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Les dernier avis (90841 avis)

Par Nabul
Note: 2/5
Couverture de la série Le Roi Cyclope
Le Roi Cyclope

Les avis (très) majoritairement positifs sur cette trilogie m'ont poussé à l'emprunter à la médiathèque du coin, alors que toutes les autres séries que je cherchait étaient déjà prises. Prise un peu par hasard, je n'en attendais pas grand chose, mais ai quand même réussi à être déçu. Plusieurs points justifient cela, à commencer, pour m'en débarrasser tout de suite, par le dessin, qui ne m'a pas du tout parlé. À part quelques paysages réussis, ainsi que le design du marquis et des envolées exagérées de sa cape (qui ne m'ont pas dérangées, au contraire, cela renforce l'aura maléfique et surnaturelle du personnage), je n'ai rien trouvé de véritablement beau ou tout du moins de frappant. Pourtant, j'ai cru comprendre en lisant les avis que le dessin faisait partie des qualités saluées de cette trilogie. Eh bien je fais visiblement partie des non réceptifs. Je ne trouve pas cela moche du tout, mais simplement sans relief, sans grand impact sur moi. Ensuite, viennent les personnages. Je les ai trouvés très plats, sans relief eux aussi, en plus d'être limités à un développement sur seulement trois tomes qui se lisent plutôt vite. Le fameux Roi Cyclope, héros bellâtre et mélancolique de la série, ne possède aucune autre subtilité que son pouvoir qui n'apportent rien à sa personnalité (pourtant, une telle capacité à de quoi donner des idées de caractérisations, surtout avec la tendance à la mélancolie du personnage). Un héros d'ailleurs accompagné d'une belle à la peau pâle qui n'a malheureusement pour elle rien de bien extraordinaire à montrer. Elle passe son temps à gémir à son amant (d'ailleurs, pourquoi sont-ils amants, vraiment?) et à jalouser sans motif suffisamment développé pour être crédible. Trop de personnages restent sous développés, n'en deviennent que les outils de leur implication dans le récit, et ne parviennent pas à être attachants. Mais il y a le marquis, dans cette série, et fort heureusement d'ailleurs, car le reste de ce que je viens de décrire m'aurait sûrement amené à ne pas terminer cette histoire s'il en avait été absent. Son design est beaucoup marquant et stylisé que celui des autres personnages, sa cruauté est assez jouissive au début de l'histoire même si je trouve très dommage qu'il tombe aussi facilement sous l'emprise de ses sentiments sans garder en lui cette étincelle maléfique qui le rendait si intéressant en comparaison du reste. Pour conclure, une série que j'ai trouvé très plate, à l'intrigue qui se déroule si vite qu'on a le temps de s'attarder sur rien qui pourrait nous attacher aux personnages ou nous inquiéter quant aux enjeux mis en place. L'univers aurait eu du potentiel si des idées tels que le puits aux morts et ses affreux nécrophages avaient été multipliées au service de quelque chose de peut-être plus étoffé. Très dommage, donc je trouve, car je suis complètement passé à côté.

16/01/2021 (modifier)
Couverture de la série Nous vivons chez nos chats
Nous vivons chez nos chats

J’avais la larme à l’œil en tournant les dernières pages de cet album tant celui-ci a réussi à me toucher. Oui, bon, j’avoue que le fait d’éprouver une affection particulièrement forte vis-à-vis des chats a joué dans mon ressenti mais il n’empêche qu’avec sa sincérité, la douceur de son trait, la simplicité des sentiments exprimés et la pudeur des grandes peines évoquées, Eloisa Scichilone (principale instigatrice de ce projet) m’a conquis. J’ai beaucoup aimé l’apparente simplicité du synopsis qui se résume à une journée de vie des auteur.e.s en compagnie de leurs chats mais derrière lequel se cache un éloge à l’esprit de clan face à la perte, à l’échec. Les facéties des chats, leur côté ‘collant’ apportent à la fois de la légèreté au récit mais aussi ce sentiment d’être les spectateurs d’une tribu solidaire et unie dans laquelle les deux humains sont acceptés, et exploités autant que choyés. J’ai aimé la douceur, l’amour complice, la tendresse qui se dégagent du récit. J’ai aimé la mise en page aérée, les couleurs pastel. J’ai aimé la retenue avec laquelle les peines et difficultés sont évoquées… En fait, j’ai tout aimé ! Alors oui, je pense que cet album doit être réservé aux amoureux des chats mais si c’est votre cas, je suis convaincu que vous allez adorer.

