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Les derniers avis (93735 avis)

Couverture de la série Les couleurs de l'infamie
Les couleurs de l'infamie

A ma première lecture, j'avais trouvé cet album pour le moins atypique dans son récit, son dessin et ses couleurs. Au moment d'aviser j'ai eu la surprise de constater que cette série n'avait obtenu que des une étoile sur tous les avis la concernant. Cette improbabilité statistique a vraiment piqué ma curiosité. J'ai donc relu attentivement l'album après avoir fait quelques recherches sur les auteurs que je ne connaissais pas. Déjà j'aimais bien ces couleurs vives, ces visages un peu naïfs (cela me rappelle le Douanier-Rousseau) et cette peinture du Caire. Je ne connais pas Le Caire mais je connais d'autres très grandes villes africaines comme Lagos ou Nairobi et je retrouve ce grouillement humain si jeune, dynamique et dangereux. Avais je donc affaire à deux auteurs débutants qui s'étaient ratés complétement ? Surprise surprise. Golo (Guy Nadaud) est loin d'être un "peintre en bâtiment", il connait le dessin, il connait la BD, il connait Le Caire. C'était probablement la meilleure personne pour illustrer cette histoire. Quant à Albert Cossery, j'ai découvert une personnalité vraiment atypique et attachante. Né riche au Caire, il vient à Paris où il fait la fête au côté de Boris Vian, Juliette Gréco ou Albert Camus (excusez du peu)!! Il se retrouve dans la frugalité et fait du dénuement un art de vivre. La flânerie et la contemplation remplacent alors les soirées et le champagne. Donc relecture plus attentive de l'album et j'y trouve des richesses non vues avant. Pour les dessins j'y trouve la figure de l'auteur dans toutes ces sages qui observent le théâtre vivant qui se joue autour d'eux. Mieux vaut rire des turpitudes qui nous entourent, c'est peut être le meilleur moyen de s'en détacher J'y retrouve de plus en plus d'humanité comme une balade dans ces quartiers populaires du Caire. Pour l'écrit je distingue deux niveaux. La narration off, l'œuvre d'un étranger qui manie notre langue avec cette délicatesse de ceux qui en ont découvert les trésors que nous ne voyons plus. Une vraie poésie. Ensuite il y les dialogues écrits par un égyptien qui représente des égyptiens. Monsieur Cossery connaissait les codes de son pays probablement mieux que nous en terme de bienséance, de politesse ou de fausses insultes. Tout cela me paraît d'une justesse parfaite. Quatre étoiles, c'est pas si cher payé!

21/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Achille
Achille

Cosimo Ferri nous montre dans cette série que le talon n'est pas la seule partie du corps du héros Athénien digne d'intérêt. Je trouve cette BD pour adultes très bien réalisée. Elle respecte le déroulement des 24 chants de l'Illiade. Tous les événements importants y sont : le mariage de Thétis, Hélène et Paris, la flotte grecque, la guerre des dieux, Achille et Hector, le talon et le cheval. Les dessins de C.Ferri sont très justes dans toutes les scènes de combats ou des ébats sexuels. Temples, troupes ou batailles sont bien rendus. Les corps sont sensuels, musclés comme des guerriers ou belles comme des princesses (même esclaves). Les visages bien expressifs et reconnaissables jusqu'au bout. C'est important avec autant de personnages de premier plan. L'introduction d'un calligraphie grecque en ruban chantant est une trouvaille agréable. Le récit est centré sur le héros archétypal grec Achille, ses colères, ses combats, son destin tragique et ses amours. Rien n'est caché de ses ébats avec Déidamie, Iphigénie, Briséis, Polyxéne. Sans oublier son fidèle ami Patrocle ce qui nous vaut de torrides scènes à trois. L'équilibre entre les scènes de combats et les scènes explicites (six ou sept par épisodes) est bon et l'histoire est assez facile à suivre même pour une personne qui découvre l'Iliade. Encore une fois, j'aime bien la place importante de la sexualité dans un récit antique ce qui correspond probablement à la réalité. Après cette lecture vous ne lirez plus Racine du même œil.

