Une bande enfant essai de retrouver le cadavre d'une caméra de classe qui a disparu il y a quelques années et évidemment leur enquête va attirer l'attention d'adultes malintentionné.
L'idée de départ est pas trop mal et il y a un vrai suspense alors que tout semblerait simple au début est en faite plus complexe qu'il n'y parait. J'ai été surpris par quelques révélations. Cela dit, même si la lecture de cette courte série a été agréable, il y a quand même quelques défauts. Les personnages sont un peu trop stéréotypés, notamment la bande de gamin qui semble sortir de ses nombreux films pour enfants que je regardais gamin et dont chaque personnage semblait sortir d'un cahier de charge: le chef de la bande, l'intello très bon en informatique, le gros qui aime bien la bouffe (heureusement ce trait de caractère n'est pas trop appuyé) et l'unique fille qui est bien sur un garçon manqué. Il manque juste le noir de service !
Comme souvent dans ce type de récit policier il y a quelques facilités dans le scénario et malheureusement on finit par tomber dans la surenchère que craignait Mac Arthur. Dans le dernier tome, j'ai fini par décrocher un peu. Le Japon étant un pays très corrompu, j'accepte sans problème qu'une famille très puissante peut faire ce qu'elle veut grâce à ses puissants contacts, mais là qu'un des gros méchants ne soit pas capable de tuer ne serait-ce qu'un personnage du camp des gentils alors qu'il est excellent tireur, ben désolé ça me fait un peu débarqué de l'histoire.
Cela reste tout de même une série à lire si on est amateur de mangas thriller, surtout que celui-ci ne dure pas des dizaines de tomes, mais je conseillerais surtout un emprunt parce que je ne pense pas la relire un jour.
Une série vraiment sympathique ! Décidément, Trondheim arrive à nous proposer des choses intéressantes dans des univers et des genres très différents.
Ici, j’ai trouvé la lecture très plaisante, amusante, dynamique. Tous les personnages sont bien construits, Trondheim nous propose des personnages « ordinaires » et crédibles, aucun protagoniste n’est monolithique, parfait. Mention spéciale à Maggy Garrisson, femmes certes ordinaires – physiquement, socialement – mais qui se révèle pleine de peps et d’imagination. Une femme pleine d’à propos, usant de tout ce qui est à sa portée pour « s’en sortir » et gratter par tous les moyens un peu de fric.
Du coup, on s’attache facilement au récit (les dialogues sont vraiment réussis), aux personnages, et surtout à cette Maggy, qui n’est ni la bombasse habituelle des polars classiques, ni une belle perdante à la Ken Loach : un très beau personnage en tout cas créé là par Trondheim.
Note réelle 3,5/5.
Lu " OFF " sur les conseils de mon libraire.
Alors, c'est bien, le dessin agréable et le découpage maîtrisé montrent le savoir-faire des auteurs, mais je ne suis pas tout à fait convaincu.
Le premier tiers d'OFF est très prenant, les rebondissements s'accumulent, un passage ou deux sont même plutôt émouvants, l'histoire est construite sous la forme d'un récit choral avec des chapitres en fonction des principaux personnages, c'est nerveux (cette histoire avait été conçue au départ pour être une série TV et ce n'est pas étonnant), mais la suite prend des allures de blockbuster ou devient en tout cas plus convenue. La partie avec le politique excité prêt à agiter les foules et à déclencher une guerre civile pour servir ses ambitions est répétitive et prévisible, partie très similaire à " La fièvre" , série écrite par Eric Benzekri, mais qui était déjà dans l'écriture bien en deçà de l'excellent " Baron noir ". On a l'impression que la suite a été faite pour plaire à un public le plus large possible, mais à force, l'histoire devient moins intéressante. Le récit choral ne tient finalement plus toutes ses promesses car les liens entre les personnages ne sont pas forcément bien tissés, les relations manquent de cohérence et de vraisemblance je trouve pour nous embarquer totalement (le flash-back dans son propos et sa construction est assez lourdingue et on a du mal à croire à la trajectoire du principal antagoniste), il y a aussi quelques petites ellipses un peu brutales, rien de bien méchant, mais qui m'ont un peu fait tiquer à la lecture, le dernier tiers surtout ressemble trop à des choses déjà vues et le sort des personnages ne m'a finalement pas beaucoup touché malgré le début accrocheur, peut-être parce que dans ce dernier tiers, il y a des sauts, une accélération de l'intrigue alors que le début prenait son temps pour installer les enjeux et les personnages. Certaines scènes sont à l'inverse trop démonstratives (notamment la scène de l'automobiliste et du lingot...).