16/01/2021 (modifier)
Par PatrikGC
Note: 2/5
Couverture de la série Togari - L'épée de justice
Togari - L'épée de justice

Du potentiel mais mal exploité, un dessin plutôt correct et dynamique, mais une fin en queue de poisson (peut-être parce que l'auteur a dû conclure son récit, son classement auprès des lecteurs ne lui permettant plus de continuer, la dure loi des séries au Japon). Le personnage principal est bien cerné, intéressant, mais les autres sont des clichés vus et rata-revus. Une petite exception pour Amy qui tire quand même son épingle du jeu. Les règles qui régissent le comportement des protagonistes sont étranges, et sont parfois parachutées en plein beau milieu de l'histoire, ce qui fait tache. On sent du bricolage en court de route. N'empêche : tous ces personnages (très) puissants qui se contentent de jouer les spectateurs, alors qu'en un claquement de doigt, ils pourraient tout résoudre. Au bout de 8ème volume, quelques questions restent en l'air et ne seront jamais résolus, c'est frustrant. Le dessin ne démérite pas, gras et noir comme l'exige ce type d'histoire. Des erreurs de proportion parfois, quelques soucis de lisibilité, mais globalement, ça tient la route. Vers la fin, je me suis demandé si le dessinateur n'avait pas été remplacé pour un chapitre, je ne reconnaissais plus trop son style initial. Moi aussi, j'ai eu la sensation que l'auteur avait un peu trop lu "Ryo"... Soyons clair : ça se lit, mais ne pas en attendre des miracles.

16/01/2021 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Magnum Photos
Magnum Photos

Cet avis porte sur l'album 'Mohamed Ali, Kinshasa 1974'. C'est une idée originale de Jean-David Morvan, qui explique en postface tous les détails de la genèse de ce concept, de rendre hommage aux photographes de l'agence Magnum. Cela mélange histoire dessinée de la vie du boxeur Mohamed Ali et des photographies prises au pied du ring d'un des combats les plus mythiques du boxeur qu'a été cette rencontre avec George Foreman. En 1974 le pays s'appelle alors le Zaïre et Mobutu accepte de recevoir et financer ce combat dans une chaleur accablante. J'avoue que je connaissais peu la vie et la carrière de boxeur de Mohamed Ali et même pas du tout le photographe iranien Abbas décédé en 2018. Cet album a le mérite de corriger cela, une lecture qui se fait d'une traite, on est happé par le suspense et la tension autour de ce combat de boxe de légende.

16/01/2021 (modifier)
Par Blue boy
Note: 3/5
Couverture de la série 1984 (Torregrossa)
1984 (Torregrossa)

En l’espace de deux mois, ce ne seront pas moins de quatre adaptations de « 1984 » qui auront été publiées (une en novembre 2020 et trois ce mois-ci). Il faut dire que 70 ans après la sortie française du roman culte de George Orwell, désormais entré dans le domaine public, plusieurs éditeurs (Soleil, Sarbacane, Rocher et Grasset) se tenaient sur les starting blocks pour sortir leur propre version. On pourra objecter que cela est tout à fait ridicule de sortir en même temps quatre adaptations, mais quoiqu’en en pense, cela confirme toute la puissance et la modernité du livre de l’auteur anglais. Si la pertinence d’une adaptation est incontestable, reste à en connaître la valeur ajoutée. Commençons avec celle de Soleil Productions. Sur le plan graphique, Rémi Torregrossa prouve qu’il sait dessiner, cela n’est pas à contester. Son style réaliste et assez détaillé, un peu froid, a su parfaitement donner corps au roman d’Orwell, en restituant scrupuleusement l’univers du livre que chacun pouvait avoir en tête. Le choix du noir et blanc paraissait approprié pour dépeindre un monde terne et déshumanisé, avec une rare intrusion de la couleur dans les scènes où Winston et Julia parviennent à se retrouver dans un cadre intime pour vivre leur amour. Clairement, on reste dans l’académisme propre à tout un pan de la bande dessinée actuelle et qui caractérise le plus souvent les séries dont le but est de capter le public le plus large, et qui probablement laissera de marbre la frange des bédéphiles en quête d’originalité. La récit de Jean-Christophe Derrien est de façon peu surprenante à l’image du dessin. Elle suit à la lettre la structure de l’œuvre littéraire, la seule digression que s’est autorisée le scénariste étant d’avoir choisi la narration subjective en utilisant les extraits de journal du héros Winston. Ce faisant, cette option permet à l’histoire de conserver une grande fluidité, à l'instar du roman d’Orwell. En optant pour la fidélité au récit d’origine, on pourrait en déduire que Soleil a voulu limiter les risques d’un échec commercial. Cette version, qui semble être la plus convenue, est loin d’être mauvaise mais n’apportera pas grand-chose au « 1984 » de 1949, et ne conviendra qu’à ceux qui ne lisent que de la BD. A cet égard, on ne pourra que conseiller au lecteur — jeune ou non, et ouvert à tous les formats narratifs — de se précipiter plutôt sur l’ouvrage original, monument incontournable de la littérature de science-fiction qui conserve une acuité terrible sur la façon dont les technologies permettent de suivre à la trace les citoyens. A l’heure d’Internet et des réseaux sociaux, la question n’en est que plus brûlante. Les télécrans de « 1984 » ne sont-ils pas d’une certaine manière les smartphones de 2021 ?

