Les derniers avis (49230 avis)

Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Rosamée
Rosamée

Rosamée raconte l'histoire d'une jeune fille vivant sur une île isolée qui, en bravant un interdit pour retrouver son meilleur ami disparu, entreprend un voyage initiatique où elle sera confrontée à des secrets, des croyances anciennes et à la nécessité de tracer sa propre voie. Rosamée est une jolie trilogie jeunesse qui séduit d'abord par son aspect visuel. Le dessin de Berny est sans doute le principal atout de la série : souple, expressif, très maîtrisé, il évoque autant l'univers de l'animation que la souplesse du trait de Cyril Pedrosa. Les décors, les couleurs et la mise en scène donnent régulièrement envie de tourner les pages, même lorsque le récit peine un peu à suivre le même niveau d'inspiration. Car si l'histoire est globalement agréable et suffisamment intrigante pour donner envie d'aller au bout, son rythme narratif m'a laissé plus réservé. Le premier tome repose sur un ressort extrêmement classique : une enfant à qui l'on interdit d'aller dans un lieu mystérieux sans jamais lui expliquer pourquoi. On comprend immédiatement ce qui va se passer et pourtant cette mise en place occupe la totalité de l'album. Le deuxième tome est lui aussi dans une veine assez convenue, proche du conte pour enfants. Rosamée atteint enfin le lieu interdit, y rencontre des personnages inquiétants qui se montrent d'abord accueillants avant de révéler assez vite leur véritable nature. L'ensemble fonctionne correctement mais s'étire là aussi sur un volume entier, avec des personnages et des situations davantage guidés par le symbolisme et la métaphore que par une logique réaliste. C'est finalement dans le troisième tome que l'intrigue prend une direction un peu moins attendue, plus concrète dans un premier temps, avant de développer à nouveau ses thèmes sur l'émancipation, la remise en question des traditions et la capacité des nouvelles générations à s'affranchir des croyances héritées. Les révélations apportent un supplément de sens à l'ensemble, même si elles conservent ce ton de fable symbolique qui caractérise toute la série. Malheureusement, cette dernière partie donne aussi l'impression que les auteurs ont dû conclure la série plus vite que prévu. La fin paraît précipitée et plusieurs éléments auraient mérité davantage de développement. J'ai le sentiment que le contenu des deux premiers tomes auraient pu être davantage condensé, afin de laisser plus d'espace à l'intrigue du dernier tome et à la conclusion. Une lecture sympathique, portée par un dessin réussi et un univers agréable à parcourir, mais dont la narration manque au départ trop de densité et d'originalité pour exploiter pleinement son potentiel.

07/06/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Valérian
Valérian

J'ai commencé par L'empire des 1000 planètes, qui m'a ébloui. Hélas, le reste, moins ! Parfois, on éprouve une certaine lassitude et ennui sans qu'une œuvre ait franchement démérité. Peut-être l'enthousiasme de la nouveauté l'a-t-il fait surestimer ? J'aime bien les héros, le trait n'est pas mauvais mais je me suis lassé, les intrigues ne m'ayant pas happé, loin de là ! Or donc, quand tout est calme, il faut de fort belles images ou des dialogues brillantissimes, et ce n'est pas la cas. Un peu dans le même genre, on a transformé l'essai dans Orbital ! Signe qui ne trompe pas, j'attends la suite, celle de notre série, non. Je comprends que certains se fixent sur Laureline : il y a si peu d'héroïnes un tant soit peu charismatique. Mais en humain, Yoko Tsuno est mieux, à mon avis. Et pour ne pas être humaine, l'héroïne d'Orbital ne lui cède en rien. Et cerise sur le gâteau, le héros n'a rien du presque benêt Valérian ! Le dessin est tellement plus beau et original : on voit tout le tranchant des aventures, des dilemmes, et il y a un certain flou, comme dans la vie.

