Adèle Blanc-Sec

Note: 3.28/5
(3.28/5 pour 43 avis)

Tardi cultive une horreur obsessionnelle de la guerre. De toutes les guerres. Adèle Blanc Sec, héroïne de ses debuts, papillonne autour de celle de 14-18, faisant voler ses jupons dans un Paris intrigant. Mystère, suspense, ironie. Adèle Blanc-Sec est une série fantastico-policière pleine de mystères, de monstres sortis de vieux musées et de personnages énigmatiques.


1900 - 1913 : Du début du XXe siècle aux prémices de la première guerre mondiale 1919 - 1929 : L'Après-Guerre et les Années Folles BDs adaptées en film Paris Tardi

En écrivant des livres sur l'univers des malfrats, Adèle fait la connaissance de Ripol, un cambrioleur qui se fait pincer et condamner à mort à tort pour le meurtre du banquier Mignonneau. Un peu amoureuse de lui, et consciente de l'injustice qui le frappe, elle cherche à le faire évader grâce à un appareil volant construit par la famille Rabatjoie. Ripol, évadé, sera finalement tué devant ses yeux, et le magot du banquier lui échappera (Adèle et la Bête). Contactée par Flageolet qui lui demande de l'aider pour retrouver le magot, Adèle va ensuite découvrir le repaire de la secte Pazuzu, et manquera de peu d'être sacrifiée (Le Démon de la Tour Eiffel). C'est ensuite Espérandieu qui l'emmène assister à une expérience de réanimation sur un pithécantrope et qui veut lui prouver la force de sa science avant de tenter de l'assassiner (Le Savant fou). Après la visite de Mouginot, elle va découvrir l'existence d'une secte réunissant les adorateurs de Pazuzu et ceux de Satan. Dans la tuerie du parc Monceau, Adèle sera poignardée par Clara Benhardt, mais son cadavre sera conservé par Mouginot (Momies en folie). Après une léthargie de quatre années, Adèle sera ramenée à la vie par Brindavoine, d'après les instructions de la momie (Le secret de la Salamandre). Revenue à la vie, des artistes de cirque lui demandent de l'aide, devinant un mystérieux complot (Le Noyé à deux têtes). En contactant Honoré Fia, l'illustrateur de ses romans édités chez Bonnot, elle sera entraînée dans la course folle de tous ces personnages, menacée de mort par Dieuleveult qui lui voue une haine tenace, portant un regard de plus en plus cynique sur son entourage (Tous des Monstres!). Au centre de la série, Adèle Blanc-Sec est la cible d'émotions souvent extrêmes : l'amour qui rend fou Zborowsky, mais surtout la haine que lui vouent successivement Clara Benhardt, Espérandieu, Dugommier et Dieuleveult.

Scénariste
Dessinateur
Coloristes
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 1976
Statut histoire Une histoire par tome 9 tomes parus
Couverture de la série Adèle Blanc-Sec
Les notes (43)
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18/01/2002 | Steril
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Par Feynhec
Note: 4/5

Sous un trait peut être un peu simple, Tardi nous emmène dans des histoires et des ambiances que l'on apprécie énormément. Avec un brin de fantastique, cette série ravira les petits comme les grands!

19/06/2018 (modifier)
Par Ju
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ju

J'aime beaucoup le trait de Tardi et, de façon plus générale, l'ambiance de ses bds. Adèle Blanc Sec n'échappe pas à la règle. L'univers dans lequel Adèle Blanc Sec évolue fait sans aucun doute tout le charme de cette bande dessinée. Ce vieux Paris est très bien rendu, et très attrayant. On est vraiment plongé dans l'ambiance, et ce à chaque aventure. Mais Adèle Blanc Sec, ce n'est pas qu'une ambiance. C'est une bande dessinée où le fantastique peut surgir à chaque page, à chaque case. Adèle se trouve toujours embarquée dans des histoires qui la dépassent, avec des monstres, des scientifiques fous, et des amoureux transis. On a ainsi droit à des aventures menées tambour battant, avec toute une galerie de personnages plutôt réussis, dont l'inévitable inspecteur Caponi et, bien sur, la horde de savants fous qui gravite autour d'Adèle (Espérandieu, Dieuleveult, Mouginot...). Les savants sont d'ailleurs souvent vus comme dangereux ici (leurs noms sont évocateurs de la puissance qu'ils croient pouvoir exercer). C'est souvent par eux qu'arrivent les problèmes, et les ennuis de notre héroïne. De façon générale, la série est donc agréable à suivre. Les premiers tomes sont même très bons. J'ai une préférence personnelle pour les deux premiers, mais on peut aller sans problème jusqu'à 5. Après, ça se gâte un peu. Ca devient de plus en plus compliqué à suivre, plus brouillon, bref moins intéressant. Et de plus, le dessin n'est plu aussi soigné qu'auparavant, Adèle perd de sa superbe et, comme le dit Agecanonix, de sa beauté. En résumé, laissez vous tenter par Adèle Blanc Sec, il serait dommage de passer à côté de ses premières aventures. En revanche, l'achat de la série complète n'est pas indispensable.