Cela reste un album globalement prenant, à la manière de certaines séries efficaces que l'on regarde quand même de façon compulsive jusqu'à la fin mais qu'on oublie aussitôt ou presque dès qu'on a appuyé sur " off "...
Mais si vous avez envie d'un livre nerveux à la pagination conséquente, à l'action fluide, au graphisme soigné, qui rappelle encore une fois ce que deviendraient rapidement nos sociétés, privées des énergies que nous consommons au quotidien sans y réfléchir, vous passerez sans doute un (très) bon moment.
Pour ma part, il m'a manqué peut-être l'âme des ouvrages précédents de Renard. Et surtout, Aujourd'hui est un beau jour pour mourir de Colo, un peu moins lisse, moins prévisible, était déjà passé par là bien avant.
Note réelle : 3,5 / 5.
Une saga de fantasy nordique que j'ai trouvé distrayante sans être non plus mémorable.
Premier bémol au niveau du récit : pour une saga nordique, on s'attend à quelques scènes épiques mais c'est rarement le cas. On tourne plutôt autour d'une dualité intrigues/romance.
Deuxième bémol : aucun personnage n'est suffisamment original. Valgar est un ersatz de Thorgal, les autres personnages secondaires sont des archétypes vu cent fois ailleurs. Quand l'archère rousse fait son entrée en scène, on sourit jaune.
Le dessin d'Aouamri est talentueux mais un peu trop informatisé par endroits. Les scènes d'action ne sont pas transcendantes visuellement.
Au final cette saga nordique est tout de même un peu paresseuse, on a vu Dufaux faire beaucoup mieux.
J'ai eu l'occasion de mettre la main sur ce recueil d'Enki Bilal dernièrement. Je me suis dis que c'était une bonne idée de l'ajouter à ma collection avant qu'il ne coûte un mois de salaire. Parce que la spéculation sur cet auteur n'a hélas pas de limites.
Mais est ce que c'est bien ? J'avoue avoir été très échaudé récemment par les histoires courtes de Moebius période Metal hurlant, donc j'étais un peu craintif.
Le sommaire :
Le bol maudit 1972
5/5 Brillante entrée en matière. J'ai apprécié la pleine page dans le pur style Druillet. Une histoire courte qui utilise l'uchronie à bon escient.
A tire d'aile 1972
4/5 Une bonne histoire qui rappelle les publications du magasine Eerie and Creepy. La maîtrise de la narration saute aux yeux.
Ophiucus 1972
4/5 Ctulhu !
La chose à venir 1972
5/5 Une histoire de vaisseau hanté par un entité. Beau travail sur la couleur. "La chose avait surgi brusquement de la nuit, d'un abîme de ténèbres que nul astre sans doute n'a jamais pu éclairer"
The big Space opera 1972
1/5 Trois pages assez anecdotiques. Et vilaines visuellement.
Ciel de nuit 1973
4/5 Dessine moi un mouton Enki.
Le mutant 1973
2/5 Rigolo.
Bien mal acquis 1974
2/5 Mouais.
Une planète pour chaque Magrobien 1973
1/5 Ca y est, le remplissage commence. Scénario de Dionnet, tiens tiens.
