Les derniers avis (49081 avis)

Couverture de la série Noir Horizon
Noir Horizon

J’ai bien quelques craintes pour la suite de cette trilogie annoncée. Je croise vraiment les doigts pour un final (et révélations) à la hauteur de l’entame de série, car ce premier tome s’avère franchement efficace. Ça vaut bien un petit 4* en l’état. L’histoire pioche dans des éléments déjà rencontrés ici ou là. Il y a un peu de UW1 comme le souligne le grand A, mais j’y ai vu aussi un peu des 12 salopards, de the Mist … bref des références qui ont déjà fait leurs preuves. Le cocktail proposé pourrait être rapidement indigeste, mais j’ai trouvé ce tome bien équilibré. On rentre facilement dans l’histoire, présentation/mystère/personnages tout est bien amené. La partie graphique sublime le récit et participe grandement au plaisir de lecture. Les scènes d’action sont réussies, les ambiances sont bien posées, les personnages bien campés … le tout dans une approche cinématographique bienvenue. On en prend gentiment plein les yeux. Rien de nouveau donc, ça flirte gentiment avec le cinéma de genre, voir la série B (on n’échappe pas à quelques caricatures), cependant il y’a clairement un truc pour que le lecteur ne s’ennuie pas et passe un très bon moment. Pour revenir à mon intro, il y a juste un point qui me fait peur, car à mes yeux ça peut vraiment ternir le bousin, c’est le coté biblique et prophètes (encore discret). Il faudra pas se louper là dessus. MàJ tome 2 : Un 2eme tome qui poursuit la bonne entame de série. Le graphisme y est toujours aussi soigné et le scénario déroule gentiment avant la conclusion annoncée dans le prochain. Petite surprise au menu, puisque ici le fameux mur et son mystère sont à peine abordés. Le récit va s’attarder sûr le régime en place (du style du pains et des jeux) et sa chute annoncée via les rescapés du 1er tome. Une aventure peut être moins marquante mais toujours plaisante à suivre. Je ne sais pas si ça sera finalement le cœur/fond du récit mais on ressent cette fois vraiment l’envie de montrer la fin d’une civilisation. MàJ tome 3 (et fin) : Un final qui a réussi à me décevoir, je baisse ma note. La tournure du récit m’a surpris mais pas spécialement dans le bon sens. Je ne sais pas vraiment ce que j’espérais mais sans doute autre chose comme fin mot ou orientation. La bonne « vibe » du début s’est doucement éteinte au fil de ce dernier tome. On ajoute à ça un petit côté surenchère dans les péripéties, les personnages me sont apparus moins attachants et plus stéréotypés. Ça reste sympa et bien réalisé mais je ressors avec un petit goût amer, d’où la bascule du franchement bien au pas mal.

13/07/2024 (MAJ le 15/05/2026) (modifier)
Couverture de la série Pigalle, 1950
Pigalle, 1950

Pas inintéressant cet album, il se lit facilement mais j’avoue que j’en attendais quand même bien plus. Ce n’est pas une déception mais je l’oublierai très très vite. J’ai bien aimé le rendu de l’époque et le milieu visité mais les personnages et l’histoire ne m’ont jamais attrapé. J’ai trouvé que Christin ne forçait pas vraiment son talent avec cette intrigue, c’est bien documenté mais un peu lisse à suivre. Il en va de même pour le dessin de Arroyo (que je découvre), si j’ai aimé ses couleurs et son application à retranscrire le design de ce Paris des années 50, son Style et trait ne me parle pas. En fait (et c’est sans doute affaire de goût) tout m’apparaît trop sage dans cette BD.

15/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Marie Tudor - La Reine sanglante
Marie Tudor - La Reine sanglante

J’ai été étonné de retrouver Corbeyran à la baguette de cette série entièrement historique, ça n’est a priori pas sa came. Mais bon, Marie Tudor méritait bien d’intégrer cette collection – c’est même la seule qui a été de son temps qualifiée et surnommée de « sanglante ». Et la période du XVème siècle – particulièrement anglais – est intéressante et riche (ici les guerres de religion se doublent d’épurations « politiques », en plus des éliminations des diverses compagnes du père de Marie, Henri VIII). Mais je trouve que Corbeyran met trop de temps à placer Marie au premier plan (elle n’y arrive qu’en toute fin du deuxième album !). Si les atermoiements et décisions d’Henri VIII sont intéressantes, et peuvent bien sûr expliquer la personnalité de Marie (longtemps recluse, éloignée de la cour et de sa mère), cette « introduction » est trop longue par rapport au cœur du sujet. Il y a aussi des longueurs, un rythme lent et un récit quelque peu haché par quelques flash-backs, redites (le début du deuxième album reprend des choses vues en fin du premier). Et ce règne, certes assez court, traité dans le troisième et dernier tome, passe trop rapidement tous les aspects qui ont valu à Marie son surnom de sanglante, en quelques cases. De fait, même si la série se laisse lire, c’est davantage une série historique sur l’époque, l’Angleterre de la première moitié du XVIème siècle, que sur Marie Tudor à proprement parler. Il aurait peut-être fallu davantage centrer le récit sur Marie, moins développer la période précédant son règne (et davantage celui-ci). Le dessin de Montalbano est intéressant, il retranscrit plutôt bien l’époque et est très lisible. Il est aussi un chouia trop rigide et avare de détails. La colorisation de Fernandez est un peu décevante (elle lisse trop les détails je trouve). Un sujet intéressant, mais qui dévie trop de sa « cible » selon moi.

