Une BD qui revisite le conte « la belle au bois dormant ».
Un récit dont la narratrice n'est autre que Briar, une princesse plongée dans un sommeil léthargique. Elle n'attend qu'un baiser de son prince charmant pour se réveiller. Son prince viendra, mais pas fou le gars, point de baiser, juste un mariage pour s'octroyer quelques pouvoirs et ainsi guerroyer au nom du roi. Vous l'aurez compris notre jeune princesse va finir par se réveiller après un siècle de sommeil, mais son monde aura changé.
Un conte qui commence avec ces quelques mots « J'ai le regret de vous informer que le narrateur de mon conte de fées est mort ». Des fées seront présentes et évidemment, dans le lot, il y aura la méchante de service. Une histoire qui va s'éloigner du conte originel au fur et à mesure que l'intrigue avance. La belle va devenir rebelle. Une réécriture qui nous feras découvrir une princesse ambiguë, des compagnons de route originaux et la violence omniprésente dans les différents royaumes. Une intrigue au rythme soutenu qui m'a accroché malgré le fait qu'elle fasse un peu du surplace (ça tourne en rond par moment). Je suis contrarié pour le côté enfantin qui sévit par moment (et donc des dialogues qui vont avec). Le résultat, c'est une histoire de vengeance qui ne sait pas si elle doit viser un jeune public ou un autre plus mâture.
La partie graphique a du charme, elle apporte sa pierre à cet univers médiéval et fantastique.
J'ai une préférence pour le tome 1 et le dessin de German Garcia qui sous une apparence "bâclée" est efficace, expressif et tout en finesse. La colorisation nuancée de Matheus Lopes est réussie.
Pour le second opus, c'est Alex Lins qui est au crayon. Son dessin est plus classique dans un style dynamique et démonstratif. De même pour les couleurs plus tape à l'œil.
Sympathique, sans plus.
Cette intégrale des Lettres de mon moulin a été pour moi une triple découverte. D'abord celle du contenu de ces trois fameux "Meilleurs récits du journal Spirou" dont j'avais tant vu les couvertures dans ma jeunesse sans jamais pouvoir les lire. Ensuite celle des très célèbres Lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet, dont j'ai énormément entendu parler sans les avoir jamais lues, au point de ne même pas savoir que La Chèvre de Monsieur Seguin, que je récitais pourtant presque par cœur étant plus jeune, en était issue. Enfin, celle d'une facette de Mitteï que j'ignorais complètement. Je ne le connaissais que comme scénariste et je ne m'attendais pas à découvrir un dessinateur aussi proche de l'École de Marcinelle que j'affectionne tant.
Les premières pages m'ont même fait croire un instant que je lisais du Walthéry, avec quelques accents de Gos et de Will. Son trait est rond, chaleureux, expressif, baigné de ces couleurs lumineuses qui évoquent immédiatement le Spirou de cette époque. C'est un vrai plaisir à parcourir et cela convient parfaitement aux contes provençaux de Daudet. À partir du deuxième tome, en revanche, le dessin évolue vers un style un peu plus réaliste lorsque Mitteï met davantage en scène Daudet lui-même et ses voyages. Personnellement, j'ai trouvé cette évolution moins séduisante et je préfère largement son approche plus franco-belge à gros nez de ces récits de contes.
J'ai ressenti la même chose concernant le contenu. Les adaptations des légendes provençales sont celles qui m'ont le plus plu. Malgré une ambiance souvent très catholique, elles dégagent ce parfum de merveilleux, de traditions populaires et parfois même de conte de Noël qui faisait tout le charme du Spirou d'autrefois. Les récits plus directement consacrés à Daudet, à ses rencontres ou à ses souvenirs de Provence (et un peu de Corse dans le troisième tome) ont un intérêt historique indéniable et permettent de découvrir la vie locale au XIXe siècle, mais ils m'ont moins captivé. J'y ai trouvé un peu trop de conversations, d'anecdotes ou de chroniques locales qui, sans être déplaisantes, peinent davantage à m'embarquer.
Je ne regrette absolument pas cette découverte, ne serait-ce que pour son dessin et pour le plaisir de parcourir enfin une oeuvre aussi emblématique du patrimoine franco-belge que de la littérature française. J'espérais toutefois être un peu plus emporté par les récits eux-mêmes, dont seuls les contes les plus poétiques m'ont réellement marqué.
