Les Sacrifiés du paradis
Enquête au coeur du colonialisme vert " Il faut sauver la nature africaine ! " La mission débute en 1961 et depuis, d'immenses parcs sont créés, vierges et sauvages. Mais ce rêve d'Afrique a un prix : le sacrifice de millions de paysans, expulsés, de force.
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Grâce au Projet spécial africain, l'Unesco, le WWF et les colons devenus experts internationaux continuent de sauver en Afrique la nature qu'ils ont perdue chez eux, en Occident. Mais quand un garde de parc éthiopien est assassiné, l'enquête débute et, très vite, elle révèle une Afrique fantasmée, et la violence d'un colonialisme vert pesant sur des millions d'Africains. Hier, comme aujourd'hui.
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| Date de parution | 12 Mars 2026 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Enfin un album sur ce crime capital touchant des millions de locaux par la fautes d'étrangers comme nous : sacrifier des hommes aux bêtes. Les habitants sont expulsés au nom de la nature intacte quand c'est avec leur symbiose que l'écologie des lieux est ce qu'elle est. Autre ironie : le cas le plus étudié, l'Ethiopie, nous montre un pays non colonisé d'Afrique tombant dans le colonialisme vert ! C'est que par lui, on s'attire les financement d'organismes très puissants comme le WWF, du prestige, et un prétexte pour mettre au pas des populations rebelles, quand elles le sont comme dans le cas éthiopien. Merci à Pol d'avoir signalé cet album que j'ai acheté quoiqu'en ce moment je dégage plus que je n'acquière ! Mais j'ai deux objections à ses objections… Voyons voir ! Peu importe que le lecteur puisse se perdre entre tous les personnages d'ailleurs simplifiés face à la réalité : il y en a moins qui prennent les actions de plusieurs comme dit le livre… Vu que la BD ne prend une forme d'enquête que pour appâter le lecteur et qu'on ne mettra aucun des criminels sous les verrous ! Ce qui compte est de voir que se recasent d'anciens colons spécialistes auto-proclamés en écologie, et les violences qu'ils commettent sur le terrain avec l'aval des autorités tant nationales qu'internationales. Peu importe qu'on ne voie pas la beauté de la nature africaine… Cette beauté, elle est si présente à notre esprit, elle pollue si bien notre cœur que j'ai pu dénoncer les crimes écologistes à des gens qui ne voulaient rien entendre ou même les justifiaient… Ici, ni les humains et l'environnement ne sont présenté de façon idéalisante ; on voit des puissants imposant leur vision du monde aux populations d'abord enfermées dans des règles de restriction d'usage de leurs propres terres puis expulsées et leurs impuissantes tentatives de résistance. C'est âpre. Et on nous rappelle la cruauté de la nature et la culture, sans effet esthétisant comme à la télé, entre sélection des plus beaux moments et endroits, musiques et commentaires sacralisant la nature. L'envers du décor et la nature sans fard forment un choc que j'espère salutaire.
Cet album offre une plongée au coeur de l'Afrique des années 60, et plus précisément à la génèse des grands parcs nationaux des pays de l'est du continent. Un récit raconté comme une enquête, mêlant histoire et politique. C'est un documentaire mis en scène comme une fiction. Le sujet de fond est interessant : comment l'unesco, la WWF et les colons ont mis en place de très vastes projets pour préserver la nature africaine, créer des parcs et sauver des animaux. L'intention est louable, la méthode et ses conséquences seront plus discutables. Populations malmenées, une dizaine de millions d'hommes, de femmes, de paysans déplacés. Des villages entiers rasés de la carte. Pour mettre cela en exergue, l'idée de raconter tout cela à travers le prisme de 4 personnages est une bonne idée. Le narrateur essaye de résoudre un meurtre et remonte les pistes de ces 4 personnes. Cela donne au récit un format d'enquête interessant. Au fil des chapitres et des retours dans le temps, on découvre les liens entre les personnages, et surtout comment les actes des premiers auront des conséquences sur les autres (et donc sur le sujet de fond). Sauf que c'est un peu compliqué à suivre. Les enjeux politiques notamment, qui est avec qui, qui magouille quoi dans le dos de qui d'autres, pour quel intérêt. Sans compter les doubles jeux. On saisit en toile de fond la catastrophe humanitaire sous jacente, mais il y a quelques connexions pas toujours limpides qui empêchent d'en saisir pleinement les détails. Le dessin est nerveux et dynamique, mais ce style ne fait pas la part belle aux paysages africains. La palette de couleur est un peu monotone. Cela manque par moment de lisibilité, et ne permet pas toujours de discerner avec certitude tous les protagonistes sur certaines scènes. Il y a un sujet de fond interessant, globalement peu connu du grand public. Il y a une idée narrative interessante. Cela donne envie... mais l'impression que l'essai n'est pas totalement transformé reste un peu en tête une fois l'album refermé.
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