Un western avec des femmes en personnages principaux, je ne suis pas contre ! D'autant que j'ai toujours dis que ce genre d'histoires ne m'intéresse pas spécialement, le western restant un genre que j'aime peu.
Malheureusement, la BD n'est pas franchement bonne à mon gout. C'est une étrange histoire qui nous est raconté, mélange d'histoire familiale et de récit d'une utopie féministe. Enfin, féministe dans le sens où ce sont des femmes qui règnent seules et en maitresses dans ce village, sans pour autant poser des questions sur la place des femmes ou le rôle qu'elles s’octroient contre une société patriarcale. Peu d'hommes traversent le récit et la plupart sans aucune incidence dessus, ne mettant pas en lumière de réflexion ou de questions quant à ces sujets.
Pour le reste, le récit est finalement surtout orienté autour d'une histoire de famille, avec cette jeune femme protégée par les adultes qui va vivre plusieurs drames avant d'en provoquer un. Le récit m'a paru assez froid, notamment parce que je n'étais pas investi dans les relations humaines : lorsque des morts arrivent, je n'étais pas impliqué émotionnellement et j'ai même eu l'impression qu'au final ces morts sont négligées par le récit lui-même. Ce sont surtout des dialogues sur la question de la gestion de cette petite utopie, pas assez développé pour devenir le point central du récit tout en y prenant trop de place pour être anodin. De même la question familiale est étrangement implanté dedans, centrale puisque c'est cet arc qui conclue le récit, mais délaissant pas mal de personnages au final.
En fin de compte, j'ai surtout l'impression d'un récit qui va dans différentes directions mais sans réellement en développer une, avec un final qui ne m'a pas réellement satisfait notamment au vu de ce qui était préparé avant. En fait, j'étais déçu par rapport aux idées qui auraient pu émerger, mais dans ce récit je ne m'y suis pas spécialement retrouvé. C'est une histoire de famille dans un contexte précis de ville cachée avec uniquement des femmes. Je vois le parallèle avec les amazones mais je n'ai pas trouvé que ça apportait grand chose au récit, et finalement je suis assez certain que j'oublierais cette histoire une fois que j'aurais rendu la BD à la bibliothèque.
Je ressors assez mitigé de Spectateurs de Brian K. Vaughan. L’idée de départ est vraiment intéressante, notamment dans la manière dont le récit traite du voyeurisme et de la frontière entre observation et implication. Il y a une vraie volonté de proposer quelque chose de psychologique, presque dérangeant par moments.
Malgré cela, je trouve que l’exécution ne va pas totalement au bout de ses promesses. Le rythme est parfois inégal et certains développements manquent d’impact émotionnel. J’avais l’impression qu’on pouvait aller encore plus loin dans la tension ou dans la profondeur des personnages.
En revanche, l’aspect graphique est clairement un point fort. Le dessin fonctionne bien et accompagne efficacement l’ambiance du récit, renforçant le côté introspectif et parfois pesant de l’histoire.
Les thèmes sont pertinents et la réflexion est là, mais l’ensemble me laisse un peu sur ma faim. Ce n’est pas une mauvaise lecture, mais ce n’est pas non plus une œuvre qui m’a marqué durablement.
Pas inintéressant, mais c’est quand même une lecture frustrante, dans laquelle j’ai vraiment eu du mal à entrer.
En effet, le sujet est potentiellement intéressant : une famille d’immigrés chinois – que nous suivons sur plusieurs générations, avec ses bisbilles familiales, ses stratégies « d’intégration », ses conflits générationnels.
La matière est là, mais le rendu m’a un peu déçu.
Le dessin est formellement assez minimaliste, froid et parfois maladroit. Il ne permet pas toujours de bien différencier et reconnaître les personnages féminins.
Surtout que les sauts temporels, allers-retours entre différentes périodes, ellipses, sont souvent perturbants pour le lecteur. D’une part parce que ça n’est pas toujours clair. D’autre part parce qu’on aimerait parfois voir comblés ces longs moments (parfois des années !) entre chaque « saut ».
Et du coup on peine à s’attacher aux personnages, voire à l’histoire elle-même, c’est dommage. La narration (et le dessin très « simple » accentue ces difficultés) manque de consistance et de clarté, « assèche » une histoire dans laquelle on n’arrive pas à retrouver « l’humain », le sensible, tout ce que l’auteure – qui s’inspire visiblement de son histoire familiale – a semble-t-il voulu nous faire passer.
Note réelle 2,5/5.
