Les derniers avis (291 avis)

Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Dakota 1880
Dakota 1880

J'ai plutôt aimé ma lecture qui y intègre des personnages réels comme Louis Riel dans différents récits autour de Luke. Bien sûr le graphisme de Brüno est particulier, on a un Luke qui fait très jeune mais on s'y fait en quelques pages. Pour autant l'humour est peu présent, Lucky Luke lui-même est assez transparent et parfois faillible, il subit plus qu'il n'est acteur de ces aventures.

24/05/2026 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Yolo
Yolo

J'ai déjà pu entendre ses chroniques et voir un spectacle d'Aymeric Lompret mais pas Yolo dont c'est ici l'adaptation en bande dessinée. On suit un sans-abri qui arrive à Paris en blablacar conduit par un facho. On ne sait pas grand chose sur son parcours de vie, tout ce qu'on voit est qu'il cherche son chien. Ou bien il parle tout seul pour tromper la solitude. Tout l'album est d'ailleurs un quasi monologue, comme un one man show mais dans la rue. Sauf qu'on n'a pas la voix et l'intonation de Lompret. Le dessin est simple disons, mais on ne vient pas chercher un graphisme incroyable, on reconnait bien les différentes cibles telles que Hanouna, Pascal Praud, Gad Elmaleh ou l'abbé Pierre entre autres. Pas particulièrement hilarant et certaines blagues seront obsolètes à court terme mais ça plaira aux fans de l'auteur et de son humour parfois corrosif envers la droite. Le travail salarié c'est pour les abrutis et tous les patrons sont des nazis qui s'enrichissent sur leurs dos, les proprios profitent des locataires etc. Même si c'est un discours que je n'approuve pas forcément, l'ensemble se lit bien.

24/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Chère Maman - Les mères aussi peuvent être toxiques
Chère Maman - Les mères aussi peuvent être toxiques

Je ne sais pas ce que Sophie Adriansen a mis d’elle-même dans le personnage d’Alix (ou plutôt ce qu’elle a mis de sa mère dans celle d’Alix !), mais j’imagine (à tort ?) qu’il y a peut-être quelque chose d’autobiographique dans ce récit. Un récit qui prend le temps d’installer le « problème », de le marteler, de façon répétitive, tant le comportement de la mède d’Alix s’apparente à un harcèlement systématique. Une dépréciation des autres, une accumulation d’idées et de mots négatifs, de mauvaises ondes, qui finissent par saper le moral de celle qui reçoit en pleine figure ces baffes virtuelles. L’album affirme que 20 % de la population aurait grandi aux côtés d’un parent aussi « toxique ». Ça n’a heureusement pas été mon cas (et je n’en connais pas non plus), mais ça fait froid dans le dos, tant c’est destructeur. Le dessin use d’un trait léger, qui évacue souvent détails et décors. Pas forcément mon truc, mais il est lisible et fluide. Et le choix de ne faire apparaitre la mère toxique uniquement sous la forme d’une ombre, un personnage tout noir au visage sans trait, est plutôt bon. Le récit est intéressant, et le « problème » est traité de façon agréable.

24/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Les Grandes Personnes - Récits du naufrage de la Belle Héloïse
Les Grandes Personnes - Récits du naufrage de la Belle Héloïse

Tehem nous propose un récit intéressant, souvent amusant (jamais d’éclats de rire, mais on sourit souvent – en particulier au détriment des préventions de l’aristo, qui peine pas mal à s’adapter à une situation où il n’est plus avantagé d’office par une particule). L’intrigue fait penser à du Swift (« Le voyage de Gulliver »), du Voltaire (« Candide » ou « Histoire des voyages de Scarmentado » – pour la partie sur l’inversion des termes de l’esclavage par exemple), mais aussi à pas mal de récits de voyage – plus ou moins fantasmés et édifiants ou à vertu philosophique des siècles passés. Émilien, un jeune noble se lance dans le commerce de « nègres », mais son navire négrier fait naufrage. Lui et une servante esclave, Prudence, s’échoue sur une île inconnue. Rapidement séparés, nous les suivons alternativement (avec la vision des mêmes moments d’autres personnages) dans leurs aventures pour « survivre », dans une jungle où les bestioles et les peuples inconnus et originaux sont autant de menaces, auxquelles ils s’adaptent plus ou moins bien. L’histoire se laisse lire agréablement – et rapidement. Tehem nous propose une sorte de conte philosophique qui peut se lire à plusieurs niveaux. Une lecture plaisante et recommandable, avec un dessin simple, mais fluide, qui accompagne bien le récit.

