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Les dernier avis (282 avis)

Par Rincevent
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Retour à Killybegs
Retour à Killybegs

Cette BD de Pierre Alary adapte le deuxième roman de Sorj Chalandon consacré à Tyrone Meehan, célèbre figure de l'IRA qui a été en fait un agent des Britanniques pendant 20 ans.Faisant suite au roman (et à la BD) Mon traître, celle-ci place le curseur du point de vue de Meehan, à travers de nombreux flashbacks, on en vient à mieux comprendre cet homme détruit.Alary nous livre une histoire toute en psychologie, avec des planches toutes en camaïeux de couleurs qui facilitent la compréhension. Une belle lecture !

23/01/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Le Trésor du Cygne Noir
Le Trésor du Cygne Noir

Je serais un peu moins enthousiaste que les autres posteurs. C'est basé sur un fait divers que je ne connaissais pas et j'ai trouvé que c'était intéressant de voir ce que l'Espagne a fait pour récupérer un trésor des mains d'une compagnie américaine. J'ai bien aimé toute la partie autour de la bataille juridique, les trouvailles du groupe pour gagner contre une grosse compagnie et ce genre de chose. Le truc est qu'en dehors de ça, il y a peu de choses qui m'ont intéressé. Par exemple, le fait que le héros essai de se rapprocher d'une femme m'a laissé froid. En faite, il n'y a que la dernière partie qui m'a vraiment captivé et je ressentais enfin de la tension du au fait que les personnages étaient maintenant en danger. Je pense que j'aurais préféré si ça avait été traité uniquement comme un documentaire et qu'on évacue la fiction. Le dessin est pas mal.

23/01/2021 (modifier)
Par Rincevent
Note: 5/5
Couverture de la série Mary Jane
Mary Jane

La terrible "photo" d'une époque. Mary Jane Kelly est la dernière victime de Jack l'éventreur. Mais peut-on définir une victime à son tueur ? Ici c'est un projet qui trottait dans la tête de son auteur Frank Le Gall depuis 20 ans (voire 30 ans), il s'en est fallu de peu pour que cette œuvre meure dans l’œuf. Un changement d'éditeur, un "mariage arrangé" avec un dessinateur talentueux, Damien Cuvillier, dont les aquarelles font mouche, et voilà, cet album sort enfin, triste image d'une période sombre où les femmes comptaient peu si elles étaient d'extraction modeste. Je vous recommande sa lecture.

22/01/2021 (modifier)
Par yaglourt
Note: 4/5
Couverture de la série Chainsaw Man
Chainsaw Man

Voilà un OVNI dans le monde assez formaté du manga, c'est tout à la fois sombre, violent et drôle, avec des personnages tous plus ou moins barrés. C'est difficile à classer. Parfois ça m'a fait penser un peu à Dorohedoro, autre seinen inclassable où règne l'humour noir et une sorte de folie douce. C'est aussi très imprévisible et je vous conseillerais de ne pas trop vous attacher aux personnages (malgré qu'ils soient tous plutôt réussis et attachants). Sinon une correction de la critique précédente : CE MANGA N'EST PAS UN SHONEN !!! Même si on a un perso principal plutôt typé shonen au départ (immature, très fort, possède un pouvoir unique...), il s'agit bien d'un senein avec des scènes difficiles, donc à ne pas mettre en les mains des enfants.

22/01/2021 (modifier)
Couverture de la série Far South
Far South

Les amateurs des scénarios de Trillo ou d’Abuli ne seront pas dépaysés outre mesure par ces petites histoires à la noirceur sèche, qui jouent sur des ambiances un peu poisseuses, du polar, un poil de cynisme (même si j’aurais bien vu un peu plus d’humour les dynamiser – comme pouvait le faire Torpedo par exemple). L’ensemble est découpé en courts chapitres, de petites histoires indépendantes qui développent un univers cohérent, transposant dans un bar paumé de la pampa des choses déjà vues dans leurs correspondants de Chicago ou de New-York. C’est aéré, la lecture est fluide – même si, du coup, cela manque parfois de consistance. Le dessin est chouette et efficace, sans fioriture, comme pour les scénarios. L’originalité vient de la colorisation, qui fait alterner diverses bichromies. C’est une lecture sympathique, que je recommande, même si je crois que j’en attendais davantage, au vu des premiers commentaires lus sur certains forums lors de la parution de cet album. Le dézingage final, à la Tarantino, est assez jouissif. Du coup j’arrondis aux quatre étoiles. Note réelle 3,5/5.

