Il me faut remonter à l’excellent « Burn the House Down » pour retrouver un premier tome aussi accrocheur dans cette catégorie des manga thriller. Le concept est original puisqu’il repose sur l’architecture étrange de certaines maisons. Celles-ci offrent des configurations étranges et le personnage principal de la série va vite se convaincre que cette configuration n’est pas accidentelle mais permet à ses occupants de perpétrer des meurtres sans risquer d’être vus par leurs voisins.
L’ambiance et la tension sont bien présentes et au bout de ce premier tome, ma curiosité est fameusement titillée. Je sais déjà que je me ruerai sur le tome 2.
Niveau dessin, rien d’exceptionnel mais un trait bien lisible, des personnages bien typés et une attention bien entendu toute particulière a été accordée à l’architecture des bâtiments.
Vraiment très accrocheur !
Petite mise à jour après lecture du deuxième tome : c'est toujours aussi bon !
2.5
Un peu déçu par cet album. J'avais bien aimé ''Nunavik'' du même auteur et je pensais retrouver une œuvre de qualité similaire, mais ce ne fut pas le cas.
Il faut dire aussi que dans Nunavik, l'auteur nous faisait découvrir une partie du monde au final peu connue étant donné que les moyens de transports pour s'y rendre sont limités alors qu'ici on est dans une grande ville comme il y en a partout dans le monde. Sérieux, on aurait pu juste changer un ou deux trucs comme l'accent des personnages et l'action aurait pu se passer dans n'importe quelle ville occidentale. Les anecdotes en sont pas totalement nuls, mais elles sont souvent des tranches de vies un peu banal du genre l'auteur rencontre un sans-abris qui a clairement un problème mental. C'est seulement dépaysant si on a passé toute sa vie dans un milieu rural. En plus, plus j'avançais dans ma lecture, plus je trouvais que les anecdotes perdaient de leur intérêt comme si l'auteur ne savait plus trop quoi raconter pour que son album atteint le minimum de page requis pour se faire publier.
C'est pas totalement, le dessin est pas mal et ça se lit bien (peut-être même que ça se lit trop vite), mais voilà elle ne sort pas du lot de toutes les bandes dessinées autobiographiques qui existent.
Oneira – L’Ere des Souverains est la suite directe d’Oneira. On peut même clairement parler de nouvel arc plutôt que d’une nouvelle série. L’éditeur a cependant choisi de recommencer la numérotation à 1 et d’ajouter un sous-titre à cet arc mais ne vous y trompez pas : si vous comptez vous lancer dans cet univers de dark fantasy, il vous faudra lire Oneira au préalable (même si un rapide résumé en début de récit permet d’en comprendre (ou de se remémorer) l’essentiel).
Nous retrouvons donc les principaux protagonistes d’Oneira (Arane, Venus, Bastione) alors qu’ils débarquent à Alba, la capitale du royaume. Et si le premier arc se concentrait d’abord sur l’univers, le concept de monstres-cauchemars et le passé des différents acteurs, ce nouvel arc nous entraine directement au cœur de l’intrigue. Une intrigue qui va se développer sur plusieurs axes (des luttes d’influence, les machinations d’une étrange secte et la nature même de Venus, dotée par ses origines de pouvoirs extraordinaires) et expose directement une grande richesse.
Peu de combats dans ce premier tome (par rapport à certains tomes du premier cycle) et ce n’est pas plus mal pour moi car ceux-ci, ainsi que l’apparence des créatures cauchemardesques me sont toujours aussi difficiles à lire. Cet aspect demeure le point faible de la série, à mes yeux, alors même que le dessin est de qualité (avec, entre autres, des décors très riches et soignés et des personnages bien typés).
L’histoire est prenante et le fait que diverses intriguent s’entremêlent relance sans cesse mon intérêt pour la série. De plus, le passé de divers acteurs et la découverte de nouvelles régions contribuent eux aussi à ma curiosité. J’ai donc lu ce premier tome du deuxième arc avec beaucoup de plaisir et l’envie de connaître la suite est bien réelle.
