Les derniers avis (48482 avis)

Couverture de la série Röd i Snön
Röd i Snön

Un polar nordique. Un énième serait-on tenté de dire tant ils semblent être à la mode. Mais celui-ci est espagnol ! Un auteur espagnol donc, un dessin asse minimaliste et stylisé, des options « fantastiques » relativement soft et originales (le fantôme/double du héros – les deux dialoguant comme si de rien n’était) et un assureur en guise d’enquêteur. On a là un récit qui, doucement, semble sortir de l’ordinaire, sans jamais trop s’en éloigner en fait. Si le meurtre dont il est question est un peu bizarre et tiré par les cheveux, et si le rythme est lent, on ne s’ennuie jamais, et l’ambiance grisâtre (à peine traversée par le rouge vif du pelage d’un renard ou de la chevelure de la policière), ajoute à l’étrangeté de cette histoire, qui se laisse lire plutôt agréablement. Avec un chouette format à l’italienne (que j’apprécie), on a là un polar d’atmosphère réussi. Note réelle 3,5/5.

19/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Dix Secondes
Dix Secondes

Je ne connais que Un Eté en apnée (Simon & Louise) (et son versant) de l’auteur, une œuvre que j’avais trouvé fort sympathique mais fugace. Avec 10 secondes, l’auteur a réussi à me faire l’effet inverse, forcément on troque les amours de jeunesse pour leur mal-être. On retrouve sa patte graphique fluide et « simple », un album qui se lit très facilement mais @#%£%!! que l’histoire (enfin surtout le héros) m’a énervé. Pourtant on a le même parcours de jeunesse (localisation, conneries, expériences …) mais sans l’ennui, l’inconscience et l’autodestruction. Il y a une certaine froideur et justesse dans la façon de raconter cette histoire mais je ne la relirais jamais. En tout cas ça suscite pas mal d’émotions (énervement, incompréhension, déprime …).

19/01/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le Voile noir
Le Voile noir

Pauline est partie en Syrakie pour rejoindre les rangs du Grand Khalifat, mais elle ne donne plus signe de vie. L'intrépide Gina décide de suivre ses traces afin de la retrouver et de la ramener à la maison. De son côté, sa tante se lance elle aussi dans l'aventure, en se faisant passer pour un homme. Le sujet de cette BD est clairement casse-gueule : traiter de l'embrigadement djihadiste, de la condition des femmes sous Daech et de la radicalisation via les réseaux sociaux sur le mode de l'aventure humoristique, afin de dénoncer l'absurdité, la violence et les contradictions d'un système profondément inhumain. Le mélange parait presque indécent. Et pourtant, cela fonctionne plus ou moins, même si je reste partagé, oscillant entre malaise et amusement. Au dessin, on retrouve Cha, dont le style dynamique ainsi que le trait humoristique et expressif sont bien adaptés au ton du récit. J'apprécie son graphisme, qui fonctionne efficacement pour une aventure légère, avec un visuel rappelant parfois l'école de Marcinelle. Le scénario adopte un rythme rapide et ne s'encombre pas excessivement de réalisme. Il déroule avec efficacité les différentes étapes de l'embrigadement, depuis le fantasme vendu aux jeunes filles jusqu'à la réalité d'un enfermement total, fait de dépossession du corps et de la volonté. Le regard porté sur la condition féminine est sans ambiguïté, clairement féministe, et certains passages parviennent à faire sourire tout en mettant mal à l'aise. Cet humour permet parfois de rendre supportable l'insoutenable, même si l'équilibre reste fragile et ne fonctionnera pas pour tous les lecteurs. C'est là que mon avis se divise. L'humour, très caricatural et souvent potache, fait mouche par moments, notamment grâce à la bêtise des combattants du Khalifat et au personnage excessif de la tante Alice, même si celui-ci est parfois trop appuyé. Le récit oscille en permanence entre dénonciation sérieuse et farce, sans toujours trouver la bonne distance. À vouloir rester accessible, sans doute pour toucher un public adolescent, l'intrigue survole parfois ses enjeux et donne trop souvent une impression de facilité, voire de prévisibilité. Tout parait trop simple pour les héroïnes, entre coïncidences énormes et coups de chance répétés, ce qui tend à atténuer la perception du danger et de l'horreur subis par les victimes de l'Etat Islamique. J'ai donc lu une BD surprenante par le choix de son sujet et par la légèreté assumée de son traitement. Elle présente des maladresses et des limites évidentes, mais se révèle aussi sincère et courageuse dans sa tentative d'informer tout en désacralisant l'horreur par le rire et la caricature. La lecture est restée plaisante, ponctuée de quelques sourires jaunes, mais aussi d'un léger malaise persistant face à la facilité avec laquelle est abordé un cauchemar bien réel vécu par la population syrienne et par des embrigadés trompés par la propagande islamiste.

