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Couverture de la série La Nuit des Temps
La Nuit des Temps

Tous comme mes prédécesseurs, j'avais lu le roman initial de René Barjavel lorsque j'étais au lycée, roman dont je gardais un bon souvenir bien qu'à l'époque j'étais beaucoup plus attiré par les livres d'épouvante que de SF pure (Stephen King, Graham Masterton, etc.) Au final, cette adaptation de ce roman par Christian De Metter n'est pas mauvaise en soi mais ne m'a pas transporté outre mesure. La faute tout d'abord au dessin que j'ai trouvé un peu froid, figé et avec des visages peu expressifs. C'est peut-être voulu par l'auteur afin de renforcer l'ambiance glaciale de cette base scientifique perdue en Antarctique. Le choix des traits des deux corps cryogénisés est également discutables, notamment ceux de la femme, bien trop stéréotypés à mon goût (blonde pulpeuse) et ne collant pas avec le type Amérindiens des personnages masculins. En tout cas, de mémoire, en lisant le roman, je ne m'étais pas imaginé les deux personnages venant du passé avec cette apparence. La colorisation est en revanche beaucoup plus réussie. S'agissant du scénario, il est très fidèle à celui de l’œuvre initiale. Cette adaptation a toutefois toutes les peines du monde à retranscrire le coup de foudre que connait l'un des scientifiques à la découverte de cette femme originelle cryogénisée. C'est là la principale carence de cette BD qui manque de poésie et de ce petit quelque chose qui fait que le lecteur va s'attacher aux personnages et se plonger corps et âme dans l'histoire. Ce ne fut ainsi pas le cas me concernant. J'ai lu cette BD sans déplaisir mais sans réellement me soucier de ce qui allait advenir des personnages. Quelques ficelles scénaristiques sont également assez faciles à deviner mais j'avais oublié cette très belle fin, comme un hommage au Roméo et Juliette de Shakespeare, qui relève quelque peu l'intérêt de l'ensemble. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 6,5/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 6,5/10 NOTE GLOBALE : 13/20

17/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Journal de 1985
Journal de 1985

1984 : roman inégalé en BD même si l'auteur a fait mieux que d'autres : des images qui giflent, en laissant hélas de côté le novlangue… Il refuse l'obstacle, il se réfugie dans les seules scènes d'action ! Dans 1985, il fait une suite ce qui est disons, culotté, mais d'un autre côté, facile, on a droit à une Résistance assez développée, à l'affrontement entre frères et à l'illustration de la fausse guerre qu'évoque Orwell dans son œuvre. Reste les images, toujours excellentes… Je pense qu'il fallait soit rester dans le canon, soit montrer comment toute résistance est à la fois larvaire est écrasée de manière plus minable et plus terrible, peut-être du point de vue du Ministère de l'Amour...

17/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Purgatoire
Purgatoire

J'aime bien la tête d'ahuri du personnage principal, et avouez qu'il y a de quoi, les catastrophe s'enchainent sans parler de la dernière, revenir sur terre pour jouer le rôle de conscience ! Il a beau dire qu'on l'exploite, il n'y coupe pas, et il doit relever les dépressif, moraliser les méchants, bonjour la mission impossible sans pouvoir ! Il y prend pourtant goût, heureux de réduire le malheur de ce bas monde. Le moment attendu ? Quand il prend sa revanche. Le moment poétique ? Quand il revoit ses parents, assignés à la même mission que lui, l'encourager. Ils ne peuvent se parler ? Ils communiquent en se montrant des bouts de messages publicitaires, dans les rues.

17/01/2026 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
Couverture de la série Juste après la vague
Juste après la vague