07/06/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Osamu Tezuka - Une vie en manga (Osamu Tezuka - Biographie)
Osamu Tezuka - Une vie en manga (Osamu Tezuka - Biographie)

2.5 La grosse biographie d'Osamu Tezuka par son studio et disons que ça se voit un peu trop par moment lorsqu'on sort la brosse à luire et qu'on parle à quel point Tezuka était un grand maitre du manga et qu''il était un conteur génial né. Heureusement, on le montre aussi dans des situations qui ne le mettent pas trop en valeur et au travers de sa vie on voit une bonne partie de l'histoire du manga et des changements de la société japonaise pendant une bonne partie du vingtième siècle. Ce manga n'est pas dénué d'intérêt, mais c'est trop long et surtout c'est un peu trop répétitif. À force de voir Tezuka accepter un boulot, avoir des problèmes avec ces éditeurs parce qu'il est toujours en retard, produire des animes...ben on dirait qu'on tourne un peu en rond. On est loin des longues sagas excitantes que Tezuka lui-même faisait. Le pire est qu'on a droit à des extraits de différentes œuvres autobiographiques que Tezuka a faites au cours de sa vie et elles ont l'air plus passionnantes à lire.

07/06/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Achille Talon
Achille Talon

Positif : le dessin, l'effet de surprise puis d'amusement pour le style empoupé d'Achille Talon. Après, il a fini par m'ennuyer mais j'en verrais bien quelques planches à l'occasion. Pour la nostalgie. S'il a une vérité sociologique, tant d'autres bd ne font pas moins. C'est vraiment les discours d'Achille et sa manière de se tenir qui sont originales, ça peut plaire, déplaire, indifférer… A mon avis, on est quand même loin, bien loin de Gaston Lagaffe ou même des insultes variées du capitaine Haddock !

06/06/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Je suis un vampire
Je suis un vampire

Le vampire est plutôt sympa, l'histoire aussi mais sans rien de bien marquant…. C'est l'image et le garçon qui obligent à tourner les pages, je pense. En tout cas, je les ai bien aimés tous les deux, il y a longtemps, quand je les ai lus… Naviguer ici c'est se tenir au courant des nouveautés, mais aussi se rappeler du passé. Cette bd me paraît assez raisonnable, ceci dit : se nourrir de sang n'implique pas de tuer des humains, boire le sang du steak comme notre héros, ou je pense se mettre d'accord avec quelque boucher ou paysan ou saigner des rats serait possible. Il n'est pas interdit de se demander ce que donnerait le mariage non de plats et de vin, mais de sang et de vin !

06/06/2026 (modifier)
Par Talum
Note: 3/5
Couverture de la série Les Princes d'Arclan
Les Princes d'Arclan

C’est une aventure fantasy légère, agrémentée d’une touche d’enquête, qui se lit agréablement en une ou deux soirées. Même si le dessin comme le scénario ne proposent rien de véritablement exceptionnel, l’histoire reste captivante et parvient à immerger efficacement le lecteur dans une atmosphère de fantasy coloniale inspirée des Caraïbes. L’univers évoque l’époque des compagnies commerciales maritimes et des États insulaires caribéens, transposée dans un cadre fantastique. Ce n’est ni le récit le plus profond ni le plus ambitieux, mais il parvient sans difficulté à maintenir l’intérêt jusqu’à la dernière page. Parmi les points faibles, je noterais qu’Olgo et Lekard, deux des personnages principaux, se ressemblent beaucoup : mêmes visages, mêmes barbes, coiffures très proches et même couleur de cheveux. Au début, il n’est pas toujours facile de les distinguer ou de les mémoriser. J’ai également eu l’impression que l’auteur ne faisait qu’effleurer un univers beaucoup plus vaste, riche en histoires potentielles. Le cadre paraît bien plus grand que l’intrigue elle-même. Ce que nous lisons n’est finalement qu’une histoire parmi des centaines d’autres possibles : celle de quatre personnages aux objectifs et motivations différents, dont les destins se croisent de manière habile. Au final, c’est une bonne bande dessinée de divertissement : agréable à lire, immersive et cohérente. Elle ne cherche pas à révolutionner le genre ni à transmettre des idées particulièrement marquantes, mais elle remplit parfaitement son rôle. Une lecture sympathique, sans être pour autant mémorable ou exceptionnelle.

