Jhen est la face sombre d'Alix. Je veux dire que si on pouvait penser qu'Alix couchait avec Enac, cela restait entre deux jeunes consentants, alors que Barbe bleue, pardon, Gilles de Rais est un adulte abusant d'enfants et les tuant…On taquine la limite d'âge de notre époque dans Alix, on condamne Barbe Bleue dans Jhen, cependant, ce personnage étant bien plus fort que le héros, vers qui le lecteur va-t-il pencher, je vous le demande ?
Il est bien malheureux qu'autrefois l'homosexualité ait été mise au placard, d'abord pour les homosexuels, et ensuite parce que ceux qui les défendaient pouvaient se laisser entraîner à ne pas condamner la pédophilie, voire les abuseurs d'enfants se cacher derrière la lutte en faveur des homosexuels pour leur propre agenda. Bien sûr, une série historique pourrait montrer les choses les plus admises autrefois et les moins acceptés aujourd'hui en cela comme dans le cas de l'esclavage, mais dans le contexte d'œuvres pour enfants, cela me paraît infiniment délicat…
Sinon, je pense que ce que Jaques Martin réussit le mieux, c'est l'architecture, qu'on voit moins dans Jhen que dans Alix alors que Jhen est un artiste, cherchez l'erreur ! Je pense que Jacques Martin a besoin de rigueur pour encadrer ce que je soupçonne être ses démons, qu'il peut trouver dans l'architecture romaine, l'armée romaine, enfin, ce qui est tiré au cordeau. Il y a aussi la science et la technique dans Lefranc. Mais hélas ! Il s'égare sans perceptive, raideur des personnages, et presque théâtralité.
Avec cet album, les auteurs parviennent à rendre crédible et vivante une intrigue qui mêle petite et grande histoire, qui utilise faits et personnages avérés pour donner à voir un « moment » historique : l’abolition de l’esclavage dans la colonie de l’île Bourbon – devenue par la même Réunion.
J’ai trouvé cette histoire très agréable et fluide à lire. Le dessin de Tehem est simple, mais plaisant, et le récit ne tombe pas dans le pathos, ne s’encombre pas d’inventions scénaristiques inutiles.
Appollo retranscrit très bien la vie dans cette île avant et au moment de l’abolition, ainsi que les enjeux, et les évolutions par la suite. En particulier l’hypocrisie de la République coloniale qui – comme ailleurs, il n’y a qu’à voir ce qui s’est passé à Haïti – indemnise les anciens esclavagistes, et laisse les nouveaux « libres » croupir dans la misère. Le moment du jugement d’Edmond est utilisé par Appollo pour rappeler les très nombreuses inégalités et injustices dont souffrent les anciens esclaves. Il n’oublie pas non plus de rappeler le « déclassement » des « petits blancs…
Et le dossier de fin d’album est suffisamment intéressant et complet pour ajouter une plus-value. Voilà donc un album dont la lecture agréable et instructive se révèle très recommandable.
J’ai été étonné de retrouver Corbeyran à la baguette de cette série entièrement historique, ça n’est a priori pas sa came. Mais bon, Marie Tudor méritait bien d’intégrer cette collection – c’est même la seule qui a été de son temps qualifiée et surnommée de « sanglante ». Et la période du XVème siècle – particulièrement anglais – est intéressante et riche (ici les guerres de religion se doublent d’épurations « politiques », en plus des éliminations des diverses compagnes du père de Marie, Henri VIII).
Mais je trouve que Corbeyran met trop de temps à placer Marie au premier plan (elle n’y arrive qu’en toute fin du deuxième album !). Si les atermoiements et décisions d’Henri VIII sont intéressantes, et peuvent bien sûr expliquer la personnalité de Marie (longtemps recluse, éloignée de la cour et de sa mère), cette « introduction » est trop longue par rapport au cœur du sujet. Il y a aussi des longueurs, un rythme lent et un récit quelque peu haché par quelques flash-backs, redites (le début du deuxième album reprend des choses vues en fin du premier).
Et ce règne, certes assez court, traité dans le troisième et dernier tome, passe trop rapidement tous les aspects qui ont valu à Marie son surnom de sanglante, en quelques cases.
De fait, même si la série se laisse lire, c’est davantage une série historique sur l’époque, l’Angleterre de la première moitié du XVIème siècle, que sur Marie Tudor à proprement parler. Il aurait peut-être fallu davantage centrer le récit sur Marie, moins développer la période précédant son règne (et davantage celui-ci).
