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Les derniers avis (93476 avis)

Par fuuhuu
Note: 3/5
Couverture de la série Furtif
Furtif

Furtif, est un super héros qui a reçu ses pouvoirs dans un contexte assez mystérieux. Pendant des années, il a lutté contre la criminalité dans le plus grand des secrets. Cependant, aujourd'hui, il est malade et perd la tête et s'attaque à tout ce qui bouge. En parallèle, on suit le fils de Furtif, qui découvre l'identité de son père et sa folie naissante et grandissante. Il va donc tout faire pour tenter de sauver son père. C'est un comics très intéressant qui traite de la vieillesse de manière pertinente. Les personnages sont tous très intéressants, avec chacun, des subtilités au niveau de leur caractère bien trouvé. Il n'y a aucun temps mort, on ne s'ennuie jamais. Enfin, la fin est surprenante. Je ne l'ai pas vu venir car un peu tiré par les cheveux. Globalement, un chouette one shot 3,5 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

22/09/2021 (modifier)
Par grogro
Note: 3/5
Couverture de la série Du bruit dans le ciel
Du bruit dans le ciel

J'aime beaucoup le travail de David Prudhomme, et c'est bien la raison qui m'a poussé vers cette BD à la couverture relativement quelconque. Sans le nom de Prudhomme, je serais sans doute passé à côté. Oui, par rapport à Rébétiko, le dessin est moins "clinquant" ici si j'ose dire, plus anonyme. Un œil distrait peut aisément glisser dessus. Pourtant, à y regarder de plus près, ça reste quand même super maitrisé. Bref ! J'ai aimé cette BD qui raconte finalement un peu ma jeunesse à moi aussi : même époque (les années 70/80), beaucoup de similitudes (j'ai vécu près d'un aérodrome)... Plus généralement, j'aime les histoires relatives à l'enfance. C'est, je trouve, une bonne base pour parler de tout un tas de sujet tels que la famille, la construction psychologique, l'apprentissage... Et puis j'ai eu l'occasion de passer quelques jours à Chateauroux, de voir certains lieux évoqués ici : la base militaire bien entendu, immanquable, mais aussi le plus grand relais routier de France ! je suis juste un peu étonné qu'il ne fasse pas mention de la marque de pains de mie Harrys qui, contre toute attente, est belle et bien castelroussine ! Le design très américain de l'emballage fut précisément inspiré par la présence des américains sur la base aérienne, le "cœur de cible" de la marque, au départ. Ici, on retrouve quelques personnages déjà croqués dans l'Oisiveraie. On s'en doutait, mais cette galerie de trognes, ces conversations de comptoir, tout ça sentait le vécu. En voici la preuve ! Il ne se passe pas grand chose dans cette BD, mais avec une parfaite maitrise du temps perçu, Prudhomme nous donne à saisir ces micro-détails qui rendent perceptibles le changement en cours. Changement technologique, mais aussi sociétal. Et puis changement intérieur bien sur puisque notre jeune David grandit au fil des pages, sa perception allant en s'affinant, se fixant sur des choses jusqu'alors étrangère au monde de l'enfance, voire inaccessibles... Tout cela est vraiment très présent et donne une consistance à ce récit de trois fois rien. Je dis "trois fois rien" sans mépris. Je le redis : j'aime les histoires de trois fois rien qui parviennent à captiver, à dresser les contours d'un univers et à le rendre palpable. C'est très fort, et chez Prudhomme, c'est particulièrement vivant. Oui, chouette moment que ce Bruit dans le ciel. A réserver peut-être aux fans de l'auteur.

