Les derniers avis (48628 avis)

Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Afrika
Afrika

Dans la catégorie one shot signé Hermann, Afrika est un bon cru. Je n'ai pas trouvé le récit convenu contrairement aux avis précédents. Il a su me tenir en haleine malgré sa simplicité. Au départ on a l'impression de regarder un documentaire sur une réserve africaine et ensuite ça part sur quelque chose de plus mouvementé. L'histoire est propice à dessiner de jolis décors de savane et de jungle. Sans compter les planches nombreuses avec des animaux sauvages. Un Hermann qui, s'il ne sort jamais de sa zone de confort, sait malgré tout se montrer divertissant.

08/02/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Femmes de l'ouest
Femmes de l'ouest

Malgré la sortie des deux récentes intégrales chez Glénat contenant les histoires courtes de Serpieri sur le Far West, ça reste un peu la foire à la saucisse pour s'y retrouver. Surtout que les éditions des ouvrages que je viens de mentionner ne comportent pas de sommaire (idée de génie). La quasi intégralité des histoires étant en NB, je me suis rabattu sur cette bande toute en couleurs car pour moi le western c'est la couleur, que ce soit chez John Ford ou chez Sergio Leone. La première histoire fait clairement office de tête de gondole. Le trait est sublime, hyperréaliste. On dirait du Druuna. Je pense qu'elle existe en NB mais elle est proposée ici en couleur. Il y a quelqu'un en dessous de moi qui trouve la colorisation ratée. Je ne partage pas du tout cet avis puisqu'il y a un énorme travail au pinceau pour constituer les fonds de chaque case. Si cette histoire est placée en premier, c'est pour une bonne raison : appâter le chaland. D'autant qu'on a droit à quelques images de nus magnifiques. Les deux histoires suivantes sont plus convenues au niveau du graphisme, les visages n'impressionnent plus. La technique est differente aussi. Les histoires sont très classiques mais l'émotion est présente. Un bémol : Serpieri utilise trop la voix off, ça donne un effet vieillot. Le dessin - on pourrait presque dire la peinture - du premier récit ajoute une dimension mythique à l'histoire. On aurait vraiment aimé avoir 64 pages de ce niveau.

08/02/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Lune de guerre
Lune de guerre

Bd sympa mais pas forcément indispensable. Déjà le lieu - un restaurant en province - ne permet pas à Hermann de dessiner des décors qui flatteraient la rétine comme il sait si bien le faire. Au niveau de l'histoire, on a l'impression d'être dans du Jeremiah (ce qui n'est pas un défaut à mes yeux), avec deux clans un peu timbrés prêts à s'affronter jusqu'à la mort pour un prétexte quelconque. C'est juste que ce n'est pas très réaliste puisque on est censé être dans les années 90. Par contre je cherche encore l'apport particulier de Van Hamme à cette création mais j'ai rien trouvé. Je vous tiens au courant. Si on est fan d'Hermann, je classe tout de même cette BD dans la liste des one shots à posséder.

08/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Fastnet 1979
Fastnet 1979

La mer ne m’attire pas spécialement, les sports nautiques non plus. Et pourtant, j’ai lu cet album plutôt avec plaisir. Il faut dire que ce récit à des allures de documentaire bâti comme un thriller. On est rapidement immergé – dans tous les sens du terme d’ailleurs ! – dans l’histoire, qui raconte un épisode que je ne connaissais pas, une catastrophe ayant frappé cette course anglaise. En effet, des centaines de bateaux, pour la plupart skippés par des amateurs, vont se trouver brusquement confrontés au large de l’Irlande à une brusque et terrible tempête, qui va laminer la flotte, endommager ou couler de nombreux bateaux, et surtout causer une quinzaine de morts et plus d’une centaine de blessés, en déclenchant une énorme opération de sauvetage en mer, au milieu des éléments déchaînés. Nous suivons presque minute par minute la détérioration des conditions jusqu’au drame, qui dure plusieurs heures. L’ironie de l’histoire, c’est que les plus gros navires, ceux qui étaient les mieux équipés, avec des équipages les mieux entrainés, sont ceux qui ont le moins souffert de la tempête, puisqu’ils avaient pour la plupart déjà quitté la zone touchée lorsqu’elle a frappé. La narration est haletante, on est pris par ce récit dont l’intensité s’accroit rapidement. Pour rendre plus vivant le récit, un équipage imaginaire a été ajouté, pour qu’on s’attache à ses membres. Cela fonctionne plutôt bien. Mon seul bémol vient de la façon avec laquelle Melchior insiste sur le rêve prémonitoire de la femme d’un de ces navigateurs amateurs. Cela fait un peu lourd et artificiel, et surjoue le retournement final.

