Les derniers avis (8 avis)

Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Les Jardins de la Peur
Les Jardins de la Peur

Un Dufaux première période, ça m'intrigue toujours. J'ai eu l'opportunité d'acquérir les deux premiers tomes. Cette fois-ci l'auteur se lance dans le genre de l'épouvante. C'est tout public, donc si vous avez survécu aux histoires fantastiques dessinées dans une bande comme Le Prince de la Nuit, ça devrait aller. Le caveau Hardwood : 2/5 Une mise en scène qui se révèle trop plate pour conserver notre attention. Ça manque d'exubérance, de folie, tout est trop convenu. Le dessin proposé par Paape et Sohier rappelle énormément celui de Swolfs. Il est donc de bonne facture mais peine à convaincre sur les scènes d'érotisme que Dufaux met en place. Le retour de lady Mongo : 3/5 Changement de décor, l'exotisme de l'intrigue offre un second souffle à la serie. On retrouve le fantastique typique de Dufaux là où dans le premier tome, l'ambiance se rapprochait plus des films de la Hammer des années 60. On note une réelle amélioration au niveau du dessin, sur les visages notamment. Une curiosité à découvrir.

19/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Minuit Passé
Minuit Passé

Entre son graphisme et son ambiance, Minuit passé avait tout pour me séduire. J'ai immédiatement été happé par ce manoir isolé aux allures de maison hantée, avec ses couloirs silencieux, ses portraits inquiétants, ses corneilles omniprésentes et ses phénomènes étranges qui m'ont évoqué le film Les Autres. À plusieurs reprises, avant que la mystérieuse présence de Minuit ne se révèle vraiment, je me suis même dit que certaines scènes auraient probablement été assez angoissantes si je les avais découvertes au cinéma, avec le rythme et la musique qui conviennent, tant elles sont bien mises en scène. Gaëlle Geniller livre là un très joli album. Son dessin est superbe, porté par une colorisation lumineuse et une esthétique mêlant style Young Adult, Art nouveau, influences gothiques et décors victoriens. Chaque pièce du manoir semble avoir une âme propre et les nombreuses scènes contemplatives participent au charme de l'ensemble. J'ai également beaucoup apprécié la relation saine entre le père et son fils, dont les échanges respirent la tendresse et la bienveillance sans jamais tomber dans la niaiserie ou le conflit artificiel. Malheureusement, à mesure que le récit avance, l'atmosphère de mystère et d'épouvante s'efface progressivement au profit d'une introspection familiale et mémorielle qui m'a moins intéressé. Le fantastique devient davantage symbolique qu'inquiétant, et j'ai peu à peu décroché de ce qui faisait pour moi la force du début. Surtout, j'ai été déçu par le dénouement. Alors que je pensais encore avoir de nombreuses pages d'histoire devant moi, le récit s'interrompt assez brutalement pour laisser place à un cahier graphique puis à un très court épilogue. Cette conclusion m'a semblé à la fois abrupte et trop ouverte à l'interprétation. Je ne suis pas certain d'avoir compris ce que l'autrice voulait exprimer ni le sens exact de certains éléments du récit. J'en ressors donc avec un sentiment de frustration et de "tout ça pour ça". C'est dommage, car c'est une bande dessinée que j'ai trouvée très belle, souvent très bien racontée, et dont l'ambiance m'avait réellement embarqué dans sa première moitié.

19/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Sapiens (Albin Michel)
Sapiens (Albin Michel)

