Les derniers avis (48536 avis)

Couverture de la série Beauté noire et le groupe Prospéro
Beauté noire et le groupe Prospéro

Un diptyque qui se laisse lire agréablement, qui développe une aventure ancrée dans l’Histoire de la fin du XIXème siècle, tout en jouant sur des ressorts utilisés par certains romans feuilletons (du genre « Fantomas »). J’espérais d’ailleurs que ça aille davantage dans ce sens, mais, si c’est dynamique, rythmé et agréable à suivre, il y manque un peu de folie ou de poésie. Il y manque aussi de la densité, quelque chose qui élargisse l’intrigue, centrée autour de la lutte entre un groupe raciste, antisémite et comploteur d’un côté, et le groupe Prospero, groupe secret de lutte contre les « méchants » racistes, protégeant les Dreyfusards Clemenceau et Zola. C'est très manichéen, mais ça passe. Une suite est envisageable au vu de la dernière page, mais ces deux albums peuvent se lire comme une série à part entière avec une histoire conclue.

29/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Battle Royale
Battle Royale

La question du pourquoi ce jeu du cirque est dit à la fin, ne spoilons pas ! Mais bon, je pense qu'Ikigami est meilleur dans le style décimation pour un gouvernement autoritaire. Meilleur parce que plus vraisemblable, et qu'on voit en parallèle les victimes et un homme, rouage de ce système, peu à peu atteint par le doute. Et pourtant ! Je pense que le type jeu du cirque marchera toujours mieux car plus spectaculaire, et que dans ce genre, Battle royale fait le job, comme le roman dont la série de mangas est tiré, d'ailleurs.

29/01/2026 (modifier)
Par r0ud0ud0u
Note: 3/5
Couverture de la série Les Contes interdits
Les Contes interdits

J'ai actuellement lu 2 tomes de la série : La qualité assez aléatoire. Tome 1 : Peter Pan : Note 3.5 Le scénario tient la route malgré le "revisiting", on arrive à rentrer dans l'histoire. Les dessins ne sont pas exceptionnels mais ne desserve pas l'histoire. Tome 4 : Les trois petits cochons : Note 2 On attends presque toute l'histoire pour comprendre la "relation" avec le titre. Histoire décevante, un dessin pas trop mal, mais il n'arrive pas à réveiller l'intrigue Globalement ça reste moyen, ça ne me donne pas envie d'en lire plus

29/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Les Triplés
Les Triplés

Les triplés font partie de ces exercices de styles qui doivent tenir en une page pour changer les idées d'un lecteur au cours d'une lecture périodique. IL faut donc aller chercher les pairs du côté de chez Voutch, Sempe, Calvin & Hobbes ... En soi, en faire une bande dessinée n'est pas heureux. Il me semble que Sempé détestait qu'on lui dise qu'il faisait de la bande dessinée, et ici aussi j'ai du mal à envisager cela comme une bande dessinée, certes il s'agit bien d'art séquentiel mais l'on ne verra ici jamais d'effet de fin de page ou de scénario. Il y a un effet comique de répétition avec des personnages ou des traits de caractères qui sont annexes apparaissent et deviennent récurrent pour finalement partir ensuite, mais il n'y a rien de construit comme un scénario qui dépasserait un gag 1 page. Une fois ceci posé en gag une page, le style est typé pour haute bourgeoisie, avec ses codes et ses limites. Du style vestimentaire aux intérieurs il n'y pas de doute sur l'environnement socio-professionnel cible. cela paraissait dans le figaro ceci expliquant peut être celà. Et pourtant on trouve parfois des clins d’œils malicieux d'autocritique à ce milieu tout en restant gentil, moral, bienveillant et osons le dire parfois nunuche. Le dessin me semble en revanche parfaitement adapté, la colorisation montre une maitrise allant bien au delà du loisir d'une femme rentière observant son monde avec humeur. Alors certes ce n'est pas du chef d’œuvre et en version opus complet il faudra voir plutôt des best of, clairement il n'y a pas la même constance dans la qualité de production qu'un calvin et hobbes, mais de la à voir des avis aussi médiocres j'en suis surpris, C'est pas mal, je n'en conseille pas l'achat mais cela me fait quand même souvent sourire quand on en croise une planche perdue dans un endroit d'attente pour professions libérales.

