Une série qui vaut la peine d’être découverte. Je la conseille surtout à ceux qui n’ont jamais lu les textes de Saint-Exupéry, comme Terre des Hommes ou Vol de Nuit, en plus du Petit Prince.
Les trois tomes abordent différents moments de son parcours et de sa vie, comme pilote postal, écrivain, la création de son œuvre la plus emblématique et la Seconde Guerre mondiale, le combat final. Je l'aurais classée comme un documentaire ou historique.
Les dessins sont corrects et me semblent fidèles par rapport aux personnages, événements et ambiances de l’époque.
Parfois, je trouve que les dialogues et les textes sont un peu lourds, redondants.
Les dossiers et, surtout, certaines aquarelles très belles valorisent l’ensemble.
J'aime bien me lire une BD "Les Geeks" de temps en temps, les gags sont parfois techniques et demande un peu de connaissance en informatique pour être appréciés, aussi la série est assez ancienne donc la technologie montrée comme performante dans la série, ne l'est plu aujourd'hui. Personnellement cette différence temporelle me fait sourire et ne me dérange pas. Les blagues tombent parfois à plat et ne sont pas forcément hilarantes, mais peuvent prêter à sourire.
Le dessin est plutôt original pour une série humoristique, même si la tête de certains personnages est assez étrange.
Ce qui me dérange le plus peut être est le format plus court que une BD habituelle de 48 pages, ici on est plus aux alentour des 40.
Une série sympa donc, mais un peu datée.
Tout comme les avis précédents, c'est surtout l'esthétique de l'ouvrage qui m'a attiré en premier lieu avec sa tranche toilée et sa magnifique couverture en noir et blanc rehaussé d'un titre doré du plus bel effet. Cette couverture a d’ailleurs presque une symbolique biblique avec ce personnage dont les traits du visage rappellent celui de Jésus et dont la tête est auréolée.
Le dessin du reste de l'ouvrage n'est pas en reste non plus, le graphisme d'Ismaël Legrand étant tout bonnement magnifique dans ce registre de la Dark Fantasy qui m'a un peu rappelé l'univers des livres dont vous êtes le héros "Loup Solitaire" que je dévorais plus jeune. Son trait est ainsi très précis et les personnages reprennent tous les codes du genre (morts-vivants, sorcières, chevalier, etc...).
Ce premier ouvrage aurait ainsi pu avoir la note ultime si l'histoire avait été à la hauteur du dessin. Mais à ce niveau, je dois avouer que j'ai été un tantinet moins emballé. L'histoire reste ainsi relativement classique et je n'ai pas forcément été convaincu par ces deux univers parallèles. Le scénario est également parfois un peu confus de sorte que j'ai du revenir quelquefois en arrière pour être sûr d'avoir bien tout saisi.
L'ensemble reste toutefois de très bonne facture et je conseille la lecture aux amateurs du genre ne serait-ce que pour en prendre plein les yeux!
Scénario (Histoire, personnages, originalité) : 5/10 | Graphisme (Dessin, colorisation) : 9/10 | Note globale : 14/20
Après ses aventures dans les tranchées, au bagne de Cayenne puis au cœur de la révolution mexicaine, Ferdinand Tirancourt retrouve les champs de bataille de la Première Guerre mondiale. Contraint par les autorités françaises de prendre la tête d'une petite escouade composée d'un soldat noir et d'un soldat choctaw, il doit mettre en place un nouveau système de communication utilisant la langue choctaw pour transmettre des messages secrets aux troupes alliées.
Pour un ultime tome à cette série de one-shot mettant en scène le même héros, d'autant plus quand celui-ci le ramène sur les lieux du début de ses aventures, je m'attendais à quelque chose de plus marquant.
Le contexte est pourtant une nouvelle fois intéressant. On découvre ici un détail assez méconnu de la Grande Histoire, avec l'utilisation des langues natives américaines comme moyen de chiffrer les communications alliées afin que les Allemands ne puissent pas les comprendre. Je pensais que cette pratique avait été seulement utilisée pendant la Seconde Guerre mondiale avec les Navajos, mais elle était donc déjà employée dès la Première Guerre mondiale avec d'autres peuples natifs. C'est le genre de détail historique que j'apprécie toujours dans les aventures de ce héros.