Omnibus pour Vega 1974
2/5 Rigolo mais anecdotique.
Fermez les volets 1974
1/5 Bordélique et illisible.
Crux Universalis 1976
1/5 Cette bande de 7 pages en NB a une bonne réputation. Je n'ai pas adhéré personnellement.
Bon anniversaire 1979
2/5 On dirait une planche de la foire aux Immortels. Mais l'intérêt est nul au-delà de ça.
Aux dieux odieux 1976
1/5 Influence Arzach. Sans dialogues. Sans scénario aussi.
John Lennon 1981
2/5 Caustique.
La mort permissionnaire 1981
1/5 Ca permet de faire deux pages de plus.
Metropub
3/5 Une seule page mais efficace.
Mondovision 1981
3/5 Une chute explosive.
La surprise du chef 1981
3/5 On finit sur une bonne note. Un hommage à Kubrick plutôt sympa.
Ce recueil présentant les premières œuvres de Bilal démarre très fort. Malheureusement l'ennui nous gagne ensuite malgré un léger sursaut sur la fin.
2.5
The Shadow fait partie des nombreux héros que je ne connais que de nom. En effet, c'est un héros de pulp qui fait aussi partie des inspirations de Batman et on voit vite en quoi il a inspiré Batman.
Ce qui m'a vite frappé en commençant à lire cette série est que Shadow est un personnage violent qui n'a pas de problème pour tuer les méchants au même titre que le Punisher, un autre héros qui a eu des aventures écrites par Garth Ennis. Après une petite recherche, il semblerait que ce personnage tuait déjà dans les histoires originales, alors je comprends qu'Ennis voulait écrire des aventures sur Shadow parce qu'il agit comme plusieurs des personnages principaux créés par Ennis. Sauf que très vite Shadow m'a ennuyé. Non seulement il est tellement fort qu'il peut pratiquement tout faire sans problème, mais il est aussi un riche playboy qui couche souvent avec des belles femmes. Il n'a pas la complexité de Batman et c'est vraiment le type de personnage masculin viril qui me laisse indifférent.
Sinon, le premier tome se laisse tout de même lire parce que le contexte historique est intéressant et il y a de bonnes scènes. Malheureusement, le tome suivant a un scénario trop caricatural pour me passionner. Alors je conseille uniquement le premier tome si vous voulais découvrir un personnage de pulp qui a marqué son époque, mais je trouve que le personnage est trop désuet pour un lecteur moderne. En tout cas, j'ai pas trop envie de lire d'autres aventures de Shadow.
Jesus Blasco Monterde, un grand auteur depuis les années 40 du siècle dernier. C’est dommage qu’il soit si peu connu en France, à part Paul Foran. Son personnage Cuto a été un idole en Espagne et au Portugal jusqu’aux années 80. Los Guerrilleros n’est pas mal, l’intrigue est peut-être un paella-western? Mais il faut voir les dessins de Blasco en noir et blanc! Bien qu’autodidacte, il a été un maître de la BD pour plusieurs générations. Son travail a également été très publié en Angleterre, avec des personnages originaux : Steel Claw, par exemple.
Ce récit possède de réelles qualités, et les messages sous-jacents sont tous hautement défendables. Mais j’ai été nettement moins touché et captivé par cet album que mon prédécesseur.
Le dessin déjà, n’est pas forcément mon truc. Il y a quelque chose de « maladroit » dans le rendu. J’ai par contre bien aimé la colorisation, le rendu crayonné m’a bien plu.
C’est l’histoire de trois copines, qui fantasment sur un chanteur, une star, qui va ensuite profiter de cette « attraction » pour séduire l’une d’entre-elle (elles ont seize ans à l’époque). Cela provoque la rupture entre elles, et la mort de celle qui, « jetée » rapidement par la star – personnage plutôt antipathique au demeurant – et par ses ex-copines, disparait dans un incendie (suicide ?).