J'ai moi aussi lu la réédition de cet album. Réédition qui contient un dossier fort intéressant sur la réalisation de l'album, mais qui m'a aussi semblé glorifier un récit au final pas très extraordinaire et qui n'aurait sans doute jamais été réédité si le nom des auteurs n'étaient pas connus.
C'est donc un polar comme Berthet on a fait beaucoup dans sa vie. On reconnait son style et j'aime bien. C'est beaucoup plus étonnant de retrouver Foerster dans ce type de récit. En effet, le ton est très classique pendant la majeur partie de l'histoire....jusqu'au dernier tiers où je me suis aperçu que le scénario est beaucoup plus tordu et original que je le croyais. Les dernières pages sont vraiment prenantes, mais le problème est qu'avant toutes les révélations, où on retrouve la patte de Foerster pour les histoires tordus, le déroulement de l'histoire ainsi que les personnages sont trop classiques pour moi. Je pense que c'était voulu de la part des auteurs, prendre des clichés pour ensuite les retournés à la fin, mais cela reste que pendant un bon moment c'est un road trip banal avec un pauvre type qui se fait poursuivre par de mystérieux méchants et par un représentant de la loi sévère et impitoyable.
Je conseillerais un emprunt à la bibliothèque.
Je ne suis a priori pas passionné par l’architecture en elle-même, mais j’ai quand même lu cet album avec plaisir. Il se lit d’ailleurs très rapidement. C’est même sans doute un petit reproche que je ferais aux auteurs que de n’avoir pas plus développée cette histoire. Même si un petit dossier final complète la lecture, il reste l’impression d’avoir effleuré, survolé la vie de cette dame, dont j’ignorais l’existence.
Je suis intéressé par la vie intellectuelle du début du XXème siècle – même si mes préférences vont davantage aux milieux littéraires proches des surréalistes – et le contexte dans lequel se développent les relations entre Eileen Gray et Jean Badovici m’a attiré.
Mais, comme je l’ai écrit plus haut, les milieux intellectuels lesbiens, ou même artistiques auraient mérité d’être plus développés.
Reste une histoire d’amour – et une création originale, une maison créée par Gray pour elle et son amant, dans une Côte d’Azur encore presque vierge de touristes. Et l’amertume d’une femme qui s’est sentie trahie en tant que femme, mais aussi – et surtout – en tant que créatrice. En cela j’ai surtout retenu de cet album le côté mesquin, égocentrique, mégalomane et détestable de Le Corbusier, qui a saccagé la création de Gray avec ses peintures, pour ensuite laisser entendre que cette maison était son œuvre.
Une lecture intéressante, mais aussi frustrante, car un peu « légère ». Mais c’est aussi l’occasion de redécouvrir une femme oubliée des livres d’histoire de l’art ou d’architecture…
Note réelle 2,5/5.
Cela fait longtemps que j'ai lu un recueil des histoires de Foerster paru chez Fluide Glacial et d'ailleurs je n'en ai pas lu beaucoup. Tout ça pour dire que je ne suis pas le plus familier avec ce type de production de cet auteur et je ne sais pas trop si je n'ai pas accroché aux histoires présentes dans cet album parce que ne sont pas les meilleurs de l'auteur ou tout simplement parce que je n'aime plus ce type de récits. Je penche un peu pour la première solution parce que je me rappel encore de plusieurs histoires courtes que j'avais bien aimé alors que je ne les ai pas lu depuis plus de 10 ans alors que je doute un peu être capable de me rappeler les histoires de ce recueil d'ici l'an prochain.
On retrouve la patte de Foerster dans ses histoires raconté par une créature du type qu'on retrouve dans les récits de Lovecraft. Les histoires sont tordues et mets en vedette des gens qui font fassent à des événements horribles. Un problème est que cela devient un peu répétitif de voir le corps des gens changés à cause d'un événement fantastique. Il y a même une histoire, celle avec la vieille qui utilise des jeunes hommes pour se déplacer, qui m'a rappelé une autre histoire de Foerster avec un thème similaire et qui était bien mieux. J'ai aussi trouvé la construction de certaines histoires un peu trop laborieuses. En tout cas, je n'ai pris aucun plaisir à lire cet album.
Dinosaures de pacotille, aventure grand spectacle authentique
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Ce tome regroupe l'intégralité des épisodes de la série Devil Dinosaur, soit 9 épisodes de 17 pages chacun, initialement parus en 1978. Ils ont tous été écrits, et dessinés par Jack Kirby. L'encrage est réalisé par Mike Royer, et la mise en couleurs par Petra Goldberg (les couleurs n'ont pas été refaites, elles ont été ravivées.).
