Les derniers avis (48768 avis)

Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série L'Homme qui marche
L'Homme qui marche

Comme Le Promeneur et en partie Le Gourmet solitaire, cet album de Taniguchi propose une promenade contemplative aux côtés d'un homme qui marche simplement dans son quartier, observant ce qui l'entoure. Plus qu'une véritable histoire, c'est une succession de petits moments du quotidien qui invitent à ralentir et à prêter attention aux choses ordinaires. J’ai apprécié cette balade très intérieure, presque muette, qui dégage une vraie sensation de calme. Le dessin, fidèle au style de Taniguchi, reste assez classique mais impressionne par la précision de ses décors : rues typiquement japonaises, parcs ou coins de nature dégagent une atmosphère apaisante. L’auteur parvient à transmettre ce plaisir simple de marcher et d’observer ce qui nous entoure, qu’il fasse beau, qu’il pleuve ou qu’il fasse froid, comme une invitation à vivre en harmonie avec son environnement et à redécouvrir les petits plaisirs ordinaires que l’on oublie souvent dans un quotidien trop pressé. Il faut admettre toutefois que l’album pousse très loin cette logique de scènes d’ambiance, parfois au point de donner l’impression qu’il ne se passe vraiment rien. J'ai donc passé un moment agréable mais je suis resté un peu extérieur au récit : il manque une histoire plus construite ou plus émotive, comme dans d’autres œuvres marquantes de Taniguchi. Sans être foncièrement emporté par cette lecture qui n'est plus une surprise pour moi qui ai lu beaucoup de séries de cet auteur, j'ai retrouvé avec plaisir sa philosophie et sa capacité à s'émerveiller de choses simples du quotidien. Une BD douce et contemplative, qui plaira surtout à ceux qui aiment prendre le temps de regarder.

09/03/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Freddie l'Arrangeur
Freddie l'Arrangeur

Un autre gros délire de Garth Ennis. J'ai souvent de la difficulté avec ses scénarios purement humoristiques, pour moi il fait parti des auteurs dont l'humour fonctionne mieux lorsque cela sert à contrebalancer un scénario sérieux. Ici, ce n’est pas trop mal parce que j'aime bien l'idée de départ (un type qui arrange les problèmes causés par des créatures fantastiques) et la plupart du temps j'ai souris. Les situations sont bien trouvées et je ne savais jamais ce qui allait se passer ensuite. Le dessin est sympathique. Le seul problème est que le scénario est au final trop léger pour être mémorable, mais au moins cela se termine avant qu'Ennis étire trop le concept. Un album à emprunter à la bibliothèque.

09/03/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Ribbon Queen
Ribbon Queen

Garth Ennis signe une série policière d'horreur pas mal. Le scénario mets en vedette une femme policière qui se retrouve dans une enquête qui mélange policiers voyous, la misogynie et le paranormal. Ennis traite de plusieurs sujets actuels: la violence faites aux femmes, la masculinité toxique et les brutalités policières et il fait de manière assez subtil comme il en est capable lorsqu'il ne tombe pas dans ses travers. On ne retrouve pas son humour trash, mais il y a des scènes gores qui j'imagine vont rendre content les amateurs du genre. Personnellement, à force d'avoir vu ce genre de scènes gores censé être choquant et ben j'ai fini par être désensibilisé. J'ai bien aimé ce récit même si je trouve qu'il manque quelques choses pour le rendre captivant. Il faut dire que je ne suis pas trop fan du dessin qui est le style de dessin réaliste qu'on retrouve dans pleins de comics modernes et que je trouve juste fade et sans personnalités. J'ai tout de même réussi à ressentir de l'empathie pour les deux personnages féminins importants de l'album. Le scénario évite l'erreur de dénoncer le sexisme avec un récit manichéen oû tous les hommes sont des gros méchants et les femmes toutes des pur victimes. L'héroïne est complexe et à des défauts.

09/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Son of a gun!
Son of a gun!

Je serai plus vache dans ma note que mes prédécesseurs mais je confirme la bonne réussite de ce tome, une lecture plutôt bien agréable. Les ingrédients ne surprendront pas mais restent bien agencés. L’histoire ne s’encombre pas d’un grand réalisme mais le lecteur passera forcément un bon moment. La partie graphique assure parfaitement le taf. L’humour marche bien, les personnages (ou les animaux) sont bien typés, la construction en chapitres est sympathique … en fait si ce n’est ce côté trop léger (à mon goût) et cette fin pas aussi bonne qu’escomptée, je n’ai rien à dire de méchant. Un western réussi dans son registre mais j’avoue que je l’oublierai relativement vite.