Malheureusement, aucune véritable intrigue forte ne vient soutenir ce contexte. On comprend assez mal ce que fait réellement cette petite escouade et surtout pourquoi il était si important que Ferdinand se retrouve à sa tête. L'essentiel semble finalement se jouer dans les échanges entre notre héros et ses deux compagnons, autour du racisme, qu'il s'agisse de la ségrégation raciale aux États-Unis ou de la situation des populations natives, et de leurs expériences respectives, avec toujours un peu l'impression que les auteurs cherchent surtout à mettre en avant le côté anti-héros baroudeur et désabusé de Ferdinand.
L'histoire est finalement assez survolée et même la fin paraît un peu expédiée, tout en restant étrangement ouverte comme si elle devait laisser la porte à de nouvelles aventures. Pour un ultime album, c'est tout de même assez paradoxal.
Je ne regrette pas pour autant la lecture. L'ensemble est original et instructif, avec toujours ce personnage de Ferdinand Tirancourt qui apporte son caractère et son insolence au récit. Mais après quatre albums et surtout pour conclure une série qui avait réussi à faire voyager son héros dans des contextes aussi différents, j'aurais aimé une aventure plus ambitieuse et une conclusion davantage à la hauteur. C'est un peu dommage de terminer sur une impression aussi mitigée alors que la série avait jusque-là beaucoup de bonnes choses à proposer.
J'avoue que je me suis trompé sur le sujet de l'album. Je pensais qu'on allait surtout parler de ce qui arrive aux Ouïghours alors qu'on a surtout la biographie d'Erkin Azat.
Alors certes, au travers son histoire, on voit comment c'est de vivre dans un état policier, la souffrance d'ancien chinois vivant au Kazakhstan qui se demande comment vont leur proche qui sont restés en Chine et aussi l'histoire de ce peuple dont la vie a été dérangé il y a des décennies par la révolution russe et toute la géopolitique qui ont a découlé...mais je pense que je m'attendais à autre chose.
Cela reste une lecture éducative car je ne connaissais pas trop ce conflit en dehors de 'le gouvernement chinois enferme des musulmans dans des camps de rééducations'. Étant un passionné d'histoire, j'ai évidemment surtout apprécié les passages qui parlent de ce qui est arrivé aux peuples turcophones de ce coin du monde depuis la révolution russe et comment cela affecte les familles encore aujourd'hui (des membres de la famille qui ont été séparé ou disparu depuis les années 20, les kazakhstanais qui n'aiment pas les turcophones qui revient de Chine). C'est un bel hommage à un homme courage qui a risqué sa vie pour dénoncer les agissements d'une dictature, mais cela ne m'a pas marqué plus que ça.
2.5
Il y a un moi qui voudrait bien aimer ce premier tome et autre qui le rejet totalement.
Déjà, le dessin n'est pas vraiment ma tasse de thé, mais au moins c'est lisible. Quant au scénario, il y a du bon et du moins bon. L'histoire est vraiment d'actualité parce qu'on voit comment un homme de la classe ouvrière qui a perdu son boulot va finir par se sentir aliéner d'une société ingrate. Il commence en blâmant ses malheurs sur les minorités et les étrangers, puis va finir par devenir violent envers tout le monde après des expériences frustrantes. L'auteur développe bien l'univers glauque des sans-emplois vivant dans des trous perdus où il y a rien qui sont furieux et se sentent abandonnés par le pouvoir.
Cela dit, si le propos de l'album est intéressant, cela manque vraiment de dynamisme dans la narration. C'est très long et ça tourne en rond pendant un moment après qu'on a compris que le personnage principal est pas content. Ce qui arrive à son fils me laisse indifférent. Il y a aussi le fait que ça parle beaucoup. En fait, les dialogues sont souvent savoureux et je les aime bien...mais il y en a trop. Disons que si je prenais à part une scène avec pleins de dialogues, je trouverais peut-être que c'est génial et j'aurais envie de lire l'album, mais lorsqu'on accumule toutes les scènes ou on ne fait rien que parler pendant au moins une bonne dizaines de pages, cela donne une histoire qui fait du surplace.
Je ne pense pas lire la suite.
