Les derniers avis (49111 avis)

Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Paix à mon âme
Paix à mon âme

Mon ressenti final est à mi-chemin entre le bof, sans plus et le pas mal. En gros, pour moi c'est un bof sans plus, mais pour le public visé (jeunes lectrices), c'est sans doute pas mal. La Bd est dans un gros ensemble de clichés, l'école de sorcellerie avec les costumes clichés qui personnellement m'ont beaucoup fait rire, surtout les chapeaux que j'imaginais en permanence tomber de leurs têtes au vu de la taille, ainsi que des jeunes étudiants et étudiantes qui voient une de leurs camarades disparaitre. L'une d'entre elle va commencer à enquêter, persuadée que les adultes ne font rien. Soyons honnête, ça ne va pas super loin niveau histoire. C'est le hic d'une histoire avec de la magie : lorsque je vois les étudiantes faire des tours pour retrouver leur amie et y parvenir, je me demande comment des adultes qui ont plus d'expériences et de connaissances ne peuvent pas y parvenir encore plus vite. De même, il y a des moments où je m'interrogeais sur les compétences des professeurs alors que des gamines échappent à leurs surveillance en permanence dans un monde de magie. Mais disons qu'on doit suspendre notre jugement un petit moment pour en profiter, voulez-vous ? En gros, l'histoire est une variation sur un secret d'adulte bien gardé que des gamins vont révéler au grand jour. Le tout avec des histoires d'amitié et d'amours (LGBT) dans un contexte d'école de magie. Ça ne vole pas très loin, et même si la résolution a une petite surprise, elle n'est pas non plus extraordinaire. C'est assez convenu, ça ne m'a pas étonné. Le dessin de Sweeney boo est perfectible, et personnellement j'ai du mal avec les bouches qu'elle fait. On dirait que tout les élèves ont les lèvres refaites, de même il y a plusieurs tics qui me sautent aux yeux dans les cheveux ou les expressions de visages qui font trop marquées. Bref, c'est pas ce qui me convient le plus, et je dois avouer que je ne suis pas enthousiaste par ce volume qui semble être le premier d'une série en devenir. Personnellement je ne serais pas au rendez-vous de la suite, mais encore une fois, je ne suis pas du tout le public cible. Donc laissons un 2.5 généreux.

20/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Toussaint est mort dans sa tombe - Essai sur le saccage méticuleux d'un corps
Toussaint est mort dans sa tombe - Essai sur le saccage méticuleux d'un corps

Je ressors avec un sentiment mitigé de ma lecture. J’ai emprunté cet album au hasard, attiré par le sujet, mais aussi par ce titre et son sous-titre énigmatiques. La révolte des esclaves de Saint Domingue durant la Révolution est intéressante, comme l’est le personnage de Toussaint Louverture. De la même façon, l’histoire postérieure de ce lieu, sous le nom d’Haïti, est aussi intéressant – et souvent mal ou sous étudié. De plus, j’avais été visiter il y a quelques années le fort de Joux, lieu d’incarcération et de mort de Toussaint, là où commence et se passe une partie de ce récit. Un récit hybride, mélangeant Histoire, essai. Un récit qui se veut au plus près des documents d’époque, et qui balaye plusieurs sujets. La vision raciste de la science européenne du XIXème siècle (édifiants rapports pour estimer si le crâne retrouvé était d’un Blanc ou d’un Nègre – pour ne pas dire un singe !), la bureaucratie et toutes ses formules engoncées, grotesques et déshumanisantes (de toutes époques, de l’Empire au milieu du XXème siècle), la lutte pour le jeune État haïtien pour recouvrer les reste de son « héros national » et par là même donner corps à son histoire (je regrette quand même que ne soit jamais évoqué le racket exercé par la France contre la jeune République d’Haïti sous Charles X en échange de la reconnaissance de l’indépendance, acte scandaleux et souvent occulté expliquant en partie la situation actuelle du pays !). Un matériau assez riche donc, en grande partie repris d’une étude publiée au début du XXème siècle. Mais voilà, le plaisir intellectuel ne s’accompagne pas forcément d’un grand plaisir de lecture. En effet, la narration est assez lourde – du fait des choix de restituer intégralement et avec les termes juridiques et formalistes de l’époque tous les documents judiciaires, administratifs ou diplomatiques. C’est aussi très décousu et souvent difficile à suivre dans la mise en page, le texte se trouvant dans des dialogues et se poursuivant parfois hors phylactère. C’est dommage, car la lecture est intéressante, instructive, voire édifiante. Un album curieux, sans doute plein de maladresses, mais qui se révèle quand même globalement recommandable, eu égard aux sujets abordés, et aux connaissances qu’il distille.

