Les derniers avis (48441 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Eurydice
Eurydice

J'aime bien les œuvres de fiction qui reprennent des éléments de la mythologie grecque et celle-ci reprend deux mythes de manière originale. J'ai bien aimé comment les autrices ont réussi à parler de certains de nos problèmes contemporains dans un univers qui semble se passer très loin dans le passé. Cette relecture du mythe d'Orphée mélangé avec celui de Pygmalion est faite de manière intelligente et il y a de bonnes idées. Le dessin est très beau, il y a de belles planches. Le seul problème est que je trouve que ça se lit trop vite et qu'au final le scénario semble léger malgré le fait que le récit contient plusieurs thèmes. En fait, en dehors d'une scène dans les dernières pages il y a pas grand chose qui m'a marqué. C'est une lecture agréable et les autrices ont du talent, mais je ne mettrais pas ce one-shot dans mes indispensables.

05/01/2026 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Le Masque du renard
Le Masque du renard

Le long résumé, que je n'avais pas lu avant ma lecture, en dit beaucoup de l'histoire. Ce n'est donc pas une thématique animalière mais autour de relations adolescentes. Un trio uni depuis l'enfance d'une part avec 2 garçons et une fille, et d'autre part un 4ème larron nouvel arrivant qui vient semer le trouble dans l'esprit du protagoniste. Cela tourne rapidement sur le sujet de l'homosexualité. Une lecture agréable et fluide, les dialogues sont biens et le dessin aussi. Bref Ewen Blain (un breton ? en fait il serait natif d'Orléans) que je ne connaissais pas a une belle faculté de raconteur même si je ne suis pas spécialement le public cible du sujet.

05/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Le Savoir-Aimer - La Sexualité en bande dessinée
Le Savoir-Aimer - La Sexualité en bande dessinée

Je ne savais pas trop quoi attendre de cet album. Je craignais à vrai dire d’y trouver une vision moralisatrice et réac de la sexualité – ou un énième illustré médical rébarbatif. Mais bon, piqué par la curiosité, et pour faire entrer la série dans la base du site, je me suis plongé dans ce documentaire. Sur plusieurs sujets il fait bien son âge (la publication date de 1988) – le Sida était encore une MST comme une autre, nouvelle –, et un certain nombre de formules péremptoires manquent singulièrement de nuance (« les femmes nécessairement plus excitées par la musique que les hommes » ?). Autre écueil, une narration assez lourde, avec un texte très abondant : l’album se veut exhaustif sur l’amour et la sexualité, cela se sent dans les textes explicatifs, scientifiques ou sociologiques, mais aussi parfois dans les textes dans les phylactères. Au fil des pages, quasiment tous les thèmes liés au sujet sont abordés : les organes sexuels, la puberté, la sexualité du troisième âge, les premiers ébats, les positions sexuelles, les pratiques habituelles ou « exotiques », les divers rapports au sexe, etc. Pour accompagner les connaissances scientifiques, les auteurs ont choisi la bande dessinée comme vecteur, avec un dessin au trait semi-caricatural, qui passe globalement bien (du franco-belge classique, même si pas trop fouillé et inégal), mais la colorisation est parfois datée et criarde. Dessin et saynètes jouent la carte de l’humour, pour compenser le « sérieux » de certains textes. Le mélange passe plutôt bien, même si c’est parfois artificiel. Pour revenir sur mes appréhensions initiales, je dois reconnaitre que c’est mieux que ce que je craignais, même si la lecture est parfois un chouia « lourde ». Un album peu connu, daté, qui joue sur un registre différent du « Zizi sexuel » de Zep. Note réelle 2,5/5.

