Les derniers avis (49208 avis)

Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Quand arrive l'aube nautique - Korean night stories
Quand arrive l'aube nautique - Korean night stories

J'ai bien aimé ce récit même si je dois avouer que j'ai été un peu déçu par la fin très ouverte. Mais la BD est une belle histoire légère et poétique, introspective sur une jeune femme d'aujourd'hui. La BD commence doucement, avec deux jeunes femmes en lycée en Corée, avec toute la pression sur leurs épaules pour le bac. Mais ce sont surtout deux amies inséparables qui ont fait toute leur scolarité ensemble. Et puis l'entrée dans les études, le déménagement dans la grande ville, l'éloignement ... Des thématiques assez connues, qui sont cependant ici une porte d'entrée vers un autre sujet que j'avais deviné apparaitre rapidement. Un indice était caché dans la première partie et je l'ai directement repéré. Mais le dévoilement du sujet n'empêche pas l'intrigue de prendre progressivement une tournure étonnante. C'est dans la deuxième partie de la BD qu'apparait le personnage de jeune femme qui va la nuit chez les gens, dessiner leurs intérieurs. J'ai beaucoup apprécié cette personne étrange, en décalage avec le monde et adorant la nuit. Personnellement j'aime beaucoup trainer dehors le soir et profiter de cette ambiance, j'ai donc été charmé par la proposition. Cependant, je dois dire que la fin m'a laissé un petit gout de pas assez, puisque si nous avons bien une résolution, elle n'est pas vraiment satisfaisante sur tout les points et m'a donné l'impression d'avoir raté quelque chose dans la lecture. C'est dommage, le reste m'a beaucoup plu et c'est ce qui me fait garder l'impression générale plutôt bonne mais pas incroyable que j'ai eu en lisant le reste de la BD. Une BD pour les noctambules, avec une touche de poésie nocturne qui n'est pas pour me déplaire !

04/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Prestige de l'uniforme
Prestige de l'uniforme

La genèse d'un super-héros à la française, ou plutôt d'un super-héros malgré lui. Davantage qu'un récit de pouvoirs extraordinaires, c'est une histoire qui s'intéresse aux conséquences psychologiques, sociales et familiales d'une transformation que son protagoniste ne maîtrise ni ne comprend vraiment. J'ai apprécié la quantité d'idées originales que l'album développe alors qu'il a désormais plus de vingt ans. La symbiose avec le lichen, la critique du monde de l'entreprise, la réflexion sur la réussite sociale, le couple et le regard des autres donnent au récit une personnalité particulière, loin des codes habituels du super-héros américain. L'accident qui met Paul en symbiose avec un lichen et lui confère progressivement des capacités extraordinaires pourrait donner naissance à un récit de super-héros classique. Pourtant, l'album prend une direction bien plus originale. Les pouvoirs restent finalement secondaires face à l'exploration de l'identité du héros, de son mal-être chronique et de son incapacité à trouver sa place, même lorsqu'il obtient enfin la reconnaissance qu'il recherchait. J'ai été assez amusé par l'entreprise dystopique où le héros se dévoue aveuglément au travail au détriment de sa famille, organisée selon un système de couleurs de blouses qui détermine le rang des chercheurs. C'est caricatural, mais suffisamment pertinent pour illustrer un univers professionnel déshumanisé où chacun est réduit à sa fonction et à sa rentabilité. L'autre originalité de ce récit est sa relation avec son épouse Rebecca. On découvre progressivement qu'elle mène en secret une vie liée au BDSM, élément qui pourrait sembler gratuit ou provocateur mais qui trouve finalement sa place dans la dynamique du couple. Ce qui la lie à Paul n'est pas seulement de l'amour ou de la compassion : elle voit en lui quelqu'un qu'elle peut protéger, soutenir et accompagner précisément parce qu'il est fragile et imparfait. Cette relation étrange, parfois un peu loufoque, reste pourtant étonnamment crédible et constitue le moteur émotionnel de l'intrigue. À mesure que la transformation de Paul progresse, c'est tout l'équilibre du couple qui se trouve remis en question. Graphiquement, je suis plus réservé. Le dessin est maîtrisé et possède une vraie personnalité, avec un style qui m'a souvent rappelé celui de Blutch. En revanche, son aspect sombre, rugueux et parfois volontairement peu flatteur pour les personnages n'est pas ma tasse de thé. Cela participe toutefois parfaitement à l'ambiance mélancolique et pessimiste du récit. Même si je ne suis jamais totalement entré dans cette atmosphère dépressive qui imprègne l'album jusqu'à son terme, j'ai apprécié l'originalité de son scénario, la richesse de ses thèmes et cette façon singulière de détourner le mythe du super-héros.