Reste ce problème de lisibilité sur certaines scènes mais, pour le reste, l’univers, l’originalité du concept ou le soin accordé par les auteurs (et l’éditeur qui croit très clairement au projet), je ne peux que recommander cette série (même s’il vous faudra certainement lire le premier arc pour pleinement profiter d’Oneira – L’Ere des Souverains.
Oneira est une série de dark fantasy qui a su rapidement s’imposer grâce à la richesse de son univers et au charisme de son héroïne, Arane.
La série s’articule autour de nombreux flash-backs qui nous permettent de découvrir à la fois cet univers singuliers (dans lequel des cauchemars se matérialisent en profitant des humains qui les engendrent en rêvant) et le passé des différents acteurs. Nous sommes ainsi plongés dans un univers très sombre dont les mystères, drames et enjeux nous sont dévoilés progressivement.
Si j’aime bien le concept, si le soin accordé à l’univers est impressionnant (outre les mangas, les auteurs offrent aussi pas mal de bonus via le net – courtes nouvelles romancées, liste de titres à écouter en lisant les albums, dessins bonus, etc… ), si je me suis attaché aux différents acteurs et si je suis curieux de découvrir leur destinée, il y a tout de même trois points qui me posent problème : la représentation graphique des combats et des monstres-cauchemars (pas toujours évidente à lire), les explications données au sujet des différents types de cauchemars et leur façon de fonctionner, et enfin le fait que les attaques lancées lors des combats soient annoncés avec des noms un peu trop sérieux à mon goût (à titre de comparaison, les noms des attaques dans Demon Slayer sont tellement décalés qu’ils créent un effet comique que j’apprécie. Ici, il n’en est rien).
La série, présentée comme terminée en quatre tomes, ne constitue en fait qu’un premier arc tant il reste de questions en suspens à la fin du tome 4. Celui-ci se conclut toutefois après les premières grandes révélations et alors que le premier grand combat se termine.
S’il n’y avait eu ce problème de lecture des scènes de combat, j’aurais vraiment beaucoup apprécié cette série. En l’état, je l’ai quand même suivie jusqu’à son terme, curieux d’en découvrir plus sur l’univers et attaché que j’étais à ses personnages principaux. J’ai même enchainé avec le nouvel arc, Oneira - L'Ere des Souverains.
Pas parfait mais suffisamment prenant pour que j’en conseille la lecture aux amateurs du genre.
In the land of leadale est un isekai, un de ces mangas de plus en plus nombreux où le héros se retrouve réincarné dans un monde parallèle où il va pouvoir commencer une nouvelle vie. Ici, l'héroïne était une grande joueuse d'un jeu vidéo MMORPG du type World of Warcraft mais en réalité virtuelle, clouée dans un lit d'hopital suite à un tragique accident. Jusqu'au jour où, peut-être suite à sa mort dans la vie réelle, elle se réveille pour de bon dans l'univers du jeu, mais 200 ans après l'époque où elle y jouait. Elle a néanmoins conservé son très haut niveau de puissance, ses inombrables artefacts et même la tour gigantesque qu'elle s'y était bâtie. Mais elle ne comprend pas ce qu'elle fait là, pourquoi 200 ans ont passé, et elle ne sait pas si d'autres joueurs sont présents dans le jeu, au-delà des habitants PNJ.
C'est un manga de bonne facture, avec un beau dessin certes classique dans le style mais très maîtrisé.
La trame de l'intrigue est également classique pour qui a lu plusieurs isekai auparavant, mais elle se distingue par quelques aspects.
Pour commencer le fait que l'héroïne connaisse très bien l'univers dans lequel elle débarque même s'il lui manque deux siècles d'historique sur les changements qui ont pu s'y dérouler. Son niveau de puissance et de magie est tel qu'elle survole les dangers et peut faire un peu ce qu'elle veut même si elle préfère rester discrète sur sa véritable nature et ses pouvoirs, notamment pour maintenir une bonne réputation auprès de la population.