Dans des temps immémoriaux, quand les dinosaures existaient encore, un tyrannosaure à la peau rouge (d'où son nom de dinosaure du Diable) fait régner sa loi dans une vallée. Un concours de circonstances l'a amené à tolérer la présence, et même à s'attacher à un hominidé (déjà plus homme que singe) appelé Moon Boy. Au cours des deux premiers épisodes, cet improbable duo va devoir affronter une tribu agressive ayant décidé de reprendre le contrôle de la vallée, en tendant un piège à Devil Dinosaur, avec des épieux plantés dans une fosse. Puis ils devront faire face à un humanoïde géant belliqueux (épisode 3), des robots extraterrestres colonisateurs (épisodes 4 à 6), une intelligence artificielle laissée par les extraterrestres (épisode 7), une tribu dompteuse de dinosaures (épisode 8). Le tome se termine en apothéose avec un passage temporel qui projette Devil Dinosaur dans une région habitée du Nevada en 1978.
Ce tome comprend également les pages de texte écrites par Kirby pour les épisodes 1 à 4, pour justifier de la licence artistique qui fait coexister proto-humains et dinosaures, et le courrier des lecteurs succincts des numéros 5 et 6. Il s'achève avec une courte page retraçant la carrière de Kirby de manière expéditive.
En 1970, Jack Kirby avait quitté Marvel pour aller travailler chez l'éditeur concurrent DC Comics, où il a réalisé des séries comme Le Quatrième Monde, Les Losers, Le Démon, O.M.A.C., Kamandi .
De 1976 à 1978, Jack Kirby revient travailler pour Marvel Comics sur des séries comme Les Éternels (Jack Kirby), Machine Man - Le Robot vivant, 2001, a space odyssey, Black Panther - Le monde va disparaitre ! et Captain America, où il est son propre scénariste. "Devil Dinosaur" a été réalisé pendant cette période, où Jack Kirby était également son propre responsable éditorial.
Jack Kirby a beau expliquer tant et plus que vu le nombre de milliers d'années dont les scientifiques ne savent rien, il n'y a pas de raison qu'il n'y ait pas pu avoir coexistence entre dinosaures (ayant disparu il y a 65 millions d'années) et hominidés (apparus il y a 2,5 millions d'années), les faits ont la tête dure, et il s'agit bel et bien d'une licence artistique. Il a beau expliquer en cours d'épisode que les phylactères et les bulles de pensée retranscrivent librement le langage primitif de Moon Boy et du petit peuple, les tournures de phrase au relent shakespearien détonnent. Il a beau expliquer que parmi les dinosaures, certains devaient disposer d'une intelligence supérieure aux autres, le comportement de Devil Dinosaur est parfois dicté par des intuitions ou des stratégies plus humaines qu'animales. En outre, Kirby n'hésite pas à intégrer des éléments anachroniques (les dompteurs de dinosaures), ou issus de mythologies postérieures de plusieurs millions d'années (un géant, des extraterrestres, ou encore une faille spatio-temporelle de type Triangle des Bermudes).
Ces épisodes sont donc à prendre comme des divertissements issus de l'imagination fertile de Jack Kirby, et certainement pas comme un témoignage au premier degré. L'aventure est au rendez-vous avec des affrontements physiques à chaque épisode, des événements surnaturels, un soupçon d'anticipation, de nombreux rebondissements. Kirby est en pleine forme (graphique) dessinant les rochers mieux que jamais (cette texture de pierre inimitable), et conjurant une flore conceptuelle (aucune chance de reconnaître une plante ou essence d'arbre) pour des environnements sauvages et inhospitaliers. Cette vallée comprend un volcan qui crache régulièrement une épaisse fumée et quelques flammes, mais pas de coulées de lave. Kirby ne vise pas le réalisme ou la reconstitution authentique, il souhaite plutôt capturer et faire passer par ses dessins la vitalité des hommes préhistoriques et la dimension primordiale de la nature.
Il souhaite également transcrire la taille imposante des dinosaures, leur puissance physique et leur férocité. Là encore, il ne faut pas s'attendre à des dessins descriptifs, respectant scrupuleusement les dernières avancées paléontologiques. Il suffit de regarder la dentition de Devil Dinosaur sur la couverture pour constater que le dessin s'attache plus au caractère acéré des dents, qu'à leur forme exacte. De la même manière, la morphologie des dinosaures relève parfois de l'invention pure. Pourtant, impossible de rester de marbre devant ce tricératops (en tout cas cette représentation évoque l'idée de tricératops) en train de charger vers le lecteur, ou devant Devil Dinosaur lui-même avec sa puissance dévastatrice (et ses énormes muscles des cuisses). L'épisode 7 comprend une grande case (page 132) où Moon Boy évolue dans un plan d'eau dans lequel d'énormes brontosaures sont en train de se nourrir, magnifique image (en dépit des inexactitudes). Kirby prend également des libertés avec le régime alimentaire de ces monstres, Devil Dinosaur étant un herbivore (épisode 1, page 17). Pour les 6 premiers épisodes, Kirby a repris le dispositif qu'il avait inauguré dans la série Kamandi : un dessin pleine page pour la première page, suivi par un dessin occupant la double page suivante, pour une sensation de grand spectacle inégalable.
