Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire - Commander en ligne : pourquoi BDfugue ?

Les derniers avis (91905 avis)

Par fuuhuu
Note: 3/5
Couverture de la série Le Joueur d'échecs (David Sala)
Le Joueur d'échecs (David Sala)

Une chouette adaptation du roman de Stefan Sweig. On y suit la rencontre et le duel aux échecs improbables entre un champion du monde et un parfait inconnu ayant subi les affres du système nazi. Ce qui m'a le plus intéressé (voir même troublé) dans cet album, est toute la partie nous narrant les origines du talent de l'illustre inconnu. Je ne vous en dit pas plus à ce sujet afin que vous puissiez le découvrir par vous même, mais il était intéressant de rappeler que toutes les tortures ne sont pas toujours physiques et que ces dernières sont loin d'être les pires. La BD se lit rapidement. La fin est logique, peut être un peu brutale à mon goût. Je n'aurais pas été contre quelques pages supplémentaires pour l'amener plus en douceur . La partie graphique est vraiment bien travaillée. Nous sommes dans le thème des échecs et on ne peut pas le louper. Il y a eu un vrai travail esthétique à ce niveau et c'est très plaisant à voir. 3 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

12/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Clandestine
Clandestine

Après lecture des avis précédents, force m'est d'être d'accord avec de nombreux points. Graphiquement tout d'abord, on sent une maîtrise assez impressionnante derrière l'apparente facilité et simplicité du trait. Sur la mise en scène ensuite, la traduction des sentiments et de cette histoire dans le medium de la bande dessinée est là encore très intelligemment faite, et je serais curieux de voir ce que donnerait ce récit écrit en tant que roman. Sur l' histoire enfin. Une enfant "en trop" raconte sa jeunesse et sa prime jeunesse, et tout est loin d'être rose. Abandonnée par sa mère, élevée par sa grand-mère et son arrière grand-mère dans une autre époque, on ressent très fortement les absences dont elle est victime. Absence de sa mère, bien sûr, mais aussi absence d'attention, absence d'intérêt, absence de bienveillance, absence d'éducation, absence d'explications... Certaines scènes serrent la gorge tant ces absences confinent à la négligence et à la maltraitance. Virginie est cependant une petite fille pleine de vie, et elle réussira arracher l'affection de ces proches. En 200 pages, on a l'impression qu'il y a pas mal de redites, et le rythme est forcément lent. Certaines scènes donnent aussi l'impression d'être trop longues. Mais à vrai dire, c'est sans doute cette lenteur et ce temps pris pour faire ressentir les choses qui font que cet album sent tellement le vécu. Il est vraisemblable que s'il y avait eu un tome 2, il aurait montré comment cette jeune fille aurait continué à se construire, aurait trouvé des moments de bonheur, tout en restant profondément marquée par cette absence. Mais nous ne le saurons pas. Je ne sais pas si je la relirai un jour, et cette histoire présente quelques défauts. Mais elle présente aussi de nombreuses qualités, et est vraiment très bien racontée.

12/04/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Baron (Masbou)
Le Baron (Masbou)

L'histoire commence par le baron de Münchhausen qui rentre chez lui pour profiter de sa retraite dans son village auprès de sa femme. Ce dernier ne quitte plus son domaine, car sa femme le lui interdit. Ce qu'il faut savoir, c'est que le baron de Münchhausen a énormément voyagé et vécu toutes sortes de péripéties rocambolesques, et que ce dernier adore les conter, au point qu'on commence sérieusement à croire ses histoires farfelues. Un jour, un vendeur itinérant propose aux villageois un livre, racontant les histoires du baron. La population est donc très intriguée et cela lance un certain engouement pour les histoires du baron. Ce récit est donc ponctué d'une part de pleins de petites histoires, racontées par le livre ou le baron lui même. Et d'une autre part, de la réaction que provoque ces histoires au sein du village. Certains sont crédules, d'autres sceptiques. Certains retournent ciel et terre pour entendre les histoires, d'autres refusent de les écouter. J'avoue n'avoir pas été grandement emballé par les nombreuses petites histoires du baron. Certes, elles sont magnifiquement illustrées, avec à chaque fois, un style graphique différent et très réussi. Mais je n'ai pas été vraiment immergé dans ces fables. En revanche, j'ai adoré la partie du récit se passant dans le présent, où l'on nous montre les différentes réactions des villageois. De même, le baron lui même m'est apparu comme quelqu'un de fort sympathique. Il s'agit en vérité d'un conteur, souhaitant juste en mettre plein les oreilles à son auditoire. En vérité, peu importe si les histoires du baron sont véridiques ou complètement inventées. Les villageois écoutent le baron car c'est un excellent conteur, qui les fait rêver. Je pense que tout le monde sait qu'il s'agit de fantaisies. Mais et alors? Nous même, lecteur de BD, sommes les premier à lire et écouter des histoires que nous savons imaginaires. Cela ne nous empêche absolument pas de les dévorer, avec des étoiles pleins les yeux. Je pense que tout l'intérêt de cette BD se trouve là et qu'il s'agit du message qu'a voulu nous transmettre Masbou. Enfin, l'album est beau, magnifique même. Mais c'est devenu normal pour un dessinateur talentueux comme Masbou. 4 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