08/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Papa est une licorne
Papa est une licorne

2.5 Une série humoristique avec un scénario bien débile comme les japonais savent en trouver. L'idée de départ est simple : la mère du héros s'est remariée avec une licorne et comme par hasard elle est en voyage d'affaires alors le héros et le beau-père doivent apprendre à cohabiter ensemble. C'est une bonne idée, mais au final le scénario ne décolle jamais vraiment. Il y a quelques gags qui m'ont fait sourire et ça se laisse lire, mais au bout d'un moment cela tourne un peu en rond et heureusement que c'est un one-shot parce que je ne pense pas que j'aurais enduré un tome de plus à bases de gags sur le fait que le beau-père licorne est très populaire avec l'agence féminine. Il faut dire qu’il y a des situations qui sentent le déjà vu étant donné que c’est encore une fois le récit d’un étudiant normal qui se retrouve avec une présence surnaturelle dans sa vie. Le dessin est bien sympathique.

08/02/2026 (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Tananarive
Tananarive

Un trio de BD qui s'est bien assemblé, je trouve avec - des couleurs très variées et fines dans le choix. ( je n'avais pas aimé le travail de Delf, ni dans La Banque ni dans Dieu n'a pas réponse à tout, mais ici tout est raccord) - un dessin qui réussit à croquer des personnages dans leurs traits, leur posture, leurs vêtements en donnant une impression d'aisance très agréable. Les visages sont particulièrement attachants, quels que soient les rôles. Je ne connaissais pas ce dessinateur, mais ça m'a vraiment accroché, même si ça va parfois dans la caricature un peu vieillotte, la couleur donne la profondeur qui pourrait manquer en noir et blanc ! - un scénario avec deux thèmes enchevétrés peu explorés ensemble : la double vie ( ou la mythomanie ? ) et la quête d'un vieil homme un peu passé à côté de sa vie. Cela ne brasse pas des grands sujets de société, cela ne va pas changer la face du monde mais c'est bien ficelé, et le dispositif de l'anti-héros, cassé, berné et au grand cœur marche toujours ! Quand au second personnage principal, élégant mythomane, fripouille absente mais si nécessaire, il apporte à la fois humour et tragique. Les dialogues font penser à un duo Peter Falk (Colombo) /Jean-Pierre Marielle. Une BD attachante, mais qui intéressera peut-être plutôt les + de 50 ans...non ?

08/02/2026 (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5
Couverture de la série Rebis
Rebis

Je résumerais un peu abruptement : Conte médiéval à la sauce queer. Agréable à parcourir, il met en scène la façon dont une société, dominée par les hommes, choisit des boucs émissaires à tyraniser ( sorcières, albinos, etc...) pour que le reste de la population puisse trouver une raison à ses tracas quotidiens. L'ambiguïté de genre de Rebis n'est pas un ressors du scénario et c'est très bien ( A l'époque médiévale où la science n'avait pas encore mis chacun dans sa cas sexuelle, la fluidité de genre devait être plus facile) c'est plutôt l'albinisme qui est perçu comme une déviance grave. La construction du scénario n'est pas très robuste, avec une fin un peu rapide et inexpliquée, mais les personnages sont plutôt attachants. Le dessin ne m'a pas enthousiasmé. Un peu inégal suivant les pages, avec un essai pas très concluant de rougir les traits à l'intérieur des personnages dont le contour est noir. Mais j'avoue que la colorisation numérique ménageant des flous en arrière plan est bien utilisée. En fin de compte, j'attendais peut-être trop de cet album, je pense qu'il ferait un très beau cadeau pour un enfant de 12 ans, avec plein de mystères à élucider ... mais pour les adultes, je suis moins emballée.

