dans les bacs cet album reprenant ou plutôt finalisant l'histoire de ce robot légendaire, ça fait quand même un peu peur. Heureusement, la brochette d'auteurs qui s'est lancée dans ce projet un peu fou ne sort pas non plus de nulle part, obtenant même l'aval et la bénédiction de son créateur Gô Nagai. Et on peut dire que le pari est réussi haut la main ! Ce fût un réel plaisir de retrouver tous ces personnages et ces décors si familiers qui hantent encore l'imaginaire de mon enfance. Le parti pris graphique qui se pose à la frontière entre le manga et la franco-belge est de plus réussi, redonnant un trait actuel à tout ce petit monde. Les découpages et pleine pages sont majestueux, valorisés par une mise en couleur des plus réussies : un vrai plaisir pour les yeux ! Côté scénario, là aussi l'équilibre subtil qu'ont réussi à trouver les auteurs est remarquable, sachant garder le côté original un peu naïf tout en apportant une touche plus actuelle et "adulte". Et oui, les fans que nous étions ont grandi aussi ! C'est donc une belle oeuvre que nous propose ce quintet d'auteurs qui, tout en ayant su se faire plaisir, a aussi réussi à faire re vibrer nos souvenirs d'enfance de très belle manière.

04/04/2022 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

J'avoue que lorsque j'ai entendu parler de ce projet, cela m'a laissé indifférent. Je ne fais pas partie de la génération Goldorak (j'ai juste vu deux épisodes dans une convention) et le manga original ne m'a pas laissé un grand souvenir. Puis lorsque j'ai lu d'excellents avis un peu partout sur internet, cela a attiré mon attention et je me suis dit que je n'avais rien à perdre en empruntant l'album. La première chose qui frappe c'est l'effort qu'ont mis les auteurs. On sent que c'est fait par des fans qui se font plaisir et qui veulent que tout soit bien fait. En ces temps où on sort plein de reboots/suites inutiles qui servent uniquement à surfer sur une franchise qui rend nostalgique, ça fait plaisir de voir des trucs faits avec des efforts. Le dessin est une pure merveille. Cela dit, je ne mets que 3 étoiles parce que le scénario ne m'a pas captivé plus que ça. Peut-être que j'aurais plus accroché si j'avais grandi avec les personnages et que j'aurais été heureux de les retrouver, mais ce n'est pas là le problème. Je trouve en effet que le scénario est un peu trop cliché par moment. On montre le côté sombre de la guerre (ce qui semble être très pertinent au vu de l'actualité depuis une semaine !) et donc on va avoir droit à Actarus qui est traumatisé et qui ne veut plus combattre ou encore à un méchant dont les motivations et les agissement sentent aussi le déjà vu. Bref, il y a là-dedans des clichés que j'ai vus tellement de fois que maintenant je trouve cela ennuyeux et sans imagination, mais je comprends que d'autres aiment ça. Pas un chef d'œuvre pour moi, mais cela se laisse lire sans trop de problème.

