Les derniers avis (6 avis)

Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Sœurs des vagues
Sœurs des vagues

J'étais pris dans l'histoire, mais la fin m'a déçue au vu de ce qui était proposé avant. C'est un récit très sympathique, mais qui n'arrive pas à décoller vraiment, avec une fin qui n'est pas à la hauteur du reste et m'a donné l'impression de laisser retomber le soufflé. Je pense qu'un des soucis du récit est l'abondance de sujets traités : les communautés de pêcheurs dont les maris partent en mer, la prohibition et l'impact sur les petites gens, la mafia naissante, mais aussi les querelles de village et l'exclusion sociale, ainsi que la paternité du gardien de phare et le naufragé dont l'arc ne m'a pas paru très clair. Je précise que le récit n'est pas spécialement confus, tout est clair, le récit travaille certains secrets jusqu'à ce qu'on les révèle, tandis que le récit progresse lentement vers son sujet central, qui semble être la communauté des femmes de ce village. Cependant, je dois avouer que je comprends mal certains détails, comme la gamine voulant s'échapper dont j'ai du mal à voir l'intrication dans le récit, si ce n'est cette nuit finale assez chargée qui semble vouloir tout boucler. Sauf qu'au final je ne vois pas trop ce que certaines histoires venaient faire ici, au vu de leur fin. Mais ça reste une BD agréable à lire, au rythme plutôt soutenu et qui est accompagné d'un dessin dont je ne suis pas fan du style mais qui va très bien au récit. C'est plaisant et agréable, le genre de BD que je lis avec plaisir mais qui ne vas pas me marquer !

28/07/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Chroniques de l'Île Grande
Chroniques de l'Île Grande

Un Européen installé sur une île brésilienne observe la vie locale avec son regard d'occidental, entre découvertes culturelles, relations amoureuses et réflexions sur la société. Dans un cadre très années 0-80, on retrouve ici l'ambiance d'époque que Lauzier affectionne tant : un univers post-68 fait de discussions interminables, de mœurs libérées, de réflexions sur la société, le couple et surtout de sexualité omniprésente. Ses personnages, avec leur côté intellectuel désabusé et leurs contradictions, sont très représentatifs d'un certain milieu que l'on qualifierait aujourd'hui volontiers de bobo. Cet album se distingue toutefois de ses autres œuvres par son décor. Lauzier quitte les appartements et les salons urbains pour nous emmener au Brésil, sur l'île Grande, un lieu qu'il a bien connu dans sa jeunesse. Le héros semble d'ailleurs être en partie son propre reflet, un Européen venu profiter d'une vie plus libre sous les tropiques. Mais derrière cette fascination pour l'exotisme, Lauzier montre aussi le décalage entre le regard occidental et la réalité locale : son personnage apparaît parfois comme un néo-colon qui croit comprendre un monde qui lui échappe, tandis que certains autres Occidentaux venus chercher une expérience "authentique" se retrouvent eux aussi ridiculisés. L'humour et le regard de Lauzier restent particuliers, avec une misanthropie assez marquée et une vision parfois cruelle de ses personnages. Certains aspects de l'album ont forcément vieilli, notamment dans la manière dont sont représentés les habitants de l'île et les rapports hommes-femmes, mais cela reste un témoignage intéressant d'une époque et d'un état d'esprit aujourd'hui disparus. Note : 2,5/5

28/07/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série La Maison qui rêvait
La Maison qui rêvait

Une maison étrange et biscornue semble influencer les nuits et les rêves de ses habitants. J'ai plutôt apprécié cette lecture, simple et agréable. L'histoire se contente finalement de nous raconter l'origine de cette maison étonnante et le parcours de son architecte, plus que de développer une véritable intrigue. Il y a peu de rebondissements et l'ensemble est léger et vite lu, mais le charme vient justement de cette accumulation de petites idées autour d'une maison qui semble avoir une vie propre, des envies et des rêves qu'elle transmet à ceux qui y habitent. Le dessin de Max Braslavsky a un côté inspiré par l'animation et l'illustration jeunesse. Ce n'est pas forcément un style que je trouve particulièrement beau : les formes sont simples, parfois épurées, les personnages un peu caricaturaux et les couleurs très franches, avec un aspect très enfantin. Le lettrage de la narration renforce d'ailleurs cette impression, en rappelant davantage un album illustré qu'une bande dessinée classique. Mais cette approche fonctionne finalement assez bien avec l'ambiance de conte absurde et merveilleux de l'album. Certaines grandes images de la maison, de ses transformations et de ses voyages oniriques sont réussies et donnent envie de s'attarder sur les détails. L'ensemble manque peut-être un peu d'ampleur pour marquer durablement, mais il se lit avec plaisir. Il y a de l'humour, une certaine poésie et quelques jolies réflexions sur le lien entre les lieux que nous habitons et les histoires qu'ils peuvent porter. Une petite fable sympathique et mignonne.