Quelques années plus tard, les deux « survivantes » ont l’occasion de « tourner la page ».
Le pouvoir des « stars », l’aveuglement des groupies, la nature des liens amicaux, une forme de pédocriminalité, le récit est riche. Mais il n’en fait pas grand-chose une fois ces thèmes exposés. C’est trop léger, la narration manque parfois de nuances, et j’ai eu du mal à m’intéresser aux personnages, pas assez creusés.
Bon, c’est quand même très lisible. Mais pas aussi fort que ça aurait pu l’être je pense.
Je continue d'explorer les récits de guerres scénarisé par Garth Ennis. Ce genre de récit n'est pas ce que j'aime le plus de lui, mais il fait parti des auteurs dont j'ai envie de lire le plus possible d'oeuvres.
Ce sont donc des histoires courtes qui se situent durant la seconde guerre et seulement la première moitié de cette série a pour l'instant été traduite en français. J'ai trouvé le résultat pas trop mal, mais avec quelques défauts. Déjà, le dessinateur change à chaque numéro et si j'ai bien aimé les trois premiers, je n'ai pas du tout accroché au quatrième et du coup je ne suis jamais rentré dans cette historie tellement le graphisme et particulièrement les couleurs. Ennis aurait pu raconter la meilleure histoire de guerre de tous les temps et je n'aurais pas aimé à cause du dessin. Alors ça peut être sympa d'avoir un dessinateur différent pour chaque histoire surtout si des gros noms comme Dave GIbbons participent, mais cela peut aussi dire qu'on peut tomber sur un dessinateur qu'on n'aime pas.
Pour ce qui est du scénario, Garth Ennis montre souvent l'étendu de son talent dans des scènes chocs qui montrent l'horreur et l'absurdité de la guerre. Les histoires sont complémentaires parce qu'on voit différentes armés et différents type d'unités de combats. Le ton peut aussi être différent, la troisième étant un peu plus orientée vers la comédie avec l'humour trash que le scénariste affectionne. Le problème est que chaque récit fait plus de 50 pages et si ça peut paraitre une bonne idée qu'Ennis ait assez d'espace pour bien traiter son scénario, j'ai surtout trouvé que les récits étaient un peu trop longs. C'est particulièrement vrai pour le second récit qui devient uniquement intéressant sur les dernières pages lorsqu'on reproduits un poème qui répond à Lady Astor qui avait insulté des soldats qui participaient à une bataille en Italie et que le dessin montre ce qui est arrivé à de nombreux soldats participant à cette bataille.
Malgré des défauts, cela reste un album dont je recommande l'emprunt si on n'est pas allergique aux récits de guerres.
Un comics qui est basé sur un jeu de guerre que je ne connaissais pas vu que je ne joue jamais à ce type de jeu vidéo, mais cela n'est pas important parce qu'en lisant ce comics on ne dirait jamais que c'est une adaptation d'un jeu vidéo, mais juste un des 1000 séries de guerre que Garth Ennis a scénarisé jusqu'à présent. En tout cas on n'a pas besoin de connaitre l'œuvre original pour lire cet album.
Le résultat est dans la moyenne de ce que fait Garth Ennis: ça se laisse lire et il y a des moments qui sortent du lot, mais globalement c'est juste une histoire de guerre de plus. Il faut dire que ce qui n'aide pas est le changement de dessinateur en cours de route. Le premier avait un style qui me plaisait bien alors que j'ai moins accroché au dessin du second. Ce que je n'ai pas aimé est que les expressions du visage m'ont souvent semblé trop exagérées, sur certaines cases j'avais presque la sensation de lire une parodie et non une histoire de guerre sérieuse.
On va dire que les gros fans de récits de guerres faites par ce scénariste emblématique vont adorés.