Ces épisodes constituent des récits d'action, dans une ère mésozoïque fantaisiste. Jack Kirby reprend le schéma des histoires de superhéros dans le sens où Devil Dinosaur triomphe plus souvent de ses adversaires par sa force brute que par sa ruse. Moon Boy sert souvent d'otage, motivant l'intervention de Devil Dinosaur, avec des résolutions tranchées où la force prime. Il s'agit de récit à destination d'un jeune lectorat, dans lesquels la personnalité des protagonistes reste superficielle, et l'intrigue dicte les capacités des personnages. En particulier, Devil Dinosaur mord la poussière en recevant des coups, uniquement en fonction du niveau d'avancement du récit. S'il s'agit du début, il est plus vulnérable. Si la fin approche, il redevient plus fort que tous et récupère immédiatement de tous les coups.
Pour apprécier ces histoires, il faut donc avoir conscience qu'elles s'adressent, à l'origine, à de jeunes lecteurs, qu'il ne faut pas y chercher une forme de véracité ou d'authenticité. Elles recèlent des dessins puissants et pleins de vitalité, réalisés par Jack Kirby, l'un des 2 artistes ayant révolutionné la narration des histoires de superhéros au début des années 1960 (avec Steve Ditko), bénéficiant d'un encrage minutieux et respectueux réalisé par Mike Royer (un de ses meilleurs encreurs). Elles permettent de retrouver les thèmes favoris de Kirby : l'esprit d'aventure, baignant un magma mythologique réinterprété.
Parfait ! Les généraux à tête de mort, le noir et blanc qu'on devrait nommer noir blanc et gris ! Et l'histoire ? Parfaite aussi, et tiens, comme dans Mortelune, et quoi qu'on en dise, il n'y a pas de baisse de régime à la fin. Par contre, je concède que c'est le cas dans Little Némo où il y a moins de couleurs, moins d'imagination, peu à peu. L'ai-je seulement mentionné, pris dans la nostalgie de l'époque où je découvrais cette œuvre, et dans le désir de rêves aussi brillants et beaux que Nemo ?
Bref, enfin, je vois pourquoi on prétend qu'il y a une baisse de régime dans Perramus : à un moment, les méchants ne sont plus au pouvoir, et il se fait une quête pour dépasser le traumatisme collectif de la dictature… Je trouve l'idée excellente, mais il me semble que si je devais la décortiquer, je spoilerais quelque peu pour les gens devant découvrir l'œuvre.
Je me conterais de dire qu'il s'agit, au fond, d'une réinterprétation du thème de la relique, déclinée d'une façon musicale et latino-américaine. Oui, latino ! Dans la deuxième partie, on s'ouvre sur tout le continent, et même le monde sans que ce soit forcé. Perramus et ses deux compagnons ont toujours autant de personnalité. Il en faut pour résister aux généraux, soutenir des dialogues avec Borges et autres aventures. Je ne prétends pas avoir compris toutes les allusions de l'œuvre. Et alors ? Comme avec Corto Maltese, elle rend la connaissance qu'on a plus joyeuse, et incite surtout à savoir et surtout vivre et rêver davantage !
J'ai enfin lu ce que j'ai longtemps désiré, et ce, sans déception. Souvent, dans tous les arts, quel à quoi bon ? Bref, remarquons que le scénariste aurait vu ses idées gâchées avec un dessinateur moindre, et que le dessinateur, sans une histoire digne de ce nom, n'aurait pas été amené à se dépasser. Bande dessinée : le dessin, il est toujours là, et le texte, doivent être valables et si possible, comme ici, plus que valable et se soutenir l'un l'autre. Non, la bande dessinée ne sert pas à dessiner si on ne sait pas dessiner pour refourguer son texte à ceux qui ne veulent pas lire plus que ça. Et d'un autre côté, le dessin n'est pas le paravent d'une histoire débile et de dialogues stupides. Donnons un coup du volumineux Perramus au premier qui coulera l'art séquentiel en en faisant une espèce de sous dessin ou de sous littérature !