19/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Le Cinquième Beatles - L'Histoire de Brian Epstein
Le Cinquième Beatles - L'Histoire de Brian Epstein

On oublie que derrière tout artiste, savant ou autre qui réussit il y a sa compagne ou son compagnon et/ou un entrepreneur. Voire une équipe ! L'artiste maudit ? Celui qui se retrouve, alpiniste solitaire sans tous ces merveilleux sherpas ! Découvrir leur rôle ou leur personnalité ne fait pas mal : n'étant pas très branché musique, je ne connaissais pas le producteur dont on parle, ça tombe bien, l'homosexuel juif ou le Juif homosexuel ? A part manager, j'ignore ce qui importait le plus pour lui. Donc, pourquoi je dis que ça tombe bien ? Eh bien, parce que les homosexuels et les Juifs ne nuisent pas plus que les autres à leur prochain, et qu'on ne cesse de les rabaisser sous des motifs récurrents aussi bien que changeants. Certains n'ont de créativité que dans ce domaine, ce qui me semble énigmatique… Pour ce qui est du dessin, c'est comme l'histoire, que j'ai bien aimé, sans plus, à lire, pas forcément à relire. Quand je parle d'histoire, je veux aussi dire la manière dont elle est menée, dans ce commentaire et dans d'autres, sinon, je dirais que le sujet est gâché.

19/01/2026 (modifier)
Par Blue boy
Note: 3/5
Couverture de la série Frangipane
Frangipane