04/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Silent Jenny
Silent Jenny

Silent Jenny est une fresque de SF post-apocalyptique centrée sur une quête écologique et existentielle dans un monde dévasté. J'ai trouvé dans cette BD une vraie richesse d'idées et un univers visuel et conceptuel particulièrement fort, même si je dois reconnaître que les récits post-apocalyptiques finissent souvent par me lasser par leur schéma assez récurrent. Ici, ce qui m'a retenu, c'est surtout l'originalité de l'univers des monades, ces cités mobiles anarchistes qui avancent hors des restes éparpillés d'un monde dominé par une mégacorporation omniprésente, à la fois absurde et profondément déshumanisée. Cette opposition entre des communautés supposées libres et une administration corporatiste grotesque fonctionne bien sur le plan symbolique, même si elle reste très binaire dans sa construction. J'ai aussi été marqué par l'idée des microïdes et des explorations dans l'infra-monde, où des aventuriers acceptent de se miniaturiser pour partir chercher des traces d'ADN, avec en ligne de mire le retour des abeilles et donc d'un possible redémarrage du vivant. Cette mise en parallèle entre le monde à échelle humaine et ce monde miniature dangereux et fascinant crée une vraie sensation de double réalité, à la fois connectée et en rupture, qui est sans doute ce que je retiens le plus du récit. Graphiquement, c'est très réussi. Le dessin a une vraie personnalité, avec une force visuelle évidente dans la représentation des monades, des paysages dévastés et de l'univers microscopique. Il y a une densité et une maîtrise qui participent clairement à l'immersion, même dans les passages plus contemplatifs. En revanche, j'ai eu plus de mal avec l'attachement aux personnages, en particulier Jenny, dont la trajectoire dépressive occupe une place centrale sans que j'aie réussi à y trouver une vraie prise émotionnelle. Et plus largement, j'ai retrouvé une forme de frustration déjà ressentie dans d'autres récits du même type, comme par exemple la BD Frontier également parue dans le Label 619 : une tendance à idéaliser une opposition entre une humanité libre et solidaire d'un côté, et une mégacorpo uniforme et stupide de l'autre, comme si aucune zone intermédiaire crédible n'existait. J'ai aussi du mal avec la crédibilité technique et logistique des monades, qui me paraissent difficilement viables, ce qui casse un peu mon immersion. Sur le fond, le message politique m'a parfois semblé très appuyé, avec une lecture assez frontale du choix entre soumission au système ou fuite anarchiste et communautaire, sans réel entre-deux. Et la fin, assez attendue dans sa tonalité tragique et contemplative, m'a laissé une impression de déjà-vu, avec cette sensation typique des récits post-apo qui privilégient la désillusion finale, alors que j'ai tendance à rester plus attaché à une forme de cohérence matérielle et de continuité. Je reconnais une œuvre belle, ambitieuse et visuellement marquante, portée par des idées fortes et un univers dense, mais dans laquelle je suis resté davantage spectateur que réellement impliqué émotionnellement, entre admiration, réserve et une certaine frustration sur le traitement de ses enjeux.