15/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Azimut
Azimut

Azimut propose un univers totalement débridé, entre fantasy absurde, steampunk et conte philosophique. La série déborde d’idées et d’inventivité, avec un vrai travail autour du thème du temps, de la vieillesse et de la fuite de la mort. On sent une volonté permanente de surprendre le lecteur, autant dans les situations que dans les personnages ou les concepts développés. Le dessin de Jean-Baptiste Andréae participe énormément à l’identité de la série. C’est extrêmement expressif, vivant et foisonnant, avec une vraie personnalité graphique. Même si le style ne m’a pas totalement convaincu personnellement, il reste difficile de nier la qualité et l’originalité du travail visuel. Côté scénario, l’ensemble est intéressant et souvent très inspiré, mais la série a parfois tendance à se perdre dans sa propre complexité. Certaines idées ou détours donnent l’impression d’alourdir inutilement le récit, alors que le fond fonctionne déjà très bien. Le thème du temps reste le point fort principal, même s’il devient parfois un peu trop appuyé ou difficile à suivre par moments. Une série clairement atypique, qui séduira surtout les amateurs d’univers imaginatifs et de récits qui assument pleinement leur folie créative.

15/05/2026 (modifier)
Couverture de la série À coucher dehors
À coucher dehors

Sous ses airs de comédie sociale un peu légère, la BD propose une lecture franchement agréable et très accessible. L’histoire se lit vite, les personnages sont attachants et le récit parvient assez facilement à embarquer le lecteur grâce à son mélange d’humour, d’émotion et de secrets de famille. Sans être particulièrement marquante ou ambitieuse, la série remplit bien son rôle de BD “plaisir de lecture”. Le traitement de la trisomie 21 est probablement l’un des points les plus réussis de la série. Il est abordé avec sensibilité, bienveillance et sans tomber dans le misérabilisme. À l’inverse, le traitement des SDF paraît parfois plus romancé et un peu caricatural, avec certains clichés assez visibles. Le scénario reste globalement efficace mais souffre aussi de quelques facilités et de certaines zones qui auraient mérité davantage d’explications ou de développement. Graphiquement, le dessin fonctionne bien avec le ton du récit. Le trait est expressif, chaleureux et colle parfaitement à cette ambiance entre chronique sociale et feel good story. Ce n’est pas une série particulièrement mémorable, mais elle reste sincère, fluide et agréable à parcourir.

15/05/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série À la poursuite de Jack Gilet
À la poursuite de Jack Gilet

J'ai moins aimé ce one-shot que les autres posteurs. Pourtant, j'aime bien l'idée de départ. Pendant longtemps, on a fait des procès aux animaux comme s'ils étaient des humains alors j'imagine que c'est normal qu'il y avait des bourreaux spécialisés dans l'exécution d'animaux ! L'histoire possède de bons moments et de bons dialogues, mais qui venaient de personnages secondaires, comme le petit garçon psychopathe ou le vieil indien qui veut mourir. L'intrigue principale, le pauvre Jack qui voyage à travers les États-Unis et qui est suivi par une femme qui veut se venger, m'a laissé un peu indifférent et le dénouement m'a semblé trop prévisible. Je n'ai pas trouvé que c'était particulièrement captivant à lire. Il reste le dessin qui est pas trop mal. Un one-shot correct sans plus.

15/05/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Watchmen
Watchmen

Je n'ai jamais partagé ni totalement compris tout l'engouement autour de cette œuvre. Oui, il y a une certaine innovation dans la façon d'aborder les super-héros, beaucoup moins parfaits que d'habitude, et à de nombreux niveaux. Il faut lire plusieurs fois pour découvrir tous les détails des personnages et de l'intrigue. Le dessin, très classique, est bien fait malgré des couleurs trop plates. Cela contribue peut-être au décalage et au message que les auteurs ont voulu transmettre. J'aime beaucoup certaines séries dérivées: les préquelles dessinées par Risso, A. Hughes ou les Kubert sont excellentes !

14/05/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série XIII
XIII

Avec beaucoup d'attente et d'enthousiasme, j'ai commencé à lire la série. J'ai tenu jusqu'à la fin avec un intérêt de plus en plus décroissant. L'amnésique qui cherche son identité et découvre son histoire, ainsi que les conspirations qui l'entourent, me semble un procédé trop usé, dans la littérature, au cinéma, à la télévision... Mais ma principale déception concerne le dessin. Vance a déjà été beaucoup plus inspiré dans d'autres œuvres. Ici, il semble simplement remplir son devoir sans grande conviction, avec des personnages très rigides et inexpressifs. L'épisode dessiné par Giraud était une nouveauté, mais même ainsi, pas brillant. Au niveau du dessin, j'ai préféré certaines des séries dérivées, avec des dessins différents, Boucq ou R. Meyer, par exemple.