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Saint-Exupéry
Une série qui vaut la peine d’être découverte. Je la conseille surtout à ceux qui n’ont jamais lu les textes de Saint-Exupéry, comme Terre des Hommes ou Vol de Nuit, en plus du Petit Prince. Les trois tomes abordent différents moments de son parcours et de sa vie, comme pilote postal, écrivain, la création de son œuvre la plus emblématique et la Seconde Guerre mondiale, le combat final. Je l'aurais classée comme un documentaire ou historique. Les dessins sont corrects et me semblent fidèles par rapport aux personnages, événements et ambiances de l’époque. Parfois, je trouve que les dialogues et les textes sont un peu lourds, redondants. Les dossiers et, surtout, certaines aquarelles très belles valorisent l’ensemble.
Les Geeks
J'aime bien me lire une BD "Les Geeks" de temps en temps, les gags sont parfois techniques et demande un peu de connaissance en informatique pour être appréciés, aussi la série est assez ancienne donc la technologie montrée comme performante dans la série, ne l'est plu aujourd'hui. Personnellement cette différence temporelle me fait sourire et ne me dérange pas. Les blagues tombent parfois à plat et ne sont pas forcément hilarantes, mais peuvent prêter à sourire. Le dessin est plutôt original pour une série humoristique, même si la tête de certains personnages est assez étrange. Ce qui me dérange le plus peut être est le format plus court que une BD habituelle de 48 pages, ici on est plus aux alentour des 40. Une série sympa donc, mais un peu datée.
Deathbringer
Tout comme les avis précédents, c'est surtout l'esthétique de l'ouvrage qui m'a attiré en premier lieu avec sa tranche toilée et sa magnifique couverture en noir et blanc rehaussé d'un titre doré du plus bel effet. Cette couverture a d’ailleurs presque une symbolique biblique avec ce personnage dont les traits du visage rappellent celui de Jésus et dont la tête est auréolée. Le dessin du reste de l'ouvrage n'est pas en reste non plus, le graphisme d'Ismaël Legrand étant tout bonnement magnifique dans ce registre de la Dark Fantasy qui m'a un peu rappelé l'univers des livres dont vous êtes le héros "Loup Solitaire" que je dévorais plus jeune. Son trait est ainsi très précis et les personnages reprennent tous les codes du genre (morts-vivants, sorcières, chevalier, etc...). Ce premier ouvrage aurait ainsi pu avoir la note ultime si l'histoire avait été à la hauteur du dessin. Mais à ce niveau, je dois avouer que j'ai été un tantinet moins emballé. L'histoire reste ainsi relativement classique et je n'ai pas forcément été convaincu par ces deux univers parallèles. Le scénario est également parfois un peu confus de sorte que j'ai du revenir quelquefois en arrière pour être sûr d'avoir bien tout saisi. L'ensemble reste toutefois de très bonne facture et je conseille la lecture aux amateurs du genre ne serait-ce que pour en prendre plein les yeux! Scénario (Histoire, personnages, originalité) : 5/10 | Graphisme (Dessin, colorisation) : 9/10 | Note globale : 14/20
Dollars de guerre
Après ses aventures dans les tranchées, au bagne de Cayenne puis au cœur de la révolution mexicaine, Ferdinand Tirancourt retrouve les champs de bataille de la Première Guerre mondiale. Contraint par les autorités françaises de prendre la tête d'une petite escouade composée d'un soldat noir et d'un soldat choctaw, il doit mettre en place un nouveau système de communication utilisant la langue choctaw pour transmettre des messages secrets aux troupes alliées. Pour un ultime tome à cette série de one-shot mettant en scène le même héros, d'autant plus quand celui-ci le ramène sur les lieux du début de ses aventures, je m'attendais à quelque chose de plus marquant. Le contexte est pourtant une nouvelle fois intéressant. On découvre ici un détail assez méconnu de la Grande Histoire, avec l'utilisation des langues natives américaines comme moyen de chiffrer les communications alliées afin que les Allemands ne puissent pas les comprendre. Je pensais que cette pratique avait été seulement utilisée pendant la Seconde Guerre mondiale avec les Navajos, mais elle était donc déjà employée dès la Première Guerre mondiale avec d'autres peuples natifs. C'est le genre de détail historique que