04/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Vertu de St-Cyr
Vertu de St-Cyr

Dans cette série inspirée d'affaires réelles de harcèlement et de sexisme à l'école militaire de Saint-Cyr, une jeune escrimeuse talentueuse découvre qu'elle devra affronter un système entier de harcèlement dominé par les privilèges, les traditions et la misogynie. Je ne suis pas totalement à l'aise pour juger cette série, car elle brouille volontairement la frontière entre fiction et réalité. D'un côté, on retrouve tous les codes du webtoon et du shojo romantique : une mise en scène très diluée, des personnages fortement typés, des antagonistes particulièrement détestables, des héroïnes courageuses confrontées à une adversité écrasante, et une mécanique narrative pensée pour pousser le lecteur à vouloir les voir triompher. De l'autre, l'histoire affirme s'inspirer directement de l'école militaire de Saint-Cyr, en reprenant son vocabulaire, certaines de ses traditions et surtout des accusations réelles de harcèlement, de sexisme et de bizutage révélées dans la presse. C'est là que réside pour moi une certaine gêne. Si la réalité correspond réellement à ce qui est montré ici, alors les faits sont d'une gravité telle qu'ils dépassent largement le cadre d'un simple récit d'aventure ou de romance. À l'inverse, si la situation est plus nuancée que ce que présente l'album, alors la fiction prend le risque de transformer une réalité complexe en affrontement très manichéen. Je suis toujours prudent lorsqu'il s'agit de sujets reposant en partie sur des accusations et des témoignages, surtout lorsqu'ils concernent des institutions réelles. J'aurais été plus à l'aise si l'action s'était déroulée dans une école fictive clairement inspirée de Saint-Cyr plutôt que dans une représentation qui donne parfois l'impression de montrer le fonctionnement réel de l'établissement. Mis à part cette réserve, la lecture fonctionne très bien. Le dessin, influencé par les mangas et les webtoons, est agréable, dynamique et porté par une palette de couleurs douces qui contraste efficacement avec la dureté des thèmes abordés. Le rythme est soutenu et l'on tourne les pages avec facilité. J'ai particulièrement apprécié certains personnages, notamment Vertu, Ysaure et même le jeune frère du principal harceleur, qui apportent davantage de nuances au récit. À l'inverse, Maxim m'a paru trop odieux pour être crédible tant sa méchanceté semble omniprésente. J'ai également eu du mal avec le comportement du reste des élèves, qui suivent presque systématiquement les meneurs comme un seul homme. C'est un ressort narratif très fréquent dans ce type de manga où les héros se retrouvent seuls contre tous, mais cela me donne trop souvent une impression d'exagération. Reste que cette accumulation d'injustices est précisément ce qui rend la lecture aussi efficace. La colère qu'elle suscite donne envie de voir les héroïnes se relever, résister et prendre leur revanche. La série aborde de front le sexisme, le harcèlement, le poids des traditions et des privilèges, et elle parvient sans difficulté à provoquer l'indignation du lecteur. Malgré mes réserves sur le mélange entre fiction romancée et représentation d'une institution bien réelle, j'ai trouvé ce premier tome prenant et difficile à lâcher. La fin donne clairement envie de découvrir la suite, d'autant plus que la série est annoncée en seulement trois tomes, ce qui laisse espérer un récit resserré qui ne s'étirera pas inutilement.

04/06/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Déréglée - Journal d'une ménopause
Déréglée - Journal d'une ménopause

2.5 L'autrice raconte sa ménopause, un sujet qui ne me concerne pas en tant qu'homme, mais c'est important de comprendre ce que le corps fait subir aux femmes. J'ai donc appris des choses sur la ménopause et comment cela affecte les femmes qui sont rendu à ce stade de leur vie. Le ton est le même qu'on retrouve dans plusieurs documentaires de ce type à savoir qu'on mélange l'éducatif avec de l'humour et qu'on a aussi droit à des tranches de vies de l'autrice. Il y a des bons passages, mais aussi des passages beaucoup moins intéressants et aussi le scénario est souvent décousu. On saute d'un sujet à l'autre et cela manque d'organisation. Au final, cet album ne m'a pas trop marqué et j'étais bien content lorsque c'était terminé. Le dessin est sympa.