22/01/2021 (modifier)
Par McClure
Note: 1/5
Couverture de la série Une Aventure de Jacques Gipar
Une Aventure de Jacques Gipar

Je vais surfer sur les avis précédents. Il y a trop de scories pour cette série qui aurait pu faire beaucoup mieux et qui ne se contente que de moyen. Graphiquement, j'aime assez la ligne claire donc je ne suis pas bloqué. D'autant que c'est souvent un choix judicieux pour donner vie à une histoire 50's ou 60's. Sauf qu'au lieu d'avoir une ligne moderne à la Caroline Baldwyn ou précise à la B&M, on a ici droit à un dessin presque destiné à un très jeune public. D'autant que ça le trait est epais. Si les voitures et l'environnement d'époque reçoivent un traitement bien travaillé, les personnages sont eux succinctement croqués. 4 traits et hop, les yeux, le nez, la bouche. Cela rend le tout inexpressif à l'extrême. Le dessin devient plus old-school que les modèles type Jourdan qui étaient elles contemporaines de cette période. Si les divers véhicules sont bien rendus, les planches semblent travaillées pour en loger le plus possible. Ainsi des scènes de dialogue en intérieur sont entrecoupées de vues d'extérieur avec moultes camionnettes publicitaires et autres camions citernes de l'époque. Une impression de sur-abondance se dégage, comme si les auteurs n'en faisaient pas assez. Également comme si on avait affaire à une plaquette pub dont l'histoire n'est qu'un prétexte. Ajoutons à cela que les protagonistes nous donnent systématiquement les noms de voiture. Cetyes c'est la collection Calandres mais on est là pour lire une histoire... Et c'est là que le bat va encore plus blesser. Les enquêtes sont assez ridicules. Déjà parce que les motivations des coupables sont vaseuses. Ensuite parce que les indices sont "posés" ça et là comme un cheveu sur la soupe. Qu ils ne sont découverts que par inadvertance mais surtout que par un journaliste, les policiers, passés avant, sont bien trop nuls et imbus pour s'abaisser à enquêter (d'ailleurs il est étonnant de voir à quel point les gens parlent à un journaliste inconnu) . Les révélations des témoins sont cachées bien souvent (dites à l'oreille du héros). Et le tout sur fond de dialogues inutiles écrits en gros dans les bulles. Bref c'est sans intérêt. Les personnages aussi sont sans intérêt. Il n'ont pas de profondeur, souvent des réactions inappropriées. Les personnages principaux ne sont pas crédibles quant aux secondaires, ils ne servent à pas grand chose et semble être mis là comme les indices, pour pimenter l'ensemble mais sans justification vraiment nécessaire. Les auteurs nous indiquent en fin d'albums qu'ils ont travaillé également sur une route mythique française (on est loin de la 66). OK. Mais rien dans l'histoire ne justifie cela. C'est juste posé en plus dans un carnet de documentation complémentaire avec les données techniques des voitures, ce qui renforce encore l'aspect plaquette publicitaire. Dernier point et non des moindres, certaines paroles sont tout bonnement racistes (je pense ici à l'épisode avec les gitans). Et si les BD de notre enfance pouvaient expliquer certains de ces aspects car elles étaient contemporaines des faits et donc forcément impactées par un courant de pensée (coucou Herge), en 2013, on peut faire "d'époque" en se détachant de certaines pensées. Bref. En résumé, les auteurs arrivent à faire des bd plus datées et désuètes que les originales d'époque. Pas utile.

