Les derniers avis (164 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série The lion and the Eagle
The lion and the Eagle

2.5 Ici, Garth Ennis prends des risques et donnent une nouvelle direction à sa carrière: il fait un one-shot qui se passe durant la seconde guerre mondiale ! Donc oui, c'est encore un récit de guerre d'Ennis et ses détraqueurs qui trouvent qu'il ne se renouvelle pas vont encore une fois avoir raison. La grosse nouveauté est que cela se passe en Birmanie et ce sont les britanniques, aidés par les locaux ainsi que par des soldats de leurs colonies, contre les japonais. Déjà à la base on voit bien moins le front pacifique comparé à celui en Europe, mais on oublie facilement que l'Angleterre avait encore des colonies dans ce coin là et que l'empire japonais les avait envahis. Ceux qui ont déjà lu un récit de guerre d'Ennis ne vont pas être surpris parce qu'on est en terrain connu. Ennis rends hommage à des soldats qui risquent leur vie pour affronter un ennemi dangereux qui commets de crimes de guerres. On philosophe un peu sur la vie, l'absurdité de la guerre et l'hypocrisie en général (les britanniques colonisateurs sont-ils mieux que les japonais colonisateurs ?). Ça se laisse lire et il y a quelques scènes marquantes, mais ça ressemble trop à d'autres récits de guerre se passant dans une jungle (lisez juste n'importe quoi sur la guerre du Vietnam et les grosses différences c'est le matériel de guerre et la nationalité des personnages) ou à ce qu'Ennis à déjà écrit sur le sujet pour être marquant. Comme souvent avec Ennis, il y a de bons dialogues, mais parfois ils sonnaient un peu faux. Il y a des répliques qui semblent êtres dit par des hommes modernes qui connaissent déjà l'issue de la guerre et ce qui va arriver ensuite et pas par des soldats durant la seconde guerre mondiale.

16/04/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Marjorie Finnegan - Criminelle temporelle
Marjorie Finnegan - Criminelle temporelle

Comme tous les scénaristes très (ou trop ?) prolifique, il y a de bonnes et de moins bonnes séries de Garth Ennis. C'est particulièrement le cas avec ses séries 100% humoristiques. Parfois, j'entre dans son délire et d'autres fois et c'est le cas ici. Il faut dire que le scénario manque un peu d'originalité: l'héroïne est une grosse connasse qui fout le bordel à travers le temps et sa sœur beaucoup plus sérieuse qu'elle fait tout pour l'arrêter. Le personnage principal qui voyage dans le temps et fait n'importe quoi, je l'avais déjà vu et les deux sœurs sont des stéréotypes vivants. Il y aussi une intrigue avec des méchants qui font un truc par rapport aux religions parce que oui encore une fois Ennis attaque la religion , quoique cette fois-ci il insulte toutes les croyances et pas juste le christianisme. Dans le discours anti-religieux qu'Ennis tiens dans cette série, je ne vois pas ce qu'il apporte de plus par rapport à des séries mieux écrites comme 'Preacher' ou ''Les Chroniques de Wormwood''. J'ai l'impression qu'il n'avait rien de nouveau à dire avec cette série. Il y a quelques bons passages, mais c'est trop décousu et le scénario traine en longueur. Le récit se terminant lorsqu'il devenait enfin un peu intéressant quoique les auteurs laissent planer la possibilité d'une suite. Sinon, le dessin est correct et s'est le point fort de l'album. Un Ennis mineur pour moi.

16/04/2026 (modifier)
Par Ju
Note: 2/5
Couverture de la série Aparthotel Deluxe
Aparthotel Deluxe