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Hippolyte
Un western avec des femmes en personnages principaux, je ne suis pas contre ! D'autant que j'ai toujours dis que ce genre d'histoires ne m'intéresse pas spécialement, le western restant un genre que j'aime peu. Malheureusement, la BD n'est pas franchement bonne à mon gout. C'est une étrange histoire qui nous est raconté, mélange d'histoire familiale et de récit d'une utopie féministe. Enfin, féministe dans le sens où ce sont des femmes qui règnent seules et en maitresses dans ce village, sans pour autant poser des questions sur la place des femmes ou le rôle qu'elles s’octroient contre une société patriarcale. Peu d'hommes traversent le récit et la plupart sans aucune incidence dessus, ne mettant pas en lumière de réflexion ou de questions quant à ces sujets. Pour le reste, le récit est finalement surtout orienté autour d'une histoire de famille, avec cette jeune femme protégée par les adultes qui va vivre plusieurs drames avant d'en provoquer un. Le récit m'a paru assez froid, notamment parce que je n'étais pas investi dans les relations humaines : lorsque des morts arrivent, je n'étais pas impliqué émotionnellement et j'ai même eu l'impression qu'au final ces morts sont négligées par le récit lui-même. Ce sont surtout des dialogues sur la question de la gestion de cette petite utopie, pas assez développé pour devenir le point central du récit tout en y prenant trop de place pour être anodin. De même la question familiale est étrangement implanté dedans, centrale puisque c'est cet arc qui conclue le récit, mais délaissant pas mal de personnages au final. En fin de compte, j'ai surtout l'impression d'un récit qui va dans différentes directions mais sans réellement en développer une, avec un final qui ne m'a pas réellement satisfait notamment au vu de ce qui était préparé avant. En fait, j'étais déçu par rapport aux idées qui auraient pu émerger, mais dans ce récit je ne m'y suis pas spécialement retrouvé. C'est une histoire de famille dans un contexte précis de ville cachée avec uniquement des femmes. Je vois le parallèle avec les amazones mais je n'ai pas trouvé que ça apportait grand chose au récit, et finalement je suis assez certain que j'oublierais cette histoire une fois que j'aurais rendu la BD à la bibliothèque.
Spectateurs
Je ressors assez mitigé de Spectateurs de Brian K. Vaughan. L’idée de départ est vraiment intéressante, notamment dans la manière dont le récit traite du voyeurisme et de la frontière entre observation et implication. Il y a une vraie volonté de proposer quelque chose de psychologique, presque dérangeant par moments. Malgré cela, je trouve que l’exécution ne va pas totalement au bout de ses promesses. Le rythme est parfois inégal et certains développements manquent d’impact émotionnel. J’avais l’impression qu’on pouvait aller encore plus loin dans la tension ou dans la profondeur des personnages. En revanche, l’aspect graphique est clairement un point fort. Le dessin fonctionne bien et accompagne efficacement l’ambiance du récit, renforçant le côté introspectif et parfois pesant de l’histoire. Les thèmes sont pertinents et la réflexion est là, mais l’ensemble me laisse un peu sur ma faim. Ce n’est pas une mauvaise lecture, mais ce n’est pas non plus une œuvre qui m’a marqué durablement.
Baume du tigre
Pas inintéressant, mais c’est quand même une lecture frustrante, dans laquelle j’ai vraiment eu du mal à entrer. En effet, le sujet est potentiellement intéressant : une famille d’immigrés chinois – que nous suivons sur plusieurs générations, avec ses bisbilles familiales, ses stratégies « d’intégration », ses conflits générationnels. La matière est là, mais le rendu m’a un peu déçu. Le dessin est formellement assez minimaliste, froid et parfois maladroit. Il ne permet pas toujours de bien différencier et reconnaître les personnages féminins. Surtout que les sauts temporels, allers-retours entre différentes périodes, ellipses, sont souvent perturbants pour le lecteur. D’une part parce que ça n’est pas toujours clair. D’autre part parce qu’on aimerait parfois voir comblés ces longs moments (parfois des années !) entre chaque « saut ». Et du coup on peine à s’attacher aux personnages, voire à l’histoire elle-même, c’est dommage. La narration (et le dessin très « simple » accentue ces difficultés) manque de consistance et de clarté, « assèche » une histoire dans laquelle on n’arrive pas à retrouver « l’humain », le sensible, tout ce que l’auteure – qui s’inspire visiblement de son histoire familiale – a semble-t-il voulu nous faire passer. Note réelle 2,5/5.