Ensuite il y a ce double mystère. D'abord sur la raison qui l'a amenée à être ainsi réincarnée dans ce jeu et savoir si elle est réellement morte dans la vraie vie ou pas. Ensuite sur ce qu'il s'est passé dans ce monde virtuel en deux siècles, ce que sont devenus les PNJ dont elle était proche à l'époque, et surtout sur la présence ou non d'autres humains avec elle.
Et enfin, il s'agit pour l'héroïne de savoir ce qu'elle va bien faire de sa nouvelle vie. Car pour ce qui est de l'entame du récit, elle est déjà au sommet de sa puissance dès le départ donc elle se retrouve plutôt dans une sorte de grand bac à sable où elle pourrait faire ce qu'elle veut, comme par exemple se contenter de développer le petit village où elle a atterri mais où heureusement elle ne restera que le temps d'un seul album.
Aussi plaisante que soit la mise en place de cette série, elle présente tout de même le défaut de ne pas avoir de véritable intrigue globale. L'héroïne se contente d'évoluer dans ce monde qu'elle connaissait mais qui a tellement changé, et de découvrir la nouvelle situation, sans pour autant que d'éventuels antagonistes ou une vraie quête n'apparaissent. En fait d'Isekai, on se retrouve parfois davantage dans le genre Iyashikei, ce sous-genre de manga tranche de vie, représentant des personnages vivant des vies paisibles dans des environnements apaisants. Ce qui fait qu'au fil des tomes, la série... devient un peu ennuyeuse à mon goût.
En attendant c'est une lecture légère et divertissante, ce type d'histoire qu'on se raconte et où le héros est tout puissant mais garde cela discrètement pour lui en se contentant d'aider ceux qui l'entourent et d'évoluer dans un monde qui lui plait. A lire pour le plaisir, mais ça aurait été mieux si une véritable intrigue de fond avait fini par se mettre en place.
Après la déception Manara et son Rendez-vous fatal, voilà un bien bel ouvrage que ce "Sous le Paradis" de Gabriele Di Caro
12 petites histoires de 2-5 pages, aux scénarios différents mais ayant en commun de mettre en scène de belles jeunes femmes, permettent une approche "voyeuriste" assez intéressante.
Contrairement à l'oeuvre précédemment citée de Manara, ici la femme semble respectée et tout est fait pour son plaisir. Cela change et se révèle bien plus agréable à lire.
De même si on est bien dans un style pornographique, je n'ai pas ressenti la même "brutalité" que dans Chambre 121 d'Igor. Là encore je pense que le fait d'être confronté aux plaisirs, solitaires ou non, des dames y est pour beaucoup.
Graphiquement il n'y a rien à redire aux dessins très suggestifs, voire appétissants, si vous me permettez mesdames, de Di Caro. C'est simple et beau.
Au final Sous le Paradis aura parfaitement rempli son rôle et je tiens enfin mon ouvrage référence du genre.
Hâte de voir comment Di Caro s'en sort avec un scénario plus fourni dans Les Arcanes de la Maison Fleury.
J’ai beaucoup aimé ce recueil collectif, qui regroupe des auteurs-trices Iranien-ne-s et des grosses pointures de la BD franco-belge (Rabaté, Roca, Sfar, Trondheim, Wild, Winshluss).
Ce genre d’exercice a ses défauts – les histoires sont assez courtes et manquent forcément de profondeur, et il y a quelque redites – mais l’album a su retenir mon attention sur ses 260 pages, un gage de qualité selon moi. Il faut dire que le contenu est intéressant, et que les femmes au cœur des récits forcent le respect, par leur courage et leur combat. J’ai aussi beaucoup appris sur l’Iran et ses traditions, et apprécié les styles graphiques variés et (pour la plupart) maitrisés.
Un chouette album, que j’ai lu alors que les manifs s’amplifient dans ce pays pris en otage par ses dirigeants oligarques.
Au secours cet album a failli tuer mon cerveau !
Bon ok j'exagère un peu et je suis peut-être un peu méchant, mais voilà j'ai trouvé cet album complètement indigeste. J'ai arrêté ma lecture au cours du chapitre 2. J'avais encore 5 autres chapitres à lire, mais je me suis dit que j'avais d'autres choses à faire et de toute façon je ne pense pas que ma note aurait changé si j'avais tout lu au complet.