Auteur prolixe, Hervé Bourhis n’a pas perdu de temps depuis ses récentes escapades dans le passé : un biopic sur Paul Mc Cartney (Paul) et un polar, en tant que scénariste, dans les USA des seventies (tome 3 d’ American Parano). Ici, point de nostalgie, tant s’en faut, Bourhis revient dans un présent qui ne nous paraîtra que trop familier, mais un présent au conditionnel qui taquine le futur puisque l’action se déroule dans un avenir proche. Pour ce faire, l’auteur a actionné tous les leviers de la comédie déglinguée. Sur 80 pages sans temps morts, la lecture est très rapide mais elle fait tout de même son petit effet. « Frangipane », « comédie française pâtissière », semble avoir été écrite dans l’urgence, comme si Bourhis avait éprouvé le besoin d’exprimer sa saturation mentale à propos d’une époque, la nôtre donc, cernée par l’incertitude et les menaces, comme jamais dans l’Histoire récente. En jouant sur le décalage entre la préoccupation du protagoniste principal, Etienne — trouver impérativement une galette à la frangipane à l’occasion des retrouvailles familiales annuelles — et un contexte tendu (grèves, manifestations, guerre en Ukraine conjoncture d’événements ayant conduit à la pénurie de frangipane…), Hervé Bourhis a su produire une comédie grinçante à souhait, tel un miroir dans lequel chacun pourra se reconnaître plus ou moins. Et là, oui, ça pique un peu. De même, il a parfaitement synthétisé notre époque, où les valeurs semblent s’inverser, où les opinions se polarisent, où le débat semble parfois impossible dans un climat hystérisé par les discours d’extrême-droite, relayés par une sorte d’internationale mediatico-politico-financière. Et tant pis si le réchauffement climatique s’accélère et les inégalités s’amplifient… Même si les personnages apparaissent un rien caricaturaux, n’oublions pas qu’il s’agit d’une comédie, et l’analyse sociologique est plutôt pertinente. Etienne appartient à une espèce que tout le monde a pu côtoyer : L’ancien étudiant contestataire qui tente à cinquante balais de dissimuler ses échecs sous une panoplie de startuper, le podcast vissé dans les oreilles tout en baragouinant du « globish » dans son smartphone, et à côté de ça beauf râleur et arrogant qui se fantasme en rebelle éternel, prêt à faite un scandale au supermarché si on ne lui donne pas sa galette, peu importe si les stocks sont vides ! Sa sœur, « persona » de quadra gauchiste aux cheveux « jaunes et rouges », lesbienne « libérée » post-coming-out, mais restant au fond d’elle attachée à certaines traditions (c’est elle qui maintient cette réunion familiale annuelle autour de la galette, parce que Noël c’est trop ringard…). Quant au grand-père, qui s’est emmuré dans un silence réprobateur, il donne l’impression de subir la présence de ses enfants… Heureusement il y a Cerise, sa petite-fille pré-ado, avec qui il a une relation plus complice. La frangipane, c’est le cadet de ses soucis. Ce qui l’intéresse, elle, c’est de créer des potages, alors elle passe beaucoup de temps dans le jardin à dorloter ses légumes. Peu bavarde avec son oncle et sa tante, c’est elle qui a l’air d’être la plus saine d’esprit face à ces adultes s’auto-caricaturant jusqu’au ridicule… D’un point de vue graphique, on pourra toujours trouver que Bourhis a fait mieux, mais ce style foutraco-minimaliste et faux-bâclé, ce trait mariant allègrement (sans transition ?) mines dures et mines tendres, c’est sa patte et ça fonctionne assez bien. Dans cette approche comique, il y a une scène presque glaçante soulignant à merveille une certaine désinvolture ambiante, celle de la fête chez les voisins où chaque convive porte le masque d’une personnalité médiatique, type Trump (évidemment…), Xi-Jing Ping, Balkany ou professeur Raoult (je n’ai pas reconnu les autres…). Pour un peu, on se croirait dans Rosemary’s Baby, chaque participant étant tenu de rire avec tout le groupe à la moindre blague pourrie, sous l’emprise du gaz hilarant… Mais surtout, on retiendra de ce livre la forte ressemblance du personnage d’Etienne avec Jean-Pierre Bacri, qu’on aurait en effet très bien vu dans le rôle si « Frangipane » était un film… Et on peut facilement y voir un hommage de la part de l’auteur. Globalement, cette comédie grinçante où les dialogues font mouche constitue une lecture bienvenue au milieu d’une actualité nationale et internationale plus qu’inquiétantes. Preuve qu’on peut traiter un sujet très sérieux sur un mode burlesque et léger, sans pour autant fermer les écoutilles du déni et de l’impuissance, celles qui nous font dire parfois que désolé-mais-le-monde-actuel-est-trop-angoissant-je-préfère-rester-dans-ma-bulle-et-tant-pis-de-toute-façon-tout-va-péter-et-on-va-tous-mourir. A travers les personnages d’Etienne et Adèle, Hervé Bourhis laisse pointer une rage diffuse et souligne — avec humour certes — la part de responsabilité de ceux qui ont renoncé à leurs idéaux de jeunesse pour un confort tout relatif, tout en acquiesçant aux errements d’une classe politique censée les représenter. Des errements qui ont sans doute contribué au contexte actuel quelque peu anxiogène. Pour éviter de sombrer dans le catastrophisme, le parti pris d’une comédie paraissait approprié voire salutaire. Le livre se termine tout de même sur une belle note d’espoir, car, tout burlesque soit-il, « Frangipane » réserve aussi quelques phases plus touchantes. On pense en particulier aux paroles confiées à Cerise par sa grand-mère mourante, vers la fin, soulignant chez l’auteur l’importance de la transmission.