20/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Le Marin des sables
Le Marin des sables

Je me retrouve dans l’avis de grogro, en ce qui concerne ses critiques. En effet, le dessin est parfois moyen, et les navires – surtout lorsqu’on parle de flibuste ! – ne sont ni détaillés ni particulièrement réussis. Ensuite la narration est souvent trop hachée, pointilliste, comme si nous était uniquement restituée une collection d’instantanés, de moments, au détriment d’une trame plus agréable à suivre car plus fluide et claire. Une sorte de chronologie illustrée, qui reste frustrante, pour l’intrigue, mais aussi pour le sujet. Car le sujet m’intéresse. Je connaissais L’Olonnais de nom, croisé dans les maintenant nombreux bouquins lus sur les pirates/boucaniers/flibustiers/corsaires, mais je n’avais pas fait le lien avec les Sables d’Olonne pour l’origine de son surnom… C’est en tout cas un personnage intéressant, qui traverse une époque et des lieux qui le sont tout autant, avec pas mal d potentiel pour qui voudrait y situer une histoire. D’ailleurs, une partie des péripéties (lutte entre boucanier français et lanceros espagnols, politiques accommodantes et « personnelles » des gouverneurs français de La Tortue, arrivée de femmes vendues aux enchères sur cette même île, etc.) sont reprise dans la série La Promesse de la Tortue, que j’ai lue récemment. Si le récit se laisse lire, par-delà l’intérêt du sujet, il n’en reste pas moins que je suis sorti frustré de cette lecture. Je ne sais pas si ça vient de l’adaptation ou du roman d’origine, mais ça m’a laissé l’impression d’un matériau mal ou sous-exploité. Note réelle 2,5/5.

20/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série L'Équipée du bosquet
L'Équipée du bosquet

Un oiseau insouciant et beaucoup trop enthousiaste entraîne malgré lui un écureuil anxieux dans un voyage mouvementé tandis qu'un gros chat les poursuit pour les dévorer. C'est une série jeunesse qui vise une tranche d'âge autour de 7-10 ans maximum, et tout est construit dans cet esprit. Le duo principal repose sur la mécanique extrêmement classique d'un tandem entre un personnage surexcité, envahissant et irresponsable, et un autre plus grincheux et obligé de le suivre malgré lui. Cela rappelle des duos comme dans dans les films Un ticket pour deux ou L'Âge de glace, ou même la BD Marc Lebut et son voisin, avec ce principe où l'un des deux provoque continuellement des catastrophes que l'autre doit subir. Heureusement, l'oiseau est ici plus sympathique que Marc Lebut et conserve un côté naïf et attachant qui évite qu'il devienne réellement agaçant, même si la réconciliation finale arrive malgré tout un peu vite et de manière assez facile dans ce premier album. L'histoire repose sur une suite de péripéties, de poursuites et de rencontres, avec une énergie proche du cartoon classique. Toute la partie autour du chat qui poursuit les héros m'a rappelé les malheurs qui s'abattent sur le pauvre loup dans Merlin l'Enchanteur, ou encore certains cartoons à la Looney Tunes. C'est répétitif dans son fonctionnement, mais aussi assez amusant. Le récit ne cherche jamais à surprendre un lecteur adulte. Tout est très balisé, simple et orienté aventure humoristique pour enfants. Mais l'ensemble fonctionne bien dans ce qu'il cherche à faire. Le rythme est soutenu, les gags s'enchaînent efficacement et la lecture est fluide. Graphiquement, c'est assez réussi. Le dessin est simple et la ligne un peu anguleuse mais c'est lisible et expressif, avec une bonne énergie dans les scènes d'action et les expressions exagérées façon animation. L'oiseau rappelle d'ailleurs beaucoup le design des personnages d'Angry Birds. L'ensemble dégage une sensation de "dessin animé transformé en BD", avec des couleurs vives et beaucoup de mouvement. Même si rien ne sort vraiment des codes habituels de l'aventure jeunesse animalière humoristique, cette série qui s'entame est divertissante et plutôt attachante dans son genre. A noter d'ailleurs que la version originale américaines compte déjà sept tomes : à voir si l'adaptation française aura suffisamment de succès pour entrainer la traduction de toute la série.