20/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Remue-Ménage
Remue-Ménage

Je découvre cette auteure avec cet album. J’ai eu un peu de mal à entrer dedans à cause du dessin, au trait fragile, aux proportions et perspectives aléatoires, et qui fait « amateur ». Mais finalement ça passe, et ce n’est pas le plus important ici. Pas de gaufrier traditionnel ni de cases non plus, on est clairement là dans une production indé, qui peut déplaire. L’album regroupe 6 histoires, chacune développant les mésaventures d’une femme différente, dans des univers assez variés, mais qui tous sont en décalage avec certaines normes. Cela peut-être du loufoque, un certain fétichisme soft, avec certains aspects bizarres, presque malsains. L’ensemble est inégal, mais à part la dernière histoire, qui m’a laissé perplexe, j’ai trouvé ça intéressant, avec même une histoire (« La femme du chasseur ») originale et captivante, en tout cas c’est celle que j’ai préférée, dans son déroulé et pour sa chute. Album déroutant, que les férus de production indé apprécieront sans doute. Amateurs exclusifs de BD franco-belge s’abstenir.

20/10/2021 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Amabilia
Amabilia

Oh oui, alors là je dis oui ! Une BD érotique de cette qualité, j'en redemande encore et encore ! C'est assez rare que je sois à ce point enthousiaste sur une BD érotique, mais je sais reconnaitre de la qualité quand j'en vois. Et celle-ci, c'est une superbe qualité, indéniablement. Là où je dis que c'est une réussite, c'est que cette BD érotique allie un dessin qui a de l'âme, de l'érotisme et de la sensualité avec un scénario qui permet de pleinement justifier les scènes de sexe, mais aussi de les rendre réellement excitantes et marquantes. L'alliance des deux est un plaisir, un véritable régal. Et je dois bien dire que dans le paysage de la BD porno que j'ai découvert, celle-ci se démarque particulièrement du lot ! Niveau scénario, j'ai trouvé que c'était parfait : ce qu'il faut d'érotisme, de pornographie (et donc de scènes de sexe), mais aussi d'attachements au personnage, de fantasme et de désir ... C'est bien simple, on est plongé dans l'histoire dès le premier volume et je me suis beaucoup attaché à ces deux êtres qui se trouvent et se retrouvent. Le suggestif est présent entre les scènes pour faire monter le plaisir, et ça fait du bien. Sans parler des scènes de sexe, très bien croquées et qui permettent de réellement sentir la sensualité de ces passages. Bien loin d'un porno crade qui tache les doigts, on est sur du chic et du classieux, mais avec une bonne dose de salace tout de même. Et l'histoire justifie ces passages tout en rendant les scènes réalistes et très humaines. Le dessin est vraiment un gros point fort du récit, si ce n'est quelques détails secondaires (oui, tous les personnages sont bien foutus, certes ... Mais c'est le genre qui veut ça, enfin quoi !) mais allie les couleurs avec ce noir et blanc très marqué. Je suis réellement sous le charme des représentations, aussi bien des scènes de cul à proprement parler que des scènes autour, qui transpirent les émotions des personnages et permettent de nous ancrer pleinement dans le récit. C'est fluide, dynamique, prenant, et je ne parle pas du rendu des couleurs et des phylactères (chaque personnage ayant sa couleur) qui sont organisés de manière ingénieuse pour ne jamais se perdre même lorsque la pagination est plus désordonnée. Bref, je suis conquis : ces deux premiers tomes permettent de développer l'histoire, de nous attacher aux personnages, de vivre les scènes de sexe, et bon dieu ça fait du bien de lire enfin une BD cul de cette qualité ! Je le range immédiatement dans mes favoris du genre, et j'en suis très content. A recommander à tous les coquins, les fripons, les salaces, les polissons, les canailles et les vicieux. Parce qu'on l'est tous au fond de nous, et que lorsqu'une BD se permet de nous faire plaisir sur ce point, il ne faut pas hésiter ! (et vivement le tome 3 !) Mise à jour après lecture du tome 3 : Décidément, les auteurs n'en sont pas la moitié d'un ! Ce troisième tome poursuit les (mé)aventures de nos trois protagonistes, et après le temps de la douleur vient le temps de se reconstruire. Une série de tableaux vont nous emmener de l'un à l'autre, le tout dans un érotisme torride et des scènes de sexe toujours aussi chic. Le dessin n'est pas en reste, même si j'ai été confus pour retrouver les différents personnages, mais au final j'ai relu les deux premiers tomes et tout passe à nouveau nickel. Ce troisième tome amorce la fin, et je dois dire que je suis déjà sous le charme ! J'ai hâte de voir ce qu'il en ressortira au final, mais je ne peux que vous conseiller cette série qui allie le délicieusement sulfureux avec une grâce élégante.