Dominique Monféry signe ici l'adaptation d'un roman post apocalyptique plutôt original. Le monde que nous connaissons a été submergé par une vague immense qui a tout englouti. La surface de la Terre ressemble à un lac immense duquel dépasse quelques iles, reliques des montagnes d'avant la catastrophe. L'univers dépeint n'est pourtant pas si glauque, au contraire, il est presque poétique. La famille de nos héros a organisé sa survie dans une bonne humeur apparente : Leur maison isolée se dresse en haut d'un pic qui dépasse encore de l'eau. La mère prépare le café et fait des tartines à ses enfants le matin, le père s'occupe du potager et des poules, quand il bricole pas dans son garage. Et à part quelques cauchemars les enfants s'accommodent très bien de ce mode de vie. Malgré cette situation précaire et incertaine, on ne sent pas une menace imminente... Et pourtant. Les parents ont bien compris que l'eau continue à monter et que leur rocher de fortune sera bientôt submergé lui aussi. Pour fuir, ils ont une vielle barque, dans laquelle il n'y a pas de places pour emmener toute la famille. Il va leur falloir choisir quels enfants emmener avec eux et quels enfants laisser derrière eux... L'histoire prend alors une dimension bien plus dramatique. Cette séparation forcée va être le début de la fin. Chaque groupe va s'organiser, s'inquiéter pour l'autre et subir des déconvenues. La situation va aller de mal en pis, et la tension va monter crescendo. Le ton sonne juste, et les péripéties successives agrémentent habilement le récit. On jongle entre espoir et déconvenues, c'est assez efficace et plaisant. De son coté, le dessin élégant et coloré contraste avec la noirceur de la situation. C'est bien vu et contribue à l'originalité de l'ensemble.

17/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Lightfall
Lightfall

Même si le vieil adulte que je suis a plutôt apprécié la lecture des trois premiers tomes, c’est à un jeune lectorat – ou lectorat adolescent – qu’elle s’adresse en priorité. De par le dessin, assez simple et parfois enfantin, l’intrigue, finalement pas hyper étoffée, ou les dialogues. Mais ceci dit c’est bien fichu, dynamique, et cela plaira au public cible, qui pourra s’identifier à la jeune héroïne, Béa (une héroïne loin d’être infaillible et monolithique, qui est souvent en proie à des angoisses – matérialisées par des sortes de fumeroles noires l’enveloppant) ou son principal compagnon rondouillard, Cad. On est ici dans une fantasy relativement classique, une sorte de Tolkien « adouci » (même si la noirceur est présente !) : un groupe de personnages hétéroclites progressivement constitué lancé dans une quête au cœur d’un monde que la noirceur menace, le sorcier cochon Alfirid ayant de faux airs de Gandalf. C’est assez rythmé, quelques pointes d’humour accompagnent le récit (autour de Cad surtout). C’est une série à recommander à de jeunes lecteurs. Malgré la pagination conséquente de chaque tome, elle se lit relativement vite : peu de textes, pas mal de pages muettes, et une intrigue « classique » du genre, sans trop d’intrigues annexes. Note réelle 3,5/5.

17/01/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Les Cinq Vies de Lee Miller
Les Cinq Vies de Lee Miller

La fin du XIXe et le début du XXe siècle paraissent aujourd'hui comme une drôle de période, durant laquelle de jeunes femmes belles et fortunées pouvaient user de leur charme et de leur statut social pour devenir des célébrités évoluant dans des milieux artistiques et extrêmement privilégiés. J'ai l'impression d'avoir déjà croisé ce type de parcours féminin à plusieurs reprises, notamment dans La Casati - La Muse égoïste, Eve sur la balançoire - Conte cruel de Manhattan, et sans doute dans d'autres biographies que j'ai oubliées. Et je dois dire que j'ai peu de considération pour ces enfants gâtées par la vie, évoluant très au-dessus de la plèbe, dans des cercles ultra favorisés, portés par une certaine idée de l'Art et coupés de la réalité. C'est aussi le cas ici d'Elizabeth Miller, qui papillonne entre sa carrière de mannequin pour Vogue, ses voyages à travers le monde, et son statut de muse auprès de divers artistes ou riches admirateurs. Mais comme l'indique le titre, Lee Miller a eu plusieurs vies. Au-delà de son activité réelle et reconnue de photographe portraitiste professionnelle, c'est surtout son engagement comme reporter pendant la Seconde Guerre mondiale qui force le respect. Elle s'est rendue sur le terrain, souvent dans des conditions difficiles, et s'est retrouvée en première ligne lorsqu'il a fallu documenter la libération des camps de concentration. La photographie la plus célèbre la représentant, dans la baignoire d'Hitler le jour même de son suicide, avec ses bottes encore couvertes de la boue de Dachau salissant le tapis de bain au premier plan, résume à elle seule le basculement radical de son parcours. Avec cette BD, j'ai découvert la vie d'une personnalité que je ne connaissais absolument pas. J'ai éprouvé peu d'empathie pour elle, mais une certaine curiosité quant à ce qui pouvait la rendre digne d'intérêt. Autant je reste assez distant vis-à-vis de la première moitié de sa vie, autant je reconnais la valeur de son travail comme photographe de guerre. La mise en scène est solide, avec quelques originalités dans la mise en page, et une narration globalement claire et bien rythmée. Sans jamais m'emporter ni me passionner, le récit m'a néanmoins paru intéressant et correctement construit.