29/01/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Cheval de bois, cheval de vent
Cheval de bois, cheval de vent

Une histoire pour enfant qui fait dans le récit simple et porté par son dessin surtout. L'histoire se laisse vite lire mais c'est l'amusement de la galerie de dessin qui fait mouche, entre les péripéties de ce roi abusant de ses sujets et les compositions de planches qui multiplient les détails, appelant les jeunes lecteurs à regarder plusieurs fois chaque image pour repérer les détails cachés. C'est le genre de BD qui se lit très bien avec de très jeunes enfants pour s'amuser de tout ce qui est présenté. La BD étant très courte et sans grande histoire, il serait difficile d'en parler longuement. C'est une histoire de roi qui veut tout et ne supporte pas qu'on lui prenne quoi que ce soit, métaphore pas très subtile de l'avarice. Face à lui deux enfants pauvres qui s'amusent et le tourneront en ridicule, dans une farce bouffonne proche des contes. Le tout marche bien, surtout grâce au travail graphique qui s'amuse du récit, mais sans que la BD reste inoubliable. A lire aux plus jeunes.

29/01/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série L'Ombre rouge
L'Ombre rouge

Une étrange BD sur un personnage qui a réellement existé et dont un ancien communiste va retracer la vie. Je ne savais pas qui était cette femme et j'ai dû vérifier à la fin de la BD si ce qu'ils disaient était exact, ce qui est le cas. La masse de recherches du être colossale pour réunir ainsi tout les éléments de la vie de Tina Modotti, mais aussi travailler sur l'écrivain Jorge Semprun, personnage ayant lui aussi réellement existé. Cela dit, une bonne recherche et une idée intéressante ne font pas une bonne BD. Et malheureusement l'écueil ici est la construction narrative, alternant les flashbacks et les considérations sur les partis communistes notamment Mexicain de l'entre-deux guerres. Pour être franc, j'étais perdu à un moment. C'était confus et j'en ai surtout tiré les dissensions entre les trotskistes et les communistes fidèles à l'URSS de Staline, qui aura assassiné tout ce qu'il pouvait de penseur du plus grand ennemi. Trotsky est l'ombre qui plane sur la BD, figure qui semble derrière pas mal d'assassinat de personnes qu'on a soupçonné de sympathie envers lui. Le tout dans une enquête étrange qui tente de savoir si Tina Modotti fut assassinée, question restée sans réponse à la fin de la BD. C'est dommage, parce que j'ai bien aimé les diverses informations que je comprenais, et notamment la place de la photographie dans la dénonciation des horreurs du capitalisme ou la libération de la femme au sein du communisme de ces années-là. Encore une fois, on découvre que la pensée communiste, loin des goulags et de Staline, fut aussi un espoir et une révolution intellectuelle pour tout une frange de la population qui subissait de plein fouet les affres d'un patronat décomplexé. Il est dommage que la BD biographique soit aussi complexe à comprendre, noyant un peu le tout dans les considérations entre chaque personnages, les implications politiques et les ordres secrets, pour au final aboutir à une question sans réponse. Je me dit que mieux menée, cette BD aurait pu combiner la biographie intéressante avec la présentation de l'expansion du communisme dans ces années-là, entre les espoirs, les idéaux et la réalité. En l'état, j'ai surtout eu du mal à suivre et comprendre qui était là et pourquoi. C'est dommage, j'aurais voulu plus aimer.

