Bizarre cette histoire. Il y a plusieurs thématiques qui sont globalement bien amenées (les difficultés auxquelles sont confrontés les maires de petites communes rurales ; l’isolement de certaines personnes âgées). Et une question de plus en plus lancinante à propos d’Albertine, vieille femme que personne n’a vue depuis longtemps.
Arrive alors quelque chose qui vire au polar rural. Mais qui, hélas, ne nous mène pas très loin. Jusqu’au bout j’ai attendu des détails, rebondissements, surprises, qui auraient pu dynamiser le récit. En vain. Et comme le rythme est quand même assez lent, je suis sorti de cette lecture sur ma faim.
La lecture est rapide, pas désagréable en soi. Mais je l’aurai vite oubliée.
Note réelle 2,5/5.
PS : la canicule qui sévit au moment où j’écris ces lignes m’a fait sourire, tant le début du récit y fait écho. Mais ce hasard « amusant » n’a pas été suffisant pour me captiver par la suite.
Les révoltés du Bounty ont donné lieu à de nombreuses adaptations cinématographiques (je retiens surtout celle où l’immense Marlon Brando incarnait Fletcher Christian !), c’est donc une histoire a priori connue, et qui m’intéressait. D’emblée la série fait pourtant l’impasse sur la montée en tension au sein de l’équipage du Bounty et sur la révolte elle-même.
La série va se focaliser sur l’après. Ce tome introductif montre donc les errances des mutins, qui cherchent un endroit où s’installer, tout en se plaçant hors d’atteinte de l’inévitable répression anglaise. Il faut alors trouver une île à l’écart des routes maritimes, inconnue. Ce sera Pitcairn donc.
Ce tome est dynamique, il joue sur les tensions entre les mutins, les incompréhensions et la violence vis-à-vis des populations rencontrées sur les îles du Pacifique visitées.
Je n’ai pas lu le roman ici adapté, mais l’histoire se laisse lire. J’ai eu du mal avec le dessin, pas forcément mon truc, mais je m’y suis fait.
Je lirai sans doute la suite.
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Je viens mettre à jour mon avis, après lecture (relecture pour le premier tome) de toute la série.
Série qui se concentre sur l'après mutinerie, et finalement se transforme en une sorte de huis-clos étouffant sur l'île de Pitcairn. Île sur laquelle nos révoltés, ainsi que les femmes - et quelques hommes - polynésiennes embarquées (pas toutes volontairement) avec eux dans cette aventure du bout du monde pensaient avoir trouvé un refuge et un paradis de libertés.
Mais la suite va se révéler plus proche de l'enfer, tant les tensions ('souvent nées de la "répartition inégale" des sexes) vont s'exacerber, au point d'amener ces Robinsons à s'entretuer. D'ailleurs avec un résultat parfois étonnant, presque tristement humoristique, puisque c'est tantôt les femmes, tantôt les hommes qui sont en nombre "insuffisant" pour calmer les esprits.
Le récit est intéressant. Mais il aurait dû être resserrer d'au moins un tome, tant il y a des longueurs dans les deux tomes centraux. Cela dilue trop le rythme et fait perdre de la force à ce récit au potentiel important, mais inégalement exploité.
Cela se laisse lire mais est tellement inférieur graphiquement et scénaristiquement à Hugo Pratt ! On dirait un Reader's Digest de Corto Maltese. Quand on est a des années-lumière de Pratt, se permettre de tant mettre de gris face au noir est blanc est audacieux : pas horrible mais ne renouvelant pas non plus le style.
Bon d'accord, le portable et la citation " S'il veut te tuer, tue-le d'abord" du Talmud, ne sont pas mal, mais sinon ? Ennui poli, applaudissement de public bien élevé.
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Albertine a disparu
Bizarre cette histoire. Il y a plusieurs thématiques qui sont globalement bien amenées (les difficultés auxquelles sont confrontés les maires de petites communes rurales ; l’isolement de certaines personnes âgées). Et une question de plus en plus lancinante à propos d’Albertine, vieille femme que personne n’a vue depuis longtemps. Arrive alors quelque chose qui vire au polar rural. Mais qui, hélas, ne nous mène pas très loin. Jusqu’au bout j’ai attendu des détails, rebondissements, surprises, qui auraient pu dynamiser le récit. En vain. Et comme le rythme est quand même assez lent, je suis sorti de cette lecture sur ma faim. La lecture est rapide, pas désagréable en soi. Mais je l’aurai vite oubliée. Note réelle 2,5/5. PS : la canicule qui sévit au moment où j’écris ces lignes m’a fait sourire, tant le début du récit y fait écho. Mais ce hasard « amusant » n’a pas été suffisant pour me captiver par la suite.
Pitcairn - L'île des Révoltés du Bounty
Les révoltés du Bounty ont donné lieu à de nombreuses adaptations cinématographiques (je retiens surtout celle où l’immense Marlon Brando incarnait Fletcher Christian !), c’est donc une histoire a priori connue, et qui m’intéressait. D’emblée la série fait pourtant l’impasse sur la montée en tension au sein de l’équipage du Bounty et sur la révolte elle-même. La série va se focaliser sur l’après. Ce tome introductif montre donc les errances des mutins, qui cherchent un endroit où s’installer, tout en se plaçant hors d’atteinte de l’inévitable répression anglaise. Il faut alors trouver une île à l’écart des routes maritimes, inconnue. Ce sera Pitcairn donc. Ce tome est dynamique, il joue sur les tensions entre les mutins, les incompréhensions et la violence vis-à-vis des populations rencontrées sur les îles du Pacifique visitées. Je n’ai pas lu le roman ici adapté, mais l’histoire se laisse lire. J’ai eu du mal avec le dessin, pas forcément mon truc, mais je m’y suis fait. Je lirai sans doute la suite. **************************** Je viens mettre à jour mon avis, après lecture (relecture pour le premier tome) de toute la série. Série qui se concentre sur l'après mutinerie, et finalement se transforme en une sorte de huis-clos étouffant sur l'île de Pitcairn. Île sur laquelle nos révoltés, ainsi que les femmes - et quelques hommes - polynésiennes embarquées (pas toutes volontairement) avec eux dans cette aventure du bout du monde pensaient avoir trouvé un refuge et un paradis de libertés. Mais la suite va se révéler plus proche de l'enfer, tant les tensions ('souvent nées de la "répartition inégale" des sexes) vont s'exacerber, au point d'amener ces Robinsons à s'entretuer. D'ailleurs avec un résultat parfois étonnant, presque tristement humoristique, puisque c'est tantôt les femmes, tantôt les hommes qui sont en nombre "insuffisant" pour calmer les esprits. Le récit est intéressant. Mais il aurait dû être resserrer d'au moins un tome, tant il y a des longueurs dans les deux tomes centraux. Cela dilue trop le rythme et fait perdre de la force à ce récit au potentiel important, mais inégalement exploité.
Corto Maltese (Quenehen et Vives)
Cela se laisse lire mais est tellement inférieur graphiquement et scénaristiquement à Hugo Pratt ! On dirait un Reader's Digest de Corto Maltese. Quand on est a des années-lumière de Pratt, se permettre de tant mettre de gris face au noir est blanc est audacieux : pas horrible mais ne renouvelant pas non plus le style. Bon d'accord, le portable et la citation " S'il veut te tuer, tue-le d'abord" du Talmud, ne sont pas mal, mais sinon ? Ennui poli, applaudissement de public bien élevé.