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Les derniers avis (93026 avis)

Par greg
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Les Ames d'Hélios
Les Ames d'Hélios

Un très belle BD : dans un monde post-apocalyptique extrêmement hiérarchisé et structuré, une jeune fille provenant de la case la plus basse tente de s'élever dans la société en devenant dragon, une guerrière. Le monde décrit est poisseux, sinistre, mais extrêmement réaliste, les personnages creusés et tout sauf caricaturaux. En fait, malgré la violence qui règne dans ce monde, un thème central me paraît être l'amour, et les sacrifices pour ceux qu'on aime. La conclusion peut difficilement laisser indifférent, aussi belle que triste, qui donne tout son sens au titre de la série.

24/07/2021 (modifier)
Par greg
Note: 4/5
Couverture de la série Créatures
Créatures

Après Green Class, voici Créatures qui se veut une nouvelle incursion de la BD française dans le monde de Lovecraft, tout en s'adressant à un public jeune, la BD étant pré-publiée dans Spirou. Et à l'inverse de l'horripilante Green Class, créatures peut être considéré comme une indéniable réussite, malgré quelques écueils. Le postulat de base est le suivant : Nyarlathotep est arrivé sur terre, et les adultes sont devenus comme zombifiés. Les enfants sont livrés à eux-mêmes, et tentent de survivre au quotidien, souvent en petits groupes. Une pré-ado afro-américaine fait tout ce qu'elle peut pour protéger son petit frère albinos, contraint de grandir rapidement dans un monde où les enfants deviennent des proies, en effet les adultes les collectent pour une raison encore inconnue, allant jusqu'à utiliser les parents desdits enfants pour mieux les piéger. Le dessin est bien, l'esthétique est un bel hommage à l'univers Lovecraftien, dont l'essence semble avoir été comprise par l'auteur. Les seuls défauts sont quelques persos un peu horripilants, et le côté très inspiré de Seuls (série que je déteste au passage). Je suis assez impatient de voir la suite, le premier tome se concluant sur une note très sinistre, en espérant que les tomes suivants seront du même niveau.

24/07/2021 (modifier)
Par greg
Note: 2/5
Couverture de la série Green Class
Green Class

Je suis assez d'accord avec Erik : en soit, le postulat de base parait alléchant : des ados partis en classe verte se retrouvent confrontés à une épidémie virale qui modifie génétiquement les contaminés, leur donnant l'apparence d'un homme-arbre et leur faisant perdre leur personnalité. Le fil rouge de cet histoire c'est le destin d'un frère et d'une sœur, le frère étant un contaminé qui va se battre pour conserver son humanité. Sauf que effectivement plusieurs éléments viennent détruire les rares bonnes idées : -Les ados tête à claque absolument pas attachants, même le rapport frère/sœur suscite peu d’intérêt et d'empathie, la faute à des personnages assez peu creusés. Certains sont même franchement horripilants -La déliquescence totale et quasi-immédiate de toute structure gouvernementale pour passer en quelques jours à la loi de la jungle, avec d'un côté une milice raciste qui traque les transformés, baptisées "humans first", et de l'autre un petit groupe de militaires qui suit un sombre dessein -Et le pompon : dans le tome 3, on apprend que ce n'est pas un virus qui est à l'origine de tout cela, mais la contamination des grands anciens lovecraftiens qui transforment les humains en shoggoths suite à l'ouverture d'un sanctuaire. Le groupe de militaire tente en fait d'ouvrir un portail sur leur monde (sans qu'on comprenne vraiment pourquoi autrement que par le biais "héhé je suis un méchant savant fou et si je suis méchant c'est parce que na!". Je tiens à préciser que je suis un amateur de Lovecraft, j'ai lu toutes ses nouvelles ainsi que celles provenant de repreneurs. Donc qu'on aborde le monde de Cthulhu n'est pas gênant en soit, mais d'une cela arrive de manière assez fréquente ces derniers temps dans l'univers comics et BDs, deux c'est amené avec une ignorance crasse de l'oeuvre d'origine...Un shoggoth ce n'est pas un homme transformé en arbre! Pour donner un contre-exemple, la BD créatures, bien que s'adressant pourtant à un public plus jeune, est autrement plus respectueuse de la mythologie mise en place par le maître de Providence, et surtout creuse ses personnages sans pour autant les rendre idiots ou insupportables! Le parallèle est d'autant plus troublant qu'il s'agit également d'un monde détruit par les grands anciens, avec des humains zombifiés, et une sœur qui se bat pour sauver son petit frère.