29/01/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Le Dernier Lapon
Le Dernier Lapon

En lisant cette BD j'étais certain d'avoir déjà lu le roman de base, mais dont l'histoire m'avait si peu intéressée que j'en avais oublié toutes les grandes lignes d'intrigues ainsi que la résolution. Et en voyant le résultat, je peux dire que je comprends pourquoi : c'est un polar classique dont la résolution n'apporte pas de conclusion satisfaisante au-delà de l'arrestation des méchants coupables. Le genre qui m'intéresse le moins, en somme. Je le redis souvent, mais le genre du polar n'a pas mes faveurs. Ici encore nous avons les ingrédients habituels : flics blasés et corrompus, magouille, passé qui refait surface, méchants très méchants et jeune recrue de la police qui découvre les méthodes. C'est intéressant dans le décor du grand nord Norvégien, mais une fois passé l'intérêt du cadre et du dépaysement, le récit pêche déjà beaucoup plus. En fait, je crois que le souci c'est que le récit part d'un évènement déclencheur qui n'aura que peu de résolution au final. Le vol du tambour sera finalement résolu sur un coin de table, amenant à une autre problématique qui n'est pas très intéressante non plus, autour d'un secret enfoui sur les terres autochtones. L'auteur a voulu clairement parler de ce qu'on a fait à ce peuple Lapon qui est encore victime de sa simple existence, attirant sur lui le pire du capitalisme. Sauf que le récit lie les deux d'une façon que je trouve maladroite et qui n'a pas d'intérêt réel. En fait, je trouve que le récit aurait pu s'arrêter sur l'histoire du méchant, c'est-à-dire l'exploitation des sols autochtones et les conflits qui en découlent, comme c'est aussi le cas au Canada par exemple. Là le mélange avec le vol du tambour amène à plein de pistes qui, si elles sont résolues, n'apportent pas grand chose au final. De fait, la résolution est assez détachée du reste du récit pour moi. Il manque un réel intérêt à arriver à la conclusion, une envie de voir ce qui se résout. Là, j'ai pas vraiment l'impression qu'il y ait de résolution mais juste un arrêt après qu'on ait empêché le méchant de nuire. La BD est donc une adaptation et celle-ci est plutôt réussie, avec un dessin qui marche bien et colle au récit, porté par les touches de bleus sur la neige. Je me suis juste dit que certains détails autour des violences sexuelles ou le flic qui embrasse sa partenaire sans consentement n'était pas indispensable. Ils apportent l'idée de la violence, mais dans le cas du flic je ne vois pas en quoi ça sert le récit, surtout que ça fait de notre protagoniste un agresseur sexuel, ce que je n'apprécie pas outre mesure. Donc voila, une nouvelle fois je découvre un polar et une nouvelle fois je trouve que le récit sonne faux. Il y a des bâtons dans les roues des protagonistes qui semblent être là pour servir un récit plutôt qu'une crédibilité, les méchants très méchants sont méchants et l'histoire se dénoue sans réelle fin, juste un arrêt de l'enquête. Et puis voila, j'ai fini de lire, c'était sympa surtout niveau du dessin, j'aurais à nouveau oublié l'histoire dans six mois et ça ne m'aura pas apporté grand chose. Je pense vraiment que le polar ce n'est pas pour moi ...

29/01/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Un thé pour Yumiko
Un thé pour Yumiko

Une BD intéressante, même si elle n'a pas suffisamment de matière pour marquer durablement. Je mentirais en disant que je n'ai pas été touché, mais en même temps je n'ai pas été tout à fait au clair sur la compréhension des messages de celles-ci. Ce récit d'une jeune japonaise revenant au pays pour l'enterrement de son père est un récit que j'ai déjà vu des dizaines de fois. Mais je dois avouer qu'il y a quelque chose qui m'a touché dans le récit. Les souvenirs de l'enfance qui reviennent, les souvenirs de dialogues et de ce qui a fait qu'elle est partie ... Yumiko se refait un tour d'horizon avant de repartir, mettant à plat ce qu'elle vit pour repartir. C'est touchant, notamment dans le rapport avec le théâtre No qu'elle essaye de comprendre sans avoir immédiatement la clé pour ça. Maintenant, la BD est aussi lente et ne développe pas tout, finissant par être trop cryptique. Les émotions sont là, mais pas développées ni transportées sur des idées. C'est dommage, parce que je trouve que la BD se tient globalement, j'ai été entrainé dans ce récit lent et tranquille, mais sans conclusion spécifiquement intéressante, la dernière révélation est assez plate et pourrait porter quelque chose du récit qui ne vient pas. Quid de son mariage, du fait d'avoir vécue à la place de sa mère ? Va-t-elle changer de vie, de façon de voir les choses ? A-t-elle finalement envie de rentrer ? Ces détails importants manquent cruellement et c'est dommage, le récit aurait gagné en force de manière importante. La BD reste portée par son dessin, efficace par son utilisation des couleurs et d'un dessin sobre. La colorisation à l'aquarelle laisse peu de couleurs éclatantes mais cela va de pair avec le style du récit. Il fait le travail et porte bien l'émotion lorsque celle-ci doit arriver ! Une BD intéressante, qui m'a plu mais qui manque de consistance, dommage.