28/03/2020 (MAJ le 20/10/2021) (modifier)
Couverture de la série Le Dernier Secret d'Hitler
Le Dernier Secret d'Hitler

Voilà un album qui satisfera avant tout ceux qui recherchent des récits d’aventure carrés, sans trop de circonvolutions scénaristiques. C’est en effet le principal reproche que je ferai à cet album : cela manque de surprise et de profondeur, que ce soit pour l’intrigue ou la personnalité des personnages – seul le commandant du sous-marin allemand a droit à une personnalité un peu plus creusée et nuancée, les autres (que ce soit l’officier SS, ou le chef du commando américain, pour ne citer que les principaux protagonistes) sont un peu caricaturaux. Pour le reste, ça se laisse lire, sans nous donner envie d’y revenir je trouve, l’intrigue n’est pas des plus palpitantes. Quant au dessin, il est très bon pour montrer les sous-marins en plongée, et moins bon pour les personnages. Visiblement réalisé en partie au moins par informatique, le rendu est parfois surprenant (proche de certains jeux vidéos je trouve). Inégal donc, et mieux réussi pour les décors. Note réelle 2,5/5.

20/10/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série Tyler Cross
Tyler Cross

Je viens de terminer ces trois albums et j'ai pris un réel plaisir. Tyler Cross : immoral, cynique et beau gosse. Il reçoit des contrats de la mafia. Il est clinique comme un animal à sang froid. Il ne fait rien transpirer de ses émotions. Un professionnel. Trois albums avec des histoires assez classiques mais dans des environnements très différents qui font la force de cette série. Cavale. Pénitencier. La côte Est. La personnalité énigmatique de Tyler apporte une fraîcheur aux récits. Je me suis laissé embarquer dans ses diaboliques aventures avec entrain. Trois tomes qui peuvent se lire indépendamment. Le style semi-caricatural des personnages contribue au charme du dessin et donne un ton rétro et désuet à l'histoire. Les femmes de Brüno sont merveilleusement sexy. Une mise en page audacieuse et des couleurs sombres accentuent le côté obscur qui gravite autour de notre héros. Si vous êtes amateurs de polars, Tyler Cross est fait pour vous. Sans aucun doute.