Comme si souvent avec les albums collectifs, le résultat est assez hétéroclite. Les quarante auteurs réunis ici mettent leur talent au service d'une belle cause (la lutte contre le cancer des enfants), mais chacun le fait à sa manière. Certains racontent des histoires mettant en scène de véritables enfants atteints de la maladie, d'autres évoquent plus largement des enfants malades ou fragilisés, tandis que quelques-uns s'éloignent complètement du sujet pour livrer un récit qui cherche simplement à réchauffer le cœur ou à transmettre un message positif. Certains ressortent des personnages déjà bien connus de leur univers, d'autres créent des histoires inédites spécialement pour l'occasion.
Cette diversité fait à la fois la richesse et la limite de l'album. Les styles graphiques changent à chaque histoire, les sensibilités aussi. Certaines planches sont excellentes, aussi bien sur le fond que sur la forme, d'autres sont plus anecdotiques, parfois un peu convenues ou moins inspirées, même si elles sont toujours portées par de bonnes intentions. Chacun y trouvera sans doute ses préférées en fonction de ses goûts.
Au bout du compte, c'est un recueil inégal, comme le sont souvent les ouvrages de ce genre, mais dont la sincérité et la générosité ne font jamais de doute. L'ensemble se lit agréablement, permet de découvrir ou de retrouver de nombreux auteurs, et surtout de soutenir une initiative qui mérite largement d'être encouragée.
Après plusieurs lecture d'albums d'Emily Carroll, je pense qu'elle est mieux dans les one-shot que dans les histoires courtes. Avec une longue histoire, elle a plus le temps pour bien aborder les thèmes et traiter la psychologique de ses personnages. De plus, ses histoires courtes sont rarement marquantes, du moins celles que j'ai lues.
Dans le lot, seulement la dernière de cet album m'a semblé vraiment bonne. La première est pas mal non plus. Tout ce qui est au milieu est franchement oubliable. On retrouve le défaut récurrent des histoires courtes qui ne semblent pas terminer, on arrête juste brutalement le récit. La principale qualité est le dessin élégant de Carroll qui est un vrai plaisir pour les yeux. Elle sait aussi créer une atmosphère glauque, mais les récits ne sont pas vraiment effrayants. Il faut dire aussi que je trouve que le format BD n'est pas le meilleur medium pour effrayer. J'ai trouvé bien des bandes dessinées glauques, malsaines et dégoutantes, mais j'ai rarement eu vraiment peur en lisant une bd.
C'est un recueil qui se laisse lire.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Briar - La Rebelle au bois dormant
Une BD qui revisite le conte « la belle au bois dormant ». Un récit dont la narratrice n'est autre que Briar, une princesse plongée dans un sommeil léthargique. Elle n'attend qu'un baiser de son prince charmant pour se réveiller. Son prince viendra, mais pas fou le gars, point de baiser, juste un mariage pour s'octroyer quelques pouvoirs et ainsi guerroyer au nom du roi. Vous l'aurez compris notre jeune princesse va finir par se réveiller après un siècle de sommeil, mais son monde aura changé. Un conte qui commence avec ces quelques mots « J'ai le regret de vous informer que le narrateur de mon conte de fées est mort ». Des fées seront présentes et évidemment, dans le lot, il y aura la méchante de service. Une histoire qui va s'éloigner du conte originel au fur et à mesure que l'intrigue avance. La belle va devenir rebelle. Une réécriture qui nous feras découvrir une princesse ambiguë, des compagnons de route originaux et la violence omniprésente dans les différents royaumes. Une intrigue au rythme soutenu qui m'a accroché malgré le fait qu'elle fasse un peu du surplace (ça tourne en rond par moment). Je suis contrarié pour le côté enfantin qui sévit par moment (et donc des dialogues qui vont avec). Le résultat, c'est une histoire de vengeance qui ne sait pas si elle doit viser un jeune public ou un autre plus mâture. La partie graphique a du charme, elle apporte sa pierre à cet univers médiéval et fantastique. J'ai une préférence pour le tome 1 et le dessin de German Garcia qui sous une apparence "bâclée" est efficace, expressif et tout en finesse. La colorisation nuancée de Matheus Lopes est réussie. Pour le second opus, c'est Alex Lins qui est au crayon. Son dessin est plus classique dans un style dynamique et démonstratif. De même pour les couleurs plus tape à l'œil. Sympathique, sans plus.