14/05/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Love contest
Love contest

Cela m'a semblé trop répétitif et un peu ennuyeux, ce concours entre étudiants, qui essaient de tenir le plus longtemps possible avant d'atteindre l'orgasme. Les épisodes se succèdent sans grands changements vestimentaires ou de décor. Même les scènes sur la plage auraient pu susciter des images plus imaginatives... Cependant, le dessin des filles est assez réussi et les personnages suffisamment différents pour ne pas se confondre. Le couple principal parvient à maintenir la flamme et constitue un fil conducteur dans la narration. Un peu plus d'humour et d'imprévisibilité et la note pourrait être supérieure.

14/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série DC KO
DC KO

DC KO a été ces derniers mois le gros crossover de DC Comics aux allures de Crisis, avec Darkseid en menace cosmique quasi omnipotente et un concept de tournoi géant censé désigner celui qui pourra l'affronter grâce au cœur d'Apokolips implanté au centre de la Terre. Les publications américaines ont réparti tout cela dans plusieurs publications, et Urban Comics regroupe la majorité du contenu dans trois albums qui permettent d'avoir une vision assez complète de l'évènement. Le principe est totalement absurde et sert surtout de prétexte à faire s'affronter un maximum de héros et de vilains DC pour obtenir les pouvoirs Omega. Et honnêtement, c'est précisément ce concept qui m'a donné envie de lire ce crossover. Voir ces fameux personnages se battre dans une sorte de tournoi universel avait quelque chose de fun sur le papier, à la manière d'un Dragon Ball Multiverse. Le problème, c'est que le récit ne choisit jamais vraiment entre le grand délire assumé et le crossover cosmique ultra sérieux. D'un côté, on a des combats qui ressemblent parfois à du pur fan service façon Street Fighter géant, et de l'autre des passages qui essaient de donner énormément de poids dramatique à Darkseid, au multivers et aux futurs alternatifs. Cette différence de ton crée une drôle de sensation de déséquilibre. J'ai aussi été un peu frustré par la structure du tournoi. Je m'attendais à des affrontements organisés en 1v1 entre personnages emblématiques de l'univers DC. Au lieu de ça, on a surtout un immense battle royale fouillis où tout explose dans tous les sens, avec des règles assez floues et des épreuves parfois difficiles à suivre. L'histoire principale, découpée en cinq gros chapitres DC KO + 8 chapitres à part pour autant de combats annexes correspondant plus ou moins aux quarts de finale, est clairement ce qui m'a le plus intéressé. J'ai aimé suivre le mystère autour du tournoi et voir comment les scénaristes allaient faire évoluer la situation. Les dessins sont globalement très solides, avec de grosses scènes d'action spectaculaires et plusieurs passages visuellement impressionnants. En revanche, les nombreuses histoires parallèles consacrées aux Teen Titans, à Batman ou à la famille Superman m'ont paru très dispensables. Elles n'apportent quasiment rien à l'intrigue principale, à part quelques détails mineurs qu'on pouvait déjà deviner sans elles. Pire encore, elles ne viennent pas expliquer certaines énormes facilités scénaristiques du récit principal, comme la manière ridiculement simple avec laquelle certains vilains s'infiltrent dans le tournoi. Et des facilités, il y en a énormément. Le crossover demande constamment d'accepter que des personnages simplement humains puissent survivre au milieu d'entités capables de détruire des planètes. Sérieusement, qu'est-ce que King Shark, Red Hood ou Harley Quinn viennent faire dans un évènement cosmique de cette ampleur face à des personnages comme Superman ou Captain Atom ? Le Joker reste amusant par moments, mais il bénéficie clairement d'une énorme protection scénaristique pour rester pertinent aussi longtemps. Quant à la conclusion globale de l'arc (que j'ai lue en VO), elle m'a franchement déçu. Le récit finit par sombrer dans les grands discours lyriques, les explosions cosmiques et les deus ex machina destinés à masquer un scénario trop fragile. Beaucoup de choses semblent sortir de nulle part, plusieurs rebondissements paraissent artificiels, et le message final manque vraiment de clarté. On a surtout l'impression que tout cela sert avant tout de teasing géant pour le prochain gros évènement DC. J'ai passé un moment plutôt divertissant grâce au concept de départ, aux affrontements et à la qualité graphique globale de la série principale. J'ai aussi été suffisamment accroché par le mystère et l'envie de voir où tout cela allait mener pour lire l'histoire principale sans ennui, à l'inverse des histoires parallèles plus ennuyeuses. Mais entre ces histoires là très dispensables, les énormes facilités scénaristiques, le côté brouillon de certaines parties du tournoi et une conclusion assez bidon, je retiens surtout un gros spectacle de fan service efficace sur le moment, mais finalement dispensable une fois terminé. Note : 2,5/5

14/05/2026 (modifier)