J'ai commencé cette bd en sachant très bien où je mettais les pieds : des tranches de vie du quotidien, pas vraiment d'histoire mais ça ne me dérange absolument pas. C'est même un de mes genres de bd préféré. Mais la mayonnaise n'a pas pris. Je pense que c'est le dessin en premier lieu qui m'a dérangé. Quand il ne se passe pas grand chose (je veux dire pas d'histoire extraordinaire), j'ai besoin d'un dessin expressif, qui rende les émotions des personnages, qui me transporte. La, j'ai trouvé les personnages statiques, assez inexpressifs. Un autre truc qui m'a dérangé, ce sont les dialogues. J'ai plusieurs fois trouve que ça manquait de naturel, et c'est plus difficile quand on trouve que ce n' est pas super naturel de s'impliquer dans le récit. Et quand on est dans de la tranche de vie, il vaut mieux réussir a s'impliquer. Ensuite, je n'ai pas été très touché par l'histoire du personnage principal, ni par la deuxième plus développée, celle de l'homme qui s'est fait quitter par sa copine. J'ai trouvé le développement de leur histoire un peu trop clinique et froid. Néanmoins, tout n'est pas a jeter. Je ne me suis pas ennuyé, et il y a quelques situations que j'ai bien aimées et trouvé intéressantes, comme celle du curé, ou celle des parents qui dissertent sur l'homosexualité (après j'ai aussi trouvé que leur dialogue était un de ceux qui était pas super naturel). Et la grande galerie de personnages et de situations fait qu'on trouve forcément de quoi se mettre sous la dent et de quoi réfléchir. J'ai quand même été un peu déçu, d'où ma note qui oscille plus véritablement entre 2 et 3.

15/04/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Superman & co.
Superman & co.

J'aime beaucoup cet album. Je l'ai acquis il y a de nombreuses années car je suis un admirateur inconditionnel des dessins de Joe Kubert. Les histoires appartiennent au genre super-héros, mais ici avec une touche de fantastique, de magie et même de surnaturel. Dans la première, Superman et Démon (créé par Jack Kirby) doivent combattre un druide ancestral qui revient à la vie et possède des pouvoirs sur toute la nature. Dans la deuxième, nous rencontrons Ragman (le Loqueteux) dans une histoire de vengeance se déroulant à New York. Enfin, Hawkman et sa compagne Shayera affrontent un monstre extraterrestre d'origine informatique et hallucinatoire. Ça vaut la peine de découvrir, par les dessins !

15/04/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Youth United
Youth United

Une BD d'action pour préados dans laquelle deux jeunes sont recrutés par une organisation secrète futuriste suréquipée en gadgets pour venir en aide à des enfants en danger. Je n'ai pas été convaincu par cette série, qui m'a donné l'impression de lire une version BD d'un épisode très basique de dessin animé commercial. Le scénario est d'une grande pauvreté : tout est prévisible, stéréotypé, bourré de facilités et de raccourcis. On enchaîne les situations sans véritable construction, avec une accumulation de scènes d'action qui finissent par lasser plus qu'autre chose. On retrouve d'ailleurs ici un travers récurrent de JD Morvan : cette tendance à multiplier les courses-poursuites au détriment du fond. Le traitement des thèmes, qui se veut ancré dans des problématiques réelles, reste très superficiel et parfois franchement maladroit. Certains éléments m'ont même mis mal à l'aise, notamment une représentation caricaturale des SDF roumains qui tombe dans des clichés assez gênants, même si l'intention semble vouloir aller dans le sens inverse. Cela manque clairement de nuance et de réflexion. Les dialogues n'aident pas non plus, avec des formulations parfois étranges qui donnent l'impression d'une traduction approximative ou mal adaptée, ce qui nuit encore davantage à l'immersion. Côté dessin, Wuye propose un style qui a une certaine énergie et un charme immédiat, avec un dynamisme évident dans les scènes d'action. Mais cela reste assez limité : les expressions des personnages manquent de subtilité, et la mise en scène comme le découpage ne sont pas toujours maîtrisés, ce qui rend certaines séquences confuses ou peu impactantes. J'ai trouvé l'ensemble trop enfantin, trop téléphoné et trop peu inspiré pour réellement accrocher. Une lecture vite oubliée, qui explique sans doute pourquoi la série n'a pas connu de suite.

15/04/2026 (modifier)
Par Cleck
Note: 3/5
Couverture de la série All You Need is Kill
All You Need is Kill

