Les derniers avis (28 avis)

Couverture de la série Freezing
Freezing

Bon, alors disons le clairement : l'intérêt de cette série, c'est les gros nichons. Le pitch est banal. Des combats contre de méchants ennemis beaucoup trop forts, limite invincibles, qui apparaissent à intervalles réguliers et menacent de détruire la terre. Pour une raison sans importance, les filles sont en première ligne, jeunes et jolies, les garçons sont en soutien, derrière, liés par un contrat qui n'est pas un mariage mais presque. Jusque-là, c'est surtout très con... Bien sûr, ces nanas combattantes permettent des scènes agréables, d'autant plus que le graphisme exagère (et pas qu'un peu), leurs attributs féminins. C'est le but me direz-vous... Alors pourquoi je dis que c'est pas mal ? Bin... parce que derrière tout ce déballage de jolies formes, il y a tout de même une histoire. Rien d'extraordinaire, mais un truc qui fait tout de même le taf. Des petits conflits d'amoureux bien caricaturés, des jalousies, des traitrises... bref, un scénario. C'est pas exceptionnel, mais c'est tout à fait supportable. Mieux que ce à quoi on a droit d'habitude dans les trucs à gros nichons. NoirDelire

28/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Shy
Shy

Une gentille série qui se laisse lire. Ne cherchez pas le chef-d'œuvre, mais plutôt le truc reposant qui raconte gentiment une histoire toute gentille. Je sais pas si c'est classé shojo, mais ça pourrait. Après, c'est bien fait. Des caricatures attachantes, qui s'enchaînent et donnent envie de continuer. Si vous le trouvez en occase ou en bibliothèque, ça vaut le coup. Un truc presque drôle, qui se moque gentiment de nos clichés, et dans lequel au final tout le monde est gentil. Je regrette pas. NoirDelire

28/06/2026 (modifier)
Couverture de la série L'Homme de l'année - 1975
L'Homme de l'année - 1975

C’est une collection inégale, et même souvent décevante. Même si l’idée de départ peut avoir du potentiel. Pécau y trouve en tout cas matière à développer des personnages secondaires de l’Histoire, des quasi anonymes, des à-côtés, dans des série B qu’il affectionne. Ici « l’homme de l’année » est un peu transparent. C’est un pilote d’hélicoptère (civil travaillant pour la CIA), un peu tête brûlée, trafiquant, borderline, dans un moment d’effondrement, puisque nous sommes dans les dernières heures de la présence américaine au Vietnam. Et c’est sans doute la partie la plus intéressante, cette vision de fin du monde, d’orage frappant soudainement, le sauve-qui-peut au milieu des trafics, des plus ou moins grandes lâchetés. Du coup, si l’intrigue en elle-même reste assez basique, ça reste quand même dynamique, et ça se laisse lire agréablement. Dessin et colorisation font très bien le travail. Une lecture popcorn, vite oubliée, mais pas déplaisante.

28/06/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série L'Éclaireur - Récits gravés de Lynd Ward
L'Éclaireur - Récits gravés de Lynd Ward

Des vieilles histoires muettes pas trop mal et je dis ça en tant que type qui n’est pas trop fan de BD muette. Je pense que Lynd Ward est le meilleur utilisateur de la gravure sur bois que j'ai vu pour le moment. Non seulement il y a de belles pages, mais aussi les récits sont moins basiques que ceux de Frans Masereel, l'élève a dépassé le maitre. J'avais quand même un peu peur au début parce que le premier récit est le moins intéressant à mes yeux. C'est le récit d'un artiste qui renonce à son intégrité artistique pour la gloire facile en faisant un pacte avec un démon et on retrouve tous les clichés de ce type d'histoire. Heureusement, la suite est mieux même si bien sûr, vu qu'on parle de vieux récits datant de plusieurs décennies, il y des idées qui sentent un peu le déjà vu. Le fait aussi que ce sont des histoires muettes fait en sorte que certaines scènes sont un peu dures à comprendre et auraient été mieux avec du texte. Au final, ce sont des albums intéressants si on s'intéresse au patrimoine de la BD et je ne regrette pas ma lecture (en même temps vu que c'est muet, cela se lit quand même un peu vite), mais cela ne m'a pas marqué plus que ça.