03/06/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série La Caste des Méta-barons
La Caste des Méta-barons

Bien dessiné mais que ça radote : on a vite compris la surenchère de chaque méta-baron sur le précédent, pour être capable de tuer son papa qui a tué son papa. Le meurtre du père, c'est comme tout, il ne faut pas en abuser, sinon, je ne vous dis pas l'ennui qu'on éprouverait sans les dessins, vraiment très bons… Et les robots : leur humour n'est pas de trop pour relancer la machine. J'y vois d'ailleurs l'une des raisons de la supériorité de cette série sur celle dédiée aux technopères. Vraiment, les dérivés, préquelles, séquelles, personnages, castes, tirées de l'Incal sont dispensables ! Mais comme l'Incal lui même est excellent et qu'on aime en explorer l'univers comme celui de tout champ des possibles un tant soit peu prometteur, on peut céder à la tentation de lire plutôt que de rêver alors que "rêver, c'est survivre !"

03/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Mémoires d'outre-espace
Mémoires d'outre-espace

Histoires très courtes et des années 70... Mais pour ceux qui sont passionnés par Bilal, on peut y détecter quelques changements dans le trait et la colorisation, surtout dans la combinaison des deux. Je continue à aimer les drames coloniaux et l'humour noir qui se dégage de l'ensemble.

03/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Skblllz
Skblllz

J'avais l'habitude de lire ces histoires à ma fille aînée, quand elle était petite, à l'heure du coucher. Elle riait beaucoup et finalement il n'y avait pas beaucoup de texte à lire, tant mieux ! L'animal si étrange avec ses œufs-surprise était amusant et les dessins de Géri sont très bien dans ce type de gags.

03/06/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série L'Âge des secrets
L'Âge des secrets

Ma note oscille entre le "Pas mal" et le "Sans plus", mais je vais laisser arrondi au supérieur pour la qualité du dessin et sa façon d'être très aéré, lent et posé. Il n'y a qu'a voir en galerie pour comprendre l'idée, les 368 pages sont assez vite lues malgré la quantité ! Cela dit, pour parler encore du dessin, je trouve que ça fait parfois un peu trop léger. On sent l'absence de décors, pratiquement tout le temps absent, qui manquent dans les pages, de même que de nombreuses autres pages comportent des fourmis uniquement. Une métaphore que je n'ai pas spécialement compris, peut-être simplement une métaphore du temps qui passe mais pourquoi mettre des fourmis spécialement ? Bref c'est joli mais un peu trop enfantin et souvent vide, ce qui fait que j'ai du mal à retenir des visuels et des pages marquantes. Pour l'histoire, on est dans ces histoires de jeunes qui découvrent que la vie peut être plus complexe, qu'elles sortent de l'enfance et rentrent dans l'âge des secrets. Et puis voila, il n'y a pas grand chose d'autre à se mettre sous la dent. La BD est sur une jeune femme étrange, que j'ai eu du mal à cerner. Elle ne peut pas mentir, ou semble ne pas connaitre le mensonge et répond tout le temps la vérité. Déjà j'ai eu du mal à comprendre, parce qu'il me semblait que les enfants savent assez rapidement ce qu'est un mensonge et comment ça marche. Je vois l'idée de l'innocence de l'enfance et la découverte d'un monde différent, où l'on ne dit pas tout. Mais ça donne un personnage très peu crédible, que je n'apprécie pas spécialement. D'ailleurs j'avais mal compris lors de la lecture, je croyais que c'était des cousines faisant des vacances en famille, mais en fait il s'agit d'amies qui passent leurs vacances ensemble. Du fait que je trouvais que l'histoire était assez linéaire, pas très intéressante et aux personnages assez désagréable. Les deux grandes n'ont vraiment rien fait pour m'être sympathique, même si je comprends l'idée des ados en train d'expérimenter le premier amour. C'est juste rapidement des gamines lassantes. En fait, l'absence de communication claire, l'obligation d'être cool (et donc de fumer, qu'est-ce que ça peut m'AGACER !) m'a tenu loin de ces personnages. Ce sont des gens que je n'apprécie pas, qui ne m'évoquent personne et dont l'histoire est trop linéaire. D'ailleurs la fin est assez peu claire : on a une sorte de dernier été de l'innocence, mais qui manque de corps. Le personnage principal semble avoir perdu une amie, et rideau on passe à autre chose. Mais est-ce vraiment grandir ? La morale de l'histoire est étrange, pas franchement intéressante d’ailleurs. Bref, une BD qui m'a laissé sur ma faim et dont j'ai peu apprécié le déroulé. C'est étrange, peut-être que je n'arrive pas du tout à m'identifier à ce qu'il se passe pour apprécier clairement, mais dans l'ensemble j'ai assez peu aimé ma lecture. C'était facile à lire, cela dit, et c'est ce qui fait arrondir ma note vers le haut. Mais globalement je pense que j’oublierai vite la BD.

