2.5
Un autre changement d'éditeur pour Lapinot qui revient chez Dargaud.
Trondheim commence cette nouvelle série de Lapinot (en faite, plus une continuité de ce qu'il a fait depuis la reprise de la série chez L'Association) avec un album correct sans plus. Ce n'est pas le pire album de Lapinot, en tout cas je le trouve plus lisible que l'album hommage-parodie à Astérix que j'ai trouvé absolument pas drôle, mais ce n'est pas parmi les meilleurs non plus.
Le scénario a de bons éléments, il y a des gags qui fonctionne et Trondheim est toujours bon avec les dialogues, mais le récit est trop léger pour tenir 44 pages. On finit par tourner en rond après un certain moment. Le fait de tout faire passer l'action pendant la même nuit n'était peut-être pas une bonne idée. J'espère que Trondheim va développer certains éléments restés en suspend à la fin de l'album dans les tomes suivants. J'ai un peu eu l'impression que l'album se terminait au milieu de l'histoire.
J'ai pris ce livre d'occasion pour son autrice qui a co-inventé le test Bechdel-Wallace qui repère dans un film ( un roman, une piece de theatre, une BD, un jeu vidéo...) le nombre de femmes qui apparaissent ainsi que l'importance des rôles qui leur sont assignés par le scénario. Cette idée de test simple pour mettre en évidence la domination du masculin dans notre société me paraît salutaire et je me suis dit : quelqu'un qui a mis au point et fait connaître ce système éclairant ne peut qu'être digne d'intérêt.
Par ailleurs je viens de perdre ma grand-mère maternelle et donc, je me suis dit que j'y trouverais peut-être de quoi reconnaître des situations mère-fille bien observées.
Objectif à moitié atteint parce que le milieu culturel est vraiment très éloigné de nous.
C'est une sorte d'autofiction d'une femme lesbienne qui raconte l'histoire de se rapports avec sa mère, ses amours, et ses psy. Tout en lisant de grands psychanalystes et Virginia Wolf.
Eh bien...Force est de constater, une fois de plus, que la psychanalyse ne me semble pas le moyen le plus épanouissant ni le plus efficace pour trouver un sens à sa vie... Il y a un coté Woody Alen : je m'empètre dans mes névroses. Même si ce n'est pas dans une famille juive.
C'est très bavard, long et ennuyeux, avec des extraits de textes intercalés, et souvent deux pensées parallèles qui se croisent entre l'action et la voix off. Donc c'est plein de recherches, tant bédéistiques que psychanalytiques, il manque le côté politique: c'est tourné vers le nombril. Mais ... j'ai lu jusqu'au bout...
Et ça m'a fait repenser à tous les écrits féministes qui ont tous cet aspect poussif, redondant, vaguement dépressif parce qu'elles cherchent en elles, dans la société comment s'adapter ou contourner ou changer ce monde masculin qui les oppressent sans y parvenir tout-à-fait ( Doris Lessing, Virginia Wolf, Simone de Beauvoir...) Donc c'est chiant, mais c'est nécessaire : ce sont des pierres , grosses et malcommodes mais qui peuvent rester en fondation d'une société différente.
Le dessin est très fin et touchant : elle se représente avec beaucoup de précision et d'expression dans un lavis bicolore ( gris et lie de vin) : c'est très maîtrisé de ce côté-là.
Donc je ne peux pas descendre en dessous de 3 étoiles finalement. 2eme femme à avoir avisé cet album si je ne me trompe : si je compare cette BD à un film récent de Woody Allen, je préfère largement la BD... Même si les défauts repèrés par mes collègues existent.
Un brillant généticien africain revient dans son pays ravagé par la famine avec la conviction d'avoir trouvé une solution révolutionnaire, au risque de déclencher une crise mondiale.
Cet album se distingue des autres récits de Liu Cixin que j'ai lus car, pour une fois, il n'y a aucun personnage chinois, et pas même la Chine elle-même, si ce n'est au détour de quelques images sans véritable lien avec l'intrigue. On est ici face à un récit presque hollywoodien opposant un scientifique africain de génie, déterminé à sauver son pays et à combattre la faim dans le monde, à la puissance de l'ONU, mais en réalité surtout des lobbys économiques et de l'armée américaine derrière elle.