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Chasse au cadavre
Une bande enfant essai de retrouver le cadavre d'une caméra de classe qui a disparu il y a quelques années et évidemment leur enquête va attirer l'attention d'adultes malintentionné. L'idée de départ est pas trop mal et il y a un vrai suspense alors que tout semblerait simple au début est en faite plus complexe qu'il n'y parait. J'ai été surpris par quelques révélations. Cela dit, même si la lecture de cette courte série a été agréable, il y a quand même quelques défauts. Les personnages sont un peu trop stéréotypés, notamment la bande de gamin qui semble sortir de ses nombreux films pour enfants que je regardais gamin et dont chaque personnage semblait sortir d'un cahier de charge: le chef de la bande, l'intello très bon en informatique, le gros qui aime bien la bouffe (heureusement ce trait de caractère n'est pas trop appuyé) et l'unique fille qui est bien sur un garçon manqué. Il manque juste le noir de service ! Comme souvent dans ce type de récit policier il y a quelques facilités dans le scénario et malheureusement on finit par tomber dans la surenchère que craignait Mac Arthur. Dans le dernier tome, j'ai fini par décrocher un peu. Le Japon étant un pays très corrompu, j'accepte sans problème qu'une famille très puissante peut faire ce qu'elle veut grâce à ses puissants contacts, mais là qu'un des gros méchants ne soit pas capable de tuer ne serait-ce qu'un personnage du camp des gentils alors qu'il est excellent tireur, ben désolé ça me fait un peu débarqué de l'histoire. Cela reste tout de même une série à lire si on est amateur de mangas thriller, surtout que celui-ci ne dure pas des dizaines de tomes, mais je conseillerais surtout un emprunt parce que je ne pense pas la relire un jour.
Maggy Garrisson
Une série vraiment sympathique ! Décidément, Trondheim arrive à nous proposer des choses intéressantes dans des univers et des genres très différents. Ici, j’ai trouvé la lecture très plaisante, amusante, dynamique. Tous les personnages sont bien construits, Trondheim nous propose des personnages « ordinaires » et crédibles, aucun protagoniste n’est monolithique, parfait. Mention spéciale à Maggy Garrisson, femmes certes ordinaires – physiquement, socialement – mais qui se révèle pleine de peps et d’imagination. Une femme pleine d’à propos, usant de tout ce qui est à sa portée pour « s’en sortir » et gratter par tous les moyens un peu de fric. Du coup, on s’attache facilement au récit (les dialogues sont vraiment réussis), aux personnages, et surtout à cette Maggy, qui n’est ni la bombasse habituelle des polars classiques, ni une belle perdante à la Ken Loach : un très beau personnage en tout cas créé là par Trondheim. Note réelle 3,5/5.
OFF
Lu " OFF " sur les conseils de mon libraire. Alors, c'est bien, le dessin agréable et le découpage maîtrisé montrent le savoir-faire des auteurs, mais je ne suis pas tout à fait convaincu. Le premier tiers d'OFF est très prenant, les rebondissements s'accumulent, un passage ou deux sont même plutôt émouvants, l'histoire est construite sous la forme d'un récit choral avec des chapitres en fonction des principaux personnages, c'est nerveux (cette histoire avait été conçue au départ pour être une série TV et ce n'est pas étonnant), mais la suite prend des allures de blockbuster ou devient en tout cas plus convenue. La partie avec le politique excité prêt à agiter les foules et à déclencher une guerre civile pour servir ses ambitions est répétitive et prévisible, partie très similaire à " La fièvre" , série écrite par Eric Benzekri, mais qui était déjà dans l'écriture bien en deçà de l'excellent " Baron noir ". On a l'impression que la suite a été faite pour plaire à un public le plus large possible, mais à force, l'histoire devient moins intéressante. Le récit choral ne tient finalement plus toutes ses promesses car les liens entre les personnages ne sont pas forcément bien tissés, les relations manquent de cohérence et de vraisemblance je trouve pour nous embarquer totalement (le flash-back dans son propos et sa construction est assez lourdingue et on a du mal à croire à la trajectoire du principal antagoniste), il y a aussi quelques petites