C’est un très petit format, mais je trouve ça mignon ! C’est Franquin, oui, mais on remarque aussi la touche de Gotlib. J’aime comparer les dessins originaux avec le montage fait ensuite. Les témoignages et documents finaux sont aussi très intéressants et ça vaut la peine de les lire.
Il y a deux mois, j’ai adopté un chat, qui avait été abandonné et toute la famille l’adore. Il avait déjà une puce de localisation et était stérilisé. Tant mieux pour tout le monde !
Huit courtes histoires de Bilal, en noir et blanc, publiées dans Pilote, entre 1971 et 1974, avant même La croisière des oubliés.
J'ai réussi à dénicher cet album chez un bouquiniste un peu obscur et antipathique, mais je n'ai pas hésité. Il est en excellent état et n'était pas trop cher. C'était, je crois, le dernier qui me manquait de l'œuvre de Bilal.
Les histoires mélangent fantastique, horreur (à la Lovecraft) et science-fiction. Ce n'est pas indispensable, mais ça vaut la peine de les lire. Les dessins sont d'un auteur encore en quête de son chemin, remplis de points et de petits traits qui se croisent fréquemment, annonçant ce que l'on retrouvera dans ses premières collaborations avec P. Christin. C'est d'ailleurs lui qui a écrit la présentation, louant le talent du dessinateur et prédisant de grandes réalisations à venir !
C’est une bonne série, compte tenu de l’époque à laquelle elle a été publiée. Je n’ai réussi à acquérir que dix des histoires, mais je leur accorde encore une certaine valeur. Les dessinateurs n’ont pas tous le même talent : J. Bielsa, Eduardo T. Coelho, G. Buzzelli, C. Marcelo et mon préféré ici, P. E. Serpieri.
Le problème se pose aujourd'hui par rapport à certains scénarios, je crois. Le jugement historique concernant les conflits et, surtout, certaines personnages a évolué. Par exemple, Andrew Jackson : la vision présentée est trop bienveillante et simpliste, ne développant pas la question des massacres et même du génocide dont il est principalement responsable. On pourrait aussi en dire davantage au sujet des guerres indiennes, de l’esclavage ou du conflit avec le Mexique.
Après Saba et la plante magique, Yann Dégruel poursuit son exploration des contes africains. On retrouve d'ailleurs un lien direct entre les deux albums puisque l'introduction fait référence au précédent récit et que c'est un conteur du même village qui transmet cette nouvelle légende. Cette fois, l'histoire nous emmène non plus dans la Corne de l'Afrique mais au Burkina Faso, ce que rappellera d'ailleurs la page de fin aux lecteurs qui connaissent le pays.
Comme pour Saba, le grand intérêt de l'album vient de son ambiance de conte africain traditionnel, à la fois dépaysante et respectueuse de son cadre historique et culturel. Le dessin de Yann Dégruel est toujours aussi réussi, avec ses aquarelles aux couleurs chaudes, ses paysages magnifiques et cette impression d'ouvrir un ancien livre de légendes. Certaines pages dégagent une vraie poésie.
L'histoire de Yennega, authentique princesse devenue figure légendaire de la culture Mossi, se lit très agréablement. Elle propose un joli récit sur une femme qui refuse les limites imposées par son époque et qui cherche à trouver sa propre voie entre exploits guerriers et désir de maternité. Le message est simple mais efficace pour un jeune public.
J'ai toutefois été frustré par la grande rapidité du récit. L'album se termine presque au moment où l'intrigue commence réellement à prendre son envol, lorsque les personnages et les enjeux sont enfin installés et qu'on attend de voir comment les choses vont évoluer. L'histoire aurait mérité davantage de développement, tant le personnage de Yennega et son univers semblaient pouvoir offrir beaucoup plus.
Je n'ai pas le cœur à noter cet album plus sévèrement car il conserve toutes les qualités graphiques et l'atmosphère charmante des contes africains. Mais cette impression de récit écourté laisse malgré tout un goût d'inachevé : une belle légende, joliment illustrée, mais qui aurait gagné à prendre davantage son temps.