J'ai trouvé les trois premiers quarts de l'album réussis. Le sujet est bon et soulève de vraies questions sur les limites éthiques de la biogénétique. Peut-on modifier l'être humain pour améliorer son existence ? Peut-on accepter des expérimentations sur des cobayes humains lorsqu'elles visent à sauver des millions de vies, voire ces cobayes eux-mêmes ? Et comment l'humanité réagirait-elle face à une annonce aussi révolutionnaire ? Toutes ces interrogations sont intelligemment mises en scène dans une intrigue crédible, bien rythmée et suffisamment mystérieuse pour donner envie d'en découvrir progressivement les véritables enjeux.
Le dessin de Ma Yi m'a demandé un petit temps d'adaptation. Son encrage évoque un peu les peintures à l'encre chinoises, tandis que sa palette de couleurs m'a paru manquer de finesse, un peu tape-à-l'œil. C'est sans doute une simple affaire de goûts ou de références culturelles, car l'ensemble reste techniquement solide et accompagne efficacement le récit.
En revanche, le dernier quart de l'album m'a beaucoup moins convaincu. Lorsque le véritable plan du docteur Ita est enfin dévoilé, j'ai eu du mal à ne pas trouver la situation franchement risible. Les invraisemblances physiques sont trop grandes pour mon esprit scientifique, les facilités scénaristiques deviennent trop nombreuses et la crédibilité patiemment construite jusque-là s'effondre au profit d'un message moral un peu trop appuyé. C'est d'autant plus frustrant que le reste du récit s'efforçait justement de rester relativement crédible malgré son postulat de science-fiction.
J'en ressors avec un avis très partagé. J'ai trouvé la majeure partie de l'album bien menée, intelligente et riche en réflexions, mais son dénouement m'a laissé une impression de gâchis. C'est dommage, car sans cette dernière partie, il aurait sans doute figuré parmi mes adaptations préférées de Liu Cixin.
Note : 2.5/5
Un scientifique chinois, marqué par la mort de ses parents provoquée par une mystérieuse boule de foudre, consacre sa vie à percer les secrets de ce phénomène aux enjeux scientifiques et militaires.
Je n'avais pas conscience que les albums de la collection Les Futurs de Liu Cixin pouvaient avoir des formats aussi différents. Celui-ci est nettement plus épais que les autres, avec plus de 250 pages, ce qui en fait une lecture bien plus conséquente.
J'ai été content d'y retrouver Thierry Robin au dessin, car j'apprécie beaucoup son style. Il est ici moins séduisant que dans Rouge de Chine ou Pierre rouge plume noire, mais il est à mes yeux largement supérieur aux dessins chinois que j'ai pu voir dans d'autres albums de la collection, et également meilleur que celui de Pellé sur son adaptation. L'ensemble dégage toutefois une certaine froideur et une austérité des décors et des personnages qui ne correspondent pas totalement à mes goûts. Cela reste néanmoins un graphisme de très bon niveau.
L'histoire est intrigante et plutôt bien menée. Je me suis longtemps demandé où le scénario voulait aller avec cette fascination pour l'étude scientifique de la foudre. Lorsque le héros dévoile son interprétation de ce que sont les globes de foudre, j'ai trouvé l'idée originale... mais aussi assez bancale sur le plan scientifique. Pour le peu que j'ai lu de lui, Liu Cixin revient régulièrement dans ses oeuvres sur les différences d'échelle entre le monde microscopique et le monde macroscopique, et je ne suis toujours pas convaincu par la façon dont il exploite ce concept.