01/03/2022 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

Né une décennie après la première diffusion de la série en France, je ne suis pas de la même génération que les auteurs. Je partage cependant avec eux cette influence culturelle qu’ont eu les dessins animés japonais. Moi j’ai plutôt connu l’âge des Dragon Ball Z, Les Chevaliers du Zodiaque, Nicky Larson, Ranma 1/2, Power Rangers, etc. Dans une émission déjà présentée par Dorothée mais dans un autre programme pour enfants et une autre chaîne de télévision. Un puzzle fait un après-midi chez une tante, une peluche, des bribes de souvenirs du dessin animé qui évidemment passait toujours en rediffusion ; voilà ce qu’il me reste en mémoire du géant d’acier. Mais Goldorak tout le monde connaît ! Qu’on s’y intéresse ou pas on sait tous à quoi il ressemble et ce dont il s’agit, comme Superman, les Tortues Ninja ou les Pokémon par exemple. C’est là la marque des créations ayant marqués les esprits, et pour les gosses de 1978 c’est un truc immense ! Mais trêve de remplissage nostalgique aussi superflue qu’un « dans l’épisode précédent de DBZ » de 5mn, parlons de cette suite sobrement intitulée Goldorak. Plusieurs années après les évènements survenus à la fin de la série, l’empire Véga semble ne pas en avoir terminé avec la Terre. Ses derniers représentants s’apprêtent à jeter leurs dernières forces dans la bataille, espérant venger la mort de leur stratéguerre et enfin triompher des forces terrestres. Pour cela ils comptent recourir à un Golgoth d’un tout autre genre : l’Hydragon, plus puissant et évolué que l’armada qui avait précédé. Le seul espoir pour le Japon s’appelle Goldorak. Mais le prince Actarus et sa sœur ont abandonné Alcor, Vénusia, Rigel, Procyon, Mizar et tous leur amis du ranch du Bouleau Blanc, partis refonder une civilisation sur leur planète natale d’Euphor. Le compte à rebours est lancé. Le verdict : c’est une réussite sur tous les plans. Peut-être suis-je sensiblement influencé par mes préférences car si je ne suis pas fan de Goldorak à la base, Xavier Dorison et Denis Bajram les deux cerveaux du projet figurent dans le top 5 de mes auteurs favoris. Toujours est-il que même après ce trigger warning, je ne trouve que des qualités à cette bd. C’est finement écrit, pour un récit d’action j’entends : les auteurs font vibrer à l’unisson la corde de la nostalgie avec quelques clins d’œil bien placés (le 45 tours chantant le générique de la série, les « fulguropoing », « astérohache » et « métamorphose » sont bien présents, on garde même le passage devenu un gag sur internet où le siège d’Actarus fait plusieurs fois le tour sur lui-même), le suspens monte crescendo, il nous tarde de dévoiler le retour de Goldorak ; et en même temps qu’on conserve cette légèreté de la série d’enfance, ils prennent en compte que le public auquel ils s’adressent a vieilli, et nous distillent des thématiques et réflexions sur l’absurdité de la guerre, la question du traitement des réfugiés politiques et de l’immigration, ou encore s’il vaut mieux pardonner et vivre ensemble ou mourir comme des idiots chacun dans son coin. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est une œuvre puissante et engagée mais pour une histoire essentiellement tournée vers l’action, ce n’est pas dépourvu de réflexions intelligentes, et ça fait un bien fou de lire ça. Visuellement c’est un travail d’orfèvre, chapeau bas les artistes ! Et ça été fait à six mains ! Comme je connais plus particulièrement Bajram j’ai tout de suite reconnu son style, sa patte. Le storyboard c’est un truc de ouf, c’est du cinéma couché sur papier glacé. Le chara-design de Brice Cossu est judicieux, il touche au syncrétisme graphique, moitié manga, moitié franco-belge. La symbiose est telle que je ne sais pas trop qui a fait quoi mais j’imagine qu’avec Alexis Sentenac dans la team, le résultat n’en est que plus grandiose. Ah et puis le feu d’artifice, l’acmé, le moment où on pète tout : les couleurs de Yoann Guillo. C’est du bonbon pour les yeux. Petite suggestion : en édition collector grand format ça claque encore plus;) . Bref, on sent le gros projet qui a eu le temps de mûrir, on parle quand même de quelques chose qui a démarré en 2016 ! J’imagine même pas tout ce qui s’est passé entre l’envie de départ, la lettre pour convaincre Gô Nagai de partager son bébé (car c’est plus qu’une suite officielle, c’est LA conclusion de la série), la « mise en chantier », les moments surréalistes où les gars devaient débattre sur ce qu’il faut garder, jeter, améliorer (j’ai apprécié les petites touches qui font la différence comme par exemple le fait que seul Actarus porte des fringues des années 70, très pertinent dans le contexte. En revanche le seul bémol que j’ai à formuler, mais on va dire que c’est la magie de scénario, c’est l’incohérence temporelle entre l’enchaînement des évènements et l’âge des personnages qui ne semblent avoir vieillis que de quelques années alors qu’ils devraient avoir dans les 60 piges si le récit se passe bien dans notre présent comme le scénario l’indique.) ; j’imagine si des artistes de ma génération avaient le feu vert pour réaliser un DBZ inédit validé par Akira Toriyama, comment ils seraient dingues ! (Et si ce Goldorak devient un succès commercial alors la barrière entre rêve et réalité s’émoussera j’imagine). Donc bravo à l’équipe et à l’éditeur Kana. On veut en lire d’autres des adaptations de ce niveau. Goldorak Go !