09/03/2026 (modifier)
Par Ubrald
Note: 3/5
Couverture de la série Conan le Cimmérien
Conan le Cimmérien

Après lecture des 14 tomes. Ils sont corrects, ma note globale ne dépasse pas 3/5 et quelques-uns sont à 4/5. Je dis correct, car tout est très lisse, scolaire dans la mise en scène et le dessin. Je n’ai pas bien compris le choix de nombreux dessinateurs qui sont certes excellents, mais dont le style n’est pas adapté pour de la « barbare fantasy » tirant vers la dark fantasy. Pour ma part, les deux qui sortent du lot sont les tomes 9 « Les mangeurs d’hommes de Zamboula » et 10 « La maison aux trois bandits » : ils apportent quelque chose de beaucoup plus expressif, sauvage, charnel, avec une vraie sensualité dans la mise en scène, dans le dessin, le choix des couleurs et la présence magnétique des personnages. Note 4/5 avec coup de cœur. Mon tome préféré à tous points de vue, dessin, couleur, découpage, narration, ambiance etc, c’est celui de Gess : « Les mangeurs d’hommes de Zamboula ». Je trouve que c’est un auteur remarquable et complet ; on le voit notamment avec sa magnifique série « les contes de la pieuvre » dont par exemple Célestin et le coeur de Vendrezanne. Le talent de Virginie Augustin est tel que le tome 6 « Chimères de fer dans la clarté lunaire » est aussi brillant, même s’il reste sage pour un univers Cimmérien. Note 4/5 Le tome 8 « Le peuple du Cercle noir » de Sylvain Runberg & Jae-Kwang Park est vraiment bien réalisé, mais le dessin est très typé manga et du coup ne donne pas une interprétation assez réaliste du cimmérien à mon goût. Note 3,5/5 Le tome 13 « Xuthal la crépusculaire » de Christophe Bec est de bonne facture, mais je ressens toujours une sorte de malaise à la lecture de ses bd mis à part Carême. Note 3,5/5

09/03/2026 (modifier)
Par Cleck
Note: 3/5
Couverture de la série A la ligne
A la ligne

Le témoignage de Ponthus m'a enthousiasmé, aussi étais-je véritablement curieux de voir ce que donnerait son adaptation en roman graphique. Mais j'ai bien vite déchanté. Les illustrations sont certes élégantes, mais bien sages ! Nulle rage ici, nulle âpreté, nulle dureté ! Notre héros a par exemple une petite bouille ronde bien joviale quand j'escomptais lire dans son visage l'hargneuse ironie prolétarienne d'un punk anar' quelque peu revenu de ses illusions de jeunesse. De même, le récit surdécoupe les scénettes de l'essai, ne parvenant à en rendre ni la puissance poétique, ni la détresse sociale, ni même (chose plus surprenante) la dureté du travail déshumanisant. Le parcours de cet homme brisé se découvre ici paisiblement, sa vie de famille est tout juste survolée oubliant combien le travail, notamment de nuit, use les couples. Enfin, le regard sur la condition ouvrière et les ouvriers côtoyés vient presque contredire le militantisme originel : la bd insiste sur l'humour sexiste de l'insupportable collègue, sur les avantages contractuels des grévistes syndiqués, mais autrement moins sur le regard empli d'humanité, sur l'unité de classe malgré les inégalités de statut. Au risque de modifier le regard général et d'inviter son lecteur au mépris à l'égard de ces supposés "illettrés". Martinière ne parvient pas non plus à intégrer suffisamment d'éléments dans son récit pour que son lecteur comprenne véritablement combien le fait de fredonner en travaillant est bien plus qu'un moyen de combler l'ennui : il s'agit là véritablement d'une nécessité pour surmonter les terribles conditions de travail. La liste des remontrances paraît longue comme le bras, mais le matériau demeure de qualité, le projet davantage maladroitement mené que trahi. Néanmoins, mieux vaut relire Ceux qui me touchent ou le témoignage de Ponthus, et espérer que Julien Martinière parvienne à l'avenir à mieux structurer ses récits, à mieux découper ses BD, à s'éloigner du scénario pour en respecter davantage l'esprit que la trame séquencée.