05/01/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Witch and Mercenary
Witch and Mercenary

Siasha, puissante sorcière traquée, et Zig, mercenaire vétéran initialement chargé de la tuer, s'associent et fuient ensemble vers un continent inconnu. Ils découvrent un monde neuf où la magie n'est pas interdite et où les humains sont tous alliés contre la menace de dangereuses créatures. Pour s'intégrer à cette société, Siasha devient aventurière chargée de chasser ces créatures, tandis que Zig continue à la protéger. Adaptation d'un light novel, ce manga nous plonge dans un univers mêlant la Dark Fantasy et le JRPG, avec ses guildes d'aventuriers. Il se base sur un duo improbable et relativement attachant, formé d'une jolie sorcière bicentenaire et ultra-puissante mais se comportant régulièrement comme une mignonne adolescente, et d'un puissant guerrier sérieux et capable de gérer toutes les situations. Le beau ténébreux et la jolie sorcière : même si pour le moment aucune romance ne s'installe entre eux, on l'imagine venir assez vite. Le dessin est plutôt classique, dynamique et plaisant, parfaitement adapté à l’univers médiéval-fantastique, même s'il ne surprend pas vraiment. La mise en scène n'est pas parfaite car certaines scènes d'action ne sont pas aisées à comprendre, et la transition entre les chapitres est parfois abrupte. Le scénario installe un monde et des thèmes intéressants : rédemption, quête d’identité, discrimination. La relation entre Siasha et Zig est ce qui fait la force du récit même si certaines interactions m’ont paru un peu trop artificielles : les personnages semblent parfois agir pour servir le récit plutôt que de réagir naturellement. Le rythme narratif prend également son temps, sans véritable fil directeur autre que la découverte de ce nouveau monde et la progression de l'insertion de nos héros dans celui-ci. Pour ce qui est du début de ce manga, tout est encore possible : on suit les héros avec plaisir, mais sans encore trop savoir où ça va nous mener et si une intrigue plus accrocheuse va se mettre en place. Malgré quelques petites maladresses, j'ai bien envie de voir comment leur relation et l'univers vont évoluer dans la suite.

05/01/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série La Grande Aventure de la famille Criminy
La Grande Aventure de la famille Criminy

La Grande Aventure de la Famille Criminy raconte les tribulations de Bradley Criminy, sa femme et leurs enfants, contraints de fuir leur île paisible après une attaque de pirates. Leur périple les entraîne dans des lieux bizarres et dangereux, peuplés de monstres, d'esclavagistes, de sociétés absurdes et de situations rocambolesques. Le dessin adopte un style cartoon très inspiré des comics des années 30, en particulier Disney. Les héros évoquent inévitablement une version modifiée de la famille de Mickey avec des oreilles de Dingo. Toute la mise en scène rend hommage à ces récits anciens, que ce soit dans la narration en longues aventures découpées en chapitres ou à travers des clins d'œil, comme l'apparition d'un cousin de Popeye. C'est un style dynamique où décors, personnages et couleurs donnent vie à chaque étape du voyage et renforcent le côté joyeux et décalé de l'histoire. L'album séduit ainsi par sa belle facture, son énergie et son univers inventif. Côté scénario, l'album fonctionne sur plusieurs niveaux. Si le style cartoon a souvent servi des récits subversifs ces dernières années, ici l'intrigue reste très premier degré. La famille Criminy enchaîne les péripéties, passant de lieux absurdes en dangers ou captivité, jusqu'à s'en sortir et rejoindre le lieu suivant, pour finir sur une conclusion heureuse. Cette lecture reste basique, avec des résolutions ou retournements de situation peu crédibles, qui privilégient le spectaculaire au détriment de la logique interne. La structure en odyssée, succession d'escales et de rencontres, paraît décousue, et le ton parfois trop conventionnel crée une distance pour le lecteur en quête de nuance. Pour autant, derrière ce ton léger, le récit semble proposer aussi une réflexion discrète sur la famille, le foyer et les différents systèmes de société rencontrés par les Criminy. On peut y voir une métaphore, certes un peu simpliste, de la situation des migrants fuyant leur pays et des dangers ou exploitations auxquels ils peuvent être confrontés. Ce fond reste toutefois secondaire et se perd souvent au profit d'une histoire très directe. Mon avis est donc mitigé. J'ai apprécié la beauté de l'album et son hommage aux comics et à l'animation des années 30, mais le scénario m'a un peu ennuyé malgré son exubérance. J'espérais quelque chose de plus nuancé et mieux structuré. Note : 2,5/5