28/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Sexy symphonies
Sexy symphonies

Le titre est heureux et a tout son sens. Les histoires sont sexy et ce sont des « symphonies » car presque sans mots : c'est surtout le rythme, la composition et le mouvement qui ressortent. On pourrait aussi les appeler des ballets obscènes, je pense. Les dessins sont assez bons et appartiennent déjà à la phase de maturité de Solano López. Les limites se trouvent dans la très courte longueur de chaque épisode et dans une certaine arbitraire dans la sélection ; l'auteur a réalisé beaucoup d'autres symphonies, compilées dans d'autres titres. Certains lecteurs pourront aussi considérer que les intrigues servent principalement de prétexte à l’exposition de scènes sexuelles, ce qui réduit la complexité narrative de l’ensemble. En bref: histoires rafraîchissantes pour s'amuser pendant les journées de canicule. Les images sont sexuellement explicites et les histoires sont assez drôles. Destiné aux lecteurs avertis, il est conseillé de ne pas laisser à portée de toutes les mains.

28/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Maple Terrace - New Jersey, 1992
Maple Terrace - New Jersey, 1992

Noah Van Sciver est un auteur de l’underground américain – genre qui m’intéresse a priori – avec lequel j’ai quelques difficultés depuis que je l’ai découvert. Ici on est dans le récit autobiographique (comme souvent chez lui), centré sur sa jeunesse, et même sur une très courte période (quelques semaines de l’année 1992). C’est quand même assez restreint, et nécessite donc quelque chose de fort dans le récit pour le rendre captivant. C’est un peu là que le bât blesse. Ça se laisse lire, c’est dynamique, il y a de l’autodérision, et l’auteur nous rend palpable la naissance de son attrait pour les comics (dans une version moins trash, mais aussi moins « captivante » que d’autres auteurs comme Joe Matt dans Les Kids par exemple), et ses difficultés pour s’insérer dans des relations stables avec les gamins de son quartier (dont le nom donne le titre de l’ouvrage). Mais l’ensemble est un peu trop léger, ça manque de quelque chose pour rendre plus intéressante cette plongée dans la jeunesse de l’auteur. Le dessin est hésitant. Pas extraordinaire, mais lisible. La colorisation un peu grasse n’est pas mon truc. Note réelle 2,5/5.

28/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Gibier de potence
Gibier de potence

Un western tout à fait correct, mais qui manque d’un élément marquant pour vraiment sortir du lot. L’ensemble est agréable à lire et le contexte de la fin de la guerre de Sécession apporte un cadre intéressant, mais le scénario ne laisse finalement que peu de souvenirs. Quelques jours après ma lecture, il ne m’en reste surtout que quelques scènes ou anecdotes plutôt que le récit dans son ensemble. Les personnages sont assez lisses et peinent à susciter un réel attachement. Côté dessin, le style est un peu vieillot à mon goût, même s’il remplit parfaitement son rôle et sert bien l’ambiance du western. Au final, c’est une lecture divertissante, efficace, mais qui ne révolutionne absolument rien et ne fera probablement pas partie des albums dont je me souviendrai longtemps.

28/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le Voisin grognon
Le Voisin grognon

