Frankenstein du mangaka Junji Ito est en réalité un recueil de 11 nouvelles du mangaka réalisées entre 1989 et 2000, Frankenstein ayant été dessinée entre septembre et novembre 1994. Parmi ces œuvres figurent notamment 6 courtes histoires de 30-40 pages chacune, centrées sur le personnage principal d'Oshikiri, lycéen complexé par sa taille et vivant seul dans une grande bâtisse, ses parents étant en voyage pour leur travail. Le scénario de ces nouvelles, centrées sur l'existence de dimensions alternatives à la nôtre sont plutôt originales et efficaces. Elles m'ont un peu fait penser aux histoires de la série TV "La quatrième dimension". Les dernières nouvelles de quelques pages sont un peu plus anecdotiques et parfois à la limite du ridicule (notamment celles centrées sur le bichon maltais du mangaka...).
S'agissant à présent de l'histoire centrale de l'ouvrage, Junji Ito adapte très fidèlement le classique de Mary Shelley datant de 1818. Les seules différences résidant dans la chute finale et lors de la création de la compagne du Monstre, Junji Ito ne pouvant résister à mettre en images une seconde fois le retour à la vie d'une créature morte.
Bien que l'histoire reste fluide et plutôt agréable à lire, les 188 pages ne permettent pas à l'auteur de fluidifier l'ensemble de l'histoire. Certains passages sont ainsi selon moi trop abruptes. Par exemple, le changement de point de vue de Victor Frankenstein sur la bête et plus globalement sur son travail est bien trop rapide. De même, les personnages secondaires tels qu'Henry ne sont pas assez travaillés à mon goût et ont parfois des réactions peu crédibles (Henry validant très rapidement la création d'une compagne pour le monstre à partir de cadavres féminins par exemple !). L'histoire aurait donc gagné à être un peu plus étoffée pour fluidifier l'ensemble, nuancer certains passages ou encore mieux décrire cette relation particulière existant entre la Bête et son créateur.
Du point de vue des graphismes, en tant que maître de l'épouvante, Ito excelle bien évidemment dans la mise en image des scènes horrifiques, la création de la bête et de sa compagne en étant les points culminants. J'ai été en revanche un peu moins séduit par le trait du reste des protagonistes, notamment Viktor Frankenstein, mais cela reste très subjectif.
Enfin, le recueil de plus de 400 pages, édité aux éditions Mangetsu, et agrémenté de l'analyse de Morollian en fin d'ouvrage, est vraiment magnifique avec son titre en vernis différencié et sa couverture rigide. Il devrait trôner fièrement dans toute bonne bibliothèque des fans du mangaka même si, vous l'aurez compris, il ne s'agit pas de sa meilleure œuvre selon moi.
SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 6,5/10
GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 6,5/10
NOTE GLOBALE : 13/20
Akileos continue de traduire les séries d'EC Comics et celle-ci est un gros morceaux parce qu'elle fait parti, avec ''Tales from the crypt'' et ''The Haunt of Fear'' de la trilogie des comics d'horreurs qui a fait la célébrité de l'éditeur dans les années 50.
Comme c'est le cas avec les autres recueils d'EC comics, la qualité est inégale selon les récits et je trouve même qu'il y a une grosse différence de qualité entre les deux albums. En effet, dans le premier tome on est au début des histoires fantastiques d'EC Comics et les histoires sont souvent plus faibles et plus banale que ce qu'ils font par la suite. J'ai trouvé plusieurs histoires avaient des chutes pourrîtes du genre le personnage principal qui se réveille et se rends compte que tout ce qui est arrivé depuis le début était un horrible cauchemar, mais là on voit que son cauchemar va se réaliser. On ne trouve pas les fameux hosts qui ont fait la renommé de l'éditeur.
Quant ses personnages débarquent enfin, la qualité augmente même si évidemment certains récit sont mieux que d'autres. J'ai remarqué que je ne suis pas un grand fan du travail de Johnny Craig. À contrario lorsque c'est bon c'est très bon et le tome 2 contient une de mes histoires préférés à savoir celle du vampire qui travail dans une banque de sang. C'est le genre d'histoires avec de l'humour noir comme je l'aime et en plus c'est dessiné par mon dessinateur préféré de l'écurie d'EC Comics à savoir Jack Davis.