24/07/2021 (modifier)
Couverture de la série Mandryka
Mandryka

Comme il l’a fait à l’époque pour d’autres auteurs (Masse, Pétillon), L’Écho des Savanes présente ici une petite anthologie d’un auteur maison. Mandryka peut être un auteur clivant, mais je fais partie de ceux qui aime beaucoup son travail (et pas seulement pour son Concombre masqué). Il a de plus joué un rôle majeur dans l’histoire de la BD adulte en France. Et, même s’il ne publiait plus beaucoup depuis un certain temps, son récent décès a emporté avec lui un pan d’histoire du 9ème art. Cet album est un recueil de 7 histoires plus ou moins longues (l’une d’elle occupe presque la moitié de l’album, autour du Reuri, bestiole improbable ressemblant à un gros rat – à laquelle Albin Michel consacre un recueil la même année, le sel de l’histoire étant constitué par le langage délirant, sortes de borborygmes singeant un langage imaginé par les personnages). Du loufoque, un peu d’absurde, un zeste de poésie, avec divers autres ingrédients (bestioles improbables, de la SF ou du fantastique). Un cocktail intéressant, mais que je trouve ici moins riche et captivant que sur un autre recueil plus conséquent que publieront les mêmes éditions du Fromage l’année suivante : Le Retour du Refoulé. En fait, je pense que cet album s’adresse avant tout aux gros amateurs de l’auteur – qui doivent déjà le rencontrer. Note réelle 2,5/5.

24/07/2021 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série J'ai tué le soleil
J'ai tué le soleil