Nouvelle œuvre de l'autrice de Voyage de malade, cette bande dessinée reprend ce qui faisait le charme de son précédent album : un univers animalier mignon, plein de tendresse et d'humour, destiné avant tout aux lecteurs de 6 à 10 ans. Cette fois, en revanche, l'histoire suit une trame plus classique et prévisible. Lorsqu'un nouveau voisin s'installe dans un paisible village peuplé d'animaux anthropomorphes, sa voisine Tinegueli décide immédiatement de devenir son amie. Débordante d'énergie, d'optimisme et de bonne humeur, elle évoque parfois une Schtroumpfette incapable de perdre sa motivation, quelles que soient les circonstances. Elle encaisse sans broncher les remarques désagréables, les refus répétés et les portes qui se ferment au nez, tout en restant persuadée qu'elle finira par convaincre son voisin de participer aux fêtes et aux activités du village. Cette obstination souriante m'a parfois semblé un peu artificielle. La voir s'acharner avec une patience infinie alors que tout l'encourage à abandonner sonne un peu faux. Mais il faut garder à l'esprit que l'on est face à une histoire destinée à de jeunes enfants, pas à un traité de psychologie. Le problème existe d'ailleurs dans l'autre sens : au début, l'acharnement du voisin grognon à être désagréable, à rejeter tout ce qui plaît aux autres et à repousser systématiquement toute marque de gentillesse paraît lui aussi un peu excessif. C'est dur de comprendre pourquoi Tinegueli tient autant à apprivoiser quelqu'un qui ne lui rend jamais la pareille. Heureusement, les personnages évoluent progressivement. C'est même ce qui fait la réussite de l'album. Petit à petit, le grognon laisse apparaître des fissures dans sa carapace et montre davantage d'ouverture envers les autres. Dans le même temps, Tinegueli s'épuise à force de donner sans recevoir et finit par craquer. Ces évolutions les rendent soudain beaucoup plus humains, plus crédibles et surtout plus attachants. À partir de là, la mayonnaise prend et l'on se surprend à s'investir émotionnellement dans leur relation. Graphiquement, le trait souple et expressif de Josephine Mark donne une jolie personnalité à ses animaux anthropomorphes. Les couleurs chaleureuses, les nombreux gags visuels et les expressions des personnages rendent la lecture vivante. L'ensemble dégage une douceur communicative qui séduira facilement le jeune public. Sans retrouver l'originalité ni certains thèmes plus audacieux de Voyage de malade, cette nouvelle bande dessinée demeure une lecture jeunesse agréable, tendre et pleine de bons sentiments, qui parvient finalement à toucher grâce à l'évolution de ses deux personnages principaux.

28/06/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Open space, pandémie, télétravail et autres contrariétés
Open space, pandémie, télétravail et autres contrariétés

Un 2.5 arrondi au supérieur, puisque ma note prend en compte que pour une BD humoristique j'ai tout de même ri sur quelques gags et parfois pouffé aussi. La BD est assez difficile à juger de ma part, vu que je suis bien loin de ces sociétés en open space, de ces considérations patronales de grandes entreprises et des DRH, chefs de projets et autres joyeuses étiquettes de notre société. Difficile donc de m'y retrouver dans cette représentation mais elle a réussi parfois à me faire rire face à l'absurde avidité du système ou la résignation passive de l'employé subalterne. La BD explore aussi le confinement et le télétravail avec toutes les difficultés qui s'y rattachaient, encore une référence que je ne connaissais pas spécialement. Mais la lecture se fait, c'est juste que pas mal de références sont assez peu compréhensible lorsqu'on est pas dans le contexte économique décrit dans la BD. De même, si l'on sent parfois une critique de l'état de fait, la BD n'est pas subversive pour un sou. Un petit regret de ma part, j'aurais beaucoup aimé voir l'opposition entre syndicaliste, altermondialiste ou adepte de la décroissance et la direction. En l'état ce n'est pas une mauvaise BD, personnellement je n'y suis pas du tout sensible et d'autres pourraient y trouver plus d'intérêt mais je ne la pense pas comme qui intéressera tout le monde.

28/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Poussière
Poussière

Une série étonnante, qui m’a surpris – plutôt agréablement. Surprise tout d’abord de retrouver Monde dans un registre différent de ce que je connaissais de lui. Surprise ensuite avec cette histoire qui peu à peu installe ces deux mondes parallèles, et ces êtres étranges, les « Cyclopes », qui jouent le rôle de menace de plus en plus présente – dans les deux mondes – tout en n’ayant pas de personnalité réelle : une sorte d’outil, d’arme par destination que Monde ne cherche pas à détailler, expliquer. Une fois l’univers installé, et alors que le lecteur s’est familiarisé avec la particularité d’Alta et divers personnages, le récit bascule peu à peu vers quelque chose de plus conventionnel, que ce soit sur Terre ou sur Alta (coup d’État, rôle des militaires, etc.). Il y a quelques longueurs, dans les deux derniers tomes essentiellement, mais globalement ça se laisse lire, l’intrigue est intéressante et bien menée. La conclusion est ouverte, comme si Monde n’avait pas voulu choisir, mais après tout pourquoi pas ? Je ne suis a priori pas fan du style graphique, mais je m’y suis fait, et je lui reconnais des qualités. Il participe aussi de cette étrangeté dont j’ai parlé plus haut (avec ces bouts de cyclopes ou de personnages qui semblent s’évaporer parfois). Une série qui sort de l’ordinaire, et qui mérite qu’on y jette un coup d’œil.

28/06/2026 (modifier)