Je dois avouer que j'avais quelques appréhensions à propos de cette série. Après tout, il s'agit d'un crossover entre mes deux héros préférés de jeunesse.
La lecture des commentaires sur le site et le nom d'Igor Kordey, que je connaissais déjà pour Nous, les morts, m'ont fait dépasser mes hésitations.
L'histoire de Ron Marz se lit bien et comporte quelques éléments originaux, notamment une Cat-Woman africaine. Malgré le ton sombre donné au dessin des personnages et des décors, ce Batman et ce Tarzan ne déforment pas mes souvenirs et s'intègrent bien sur mes étagères de comics.
Nous sommes en 1979, sur les côtes bretonnes. Une bande de braqueurs anarchistes qui font un peu penser à la bande à Bonnot ont attaqué une banque, il y a eu deux morts, les braqueurs sont en cavale. L’un d’eux trouve refuge dans une maison à l’écart, ou réside temporairement une jeune femme, censée y travailler ses examens, pour devenir magistrate.
Au départ prise en otage par le braqueur en cavale, des liens se tissent entre eux. Plus qu’un syndrome de Stockholm, c’est surtout de vieux souvenirs qui ressurgissent : gamins ils ont eu maille à partir, et la jeune femme s’est montrée lâche et odieuse envers le jeune homme que le braqueur était alors. Peut-être est-il temps de solder les comptes ?
Le récit est un quasi huis-clos, dans la baraque isolée, avec deux personnages. Ça n’est pas inintéressant, mais le rythme est lent, il y a beaucoup de silences (et très peu de texte, ça se lit très vite malgré l’importante pagination). Il manque quelque chose pour densifier cette intrigue, pour la rendre plus captivante. J’ai presque eu l’impression que l’ambiance passait avant l’histoire elle-même. En particulier l’auteure insiste pour mettre en avant le coin, la Bretagne, mais aussi et surtout l’époque : omniprésence des succès musicaux de l’époque, nombreuses évocations des débats de l’époque – 1979 donc – autour de la peine de mort. J’aurais bien aimé que ce dernier point soit davantage utilisé pour dynamiser l’intrigue.
Le dessin n’est a priori pas mon truc. Mais il passe finalement. Il y a là aussi un travail sur l’ambiance, avec un rendu presque stylisé, peu de couleurs, mais des contrastes tranchés.
Un récit qui se laisse lire, mais qui m’a laissé un goût de « trop peu ».
Note réelle 2,5/5.
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Batman / Tarzan - Les griffes de Cat-Woman
Je dois avouer que j'avais quelques appréhensions à propos de cette série. Après tout, il s'agit d'un crossover entre mes deux héros préférés de jeunesse. La lecture des commentaires sur le site et le nom d'Igor Kordey, que je connaissais déjà pour Nous, les morts, m'ont fait dépasser mes hésitations. L'histoire de Ron Marz se lit bien et comporte quelques éléments originaux, notamment une Cat-Woman africaine. Malgré le ton sombre donné au dessin des personnages et des décors, ce Batman et ce Tarzan ne déforment pas mes souvenirs et s'intègrent bien sur mes étagères de comics.
De bonne foi
Nous sommes en 1979, sur les côtes bretonnes. Une bande de braqueurs anarchistes qui font un peu penser à la bande à Bonnot ont attaqué une banque, il y a eu deux morts, les braqueurs sont en cavale. L’un d’eux trouve refuge dans une maison à l’écart, ou réside temporairement une jeune femme, censée y travailler ses examens, pour devenir magistrate. Au départ prise en otage par le braqueur en cavale, des liens se tissent entre eux. Plus qu’un syndrome de Stockholm, c’est surtout de vieux souvenirs qui ressurgissent : gamins ils ont eu maille à partir, et la jeune femme s’est montrée lâche et odieuse envers le jeune homme que le braqueur était alors. Peut-être est-il temps de solder les comptes ? Le récit est un quasi huis-clos, dans la baraque isolée, avec deux personnages. Ça n’est pas inintéressant, mais le rythme est lent, il y a beaucoup de silences (et très peu de texte, ça se lit très vite malgré l’importante pagination). Il manque quelque chose pour densifier cette intrigue, pour la rendre plus captivante. J’ai presque eu l’impression que l’ambiance passait avant l’histoire elle-même. En particulier l’auteure insiste pour mettre en avant le coin, la Bretagne, mais aussi et surtout l’époque : omniprésence des succès musicaux de l’époque, nombreuses évocations des débats de l’époque – 1979 donc – autour de la peine de mort. J’aurais bien aimé que ce dernier point soit davantage utilisé pour dynamiser l’intrigue. Le dessin n’est a priori pas mon truc. Mais il passe finalement. Il y a là aussi un travail sur l’ambiance, avec un rendu presque stylisé, peu de couleurs, mais des contrastes tranchés. Un récit qui se laisse lire, mais qui m’a laissé un goût de « trop peu ». Note réelle 2,5/5.