18/01/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série La Terre verte
La Terre verte

2.5 Contrairement à bien d'autres sur ce site, je ne suis pas un inconditionnel d'Alain Ayroles. Il a fait de bons et de moins bons albums, mais au moins jusqu'à présent il avait au minimum réussi à me divertir. Ici je pense que c'est la première fois que j'ai fini par m'ennuyer en lisant un de ses scénarios. L'idée de départ est pas trop mal, même si cela peu sembler bizarre de relocaliser la trame narrative de la pièce Richard III dans un autre pays, mais bon il faut dire qu’on ne voit pas trop le Groenland dans les bd (quoique cela risque de changer vu l'actualité) et cela donne un côté original au scénario. Il y a des qualités dans le dessin que j'ai bien aimé et même dans le scénario, ce qui explique pourquoi j'ai hésité entre mettre deux ou trois étoiles. Il y a des scènes choc qui m'ont marqué et les auteurs utilisent bien l'histoire particulière du Groenland, mais il y avait aussi plein de passages qui m'ont semblé étirer inutilement le scénario et plus j'avançais plus j'ai fini par trouver le récit trop long, et le basculement dans la tragédie est cousu de fil blanc. Ajoutons que je trouve qu'Ayroles brasse trop de thèmes dans ce récit et que c'est souvent un peu trop décousu à mon goût. Dommage parce que je pense que rien que les relations entre les vikings et les habitants originaux du Groenland étaient un sujet assez vaste et passionnant pour en faire le scénario d'un album.

18/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Le Voyage des Pères
Le Voyage des Pères

Bien que n'étant pas très féru de religion, je me suis procuré le premier cycle de cette série au vu des très bons avis qu'elle a reçus sur notre site préféré. Je dois dire que j'en ressors avec un avis assez mitigé. Je pense que je m'arrêterai donc à ce premier cycle, les avis étant nettement moins bons concernant le second... Pourtant, il faut reconnaitre que le scénario de départ est vraiment très original et ingénieux, l'histoire étant vécue à travers les yeux de 3 pères à la recherche de leurs fils devenus apôtres du Christ. Ce dernier est donc cantonné au rôle secondaire dans cette histoire. David Ratte nous compte ainsi les évangiles en basant l'essentiel du comique de la situation sur le décalage entre le point de vues de nos 3 pères qui perçoivent Jésus au départ comme le gourou d'une nouvelle secte. Jonas, vieillard au caractère bien trempé et un brin porté sur la bouteille, constitue véritablement le personnage le plus drôle de la série. Mais les scènes humoristiques et les anachronismes dans le langage n'ont réussi tout au plus à me tirer qu'un sourire sans jamais arriver à me faire rire (il est vrai que c'est assez difficile en BD...). Au final, ce qui m'empêche de mettre une note plus élevée est le côté un peu lisse de l'histoire. Je m'attendais à une série un peu plus caustique et critique, quitte à égratigner parfois le nouveau Testament. Le choix de David Ratte est tout autre en ne remettant rien en question mais en restant le plus fidèle possible aux évangiles. Si c'est un choix qui doit plaire aux Chrétiens (la BD a reçu le prix international de la BD Chrétienne), ça ne m'a pas totalement convaincu. Du point de vue de la mise en images, David Ratte à une réelle patte pour croquer les personnages. Leurs visages sont très expressifs et le découpage des scènes plutôt habile. J'ai trouvé en revanche les décors des cases et les paysages un peu trop pauvres par moment. Il y a beaucoup de cases sur fond uni où seul le personnage est dessiné. J'aurais apprécié un poil plus de détail. La colorisation, très informatisée, est également trop uniforme. J'aurais préféré une mise en couleurs plus traditionnelle, en rapport avec le sujet. Une BD dont je conseille toutefois la lecture, ne serait-ce que pour l'originalité du parti-pris de départ. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 6,5/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 5,5/10 NOTE GLOBALE : 12/20