22/01/2021 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Nous étions les ennemis
Nous étions les ennemis

George Takei est bien entendu connu pour son rôle dans la série Star Trek, mais aussi plus récemment pour son combat pour les droits humains de manière générale, et pour les droits LGBT en particulier. Je le « suis » sur Facebook, et je dois avouer que j’ai beaucoup d’admiration pour son humanisme… j’ignorais pourtant tout de l’histoire de sa famille, et de ce triste épisode de l’Histoire américaine. Et comme il l’avoue lui-même dans la postface, c’est un peu le but de ce « comics manga ». Il parle beaucoup de l’hystérie politique « post Pearl Harbor » et de l’incarcération illégale de milliers d’américains d’origines japonaise lors de conférences dans le monde entier, et a joué dans de nombreuses pièces de théâtre sur ce sujet à Broadway. Ayant réalisé que ce n’était pas suffisant pour toucher le grand public, il s’est tourné vers ce qu’il considère être un media plus « populaire ». Mission accomplie selon moi. L’histoire est édifiante, et remarquablement contée dans cet ouvrage parfaitement réalisé. Le format est certes très traditionnel et linéaire, mais la narration est d’une clarté et d’une fluidité remarquable, j’ai avalé les 200 pages sans effort, et parfaitement compris la situation pourtant relativement complexe. Le message est puissant, et après cette lecture mon admiration pour George Takei (et pour ses parents) a encore grandi. Un bouquin recommandable, et à mettre entre toutes les mains, et dans toutes les bibliothèques d’écoles. 2020 fut un excellent cru pour les « comics » documentaires historiques (voir aussi Payer la terre et Kent State, quatre morts dans l'Ohio entre autres).

22/01/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Connexions
Connexions

Cette BD raconte une histoire assez banale d'une manière originale. C'est la narration graphique qui fait sa force. J'ai cru au départ que ce serait un album complet sous la forme d'un Oubapo ou d'une création de Chris Ware du type Jimmy Corrigan , mais l'auteur n'insiste pas trop sur le côté novateur de sa narration et varie les plaisirs. Ses idées sont multiples en réalité. Il y a d'abord ce choix d'une représentation de la quasi totalité de ses décors sous la forme d'une perspective isométrique, avec des vues en coupe rappelant un jeu vidéo tel que les Sims. J'adore ce type d'angle de vue, ça me donne toujours envie d'en fouiller les détails et de m'imaginer visiter les lieux. Et cela permet aussi de raconter plusieurs choses en parallèle selon l'endroit où l'on regarde dans ce décor multiple. Pour l'action elle-même, mais aussi pour les récits parallèles et les nombreux flash-back, l'auteur insère des petits hexagones par-dessus ses décors qui sont autant de cases qui s'imbriquent pour raconter leurs histoires et leurs dialogues. Là encore, les hexagones me rappellent des jeux, de stratégie cette fois. Ils titillent ma fibre ludique et me donnent envie de me lancer dans la lecture. En contrepartie, je dois admettre que cette originalité narrative ne favorise pas toujours la clarté du récit. A plusieurs moments, l'auteur montre des actions et dialogues simultanées pour insister sur le fait que tout est connecté et que d'autres personnes vivent dans la même ville, et ces passages là sont parfois un peu embrouillés. De même, il m'a fallu un moment pour repérer le code de couleur pour distinguer les récits en flash-back de ceux au présent donc j'étais légèrement perdu entre ce qui tenait du souvenir et ce qui tenait de l'action actuelle. Concrètement, j'ai dû relire une deuxième fois l'album pour mieux capter ce qui était resté confus pour moi en première lecture. En effet, il m'a fallu arriver à la fin du premier tome pour bien voir qui était qui et les liens entre chacun, et du coup pouvoir mieux comprendre ce que j'avais lu auparavant quand je suis revenu dessus. En deuxième lecture, heureusement, tout est bien plus clair. Cela pour dire que j'apprécie beaucoup cette originalité narrative et graphique mais qu'elle ne favorise pas forcément la simplicité de la compréhension. Quant à l'histoire en elle-même, elle se laisse lire mais ne m'a que moyennement passionné. Elle met en scène une poignée de jeunes adultes dont les parcours se croisent et se décroisent. Chacun des six chapitres du premier tome s'attache à l'un d'entre eux en particulier et on va vite constater qu'on croise la route de tous les autres au fur et à mesure et que, comme le titre l'indique, tout est connecté. Ils ont en majorité un passé en commun, leurs routes se sont écartées et ils se retrouvent à nouveau une paire d'années plus tard. La musique, le rock en particulier, est au centre de la vie de la plupart d'entre eux puisque deux d'entre eux ont formé un petit groupe à un moment donné, qu'une autre est amatrice de concerts et qu'une autre encore est disquaire et organise des concerts. Mais plus globalement, ce sont surtout les choix de vie et les éventuels regrets qui sont au cœur du récit. Je ne me suis pas tellement attaché à ces personnages et à leur parcours. Leurs problématiques ne me touchent pas et elles ne m'ont pas tellement intéressé. Mais j'ai tout de même été poussé à la lecture grâce à sa chouette narration, et par la curiosité aussi de lever le voile sur le passé de cette poignée de protagonistes en captant les indices que le récit sème au fil de ses pages. C'est aussi cela qui m'a poussé à une seconde lecture : pour mieux comprendre ce que j'avais capté initialement et être satisfait de voir tout s'éclaircir... ou presque puisqu'il reste encore un mystère à éclaircir, ces colis envoyés à l'un des personnages, et je suppose que l'on en saura plus par la suite. En définitive, j'ai plutôt bien apprécié ma lecture, surtout grâce à l'originalité de sa construction, mais moins grâce à ses personnages et à son intrigue en elle-même.