24/05/2026 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série Mona
Mona

Ça a le goût, la simplicité et l'intimité d'un Rochette, mais ce n'est pas un Rochette. Éric Savoldelli est un enfant de la montagne où sa mère a été gardienne du refuge de l'Aigle, dans le massif des Écrins. C'est en lisant Ailefroide - Altitude 3954 qu'il trouve sa voie, il sera bédéiste. Sa rencontre avec Jean-Marc Rochette ne fera que conforter cette vocation. Savoldelli va reprendre un thème cher à Rochette : la montagne. Il va puiser dans son passé familial pour sa première BD. Un récit qui commence en 1938 avec trois gamins de 14 et 10 ans (dont le grand-père de Savoldelli), ils vont quitter leur Italie natale après le décès de leurs pères suite à un accident en forêt. Un récit qui se poursuit en France dans le massif des Écrins, nous sommes en 1954. Nos trois expatriés vont faire fassent à la défiance, les ritals ne sont pas le bienvenu. Son grand-père changera de prénom pour s'intégrer, il délaissera Melchissedecco pour Romano. Un album qui met en lumière la rudesse du travail de bûcheron avec pour tout moyen la hache et la force physique et pour seul aide le cheval. Ce lien fort homme / cheval (ici la jument Mona) est très bien retranscrit. Il sera aussi question des dernières exploitations minières de la région. Le travail manuel dans les Alpes des années 50, très loin du tourisme de masse, est un microcosme où l'entraide vaut tout l'or du monde. Un récit authentique qui transpire la nature et l'amitié. Je regrette simplement ce saut temporel de 1943 à 1954... Un dessin à la texture rugeuse où le bleu, l'ocre et le noir sont les couleurs dominantes. Un rendu qui sublime la beauté des paysages et de sa faune. Il en ressort une noirceur qui témoigne de la difficulté à vivre à cette époque en milieu alpin. J'ai eu quelques difficultés à reconnaître certains personnages à de rares moments, mais rien de bien gênant. Par contre, je tiens à souligner le travail de recherche sur les lieux visités et sur la technique d'abattage des arbres et du transport des grumes, en particulier sur ce téléphérique. Du très bon boulot. Une BD à découvrir.

24/05/2026 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
Couverture de la série Lune de guerre
Lune de guerre

« Lune de guerre » n’est clairement pas le meilleur scenario de Van Hamme, et on se demande un peu ce que le dessin de Hermann vient faire dans cette histoire... … histoire plutôt alléchante sur le papier, mais beaucoup trop convenue dans son déroulement, et remplie de clichés et d’incohérences (un petit creux ? tuons un mouton dans le champ, préparons-le et faisons-le cuire en une petite demi-heure, comme une saucisse). La montée de la violence est plutôt bien amenée, et l’album se lit sans problèmes, mais j’ai eu beaucoup de mal à y croire… à croire en ces personnages, en leurs réactions. J’adore le dessin de Hermann, mais surtout sur les paysages – je suis beaucoup moins fans de ses personnages, surtout féminins… or, ce scenario propose surtout des scènes intérieures avec de nombreux personnages féminins… bref, graphiquement j’ai trouvé ça insipide. Je laisse quand même 3/5 de justesse, parce l’album se lit bien, mais je trouve que la rencontre de ces deux géants de la BD n’a pas vraiment tenu ses promesses.

03/01/2002 (MAJ le 24/05/2026) (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série On a tué Wild Bill
On a tué Wild Bill

Ce one-shot fut ma première BD de Hermann… je la relis 24 ans plus tard, et je trouve ça toujours très sympa. L’histoire est prenante, facile à suivre et bien construite… tout en restant très classique. C’est du western, on sait à quoi s’attendre. Les personnages sont bien campés et réalistes, on a le riche, la prostituée, le héros faible, le dur à cuire, … toute la panoplie du bon western ! L’action est variée, poursuites, cache, combat, trahison, vengeance, … on ne s’ennuie pas. Et j’ai beaucoup aimé la fin, qui nous ramène à la toute première scène – un « flash forward » comme on dit au cinéma. Le dessin est excellent, notamment au niveau des paysages, qui sont absolument magnifiques. Les couleurs collent vraiment à ce genre d’histoire. Par contre, j’ai toujours un peu de mal avec les personnages féminins de l’auteur. Voilà, un western pas révolutionnaire mais très bien, que je conseille à tous les fans du genre, et même aux autres. Je laisse ma note à 4/5, même si je comprends les lecteurs qui trouvent ça un peu trop classique.