Diantre ! Mais que s’est-il donc passé dans le monde ? Que fait ce type qui a l’air d’un chasseur égaré dans la nature, obligé de tuer des chevaux sauvages pour se nourrir ? Pourquoi cette luxueuse villa d’architecte, dans laquelle il pénètre sans aucune difficulté, est-elle livrée aux rats et aux cafards ? Et pourquoi ce cadavre figé devant la télé du salon ne le choque-t-il pas le moindre du monde ? Winshluss nous livre un récit survivaliste sombre, entre folie, pandémie et terrorisme. Très progressivement, l’auteur va distiller ses indices dévoilant les causes de cette situation post-apocalyptique, à coups de flashbacks et avec très peu de texte. Karl, le « héros » de ce récit sous amphètes, se retrouve aussi seul que Rick Grimes dans un monde envahi de charognes humaines pourrissantes, à la différence près que celles-ci sont bel et bien mortes. Cela n’en reste pas moins terrifiant car ici, ce sont des meutes de chiens affamés qui veulent lui faire la peau ! Après s’en être débarrassé en allumant un barbecue géant façon puzzle, Karl tombera sur des salopards en train de torturer un type et sauvera ce dernier après les avoir tous dézingués. A bout de souffle après cette succession de péripéties ultra-violentes, il sera secouru et soigné par un groupe de survivants bienveillants en mode secte new-age. Jusque là, rien d’extraordinaire, le récit, plutôt bien mené, est de facture très classique, mais s’il s’était arrêté là, on aurait été bien déçu de la part d’un auteur tel que Winshluss. Cela serait trop vite oublier que notre homme n’a pas conçu cette histoire juste pour faire genre mais plutôt pour nous bousculer et nous interroger, sans pour autant nous faciliter la tâche. C’est du pur Winshluss, du féroce qui fait des trous dans le crâne. L’œuvre est traversée d’une folie trash et jusqu’au-boutiste, non dénuée de l’humour noir propre à l’auteur, qui nous laisse exsangue. Les réponses, il faudra les chercher soi-même. On pourra très bien se dire que c’est du n’importe quoi et que notre franc-tireur « ferrailleur » ne s’est pas foulé avec cette fin qui semble partir en couille. C’est possible. Et pourtant, l’ouvrage fait si forte impression qu’il pourrait bien s’accrocher dans les méandres de notre cerveau, voire nous obliger à le relire (c’est mon cas) pour être sûr d’avoir bien compris où l’auteur voulait en venir. Reprenons. Ce mec, Karl, est sauvé par un groupe de survivants se surnommant « les Graines », représentants de la « nouvelle humanité ». Et c’est à ce moment que le récit bascule vers tout autre chose, lorsqu’il va tenter de fouiller dans sa mémoire d’amnésique, pour faire ressurgir les origines de l’apocalypse et les bribes de sa vie d’avant. Karl, à ce moment-là, n’était pas encore le héros qu’il rêvait d’être. Un vrai loser, le type, boulot merdique, collègues et chef merdiques qu’il envisage de buter en inscrivant leur nom sur des post-its. Karl se voudrait rebelle, mais plus que le système, c’est les gens qu’il déteste. De là, naitra la spirale de la violence pour ce mec un brin parano qui n’a pas été gâté par la vie, père absent et mère dominatrice qu’il voudrait voir crever. Sa seule raison d’être : la rumination d’une vengeance radicale et aveugle pour tuer ses démons. Bien sûr, on ne révélera pas la fin car on ne veut pas spoiler, mais on s’en tape un peu puisqu’en elle-même la trame de l’histoire est plus que secondaire. Ce gros mytho de Karl va évidemment foirer son projet terroriste censé le « faire entrer dans l’Histoire » comme l’homme qui a… éliminé l’humanité ! Notre dingo absolu, profil parfait du fameux « loup solitaire », n’est donc pas un héros comme on aurait pu le croire au début, mais juste un débile survivaliste qui s’armera jusqu’aux dents tout en musclant sa pauvre carcasse, pour au final ne commettre qu’une action à la fois inutile et fortement symbolique, gouvernée par la folie pure : tirer sur le soleil, et à deux reprises ! Comme si dans son délire mégalo, il avait voulu provoquer l’astre divin ! Son imagination démente fera le reste, laissant le lecteur totalement dubitatif sur le cours des événements et leur réalité (d’où une relecture peut-être nécessaire), Mais Karl n’est-il pas juste victime d’hallucinations amphétaminiques, ou serait-il parvenu à faire exploser la « matrice » pour de bon ?… et c’est là que Winshluss frappe vraiment fort, en plongeant le lecteur dans la confusion, incapable par ailleurs de décider s’il peut avoir de l’empathie pour ce personnage profondément traumatisé dans son enfance par le suicide violent du père. L’auteur du grandiose « Pinocchio » va également ajouter au malaise en situant la « vie d’avant » de Karl dans le contexte de pandémie que nous connaissons depuis plus d’un an, « notre vie d’après », avec évocation des masques, des rues désertes et des drones de surveillance, mais une pandémie bien pire, tel un Covid puissance dix qui fait pourrir les gens sur place… Winshluss dessine à la hache, avec une urgence frénétique, pour mieux restituer la violence du propos. La folie hystérique se tapit à chaque coin de page, mais l’auteur a saucissonné l’histoire avec quelques aquarelles, de rares moments de respiration bienvenus où par contraste, ce monde post-apo semble presque apaisé. Au-delà de ces parenthèses colorées, l’ensemble est en noir et blanc, seul le soleil est représenté dans un jaune pâle et usé, peinant à diffuser sa lumière, conversant avec le regard fou d’un Karl noyé dans mille post-its de même couleur mentionnant le nom des personnes à trucider… « J’ai tué le soleil » n’est rien de moins qu’une expérience se poursuivant durablement même après la lecture. Un objet que l’on a envie de détester au départ et qui pourtant s’insinue en notre âme à la façon d’un virus. Un objet troublant et perturbant qui nous hantera longtemps, à l’image du visage diabolique de Karl à la fin du récit, un terrifiant visage de psychopathe, définitivement antisocial, habité par une démence bord de la fission. Un one-shot parfaitement taillé pour son époque et confirmant l’importance de son auteur dans le neuvième art.