28/07/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Tex (Special)
Tex (Special)

Pris dans son ensemble, c'est une belle collection de westerns. Cela fait de nombreuses années que je lis Tex Willer sous différents formats, mais je dois reconnaître que cette édition géante est «Special». Parmi les scénaristes, je souligne Claudio Nizzi, l'héritier de Bonelli, qui a conçu certaines des aventures les plus mouvementées du Ranger. Grandes chevauchées, fusillades, poursuites implacables, combats et duels, attaques de diligences ou de trains ; on a droit à tout. Les Indiens, différentes tribus apparaissent (Apaches, Navajos, Séminoles, même des indigènes de Patagonie), ne sont pas toujours les méchants, ce qui est trés juste. Quant aux dessinateurs, en plus des légendes italiennes comme Buzzelli, Rotundo ou Magnus, on trouve J. Kubert, J. Bernet, J. Ortiz, M. Sommer, V. de la Fuente, C. Wilson, pour n'en citer que quelques-uns. Il est difficile de choisir, mais si je devais désigner un favori, je dirais Joe Kubert. Curieusement, cette histoire nous présente Tex comme cavalier solitaire, sans son compagnon habituel Kit Carson, et son absence ne se fait pas trop ressentir! Tex est un homme blanc, c’est un Ranger, mais il est aussi chef des Indiens Navajo, sous le nom «Aigle de la Nuit». Dans certaines histoires, en plus de Kit Carson (qui semble avoir réellement existé), Jack Tigre (un Indien navajo) et aussi son fils Kit Willer l’accompagnent.

28/07/2026 (modifier)
Couverture de la série Odr
Odr

Odr est un récit d’aventure qui s’inscrit dans l’univers des viking. Le personnage central est un berserker marqué par un drame passé. Suite à sa rencontre avec une étrange jeune fille du village voisin, il va quitter sa solitude et renouer avec son passé de guerrier implacable. L’histoire en elle-même est extrêmement prévisible et les deux tomes qui composent ce récit se lisent très vite, du moins si on lit les scènes d’action sans trop chercher à comprendre ce qui a été dessiné. Sinon, je pense que l’on peut rester longtemps en arrêt devant une case, une fois pour apprécier le trait, une fois… pour parvenir à déchiffrer le dessin. Les scènes de combat s’enchainent, entrecoupées de passages dans lesquels les personnages sont plongés dans les cauchemars passés. Ces personnages évoluent finalement très peu au fil d’un récit dont on devine directement la conclusion. Ce préambule est très moyennement engageant, j’en ai conscience. Pourtant, Odr n’est pas dépourvu de qualités. Le dessin peut être très bon quand la composition ou le cadrage choisi ne lui font pas perdre sa lisibilité. L’histoire, quoique très prévisible, est plaisante à suivre. Les personnages sont intéressants. Le ton outrancièrement mélodramatique convient bien au genre. J’ai senti l’investissement et l’envie des auteurs. Je trouve les cadrages cinématographiques (avec pas mal d’effets de travelling) bien maîtrisés même si j’aurais aimé les voir utilisés avec plus de parcimonie. En résumé, je trouve qu’il y a du potentiel… mais que trop de petits points négatifs nuisent à l’ensemble. Entre le bof et le pas mal. Pour l’investissement des auteurs, j’opte pour la note supérieure… mais c’est quand même un sentiment de déception qui perdure après lecture.

14/11/2025 (MAJ le 28/07/2026) (modifier)
Par grogro
Note: 3/5
Couverture de la série Kosmos
Kosmos

L'intérêt principal de Kosmos est son dessin qui nous immerge totalement dans le silence profond de l'espace. Le côté claustrophobique des vaisseaux est parfaitement retranscrit par le crayon de Fabien Bedouel. J'aime bien l'idée selon laquelle les Américains se seraient fait coiffer sur le poteau par les Russes dans la course à la Lune. Et il s'en est effectivement fallu d'un chouïa. Le scénario est basé sur des éléments réels, tel que le plan et la conception du module lunaire soviétique. Pour le reste, ça se lit vite mais c'est plutôt bien foutu. On finit presque par oublier qu'il s'agit là d'une pure fiction. Pas mal pas mal...

28/07/2026 (modifier)