L'autrice brasse plusieurs thèmes et beaucoup trop à mon avis. On saute du coq à l'âne tout le temps, il y a plein d'anecdotes et au final j'ai dû lire le résumé trouvé sur internet pour bien comprendre ce que j'avais lu vu qu'il y avait tellement d'informations que je ne retenais pas grand chose (en gros, il y avait un astrologue populaire avec les stars, l'horoscope ça existe, la société nous oblige à être amusant et puis aussi le néo-libéralisme et le capitalisme font des trucs pas bien). Pour moi c'est vraiment ce qu'il y a de pire en documentaire BD. Il y a tellement de textes que sur certaines pages il y a juste des bulles de texte et le dessin lui-même est vraiment pas terrible et ne donne pas envie de lire une BD.
C'est dommage parce qu'en lisant le résumé je vois des sujets intéressants et je pense que je suis d'accord avec l'autrice. J'avais déjà lu un autre album d'elle qui était moins mauvais, mais déjà je trouvais que le dessin était tellement facultatif qu'elle aurait tout simplement pu écrire un livre et je pense que c'est encore plus le cas ici. Vive les BD documentaires, mais celles dont le dessin est au service de l'histoire et ne semble pas être là juste parce que certains imaginent qu'on va attirer plus de lecteurs avec un livre qui a des images.
Ce one-shot a attiré mon attention à cause de ses dimensions plus grandes qu'une bd normale. Puis en le feuilletant j'ai vu le dessin et j'aimais bien alors j'ai fini par l'emprunter.
Au vu de ma note, vous avez compris que je n'ai pas trop accroché. En effet, encore une fois j'ai bien aimé le graphisme d'une bande dessinée, mais je n'ai pas aimé le scénario. Côté dessin, c'est très bon avec une mise en scène dynamique et des belles planches. Côté scénario, les auteurs brassent tellement de thèmes qu'au final rien n'est vraiment approfondi. Mais il faut dire aussi que la plupart des thèmes abordés par les auteurs ne me passionnent pas trop. Les personnages ne sont pas attachants et rien de ce qui leurs arrivait a retenu mon attention.
Je suis passé totalement à côté de cet album qui n'était tout simplement pas fait pour moi.
J’ai adoré Shubeik Lubeik, et plus j’y pense, plus je me dis que c’est une œuvre vraiment à part. Au-delà de son concept génial autour des vœux vendus comme des produits de consommation, ce qui m’a profondément marqué, c’est la richesse culturelle et spirituelle du récit. Le fait que l’histoire se déroule en Égypte n’est pas anecdotique du tout : au contraire, c’est central et extrêmement bien exploité.
La place de la religion, et en particulier de l’islam, est traitée avec beaucoup de finesse. Ce n’est jamais caricatural, jamais moralisateur. La foi est montrée comme quelque chose de profondément intime, parfois rassurant, parfois source de doutes, parfois même de conflits intérieurs. Les personnages s’interrogent sur le destin, la volonté divine, la légitimité de vouloir changer leur vie par un vœu… et j’ai trouvé ces questionnements passionnants. Ça apporte une dimension philosophique et spirituelle très forte à l’histoire, qui distingue clairement Shubeik Lubeik d’autres œuvres fantastiques plus occidentales.
La culture égyptienne est omniprésente : dans les décors, les dialogues, les habitudes du quotidien, les références religieuses et sociales. Tout semble authentique et vivant. On sent que l’univers a été pensé avec énormément de soin, et ça rend le worldbuilding encore plus crédible. Les vœux ne sont pas juste un élément magique : ils s’insèrent dans une société déjà structurée par la foi, les classes sociales, les traditions et les inégalités.
J’ai aussi énormément apprécié la narration chorale. Chaque personnage entretient un rapport différent aux vœux, mais aussi à la religion et au sens de la vie. Certains espèrent une solution miracle, d’autres refusent presque l’idée même de formuler un vœu, par conviction ou par peur. Il n’y a jamais de jugement : simplement des trajectoires humaines, complexes, parfois douloureuses, toujours crédibles.