30/03/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Après Adieu Brindavoine, récit indépendant en 1972 qui installait son univers (personnages anodins et inquiétants, incursion du fantastique dans le quotidien, guerre de 14-18, vérités ignobles) et qui est passé inaperçu, Tardi retrouve cet univers en 1976 avec sa Adèle que j'ai véritablement découverte dans le mensuel A Suivre ; je n'ai lu ensuite que les 5 premiers albums, mais j'ai cerné cet univers qui est l'évocation des romans-feuilletons policiers et fantastiques de la Belle Epoque, dans un Paris mystérieux et macabre de l'avant-guerre de 14, dont les références à Gaston Leroux ou Fantomas sont les plus évidentes. Les titres des épisodes sont explicites : Adèle et la Bête, le Démon de la Tour Eiffel, Momies en folie, le Secret de la salamandre... qui renvoient à ceux de Leroux (le Fantôme de l'Opéra, le Fauteuil hanté, la Poupée sanglante, le Mystère de la chambre jaune etc..). Adèle est une femme assez jolie, qui a du caractère, mais de cochon ; ses enquêtes sont souvent compliquées où s'invitent le mystère, le fantastique, le suspense et l'ironie, mais Tardi prend plaisir à bousculer les conventions. Pour cela, il renouvelle à sa manière les clichés, joue avec les rebondissements, multiplie les fausses pistes, rassemble une bande de savants fous, de monstres incongrus et d'illuminés, et conduit inexorablement ses personnages vers cette guerre de 14-18, véritable obsession qui occupe la plupart de ses créations. A ce titre, l'épisode le Secret de la salamandre où Tardi réunit Brindavoine et son héroïne est significatif : Adèle n'apparaît qu'à la fin d'un récit dont le héros est Lucien Brindavoine, anarchiste meurtri par le grand massacre organisé de la Grande Guerre. Au détour de certains dialogues, notamment des séquences entre ex-poilus et poivrots de bistrot, Tardi assène quelques vérités ignobles sur la guerre, où l'antimilitarisme se mêle à la grogne. Observateur impitoyable, Tardi véhicule un pessimisme tempéré par l'humour, certes assez atroce mais savoureux, et aussi par la représentation de décors parisiens des années 1900, réalisés fidèlement en s'appuyant sur une solide documentation photographique d'époque, qui se mettent toujours parfaitement au service de la narration. On peut lui reprocher de nombreux défauts (loufoquerie des situations, gueules de personnages épouvantables, lourdeurs narratives, intrigues partant dans tous les sens....), mais son graphisme qui se réclame du style d'Hergé par son mélange de décors réalistes et de personnages schématisés, en diffère par son trait épais et son utilisation du noir renforcé par l'emploi de couleurs aux tons sépia et bistre. Ceci le rattache à cette nouvelle génération d'auteurs et cette nouvelle BD écloses à la fin des années 60 dans le journal Pilote. En tout cas, on aime ou on n'aime pas Tardi, mais cette série un peu atypique, a son charme. En cas d'achat, les 5 premiers sont conseillés, voir ensuite pour les autres ; j'ai feuilleté le dernier, Adèle y est moins belle, et ça ne m'a pas vraiment convaincu...

26/09/2013 (modifier)
Par Puma
Note: 3/5

Mouais, distrayant, sans plus ! Je n'ai jamais compris tout le foin autour de cet auteur qui dessine à mes yeux comme un manche ! Certes il a un style propre à lui, efficace, soit , mais je le trouve laid et moche ! Et ses histoires certes sympathiques dans leur genre ne cassent tout de même pas trois pattes à un canard. A mon sens, un auteur inimaginablement et démesurément surfait, au dessin très personnel mais surtout à mes yeux pas terrible, surtout les têtes, mêmes s'il y a quelques beau décors. Bien sûr cela n'engage que mon avis ! Se lit néanmoins non désagréablement ...