Vulgarisation de la vulgarisation, mais sans vulgarité. J'ai lu l'œuvre originale de Yuval N. Harari il y a quelques années. Ensuite, on m'a offert le premier tome en BD, j'ai acheté le deuxième et j'en attends encore deux que j'ai commandés. À première impression, j'ai trouvé l'œuvre pas très originale en termes d'idées. La thèse de la coopération comme avantage adaptatif des sapiens, la croyance et la création de réalités imaginaires (religion, politique) comme facteur d'agrégation, ne sont pas absolument nouvelles. Plusieurs philosophes, historiens, sociologues et surtout, plus récemment, des scientifiques cognitifs ont avancé des idées similaires. À ce niveau, la valeur de Harari réside, je crois, dans le fait d'avoir offert une synthèse attrayante pour un public plus large. En ce qui concerne la version BD, je considère que l’exposition sous forme de dialogue a été un choix heureux. Les dessins de Casanave sont simples et plaisants et les personnages sympathiques, à commencer par Yuval lui-même. Les digressions humoristiques aident également à alléger l’ensemble. Mais je pense qu’à certains moments, un peu plus de détails et de réalisme serait souhaitable. Cependant, nous ne sommes pas ici face à un travail académique... J’ai toutefois quelques réticences concernant le contenu. J’aurais aimé plus de discussions au niveau de la paléoanthropologie. Chaque année, de nouvelles découvertes et études complexifient notre arbre, ou plutôt buisson, évolutif. Les relations entre sapiens et néandertaliens, ainsi qu’avec d’autres Homo archaïques, les Denisoviens par exemple, ne sont pas suffisamment développées ici. Il y a aussi des généralisations et des simplifications excessives : notre parenté avec les chimpanzés... Dans le deuxième tome, concernant le Néolithique et ses implications négatives, la thèse n’est pas non plus nouvelle. Moi-même je suis partisan d’un catastrophisme éclairé et je vois cela comme un avertissement certain. Étant nous l’animal le plus destructeur jamais existé, face aux menaces, aux changements climatiques et au fait que nous sommes aujourd’hui la principale cause d’une nouvelle extinction massive, nous devons penser le pire comme inévitable... peut-être seulement ainsi pourrions-nous agir pour l’éviter. Il me reste l'impression d'un certain excès de politiquement correct de la part de l'auteur et la question : jusqu'à quel point un historien doit-il faire des extrapolations pour l'avenir, avec des implications directes ou indirectement politiques. Je me réserve la possibilité de garder ou de changer ma note après la lecture des prochains tomes.

19/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Phantasmagoria
Phantasmagoria

Dans le Londres victorien, deux sorciers immortels, à la fois alliés de circonstance et rivaux de longue date, se retrouvent confrontés à une créature démoniaque capable de posséder les humains et de les massacrer afin d'ouvrir un passage permettant à d'autres entités de son espèce d'envahir notre monde. C'est typiquement le genre de récit qui a tout pour me plaire. J'ai beaucoup apprécié son ambiance de fantastique victorien mêlant enquêtes occultes, médiums, sorcellerie et menaces surnaturelles. Le cadre anglais apporte une élégance naturelle à l'ensemble, avec ce parfum de Sherlock Holmes, de romans gothiques et de films de la Hammer qui imprègne tout le récit. Le professeur Hawke, qui évoque fortement l'acteur Peter Cushing, participe beaucoup à ce charme. J'ai également aimé la relation entre Hawke et Edwin Drodd. Leur rivalité millénaire, faite de méfiance, de respect et d'opposition philosophique, apporte une vraie richesse au récit. J'ai apprécié que les auteurs évitent tout manichéisme simpliste entre eux malgré leurs méthodes radicalement différentes. Les personnages secondaires qui gravitent autour d'eux sont eux aussi plutôt réussis et contribuent à donner de l'épaisseur à l'univers. Le dessin en noir et blanc renforce cette impression de classe et d'atmosphère. Les jeux d'ombres fonctionnent bien et participent au caractère inquiétant du récit. Je suis en revanche un peu plus réservé sur les encrages que j'ai trouvés parfois légèrement hésitants et les ombrages trop charbonneux, même si l'ensemble reste agréable à regarder. L'histoire elle-même est solide et bien construite. Le suspense fonctionne, l'aventure reste sérieuse sans sombrer dans l'obscurité ou la surenchère horrifique, et j'ai suivi avec plaisir cette lutte contre une menace surnaturelle grandissante. En revanche, le récit demeure assez linéaire et ne réserve finalement que peu de surprises. C'est peut-être ce qui m'a empêché d'être totalement emporté. J'aurais aimé que le passé du professeur Hawke, censé avoir traversé plus de trois millénaires d'histoire, soit davantage développé. Le récit insiste sur le fait que l'âge commence à peser sur lui et qu'il est dépassé par les événements, mais au vu de certaines situations dans lesquelles il se retrouve ici, on peut se demander comment il a réussi à survivre aussi longtemps. D'autant que son rival immortel ne semble pas souffrir des mêmes limitations. J'ai passé un bon moment de lecture grâce à son ambiance, ses personnages et son élégance visuelle, mais il m'a manqué un petit supplément d'âme ou de surprise pour que cette aventure me marque davantage. C'est un bon récit fantastique, efficace et plaisant, sans être tout à fait à la hauteur de son potentiel.