Visuellement, le dessin reste simple mais extrêmement expressif, au service des émotions et du propos. Rien n’est superflu. Et surtout, le fond du récit est d’une intelligence rare : Shubeik Lubeik parle de déterminisme social, de libre arbitre, de foi, de désir, de solitude et d’espoir, sans jamais donner de réponses faciles.
C’est une BD qui m’a profondément touché et qui m’a fait réfléchir longtemps après l’avoir refermée. Un univers original, une approche culturelle et religieuse passionnante, des personnages humains et nuancés : pour moi, c’est un immense coup de cœur, et un 5/5 totalement mérité !
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The strange house
Il me faut remonter à l’excellent « Burn the House Down » pour retrouver un premier tome aussi accrocheur dans cette catégorie des manga thriller. Le concept est original puisqu’il repose sur l’architecture étrange de certaines maisons. Celles-ci offrent des configurations étranges et le personnage principal de la série va vite se convaincre que cette configuration n’est pas accidentelle mais permet à ses occupants de perpétrer des meurtres sans risquer d’être vus par leurs voisins. L’ambiance et la tension sont bien présentes et au bout de ce premier tome, ma curiosité est fameusement titillée. Je sais déjà que je me ruerai sur le tome 2. Niveau dessin, rien d’exceptionnel mais un trait bien lisible, des personnages bien typés et une attention bien entendu toute particulière a été accordée à l’architecture des bâtiments. Vraiment très accrocheur ! Petite mise à jour après lecture du deuxième tome : c'est toujours aussi bon !
Mile end
2.5 Un peu déçu par cet album. J'avais bien aimé ''Nunavik'' du même auteur et je pensais retrouver une œuvre de qualité similaire, mais ce ne fut pas le cas. Il faut dire aussi que dans Nunavik, l'auteur nous faisait découvrir une partie du monde au final peu connue étant donné que les moyens de transports pour s'y rendre sont limités alors qu'ici on est dans une grande ville comme il y en a partout dans le monde. Sérieux, on aurait pu juste changer un ou deux trucs comme l'accent des personnages et l'action aurait pu se passer dans n'importe quelle ville occidentale. Les anecdotes en sont pas totalement nuls, mais elles sont souvent des tranches de vies un peu banal du genre l'auteur rencontre un sans-abris qui a clairement un problème mental. C'est seulement dépaysant si on a passé toute sa vie dans un milieu rural. En plus, plus j'avançais dans ma lecture, plus je trouvais que les anecdotes perdaient de leur intérêt comme si l'auteur ne savait plus trop quoi raconter pour que son album atteint le minimum de page requis pour se faire publier. C'est pas totalement, le dessin est pas mal et ça se lit bien (peut-être même que ça se lit trop vite), mais voilà elle ne sort pas du lot de toutes les bandes dessinées autobiographiques qui existent.
Oneira - L'Ere des Souverains
Oneira – L’Ere des Souverains est la suite directe d’Oneira. On peut même clairement parler de nouvel arc plutôt que d’une nouvelle série. L’éditeur a cependant choisi de recommencer la numérotation à 1 et d’ajouter un sous-titre à cet arc mais ne vous y trompez pas : si vous comptez vous lancer dans cet univers de dark fantasy, il vous faudra lire Oneira au préalable (même si un rapide résumé en début de récit permet d’en comprendre (ou de se remémorer) l’essentiel). Nous retrouvons donc les principaux protagonistes d’Oneira (Arane, Venus, Bastione) alors qu’ils débarquent à Alba, la capitale du royaume. Et si le premier arc se concentrait d’abord sur l’univers, le concept de monstres-cauchemars et le passé des différents acteurs, ce nouvel arc nous entraine directement au cœur de l’intrigue. Une intrigue qui va se développer sur plusieurs axes (des luttes d’influence, les machinations d’une étrange secte et la nature même de Venus, dotée par ses origines de pouvoirs extraordinaires) et expose directement une grande richesse. Peu de combats dans ce premier tome (par rapport à certains tomes du premier cycle) et ce n’est pas plus mal pour moi car ceux-ci, ainsi que l’apparence des créatures cauchemardesques me sont toujours aussi difficiles à lire. Cet aspect demeure le point faible de la série, à mes yeux, alors même que le dessin est de qualité (avec, entre autres, des décors très riches et soignés et des personnages bien typés). L’histoire est prenante et le fait que diverses intriguent s’entremêlent relance sans cesse mon intérêt pour la série. De plus, le passé de divers acteurs et la découverte de nouvelles régions contribuent eux aussi à ma curiosité. J’ai donc lu ce premier tome du deuxième arc avec beaucoup de plaisir et l’envie de connaître la suite est bien réelle. Reste ce problème de lisibilité sur certaines scènes mais, pour le reste, l’univers, l’originalité du concept ou le soin accordé par les auteurs (et l’éditeur qui croit très clairement au projet), je ne peux que recommander cette série (même s’il vous faudra certainement lire le premier arc pour pleinement profiter d’Oneira – L’Ere des Souverains.