20/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Dionysos
Dionysos

"Avec ma gueule de métèque. De dieu errant. De pâtre grec." en parodiant la chanson de Moustaki, on ne peut pas mieux présenter la carte d'identité de Dionysos. J'aime beaucoup la collection "La Sagesse des Mythes" crée par Luc Ferry et bien soutenue par les dessins de G.Bonacorsi (ici) et le scénario de C.Bruneau. Cette collection rend accessible à des collégiens.nes des concepts fondateurs de la pensée européenne. Quand on découvre le nombre de peintures, de sculptures, de pièces de théâtre, d'œuvres littéraires ou musicales qui reprennent ces mythes, c'est tout un pan très important de notre patrimoine qui est en jeu. A une époque du tout image, le médium BD est un bon moyen pour faire vivre ce patrimoine. Bien sûr, il faut accepter les codes de la pensée antique qui ne correspondent pas à notre époque contemporaine pour rentrer dans le récit. Mais le scénario rend accessible cet abord. Les dessins de G.Bonacorsi sont à mon goût avec de belles expressions des visages, une belle sensualité des corps. Je mets l'accent sur les corps qui sont présentés tels qu'ils doivent être, nus ou très dénudés. La série se veut réaliste et je ne vois aucun voyeurisme dans cette représentation. Les palais, tenues et ambiances sont parfaits. Si je conseille ce livre, je ne conseillerais pas de commencer par lui. Dionysos n'est pas un dieu facile. Dieu de l'Altérité dans toutes ses dimensions, il est le choc entre le chaos et l'ordre. Dionysos représente le combat des contraires qui peut tourner au désastre s'il n'est pas maîtrisé. Il y a des scènes de massacres qui peuvent choquer des jeunes lecteurs ou lectrices. C'est tout l'intérêt de la dernière partie du livre où Luc Ferry explique d'un point de vue philosophique pourquoi Dionysos a une place centrale dans l'Olympe et partant, aussi dans nos vies. A nous de savoir en faire bon usage pour grandir et pas pour se détruire.

20/10/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Perdus dans le futur
Perdus dans le futur

Cinq collégiens se retrouvent projetés dans le temps suite à un accident dans un vieux château. Il s'agit d'un groupe de 4 amis, un peu les parias de leur classe, et d'un de leurs harceleurs qui a causé l'accident mais rejette hargneusement la faute sur les autres. Ils se retrouvent dans une forêt vierge dangereuse et peuplée de créatures étranges, et vont rapidement apprendre qu'ils ont été transportés dans un lointain futur. C'est un récit de pure aventure, avec une dose de fantastique ou de SF qui sert avant tout de support à l'action. Il s'adresse à un public jeunesse, 10 à 13 ans je dirais, mais se lit bien pour les plus âgés. Le graphisme est dans un style assez géométrique, une ligne claire probablement informatique, pas toujours très jolie mais plutôt esthétique et fonctionnelle, avec une colorisation originale. C'est un style dont je salue la personnalité même si je n'en suis pas foncièrement amateur. Le scénario est plutôt plaisant mais il ne présente pas de grande surprise, se rapprochant de beaucoup de récits d'aventure fantastique du même type. Les personnages ne sont en outre pas très marquants, hormis le harceleur dont la mauvaise foi et l'agressivité sont un peu trop exagérées avant d'enfin se calmer un peu en fin de tome 1. J'ai lu cette BD comme un divertissement sympathique mais sans plus. Je ne sais pas par contre ce que nous réserve la suite puisqu'il semble bien que les héros vont être projetés d'époque en époque alors qu'ils n'en visitent qu'une bien particulière pour le premier tome. A voir...