22/09/2021 (modifier)
Couverture de la série Siegfried
Siegfried

Voilà une série de laquelle j’attendais davantage (l’auteur, les critiques lues ici ou là) et qui, sans être mauvaise, m’a quelque peu laissé sur ma faim. Le dessin d’Alice est vraiment très bon – mais ce n’est pas nouveau, c’est même toujours son point fort. Fluide, dynamique, avec une mise en page aérée et des planches aux cases parfois déstructurées, le côté graphique est plutôt chouette. L’histoire est plus inégale. Si les deux premiers tomes sont sur un rythme un peu lent, le troisième est au contraire tout tourné vers l’action, les scènes de combat en occupant une bonne part, Alice se faisant plaisir graphiquement. Mais ce troisième tome est aussi celui où le fantastique prend trop le pas, parfois aux dépens de la narration, je n’y ai pas trouvé mon compte. Le reste se laisse lire agréablement, la mythologie se mêlant bien à l’ambiance fantasy, et quelques pointes d’humour (essentiellement autour du personnage de Mime) agrémentent l’intrigue de quelques moments de respiration bienvenus. Bref, un dessin puissant, une belle mise en page, mais une histoire qui ne m’a pas emporté autant que je l’espérais, et qui n’est pas toujours à la hauteur du graphisme. Mais ça reste tout de même une lecture recommandable !

22/09/2021 (modifier)
Couverture de la série Pour toi Sandra
Pour toi Sandra

Pour avoir croisé la route de personnes du NID dans mes activités passées, je peux affirmer qu'il est difficile de trouver plus compétentes et plus dévouées en France dans le domaine de la prostitution. Le Nid travaille main dans la main avec de nombreux services sociaux et leur téléphone est dans tous les agendas des Services d'Action Sociale de France. Remettre en cause leur expertise sans argumentation me semble léger. Derib prête son talent à mettre en garde un public qui pourrait tomber dans le piège de la prostitution. Il abandonne les grands espaces pour les chambres closes dont on ne sort pas facilement et jamais sans blessures profondes qu'elles soient physiques ou/et psychiatriques. Certains regrettent l'absence de moments chauds pour illustrer le sujet. N'est-ce pas une réaction masculine alors que l'œuvre par son choix de scénario est avant tout destinée à un lectorat de jeunes femmes ? De plus je trouve que l'évocation implicite a beaucoup plus de puissance qu'une démonstration explicite. Je me permet tout de même quelques bémols. Le choix d'une prostitution quasi romanesque à l'ancienne un peu comme dans L'Egorgeoir de La Java des Gaspards. La fille qui saute le pas par amour pour son mac me semble une vision marginale par rapport aux filles de pays pauvres brutalisées, achetées, trompées sur leur destination et piégées. Ensuite la conclusion me laisse perplexe. Un, contrairement à Doris je ne laisserai jamais mon gamin seul avec une personne que je devine être dangereuse. Deux, cette personne se révèle être une ordure finie qui commet plusieurs crimes et délits valant une bonne dizaine d'années à l'ombre et qui s'en tire avec un " C'est pas bien, la prochaine fois puni !". Ces petites remarques n'enlèvent rien à la portée du message .

22/09/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série L'Incroyable Andy Kaufman
L'Incroyable Andy Kaufman

La Pastèque continue d'éditer le travail de Box Brown qui cette fois-ci a produit une biographie sur l'humoriste très bizarre Andy Kaufman, qui je pense est connu en France surtout à travers le film biographique Man on the Moon avec Jim Carrey (il y a quelqu'un qui a vu la série télé Taxi, quelqu'un ?). Perso, je connais surtout Kaufman de réputation et je ne savais même pas qu'il avait fait du catch ! La biographie s'attarde surtout sur sa carrière de lutte qui commence avec un numéro sur scène où il provoquait des femmes en duels et qui va prendre une plus grande place dans sa vie lorsqu'il va se créer une rivalité avec le catcheur de Jerry Lawler. On va donc suivre cette rivalité créée de toute pièce par les deux hommes, comment ils répétaient leurs numéros avant les matches, comment Kaufman poussait le bouchon dans son rôle de 'méchant' etc et etc. J'avoue que je ne sais pas trop quoi penser de Kaufman vu qu'au final on le voit surtout lorsqu'il joue les méchants, ce qui le rend plutôt antipathique, même si je savais que ce n'était pas le vrai lui. Il faut dire aussi que certaines scènes dans le privé ne le rendent pas trop sympathique non plus. J'aurais bien aimé qu'en plus on détaille d'autres aspects de la carrière de Kaufman, mais bon j'imagine que l'auteur a surtout montré du catch parce qu'il aime ça, vu qu'il a déjà fait une biographie sur le lutteur André le Géant. D'ailleurs, je trouvais que la biographique d'André le Géant était très bonne, car l'auteur nous faisait très bien comprendre la différence entre le personnage public et le vrai André. Là je comprends la passion d'André Kaufman pour le catch, mais j'ai pas trop compris comment un type qui était apparemment gentil pouvait être aussi chiant même si c'était pour de faux. Plusieurs crient qu'il était un génie, mais par moment j'avais plus l'impression de voir un petit con avec un coté autodestructeur.