L'Oeil du chasseur
J'ai moi aussi lu la réédition de cet album. Réédition qui contient un dossier fort intéressant sur la réalisation de l'album, mais qui m'a aussi semblé glorifier un récit au final pas très extraordinaire et qui n'aurait sans doute jamais été réédité si le nom des auteurs n'étaient pas connus. C'est donc un polar comme Berthet on a fait beaucoup dans sa vie. On reconnait son style et j'aime bien. C'est beaucoup plus étonnant de retrouver Foerster dans ce type de récit. En effet, le ton est très classique pendant la majeur partie de l'histoire....jusqu'au dernier tiers où je me suis aperçu que le scénario est beaucoup plus tordu et original que je le croyais. Les dernières pages sont vraiment prenantes, mais le problème est qu'avant toutes les révélations, où on retrouve la patte de Foerster pour les histoires tordus, le déroulement de l'histoire ainsi que les personnages sont trop classiques pour moi. Je pense que c'était voulu de la part des auteurs, prendre des clichés pour ensuite les retournés à la fin, mais cela reste que pendant un bon moment c'est un road trip banal avec un pauvre type qui se fait poursuivre par de mystérieux méchants et par un représentant de la loi sévère et impitoyable. Je conseillerais un emprunt à la bibliothèque.
Eileen Gray - Une maison sous le soleil
Je ne suis a priori pas passionné par l’architecture en elle-même, mais j’ai quand même lu cet album avec plaisir. Il se lit d’ailleurs très rapidement. C’est même sans doute un petit reproche que je ferais aux auteurs que de n’avoir pas plus développée cette histoire. Même si un petit dossier final complète la lecture, il reste l’impression d’avoir effleuré, survolé la vie de cette dame, dont j’ignorais l’existence. Je suis intéressé par la vie intellectuelle du début du XXème siècle – même si mes préférences vont davantage aux milieux littéraires proches des surréalistes – et le contexte dans lequel se développent les relations entre Eileen Gray et Jean Badovici m’a attiré. Mais, comme je l’ai écrit plus haut, les milieux intellectuels lesbiens, ou même artistiques auraient mérité d’être plus développés. Reste une histoire d’amour – et une création originale, une maison créée par Gray pour elle et son amant, dans une Côte d’Azur encore presque vierge de touristes. Et l’amertume d’une femme qui s’est sentie trahie en tant que femme, mais aussi – et surtout – en tant que créatrice. En cela j’ai surtout retenu de cet album le côté mesquin, égocentrique, mégalomane et détestable de Le Corbusier, qui a saccagé la création de Gray avec ses peintures, pour ensuite laisser entendre que cette maison était son œuvre. Une lecture intéressante, mais aussi frustrante, car un peu « légère ». Mais c’est aussi l’occasion de redécouvrir une femme oubliée des livres d’histoire de l’art ou d’architecture… Note réelle 2,5/5.
Le Nécronomickey - Le Livre des destins maudits
Cela fait longtemps que j'ai lu un recueil des histoires de Foerster paru chez Fluide Glacial et d'ailleurs je n'en ai pas lu beaucoup. Tout ça pour dire que je ne suis pas le plus familier avec ce type de production de cet auteur et je ne sais pas trop si je n'ai pas accroché aux histoires présentes dans cet album parce que ne sont pas les meilleurs de l'auteur ou tout simplement parce que je n'aime plus ce type de récits. Je penche un peu pour la première solution parce que je me rappel encore de plusieurs histoires courtes que j'avais bien aimé alors que je ne les ai pas lu depuis plus de 10 ans alors que je doute un peu être capable de me rappeler les histoires de ce recueil d'ici l'an prochain. On retrouve la patte de Foerster dans ses histoires raconté par une créature du type qu'on retrouve dans les récits de Lovecraft. Les histoires sont tordues et mets en vedette des gens qui font fassent à des événements horribles. Un problème est que cela devient un peu répétitif de voir le corps des gens changés à cause d'un événement fantastique. Il y a même une histoire, celle avec la vieille qui utilise des jeunes hommes pour se déplacer, qui m'a rappelé une autre histoire de Foerster avec un thème similaire et qui était bien mieux. J'ai aussi trouvé la construction de certaines histoires un peu trop laborieuses. En tout cas, je n'ai pris aucun plaisir à lire cet album.