j'apprécie toujours dans les aventures de ce héros. Malheureusement, aucune véritable intrigue forte ne vient soutenir ce contexte. On comprend assez mal ce que fait réellement cette petite escouade et surtout pourquoi il était si important que Ferdinand se retrouve à sa tête. L'essentiel semble finalement se jouer dans les échanges entre notre héros et ses deux compagnons, autour du racisme, qu'il s'agisse de la ségrégation raciale aux États-Unis ou de la situation des populations natives, et de leurs expériences respectives, avec toujours un peu l'impression que les auteurs cherchent surtout à mettre en avant le côté anti-héros baroudeur et désabusé de Ferdinand. L'histoire est finalement assez survolée et même la fin paraît un peu expédiée, tout en restant étrangement ouverte comme si elle devait laisser la porte à de nouvelles aventures. Pour un ultime album, c'est tout de même assez paradoxal. Je ne regrette pas pour autant la lecture. L'ensemble est original et instructif, avec toujours ce personnage de Ferdinand Tirancourt qui apporte son caractère et son insolence au récit. Mais après quatre albums et surtout pour conclure une série qui avait réussi à faire voyager son héros dans des contextes aussi différents, j'aurais aimé une aventure plus ambitieuse et une conclusion davantage à la hauteur. C'est un peu dommage de terminer sur une impression aussi mitigée alors que la série avait jusque-là beaucoup de bonnes choses à proposer.
Erkin Azat - Lanceur d'alerte des camps ouïghours
J'avoue que je me suis trompé sur le sujet de l'album. Je pensais qu'on allait surtout parler de ce qui arrive aux Ouïghours alors qu'on a surtout la biographie d'Erkin Azat. Alors certes, au travers son histoire, on voit comment c'est de vivre dans un état policier, la souffrance d'ancien chinois vivant au Kazakhstan qui se demande comment vont leur proche qui sont restés en Chine et aussi l'histoire de ce peuple dont la vie a été dérangé il y a des décennies par la révolution russe et toute la géopolitique qui ont a découlé...mais je pense que je m'attendais à autre chose. Cela reste une lecture éducative car je ne connaissais pas trop ce conflit en dehors de 'le gouvernement chinois enferme des musulmans dans des camps de rééducations'. Étant un passionné d'histoire, j'ai évidemment surtout apprécié les passages qui parlent de ce qui est arrivé aux peuples turcophones de ce coin du monde depuis la révolution russe et comment cela affecte les familles encore aujourd'hui (des membres de la famille qui ont été séparé ou disparu depuis les années 20, les kazakhstanais qui n'aiment pas les turcophones qui revient de Chine). C'est un bel hommage à un homme courage qui a risqué sa vie pour dénoncer les agissements d'une dictature, mais cela ne m'a pas marqué plus que ça.
Rust River City
2.5 Il y a un moi qui voudrait bien aimer ce premier tome et autre qui le rejet totalement. Déjà, le dessin n'est pas vraiment ma tasse de thé, mais au moins c'est lisible. Quant au scénario, il y a du bon et du moins bon. L'histoire est vraiment d'actualité parce qu'on voit comment un homme de la classe ouvrière qui a perdu son boulot va finir par se sentir aliéner d'une société ingrate. Il commence en blâmant ses malheurs sur les minorités et les étrangers, puis va finir par devenir violent envers tout le monde après des expériences frustrantes. L'auteur développe bien l'univers glauque des sans-emplois vivant dans des trous perdus où il y a rien qui sont furieux et se sentent abandonnés par le pouvoir. Cela dit, si le propos de l'album est intéressant, cela manque vraiment de dynamisme dans la narration. C'est très long et ça tourne en rond pendant un moment après qu'on a compris que le personnage principal est pas content. Ce qui arrive à son fils me laisse indifférent. Il y a aussi le fait que ça parle beaucoup. En fait, les dialogues sont souvent savoureux et je les aime bien...mais il y en a trop. Disons que si je prenais à part une scène avec pleins de dialogues, je trouverais peut-être que c'est génial et j'aurais envie de lire l'album, mais lorsqu'on accumule toutes les scènes ou on ne fait rien que parler pendant au moins une bonne dizaines de pages, cela donne une histoire qui fait du surplace. Je ne pense pas lire la suite.