24/07/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 3/5
Couverture de la série L'Amérique en procès - Léonard Weinglass, un avocat contre la justice d'Etat
L'Amérique en procès - Léonard Weinglass, un avocat contre la justice d'Etat

A la découverte d'une nouvelle édition et d'un nouvel auteur, voilà de quoi prendre connaissance de l'histoire judiciaire américaine sous un angle particulier avec ce roman graphique. Les grands procès des États-Unis sont mis en avant à travers l'avocat Leonard Weinglass qui a pu y prendre part, de près ou de loin. Cet avocat a défendu l'activisme toute sa vie et a évolué dans un monde injuste et fait de luttes pour les droits de l'individu. Aussi vous trouverez de nombreux thèmes : discrimination des peuples, les procès sur fond de guerre du Vietnam, la manifestation sans autorisation des étudiants, les présidents crapuleux, la CIA, le Patriot Act, les 5 de Cuba... Bref on apprend plein de trucs à travers un auteur résolument engagé et souhaitant partager la mémoire des luttes. Une excellente chose pour développer son esprit critique et avoir son propre avis sur le monde qui nous entoure. Sauf qu'en dehors du fond, il y a la forme. Eh oui, on parle de BD aussi attendez. Je n'ai pas vraiment cette culture du dessin, j'arrive pas à accrocher au style. Il y a le chapitre sur le Patriot Act (mise sur écoute) qui a un dessin complémentaire avec le texte, de sorte à rendre le message plus puissant. Pour le reste, je trouve malheureusement que le dessin n'apporte pas grand chose. De toute façon, les illustrations sont trop souvent écrasées pas un texte omniprésent. On se prend du texte explicatif tout au long des planches, à en devenir K.O. Et les quelques dialogues sont plutôt anecdotiques, l'auteur ayant cherché à faire revivre les procès (mot pour mot? On ne sait pas). Je bonifie à 3 pour le principe, mais la lecture n'a pas été toujours agréable par le format choisi et le style du dessin. Comme ça n'est qu'une affaire de goût, je considère ce roman graphique comme tout a fait recommandable. Ça serait intéressant d'alimenter la base de données de cet auteur et de l'éditeur.

24/07/2021 (modifier)
Couverture de la série L'Eté à Kingdom Fields
L'Eté à Kingdom Fields

J’ai du mal avec les histoires de McNaught. Je lui reconnais pourtant volontiers un certain talent, et la volonté de traiter différemment des sujets assez banals. Mais voilà, il manque quelque chose dans son récit, de la poésie par exemple, à défaut d’humour ou d’autres choses, pour faire passer cette illustration des instants qui passent. Le dessin (assez figé), la colorisation (plutôt froide et terne) accentuent l’ennui dégagé par l’intrigue, et fortement ressentie par le lecteur (voir le très long passage dans les toilettes d’une station d’autoroute). Je pense que ce n’est pas ma came…