Devil Dinosaur - L'intégrale
Dinosaures de pacotille, aventure grand spectacle authentique - Ce tome regroupe l'intégralité des épisodes de la série Devil Dinosaur, soit 9 épisodes de 17 pages chacun, initialement parus en 1978. Ils ont tous été écrits, et dessinés par Jack Kirby. L'encrage est réalisé par Mike Royer, et la mise en couleurs par Petra Goldberg (les couleurs n'ont pas été refaites, elles ont été ravivées.). Dans des temps immémoriaux, quand les dinosaures existaient encore, un tyrannosaure à la peau rouge (d'où son nom de dinosaure du Diable) fait régner sa loi dans une vallée. Un concours de circonstances l'a amené à tolérer la présence, et même à s'attacher à un hominidé (déjà plus homme que singe) appelé Moon Boy. Au cours des deux premiers épisodes, cet improbable duo va devoir affronter une tribu agressive ayant décidé de reprendre le contrôle de la vallée, en tendant un piège à Devil Dinosaur, avec des épieux plantés dans une fosse. Puis ils devront faire face à un humanoïde géant belliqueux (épisode 3), des robots extraterrestres colonisateurs (épisodes 4 à 6), une intelligence artificielle laissée par les extraterrestres (épisode 7), une tribu dompteuse de dinosaures (épisode 8). Le tome se termine en apothéose avec un passage temporel qui projette Devil Dinosaur dans une région habitée du Nevada en 1978. Ce tome comprend également les pages de texte écrites par Kirby pour les épisodes 1 à 4, pour justifier de la licence artistique qui fait coexister proto-humains et dinosaures, et le courrier des lecteurs succincts des numéros 5 et 6. Il s'achève avec une courte page retraçant la carrière de Kirby de manière expéditive. En 1970, Jack Kirby avait quitté Marvel pour aller travailler chez l'éditeur concurrent DC Comics, où il a réalisé des séries comme Le Quatrième Monde, Les Losers, Le Démon, O.M.A.C., Kamandi . De 1976 à 1978, Jack Kirby revient travailler pour Marvel Comics sur des séries comme Les Éternels (Jack Kirby), Machine Man - Le Robot vivant, 2001, a space odyssey, Black Panther - Le monde va disparaitre ! et Captain America, où il est son propre scénariste. "Devil Dinosaur" a été réalisé pendant cette période, où Jack Kirby était également son propre responsable éditorial. Jack Kirby a beau expliquer tant et plus que vu le nombre de milliers d'années dont les scientifiques ne savent rien, il n'y a pas de raison qu'il n'y ait pas pu avoir coexistence entre dinosaures (ayant disparu il y a 65 millions d'années) et hominidés (apparus il y a 2,5 millions d'années), les faits ont la tête dure, et il s'agit bel et bien d'une licence artistique. Il a beau expliquer en cours d'épisode que les phylactères et les bulles de pensée retranscrivent librement le langage primitif de Moon Boy et du petit peuple, les tournures de phrase au relent shakespearien détonnent. Il a beau expliquer que parmi les dinosaures, certains devaient disposer d'une intelligence supérieure aux autres, le comportement de Devil Dinosaur est parfois dicté par des intuitions ou des stratégies plus humaines qu'animales. En outre, Kirby n'hésite pas à intégrer des éléments anachroniques (les dompteurs de dinosaures), ou issus de mythologies postérieures de plusieurs millions d'années (un géant, des extraterrestres, ou encore une faille spatio-temporelle de type Triangle des Bermudes). Ces épisodes sont donc à prendre comme des divertissements issus de l'imagination fertile de Jack Kirby, et certainement pas comme un témoignage au premier degré. L'aventure est au rendez-vous avec des affrontements physiques à chaque épisode, des événements surnaturels, un soupçon d'anticipation, de nombreux rebondissements. Kirby est en pleine forme (graphique) dessinant les rochers mieux que jamais (cette texture de pierre inimitable), et conjurant une flore conceptuelle (aucune chance de reconnaître une plante ou essence d'arbre) pour des environnements sauvages et inhospitaliers. Cette vallée comprend un volcan qui crache régulièrement une épaisse fumée et quelques flammes, mais pas de coulées de lave. Kirby ne vise pas le réalisme ou la reconstitution authentique, il souhaite plutôt capturer et faire passer par ses dessins la vitalité des hommes préhistoriques et la dimension primordiale de la nature. Il souhaite également transcrire la taille imposante des dinosaures, leur puissance physique et leur férocité. Là encore, il ne faut pas s'attendre à des dessins descriptifs, respectant scrupuleusement les dernières avancées paléontologiques. Il suffit de regarder la dentition de Devil Dinosaur sur la couverture pour constater que le dessin s'attache plus au caractère acéré des dents, qu'à leur forme exacte. De la même manière, la morphologie