06/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Judee Sill
Judee Sill

Je ne connaissais pas du tout cette artiste. Ce que m'en ont fait connaitre les auteurs m'a fait penser à la destinée météorique d'une autre artiste (que je ne connais pas en profondeur, et qui a connu une plus grande célébrité), à savoir Amy Winehouse: une carrière courte, un gros talent (vocal entre autres) et une fin sordide, rongée par les drogues. Le fait qu'il n'y ait finalement pas trop d'informations précises concernant la biographie de Judee Sill a sans doute été une chance pour les auteurs. En leur évitant la banale chronologie illustrée, ils ont été vers la construction d'une ambiance - très bien rendue - d'une époque, la Californie des années 1960-70. Et finalement, ça finit par rendre attachante, touchante cette femme, qui, pourtant, a priori, ne déclenche pas spontanément l'empathie, car violente, impulsive, autocentrée. Un album qui est aussi le reflet d’une époque où la vie pouvait se brûler – rapidement – par tous les bouts. Mais aussi le portrait d’une gamine qui avait plein de rêve dans la tête, et qui n’a pas voulu faire de concession pour les abandonner, quitte à ce qu’ils se transforment en cauchemars. Le dessin est plutôt agréable. Avec une volonté de bien faire ressortir l’ambiance power-flower et la prise de drogues (quelques cases très psychédéliques). Un petit détail cependant page 20, une erreur dans une case : un personnage passe d'une chemise à carreaux roses à une chemise unie grise, puis reprend la bonne couleur la case suivante... Une lecture intéressante en tout cas.

05/06/2026 (modifier)
Par Talum
Note: 3/5
Couverture de la série Hurlevent (Duval/Créty)
Hurlevent (Duval/Créty)

Pendant ma lecture, j’ai constamment eu l’impression que quelque chose de vraiment passionnant allait enfin arriver. Mais le troisième tome s’est terminé sans que cette promesse soit réellement tenue. Au final, je suis resté quelque peu déçu. À mon avis, les personnages principaux sont assez peu développés. En trois tomes, on apprend finalement très peu de choses sur eux, ce qui rend difficile de s’y attacher ou de partager leurs émotions. Quant au mystérieux fléau qui s’abat sur le monde, il ressemble davantage à un outil scénaristique qu’à une véritable énigme captivante. En revanche, le dessin est nettement supérieur au scénario. C’est un de ces cas où la partie visuelle surpasse le récit. Les paysages, les détails de l’univers et les personnages eux-mêmes sont bien plus travaillés que l’histoire qu’ils servent. Je ne peux pas dire que la lecture ait été désagréable. C’est plutôt que l’histoire n’a pas répondu aux attentes qu’elle avait elle-même suscitées. En trois tomes, il aurait été possible d’approfondir davantage les personnages et leurs relations, mais cela ne se produit jamais vraiment. Malgré tout, je ne regrette pas d’avoir lu cette série. Elle possède un certain charme : le mélange d’esthétique Renaissance et de paysages désertiques crée une atmosphère à la fois intrigante et dépaysante. Cependant, ce choix esthétique est très peu justifié par l’univers lui-même. On a l’impression qu’il a surtout été retenu pour son apparence visuelle. Personnellement, j’aurais aimé que la culture, l’organisation de la société et l’histoire du monde soient davantage liées entre elles, car ce sont précisément ces éléments qui rendent un univers fictif véritablement crédible.