18/02/2013 (modifier)
Par jul
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Un chef d'oeuvre de la bd ! Tout a été dit sur cette très grande série mêlant enquêtes policières et fantastique avec un génie rarement égalé. Mélange de policier et de fantastique ne lésinant pas sur le gore parfois (momie en folie, une boucherie ! ) le tout dans un Paris très finement reconstitué (Tardi étant un spécialiste sûrement incollable sur le sujet). Quand je vois l'avis général de 3 étoiles je ne comprends vraiment pas ! De plus les personnages sont vraiment hauts en couleurs. Adèle tout d’abord: belle et sévère, tirant constamment la gueule avec un humour pince sans rire et fumant clopes sur clopes. Les affreux sont également toujours géniaux avec leurs gueules déformées. Absolument pathétiques sous ces allures de savants fous. Les intrigues sont toujours palpitantes et mènent presque toujours à d'obscures rites sataniques la nuit dans les endroits célèbres de Paris comme le musée du Louvres, le cimetière du père Lachaise ou les catacombes. Et il y a toujours ce second degré et cet humour noir typique de Tardi. Nette préférence pour « Le démon de la tour Eiffel » et surtout « Momie en folie ».

13/02/2013 (modifier)
Par McClure
Note: 2/5

Adèle, je n'y arrive pas. Je viens de me replonger dans l'intégralité de la série mais non, c'est pas pour moi. Dans la colonne des points positifs, il y a l'ambiance de ce Paris de début de XXe, bien rendue, le contexte historique en background est très bon, c'est vraiment travaillé, de ce côté là rien à dire. Autre bon point : la partie décors du dessin qui est plaisante. Enfin, les scenarii sont chiadés, c'est pas baclé. Oui mais voilà, déjà la narration est catastrophique. C'est entre le professoral et le conte pour demeuré. Ensuite viennent les personnages, qui sont outranciers, tous barjots ou presque, et à force de les voir revenir, partir, changer (Caponi, flic puis mafieux puis reflic), ça sent le n'importe quoi. En fait les historiettes sont bien trouvées mais le fil directeur part dans tous les sens. Le dessin des personnages me rebute mais c'est là le moindre défaut. Je n'éprouve aucun sentiment à l'encontre d'Adèle. J'ai toujours envie d'aimer, de détester, d'envier... les traits de caractère du (de la) héros (héroïne). Mais là, rien. Enfin, j'avoue avoir, au fil des tomes, ressenti une lassitude quant aux histoires, en ce sens qu'elles sont très ressemblantes dans la structure, seuls une nouvelle bête et un nouveau délirium collectif venant modifier le bouquin. Dommage.

24/07/2012 (modifier)
Par Superjé
Note: 2/5

J'avais profité de la sortie au cinéma du film de Luc Besson et de ma découverte de l'univers de Tardi pour entamer "Adèle Blanc-Sec". Après 8 tomes, je peux affirmer que ce n'est pas du tout ma série préférée de Tardi (malgré le fait qu'elle soit la plus connue). Donc oui, je n'ai pas vraiment aimé. Disons que j'ai trouvé les tomes 1 à 3 plutôt bof, j'ai détesté la fin du cycle (tome 4), mais j'ai persévéré, et finalement, j'ai pas mal apprécié les tomes 5 et 6, avant de finir sur deux albums que je n'ai pas aimés du tout. La qualité que je dois reconnaitre à l'Adèle, c'est le dessin. J'aime le dessin de Tardi, et il est ici fin et détaillé, précis avec des personnages assez étonnants et des décors détaillés, sans oublier des couleurs qui nous font entrer dans l'ambiance de la série tout de suite. Enfin, c'est surtout vrai pour les premiers albums, car plus la série "avance", plus le dessin se dégrade en devenant moins détaillé, plus grossier avec un encrage plus gras. Adèle elle-même devient nettement moins belle vers la fin de la série, et je placerais ce "changement" de style après le tome 6. Et c'est pareil pour le scénario, j'ai pas du tout adhéré à l'ambiance et l'univers de la série (même en prenant en compte que la série est un hommage aux feuilletons kitsch, ce que je n'avais pas capté). A chaque fois, Tardi nous sort (et c'est encore plus vrai à partir du tome 6), une espèce de délire mystico-polar fantastique et/ou mythologique, avec des courses poursuites dans Paris et une multitude de personnages différents, piochés en général dans les tomes précédents, tous plus ennuyants les uns que les autres. Sans compter que les tomes 7 et 8 ont vraiment une intrigue simpliste. Il y a aussi le personnage d'Adèle qui est loin d'être sympathique : froide et hautaine, elle a vraiment un caractère de m***e, et vers la fin -encore une fois- elle semble complétement se désintéresser de ses aventures. Sur pas mal de scènes, j'ai trouvé la narration ratée (en gros, c'était le bordel), ce qui m'a fait encore plus décrocher. Un autre truc qui m'a irrité, les références à ses autres séries (surtout Adieu Brindavoine, comme si il aurait fallu avoir lu toute l'œuvre de Tardi dans l'ordre chronologique). J'ai donc trouvé la série en général plutôt ratée (il y a 2-3 idées plutôt bonnes comme les monstres de l'album 7, mais ça ne suffit pas à rattraper les défauts). Meilleurs tomes : 2 et 5 (3/5). Moins bons tomes : 4, 7 et 8 (1/5). Allez Adèle, continue à ne plus croire en tes aventures, mais désormais, elles se feront sans moi, tu m'en voudras pas trop j'espère ?... Et je vais désormais m'intéresser plus à la partie historique de l'œuvre de Tardi.