20/05/2026 (modifier)
Par Blue boy
Note: 3/5
Couverture de la série Le Horla (Brizzi)
Le Horla (Brizzi)

Coutumiers du registre fantastique et d’adaptations des grands classiques de la littérature (« Hamlet », « Le Fantôme de l’opéra », « L’Enfer de Dante », « Don Quichotte » …), Paul et Gaëtan Brizzi se sont cette fois emparés d’une des nouvelles les plus célèbres du romancier français Guy de Maupassant. Edités tour à tour par Futuropolis ou Daniel Maghen (un gage de qualité d’un point de vue graphique), les deux frères se sont vus fort logiquement proposés par Futuro de créer une collection qui sera dédiées à leurs œuvres, « La Bibliothèque fantastique de Paul & Gaëtan Brizzi », une forme de consécration pour ces artistes de talent… Ce « Horla » fait donc office de tome fondateur, sans doute le premier d’une longue série qui pourrait d’ailleurs voir s’y greffer le déjà paru « Fantôme de l’opéra ». Le récit a été adapté à de nombreuses reprises par le cinéma, la télévision, le théâtre ou même la bande dessinée — il s’agit là de la troisième, après celles de Guillaume Sorel, et du duo formé par Frédéric Bertocchini et Eric Puech. Les Brizzi quant à eux se sont montrés respectueux de l’œuvre originale en la fusionnant avec leur style intemporel mais évoquant toujours ce XVIIIe siècle qu’ils affectionnent, tout comme l’illustrateur Gustave Doré dont on sent clairement l’influence dans leur travail. Ainsi, il faudra plus y voir un hommage qu’une adaptation émancipée de la nouvelle d’origine, un parti pris tout à fait légitime puisqu’après tout, c’est la marque de fabrique des deux jumeaux qui aiment à immerger le lecteur dans cette littérature d’un autre siècle nimbée de mystère. Seul bémol, on aurait souhaité un développement plus graduel du récit ou une exploration psychologique plus fouillée du personnage principal, mais rappelons que le récit originel est court également. Cependant, il ne fait aucun doute qu’avec ce premier opus, doté d’une couverture élégante aux tonalités marron, cette collection prometteuse fera sans doute le bonheur des admirateurs de l’inséparable duo.

19/05/2026 (modifier)
Par Brodeck
Note: 3/5
Couverture de la série Saigneurs
Saigneurs

Dans " Saigneurs ", Lou Lubie utilise la métaphore du vampire pour dénoncer les prédateurs sexuels et souligner les mécanismes de l'emprise. Si la BD atteint son objectif en jouant notamment sur l'inversion des rôles, en montrant combien la société entière peine à ouvrir les yeux (que ce soit au sein de la cellule familiale ou au plus haut sommet de l'état, cela reste compliqué par exemple de remettre en question des icônes), l'album entier est très démonstratif. La lecture reste plutôt plaisante, mais rien de bien marquant pour ma part. Contrairement à Racines que j'avais apprécié pour son dynamisme, sa pertinence et son humour et à Eurydice pour sa réécriture subtile et maline, ce dernier album me paraît plus anecdotique. Le didactisme prend le pas cette fois-ci sur le plaisir de la lecture avec certaines scènes simplement tirées de la réalité (malheureusement) à peine retouchées à la sauce vampire. Le dessin est efficace, mais me paraît là aussi moins abouti que dans les productions précédentes.