Le dessin de Montalbano est intéressant, il retranscrit plutôt bien l’époque et est très lisible. Il est aussi un chouia trop rigide et avare de détails. La colorisation de Fernandez est un peu décevante (elle lisse trop les détails je trouve).
Un sujet intéressant, mais qui dévie trop de sa « cible » selon moi.
Azimut propose un univers totalement débridé, entre fantasy absurde, steampunk et conte philosophique. La série déborde d’idées et d’inventivité, avec un vrai travail autour du thème du temps, de la vieillesse et de la fuite de la mort. On sent une volonté permanente de surprendre le lecteur, autant dans les situations que dans les personnages ou les concepts développés.
Le dessin de Jean-Baptiste Andréae participe énormément à l’identité de la série. C’est extrêmement expressif, vivant et foisonnant, avec une vraie personnalité graphique. Même si le style ne m’a pas totalement convaincu personnellement, il reste difficile de nier la qualité et l’originalité du travail visuel.
Côté scénario, l’ensemble est intéressant et souvent très inspiré, mais la série a parfois tendance à se perdre dans sa propre complexité. Certaines idées ou détours donnent l’impression d’alourdir inutilement le récit, alors que le fond fonctionne déjà très bien. Le thème du temps reste le point fort principal, même s’il devient parfois un peu trop appuyé ou difficile à suivre par moments.
Une série clairement atypique, qui séduira surtout les amateurs d’univers imaginatifs et de récits qui assument pleinement leur folie créative.
Sous ses airs de comédie sociale un peu légère, la BD propose une lecture franchement agréable et très accessible. L’histoire se lit vite, les personnages sont attachants et le récit parvient assez facilement à embarquer le lecteur grâce à son mélange d’humour, d’émotion et de secrets de famille. Sans être particulièrement marquante ou ambitieuse, la série remplit bien son rôle de BD “plaisir de lecture”.
Le traitement de la trisomie 21 est probablement l’un des points les plus réussis de la série. Il est abordé avec sensibilité, bienveillance et sans tomber dans le misérabilisme. À l’inverse, le traitement des SDF paraît parfois plus romancé et un peu caricatural, avec certains clichés assez visibles. Le scénario reste globalement efficace mais souffre aussi de quelques facilités et de certaines zones qui auraient mérité davantage d’explications ou de développement.
Graphiquement, le dessin fonctionne bien avec le ton du récit. Le trait est expressif, chaleureux et colle parfaitement à cette ambiance entre chronique sociale et feel good story. Ce n’est pas une série particulièrement mémorable, mais elle reste sincère, fluide et agréable à parcourir.
J'ai moins aimé ce one-shot que les autres posteurs.
Pourtant, j'aime bien l'idée de départ. Pendant longtemps, on a fait des procès aux animaux comme s'ils étaient des humains alors j'imagine que c'est normal qu'il avait des bourreaux spécialisés dans l'exécution d'animaux ! L'histoire possède de bons moment et bons dialogues, mais qui venait de personnages secondaires comme le petit garçon psychopathe ou le vieil indien qui veut mourir. L'intrigue principal, le pauvre Jack qui voyage à travers les États-Unis et qui est suivit par une femme qui veut se venger m'a laissé un peu indifférent et le dénouement m'a semblé trop prévisible. Je n'ai pas trouvé que c'était particulièrement captivant à lire.
Il reste le dessin qui est pas trop mal. Un one-shot correct sans plus.
3.5
Comme l'on déjà écrit les autres posteurs, on est dans un western crépusculaire dont le scénario est les éléments sont classiques. On retrouve tous les ingrédients d'une bonne histoire se passant dans le far-west avec toute la galerie de personnage typique du genre (le shérif, les bandits, l'homme mystérieux très fort, l'indien...) et on fait la part belle aux personnages féminins.
Je pense que les auteurs voulaient abordés des thèmes actuels car il est beaucoup question des violences faites aux femmes. Peut-être un peu trop vu le nombre de fois où la putain de service se faire violer et cela ne semble pas la traumatisé tant que ça. J'imagine que c'est une journée normale pour elle. Comme c'est toujours le cas avec les westerns crépusculaires, les éléments du scénario sont tranquillement mise en place jusqu'au final explosive. Honnêtement, c'est vraiment le dernier tiers de l'album que j'ai vraiment adoré le récit et j'ai vu que le récit était plus malin que je le pensais. Avant, je trouvais que c'était sympa, mais trop classique.