16/01/2021 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Fichtre ! (Montt)
Fichtre ! (Montt)

Voici un bon recueil d'un auteur chilien que je ne connaissais pas. Ce sont des gags en une image, sans liens entre eux, sur différents sujets comme l'art (on y croise Dali par exemple), la religion, mais aussi la culture populaire comme les super héros Batman, Iron Man etc. On ne rit pas aux éclats mais on sourit très souvent sur l'inventivité de cet auteur. Malgré qu'il soit chilien, les références des gags sont toutes compréhensibles pour un lecteur européen, ou bien c'est l'éditeur qui a fait une sélection intelligente. Bonne lecture, bons dessins à la ligne claire, un album qui peut se relire facilement à l'occasion.

16/01/2021 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série La Terre des fils
La Terre des fils

J'avais lu il y a quelques années et relu récemment ce très bon ouvrage de Gipi. Le graphisme est plutôt épuré, peu de décors et en noir et blanc, j'aime beaucoup le trait griffonné de l'auteur. Il y a beaucoup de pages mais cela se lit assez rapidement. La Terre des fils est un récit post-apocalyptique, la planète s'est retrouvée contaminée par un poison ravageant quasiment toute la population suite à un événement inconnu et non daté. Un père élève seul ses deux fils adolescents. On comprend que le père, appelé 'Lui' par ses enfants, a connu la vie d'avant. Un peu plus tard on se doute que les fils devaient être encore en bas âge quand l'événement dramatique est survenu. Donc cela voudrait dire qu'en une quinzaine d'années les survivants sont revenus à un stade quasi préhistorique. Certains sont devenus sans foi ni loi façon Mad Max, la vie humaine n'a que peu de valeur et la solidarité semble faible laissant la place à la foi du plus fort. Le père élève ses enfants à la dure avec tout un tas de règles et d'interdits, ne répond pas à leurs questions sur la vie d'avant, sur leur mère et ne prend même pas la peine de les instruire afin de préparer le jour où il ne serait plus là. Les garçons parlent de façon un peu étrange. Ce langage est assez bien pensé par Gipi. Cette éducation ne résulte qu'en de la frustration et une absence d'empathie de la part des deux fils qui iront jusqu'à tuer, froidement. On peut être interloqué sur les choix de ce père et on aimerait en savoir plus sur l'avant mais aussi sur le futur de ces deux jeunes ; comment vont-ils s'en sortir sur cette planète désolée ? La fin de l'humanité semble toute proche. Gipi nous propose un très bon récit dans le genre, et au-delà plus largement sur la relation filiale.