08/07/2002 (MAJ le 24/05/2026) (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Filles perdues
Filles perdues

Ce n'est pas une question d'éthique, dans ce cas, c'est plus esthétique pour moi. Les dessins de Melinda Gaby, femme de Moore, sont trop moches et incohérents la plupart du temps. Le texte est trop verbeux et n'aide en rien ! Heureusement que j'ai feuilleté et lu quelques critiques avant, mais j'ai failli commander ! J'ai lu en prêt et confirmé mes craintes. Je ne donne pas la note la plus négative parce que certaines images, prises isolément, ne sont pas inintéressantes, tout comme certaines séquences : Ombres et Lumières est amusant.

24/05/2026 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
Couverture de la série L'Innocente
L'Innocente

Je relis cet album 21 ans après l’avoir découvert, et mon avis reste mitigé. L’histoire aurait pu être intéressante, l’auteur mêle destinées personnelles et Histoire de l’après seconde guerre mondiale en Allemagne. Les dessins sont vraiment magnifiques, j’adore les personnages de Guy Raives, et la représentation de l’Allemagne partiellement détruite est impressionnante. Mais plusieurs détails agaçants m’ont empêché de pleinement apprécier ce one-shot. Déjà, la narration me semble perfectible et souvent saccadée. Elle est sans arrêt interrompue par une « voix off » décrivant le contexte historique – ces ajouts remplis de dates et de noms ont fini par me lasser. Je ne suis pas non plus fan du tic narratif qui consiste à insérer des phrases en anglais ou allemand dans les dialogues en français, pour nous rappeler la nationalité des personnages… j’ai toujours trouvé le rendu ridicule. Il y a également un côté « roman à l’eau de rose » qui prend de plus en plus de place, et relègue le côté historique (pourtant passionnant) au second plan. Enfin, certains passages un peu racoleurs m’ont dérangé… la scène lesbienne me semble complètement incongrue, ainsi que la nudité omniprésente. L’héroïne rencontre une vieille amie à elle ? « Tiens justement j’allais aux bains turcs, viens avec moi on discutera un peu ». S’ensuivent 3 pages de femmes dénudées, derrières arrondis et autres nichons… m’enfin. J’ai quand même passé un bon moment, mais il ne me reste pas grand-chose après lecture. Une bonne BD, qui aborde une période intéressante de la seconde guerre mondiale (l’après-guerre et la reconstruction plutôt que la guerre elle-même), mais qui aurait gagné à se concentrer un peu plus sur ce côté historique, et moins sur les ébats amoureux des personnages… mais ceci n’est bien sûr qu’un avis personnel.

22/05/2005 (MAJ le 24/05/2026) (modifier)
Couverture de la série V-Girls - L'Oeil du diable
V-Girls - L'Oeil du diable

Voilà une série qui m’a déçu. Ou plutôt dans laquelle je ne suis jamais vraiment rentré. En fait je n’ai jamais été convaincu par l’intrigue. C’est une sorte d’uchronie mêlant fantastique et histoire (fin des année 1930 et débuts de la Seconde guerre mondiale). La plupart des personnages ont réellement existé – la plupart liés au cinéma (allemand, américain, soviétique) – y compris l’une des « V-girls », Hedy Lamarr, il y a de très nombreuses allusions au cinéma, aux mouvements artistiques, en plus du contexte plus classique de la montée du nazisme belliqueux (et de sa recherche, via l’Ahnenerbe, de prétendus « ancêtres » des aryens). Un mélange de deux univers, tous deux classiques. Mais à chaque fois que le fantastique intervient, au travers des « Élémentaires », ça ne fonctionne pas. Et la volonté d’ancrer ces phénomènes dans la réalité amène des passages ridiculement grotesques (voir l’analyse de Guernica, ou alors du scandale de la projection de « L’âge d’or », Picasso ou les surréalistes étant cités de façon absurde) – le deuxième tome étant le moins crédible dans ce domaine. Le recrutement des quatre femmes liées aux « Élémentaires » est laborieux, et n’apporte pas grand-chose. Et en plus la fin de la série est franchement abrupte, expédiée, comme s’il avait fallu conclure plus vite que prévu. Bref, une déception (je n'ai pas non plus compris l'usage de véhicules - avions, voitures, etc. au design futuriste).

24/05/2026 (modifier)