21/09/2021 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Bouffon
Bouffon

Après lecture, je ressors très peu satisfait de cette histoire. Et, encore une fois, je trouve cela dommage. Il y a quelque chose d'intéressant dedans, de réellement prenant même au début, mais une fin trop rapide et abrupte, une histoire qui me semble jouer sur la morale et les sous-entendus, mais qui me semble trop simple, et une sensation d'un peu être passé à côté de l'ensemble. Pourtant le début est excellent, avec cette découverte d'un narrateur étonnant et d'une histoire sombre qui ne commence pas bien du tout. Mais la noirceur et le côté glauque du début s'estompent un peu trop vite à mon gout, laissant place à une deuxième partie jouant sur le fantastique avec une émotion distillée dans ces pages. Cependant, j'ai une sacrée réserve dessus : le narrateur pourrait tout aussi bien avoir inventé/rêvé toute cette histoire (et j'ai eu le sentiment que c'était le cas pendant ma lecture), notamment lorsque le Bouffon s'éloigne du château. Mais cette fin très abrupte ne semble rien résoudre. Même si j'ai trouvé que l'émotion était présente dans la séquence rêvée au bord de l'eau, il manque une réelle conclusion quant au devenir de cet enfant hors norme. C'est presque comme si il manquait une partie de l'histoire. Et surtout, cela laisse un sentiment d'inachevé après ma lecture, sentiment qui a clairement prit le pas sur le reste des idées. Pour le dessin, c'est très clair et lisible, assez agréable et raccord avec le propos. J'aurais bien aimé apprécier l’œuvre, mais elle reste finalement un peu en retrait dans mon esprit. C'est ce que j'ai déjà ressenti dans certaines œuvres de Zidrou, comme s'il ne s'autorisait pas à conclure (même parfois cruellement) ses histoires. "Bouffon" n'est donc pas mauvais, loin de là, juste assez oubliable selon moi. Elle n'a pas eu pour moi le même attrait que d'autres histoires se passant au Moyen-Âge, et spontanément ce n'est pas elle que je souhaiterais relire.

21/09/2021 (modifier)
Couverture de la série Salammbô
Salammbô

Grandiose, baroque, hallucinant, époustouflant ! Comme souvent chez Druillet – mais ici je pense qu’il atteint des sommets du genre (de son genre serais-je tenté d’écrire), cela ne fait pas dans la demi-mesure. Après un début très SF, le récit bascule rapidement dans un univers d’Heroic fantasy, le fantastique et la SF restant en retrait, n’apparaissant que par petites touches. Druillet donne ici une version très personnelle de l’œuvre de Flaubert. Si l’on reconnait certaines citations (dont celle qui ouvre le roman), et si trame et décor y font penser, il s’affranchit de plus en plus du texte d’origine, pour livrer une version dantesque – tant dans l’image que dans le texte, du combat de Carthage contre ses anciens mercenaires. Et là, Druillet fait du Druillet. A savoir des planches déconstruites (il faut parfois lire image et texte en retournant l’album), et des cases remplies d’une foultitude de personnages, dans un style maniéré, baroque donc, fourmillant de détails et de d’actions simultanées (tout ceci rappelant certaines scènes de combats des épisodes du seigneur des Anneaux scénarisées par Peter Jackson). Et que dire des couleurs, qui sont certes datées, très psychédéliques, ajoutant de la surcharge alors qu’il n’en manquait pas. On a même, au détour de quelques cases, utilisation de photos retouchées pour représenter Salammbô… Cases parfois muettes (et pleine page) alternent avec d’autres au texte surabondant (et, parfois utilisant une police très petite ne facilitant pas la lecture). Vous l’avez compris, c’est une œuvre atypique, qui, comme la quasi-totalité de la production de Druillet, reste marquée par une époque, et se révèle très personnelle, donc clivante. Il y a une poésie de la violence, une surenchère de morts et de couleurs qui peut gêner. J’avoue ressentir à la fois un attrait pour cette œuvre visuellement très puissante, et une certaine lassitude pour sa surenchère baroque (comme avait pu le faire un roman comme « Tombeau pour cinq cent mille soldats » de Guyotat). Épique, grandiose, parfois vaine, on a là une œuvre qui est caractéristique de l’œuvre de cet auteur.