05/01/2026 (modifier)
Couverture de la série La Parole du muet
La Parole du muet

J’allais écrire la même chose que gruizzli. En effet, c’est une série feel good pleine de bons sentiments à la Zidrou. Ça se laisse lire, c’est plein d’optimisme, et les gentils triomphent aux dépens des méchants – qui sont punis par une justice à la fois immanente et humaine. Mais bon, c’est quand même parfois un peu trop sucré, il manque de la noirceur, y compris pour faire ressortir – en la crédibilisant davantage – cette gentillesse revendiquée d’un bout à l’autre du récit. Autre écueil : les facilités scénaristiques, les coïncidences, les rencontres miraculeuses, qui elles aussi mettent trop d’huile dans les rouages, qu’on aurait aimer entendre grincer, couiner. Et là tout se déroule trop facilement. La constitution improbable du casting, les histoires croisées de Constance, d’Anatole et de Veronika Forsans, le tournage clandestin, le commissaire si conciliant, ça fait quand même quelques couleuvres à avaler… Et du coup jamais on ne s’inquiète pour les personnages, même lorsqu'ils semblent prendre des risques. Mais bon, ça reste quand même lisible, sympathique, et des lecteurs moins pinailleurs que moi y trouveront leur compte. Mais cette lecture d’emprunt m’a laissé sur ma faim. Note réelle 2,5/5

05/01/2026 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série Nées Rebelles - Jeunes filles au poing levé
Nées Rebelles - Jeunes filles au poing levé

La BD met six jeunes filles sur le devant de la scène, des jeunes filles dont je découvre - sauf Greta Thunberg - la force de caractère pour faire bouger - un peu - les choses. Il n'y a pas d'âges pour changer le monde, pour le rendre meilleur à défaut de le guerrir. Car évidemment, c'est comme écoper un navire à la dérive qui prend l'eau de partout avec une petite cuillère... Six portraits très bien documentés de jeunes filles inspirantes, je suis admiratif devant tant de détermination et de foi pour faire aboutir leurs différents projets. Je vous tire mon chapeau pour apporter un peu d'espoir dans ce monde qui marche souvent sur la tête. Mais si l'intention est louable, je ne suis pas charmé par une narration que je trouve monotone et neutre, peut-être trop détachée... Toujours est-il, je n'ai pas perçu ce vent de révolte qui m'aurait donné envie de me battre à leur côté. Ou peut-être suis-je déjà résigné... Pour la partie graphique, un dessinateur différent par portrait, ça reste très classique pour du documentaire. Ça fait le job et dans l'ensemble, c'est dans la moyenne haute. Du bon boulot. Malgré ma note de 3 étoiles, "Nées Rebelles - Jeunes filles au poing levé" est une BD à lire et à faire lire.

05/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Les Naufragés du temps
Les Naufragés du temps

Point fort de la série : le dessin, stylé. Comment le dire autrement ? On sent l'aisance, on voit la force, et les couleurs ne sont pas mauvaises, ce qui fait que j'ai recopié quelques dessins et ai vite jeté le résultat. Bref et j'aime la plastique et le visage des personnages. Et j'apprécie l'idée de base et les créatures foisonnantes…. Mais tout cela m'a assez vite lassé sans que je puisse pointer une baisse de niveau. On dira que l'œuvre et moi nous sommes séparées par consentement mutuel et que j'en attendais sans doute trop ! A noter qu'avec le covid et la réussite semble-t-il aussi massive que partie pour durer de La guerre des étoiles avec ses nombreuses œuvres dérivées, il se pourrait qu'une réédition trouve son public. Il y a aussi notre espèce en danger… Bref, des éditeurs sachant éditer pourraient attirer l'attention sur tous ses points en plus du côté vintage. Autre chose, je trouve assez bien vu que le héros cherche, aime une femme qui ne l'aime pas, quoi de plus commun qu'un amour non partagé, qu'une mission prise au sérieux par l'un et moins par l'autre ? Je comprends qu'on se fasse plaisir avec des héros romantiques que la société embête ou encore Luke et Leia qui qui ne savent pas qu'ils sont frère et sœur, mais enfin, pourquoi pas un désaccord des cœurs entre héros principaux d'une série de science fiction ? Ce n'est pas parce qu''on explore la science qu'on doit se montrer répétitif pour ce qui est des sentiments. Sinon, la série serait verbeuse ? Moi, je trouve que c'est si le héros en décalage dans une autre époque et sans la femme avec qui il se pense un destin ne s'interrogeait pas que ce serait bizarre, et d'autant qu'il s'agit d'un scientifique, dont la formation et l'activité poussent aux interrogations. Nickoop le fait bien chez Bilal sans un tel bagage, mais pourquoi pas, intelligence, culture et sensibilité ne sont pas l'apanage des chercheurs ! Je comprends que certains puissent néanmoins trouver cela pesant, car de nos jours, on s'attache beaucoup au côté dramatique, que les questionnements peuvent sembler par trop diluer. Cependant, l'action peut être aussi répétitive que les soliloques. Qu'il est difficile de ne pas s'ennuyer, ou créateur, de ne pas lasser son public !