Cela ne m'a toutefois pas empêché de suivre avec intérêt un récit qui se distingue des autres adaptations de la collection par son aspect davantage géopolitique. Le conflit entre la Chine et l'Occident est bien rendu, mais aussi assez glaçant. Le discours patriotique omniprésent, la vision d'une Chine unie face à un monde hostile et les références à une possible guerre totale donnent une image inquiétante de la manière dont un tel affrontement pourrait advenir. J'espère évidemment qu'il s'agit davantage d'une projection de science-fiction que d'une vision réaliste de l'avenir.
Le problème est que la BD aborde beaucoup de thèmes sans jamais vraiment choisir sa direction : la quête scientifique de Chen, son traumatisme familial, l'obsession militaire de Lin Yun, le conflit entre recherche fondamentale et applications guerrières, les enjeux géopolitiques, les mystérieuses théories autour des mondes microscopiques et quantiques... Beaucoup d'idées intéressantes se croisent, mais l'ensemble manque parfois de cohérence, et la conclusion, très ouverte, m'a semblé floue et trop fantaisiste.
Il y a donc de bons éléments dans cet album : un graphisme de qualité, de belles idées de science-fiction, une réalisation solide et quelques développements intéressants. Mais le scénario, et surtout son dénouement, ont eu du mal à me convaincre totalement.
2.5
La biographie d'une sculptrice que je ne connaissais pas, ne m'intéressant pas du tout à cet art et dont je ne connais que deux-trois noms connus.
On est dans de la biographie en BD typique. On montre les moments forts de la vie d'une personne qui a marqué l'histoire, il y a souvent des grosses éclipses entre les scènes et plusieurs éléments du scénario sont rapidement passé. Par exemple, on nous dit que Richier a fait des trucs pour que la vie en pension s'améliore pour elle et les autres étudiantes, mais ne demandais pas comment elle a fait !
Ça se laisse lire, mais sans plus. Cela n'aide pas que cela parle d'un art dont j'en ai rien à foutre, mais je trouve le dessin et la narration manquent un peu de vie. Il y a peu d'émotions qui se dégage de l'album, tout est austère. À emprunter si on veut voit la vie d'une femme qui a révolutionné l'art de la sculpture.
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Les Aventures de Lapinot
2.5 Un autre changement d'éditeur pour Lapinot qui revient chez Dargaud. Trondheim commence cette nouvelle série de Lapinot (en faite, plus une continuité de ce qu'il a fait depuis la reprise de la série chez L'Association) avec un album correct sans plus. Ce n'est pas le pire album de Lapinot, en tout cas je le trouve plus lisible que l'album hommage-parodie à Astérix que j'ai trouvé absolument pas drôle, mais ce n'est pas parmi les meilleurs non plus. Le scénario a de bons éléments, il y a des gags qui fonctionne et Trondheim est toujours bon avec les dialogues, mais le récit est trop léger pour tenir 44 pages. On finit par tourner en rond après un certain moment. Le fait de tout faire passer l'action pendant la même nuit n'était peut-être pas une bonne idée. J'espère que Trondheim va développer certains éléments restés en suspend à la fin de l'album dans les tomes suivants. J'ai un peu eu l'impression que l'album se terminait au milieu de l'histoire.
C'est toi ma maman ?