ellipses un peu brutales, rien de bien méchant, mais qui m'ont un peu fait tiquer à la lecture, le dernier tiers surtout ressemble trop à des choses déjà vues et le sort des personnages ne m'a finalement pas beaucoup touché malgré le début accrocheur, peut-être parce que dans ce dernier tiers, il y a des sauts, une accélération de l'intrigue alors que le début prenait son temps pour installer les enjeux et les personnages. Certaines scènes sont à l'inverse trop démonstratives (notamment la scène de l'automobiliste et du lingot...). Cela reste un album globalement prenant, à la manière de certaines séries efficaces que l'on regarde quand même de façon compulsive jusqu'à la fin mais qu'on oublie aussitôt ou presque dès qu'on a appuyé sur " off "... Mais si vous avez envie d'un livre nerveux à la pagination conséquente, à l'action fluide, au graphisme soigné, qui rappelle encore une fois ce que deviendraient rapidement nos sociétés, privées des énergies que nous consommons au quotidien sans y réfléchir, vous passerez sans doute un (très) bon moment. Pour ma part, il m'a manqué peut-être l'âme des ouvrages précédents de Renard. Et surtout, Aujourd'hui est un beau jour pour mourir de Colo, un peu moins lisse, moins prévisible, était déjà passé par là bien avant. Note réelle : 3,5 / 5.
Saga Valta
Une saga de fantasy nordique que j'ai trouvé distrayante sans être non plus mémorable. Premier bémol au niveau du récit : pour une saga nordique, on s'attend à quelques scènes épiques mais c'est rarement le cas. On tourne plutôt autour d'une dualité intrigues/romance. Deuxième bémol : aucun personnage n'est suffisamment original. Valgar est un ersatz de Thorgal, les autres personnages secondaires sont des archétypes vu cent fois ailleurs. Quand l'archère rousse fait son entrée en scène, on sourit jaune. Le dessin d'Aouamri est talentueux mais un peu trop informatisé par endroits. Les scènes d'action ne sont pas transcendantes visuellement. Au final cette saga nordique est tout de même un peu paresseuse, on a vu Dufaux faire beaucoup mieux.
Mémoires d'autres temps
J'ai eu l'occasion de mettre la main sur ce recueil d'Enki Bilal dernièrement. Je me suis dis que c'était une bonne idée de l'ajouter à ma collection avant qu'il ne coûte un mois de salaire. Parce que la spéculation sur cet auteur n'a hélas pas de limites. Mais est ce que c'est bien ? J'avoue avoir été très échaudé récemment par les histoires courtes de Moebius période Metal hurlant, donc j'étais un peu craintif. Le sommaire : Le bol maudit 1972 5/5 Brillante entrée en matière. J'ai apprécié la pleine page dans le pur style Druillet. Une histoire courte qui utilise l'uchronie à bon escient. A tire d'aile 1972 4/5 Une bonne histoire qui rappelle les publications du magasine Eerie and Creepy. La maîtrise de la narration saute aux yeux. Ophiucus 1972 4/5 Ctulhu ! La chose à venir 1972 5/5 Une histoire de vaisseau hanté par un entité. Beau travail sur la couleur. "La chose avait surgi brusquement de la nuit, d'un abîme de ténèbres que nul astre sans doute n'a jamais pu éclairer" The big Space opera 1972 1/5 Trois pages assez anecdotiques. Et vilaines visuellement. Ciel de nuit 1973 4/5 Dessine moi un mouton Enki. Le mutant 1973 2/5 Rigolo. Bien mal acquis 1974 2/5 Mouais. Une planète pour chaque Magrobien 1973 1/5 Ca y est, le remplissage commence. Scénario de Dionnet, tiens tiens. Omnibus pour Vega 1974 2/5 Rigolo mais anecdotique. Fermez les volets 1974 1/5 Bordélique et illisible. Crux Universalis 1976 1/5 Cette bande de 7 pages en NB a une bonne réputation. Je n'ai pas adhéré personnellement. Bon anniversaire 1979 2/5 On dirait une planche de la foire aux Immortels. Mais l'intérêt est nul au-delà de ça. Aux dieux odieux 1976 1/5 Influence Arzach. Sans dialogues. Sans scénario aussi. John Lennon 1981 2/5 Caustique. La mort permissionnaire 1981 1/5 Ca permet de faire deux pages de plus. Metropub 3/5 Une seule page mais efficace. Mondovision 1981 3/5 Une chute explosive. La surprise du chef 1981 3/5 On finit sur une bonne note. Un hommage à Kubrick plutôt sympa. Ce recueil présentant les premières œuvres de Bilal démarre très fort. Malheureusement l'ennui nous gagne ensuite malgré un léger sursaut sur la fin.