16/01/2022 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
L'avatar du posteur cac

Je vais modérer la quasi unanimité d'excellence sur cette revisite française du manga de Go Nagai. Je n'ai pas lu le manga d'origine, je n'ai jamais suivi la série animée qui en fut tirée - je suis trop jeune ah ah - j'ai peut-être du voir un ou deux épisodes mais pas assez pour être familier de tous les personnages. Oui le dessin est bon, jolie colorisation, l'histoire est pas mal et se passe quelques années après la fin du dessin animé si j'en crois la préface. Au moins les personnages sont remis dans leur contexte pour que les lecteurs béotiens ne soient pas perdus. Actarus est dans le fond du trou et se pose des questions existentielles. Puis il y a toute la phase de remontée de la pente provoquée par le retour des méchants sur la Terre et leurs revendications sur le territoire japonais, et aussi tous ses amis qui le sortent d'une espèce de Guantanamo afin de bouter les extraterrestres hors d'ici. Au final pas mal de pages sur cette remontada et ces états d'âme, assez peu de combats. On sent que c'est un rêve de gosses pour les auteurs de se saisir de ce mythe d'enfance personnel afin d'en proposer leur version de fan. C'est plutôt bien fait, un bel hommage dans une version plus adulte pour toucher la corde sensible des nostalgiques.

04/01/2022 (modifier)
Par Spooky
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Spooky

Cet album est un véritable trésor. Car c'est le résultat d'une gageure de dimension artistique : une bande d'auteurs confirmés qui se lance dans un nouveau récit d'un de leurs héros d'enfance. J'imagine que tout a été dit sur Goldorak, mais ils ont réussi à en proposer une relecture audacieuse, inspirée mais également profondément respectueuse de l'oeuvre originale. C'est ainsi que cette histoire prend place une dizaine d'années après la fin connue de la série animée. Goldorak et Actarus ont disparu, ceux du Bouleau Blanc ont vu leurs trajectoires diverger... Mais la menace de Véga ressurgit, et avec elle la remobilisation potentielle de la Patrouille des Aigles. Mais nos héros sont fatigués, et se posent beaucoup de questions sur leurs motivations, sur l'origine de la guerre. Ainsi, tout en gardant les caractères et l'ambiance créés par Gô Nagai, ils l'amènent sur de nouveaux chemins, des considérations plus adultes, et surtout promettent de nombreux chamboulements concernant leurs histoires respectives... une prouesse due à Messieurs Bajram et Dorison. Sur le plan du dessin la conjonction des talents de ces trois dessinateurs fabuleux que sont Denis Bajram, Brice Cossu et Alexis Sentenac donne des planches de toute beauté. c'est bien simple, je suis resté scotché par certaines pleines pages, oubliant quelques secondes l'histoire pour regarder le dessin... Tout est absolument parfait. Tout. Même les couleurs de Yoann Guillo arrivent à jouer leur propre petite mélodie dans ce concert symphonique. J'ai été absolument ravi par cette lecture. Merci aux auteurs pour avoir osé mener à bien ce projet carrément fou, et à Gô Nagai pour avoir donné son feu vert pour qu'il soit lancé. Merci, merci, merci.