En gros, si vous avez déjà lu des récits d'horreurs de cette éditeur, vous savez ce que vous allez retrouvez et si c'est pour vous
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Frankenstein (Junji Ito)
Frankenstein du mangaka Junji Ito est en réalité un recueil de 11 nouvelles du mangaka réalisées entre 1989 et 2000, Frankenstein ayant été dessinée entre septembre et novembre 1994. Parmi ces œuvres figurent notamment 6 courtes histoires de 30-40 pages chacune, centrées sur le personnage principal d'Oshikiri, lycéen complexé par sa taille et vivant seul dans une grande bâtisse, ses parents étant en voyage pour leur travail. Le scénario de ces nouvelles, centrées sur l'existence de dimensions alternatives à la nôtre sont plutôt originales et efficaces. Elles m'ont un peu fait penser aux histoires de la série TV "La quatrième dimension". Les dernières nouvelles de quelques pages sont un peu plus anecdotiques et parfois à la limite du ridicule (notamment celles centrées sur le bichon maltais du mangaka...). S'agissant à présent de l'histoire centrale de l'ouvrage, Junji Ito adapte très fidèlement le classique de Mary Shelley datant de 1818. Les seules différences résidant dans la chute finale et lors de la création de la compagne du Monstre, Junji Ito ne pouvant résister à mettre en images une seconde fois le retour à la vie d'une créature morte. Bien que l'histoire reste fluide et plutôt agréable à lire, les 188 pages ne permettent pas à l'auteur de fluidifier l'ensemble de l'histoire. Certains passages sont ainsi selon moi trop abruptes. Par exemple, le changement de point de vue de Victor Frankenstein sur la bête et plus globalement sur son travail est bien trop rapide. De même, les personnages secondaires tels qu'Henry ne sont pas assez travaillés à mon goût et ont parfois des réactions peu crédibles (Henry validant très rapidement la création d'une compagne pour le monstre à partir de cadavres féminins par exemple !). L'histoire aurait donc gagné à être un peu plus étoffée pour fluidifier l'ensemble, nuancer certains passages ou encore mieux décrire cette relation particulière existant entre la Bête et son créateur. Du point de vue des graphismes, en tant que maître de l'épouvante, Ito excelle bien évidemment dans la mise en image des scènes horrifiques, la création de la bête et de sa compagne en étant les points culminants. J'ai été en revanche un peu moins séduit par le trait du reste des protagonistes, notamment Viktor Frankenstein, mais cela reste très subjectif. Enfin, le recueil de plus de 400 pages, édité aux éditions Mangetsu, et agrémenté de l'analyse de Morollian en fin d'ouvrage, est vraiment magnifique avec son titre en vernis différencié et sa couverture rigide. Il devrait trôner fièrement dans toute bonne bibliothèque des fans du mangaka même si, vous l'aurez compris, il ne s'agit pas de sa meilleure œuvre selon moi. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 6,5/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 6,5/10 NOTE GLOBALE : 13/20
The Vault Of Horror
Akileos continue de traduire les séries d'EC Comics et celle-ci est un gros morceaux parce qu'elle fait parti, avec ''Tales from the crypt'' et ''The Haunt of Fear'' de la trilogie des comics d'horreurs qui a fait la célébrité de l'éditeur dans les années 50. Comme c'est le cas avec les autres recueils d'EC comics, la qualité est inégale selon les récits et je trouve même qu'il y a une grosse différence de qualité entre les deux albums. En effet, dans le premier tome on est au début des histoires fantastiques d'EC Comics et les histoires sont souvent plus faibles et plus banale que ce qu'ils font par la suite. J'ai trouvé plusieurs histoires avaient des chutes pourrîtes du genre le personnage principal qui se réveille et se rends compte que tout ce qui est arrivé depuis le début était un horrible cauchemar, mais là on voit que son cauchemar va se réaliser. On ne trouve pas les fameux hosts qui ont fait la renommé de l'éditeur. Quant ses personnages débarquent enfin, la qualité augmente même si évidemment certains récit sont mieux que d'autres. J'ai remarqué que je ne suis pas un grand fan du travail de Johnny Craig. À contrario lorsque c'est bon c'est très bon et le tome 2 contient une de mes histoires préférés à savoir celle du vampire qui travail dans une banque de sang. C'est le genre d'histoires avec de l'humour noir comme je l'aime et en plus c'est dessiné par mon dessinateur préféré de l'écurie d'EC Comics à savoir Jack Davis. En gros, si vous avez déjà lu des récits d'horreurs de cette éditeur, vous savez ce que vous allez retrouvez et si c'est pour vous