20/10/2021 (modifier)
Par Titanick
Note: 3/5
Couverture de la série TER
TER

On m'a offert les deux premiers volumes il y a quelque temps, je me suis donc procuré le troisième pour pouvoir clore la lecture de cette série et donner un avis sur l'ensemble. Et j'ai vu que la fin n'en était pas vraiment une et qu'il fallait poursuivre avec la lecture de TERRE. Eh bien je ne suis pas certaine de continuer de si tôt, sauf éventuellement à la trouver en bibli. Ce n'est pas que je n'aie pas aimé Ter, loin de là. Rodolphe sait raconter une histoire, en mettant ce qu'il faut d'éléments mystérieux et intrigants pour créer le suspense. Certes la psychologie des personnages, leurs enfances, leurs rapports sociaux sont assez peu développés mais on s'attache quand même à ce petit groupe de villageois et à leur curieuse façon de vivre. Ils ont des prises dans les murs, savent qu'il en sort de l'électricité et que les appareils « ça se branche » mais ils s'éclairent avec ce qui ressemble à des lampes à pétrole, c'est plutôt anachronique mais bon... Un détail marrant : ils possèdent un appareil (un grille-pain) dont ils ignorent totalement la fonction mais il est branché et juste à côté sont posées devinez quoi... des tranches de pain de mie ! Yapuka appuyer sur le bouton et le héros passe pour un demi-dieu. Pourquoi une civilisation qui ne connait pas le grille-pain inventerait-elle la tranche de pain de mie carrée calibrée ad hoc sortie d'usine ? J'ai bien rigolé quand même. Mais là je chipote sur des détails, parce que les ambiances sont vraiment bien rendues. On se plait à réver à ces paysages, cette architecture avec le village bas, et les édifices en hauteur qui abritent ce qui semble être une caste guerrière dirigeante, mais dont on ne saura que peu de choses finalement. J'aurais bien voulu que ce premier tome dure un peu plus longtemps pour m'imprégner plus des tenants et aboutissants de ce monde. Cela dit, dans la suite des deux autres tomes aussi, j'ai bien aimé les ambiances architecturales intérieures, impressionnant. Le dessin de Dubois est vraiment parfait, beau travail, avec des jeux d'ombres et des colorisations magnifiques. J'adore. Bon, maintenant, c'est avec les révélations de la fin du premier tome que cet univers m'est finalement apparu trop incohérent pour vraiment apprécier plus ma lecture et ceux qui veulent garder le suspense ont intérêt à ne pas me lire plus avant. On apprend donc que le monde sur lequel vit la population est un immense vaisseau perdu dans l'espace. Mouais,... faut-il encore qu'il soit suffisamment immense pour admettre qu'il exerce une gravité telle qu'il conserve une atmosphère respirable et donc une gravité qui permet aussi aux personnages de se mouvoir « normalement ». Admettons.... mais dans la vue d'ensemble qui nous est montrée avec le village perché dessus, ça paraît rikiki pour ça mais bon, admettons encore. On nous explique que dans sa course, le vaisseau a accumulé des parcelles de corps célestes qui ont créé son sol et son écosystème (même le cycle de l'eau avec lacs et nuages ?? et micro organismes qui rendent le sol vivant apte aux végétaux et à une chaîne alimentaire avec animaux ??), curieux mais admettons aussi. Et puis on voit dans la vie du village, une alternance de jours et de nuits : donc une rotation autour d'un axe et à distance agréable d'une étoile qui fait soleil (c'est pas sibérien comme climat, vu la scène de cul tout nu la nuit à la belle étoile... je digresse). D'ailleurs la nuit ils ont en plus une magnifique lune bien ronde, c'est chouette d'avoir réussi à capter un satellite naturel qui éclaire la nuit d'une lumière romantique ! Bon, pour la rotation astronomique, vue la forme du vaisseau, je suppose qu'il tourne autour de son axe principal. On peut donc supposer que les points cardinaux représentent quelque chose, parce que l'expédition dit se diriger « vers le nord », sans rotation cette expression ne voudrait rien dire. Donc admettons encore... J'aurais bien aimé voir comment les auteurs s'en tiraient si ce peuple avait exploré vraiment son univers jusqu'aux confins et qu'un humain arrivait aux bout des ailes très effilées du vaisseau : voir comment la gravité s'inversait et qu'on pouvait quasiment poser un pied de chaque côté, c'eût été drôle. D'ailleurs, dans la vue d'ensemble du vaisseau, il est montré à plat « dans le bon sens » avec le sol rapporté et le village dessus, et le « dessous » bien métallique et sans sol. J'ai l'impression que les auteurs n'ont imaginé la gravité que dans un sens, visiblement la « terre » ne s'est collée que dessus, au delà ça tombe dans l'espace ??? Je crois qu'il faut leur expliquer qu'ici les australiens ne tombent pas dans le vide !!! J'en ai plein d'autres mais je n'ose continuer, ça va faire acharnement. C'est beau d'avoir de l'imagination et j'apprécie que les auteurs n'en manquent pas, mais si on veut faire de la science-fiction, pour moi il ne faut pas occulter complètement le mot science du genre et tenter de rester à peu près crédible. Ou alors, on décide de faire de la sf fantaisiste débridée, j'aime aussi. J'aurais sans doute préféré que les différentes communautés restent à l'intérieur, même isolées les unes des autres pour s'affronter ensuite. Après la révélation du vaisseau et tout ce que ça impliquait comme impossibilités sur le premier tome, j'ai finalement trouvé que la suite était plus cohérente, même si j'ai trouvé plus classiques les guéguerres entre factions avec les combats inévitables. Sinon, pour rester dans mon registre, visiblement, à l'intérieur du vaisseau il y a une gravité artificielle qui est créée. (oui, je sais, j'aime bien Newton et les pommes) Bon, je me suis bien lâchée à tout critiquer, mais faut pas croire, hein, le pire c'est que j'ai plutôt bien aimé quand même...et je crois bien que oui, je m'arrangerai pour lire la suite un jour.