des dinosaures relève parfois de l'invention pure. Pourtant, impossible de rester de marbre devant ce tricératops (en tout cas cette représentation évoque l'idée de tricératops) en train de charger vers le lecteur, ou devant Devil Dinosaur lui-même avec sa puissance dévastatrice (et ses énormes muscles des cuisses). L'épisode 7 comprend une grande case (page 132) où Moon Boy évolue dans un plan d'eau dans lequel d'énormes brontosaures sont en train de se nourrir, magnifique image (en dépit des inexactitudes). Kirby prend également des libertés avec le régime alimentaire de ces monstres, Devil Dinosaur étant un herbivore (épisode 1, page 17). Pour les 6 premiers épisodes, Kirby a repris le dispositif qu'il avait inauguré dans la série Kamandi : un dessin pleine page pour la première page, suivi par un dessin occupant la double page suivante, pour une sensation de grand spectacle inégalable. Ces épisodes constituent des récits d'action, dans une ère mésozoïque fantaisiste. Jack Kirby reprend le schéma des histoires de superhéros dans le sens où Devil Dinosaur triomphe plus souvent de ses adversaires par sa force brute que par sa ruse. Moon Boy sert souvent d'otage, motivant l'intervention de Devil Dinosaur, avec des résolutions tranchées où la force prime. Il s'agit de récit à destination d'un jeune lectorat, dans lesquels la personnalité des protagonistes reste superficielle, et l'intrigue dicte les capacités des personnages. En particulier, Devil Dinosaur mord la poussière en recevant des coups, uniquement en fonction du niveau d'avancement du récit. S'il s'agit du début, il est plus vulnérable. Si la fin approche, il redevient plus fort que tous et récupère immédiatement de tous les coups. Pour apprécier ces histoires, il faut donc avoir conscience qu'elles s'adressent, à l'origine, à de jeunes lecteurs, qu'il ne faut pas y chercher une forme de véracité ou d'authenticité. Elles recèlent des dessins puissants et pleins de vitalité, réalisés par Jack Kirby, l'un des 2 artistes ayant révolutionné la narration des histoires de superhéros au début des années 1960 (avec Steve Ditko), bénéficiant d'un encrage minutieux et respectueux réalisé par Mike Royer (un de ses meilleurs encreurs). Elles permettent de retrouver les thèmes favoris de Kirby : l'esprit d'aventure, baignant un magma mythologique réinterprété.
Perramus
Parfait ! Les généraux à tête de mort, le noir et blanc qu'on devrait nommer noir blanc et gris ! Et l'histoire ? Parfaite aussi, et tiens, comme dans Mortelune, et quoi qu'on en dise, il n'y a pas de baisse de régime à la fin. Par contre, je concède que c'est le cas dans Little Némo où il y a moins de couleurs, moins d'imagination, peu à peu. L'ai-je seulement mentionné, pris dans la nostalgie de l'époque où je découvrais cette œuvre, et dans le désir de rêves aussi brillants et beaux que Nemo ? Bref, enfin, je vois pourquoi on prétend qu'il y a une baisse de régime dans Perramus : à un moment, les méchants ne sont plus au pouvoir, et il se fait une quête pour dépasser le traumatisme collectif de la dictature… Je trouve l'idée excellente, mais il me semble que si je devais la décortiquer, je spoilerais quelque peu pour les gens devant découvrir l'œuvre. Je me conterais de dire qu'il s'agit, au fond, d'une réinterprétation du thème de la relique, déclinée d'une façon musicale et latino-américaine. Oui, latino ! Dans la deuxième partie, on s'ouvre sur tout le continent, et même le monde sans que ce soit forcé. Perramus et ses deux compagnons ont toujours autant de personnalité. Il en faut pour résister aux généraux, soutenir des dialogues avec Borges et autres aventures. Je ne prétends pas avoir compris toutes les allusions de l'œuvre. Et alors ? Comme avec Corto Maltese, elle rend la connaissance qu'on a plus joyeuse, et incite surtout à savoir et surtout vivre et rêver davantage ! J'ai enfin lu ce que j'ai longtemps désiré, et ce, sans déception. Souvent, dans tous les arts, quel à quoi bon ? Bref, remarquons que le scénariste aurait vu ses idées gâchées avec un dessinateur moindre, et que le dessinateur, sans une histoire digne de ce nom, n'aurait pas été amené à se dépasser. Bande dessinée : le dessin, il est toujours là, et le texte, doivent être valables et si possible, comme ici, plus que valable et se soutenir l'un l'autre. Non, la bande dessinée ne sert pas à dessiner si on ne sait pas dessiner pour refourguer son texte à ceux qui ne veulent pas lire plus que ça. Et d'un autre côté, le dessin n'est pas le paravent d'une histoire débile et de dialogues stupides. Donnons un coup du volumineux Perramus au premier qui coulera l'art séquentiel en en faisant une espèce de sous dessin ou de sous littérature !