Même si j'ai lu plusieurs romans d'Anne Rice, je n'ai jamais lu Entretien avec un vampire, simplement parce que je connaissais déjà très bien son histoire grâce au film, puis plus récemment à son excellente adaptation en série TV. En découvrant cet album, j'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'une histoire inédite consacrée à Claudia. En réalité, c'est surtout un changement de point de vue : on revit l'histoire d'Entretien avec un vampire à travers son regard, en se limitant à la période comprise entre sa Naissance et sa disparition, ce qui représente malgré tout la plus grande partie du récit original.
J'ai tout de même eu le plaisir d'y découvrir un épisode absent du film, lorsque Louis et Claudia croisent en Europe centrale une étrange créature qui vient enrichir le mythe vampirique imaginé par Anne Rice. Le reste demeure très fidèle au roman, avec un éclairage un peu plus intime sur les sentiments et les motivations de Claudia, ce qui permet de mieux comprendre sa frustration grandissante d'être condamnée à rester éternellement enfermée dans un corps d'enfant.
Le dessin d'Ashley Marie Witter est très marqué par une influence asiatique, avec des personnages aux traits fins, juvéniles et souvent androgynes. C'est un style maîtrisé et assez séduisant pour représenter les protagonistes, renforcé par une belle palette de tons sépia où seuls le sang et quelques détails ressortent en rouge. En revanche, cette approche me rappelle parfois certains manga shojo : les personnages occupent presque tout l'espace, tandis que les décors restent souvent réduits au minimum. J'aurais apprécié une mise en scène un peu plus ample et plus immersive.
Il faut dire aussi que l'accent est clairement mis sur le romantisme gothique et les longues réflexions métaphysiques autour de l'immortalité, de la solitude, du désir d'aimer et d'être aimé, ou encore de la quête d'une identité impossible. C'est évidemment le cœur même de l'œuvre d'Anne Rice, et l'adaptation lui reste très fidèle. Malgré tout, j'avoue que ces dialogues très lyriques et ces longs monologues ont fini par me lasser par moments, même si l'histoire conserve toute sa force tragique et le pouvoir de fascination qui fait le charme des Chroniques des Vampires.
Fidèle à sa couverture, cette BD se présente modestement comme une pantalonnade divertissante autour d'une invraisemblable escroquerie.
Par son titre et ses illustrations excessivement caricaturales, cette BD impose son horizon d'attente et sa grille de lecture autour de la notion de divertissement.
Si les illustrations peuvent légèrement déplaire dans certains de leurs excès (la bouche de l'acolyte plus large que celle d'un métro), leur imitation trop révérencieuse de Blain, les couleurs sembler bien ternes pour le genre, l'on se réjouit du rythme enlevé déployé, sans lequel l'exubérance aurait perdu bien de son charme. Ainsi, la dramaturgie intègre habilement cette nécessité rythmique via le personnage de l'inspecteur et toutes les péripéties en découlant. Par ailleurs, le cinéphile que je suis goûte grandement l'inattendu hommage au chef-d’œuvre de Lubitsch "Trouble in paradise / Haute pègre" distillé par le beau personnage de Miss Tam-Tam, meneuse de revue à la cleptomanie des plus charmantes.
Léger, assez amusant et parfaitement divertissant, ni plus ni moins.
Comme beaucoup d’autres avant lui ces derniers temps, Rudy Spiessert nous propose ici un condensé d’humour con et surtout absurde. Je ne sais pas si cela vient du fait que je lise beaucoup d’albums de ce type, et que du coup je suis blasé, mais je suis sorti un chouia déçu de cette lecture.
Spiessert va souvent jusqu’au bout d’idées totalement farfelues, loufoques. Il dépasse la simple parodie décalée d’un super-héros débile, pour empiler dialogues et situations absurdes. On atteint même parfois quelque chose de poétique, presque surréaliste, un univers dans lequel humains et objets du quotidien et personnages plus ou moins hybrides (voire parties du corps humain) ont le même statut.