J'ai bien aimé le dessin bien dynamique et qui va très bien à ce genre de récit.
Je n'ai jamais partagé ni totalement compris tout l'engouement autour de cette œuvre. Oui, il y a une certaine innovation dans la façon d'aborder les super-héros, beaucoup moins parfaits que d'habitude, et à de nombreux niveaux. Il faut lire plusieurs fois pour découvrir tous les détails des personnages et de l'intrigue. Le dessin, très classique, est bien fait malgré des couleurs trop plates. Cela contribue peut-être au décalage et au message que les auteurs ont voulu transmettre.
J'aime beaucoup certaines séries dérivées: les préquelles dessinées par Risso, A. Hughes ou les Kubert sont excellentes !
Avec beaucoup d'attente et d'enthousiasme, j'ai commencé à lire la série. J'ai tenu jusqu'à la fin avec un intérêt de plus en plus décroissant.
L'amnésique qui cherche son identité et découvre son histoire, ainsi que les conspirations qui l'entourent, me semble un procédé trop usé, dans la littérature, au cinéma, à la télévision...
Mais ma principale déception concerne le dessin. Vance a déjà été beaucoup plus inspiré dans d'autres œuvres. Ici, il semble simplement remplir son devoir sans grande conviction, avec des personnages très rigides et inexpressifs.
L'épisode dessiné par Giraud était une nouveauté, mais même ainsi, pas brillant. Au niveau du dessin, j'ai préféré certaines des séries dérivées, avec des dessins différents, Boucq ou R. Meyer, par exemple.
Cela m'a semblé trop répétitif et un peu ennuyeux, ce concours entre étudiants, qui essaient de tenir le plus longtemps possible avant d'atteindre l'orgasme. Les épisodes se succèdent sans grands changements vestimentaires ou de décor. Même les scènes sur la plage auraient pu susciter des images plus imaginatives... Cependant, le dessin des filles est assez réussi et les personnages suffisamment différents pour ne pas se confondre. Le couple principal parvient à maintenir la flamme et constitue un fil conducteur dans la narration. Un peu plus d'humour et d'imprévisibilité et la note pourrait être supérieure.
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Jhen (Xan)
Jhen est la face sombre d'Alix. Je veux dire que si on pouvait penser qu'Alix couchait avec Enac, cela restait entre deux jeunes consentants, alors que Barbe bleue, pardon, Gilles de Rais est un adulte abusant d'enfants et les tuant…On taquine la limite d'âge de notre époque dans Alix, on condamne Barbe Bleue dans Jhen, cependant, ce personnage étant bien plus fort que le héros, vers qui le lecteur va-t-il pencher, je vous le demande ? Il est bien malheureux qu'autrefois l'homosexualité ait été mise au placard, d'abord pour les homosexuels, et ensuite parce que ceux qui les défendaient pouvaient se laisser entraîner à ne pas condamner la pédophilie, voire les abuseurs d'enfants se cacher derrière la lutte en faveur des homosexuels pour leur propre agenda. Bien sûr, une série historique pourrait montrer les choses les plus admises autrefois et les moins acceptés aujourd'hui en cela comme dans le cas de l'esclavage, mais dans le contexte d'œuvres pour enfants, cela me paraît infiniment délicat… Sinon, je pense que ce que Jaques Martin réussit le mieux, c'est l'architecture, qu'on voit moins dans Jhen que dans Alix alors que Jhen est un artiste, cherchez l'erreur ! Je pense que Jacques Martin a besoin de rigueur pour encadrer ce que je soupçonne être ses démons, qu'il peut trouver dans l'architecture romaine, l'armée romaine, enfin, ce qui est tiré au cordeau. Il y a aussi la science et la technique dans Lefranc. Mais hélas ! Il s'égare sans perceptive, raideur des personnages, et presque théâtralité.