31/12/2021 (modifier)
Par Ubrald
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
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Magnifique ! les auteurs ont su respecter l’esprit de la série Goldorak tout en créant une œuvre au goût du jour plus moderne. Je mets 5 étoiles et coup de cœur, car la lecture m’a fait replonger dans les émotions de mon enfance. Quel plaisir de revoir Actarus, Vénusia, Alcor, Phénicia, le professeur Procyon et les autres pour clore la série en un superbe bouquet final. L’intrigue fonctionne très bien, il y a beaucoup de bonnes idées. J’ai aimé les scènes d’action et le très réussi golgoth tricéphale. Le choix de 167 pages et le chapitrage sont parfaits, ils permettent de développer l’intrigue au bon rythme ; il n’y a aucun moment de bâclé vite fait comme on en trouve sur les format de 50 pages. Maintenant, il faut s’attaquer à Ulysse 31, le Capitaine Flam, Cobra, Albator, les mystérieuses cités d’or en format franco-belge, allez au boulot ! ;-)

25/12/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
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Je n'étais pas un grand fan de Goldorak dans ma jeunesse mais cet album m'a insufflé une bouffée de nostalgie, réveillant des souvenirs oubliés, et je m'incline devant la qualité de sa réalisation. C'est de la belle ouvrage. Graphiquement, il m'est difficile de réaliser la part de chacun mais les quatre dessinateurs ont su mêler les forces pour des planches de toute beauté, sublimées ensuite par une excellente colorisation. C'est surprenant de voir ces personnages dont on reconnait les traits identiques à ceux du manga tout en les voyant évoluer sans aucun faux pas dans un décor réaliste et soigné. Et il y a quelques très belles scènes et prises de vue. Le récit tient très bien la route. Il respecte les personnages tout en leur ajoutant profondeur et intérêt, et il les plonge dans une situation qui est respectueuse de l'esprit de la série originelle tout en poussant la réflexion plus loin et en modernisant le propos. Tout ne m'a pas forcément toujours convaincu, comme l'introduction d'un Actarus en héros brisé moralement, concept que j'ai trop souvent vu et qui m'ennuie. J'ai aussi été un petit peu frustré de ne pas voir un vrai gros combat de Goldorak comme s'il manquait la cerise sur le gâteau. Et à quelques pages de la fin de l'album, je croyais être aussi un peu déçu par la conclusion de l'intrigue, mais finalement la véritable conclusion de l'intrigue était assez inattendue pour moi et je l'ai trouvée bonne, même si je ne suis pas sûr que le sacrifice qu'il implique était vraiment obligatoire et qu'il n'y avait aucun moyen de sauvetage. Néanmoins, malgré ces petites réticences, je retiens tout de même une excellente BD et un très bel hommage à une série de notre enfance.

16/12/2021 (modifier)
Par Alix
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
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J’attendais beaucoup de cet album (surtout que les premiers avis sont très positifs), j’avais donc peur que la déception soit énorme… je ressors pourtant conquis de ma lecture. J’irai jusqu’à dire que « Goldorak » a dépassé mes espérances sur tous les points. La nostalgie joue évidemment beaucoup : quel plaisir de retrouver les personnages qui ont bercé mes mercredis après-midi, ces vaisseaux aux designs mythiques, le ranch, les golgoths, le « Goldorak, go ! ». Les auteurs (clairement des fans – voir dossier en fin d’album) font honneur à l’œuvre de Nagai et nous proposent une histoire passionnante et remarquablement écrite. Le rythme est enjoué, les thèmes humanistes et « anti-guerres » sont plus d’actualité que jamais, surtout en ce 11 novembre. Mais surtout, je ne m’attendais pas à ressentir autant d’émotions. De nombreux passages m’ont beaucoup ému et touché. La réalisation « à 10 mains » est exemplaire. Le dessin est léché, mais c’est surtout le découpage et le dynamisme de l’ensemble qui m’ont impressionné – la première scène de combat en plein Tokyo m’a scotché… époustouflant ! Voilà, un album culte pour un personnage culte, et un sans-faute en ce qui me concerne.