11/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Dryades
Dryades

La lecture de cet album est rapide, mais plutôt agréable. C'est une sorte de conte qui transcende le quotidien par une bonne dose de fantastique. Au travers de deux jeunes femmes autour desquelles tourne cette histoire - et des réactions qu'elles inspirent à leur entourage et plus généralement à la société, on peut deviner ce qui s'est passé pour les Sorcières du moyen-âge à l'époque moderne: leur générosité et leurs talents rendent service, sont acceptés et recherchés, puis ces talents deviennent des pouvoirs inquiétants et on les rejette et les traque. La narration est très fluide. Comme le dessin d'ailleurs, à la fois simple et aéré. Pas trop de décor, de détails, mais le rendu est assez chouette. Un album sans prétention, mais à découvrir.

11/04/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Ma révérence
Ma révérence

Le scénario est très bien monté. Les dialogues bien écrits, un déroulement fluide avec les rebondissements nécessaires – ni trop, ni trop peu - qui maintiennent le suspense jusqu’au bout. Entre action et récit introspectif, on découvre un album tout en sensibilité avec une bonne dose de valeurs humaines et une autre de chronique sociale. Ces robins des bois au talent plus qu’incertain ne vont pas réussir à aller très loin dans leur projet, mais là n’est pas l’essentiel. Les personnages sonnent juste, leur vie passée est là pour le rappeler. Le dessin est précis, plein d’énergie, les scènes de rixes sont réussies, et grosse qualité : ce n’est pas une BD bavarde. Pas trop de texte, de l’efficacité, l’album a du rythme ! C’est très bon ! Une coup de cœur !

11/04/2021 (modifier)
Par herve
Note: 5/5
Couverture de la série Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme (L'Homme qui tua Lucky Luke / Wanted Lucky Luke)
Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme (L'Homme qui tua Lucky Luke / Wanted Lucky Luke)

L'homme qui tua Lucky Luke M. Bonhomme Avant tout, je vais m'attirer les foudres de certains bédéphiles,en avouant ne posséder dans ma bibliothèque que cinq voire six albums de la série Lucky Luke de Morris & Goscinny, même si j'en ai lus une bonne trentaine, mais je n'ai jamais vraiment accroché aux aventures du pauvre cow-boy solitaire. Depuis quelques mois, dans le monde de la bd, le western revient en force, avec Undertaker, Sykes ou encore Stern, trois albums de qualité. En reprenant cette série, Matthieu Bonhomme prenait un risque énorme, celui de la comparaison avec le créateur de la série. A l'image de Ferry avec sa reprise (pour moi réussie) d'Astérix, les critiques des puristes allaient fuser. N'étant pas un spécialiste de Lucky Luke, je dois dire que j'ai tout de suite été séduit par l'histoire. Bien évidemment le titre choisi fait référence au superbe film, encore inégalé, de John Ford, "l'homme qui tua Liberty Walance" (de nombreuses scènes de cette bd renvoient explicitement à des films de John Ford) D'ailleurs, dès les premières pages, nous sommes plongés dans un western digne d'un John Ford, réalisateur que j'adore. Tout les codes du western sont en effet présents, du saloon au shérif lâche en passant par une puissante famille tenant la ville, rien n'est omis. Même les légendes de l'Ouest, avec un certain Doc Wednesday, qui n'est pas sans rappeler le célèbre Doc Holliday, sont présentes dans cet album. Même si l'histoire est assez sombre, l'humour reste toutefois présent, notamment avec le running gag du tabac que recherche désespérément Lucky Luke. Au niveau scénario, cette reprise ou plutôt ce "Lucky Luke vu par Matthieu Bonhomme" ( à l'image des Spirou vu par...., série qui malheureusement est très inégale) tient la route. Quant au dessin, rien à dire. Je suis un grand admirateur de Matthieu Bonhomme. Possédant déjà l'intégrale en noir et blanc du Marquis d'Anaon, j'ai donc opté pour l'achat de la version en noir et blanc de canalbd pour en apprécier encore plus le trait. J'ai feuilleté la version couleur, et j'avoue qu'elle est très belle également, et je me demande même si je ne vais pas l'acheter aussi. En tout cas, cet album se révèle une très bonne surprise et j'ai été littéralement bluffé par le talent de Matthieu Bonhomme au dessin et au scénario. Wanted Lucky Luke J'avais adoré "l'homme qui tua Lucky Luke" et là, je trouve cet opus encore meilleur. Dès la première page, on rentre dans l'intrigue qui ne faiblit pas jusqu'au bout. J'ai dévoré cet album alors que je ne suis vraiment pas un grand fan du pauvre cow boy solitaire. Au fil des déménagements, je crois que je n'ai pas conservé d'album de cette série, pourtant j'en ai lu pas mal dans ma jeunesse. D'ailleurs, je n'ai pas été perdu dans cet aventure où les références ou des personnages aux anciens albums sont nombreux ici. Mais en invitant un trio de pétroleuses, Matthieu Bonhomme apporte un souffle inattendu dans la vie de Lucky Luke. Et que dire du dessin magnifique de Matthieu Bonhomme ! Il faut dire que j'ai lu cette aventure dans l'édition limitée en noir et blanc des éditions canalbd, que mon (gentil) libraire m'avait mis de côté.