16/01/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série Young
Young

Victor Young Perez est tunisien et juif. Il fait une entrée fracassante dans la légende de la boxe en 1931 et devenant champion du monde dans la catégorie poids mouche. Le voilà donc plongé dans les années 30 jusqu’à ce qu’il soit rattrapé par le cauchemar nazi. Il sera envoyé à Auschwitz où dans cet univers effroyable, il remontra sur le ring pour survivre, en affrontant des boxeurs allemands, tel un gladiateur. Ce biopic scénarisé par Aurélien Ducoudray est magnifique. L’histoire du matricule 157178 est captivante et séduisante. Les conditions de vie sont déplorables dans ce triste camp de concentration. La souffrance, les coups, la peur, les larmes, la mort, les exécutions sommaires sont le quotidien de ces malheureux. Et pourtant malgré tout ça, il y a de la vie, de la solidarité et surtout de l’espoir dans l’homme. Loin des rings et des applaudissements, Victor Youg Perez se révèle être un homme honnête, empathique, généreux et héroïque. On ne peut qu’endurer avec lui les traumatismes que cet homme a subi au cours de sa vie. Les nombreux allers et retours entre sa vie d’avant et son existence à Auschwitz sont poignants et violents. Le graphisme en noir et blanc d’Aurélien Ducoudray est d’une justesse inouïe. Le trait est lourd, précis et sans fioriture. Les gros plans des visages sont sublimes. L’atmosphère est angoissante et sinistre. Les décors cauchemardesques concentrationnaires sont particulièrement réussis. Quelques planches avec des corps décharnés par le manque de nourriture sont insupportables mais d’une triste réalité que nous aimerions oublier. Victor Youg Perez décédera le 22 janvier 1945. Il est abattu d'une rafale de mitraillette . Il était parti chercher du pain pour le reste du groupe… Un héros jusque dans sa mort. Un album hommage à découvrir.

16/01/2021 (modifier)
Par doumé
Note: 4/5
Couverture de la série Servitude
Servitude

Enfin! 14 années pour connaitre la fin c'est très long mais ça ne retire rien à la qualité de cette série. L'auteur a construit un univers fantasy qui foisonne de personnages, quelques retours en arrière sont parfois nécessaires pour bien comprendre tous les évènements mais l'histoire est suffisamment captivante pour avoir envie de poursuivre toutes les aventures de ces peuples. Une histoire sans héros principal qui s'enchaine en nous faisant vivre à l'intérieur de tous les camps qui s'opposent, un scénario rendu complexe par le nombre de personnages ainsi que les différents clans qui s'unissent, se trahissent suivant leurs intérêts respectifs en résumé de la politique classique et réaliste. C'est la force de cette épopée mais aussi son inconvénient majeur, il y a beaucoup d'évènements qui obligent le lecteur à rester attentionné pendant la lecture. L' auteur pour nous aider à bien assimiler tout le scénario passe à l'écriture à la fin de certains tomes pour nous situer tous les personnages et nous expliquer la chronologie des évènements. Les références à Dune sont nombreuses et sont comme un hommage rendu à cette saga incontournable, David a réussi comme Herbert a construire un univers basé sur un système politique cohérent. Le dessin est superbe et sa force est dans les détails, en particulier pour les costumes des guerriers et l'architecture des cités. Une seule couleur utilisée donne une atmosphère sombre presque tout au long de cette aventure. Je conseille d'enchainer la lecture de tous les épisodes pour apprécier la série. Cette série se démarque dans le genre fantasy par son excellence, l'attente est tellement bien récompensée qu'elle devient secondaire.

16/01/2021 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série La Fille de l'Exposition Universelle
La Fille de l'Exposition Universelle

Très sympathique série que celle là. Le dessin est très réussi. C'est précis, vif, et renforce vraiment l'histoire et la narration. Que ce soient les bâtiments, véritables réussites, mais surtout les personnages, qui prennent vie à merveille. Chaque Perso est complet, bien croqué. Il y a un certain aspect enfantin contrebalancé par une poissonnerie (très soft) qui donne du peps. C'est top. Côté histoires, les 3 tomes se lisant comme des histoires indépendantes, elles prennent parfaitement pied dans leur environnement historique et utilisent très bien ce background. C'est une Julie systématiquement sympathique et empathique que l' on retrouve au cœur d'une embrouille où elle va s'avérer une héroïne presque malgré elle. C'est son caractère foncièrement bon qui l'amène au cœur de ces histoires. Les personnages secondaires, que ce soient les frères (contre-pied humoristique), la mère, amante au cœur d'artichaut mais protectrice en diable, les amoureux transis. J'ai vraiment pris un grand plaisir de lecture. Il y a du romanesque dans ces bd. Petite ombre au tableau, les intrigues s'installent lentement, nous alimentent d'un certain nombre de coupables plausibles, comme un Hercule Poirot, et se dénouent très rapidement. L'équilibre des récits est à parfaire. Malgré tout, allez y.

16/01/2021 (modifier)