The Shadow
2.5 The Shadow fait partie des nombreux héros que je ne connais que de nom. En effet, c'est un héros de pulp qui fait aussi partie des inspirations de Batman et on voit vite en quoi il a inspiré Batman. Ce qui m'a vite frappé en commençant à lire cette série est que Shadow est un personnage violent qui n'a pas de problème pour tuer les méchants au même titre que le Punisher, un autre héros qui a eu des aventures écrites par Garth Ennis. Après une petite recherche, il semblerait que ce personnage tuait déjà dans les histoires originales, alors je comprends qu'Ennis voulait écrire des aventures sur Shadow parce qu'il agit comme plusieurs des personnages principaux créés par Ennis. Sauf que très vite Shadow m'a ennuyé. Non seulement il est tellement fort qu'il peut pratiquement tout faire sans problème, mais il est aussi un riche playboy qui couche souvent avec des belles femmes. Il n'a pas la complexité de Batman et c'est vraiment le type de personnage masculin viril qui me laisse indifférent. Sinon, le premier tome se laisse tout de même lire parce que le contexte historique est intéressant et il y a de bonnes scènes. Malheureusement, le tome suivant a un scénario trop caricatural pour me passionner. Alors je conseille uniquement le premier tome si vous voulais découvrir un personnage de pulp qui a marqué son époque, mais je trouve que le personnage est trop désuet pour un lecteur moderne. En tout cas, j'ai pas trop envie de lire d'autres aventures de Shadow.
Les Guerilleros (Los Guerrilleros)
Jesus Blasco Monterde, un grand auteur depuis les années 40 du siècle dernier. C’est dommage qu’il soit si peu connu en France, à part Paul Foran. Son personnage Cuto a été un idole en Espagne et au Portugal jusqu’aux années 80. Los Guerrilleros n’est pas mal, l’intrigue est peut-être un paella-western? Mais il faut voir les dessins de Blasco en noir et blanc! Bien qu’autodidacte, il a été un maître de la BD pour plusieurs générations. Son travail a également été très publié en Angleterre, avec des personnages originaux : Steel Claw, par exemple.
Des filles normales
Ce récit possède de réelles qualités, et les messages sous-jacents sont tous hautement défendables. Mais j’ai été nettement moins touché et captivé par cet album que mon prédécesseur. Le dessin déjà, n’est pas forcément mon truc. Il y a quelque chose de « maladroit » dans le rendu. J’ai par contre bien aimé la colorisation, le rendu crayonné m’a bien plu. C’est l’histoire de trois copines, qui fantasment sur un chanteur, une star, qui va ensuite profiter de cette « attraction » pour séduire l’une d’entre-elle (elles ont seize ans à l’époque). Cela provoque la rupture entre elles, et la mort de celle qui, « jetée » rapidement par la star – personnage plutôt antipathique au demeurant – et par ses ex-copines, disparait dans un incendie (suicide ?). Quelques années plus tard, les deux « survivantes » ont l’occasion de « tourner la page ». Le pouvoir des « stars », l’aveuglement des groupies, la nature des liens amicaux, une forme de pédocriminalité, le récit est riche. Mais il n’en fait pas grand-chose une fois ces thèmes exposés. C’est trop léger, la narration manque parfois de nuances, et j’ai eu du mal à m’intéresser aux personnages, pas assez creusés. Bon, c’est quand même très lisible. Mais pas aussi fort que ça aurait pu l’être je pense.