19/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Invulnérable
Invulnérable

Un jeune garçon passionné de comics à la fin des années 1970 / début des années 1980 se réfugie dans un univers imaginaire peuplé de super-héros, au point de brouiller la frontière entre ses rêves et la réalité. C'est une série assez touchante, même si elle ne m'a pas convaincu sur tous ses aspects. J'ai apprécié son mélange de chronique d'enfance, de passion naïve pour les super-héros et de regard tendre sur l'imagination comme refuge face à un quotidien parfois difficile. Entre le harcèlement scolaire, les tensions avec le père, la complicité avec le grand-père et cette obsession grandissante pour les comics, je ne sais pas quelle est la part d'autobiographie de ce récit. L'ensemble donne l'impression de suivre la jeunesse romancée d'un futur auteur de BD nourri aux comics américains et aux dessins animés. Le tome 2 renforce encore cette impression puisqu'il insiste davantage sur la difficulté pour Xavier de faire accepter sa passion à ses parents après les événements traumatiques du premier volume. Toute cette partie autour du regard des adultes sur l'imaginaire enfantin fonctionne plutôt bien. Le récit montre comment le jeune héros transforme ses frustrations, ses peurs ou ses humiliations en aventures héroïques imaginaires qu'il couchera ensuite sur le papier. Cela donne parfois quelque chose de touchant, notamment dans sa manière de vouloir devenir plus fort ou de croire sincèrement qu'il a une destinée particulière. Graphiquement, l'ensemble n'est pas parfait mais reste charmant. Alberto Sanz offre un dessin dynamique et coloré, avec une vraie énergie dans les scènes d'action et les passages imaginaires. Les séquences consacrées aux Plutokids sont dessinées dans un style différent et visuellement réussi, avec ce côté rétro-futuriste très coloré. En revanche, le dessin présente parfois un aspect un peu enfantin dans la manière dont les émotions sont exprimées. Les visages ont souvent des expressions extrêmement appuyées, presque caricaturales dans leur expressivité. Cela m'a marqué dans le tome 2 avec le visage de la jeune amie de Xavier, qui garde en permanence ce grand sourire accompagné de sourcils constamment froncés, au point que cela finit presque par devenir une expression unique. J'ai aimé la sincérité de l'ensemble et certains passages touchants, notamment autour du grand-père ou de la façon dont l'imagination aide Xavier à supporter certaines choses. Mais le récit a aussi tendance à devenir parfois un peu trop démonstratif ou trop lisse. Certains thèmes (harcèlement, deuil, rejet, passion mal comprise) sont traités avec beaucoup de bienveillance, mais aussi avec un côté un peu formaté et parfois abrupt qui enlève de la spontanéité ou de la surprise. Et même si j'accepte le principe du regard enfantin, j'ai parfois eu un peu de mal avec l'incapacité du héros à distinguer totalement son imaginaire de la réalité, même s'il gagne en maturité au cours de second tome. Malgré ça, j'ai trouvé l'ensemble sincère et attachant. Ce n'est pas forcément une BD révolutionnaire dans ce qu'elle raconte, mais elle possède un vrai capital sympathie, porté par son amour des comics, son regard nostalgique sur l'enfance et son envie de montrer à quel point l'imagination peut devenir un refuge ou une force pour grandir.

19/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Thorgal Saga - La Déesse d'ambre
Thorgal Saga - La Déesse d'ambre

Une aventure honnête de notre viking mais je reste un peu perplexe de ma lecture. Je n’ai pas détesté mais à aucun moment je n’ai vraiment été accroché. Il faut dire que je ne suis pas un grand admirateur des 2 auteurs et de leurs pattes respectives. Il y a souvent comme une barrière/froideur qui s’en dégage et que je n’arrive pas à pénétrer même si ici, leurs styles est au service de l’univers « Thorgalien ». Le graphisme, malgré quelques fulgurances et de l’envie, m’apparaît terne, sans saveur voir parfois maladroit (affaire de goût ceci dit). Quand au récit, il suit le même chemin, c’est respectueux au cahier des charges mais trop c’est sans folie ni peps. J’ai même trouvé certains dialogues assez affligeants, entre Thorgal et Aaricia notamment. La fin de l’album fera le lien avec Alinoé mais sans réelle magie. Je suis de plus en plus déçu de cette collection qui se contente de faire du Thorgal standard, ça comble les blancs des albums de la série mère mais sans réelle plus-value. Et cet album, à mes yeux, fait sans doute parti des moins bons.