05/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Joe la Pirate
Joe la Pirate

Le dessin n'est pas d'une nullité absolue mais c'est l'histoire qui porte la lecture. Découvrons les aventures d'une lesbienne flamboyante à une époque où une telle audace détonnait. Bien sûr, c'était plus facile en héritière fortunée que dans une situation moins avantageuse mais attendez… Elle avait déjà deux handicaps sociaux : femme et homosexuelle, désolé, mais plus les obstacles s'accumulent, moins il y a de probabilités qu'on les surmonte. Ce qui fait que les riches ont l'utilité sociale éventuelle de pouvoir être en avance sur les mœurs et de faire de l'art ou du mécénat voire les deux comme Caillebotte qu'on redécouvre de nos jours. Bref, avec notre héroïne, on n'est donc pas dans le misérabilisme, mais dans l'aventure réjouissante, par moment, j'avais l'impression d'être dans un film de cap et d'épée. D'accord, je ne me souviens pas de duel, mais il y a la passion des navires et la gouvernance fantasque mais somme tout assez efficace et humaniste d'une île. A présent, après sa mort, notre héroïne a l'utilité sociale de montrer que l'émancipation féminine et homosexuelle remonte plus loin qu'on peut le penser et donc conforter les personnes défendant leur droit, puisque tout le monde se cherche des précurseurs. J'imagine qu'une célébrité élogieuse et utile ne lui déplairait pas, mais franchement, le dessin aurait pu et dû être mieux.

04/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Spirou et Fantasio Classique - Le Trésor de San Inferno
Spirou et Fantasio Classique - Le Trésor de San Inferno

Une lecture sympathique, mais qui au final m’a laissé un peu sur ma faim. Disons que les deux auteurs font le boulot, ne trahissent pas l’univers originel et usent plutôt bien des personnages (même si Spirou - et à un degré moindre le Marsupilami - sont ici en retrait). En fait le début est même très dynamique et amusant, avec un Fantasio au meilleur de sa forme, titillé par une Seccotine espiègle, la rencontre des deux proposant quelques saillies et gags réussis. Hélas, si Trondheim réussit quand même à bâtir une aventure qui se laisse lire, le rythme baisse singulièrement par la suite, c’est à la fois plus mou et plus creux, on s’enlise dans le désert (il est vrai que le quasi huis-clos au milieu du désert n’aide pas à renouveler l’intrigue). Il n’y a pas de vrais méchants. Rodrigo et Sofia paraissent trop artificiels dans leurs réactions – et leur attitude change parfois du tout au tout sans nuance. Et du coup, alors que l’antagonisme entre Fantasio et Seccotine tourne en rond, le lecteur peine à trouver de quoi s’accrocher. Restent quelques idées amusantes de Trondheim, mais là aussi, c’est moins fluide que le style Franquin, plus saccadé et inégal. Les dix dernières pages sont clairement moins captivantes, jusqu’à la chute finale, amusante mais que l’on a vu venir de loin. Pas déshonorant, mais un album qui n’a pas tenu les promesses entrevues au départ.

04/01/2026 (modifier)