Les Lettres de mon Moulin
Cette intégrale des Lettres de mon moulin a été pour moi une triple découverte. D'abord celle du contenu de ces trois fameux "Meilleurs récits du journal Spirou" dont j'avais tant vu les couvertures dans ma jeunesse sans jamais pouvoir les lire. Ensuite celle des très célèbres Lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet, dont j'ai énormément entendu parler sans les avoir jamais lues, au point de ne même pas savoir que La Chèvre de Monsieur Seguin, que je récitais pourtant presque par cœur étant plus jeune, en était issue. Enfin, celle d'une facette de Mitteï que j'ignorais complètement. Je ne le connaissais que comme scénariste et je ne m'attendais pas à découvrir un dessinateur aussi proche de l'École de Marcinelle que j'affectionne tant. Les premières pages m'ont même fait croire un instant que je lisais du Walthéry, avec quelques accents de Gos et de Will. Son trait est rond, chaleureux, expressif, baigné de ces couleurs lumineuses qui évoquent immédiatement le Spirou de cette époque. C'est un vrai plaisir à parcourir et cela convient parfaitement aux contes provençaux de Daudet. À partir du deuxième tome, en revanche, le dessin évolue vers un style un peu plus réaliste lorsque Mitteï met davantage en scène Daudet lui-même et ses voyages. Personnellement, j'ai trouvé cette évolution moins séduisante et je préfère largement son approche plus franco-belge à gros nez de ces récits de contes. J'ai ressenti la même chose concernant le contenu. Les adaptations des légendes provençales sont celles qui m'ont le plus plu. Malgré une ambiance souvent très catholique, elles dégagent ce parfum de merveilleux, de traditions populaires et parfois même de conte de Noël qui faisait tout le charme du Spirou d'autrefois. Les récits plus directement consacrés à Daudet, à ses rencontres ou à ses souvenirs de Provence (et un peu de Corse dans le troisième tome) ont un intérêt historique indéniable et permettent de découvrir la vie locale au XIXe siècle, mais ils m'ont moins captivé. J'y ai trouvé un peu trop de conversations, d'anecdotes ou de chroniques locales qui, sans être déplaisantes, peinent davantage à m'embarquer. Je ne regrette absolument pas cette découverte, ne serait-ce que pour son dessin et pour le plaisir de parcourir enfin une oeuvre aussi emblématique du patrimoine franco-belge que de la littérature française. J'espérais toutefois être un peu plus emporté par les récits eux-mêmes, dont seuls les contes les plus poétiques m'ont réellement marqué.
La BD qui fait du bien
Comme si souvent avec les albums collectifs, le résultat est assez hétéroclite. Les quarante auteurs réunis ici mettent leur talent au service d'une belle cause (la lutte contre le cancer des enfants), mais chacun le fait à sa manière. Certains racontent des histoires mettant en scène de véritables enfants atteints de la maladie, d'autres évoquent plus largement des enfants malades ou fragilisés, tandis que quelques-uns s'éloignent complètement du sujet pour livrer un récit qui cherche simplement à réchauffer le cœur ou à transmettre un message positif. Certains ressortent des personnages déjà bien connus de leur univers, d'autres créent des histoires inédites spécialement pour l'occasion. Cette diversité fait à la fois la richesse et la limite de l'album. Les styles graphiques changent à chaque histoire, les sensibilités aussi. Certaines planches sont excellentes, aussi bien sur le fond que sur la forme, d'autres sont plus anecdotiques, parfois un peu convenues ou moins inspirées, même si elles sont toujours portées par de bonnes intentions. Chacun y trouvera sans doute ses préférées en fonction de ses goûts. Au bout du compte, c'est un recueil inégal, comme le sont souvent les ouvrages de ce genre, mais dont la sincérité et la générosité ne font jamais de doute. L'ensemble se lit agréablement, permet de découvrir ou de retrouver de nombreux auteurs, et surtout de soutenir une initiative qui mérite largement d'être encouragée.
Dans les bois
Après plusieurs lecture d'albums d'Emily Carroll, je pense qu'elle est mieux dans les one-shot que dans les histoires courtes. Avec une longue histoire, elle a plus le temps pour bien aborder les thèmes et traiter la psychologique de ses personnages. De plus, ses histoires courtes sont rarement marquantes, du moins celles que j'ai lues. Dans le lot, seulement la dernière de cet album m'a semblé vraiment bonne. La première est pas mal non plus. Tout ce qui est au milieu est franchement oubliable. On retrouve le défaut récurrent des histoires courtes qui ne semblent pas terminer, on arrête juste brutalement le récit. La principale qualité est le dessin élégant de Carroll qui est un vrai plaisir pour les yeux. Elle sait aussi créer une atmosphère glauque, mais les récits ne sont pas vraiment effrayants. Il faut dire aussi que je trouve que le format BD n'est pas le meilleur medium pour effrayer. J'ai trouvé bien des bandes dessinées glauques, malsaines et dégoutantes, mais j'ai rarement eu vraiment peur en lisant une bd. C'est un recueil qui se laisse lire.