L’humour en lui-même ne fonctionne pas forcément – en tout cas je n’ai pas vraiment ri. J’ai par contre souri à plusieurs reprises, et j’ai jusqu’au bout été curieux de voir jusqu’où Spiessert aller pouvoir pousser le curseur.
Au final, même si je m’attendais à trouver cet album plus drôle, je reconnais son originalité – qui ne plaira sans doute pas à tous les lecteurs habituels de Fluide.
Note réelle 2,5/5.
J'aime bien l'idée que l'Europe finisse par avoir ses superhéros, ce qui en plus avec le lâchage américain de l'Europe aujourd'hui, tombe bien... Une Défense... et des héros a soi ne sont pas de trop. Et donc cette bd et d'autres du même genre sont, en somme, une mise à niveau bien nécessaire. De plus le dessin est bien, on ne dira pas génial. Il y a l'idée de base aussi : les superhéros seraient générés par les villes, quand on en a d'assez grosses, ils adviennent. La puissance est une question d'échelle, ce qui est largement le cas, dans la vie.
Cependant, crouler sous le nombre de prestigieux invité dans cette histoire ne garantit pas qu'elle soit passionnante. Assez intéressante, c'est tout… Tandis que dans Fables ( je suis au quatrième tome ) je suis avec entrain voire passion les aventures de nos fables, parole de commun !
Un documentaire sur les anxieux et cela tombe bien je suis souvent anxieux moi-même !
J'ai appris des trucs dans ce one-shot qui est dans la moyenne des documentaires en BD. Ceux qui sont habitués à ce type de BD ne vont pas être dépaysagé. Le dessin est simple et parfois même un peu trop, ça manque un peu de décors par moment c'est un peu vide. On explique les choses de manières simples et efficaces et on ajoute un peu d'humour pour détendre l'atmosphère. Comme c'est trop souvent le cas, le dossier en fin d'album est plus intéressant que la BD elle-même.
Comme je l'ai écrit, on est dans un niveau correcte, mais la narration manque de dynamisme et c'est pas très palpitant à lire.
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Entretien avec un vampire - L'Histoire de Claudia
Même si j'ai lu plusieurs romans d'Anne Rice, je n'ai jamais lu Entretien avec un vampire, simplement parce que je connaissais déjà très bien son histoire grâce au film, puis plus récemment à son excellente adaptation en série TV. En découvrant cet album, j'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'une histoire inédite consacrée à Claudia. En réalité, c'est surtout un changement de point de vue : on revit l'histoire d'Entretien avec un vampire à travers son regard, en se limitant à la période comprise entre sa Naissance et sa disparition, ce qui représente malgré tout la plus grande partie du récit original. J'ai tout de même eu le plaisir d'y découvrir un épisode absent du film, lorsque Louis et Claudia croisent en Europe centrale une étrange créature qui vient enrichir le mythe vampirique imaginé par Anne Rice. Le reste demeure très fidèle au roman, avec un éclairage un peu plus intime sur les sentiments et les motivations de Claudia, ce qui permet de mieux comprendre sa frustration grandissante d'être condamnée à rester éternellement enfermée dans un corps d'enfant. Le dessin d'Ashley Marie Witter est très marqué par une influence asiatique, avec des personnages aux traits fins, juvéniles et souvent androgynes. C'est un style maîtrisé et assez séduisant pour représenter les protagonistes, renforcé par une belle palette de tons sépia où seuls le sang et quelques détails ressortent en rouge. En revanche, cette approche me rappelle parfois certains manga shojo : les personnages occupent presque tout l'espace, tandis que les décors restent souvent réduits au minimum. J'aurais apprécié une mise en scène un peu plus ample et plus immersive. Il faut dire aussi que l'accent est clairement mis sur le romantisme gothique et les longues réflexions métaphysiques autour de l'immortalité, de la solitude, du désir d'aimer et d'être aimé, ou encore de la quête d'une identité impossible. C'est évidemment le cœur même de l'œuvre d'Anne Rice, et l'adaptation lui reste très fidèle. Malgré tout, j'avoue que ces dialogues très lyriques et ces longs monologues ont fini par me lasser par moments, même si l'histoire conserve toute sa force tragique et le pouvoir de fascination qui fait le charme des Chroniques des Vampires.