Vingt-décembre - Chronique de l'abolition
Avec cet album, les auteurs parviennent à rendre crédible et vivante une intrigue qui mêle petite et grande histoire, qui utilise faits et personnages avérés pour donner à voir un « moment » historique : l’abolition de l’esclavage dans la colonie de l’île Bourbon – devenue par la même Réunion. J’ai trouvé cette histoire très agréable et fluide à lire. Le dessin de Tehem est simple, mais plaisant, et le récit ne tombe pas dans le pathos, ne s’encombre pas d’inventions scénaristiques inutiles. Appollo retranscrit très bien la vie dans cette île avant et au moment de l’abolition, ainsi que les enjeux, et les évolutions par la suite. En particulier l’hypocrisie de la République coloniale qui – comme ailleurs, il n’y a qu’à voir ce qui s’est passé à Haïti – indemnise les anciens esclavagistes, et laisse les nouveaux « libres » croupir dans la misère. Le moment du jugement d’Edmond est utilisé par Appollo pour rappeler les très nombreuses inégalités et injustices dont souffrent les anciens esclaves. Il n’oublie pas non plus de rappeler le « déclassement » des « petits blancs… Et le dossier de fin d’album est suffisamment intéressant et complet pour ajouter une plus-value. Voilà donc un album dont la lecture agréable et instructive se révèle très recommandable.
Marie Tudor - La Reine sanglante
J’ai été étonné de retrouver Corbeyran à la baguette de cette série entièrement historique, ça n’est a priori pas sa came. Mais bon, Marie Tudor méritait bien d’intégrer cette collection – c’est même la seule qui a été de son temps qualifiée et surnommée de « sanglante ». Et la période du XVème siècle – particulièrement anglais – est intéressante et riche (ici les guerres de religion se doublent d’épurations « politiques », en plus des éliminations des diverses compagnes du père de Marie, Henri VIII). Mais je trouve que Corbeyran met trop de temps à placer Marie au premier plan (elle n’y arrive qu’en toute fin du deuxième album !). Si les atermoiements et décisions d’Henri VIII sont intéressantes, et peuvent bien sûr expliquer la personnalité de Marie (longtemps recluse, éloignée de la cour et de sa mère), cette « introduction » est trop longue par rapport au cœur du sujet. Il y a aussi des longueurs, un rythme lent et un récit quelque peu haché par quelques flash-backs, redites (le début du deuxième album reprend des choses vues en fin du premier). Et ce règne, certes assez court, traité dans le troisième et dernier tome, passe trop rapidement tous les aspects qui ont valu à Marie son surnom de sanglante, en quelques cases. De fait, même si la série se laisse lire, c’est davantage une série historique sur l’époque, l’Angleterre de la première moitié du XVIème siècle, que sur Marie Tudor à proprement parler. Il aurait peut-être fallu davantage centrer le récit sur Marie, moins développer la période précédant son règne (et davantage celui-ci). Le dessin de Montalbano est intéressant, il retranscrit plutôt bien l’époque et est très lisible. Il est aussi un chouia trop rigide et avare de détails. La colorisation de Fernandez est un peu décevante (elle lisse trop les détails je trouve). Un sujet intéressant, mais qui dévie trop de sa « cible » selon moi.
Azimut
Azimut propose un univers totalement débridé, entre fantasy absurde, steampunk et conte philosophique. La série déborde d’idées et d’inventivité, avec un vrai travail autour du thème du temps, de la vieillesse et de la fuite de la mort. On sent une volonté permanente de surprendre le lecteur, autant dans les situations que dans les personnages ou les concepts développés. Le dessin de Jean-Baptiste Andréae participe énormément à l’identité de la série. C’est extrêmement expressif, vivant et foisonnant, avec une vraie personnalité graphique. Même si le style ne m’a pas totalement convaincu personnellement, il reste difficile de nier la qualité et l’originalité du travail visuel. Côté scénario, l’ensemble est intéressant et souvent très inspiré, mais la série a parfois tendance à se perdre dans sa propre complexité. Certaines idées ou détours donnent l’impression d’alourdir inutilement le récit, alors que le fond fonctionne déjà très bien. Le thème du temps reste le point fort principal, même s’il devient parfois un peu trop appuyé ou difficile à suivre par moments. Une série clairement atypique, qui séduira surtout les amateurs d’univers imaginatifs et de récits qui assument pleinement leur folie créative.
À coucher dehors
Sous ses airs de comédie sociale un peu légère, la BD propose une lecture franchement agréable et très accessible. L’histoire se lit vite, les personnages sont attachants et le récit parvient assez facilement à embarquer le lecteur grâce à son mélange d’humour, d’émotion et de secrets de famille. Sans être particulièrement marquante ou ambitieuse, la série remplit bien son rôle de BD “plaisir de lecture”. Le traitement de la trisomie 21 est probablement l’un des points les plus réussis de la série. Il est abordé avec sensibilité, bienveillance et sans tomber dans le misérabilisme. À l’inverse, le traitement des SDF paraît parfois plus romancé et un peu caricatural, avec certains clichés assez visibles. Le scénario reste globalement efficace mais souffre aussi de quelques facilités et de certaines zones qui auraient mérité davantage d’explications ou de développement. Graphiquement, le dessin fonctionne bien avec le ton du récit. Le trait est expressif, chaleureux et colle parfaitement à cette ambiance entre chronique sociale et feel good story. Ce n’est pas une série particulièrement mémorable, mais elle reste sincère, fluide et agréable à parcourir.