19/05/2026 (modifier)
Couverture de la série La Course du siècle
La Course du siècle

Une BD agréable à lire, instructive et bien réalisée mais qui ne (me) marquera pas véritablement. Je n’y vois pas de gros défauts, la partie graphique est plutôt chouette, comme le récit. A partir d’un fait historique et personnages réels, le scénariste arrive à broder comme une sorte de farce qui se tient bien avec un tel matériau de base. Le résultat est feel good et enjoué mais aussi, et malheureusement c’est là un peu sa limite, anecdotique.

18/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Personne
Personne

Un astronaute envoyé dans une mission vers Europe, une lune de Jupiter, se réveille seul dans un vaisseau abandonné sans comprendre ce qui est arrivé au reste de l'équipage, tandis qu'un étrange inconnu semble en savoir plus que lui sur la situation. J'ai apprécié la première moitié de la BD, notamment son ambiance de thriller spatial psychologique et le mystère qui se met progressivement en place autour de Daniel, de l'équipage disparu et de ce vaisseau abandonné en plein trajet vers Europe. Le récit installe une bonne tension et fonctionne bien dans cette exploration d'un huis clos spatial inquiétant, avec ce mélange de solitude, de paranoïa et de perte de repères. Quelques scènes évoquent fortement 2001, l'Odyssée de l'espace, autant dans certaines situations et certains choix visuels que dans la place accordée à l'intelligence artificielle et à la frontière floue entre réalité, folie et perception altérée. Graphiquement, Guénaël Grabowski livre un travail solide. Les décors spatiaux sont crédibles, précis, avec ce côté SF légèrement rétro qui rappelle certaines visions de la science-fiction des années 1970-1980. Le vaisseau possède une bonne présence visuelle et le contraste entre l'immensité du vide spatial et le huis clos oppressant est réussi. Les scènes sur Terre sont plus classiques et moins marquantes visuellement, mais elles restent de bonne qualité. En revanche, passé le milieu de l'album, quand le récit révèle assez rapidement ce qu'il se passe réellement, j'ai trouvé que toute la suite devenait trop téléphonée. Le mystère perd énormément de sa force une fois les explications données, et plusieurs développements m'ont semblé trop faciles, notamment dans la manière dont le personnage principal parvient à faire avancer certains événements. J'ai aussi eu du mal avec plusieurs incohérences liées au fonctionnement même de la mission : certaines choses paraissent difficilement crédibles sans que tout le personnel au sol ou les autres membres impliqués ne remarquent quoi que ce soit beaucoup plus tôt. Le scénario cherche clairement à privilégier le drame psychologique et la descente mentale du personnage plutôt qu'une approche rigoureuse de la science-fiction, ce qui peut fonctionner par moments, mais ça finit aussi par fragiliser l'ensemble dès qu'on commence à trop réfléchir à la logique globale du récit. La conclusion ne m'a d'ailleurs pas vraiment convaincu non plus. Elle essaye de conserver une part d'ambiguïté et de mélancolie, mais je l'ai trouvée convenue et moins forte que ce que la BD promettait au départ. Du coup, je reste assez partagé sur cet album. Il y a une bonne réussite dans son ambiance de départ et dans la mise en place du mystère, mais la seconde moitié m'a paru beaucoup moins prenante, avec des révélations trop prévisibles et des facilités scénaristiques qui empêchent l'album d'être aussi marquant qu'il aurait pu l'être. Note : 2,5/5

18/05/2026 (modifier)