05/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Total (Premium+ / Développement durable)
Total (Premium+ / Développement durable)

Dans un futur proche où l'argent semble avoir remplacé toute autre valeur, un magnat obsédé par la richesse se livre à son ancien psychiatre dans un récit mêlant capitalisme débridé, robots, extraterrestres et réflexions sur la nature humaine. C'est une BD assez étrange mais suffisamment intrigante pour m'avoir donner envie d'aller jusqu'au bout. Ugo Bienvenu imagine un futur légèrement loufoque tout en restant crédible, rempli d'idées originales sur l'évolution de la société, les rapports humains et la place de l'argent. Même lorsque le récit part dans des directions inattendues, il conserve une vraie capacité à susciter la curiosité. En revanche, tout n'est pas réussi. Le dessin alterne entre des planches pleines d'élégance et des personnages parfois franchement disgracieux, avec des visages ou des anatomies qui m'ont souvent paru maladroits. Le récit est également beaucoup trop bavard, multipliant les longues digressions philosophiques, sociologiques ou financières parfois complètement fantaisistes dont certaines m'ont semblé assez barbantes. Malgré ces défauts, ce petit pavé se lit assez vite grâce à son originalité et à son foisonnement d'idées. Une curiosité intéressante que je ne regrette pas d'avoir lue, même si je ne suis pas certain de la conseiller à l'achat. Note : 2,5/5

05/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Equinox
Equinox

Un monde magique où la pleine lune permet aux humains de se transformer en animaux merveilleux le temps d'une nuit de liberté, avant que tout ne bascule lorsqu'un mystérieux trait rouge détruit la lune et fait s'effondrer cet équilibre. Les héroïnes sont quatre apprenties prêtresses liées à cette lune, chacune associée à un cheval totem différent. Accusées à tort par une population qui cherche des responsables, elles doivent fuir à travers les Couloirs Noirs, des passages vers d'autres lieux et d'autres mondes, dans un univers qui devient progressivement hostile et dévasté. Au départ, j'avais trouvé que la série s'adressait clairement en priorité à un public de jeunes adolescentes amatrices de shojo, de fantasy et de chevaux, avec une approche très romantique de l'aventure. Le trait d'Aurora Gate, à mi-chemin entre l'école Disney et le manga, repose sur une colorisation numérique aux tons pastel. Même si l'expressivité reste parfois limitée, les personnages sont globalement maîtrisés et les chevaux sont particulièrement réussis, ce qui se sent comme une vraie passion de l'autrice. Avec la progression des cinq tomes qui forment le premier cycle, je nuance un peu mon impression initiale. Si je reste en retrait sur le ton global et certaines facilités de l'intrigue, je reconnais que l'univers prend de l'ampleur et que la série gagne en densité, notamment à travers ses thématiques de séparation, de confiance et de transformation des personnages. L'aspect épique et romantique fonctionne mieux qu'au départ, surtout dans la montée en tension et les évolutions plus sombres de certaines héroïnes. Il y a parfois un côté qui m'évoque Sailor Moon, entre destin, sororité et aventure ésotérique, même si la narration reste assez balisée. Je reste néanmoins mitigé, car je ne suis sans doute pas le bon public. J'ai trouvé les personnages et certaines situations trop nunuches par moments, avec des péripéties assez prévisibles, notamment dans la dispersion des héroïnes ou les réactions souvent très caricaturales des peuples face aux prêtresses : tantôt trop vite haineux envers elles, tantôt trop enthousiastes, on sent les figurants sans âme qui ne font que servir un récit. Le manque de nuance et de crédibilité dans certains enchaînements m'a régulièrement tenu à distance. Cela dit, si l'on est dans le public cible, la série peut fonctionner bien davantage que ce que mon ressenti personnel laisse paraître. Si l'on est sensible à cet univers de fantasy romantique, aux codes proches du shojo et à la mise en avant des liens entre héroïnes et chevaux, la qualité du dessin, la cohérence visuelle et l'évolution plus ambitieuse sur la durée peuvent emporter l'adhésion, là où je reste personnellement à distance. Note : 2,5/5

11/01/2023 (MAJ le 05/06/2026) (modifier)