23/07/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série Astérix
Astérix

Oui seulement deux étoiles. BD de mon enfance avec Tintin. J'ai appris à aimer la bande dessinée avec eux, mais cela ne m'empêche pas d'être impartial, même si Astérix a marqué profondément de nombreux lecteurs, ainsi que votre humble posteur. Pour moi Astérix est mort avec le décès de René Goscinny. Les scénarios d'Uderzo vont de moyens à la nullité absolue (le ciel lui tombe sur la tête), même la reprise par Jean-Yves Ferry ne m'emballe pas. La magie a disparu. Le dessin d'Uderzo ne m'a jamais vraiment enthousiasmé, pas d'étincelles dans les mirettes. Par contre, il faut reconnaître qu'il collait parfaitement à la série. Je ne reviendrai pas sur tous les personnages, tous aussi fous, qui forment ce monde extraordinaire, il suffit de lire ci-dessous, tout est dit. Note réelle : 2,5. Je n'ai pas envie de monter jusqu'à 3 pour la simple raison suivante : Uderzo et les éditeurs successifs n'ont pensé qu'à l'argent. Reproche qui est fait régulièrement sur d'autres séries, mais pas ici. Note sur la totalité des albums, cela fait partie des règles de bdtheque. Non ? Achat conseillé avec le duo Goscinny et Uderzo, le reste dispensable.

23/07/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5
Couverture de la série L'Assassin qu'elle mérite
L'Assassin qu'elle mérite

En ce début de XXe siècle, porteur de belles promesses et de progrès techniques, la société européenne se transforme et l’écart entre les classes sociales, entre ceux qui vivent dans l’opulence et ceux qui se débattent dans la misère, éclate au grand jour. Cette fracture sociale et ses conséquences personnelles et politiques sont à la base de cette courte série. L’ambiance de l’époque est vraiment bien restituée avec soin et détails. Les rues, les bâtiments, les vêtements des personnages, tout y est. Le scénario est intelligemment mené. Il ne s’égare pas et retombe parfaitement sur ses pieds à la fin. Malheureusement pour l’un des héros de ce récit, l’argent ne peut tout acheter et surtout pas l’amour. Alors comment faire quand on est très riche et malheureux ? Peut-on aller jusqu’à se servir d’un innocent pour assouvir sa passion et sa vengeance ? Si le personnage principal est manipulé par ce dandy sans scrupules, le lecteur qui suit l’affaire avec intérêt ne s’aperçoit pas que lui aussi est manipulé par l’auteur. Lupano a plus d’un tour dans son sac ! C’est original, plein de questionnements sur les comportements humains et les jugements hâtifs. Le dessin est très soigné et de qualité. A lire et relire avec beaucoup de plaisir.

23/07/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Loup des Mers
Le Loup des Mers

Embarqué sur un steamer qui effectue chaque jour la traversée de la baie de San Francisco, Humphrey Van Heyden, journaliste au destin tout tracé, se trouve soudain pris dans une brume impénétrable. Le bateau, qui a perdu ses repères, est percuté par un paquebot avant de sombrer corps et biens… ou presque. Van Heyden, croyant sa dernière heure arrivée, s’abandonne à la mer et s’évanouit. A son réveil, quelle n’est pas sa surprise de se trouver à bord goélette pratiquant la chasse au phoque faisant route vers le Japon. C’est alors qu’on découvre l’équipage ! Et là… on comprend que ça ne va pas être facile pour Humphrey. Mais l’équipage, ce n’est rien, comparé à Loup Larsen, le capitaine despotique du navire ! Commence alors un bras de fer terrible entre Humphrey et Loup Larsen. Deux hommes s’affrontent, la force et la violence du capitaine contre la faiblesse de l’écrivain, deux conceptions de la vie et de la mort, de l’immortalité de l’âme, deux visions de l’Homme dans ce qu’il a de meilleur et surtout de pire. Et pourtant... ils sont en commun l'amour des livres et des grands auteurs. La libre adaptation du roman de Jack London est une grande réussite. Décidément, Riff Reb’s est surdoué pour les récits de mer. Le dessin est sublime et la mise en couleurs toute aussi réussie. Un duel passionnant, profond et questionnant. C’est très bien écrit, fluide et puissant.

23/07/2021 (modifier)