Note : 2,5/5
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Slowburn
C’est un très petit format, mais je trouve ça mignon ! C’est Franquin, oui, mais on remarque aussi la touche de Gotlib. J’aime comparer les dessins originaux avec le montage fait ensuite. Les témoignages et documents finaux sont aussi très intéressants et ça vaut la peine de les lire. Il y a deux mois, j’ai adopté un chat, qui avait été abandonné et toute la famille l’adore. Il avait déjà une puce de localisation et était stérilisé. Tant mieux pour tout le monde !
Le Bol maudit
Huit courtes histoires de Bilal, en noir et blanc, publiées dans Pilote, entre 1971 et 1974, avant même La croisière des oubliés. J'ai réussi à dénicher cet album chez un bouquiniste un peu obscur et antipathique, mais je n'ai pas hésité. Il est en excellent état et n'était pas trop cher. C'était, je crois, le dernier qui me manquait de l'œuvre de Bilal. Les histoires mélangent fantastique, horreur (à la Lovecraft) et science-fiction. Ce n'est pas indispensable, mais ça vaut la peine de les lire. Les dessins sont d'un auteur encore en quête de son chemin, remplis de points et de petits traits qui se croisent fréquemment, annonçant ce que l'on retrouvera dans ses premières collaborations avec P. Christin. C'est d'ailleurs lui qui a écrit la présentation, louant le talent du dessinateur et prédisant de grandes réalisations à venir !
Histoire du Far West
C’est une bonne série, compte tenu de l’époque à laquelle elle a été publiée. Je n’ai réussi à acquérir que dix des histoires, mais je leur accorde encore une certaine valeur. Les dessinateurs n’ont pas tous le même talent : J. Bielsa, Eduardo T. Coelho, G. Buzzelli, C. Marcelo et mon préféré ici, P. E. Serpieri. Le problème se pose aujourd'hui par rapport à certains scénarios, je crois. Le jugement historique concernant les conflits et, surtout, certaines personnages a évolué. Par exemple, Andrew Jackson : la vision présentée est trop bienveillante et simpliste, ne développant pas la question des massacres et même du génocide dont il est principalement responsable. On pourrait aussi en dire davantage au sujet des guerres indiennes, de l’esclavage ou du conflit avec le Mexique.
Yennega - La Femme Lion
Après Saba et la plante magique, Yann Dégruel poursuit son exploration des contes africains. On retrouve d'ailleurs un lien direct entre les deux albums puisque l'introduction fait référence au précédent récit et que c'est un conteur du même village qui transmet cette nouvelle légende. Cette fois, l'histoire nous emmène non plus dans la Corne de l'Afrique mais au Burkina Faso, ce que rappellera d'ailleurs la page de fin aux lecteurs qui connaissent le pays. Comme pour Saba, le grand intérêt de l'album vient de son ambiance de conte africain traditionnel, à la fois dépaysante et respectueuse de son cadre historique et culturel. Le dessin de Yann Dégruel est toujours aussi réussi, avec ses aquarelles aux couleurs chaudes, ses paysages magnifiques et cette impression d'ouvrir un ancien livre de légendes. Certaines pages dégagent une vraie poésie. L'histoire de Yennega, authentique princesse devenue figure légendaire de la culture Mossi, se lit très agréablement. Elle propose un joli récit sur une femme qui refuse les limites imposées par son époque et qui cherche à trouver sa propre voie entre exploits guerriers et désir de maternité. Le message est simple mais efficace pour un jeune public. J'ai toutefois été frustré par la grande rapidité du récit. L'album se termine presque au moment où l'intrigue commence réellement à prendre son envol, lorsque les personnages et les enjeux sont enfin installés et qu'on attend de voir comment les choses vont évoluer. L'histoire aurait mérité davantage de développement, tant le personnage de Yennega et son univers semblaient pouvoir offrir beaucoup plus. Je n'ai pas le cœur à noter cet album plus sévèrement car il conserve toutes les qualités graphiques et l'atmosphère charmante des contes africains. Mais cette impression de récit écourté laisse malgré tout un goût d'inachevé : une belle légende, joliment illustrée, mais qui aurait gagné à prendre davantage son temps. Note : 2,5/5