21/09/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Cycle d'Ostruce
Le Cycle d'Ostruce

Cela faisait quelques années que j'allais sur le site de bdtheque pour y dénicher quelques bonnes infos. Puis en ce début d'année j'ai franchi le pas, je me suis inscrit. Et là, deux problèmes à résoudre. Trouver un pseudo, mais pas n'importe quoi, un truc qui en "jette" et c'est venu naturellement : Cacal69 (on ne rit pas). Et ensuite, une image de profil, et comme une évidence j'ai pensé à Ajjer. Oui une femme, sûrement mon côté féminin qui ressort ;-) Je suis tombé en amour de cette série que je relis avec toujours autant de plaisir. Je vais reprendre le mot de Miranda et Sloane : JOUISSIF. Pona nous livre un scénario foisonnant d'idées et fourmillant de personnages hétéroclites. C'est comme prendre les restes du frigo et en faire un mets de choix. Nous avons ici de la fantasy, de la magie, du steampunk et de l'uchronie sur fond de révolution Russe. Loin d'être un bordel sans nom, ce délicieux mélange nous offre un plat cinq étoiles. Pas de héros mais deux magnifiques héroïnes. Ajjer, l'amazone drack qui aime fumer de temps en temps son petit cigarillos et Katiana, sorcière à ses heures, qui ne dit pas non à un verre de vodka. Un dragon empereur, un commissaire du peuple créant la glace, un ogre, une lamie, une déesse/ballon dirigeable, un hôpital psychiatrique peuplé de sylves .... Malgré tout ce petit monde le récit est fluide, on se laisse porter jusqu'au dénouement final et sa petite surprise. Pour sa première bande dessinée, Dubois a fait très fort, un mélange de Andreae et de Bourgeon. Un univers riche, inventif et grouillant de détails. Un dessin reconnaissable au premier coup d'œil. La force des grands. De très belles couleurs où le rouge et le blanc prédominent. C'est très très beau. En espérant vous donner l'envie de découvrir ce Cycle d'Ostruce trop peu connu. Coup de cœur depuis 2007.

21/09/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Flipette et Vénère
Flipette et Vénère

Le graphisme de cet album ne m'a pas dérangé. J'aime sa colorisation originale, ses tons pastels assez décalés, et j'apprécie la lisibilité de sa ligne assez anguleuse mais plutôt claire. Seuls quelques visages à la bouche béante et vide m'ont un peu rebuté, mais pour le reste j'aime bien l'aspect visuel de cet album et la fluidité de sa narration graphique. Si j'ai assez vite apprécié le caractère de Carla/Flipette, j'ai paradoxalement mis un peu de temps à m'imprégner pour de bon du récit car je n'ai pas aimé du tout celui d'Axelle/Vénère. Sa rébellion violente et sa colère permanente et culpabilisatrice m'ont exaspéré. Et je suis tellement éloigné de l'univers de ses amis squatteurs et autres militants d'extrême gauche très politisés que là encore j'ai eu du mal à me plonger dans leur histoire. C'est heureusement par le biais de Flipette, de ses doutes et de ses quelques gentilles rebellions que j'ai pu finalement m'approprier l'histoire et m'y attacher peu à peu. Elle aborde de nombreux sujets de réflexion intéressants et variés. Il y est question d'engagement humanitaire, de rejet de la société, d'art, de psychologie et de sociologie. De nombreux personnages présentent des facettes originales, crédibles et dignes d'intérêt. Et on en vient à comprendre l'attachement que les héroïnes peuvent leur porter quand on passe la barrière de rejet qu'on pourrait initialement ressentir face à certains de leurs comportements difficilement tolérables. Je parle ici notamment de ce gamin de 17 ans au comportement autodestructeur qui semble chercher inconsciemment ou non à attirer la haine envers lui et à saboter tout ce qui l'entoure. Et même si je ne me suis pas réconcilié avec elle, Vénère finit elle aussi par finalement montrer une facette plus sympathique et plus fragile. J'ai grandement aimé le désir manifeste de l'auteure d'éviter le manichéisme et de montrer tous les doutes et les différentes facettes de chacun. Toutefois même si la morale de l'histoire est que ce qui compte, ce sont les tentatives d'améliorer les choses, même si elles sont vouées à l'échec, je ressors quand même au final avec un certain désespoir face à une situation inextricable dont aucune solution simple ne parait identifiable.