31/03/2016 (MAJ le 11/04/2021) (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Et si l'amour c'était aimer ?
Et si l'amour c'était aimer ?

Mais que c’est bon cette BD ! Qu’est-ce que j’ai ri ! Pas pouffé dans mon coin, non non, je me suis bien esclaffé à la découverte des nombreux gags saugrenus complétement décalés ! un vrai rire quoi ! C’est complétement dingue ! L’absurdité des situations est gérée de main de maitre par Fabcaro. C’est jouissif ! Le rythme est soutenu ! Au moins un gag par page. C’est simple et efficace. Bien évidemment le dessin est un peu figé ! C’est la marque de l’auteur ! Mais c’est parfait pour appuyer le côté caricatural et burlesque des situations. Côté narration, c’est jubilatoire. A prendre au deuxième degré bien évidemment. Pour résumer mes sentiments, je dirais comme le grand philosophe belge Mac Arthur … pute borgne ! voilà tout est dit ! Cette parodie de romans photos est à déguster comme un petit bonbon sucré ! Je me suis régalé. Question existentielle qui me taraude … et si l’amour c’était aimer manger de la macédoine ?

11/04/2021 (modifier)
Par r0ud0ud0u
Note: 3/5
Couverture de la série Du plomb dans la tête
Du plomb dans la tête

Après le premier tome, avec ses dialogues dignes des meilleurs polars, j'étais impatient de lire la suite. Je n'ai pas trouvé le même niveau dans les 2 tomes suivants. Les dialogues sont en deçà du premier. De plus, il y a de nombreux plans pas très bien cadrés, un peu bâclés, ce qui pénalise la lecture et le ressenti global. Ça reste une série intéressante, mais je m'attendais à une montée crescendo que je n'ai pas trouvée.

11/04/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 1/5
Couverture de la série Real Bout Highschool
Real Bout Highschool

J'ai lu ce manga parce que j'avais bien aimé Mai Ball ! - Feminine Football Team du même dessinateur et rapidement j'ai su que je n'allais pas accrocher. Déjà, le dessin est moins beau que dans Mai Ball. Je pense que c'était les débuts du dessinateur et ça se voit. Le style est plus stéréotypé et les cases sont souvent surchargées. De plus, alors que dans son manga de football féminin, il était scénariste, ici il dessine le scénario de quelqu'un d'autre et j'ai pas du tout accroché. En gros, c'est un manga pour ados qui reprend les codes du genre sans ajouter rien de bien intéressant. Il y a de la baston et des belles filles, alors ça doit être assez pour un certain public j'imagine. Les personnages sont pas du tout intéressants et le manga m'a très ennuyé. Sérieux, cela faisait longtemps que juste tourner les pages me semblait un supplice. Je ne pense pas que même ado j'aurais accroché. C'est typiquement le genre de manga qui semble exister uniquement pour remplir les magazines de mangas qui sortent toutes les semaines au Japon, un peu comme à une certaine époque il y avait des bandes dessinées qui existaient uniquement pour boucher les trous dans Tintin ou Spirou. Bref, j'ai même pas réussi à terminer le tome 2 tellement c'était peu captivant à lire. En plus, la série compte 6 tomes et l'éditeur français a abandonné après 4 tomes. Décidément, quand ça veut pas, ça veut pas. Si vous aimez les combats et les filles qui se retrouvent à poil, il y a des mangas bien mieux que ce truc fade et sans saveur.