29/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Héraclès (Ferri Tabou)
Héraclès (Ferri Tabou)

Décidément, Cosimo Ferri ne lâche plus les grands classiques de la mythologie grecque ! Après Achille et Ulysse, il nous propose sa vision du héros Héraclès. Et, comme pour ses précédentes séries, après une version « soft » publiée chez Graph Zeppelin, il nous propose une version rallongée et surtout « corsée », pour adultes, chez Tabou. Ferri est un amateur d’Histoire, et se documente solidement pour ses séries « antiques ». Ça se voit. Je dirais que je l’ai trouvé trop fidèle aux récits d’origine (il glisse de très nombreuses citations antiques – d’Apollodore essentiellement). En tout cas je m’attendais à ce qu’il s’en écarte un peu plus, tout du moins qu’il développe des récits annexes. Ça n’est pas le cas, et nous suivons donc, de façon sans doute un chouia trop linéaire et « sec », la geste du héros (qui accomplit dans cet album inaugural ses quatre premiers « travaux », accompagné de son neveux). C’est donc un récit très classique, qui suit la trame connue, et le fait très bien, de façon fluide et agréable (malgré les petites frustrations évoquées plus haut). Classique aussi le dessin de Ferri. Un peu trop avare de détails pour les décors, peu développés (presque escamotés), il est vraiment très bon pour les personnages – masculins ou féminins. Ce dessin très plaisant plaira aux amateurs de l’auteur, mais aussi à ceux qu’Héraclès et la mythologie grecque intéressent : c’est la version simple et fidèle d’un passionné qu’il nous est donné de lire ici. Le dessin plaira aussi aux amateurs d’érotisme, puisque Ferri a glissé ici plusieurs scènes de sexe au cœur du récit, toujours bien rendues, scènes diverses, y compris bisexuelles.

29/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Le Mangeur d'âmes (La Bête du lac)
Le Mangeur d'âmes (La Bête du lac)

Une bonne série fantastique, agréable à lire, sans ambition démesurée. L’univers fonctionne bien, porté par un contexte québécois marqué et un rapport crédible entre l’homme et une nature vaste, isolée, parfois franchement hostile. Le cadre participe clairement au plaisir de lecture et donne une identité propre à l’ensemble. Le scénario reste classique mais plutôt bien ficelé. La progression est fluide, la montée en tension efficace, et le recours au folklore est intelligemment intégré sans surcharge explicative. Rien de réellement marquant ou surprenant, mais l’histoire se tient et se lit avec constance, ce qui suffit à maintenir l’intérêt jusqu’au bout. Graphiquement, la série souffre d’une certaine inégalité. Le premier tome parait plus hésitants, tandis que les derniers gagnent nettement en maturité et en maîtrise. Dans l’ensemble, le dessin reste plaisant, lisible, et sert correctement l’ambiance, avec un folklore visuellement bien exploité. Une série recommandable pour les amateurs de fantastique accessible, plutôt orientée ado, qui cherchent une lecture efficace et dépaysante sans prise de risque majeure.

29/01/2026 (modifier)