19/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Macbeth (Brizzi)
Macbeth (Brizzi)

La vie n'est rien de plus qu'une ombre qui marche. MacBeth de Shakespeare est l'une des œuvres fondamentales sur la volonté et la folie du pouvoir, l'envie, la précarité et la vanité de toutes choses. Cette adaptation, bien que honnête, finit par appauvrir l'immense richesse de la tragédie originale. Comme dans d'autres travaux des frères Brizzi, j'apprécie davantage les paysages fantomatiques et lugubres que le dessin des personnages, pas suffisamment dramatiques à mon avis. À ce niveau, j'ai préféré le travail de G. Sorel dans sa version de la même œuvre. L'élément fantastique n'est ici qu'un petit détail, l'essentiel n'y étant pas.

19/06/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Quand je suis arrivée au château
Quand je suis arrivée au château

2.5 L'album d'Emily Carroll qui m'a le moins marqué pour le moment. Il faut dire que le scénario bien étrange est assez mince et je ne suis pas certain d'avoir tout compris où l'autrice voulait en venir avec son récit d'horreur. Je n'ai pas trop aimé la narration qui ressemble par moment à un album illustré. Cela alourdit le rythme. Tout va vite et j'ai l'impression que c'est encore un récit où tout tourne autour d'une fin surprenant et tout le reste, comme développer les personnages est secondaire. En tout cas cette fin n'est pas assez pour que je trouve ce récit formidable. Il reste le dessin qui est excellent, expressif et sensuel....mais c'est tout.

19/06/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série L'Assistante de la Baba Yaga
L'Assistante de la Baba Yaga

Un conte sympathique à lire, mais qui ne ma pas marqué plus que ça. Il faut dire que c'est un récit qui est se révèle peu surprenant, sans doute parce que cela s'dresse vraiment aux jeunes qui ont l'âge de l'héroïne. C'est l'héroïne typique qui a des problèmes familiaux et qui veut s'évader dans un environnement plus magique vu qu'elle des aptitudes en magie. J'ai bien aimé les références à des contes connus et comment l'héroïne utilisait ses connaissances en matière de contes. Le problème vient plus du fait que les personnages sont surtout des stéréotypes qui ne sortent jamais de leur rôle caricaturaux. Tout est un peu cousu de fils blanc même le twist final a propos des intentions réelles de Baba Yaga. Le dessin est très bon et va à la perfection à ce type d'histoire.

19/06/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Les 12 travaux d'Art Cool
Les 12 travaux d'Art Cool

Jean Pierre Dionnet n'a jamais produit de bandes dessinées consensuelles, on ne peut pas lui enlever ça. Les 12 travaux d'Art Cool s'inscrit dans la lignée de ses oeuvres précédentes, et pourrait prétendre au titre d'ancêtre de Gilles Hamesh. C'est volontairement trash et provoquant, avec beaucoup de scènes pornographiques, et cela s'adresse donc à un public averti. On suit un flic, Art Cool, chargé par son frère qui est commissaire, d'arrêter de dangereux criminels. L'action se déroule dans un Manhattan époque années 70. La différence avec Gilles Hamesh, c'est un ton général qui est quand même beaucoup moins scabreux et excentrique, et un superbe dessin en noir et blanc signé Frisano. On n'est pas dans le dégoût permanent. Art Cool a encore une morale, et l'élégance du trait de Frisano fait du bien dans certaines scènes un peu dures. Le mythe d'Hercule sert de porte d'entrée aux enquêtes d'Art et apporte une structure à ce one shot. En effet cette série restera inachevée, puisque dans ce premier tome nous avons droit à seulement six enquêtes. Une publication Albin Michel qui mériterait un peu plus de reconnaissance.

19/06/2026 (modifier)