11/04/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 3/5
Couverture de la série Blankets - Manteau de neige
Blankets - Manteau de neige

C’est après une 3ème lecture que j’en viens à aviser Blankets et j’arrive de moins en moins à accrocher. C’est toujours problématique l’autobiographie à vendre, on ne sait pas quand l’auteur dit le vrai du faux et parfois je me dis qu’on devrait s’en foutre, surtout quand ça risque de déborder sur l’égocentrisme… Ici, je me laisse à peu près porter par l’intimité de l’auteur, ses pensées et le contexte générale. Cet ado est né dans une famille catholique fondamentaliste dans un coin perdu du Michigan, dont les parents n’hésitent pas à serrer les boulons sur leur progéniture… Tous les ingrédients sont réunis pour limiter la liberté de développement d’un adolescent. Heureusement, Craig est un gamin qui réfléchit beaucoup et il remet en cause pas mal de choses, notamment grâce à son premier amour qui lui permettra de s’évader et de se construire. Le dessin est globalement agréable et je peux souvent trouver un vrai plaisir à (re)découvrir certains passages, notamment lorsque l’auteur s’inspire d’un moment rêveur, amoureux ou imaginatif… Je crois préférer «Habibi», qui contient encore plus de dessins de ce style. J’ai aussi pas mal apprécié son approche religieuse, la dualité avec ses sentiments, en soi c’est vraiment bien construit. On entre facilement dans la réflexion et le questionnement de l’auteur. L’autre point qui sort du lot bien sûr, c’est d’avoir réussi à mettre en texte et en image ce premier amour, factuellement banal mais qui nous ramène à une douce nostalgie. J’imagine que c’est ce rendu sobre, naïf et simple qui permet à beaucoup de lecteurs de s’y retrouver et de se souvenir, et je fais partie de ces lecteurs. Mais les nouvelles lectures ne me font plus le même effet. Peut-être que mes goûts ont changé. C’est quand même un pavé baigné de sentimentalisme, où tout se veut larmoyant : divorce avec un père qui regrette et une mère qui prend des cachets, enfants retardés, premier love, attouchement sur mineur, maltraitance, victimisation, solitude… Ca n'est pas violent, c'est émouvant. Une affaire de genre, mais ça n'est plus vraiment le mien. Enfin l’autre point où je ne suis plus du tout convaincu, c’est sur l’humilité prétendue du récit et de l'auteur. Craig et ses réflexions sont au centre de l’histoire, donc il se met à nu au sens propre comme au sens figuré. Jusque là c'est logique, sauf que je ressors avec l’impression qu’il est le seul et unique à réfléchir « intelligemment ». Il rencontre une copine qui se pose les mêmes questions existentielles. Et cette position d’adulte à 16/17 ans, j'a trouvé ça triste à mourir. Inversement, tout ce qui entoure Craig serait stupidité : rednecks, grunge à la mode, futurs sportifs universitaires sans cervelle, boire ou fumer, faire la fête… Il ne comprend pas leur mode de vie, il est incompris et c’est barbant. Les ruraux du Wisconsin seraient des violents fanatiques ou cas soc’ perdus d'avance, incapables de remettre en cause leur propre vie. Peut-être que c'est sa vie hein, mais je trouve le rendu malheureusement réducteur et condescendant. Enfin, il a pitié d’à peu près tout : les parents, le petit frère, les enfants retardés… Bref, c'est trop pour moi cette manière qu'a Craig Thompson de se placer sur un piédestal par rapport au reste du monde. J’ai préféré « Portugal » de Cyril Pedrosa, dans le genre introspection « banale » et méditative. Je garde le « Pas mal » car la lecture générale m’est restée suffisamment agréable, mais je pense aussi que ces 600 pages prennent trop de place dans ma bdthèque. Je comprends aussi bien les avis positifs que ceux plus mitigés … A lire pour ceux qui apprécient le genre!

11/04/2021 (modifier)