16/01/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Caballero Bueno - Une enquête de l'inspecteur Valverde
Caballero Bueno - Une enquête de l'inspecteur Valverde

3.5 Un polar sympathique qui se passe dans un cadre historique qu'on voit peu dans le monde de la bande dessinée: l'ile de Pâques au temps de la colonisation. Le scénario est du polar classique, mais efficace. Le personnage principal est un inspecteur haut en couleurs dans la tradition des détectives un peu excentriques comme Sherlock Holmes et qui va se révéler être un personnage très complexe. J'ai bien aimé explorer cette ile où les colons et les indigènes ne sont pas traités de la même façon. L'intrigue est captivant pendant une bonne partie de l'album et malheureusement mon intérêt a un peu baissé une fois qu'on comprend pourquoi la victime a été tuée. Ce qui n'aide pas est qu'après qu'on a la résolution de l'énigme, l'intrigue traine un peu avec cette longue conclusion qui ne semble pas finir. Quant au dessin, c'est du semi-réaliste dynamique et expressif comme je l'aime.

16/01/2026 (modifier)
Couverture de la série L'Histoire de Siloë
L'Histoire de Siloë

Série de science-fiction d’anticipation solide, portée par une intrigue politico-scientifique cohérente mais sans réel effet de surprise. Le postulat est intéressant et les enjeux sont clairs, toutefois la progression narrative manque de tension : le récit avance lentement, avec des phases de stagnation et plusieurs questions laissées en suspens ou insuffisamment clarifiées. Les motivations de certains personnages restent floues, ce qui affaiblit l’impact global. Malgré ces limites, l’ensemble demeure agréable à lire. La construction reste maîtrisée et l’univers fonctionne, sans dérives excessives ni complexité artificielle. On est sur une SF efficace, bien tenue, mais qui ne cherche ni ne parvient à marquer durablement. Graphiquement, le dessin est propre et lisible, avec une approche pragmatique adaptée au genre. Rien de spectaculaire, mais une exécution sérieuse et cohérente, au service du récit sans le surplomber.

15/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Un printemps à Tchernobyl
Un printemps à Tchernobyl

Lecture ambivalente. L’album assume pleinement une approche documentaire et contemplative, proche du carnet de voyage. Cette lenteur crée une belle atmosphère réflexive et offre un regard singulier sur Tchernobyl, volontairement décalé de la seule dimension catastrophiste. Le choix de se concentrer presque exclusivement sur l’humain — habitants, survivants, rencontres — apporte une profondeur sensible à un sujet largement médiatisé. En contrepartie, le propos peine parfois à se structurer. On cherche un fil directeur plus net, un sens global plus affirmé. Le fond reste diffus, comme si l’errance volontaire du récit prenait le pas sur une véritable démonstration ou un point de vue clairement posé. Les codes du docu-aventure sont bien présents, mais ils accentuent ce sentiment de balade plus que d’analyse. Graphiquement, l’album est déroutant. Le dessin est éclectique, hétérogène, parfois très beau — certaines planches sont réellement marquantes — mais aussi inégal. Certaines cases paraissent plus caricaturales, voire expédiées, donnant l’impression d’une application variable selon les passages. Un style qui ne correspond pas forcément au style et propos de la BD, mais qui participe malgré tout à l’identité du projet.

15/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Trahie
Trahie

Mouais. Je suis sorti quand même moins convaincu ou enthousiaste que mes prédécesseurs de la lecture de ce diptyque. Il se laisse lire, il y a une réelle dimension psychologique oppressante, une tension permanente, donc je comprends que des amateurs de polar nordique y aient trouvé leur compte. Mais plusieurs petites choses m’ont chagriné. D’abord le dessin. Lisible, mais je n’aime pas trop le rendu des visages, parfois manquant de détails, parfois trop secs ou « ridés ». Mais bon, ça fait quand même le boulot. La construction narrative ensuite. Certes, les allers-retours entre périodes et personnages différents apportent quelque chose. Mais ici ça hache un peu le récit et surtout ça n’est franchement pas toujours très clair ! j’ai dû à de nombreuses reprises revenir en arrière pour bien saisir qui était qui, qui faisait quoi (quelques personnages se ressemblent en plus physiquement). Bref, cette gymnastique m’a apporté moins de plaisir de lecture que cela semble avoir été le cas pour d’autres.

15/01/2026 (modifier)