Une histoire qui mélange roman graphique et quelques aspects polar (c’est peut-être dans cette dernière catégorie que j’aurais placé cette série d’ailleurs), dans un village paumé de la côte canadienne, dont les habitants (on ne voit que les femmes, les hommes étant morts ou à la pêche à la morue) vivotent. Quelques naufrages (parfois « facilités ») permettent de compléter l’ordinaire, alors que des cargaisons d’alcool clandestines circulent le long des côtes. Mais la disparition de certaines d’entre-elles amène deux mafieux sur les lieux, pour « enquêter », alors qu’un mystérieux marin, rescapé d’un naufrage mais ayant perdu la mémoire, intrigue tout le monde.
C’est ce personnage qui va se trouver au cœur de l’intrigue – jusqu’au bout, avec ce clin d’œil final amusant autour de célèbres naufrages, auxquels notre héros a été ou va être mêlé…
La narration est fluide, et distille petit à petit des informations sur les personnages, leurs interactions. Tout est crédible et attachant et, sans esbroufe, l’intrigue nous mène tranquillement au bout de cette centaine de pages, sans ennui.
Le dessin n’est pas forcément très fouillé (pour les décors en particulier), mais je l’ai trouvé globalement bon et très agréable. Idem pour la colorisation, très plaisante.
Une bonne pioche de cette collection Signé.
Note réelle 3,5/5.
Une des toutes premières publications d'Enki Bilal en album et le premier volet de la trilogie appelée "légendes d'aujourd'hui" en binôme avec Pierre Christin.
Le scénario : l'idée de de départ est puissante et très originale mais passé l'effet de surprise, l'intrigue peine à avancer et la conclusion est assez molle.
L'humour a pris un coup de vieux.
Le dessin : c'est moche mais ça permet de mesurer les progrès réalisés par Bilal pour arriver en très peu de temps - cinq ans plus tard - à des oeuvres superbes comme le premier album de La Trilogie Nikopol et Les Phalanges de l'ordre noir.
Le trait a cependant déjà en son sein toutes les singularités et l'expressivité qu'on lui connaît encore aujourd'hui.
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Sœurs des vagues
Une histoire qui mélange roman graphique et quelques aspects polar (c’est peut-être dans cette dernière catégorie que j’aurais placé cette série d’ailleurs), dans un village paumé de la côte canadienne, dont les habitants (on ne voit que les femmes, les hommes étant morts ou à la pêche à la morue) vivotent. Quelques naufrages (parfois « facilités ») permettent de compléter l’ordinaire, alors que des cargaisons d’alcool clandestines circulent le long des côtes. Mais la disparition de certaines d’entre-elles amène deux mafieux sur les lieux, pour « enquêter », alors qu’un mystérieux marin, rescapé d’un naufrage mais ayant perdu la mémoire, intrigue tout le monde. C’est ce personnage qui va se trouver au cœur de l’intrigue – jusqu’au bout, avec ce clin d’œil final amusant autour de célèbres naufrages, auxquels notre héros a été ou va être mêlé… La narration est fluide, et distille petit à petit des informations sur les personnages, leurs interactions. Tout est crédible et attachant et, sans esbroufe, l’intrigue nous mène tranquillement au bout de cette centaine de pages, sans ennui. Le dessin n’est pas forcément très fouillé (pour les décors en particulier), mais je l’ai trouvé globalement bon et très agréable. Idem pour la colorisation, très plaisante. Une bonne pioche de cette collection Signé. Note réelle 3,5/5.
La Croisière des Oubliés
Une des toutes premières publications d'Enki Bilal en album et le premier volet de la trilogie appelée "légendes d'aujourd'hui" en binôme avec Pierre Christin. Le scénario : l'idée de de départ est puissante et très originale mais passé l'effet de surprise, l'intrigue peine à avancer et la conclusion est assez molle. L'humour a pris un coup de vieux. Le dessin : c'est moche mais ça permet de mesurer les progrès réalisés par Bilal pour arriver en très peu de temps - cinq ans plus tard - à des oeuvres superbes comme le premier album de La Trilogie Nikopol et Les Phalanges de l'ordre noir. Le trait a cependant déjà en son sein toutes les singularités et l'expressivité qu'on lui connaît encore aujourd'hui.