03/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Mimésia
Mimésia

Mimésia propose une science-fiction dystopique assez loufoque qui imagine un futur foisonnant de races, de peuples et de créatures aux apparences souvent surprenantes, qui est malheureusement corseté par une IA totalitaire qui cherche à tout normaliser au nom de l'efficacité, au détriment de l'imaginaire, de la culture et de l'art. Un robot coach sportif se retrouve malgré lui responsable de la protection d'un buste de marbre devenu objet de résistance face à ce pouvoir uniformisateur. J'ai apprécié la créativité visuelle de l'ensemble. Les personnages sont souvent improbables, à commencer par ce trio d'handicapés directement inspiré des Mendiants de Brueghel, tandis que le sympathique Tin, persuadé de sauver quelque chose d'essentiel en protégeant une œuvre d'art, constitue un héros assez attachant. Les décors regorgent également d'idées, notamment cette étonnante ville ondulée du début où le sol semble suivre des vagues et où la gravité paraît se plier à une géographie absurde. Le dessin de Micol est immédiatement reconnaissable. Ses couleurs directes, son trait expressif et son sens de la composition apportent beaucoup de personnalité à l'album. Cette esthétique accentue le côté étrange et décalé du récit tout en lui donnant un charme certain. L'histoire se lit avec plaisir et multiplie les trouvailles visuelles, les situations improbables et les idées amusantes autour de la place de l'art dans une société dominée par l'intelligence artificielle. Ce n'est qu'après plusieurs chapitres que j'ai véritablement compris le lien avec le musée du Louvre. En effet, le scénario avait été proposé à l'origine pour la collection coéditée avec le musée, avant d'être refusé. Futuropolis a finalement permis à Micol de mener son projet à terme, ce qui explique sans doute cette impression de liberté totale qui se dégage de l'album. En revanche, la conclusion m'a paru moins convaincante. Là où le récit parvenait jusque-là à maintenir un équilibre entre fantaisie et cohérence interne, le final bascule davantage dans la loufoquerie et donne l'impression de résoudre les choses un peu trop facilement (même s'il m'a permis au passage de découvrir l'amusante erreur HTTP 418 "I'm a teapot"). J'en retiens donc une bande dessinée inventive, visuellement riche et portée par un sincère amour de l'art et de la création. La lecture est agréable, souvent souriante, et déborde d'idées originales. Dommage que son dénouement un peu confus et expéditif me laisse finalement dans un sentiment assez mitigé, entre enthousiasme pour l'univers proposé et frustration devant une conclusion qui ne me semble pas à la hauteur de ses ambitions.

03/06/2026 (modifier)