La thématique du voyage dans le temps (et ses variantes) engendre toujours des propositions intéressantes : cette thématique au potentiel ludique indéniable engendre forcément de beaux développements sur les doutes et regrets, un grisant vertige d'hypothèses sur ce qu'aurait pu être la vie, telle situation si... avec alors le moyen d'envisager des réponses, possiblement comiques, tragiques, mélancoliques... Les véritables réussites sont nombreuses, tant au cinéma qu'en BD, et mieux, les ratés sont rares : la plupart des propositions sont amusantes, grisantes... voire davantage. Aussi me suis-je naturellement intéressé à ce manga SF, ayant qui plus est l'avantage de se développer en deux tomes. D'autant que le film d'action de Liman avec Tom Cruise m'avait laissé un assez bon souvenir. L'intrigue m'était donc familière et je me suis surpris à relever plus attentivement les écarts entre le film et le manga qu'à plonger dans ce monde apocalyptique. Ici, l'accent est mis sur la relation quasi-amoureuse entretenue entre le garçon et la jeune militaire chevronnée. Le ridicule est proche lorsque le titre essaie par ce biais de donner de l'épaisseur à ses personnages au cours de scènes intimistes. Surtout, l'intrigue n'avance plus via le prisme de la rectification des erreurs du passé, mais sous l'angle "shônen compatible" de la progression dans son domaine, de la personnalisation de son équipement, utilisant moins les ressources ludiques de sa thématique SF. Côté illustrations et mise en page, c'est très dynamique et volontiers spectaculaire, malgré une esthétique des aliens plus que décevante. Par contre, l'ensemble est assez peu lisible : les tirs, explosions, coups... s'enchaînent dans un brouhaha visuel qui ne permet pas à l'intrigue d'hanter les esprits. L'ensemble demeure plaisant, un divertissement davantage à destination des ados. La thématique, même maladroitement exploitée, fonctionne évidemment, mais le film est autrement plus recommandable que le manga.

15/04/2026 (modifier)
Couverture de la série J'ai toujours rêvé d'être un fermier
J'ai toujours rêvé d'être un fermier

J’ai beaucoup aimé ce récit, autant pour son sujet que pour son élégance. Son sujet, d’abord, qui me parle énormément. Jean Harambat est fils d’agriculteur et a acquis une ancienne ferme dans les landes. Ce récit nous permet de découvrir son quotidien alors qu’il aménage progressivement, posément son domaine. Je suis toujours admiratif et empli de respect vis-à-vis de ces personnes qui bâtissent quelque chose de leurs mains, sans agressivité et en harmonie avec leur environnement. En cela, cet album m’a fait penser à d’autres pour lesquels j’avais là aussi eu un réel coup de cœur (« L'Oasis », « Ma vie dans les bois ») : clairement, j’ai cette thématique. Son élégance ensuite. Du dessin, bien entendu. Tout d’abord dans le trait, direct, épuré, sans artifices de l’auteur. Ensuite dans le choix des couleurs, douces et naturelles. Enfin dans les sujets choisis. Il y a ici certains dessins, d’arbres notamment, qui les magnifient en toute simplicité. Dans l’écriture aussi. Jean Harambat a vraiment une belle plume et une culture étendue qui lui permettent d’aborder des sujets très terrestres sans être pour autant terre à terre. Je me suis attardé sur certaines phrases, les trouvant aussi élégantes que pertinentes. Enfin il y a ce découpage en courts chapitres. Parfois anecdotiques, parfois philosophiques, ces évocations de son quotidien, ses réflexions, ses inquiétudes nous dévoilent l’homme derrière l’auteur. La tendresse, l’amour qu’il éprouve pour son terroir, ses amis, ses voisins, sa famille, la nature environnante sont palpables et participent à la création de ce climat apaisé. Et alors même que la masse de travail abattu ma fatigue rien qu’en y pensant, j’en viens à l’envier pour cette forme de sérénité qui lui permet de profiter de l’instant présent même si celui-ci consiste à suivre un troupeau de moutons sous la pluie ou à vérifier une à une les tuiles d'un vieux toit vermoulu. Apaisant, beau, profond et léger à la fois. Elégant.