21/09/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme (L'Homme qui tua Lucky Luke / Wanted Lucky Luke)
Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme (L'Homme qui tua Lucky Luke / Wanted Lucky Luke)

Lucky Luke fait partie de mes lectures de jeunesse préférées et encore aujourd'hui j'adore lire un Lucky Luke de temps en temps. Lorsque j'ai su que certains auteurs allaient faire leur version de Lucky Luke j'étais très intéressé. Après avoir lu le premier one-shot, je suis un peu moins emballé. Je n'ai rien contre le dessin. C'est du travail bien fait. Ce style dégage une atmosphère plus sérieuse que ce que faisait Morris, mais cela ne me dérange pas. En revanche, ce que j'aime moins c'est qu'il n'y a pratiquement pas d'humour dans le scénario. On peut très bien avoir un dessin plus "sérieux" pour Lucky Luke tout en ayant des gags dans le scénario comme c'est le cas avec "Al Crane'" qui est un western humoristique avec un dessin réaliste. En plus, Jolly Jumper n'apparaît pratiquement pas. En éliminant des éléments essentiels de Lucky Luke, j'ai eu l'impression que finalement l'histoire aurait pu avoir un autre personnage principal sans qu'on ait besoin de changer grand chose. En plus si le titre est excitant et donne envie de lire l'album, j'ai vite compris ce qui allait se passer en lisant les premières pages et l'enquête est prévisible. Il y avait aussi parfois des trucs prévisibles dans la série originale, mais au moins il y avait de l'humour qui me faisait rigoler. Au final, ce n'est pas un mauvais album, mais je ne comprends pas trop que l'on trouve cela génial. xxx J'ai lu le second album il y a quelques temps et je me suis dit autant écrire un avis. Personnellement, je trouve que la qualité est la même que le premier tome. Le dessin de Bonhomme est toujours aussi bon et franchement j'ai un peu peur que le succès de ses deux albums reposent principalement sur ça parce que niveau scénario j'ai les mêmes problèmes qu'avec le premier tome. Il y a peu d'humour ce qui pour moi est un défaut dans un Lucky Luke, mais à la limite cela n'aurait pas été un problème si le scénario était prenant maisle récit ne m'a pas captivé. En fait, je trouve qu'il y a de bonnes idées, notamment la révélation sur la raison pour laquelle Lucky Luke est recherché, mais je trouve que le scénario va tellement vite qu'au final on dirait que les idées sont à peine effleurées et n'ont pas été utilisées à leur plein potentiel. C'est une situation que je trouve souvent dans des BDs modernes où il y a plus d'action que dans les vieux classiques. Sérieux, cet album a plus de pages qu'un Lucky Luke normal et pourtant j'ai l'impression qu'il m'a prit moins de temps à lire qu'un Lucky Luke de Morris. Donc pour moi ce sont deux albums moyens malgré quelques qualités. J'ai emprunté les deux albums à la bibliothèque et je ne pense pas les relire un jour. Je suis bien heureux avec ma propre collection d'albums de Lucky Luke qui contient tous les Goscinny ainsi que quelques albums de Morris en solo et les quelques albums post-Goscinny que j'adore.

10/06/2016 (MAJ le 21/09/2021) (modifier)