24/04/2011 (modifier)

Un univers séduisant (Paris au début du XXe siècle), malgré des dessins et des couleurs à mon avis moyens (un ptérodactyle rouge vif, un homme préhistorique qui ressemble plus au gorille de l'île noire de Tintin qu'à l'homme de Tautavel...) Le gros problème pour moi est le scénario des différentes aventures d'Adèle, si bien qu'après la lecture de 6 tomes (qu'on m'a offerts), je n'ai pas envie de pousser plus loin ! Celui-ci est en effet complètement farfelu, pas du tout crédible, avec des rebondissements grotesques dignes d'un vaudeville de bas étage. On n'est pas entrainé dans cette histoire dont le déroulement est cousu de fil blanc (pas sec ! ^^)... J'ajoute que, parfois, je me suis un peu perdu dans la nuée de personnages qui entrent en scène...Sans toujours bien comprendre leur réelle utilité dans l'intrigue. Bref, Tardi ne m'a pas conquis avec cette série... (2)

05/04/2011 (MAJ le 10/04/2011) (modifier)
Par Pasukare
Note: 1/5
L'avatar du posteur Pasukare

Je ne connaissais pas du tout la série des aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec lorsque Luc Besson a sorti son adaptation cinématographique il y a quelques semaines. Ayant adoré le film, je me suis décidée à emprunter les albums pour combler ce manque dans ma culture BD… et le gouffre est énorme ! Et pourtant, certaines de mes connaissances qui avaient lu la BD avant d’aller voir le film disent que le film est fidèle à la BD… comprends pas… Alors oui, on retrouve bien dans le film des intrigues présentes dans les 2 premiers tomes, la baignoire d’Adèle et la cascade de coups de fil entre les responsables politiques et de la police pour se refiler l’enquête, la résurrection du ptérodactyle, la momie, mais autant j’ai adoré le film, autant la BD ne me convainc pas du tout (du tout). Bon, la première raison est évidemment le dessin et les couleurs : je ne suis pas une inconditionnelle de Tardi, bien au contraire. Mais à la limite, la série étant un peu moisie, j’étais prête à m’en contenter. Ce qui me déplait principalement dans cette série, c’est le côté kitch que je n’arrive pas du tout à prendre avec le recul nécessaire (alors qu’il passe très bien au cinéma), la narration en voix off qui donne parfois l’impression de prendre le lecteur pour un benêt, et le sac de nouille des enquêtes avec leurs rebondissements à la Scoubidou, les méchants cachés sous des masques, qui en fait sont ceux qu’on croyait être les gentils… Le courant n’est donc pas passé avec moi, peut-être faut-il avoir connu la série à ses débuts, où être amateur de moisi et/ou de Tardi pour apprécier… Défaite par abandon au 3ème tome…

02/07/2010 (modifier)

À l'occasion de la sortie du film de Luc Besson, Casterman a ressorti les 8 premiers tomes d'Adèle Blanc-sec dans de jolis coffrets avec goodies. L'occasion pour moi de redécouvrir la série (qui m'avait marqué il y a près de 20 ans, mais dont je n'avais plus beaucoup de souvenirs). Eh bien, c'est vraiment très bien, je suis étonné d'apprécier autant. Je n'ai lu que les 5 premiers tomes pour le moment, mais mon intérêt ne faiblit pas. La chose qui m'a le plus étonné, c'est le fait que la série porte le nom d'une héroïne que l'on ne voit pas si souvent que ça (la palme revient au tome 5, où elle n'apparaît qu'à la fin, de dos). C'est surtout la narration qui m'a charmé, avec ce côté foutraque et pince sans rire, et des personnages secondaires bien trempés. Bref, pour une BD dont les premiers tomes ont mon âge, je suis enchanté !

01/05/2010 (modifier)