J'ai pris ce livre d'occasion pour son autrice qui a co-inventé le test Bechdel-Wallace qui repère dans un film ( un roman, une piece de theatre, une BD, un jeu vidéo...) le nombre de femmes qui apparaissent ainsi que l'importance des rôles qui leur sont assignés par le scénario. Cette idée de test simple pour mettre en évidence la domination du masculin dans notre société me paraît salutaire et je me suis dit : quelqu'un qui a mis au point et fait connaître ce système éclairant ne peut qu'être digne d'intérêt. Par ailleurs je viens de perdre ma grand-mère maternelle et donc, je me suis dit que j'y trouverais peut-être de quoi reconnaître des situations mère-fille bien observées. Objectif à moitié atteint parce que le milieu culturel est vraiment très éloigné de nous. C'est une sorte d'autofiction d'une femme lesbienne qui raconte l'histoire de se rapports avec sa mère, ses amours, et ses psy. Tout en lisant de grands psychanalystes et Virginia Wolf. Eh bien...Force est de constater, une fois de plus, que la psychanalyse ne me semble pas le moyen le plus épanouissant ni le plus efficace pour trouver un sens à sa vie... Il y a un coté Woody Alen : je m'empètre dans mes névroses. Même si ce n'est pas dans une famille juive. C'est très bavard, long et ennuyeux, avec des extraits de textes intercalés, et souvent deux pensées parallèles qui se croisent entre l'action et la voix off. Donc c'est plein de recherches, tant bédéistiques que psychanalytiques, il manque le côté politique: c'est tourné vers le nombril. Mais ... j'ai lu jusqu'au bout... Et ça m'a fait repenser à tous les écrits féministes qui ont tous cet aspect poussif, redondant, vaguement dépressif parce qu'elles cherchent en elles, dans la société comment s'adapter ou contourner ou changer ce monde masculin qui les oppressent sans y parvenir tout-à-fait ( Doris Lessing, Virginia Wolf, Simone de Beauvoir...) Donc c'est chiant, mais c'est nécessaire : ce sont des pierres , grosses et malcommodes mais qui peuvent rester en fondation d'une société différente. Le dessin est très fin et touchant : elle se représente avec beaucoup de précision et d'expression dans un lavis bicolore ( gris et lie de vin) : c'est très maîtrisé de ce côté-là. Donc je ne peux pas descendre en dessous de 3 étoiles finalement. 2eme femme à avoir avisé cet album si je ne me trompe : si je compare cette BD à un film récent de Woody Allen, je préfère largement la BD... Même si les défauts repèrés par mes collègues existent.
L'Ere Des Anges
Un brillant généticien africain revient dans son pays ravagé par la famine avec la conviction d'avoir trouvé une solution révolutionnaire, au risque de déclencher une crise mondiale. Cet album se distingue des autres récits de Liu Cixin que j'ai lus car, pour une fois, il n'y a aucun personnage chinois, et pas même la Chine elle-même, si ce n'est au détour de quelques images sans véritable lien avec l'intrigue. On est ici face à un récit presque hollywoodien opposant un scientifique africain de génie, déterminé à sauver son pays et à combattre la faim dans le monde, à la puissance de l'ONU, mais en réalité surtout des lobbys économiques et de l'armée américaine derrière elle. J'ai trouvé les trois premiers quarts de l'album réussis. Le sujet est bon et soulève de vraies questions sur les limites éthiques de la biogénétique. Peut-on modifier l'être humain pour améliorer son existence ? Peut-on accepter des expérimentations sur des cobayes humains lorsqu'elles visent à sauver des millions de vies, voire ces cobayes eux-mêmes ? Et comment l'humanité réagirait-elle face à une annonce aussi révolutionnaire ? Toutes ces interrogations sont intelligemment mises en scène dans une intrigue crédible, bien rythmée et suffisamment mystérieuse pour donner envie d'en découvrir progressivement les véritables enjeux. Le dessin de Ma Yi m'a demandé un petit temps d'adaptation. Son encrage évoque un peu les peintures à l'encre chinoises, tandis que sa palette de couleurs m'a paru manquer de finesse, un peu tape-à-l'œil. C'est sans doute une simple affaire de goûts ou de références culturelles, car l'ensemble reste techniquement solide et accompagne efficacement le récit. En revanche, le dernier quart de l'album m'a beaucoup moins convaincu. Lorsque le véritable plan du docteur Ita est enfin dévoilé, j'ai eu du mal à ne pas trouver la situation franchement risible. Les invraisemblances physiques sont trop grandes pour mon esprit scientifique, les facilités scénaristiques deviennent trop nombreuses et la crédibilité patiemment construite jusque-là s'effondre au profit d'un message moral un peu trop appuyé. C'est d'autant plus frustrant que le reste du récit s'efforçait justement de rester relativement crédible malgré son postulat de science-fiction. J'en ressors avec un avis très partagé. J'ai trouvé la majeure partie de l'album bien menée, intelligente et riche en réflexions, mais son dénouement m'a laissé une impression de gâchis. C'est dommage, car sans cette dernière partie, il aurait sans doute figuré parmi mes adaptations préférées de Liu Cixin. Note : 2.5/5
