Un récit de science-fiction original qui mêle post-apocalyptique et contact avec une civilisation extraterrestre radicalement différente de l'humanité.
J'ai immédiatement accroché au dessin de Ben Stenbeck, que j'ai trouvé excellent. Les décors, les couleurs, les ambiances et surtout le design des extraterrestres sont remarquables. J'ai particulièrement aimé l'alien que l'on suit, curieux, bienveillant et sincèrement intéressé par les humains qu'il observe. On est à mille lieues des envahisseurs hostiles ou des civilisations incompréhensibles habituelles, tout en conservant quelque chose de profondément étrange dans sa biologie, sa technologie et ses capacités.
En parallèle, l'humanité a sombré dans une barbarie post-apocalyptique faite de violence, d'esclavage et de cannibalisme. Le récit suit un jeune orphelin ayant survécu seul dans cet environnement sauvage, presque comme un animal, mais doté d'une réelle intelligence qui attire l'attention de l'extraterrestre. À cela s'ajoute une menace particulièrement réussie : un robot survivant d'une ancienne multinationale, devenu une sorte d'horreur mécanique qui interprète ses directives résiduelles comme un ordre d'exterminer et dépecer tous les humains présents sur son territoire.
L'ensemble est prenant, bien rythmé et rempli de bonnes idées. J'ai beaucoup aimé la rencontre entre ces deux mondes et les questions qu'elle soulève. C'est d'ailleurs ce qui rend la fin si frustrante. Le récit s'interrompt presque au moment où il commence à explorer les conséquences de cette rencontre. J'aurais adoré en apprendre davantage sur la civilisation extraterrestre, sur ses motivations et sur ce que la relation entre les deux héros pouvait apporter à une Terre en ruines.
J'en ressors donc avec une impression positive mais aussi un sentiment de frustration. Poussière d'os possède un énorme potentiel, quelques réminiscences de Niourk dans son dernier mouvement, et un univers fascinant que j'aurais aimé voir développé bien davantage.
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Poussière d'os
Un récit de science-fiction original qui mêle post-apocalyptique et contact avec une civilisation extraterrestre radicalement différente de l'humanité. J'ai immédiatement accroché au dessin de Ben Stenbeck, que j'ai trouvé excellent. Les décors, les couleurs, les ambiances et surtout le design des extraterrestres sont remarquables. J'ai particulièrement aimé l'alien que l'on suit, curieux, bienveillant et sincèrement intéressé par les humains qu'il observe. On est à mille lieues des envahisseurs hostiles ou des civilisations incompréhensibles habituelles, tout en conservant quelque chose de profondément étrange dans sa biologie, sa technologie et ses capacités. En parallèle, l'humanité a sombré dans une barbarie post-apocalyptique faite de violence, d'esclavage et de cannibalisme. Le récit suit un jeune orphelin ayant survécu seul dans cet environnement sauvage, presque comme un animal, mais doté d'une réelle intelligence qui attire l'attention de l'extraterrestre. À cela s'ajoute une menace particulièrement réussie : un robot survivant d'une ancienne multinationale, devenu une sorte d'horreur mécanique qui interprète ses directives résiduelles comme un ordre d'exterminer et dépecer tous les humains présents sur son territoire. L'ensemble est prenant, bien rythmé et rempli de bonnes idées. J'ai beaucoup aimé la rencontre entre ces deux mondes et les questions qu'elle soulève. C'est d'ailleurs ce qui rend la fin si frustrante. Le récit s'interrompt presque au moment où il commence à explorer les conséquences de cette rencontre. J'aurais adoré en apprendre davantage sur la civilisation extraterrestre, sur ses motivations et sur ce que la relation entre les deux héros pouvait apporter à une Terre en ruines. J'en ressors donc avec une impression positive mais aussi un sentiment de frustration. Poussière d'os possède un énorme potentiel, quelques réminiscences de Niourk dans son dernier mouvement, et un univers fascinant que j'aurais aimé voir développé bien davantage.