À la poursuite de Jack Gilet
J'ai moins aimé ce one-shot que les autres posteurs. Pourtant, j'aime bien l'idée de départ. Pendant longtemps, on a fait des procès aux animaux comme s'ils étaient des humains alors j'imagine que c'est normal qu'il avait des bourreaux spécialisés dans l'exécution d'animaux ! L'histoire possède de bons moment et bons dialogues, mais qui venait de personnages secondaires comme le petit garçon psychopathe ou le vieil indien qui veut mourir. L'intrigue principal, le pauvre Jack qui voyage à travers les États-Unis et qui est suivit par une femme qui veut se venger m'a laissé un peu indifférent et le dénouement m'a semblé trop prévisible. Je n'ai pas trouvé que c'était particulièrement captivant à lire. Il reste le dessin qui est pas trop mal. Un one-shot correct sans plus.
Leave them alone
3.5 Comme l'on déjà écrit les autres posteurs, on est dans un western crépusculaire dont le scénario est les éléments sont classiques. On retrouve tous les ingrédients d'une bonne histoire se passant dans le far-west avec toute la galerie de personnage typique du genre (le shérif, les bandits, l'homme mystérieux très fort, l'indien...) et on fait la part belle aux personnages féminins. Je pense que les auteurs voulaient abordés des thèmes actuels car il est beaucoup question des violences faites aux femmes. Peut-être un peu trop vu le nombre de fois où la putain de service se faire violer et cela ne semble pas la traumatisé tant que ça. J'imagine que c'est une journée normale pour elle. Comme c'est toujours le cas avec les westerns crépusculaires, les éléments du scénario sont tranquillement mise en place jusqu'au final explosive. Honnêtement, c'est vraiment le dernier tiers de l'album que j'ai vraiment adoré le récit et j'ai vu que le récit était plus malin que je le pensais. Avant, je trouvais que c'était sympa, mais trop classique. J'ai bien aimé le dessin bien dynamique et qui va très bien à ce genre de récit.
Watchmen
Je n'ai jamais partagé ni totalement compris tout l'engouement autour de cette œuvre. Oui, il y a une certaine innovation dans la façon d'aborder les super-héros, beaucoup moins parfaits que d'habitude, et à de nombreux niveaux. Il faut lire plusieurs fois pour découvrir tous les détails des personnages et de l'intrigue. Le dessin, très classique, est bien fait malgré des couleurs trop plates. Cela contribue peut-être au décalage et au message que les auteurs ont voulu transmettre. J'aime beaucoup certaines séries dérivées: les préquelles dessinées par Risso, A. Hughes ou les Kubert sont excellentes !
XIII
Avec beaucoup d'attente et d'enthousiasme, j'ai commencé à lire la série. J'ai tenu jusqu'à la fin avec un intérêt de plus en plus décroissant. L'amnésique qui cherche son identité et découvre son histoire, ainsi que les conspirations qui l'entourent, me semble un procédé trop usé, dans la littérature, au cinéma, à la télévision... Mais ma principale déception concerne le dessin. Vance a déjà été beaucoup plus inspiré dans d'autres œuvres. Ici, il semble simplement remplir son devoir sans grande conviction, avec des personnages très rigides et inexpressifs. L'épisode dessiné par Giraud était une nouveauté, mais même ainsi, pas brillant. Au niveau du dessin, j'ai préféré certaines des séries dérivées, avec des dessins différents, Boucq ou R. Meyer, par exemple.
Love contest
Cela m'a semblé trop répétitif et un peu ennuyeux, ce concours entre étudiants, qui essaient de tenir le plus longtemps possible avant d'atteindre l'orgasme. Les épisodes se succèdent sans grands changements vestimentaires ou de décor. Même les scènes sur la plage auraient pu susciter des images plus imaginatives... Cependant, le dessin des filles est assez réussi et les personnages suffisamment différents pour ne pas se confondre. Le couple principal parvient à maintenir la flamme et constitue un fil conducteur dans la narration. Un peu plus d'humour et d'imprévisibilité et la note pourrait être supérieure.