Histoires de guerre
Je continue d'explorer les récits de guerres scénarisé par Garth Ennis. Ce genre de récit n'est pas ce que j'aime le plus de lui, mais il fait parti des auteurs dont j'ai envie de lire le plus possible d'oeuvres. Ce sont donc des histoires courtes qui se situent durant la seconde guerre et seulement la première moitié de cette série a pour l'instant été traduite en français. J'ai trouvé le résultat pas trop mal, mais avec quelques défauts. Déjà, le dessinateur change à chaque numéro et si j'ai bien aimé les trois premiers, je n'ai pas du tout accroché au quatrième et du coup je ne suis jamais rentré dans cette historie tellement le graphisme et particulièrement les couleurs. Ennis aurait pu raconter la meilleure histoire de guerre de tous les temps et je n'aurais pas aimé à cause du dessin. Alors ça peut être sympa d'avoir un dessinateur différent pour chaque histoire surtout si des gros noms comme Dave GIbbons participent, mais cela peut aussi dire qu'on peut tomber sur un dessinateur qu'on n'aime pas. Pour ce qui est du scénario, Garth Ennis montre souvent l'étendu de son talent dans des scènes chocs qui montrent l'horreur et l'absurdité de la guerre. Les histoires sont complémentaires parce qu'on voit différentes armés et différents type d'unités de combats. Le ton peut aussi être différent, la troisième étant un peu plus orientée vers la comédie avec l'humour trash que le scénariste affectionne. Le problème est que chaque récit fait plus de 50 pages et si ça peut paraitre une bonne idée qu'Ennis ait assez d'espace pour bien traiter son scénario, j'ai surtout trouvé que les récits étaient un peu trop longs. C'est particulièrement vrai pour le second récit qui devient uniquement intéressant sur les dernières pages lorsqu'on reproduits un poème qui répond à Lady Astor qui avait insulté des soldats qui participaient à une bataille en Italie et que le dessin montre ce qui est arrivé à de nombreux soldats participant à cette bataille. Malgré des défauts, cela reste un album dont je recommande l'emprunt si on n'est pas allergique aux récits de guerres.
World of Tanks - Roll Out
Un comics qui est basé sur un jeu de guerre que je ne connaissais pas vu que je ne joue jamais à ce type de jeu vidéo, mais cela n'est pas important parce qu'en lisant ce comics on ne dirait jamais que c'est une adaptation d'un jeu vidéo, mais juste un des 1000 séries de guerre que Garth Ennis a scénarisé jusqu'à présent. En tout cas on n'a pas besoin de connaitre l'œuvre original pour lire cet album. Le résultat est dans la moyenne de ce que fait Garth Ennis: ça se laisse lire et il y a des moments qui sortent du lot, mais globalement c'est juste une histoire de guerre de plus. Il faut dire que ce qui n'aide pas est le changement de dessinateur en cours de route. Le premier avait un style qui me plaisait bien alors que j'ai moins accroché au dessin du second. Ce que je n'ai pas aimé est que les expressions du visage m'ont souvent semblé trop exagérées, sur certaines cases j'avais presque la sensation de lire une parodie et non une histoire de guerre sérieuse. On va dire que les gros fans de récits de guerres faites par ce scénariste emblématique vont adorés.