18/01/2026 (modifier)
Couverture de la série La Nuit est belle
La Nuit est belle

Un récit feel good qui se laisse lire plutôt agréablement. La narration est fluide, et les quatre personnages qui se retrouvent, le temps d’une nuit à Paris sont attachants. Ils offrent leurs fêlures au regard des trois autres, dans une équipée plus ou moins sauvage, chacun essayant de guérir certaines frustrations, tentant d’évacuer certains regrets. Cherchant à vivre, malgré tout. Le fantôme d’Oscar Wilde est évidemment le personnage le plus surprenant, celui qui donne une touche originale qui pimente le récit et l’empêche de rester dans le convenu – ce qui guette parfois, même si on y échappe. Quelques touches d’humour dans les dialogues, surtout autour du bonhomme fuyant échec sentimental et le fisc, un loser sympathique, qui s’en prend pas mal dans la tronche (au propre comme au figuré). Quelques facilités aussi. Je ne parle pas du fantôme de Wilde, qu’on accepte facilement. Mais des deux interventions des flics, qui à chaque fois surgissent, gyrophares et sirènes hurlant, face à des délits de fuite et autres comportements dangereux de la part de nos quatre héros, puis qui disparaissent brusquement, sans que nos héros ne semblent risquer quoi que ce soit. Ça fait un peu artificiel quand même. C’est en tout cas une lecture sympathique.

18/01/2026 (modifier)
Couverture de la série L'Assassin qu'elle mérite
L'Assassin qu'elle mérite

Série solide, à la croisée de l’aventure et de la critique sociale. Le propos sur la folie de l’argent, le cynisme des élites et la fabrication des monstres sociaux est frontal, parfois volontairement immoral ou malsain, mais généralement cohérent avec l’intention du récit. Cette radicalité nourrit la réflexion sans verser dans la provocation gratuite. Les personnages constituent un point fort : ambivalents, rarement aimables, toujours lisibles dans leurs contradictions. Le cadre viennois puis parisien du début du XXe siècle est particulièrement réussi, avec un contraste net entre faste mondain et misère sociale, qui structure efficacement la narration et son discours. Graphiquement, l’ensemble est très convaincant. Dessin élégant, décors soignés, personnages expressifs. On perçoit toutefois des variations de style et de traitement d’un tome à l’autre, sans que cela nuise réellement à la lecture globale.

18/01/2026 (modifier)
Couverture de la série La Nuit des Temps
La Nuit des Temps

Tous comme mes prédécesseurs, j'avais lu le roman initial de René Barjavel lorsque j'étais au lycée, roman dont je gardais un bon souvenir bien qu'à l'époque j'étais beaucoup plus attiré par les livres d'épouvante que de SF pure (Stephen King, Graham Masterton, etc.) Au final, cette adaptation de ce roman par Christian De Metter n'est pas mauvaise en soi mais ne m'a pas transporté outre mesure. La faute tout d'abord au dessin que j'ai trouvé un peu froid, figé et avec des visages peu expressifs. C'est peut-être voulu par l'auteur afin de renforcer l'ambiance glaciale de cette base scientifique perdue en Antarctique. Le choix des traits des deux corps cryogénisés est également discutables, notamment ceux de la femme, bien trop stéréotypés à mon goût (blonde pulpeuse) et ne collant pas avec le type Amérindiens des personnages masculins. En tout cas, de mémoire, en lisant le roman, je ne m'étais pas imaginé les deux personnages venant du passé avec cette apparence. La colorisation est en revanche beaucoup plus réussie. S'agissant du scénario, il est très fidèle à celui de l’œuvre initiale. Cette adaptation a toutefois toutes les peines du monde à retranscrire le coup de foudre que connait l'un des scientifiques à la découverte de cette femme originelle cryogénisée. C'est là la principale carence de cette BD qui manque de poésie et de ce petit quelque chose qui fait que le lecteur va s'attacher aux personnages et se plonger corps et âme dans l'histoire. Ce ne fut ainsi pas le cas me concernant. J'ai lu cette BD sans déplaisir mais sans réellement me soucier de ce qui allait advenir des personnages. Quelques ficelles scénaristiques sont également assez faciles à deviner mais j'avais oublié cette très belle fin, comme un hommage au Roméo et Juliette de Shakespeare, qui relève quelque peu l'intérêt de l'ensemble. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 6,5/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 6,5/10 NOTE GLOBALE : 13/20

17/01/2026 (modifier)