08/03/2026 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
Couverture de la série Cécile la shérif
Cécile la shérif

L'héroïne, Cécile, fille de magistrat rêve de marcher dans les traces de son père et d'embrasser également une carrière dans la magistrature. Seulement, en 1848, la société de l'époque ne voit pas les choses comme cela. Ce type de carrière est réservé aux hommes tandis que la place des femmes est plutôt à la maison. Cécile ne l'entend pas de cette oreille. Il n'en faut pas plus pour embarquer avec elle dans un récit d'aventures, teinté de western et de féminisme. De western car sa route va la mener dans un village du sud des États Unis où elle héritera de l'étoile de shérif. De féminisme car ses talents d'oratrice lui serviront autant pour défendre les causes qu'elle estime justes, que pour plaider la cause de son genre dans un combat contre la discrimination. L'histoire s'appuie d'ailleurs sur quelques faits historiques pour étayer ce propos. Ce mix donne un récit burlesque et distrayant. Il y a quelques scènes assez sympathiques. Que ce soit la beuverie qui va la conduire vers les USA, l'attaque de train qu'elle va vivre lors de son premier voyage, ou son plaidoyer improvisé pour éviter la pendaison à ses agresseurs, il y a quelques passages cocasses. La dimension sociale est également abordée intelligemment et l'ensemble se tient sur 120 pages. Un premier album original, tant dans le graphisme que dans le propos.

08/03/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Fidji
Fidji

Un road-movie qui m'a semblé correct, sans plus. Il faut dire que les personnages et les situations qu'ils vivent sont un peu cliché: alors le héros est encore une fois un jeune trentenaire qui hésite encore devenir définitivement un adulte responsable avec sa copine ou continuer de faire le con avec son copain un peu toxique qu'il n'a plus vu depuis un an. Dites c'est quand la dernière fois que vous avez lu ou vu une œuvre de fiction où c'était la femme d'un couple qui était l'irresponsable ? Non je dis ça parce que j'ai déjà eu un collègue de travail qui avait la fibre paternelle et qui adorait sa fille pendant que la mère foutait rien et c'est lui qui payait tout. Pourquoi je vois jamais des gens qui sont comme ceux de mon entourage dans la fiction, est-ce que ma vie et la leur sont si extraordinaires que ça ? Pour revenir à la bd, le héros part donc en road-movie avec son meilleur pote qu'il n'a pas vu depuis un an après qui se soit disputé avec sa copine. Le voyage va être l'occasion pour le héros de mettre les points sur les i sur ce qu'il a vraiment envie de faire de sa vie et s'il a vraiment changé ou non en un an. Il y a des qualités dans cet album, le dessin est dynamique et il y a de bons dialogues, c'est juste que tout est trop classique et cousu de fils blancs, pour que cela reste une lecture marquante. Même les révélations de la fin, je les avais devinées au milieu de l'album, lorsque j'ai remarqué quelques incidents bizarres.

08/03/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Mémoires d'outre-espace
Mémoires d'outre-espace

Première anthologie d'Enki Bilal avant Mémoires d'autres temps qui sera publié vingt ans plus tard. A l'inverse du second recueil, celui ci est tout en couleurs. Il ne comporte pas de sommaire et il est plus condensé (45 pages contre 70). On a moins l'impression d'un fond de catalogue. On se concentre sur huit histoires, aucune n'est à jeter (enfin si : Orlson et le déglingué). Les récits sont toutefois très courts, trop courts pour laisser un souvenir mémorable, et l'ouvrage reste par conséquent destiné aux complétionistes de Bilal.

08/03/2026 (modifier)
Par greg
Note: 3/5
Couverture de la série L'Homme de la loi
L'Homme de la loi

C'est effectivement un Western tout ce qu'il y a de plus classique. Et pour distraire durant 1-2heures de lecture, il fait très bien le job. Après, j'ai quand même trois gros reproches: 1.Le dessin est certes clair et propre, mais franchement désuet dans le style: cette BD est dessinée comme pas mal de westerns des années 70-début 80. 2.Pareil pour le scénario 100%-action qui semble dater de la même époque. 3.Et qui surtout est à la fois prévisible et peu crédible. Car oui, je termine ma critique par un court résumé, alors que d'habitude c'est par-là qu'on commence: un homme de loi (sollicitor en anglais, il n'y a pas d'équivalent véritable en droit français, le plus proche c'est huissier) va essayer de retrouver un héritier pour lui permettre de palper quelques millions. Cet homme de loi est équipé d'un pistolet automatique dernier cri, avec lequel il va envoyer ad patres la moitié de l’État du Texas. Car oui, il tue, tue et re-tue les méchants avec un rythme qui laisse quand même songeur, sans jamais avoir à subir une quelconque conséquence légale. Et les péripéties s'enchaînent de manière complètement abracadabrantesque et incohérente. En gros (très) fun mais très bête aussi.

08/03/2026 (modifier)