L'Attraction de la foudre
Un scientifique chinois, marqué par la mort de ses parents provoquée par une mystérieuse boule de foudre, consacre sa vie à percer les secrets de ce phénomène aux enjeux scientifiques et militaires. Je n'avais pas conscience que les albums de la collection Les Futurs de Liu Cixin pouvaient avoir des formats aussi différents. Celui-ci est nettement plus épais que les autres, avec plus de 250 pages, ce qui en fait une lecture bien plus conséquente. J'ai été content d'y retrouver Thierry Robin au dessin, car j'apprécie beaucoup son style. Il est ici moins séduisant que dans Rouge de Chine ou Pierre rouge plume noire, mais il est à mes yeux largement supérieur aux dessins chinois que j'ai pu voir dans d'autres albums de la collection, et également meilleur que celui de Pellé sur son adaptation. L'ensemble dégage toutefois une certaine froideur et une austérité des décors et des personnages qui ne correspondent pas totalement à mes goûts. Cela reste néanmoins un graphisme de très bon niveau. L'histoire est intrigante et plutôt bien menée. Je me suis longtemps demandé où le scénario voulait aller avec cette fascination pour l'étude scientifique de la foudre. Lorsque le héros dévoile son interprétation de ce que sont les globes de foudre, j'ai trouvé l'idée originale... mais aussi assez bancale sur le plan scientifique. Pour le peu que j'ai lu de lui, Liu Cixin revient régulièrement dans ses oeuvres sur les différences d'échelle entre le monde microscopique et le monde macroscopique, et je ne suis toujours pas convaincu par la façon dont il exploite ce concept. Cela ne m'a toutefois pas empêché de suivre avec intérêt un récit qui se distingue des autres adaptations de la collection par son aspect davantage géopolitique. Le conflit entre la Chine et l'Occident est bien rendu, mais aussi assez glaçant. Le discours patriotique omniprésent, la vision d'une Chine unie face à un monde hostile et les références à une possible guerre totale donnent une image inquiétante de la manière dont un tel affrontement pourrait advenir. J'espère évidemment qu'il s'agit davantage d'une projection de science-fiction que d'une vision réaliste de l'avenir. Le problème est que la BD aborde beaucoup de thèmes sans jamais vraiment choisir sa direction : la quête scientifique de Chen, son traumatisme familial, l'obsession militaire de Lin Yun, le conflit entre recherche fondamentale et applications guerrières, les enjeux géopolitiques, les mystérieuses théories autour des mondes microscopiques et quantiques... Beaucoup d'idées intéressantes se croisent, mais l'ensemble manque parfois de cohérence, et la conclusion, très ouverte, m'a semblé floue et trop fantaisiste. Il y a donc de bons éléments dans cet album : un graphisme de qualité, de belles idées de science-fiction, une réalisation solide et quelques développements intéressants. Mais le scénario, et surtout son dénouement, ont eu du mal à me convaincre totalement.
Germaine Richier - La Femme sculpture
2.5 La biographie d'une sculptrice que je ne connaissais pas, ne m'intéressant pas du tout à cet art et dont je ne connais que deux-trois noms connus. On est dans de la biographie en BD typique. On montre les moments forts de la vie d'une personne qui a marqué l'histoire, il y a souvent des grosses éclipses entre les scènes et plusieurs éléments du scénario sont rapidement passé. Par exemple, on nous dit que Richier a fait des trucs pour que la vie en pension s'améliore pour elle et les autres étudiantes, mais ne demandais pas comment elle a fait ! Ça se laisse lire, mais sans plus. Cela n'aide pas que cela parle d'un art dont j'en ai rien à foutre, mais je trouve le dessin et la narration manquent un peu de vie. Il y a peu d'émotions qui se dégage de l'album, tout est austère. À emprunter si on veut voit la vie d'une femme qui a révolutionné l'art de la sculpture.