20/10/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 3/5
Couverture de la série Stern
Stern

Si les 2 premiers tomes pouvaient annoncer un petit chef d’œuvre, les 2 suivants (et surtout le dernier) calment mon engouement. Comme j’ai pu le lire, je suis moi aussi resté complètement accroché par les deux premiers tomes. L’ambiance nous pose tout de suite, le dessin est grandiose, les couleurs font vivre les planches et les personnages sont super bien construits, à commencer par le personnage principal. L’auteur veut nous faire miroiter sur ses motivations et chaque tome nous apporte plus d’informations à son sujet (sans jamais tout dévoiler). Son copain alcoolo est génial aussi. A partir du tome 3, je trouve que la « série » (chaque tome se lit en fait plutôt indépendamment entre eux) est un peu en deçà par rapport aux 2 premiers tomes, même si je reste franchement conquis. Mais déjà, je trouve que l’auteur y va un peu trop franc de collier, les secrets de Elijah Stern sont dévoilés sans grande subtilité (l’histoire avec ses femmes, les raisons de leur séparation, etc.) Et puis c’est là que débarque ce que j’appelle une véritable panne d’inspiration dans le tome 4 : toute l’histoire est complètement anecdotique, on se trouve juste dans une nouvelle ville avec de nouveaux personnages auxquels on ne s’attache pas du tout (toute façon ils débarquent et puis s’en vont alors…). Assez frustré, dommage que cela s’essouffle peu à peu. J’espère que l’auteur pensera à recentrer sa prochaine histoire sur Elijah Stern, qui doit avoir encore bien des secrets à dévoiler. Les 2 premiers tomes offraient de la matière aux suivants et permettaient de donner plus d’intensité au scénario. Maintenant le risque, c’est l’ennui. Je me demande comment l’auteur parviendra à redorer le blason en cas de nouvelle sortie. Peut-être que le détail du dessin est un peu moins satisfaisant dans le tome 4 d’ailleurs, j’avais l’impression que les traits étaient trop esquissés, comme s’il manquait quelques coups de gomme sur les contours. J’ai tout de même garder un vrai plaisir à parcourir les planches. Je ne demande qu’à en savoir davantage sur ce héros atypique et je ne serai pas fâcher de découvrir une nouvelle aventure. Une note prudente, mais future potentielle sortie à suivre ! Série quoi qu'il en soit originale qui vaut vraiment le détour

20/10/2021 (modifier)