22/01/2021 (modifier)
Couverture de la série Tremen
Tremen

Qu’elle est étrange et difficilement pénétrable, cette « histoire », totalement muette, terriblement grise et désespérante, fantastique autant que minimaliste. Il est étonnant, aussi, de la retrouver chez Dargaud (dans sa collection « Visions du futur » qui, pour le coup, qui plus est en cette période anxiogène, ne pêche pas ici par excès d’optimisme). On aurait tout aussi bien pu la rencontrer chez les Humanos à leur grande époque (d’ailleurs, Druillet – en intro – et Caro – en conclu – se fendent d’un court texte de mise en perspective). On peut lire cet album comme un long et triste poème visuel, une balade éperdue sur les grèves où se déposent des rebus de la vie, et où ne se rencontre aucun repère pouvant ancrer le récit dans quelque chose de connu, de mesurable, de situable. D’où la légère frustration qui peut s’emparer du lecteur à la sortie de sa lecture – très rapide. Je ne chercherai pas à expliquer ce qui ne s’y prête pas. Mais j’ai vraiment aimé le travail graphique (qui justifie mon coup de cœur) de cet auteur néerlandais que je découvre ici.

21/01/2021 (modifier)
Couverture de la série Planeta Extra
Planeta Extra

Voilà un récit bien agréable. De la SF urbaine avec l’univers noir qui l’accompagne mais aussi (et c’est plus rare) de la légèreté et de l’humour. Pour son univers graphique, déjà, l’album mérite d’être lu. Mais le limiter à ce seul point fort serait très réducteur car le récit développe des thématique intéressantes, en lien direct avec notre époque (et c’est ce que j’attends de ce genre de récit de science-fiction), présente des aspects de roman graphique décalé (l’importance de la famille est grande dans ce récit) et offre de savoureux moments d’humour. Voilà donc un chouette album, sans grandes ambitions philosophiques (ne vous attendez pas à un récit du genre « Carbone & Silicium » mais plus à une fable politique et légère), avec un bel univers graphique, des personnages attachants et une intrigue qui tient la route. Une bonne pioche !

21/01/2021 (modifier)