15/04/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Marla
Marla

Après la découverte d'un mystérieux message en bouteille, Marla, jeune fille passionnée d'aventures romanesques, part avec sa meilleure amie et sa grand-mère pour une chasse au trésor qui pourrait aussi permettre de rapprocher les générations. Le gros point fort de cette série réside clairement dans son graphisme. Le dessin de Lorena Calderón est lumineux, coloré et agréable, dans une veine qui évoque l'école italienne inspirée de Disney. Les personnages sont mignons et expressifs, les décors très soignés et riches, et l'ensemble donne une vraie impression de voyage. On traverse des paysages qui rappellent tantôt l'Italie, tantôt la Bretagne, avec des ambiances de ports, de petites villes côtières ou de fêtes foraines abandonnées. Il y a une belle invitation à l'aventure et à l'exploration, même si ces décors ont parfois un aspect légèrement carte postale ou artificiel. Avec un format d'environ 80 pages, le récit est dense et donne le sentiment d'une vraie aventure développée, ce qui est appréciable. L'enquête menée par les deux jeunes filles est globalement fluide et crédible, même si elle est parfois facilitée par certains personnages secondaires ou des coïncidences scénaristiques. Malgré cela, elle reste engageante et donne envie de savoir où l'ensemble va mener. L'histoire laisse rapidement entrevoir, pour un lecteur adulte, l'idée que la grand-mère pourrait être à l'origine de cette chasse au trésor, dans une démarche un peu orchestrée pour se rapprocher de sa petite-fille et créer un véritable lien intergénérationnel en l'amenant sur les traces de son passé. Certains éléments entretiennent toutefois le doute, et on ne sait pas toujours si ces indices relèvent d'une intention narrative ou de petites incohérences. Dans tous les cas, cela maintient une forme de curiosité autour du véritable enjeu de la quête. En revanche, j'ai eu plus de réserve sur le personnage principal. Le fait de ne pas proposer une héroïne parfaite est intéressant en soi, et son évolution potentielle est clairement un axe narratif logique. Mais dans ce premier tome, elle apparaît surtout comme capricieuse, égocentrique et obnubilée par sa quête, au point de se montrer régulièrement désagréable ou peu respectueuse envers sa grand-mère et sa meilleure amie. De même, on se désole de voir qu'elle ignore complètement le charme de ce qui l'entoure, que ce soit la caravane de sa grand-mère, le petit bar de port de pêche ou encore une fête foraine abandonnée, tant elle reste focalisée sur sa chasse au trésor. Cette attitude, combinée au fait qu'elle soit malgré tout constamment valorisée et entourée de bienveillance, la rend assez peu attachante pour moi à ce stade. Cela réduit un peu le plaisir de lecture, malgré les qualités visuelles et l'univers global très réussi. Néanmoins, si la suite permet une véritable évolution du personnage et une prise de conscience de son comportement, offrant au passage plus de profondeur à l'ensemble, je remonterai volontiers ma note car le reste est vraiment de belle facture.

15/04/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Black Crow
Black Crow

Les prémisses initiales de la série étaient assez bonnes. Le contexte historique, les conflits existants, le mélange d'ingrédients : guerre d'indépendance américaine, piraterie, choc des cultures... J'ai tout acheté et j'ai commencé à lire. Mais à partir du troisième tome, l'intrigue partait dans toutes les directions, surtout absurdes. J'ai insisté, dans l'espoir que cela s'améliore, et je suis allé jusqu'à la fin, déjà démotivé et déçu. Le dessin des personnages n'est ni attrayant ni très compétent, seuls les navires se distinguent. Les voiliers sont vraiment très beaux ! Mais je pense que cela ne justifie pas la lecture complète et encore moins l'achat.

15/04/2026 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Les Guerres de Lucas
Les Guerres de Lucas

Difficile d'éviter la redite par rapport à ce qu'ont écrit mes camarades, d'autant plus que les avis sont quasiment unanimes : c'est de la très bonne BD. On sent que les auteurs ont longuement travaillé, en termes de documentation d'abord, d'élaboration graphique et de préparation. La construction de Star Wars a par ailleurs généré une littérature monstrueuse depuis quatre décennies, le scénariste n'a dû avoir que l'embarras du choix pour ses sources. Pas évident, par conséquent, de démêler le vrai du faux. En tous les cas le résultat semble aussi véridique que possible, ne négligeant aucune des difficultés qu'a pu rencontrer George Lucas, presque seul face à ce projet titanesque, au fil des années. J'ai pour ma part appris pas mal de choses, comme la relation qu'ont eu Carrie Fisher et Harrison Ford durant le tournage, ou le fait -incroyable- que la Fox n'ait signé le contrat qu'une fois que le film était achevé, ou presque... Au-delà de la liste de ces difficultés, les auteurs ont réussi à glisser quelques moments sympathiques, ou plutôt ironiques, montrant le sort qui s'acharne ou une certaine revanche en termes de succès public et surtout financier. Beau travail du dessinateur, qui ne s'est pas échiné à vouloir être réaliste, mais plutôt à rendre des expressions (le charme de Ford) et des ambiances. J'ai hâte de lire le tome 2.

15/04/2026 (modifier)