11/11/2021 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
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Je n’étais pas un grand fan de Goldorak mais j’appréciais toujours de regarder un de ses épisodes animés les mercredi après-midi sur l’émission Récré A2 avec l’animatrice Dorothée (Que de souvenirs !). J’adorais surtout ces moments lorsque Goldorak se décrochait de son vaisseau et lorsqu‘Actarus s’installait sur son siège pour rejoindre le cockpit (ah le fameux demi-tour !).Je ne sais pas si c’est en regardant ce dessin animé qu’est née indirectement ma passion pour le dessin industriel mais ça a certainement dû y contribuer ! Lorsque j’ai su qu’une équipe de dessinateurs/scénaristes avait eu le feu vert pour réaliser un album bd de Goldorak, je me suis précipité sur les visuels des premières planches/essais disponibles sur le web et là, j’ai été tout de suite séduit par le découpage des scènes et son aspect graphique (belle colorisation !). Bon, maintenant que j’ai l’ouvrage entre mes mains, mes craintes d’un scénario simpliste pas adapté à notre génération qui a bien vieilli depuis se sont assez rapidement dissipées. En effet, ce récit qui se passe 10 après la victoire d’Actarus et de ses amis contre les Golgoths s’inscrit bien sur les problématiques de notre époque (écologie, pénurie de matières premières, individualisme/sens de l’engagement collectif, immigration, etc…) et la trame se révèle bien plus complexe que je ne le pensais. Ainsi, les jeunes lecteurs devraient également prendre du plaisir à lire cet album d’autant plus que l’aspect graphique m’est apparu excellent. Il y a eu un gros travail de réalisation sur cet album, ce n’est guère étonnant quand on regarde le nom des auteurs qui y ont participé. Ainsi, on retrouve des concepteurs qui ont depuis fait leurs preuves sur des projets personnels. Le résultat donne un ouvrage très plaisant à contempler, moderne surtout sur le traitement des couleurs dont le coloriste, Yoann Guillo, a évité d’utiliser des aplats originels, et respectueux du dessin animé. Doté d’un scénario plus que correct qui surfe sur l’actualité, cet album hommage à un dessin animé culte des années 80 se révèle très plaisant à feuilleter. Il devrait autant plaire aux jeunes lecteurs qu’à l’ancienne génération. En lisant cette bande dessinée, j’ai ressenti l’enthousiasme des auteurs à le concevoir et au final, j’y ai passé un très bon moment de lecture, merci à eux !

29/10/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
L'avatar du posteur Cacal69

C'est en tant que jeune quinquagénaire que je me suis procuré ce fameux Goldorak non sans une certaine crainte, celle d'être déçu. Le 3 juillet 1978 j'étais devant le poste de télévision pour regarder Recré A2 et la première diffusion de Goldorak. Pour l'enfant que j'étais ce fût un choc visuel et le début d'une certaine fascination. Donc 43 ans plus tard avec cet album dans les mains, après lecture de quelques pages la magie est toujours présente, un retour en enfance avec ce petit goût de nostalgie. Le bonheur ! Un scénario vraiment bien foutu, tous les ingrédients sont présents : le golgoth, la patrouille des aigles et les personnages emblématiques. On retrouve un Actarus barbu et désabusé qui va devoir affronter ses démons et les derniers survivants de Stykadès peuple de Véga. Un final avec sa petite surprise. Le tout avec une touche d'actualité et le déplacement des populations. Un gros travail graphique réalisé. Un dessin soigné. On reconnaît tous les personnages et le passage du style manga à celui de franco/belge se fait naturellement. De superbes couleurs. D'un projet casse gueule on passe à une belle réussite. Hommes et femmes de tous âges je ne peux que vous en conseiller la lecture.

26/10/2021 (modifier)