07/02/2026 (modifier)
Par Cleck
Note: 3/5
Couverture de la série Le Chemisier
Le Chemisier

Compliqué de lire Vivès aujourd'hui tant l'auteur est devenu sulfureux. C'est un auteur qui met mal à l'aise et cette BD ne fait pas exception. Dans sa thématique d'abord (un chemisier qui gratifierait d'une aura érotique la femme qui le porte), dans son traitement surtout. Vivès, comme à son habitude, décrit une situation possiblement gênante en recherchant l'effacement : pas de position, pas d'intention, libre au lecteur d'interpréter les situations, de juger en fonction de son propre point de vue. Est-ce acerbe et critique, ou étrangement complaisant ? Le style de Vivès est au diapason : une ligne épurée, des textes rares, une froideur indéniable. Et l'envie de choquer et émoustiller salement avec une sexualisation du récit volontiers crûe, à l'occasion inattendue. C'est parfois fort pertinent, impertinent aussi, à même de satisfaire des personnes éloignées des opinions de l'auteur, et discutable dans certains de ses implicites. Déstabilisant, évidemment intéressant, regrettablement ambigu.

07/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Tchesmé
Tchesmé

Une bataille et une guerre sur lesquelles je n’avais quasiment aucune connaissance. J’ai donc appris quelques petites choses sur cette lutte entre l’Empire russe et l’Empire ottoman (qui est déjà sur le déclin). Delitte se fait plaisir au dessin avec ses vieux gréements. Et, une fois n’est pas coutume dans cette collection, il laisse une place relativement importante à la bataille elle-même, et donc son dessin se révèle un atout. Mais, revers de la médaille, toute la partie « romancée » censée densifier le récit et donner plus de corps à la bataille, est maigre. Et « l’embrouille » entre l’officier russe et le matelot est à la fois artificielle, trop « longue » et sans réel intérêt, si ce n’est remplir quelques vides du récit. L’album se laisse lire, est agréable à feuilleter (même si les têtes des personnages sont comme à l’accoutumée chez Delitte toutes sorties du même moule « carré »). Mais la bataille elle-même – et la guerre dont elle est l’une des scories – manquent quand même de force, d’importance, pour totalement nous captiver. Comme d’habitude un petit dossier historique clôt l’album, Delitte s'en chargeant lui-même cette fois-ci (il aurait sans doute pu y ajouter une petite bibliographie…). Note réelle 2,5/5.

07/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Bellem
Bellem

Du Servais classique, au niveau des thématiques et du dessin, les amateurs de l’auteur y trouveront leur compte. Surtout que là, contrairement à quelques récentes lectures de cet auteur, j’ai trouvé qu’on ne tombait pas dans le n’importe quoi, l’histoire – sans être trop originale – se laisse lire agréablement. Il faut dire que Servais joue ici en terrain connu. A savoir les contes se déroulant dans les forêts des Ardennes (ici une légende locale), avec décors forestiers, vieux châteaux, etc. C’est encore l’occasion d’admirer son trait léché, « apprêté » – un chouia trop sans doute, un peu statique. Mais qui fait merveille dès qu’il s’agit de nous plonger dans les sous-bois, et la « nature » en général (je trouve ses personnages moins captivants, même s’ils sont quand même réussis). L’histoire se laisse lire donc – même si je n’y reviendrai pas – mais elle est joliment mise en image, et donc la lecture est toujours plaisante.

07/02/2026 (modifier)