L'Homme qui vendit la Tour Eiffel
Fidèle à sa couverture, cette BD se présente modestement comme une pantalonnade divertissante autour d'une invraisemblable escroquerie. Par son titre et ses illustrations excessivement caricaturales, cette BD impose son horizon d'attente et sa grille de lecture autour de la notion de divertissement. Si les illustrations peuvent légèrement déplaire dans certains de leurs excès (la bouche de l'acolyte plus large que celle d'un métro), leur imitation trop révérencieuse de Blain, les couleurs sembler bien ternes pour le genre, l'on se réjouit du rythme enlevé déployé, sans lequel l'exubérance aurait perdu bien de son charme. Ainsi, la dramaturgie intègre habilement cette nécessité rythmique via le personnage de l'inspecteur et toutes les péripéties en découlant. Par ailleurs, le cinéphile que je suis goûte grandement l'inattendu hommage au chef-d’œuvre de Lubitsch "Trouble in paradise / Haute pègre" distillé par le beau personnage de Miss Tam-Tam, meneuse de revue à la cleptomanie des plus charmantes. Léger, assez amusant et parfaitement divertissant, ni plus ni moins.
Bruno le barbare
Comme beaucoup d’autres avant lui ces derniers temps, Rudy Spiessert nous propose ici un condensé d’humour con et surtout absurde. Je ne sais pas si cela vient du fait que je lise beaucoup d’albums de ce type, et que du coup je suis blasé, mais je suis sorti un chouia déçu de cette lecture. Spiessert va souvent jusqu’au bout d’idées totalement farfelues, loufoques. Il dépasse la simple parodie décalée d’un super-héros débile, pour empiler dialogues et situations absurdes. On atteint même parfois quelque chose de poétique, presque surréaliste, un univers dans lequel humains et objets du quotidien et personnages plus ou moins hybrides (voire parties du corps humain) ont le même statut. L’humour en lui-même ne fonctionne pas forcément – en tout cas je n’ai pas vraiment ri. J’ai par contre souri à plusieurs reprises, et j’ai jusqu’au bout été curieux de voir jusqu’où Spiessert aller pouvoir pousser le curseur. Au final, même si je m’attendais à trouver cet album plus drôle, je reconnais son originalité – qui ne plaira sans doute pas à tous les lecteurs habituels de Fluide. Note réelle 2,5/5.
La Brigade Chimérique
J'aime bien l'idée que l'Europe finisse par avoir ses superhéros, ce qui en plus avec le lâchage américain de l'Europe aujourd'hui, tombe bien... Une Défense... et des héros a soi ne sont pas de trop. Et donc cette bd et d'autres du même genre sont, en somme, une mise à niveau bien nécessaire. De plus le dessin est bien, on ne dira pas génial. Il y a l'idée de base aussi : les superhéros seraient générés par les villes, quand on en a d'assez grosses, ils adviennent. La puissance est une question d'échelle, ce qui est largement le cas, dans la vie. Cependant, crouler sous le nombre de prestigieux invité dans cette histoire ne garantit pas qu'elle soit passionnante. Assez intéressante, c'est tout… Tandis que dans Fables ( je suis au quatrième tome ) je suis avec entrain voire passion les aventures de nos fables, parole de commun !
Le Club des anxieux qui se soignent - Comment combattre l'anxiété
Un documentaire sur les anxieux et cela tombe bien je suis souvent anxieux moi-même ! J'ai appris des trucs dans ce one-shot qui est dans la moyenne des documentaires en BD. Ceux qui sont habitués à ce type de BD ne vont pas être dépaysagé. Le dessin est simple et parfois même un peu trop, ça manque un peu de décors par moment c'est un peu vide. On explique les choses de manières simples et efficaces et on ajoute un peu d'humour pour détendre l'atmosphère. Comme c'est trop souvent le cas, le dossier en fin d'album est plus intéressant que la BD elle-même. Comme je l'ai écrit, on est dans un niveau correcte, mais la narration manque de dynamisme et c'est pas très palpitant à lire.