Oneira
Oneira est une série de dark fantasy qui a su rapidement s’imposer grâce à la richesse de son univers et au charisme de son héroïne, Arane. La série s’articule autour de nombreux flash-backs qui nous permettent de découvrir à la fois cet univers singuliers (dans lequel des cauchemars se matérialisent en profitant des humains qui les engendrent en rêvant) et le passé des différents acteurs. Nous sommes ainsi plongés dans un univers très sombre dont les mystères, drames et enjeux nous sont dévoilés progressivement. Si j’aime bien le concept, si le soin accordé à l’univers est impressionnant (outre les mangas, les auteurs offrent aussi pas mal de bonus via le net – courtes nouvelles romancées, liste de titres à écouter en lisant les albums, dessins bonus, etc… ), si je me suis attaché aux différents acteurs et si je suis curieux de découvrir leur destinée, il y a tout de même trois points qui me posent problème : la représentation graphique des combats et des monstres-cauchemars (pas toujours évidente à lire), les explications données au sujet des différents types de cauchemars et leur façon de fonctionner, et enfin le fait que les attaques lancées lors des combats soient annoncés avec des noms un peu trop sérieux à mon goût (à titre de comparaison, les noms des attaques dans Demon Slayer sont tellement décalés qu’ils créent un effet comique que j’apprécie. Ici, il n’en est rien). La série, présentée comme terminée en quatre tomes, ne constitue en fait qu’un premier arc tant il reste de questions en suspens à la fin du tome 4. Celui-ci se conclut toutefois après les premières grandes révélations et alors que le premier grand combat se termine. S’il n’y avait eu ce problème de lecture des scènes de combat, j’aurais vraiment beaucoup apprécié cette série. En l’état, je l’ai quand même suivie jusqu’à son terme, curieux d’en découvrir plus sur l’univers et attaché que j’étais à ses personnages principaux. J’ai même enchainé avec le nouvel arc, Oneira - L'Ere des Souverains. Pas parfait mais suffisamment prenant pour que j’en conseille la lecture aux amateurs du genre.
In the land of leadale
In the land of leadale est un isekai, un de ces mangas de plus en plus nombreux où le héros se retrouve réincarné dans un monde parallèle où il va pouvoir commencer une nouvelle vie. Ici, l'héroïne était une grande joueuse d'un jeu vidéo MMORPG du type World of Warcraft mais en réalité virtuelle, clouée dans un lit d'hopital suite à un tragique accident. Jusqu'au jour où, peut-être suite à sa mort dans la vie réelle, elle se réveille pour de bon dans l'univers du jeu, mais 200 ans après l'époque où elle y jouait. Elle a néanmoins conservé son très haut niveau de puissance, ses inombrables artefacts et même la tour gigantesque qu'elle s'y était bâtie. Mais elle ne comprend pas ce qu'elle fait là, pourquoi 200 ans ont passé, et elle ne sait pas si d'autres joueurs sont présents dans le jeu, au-delà des habitants PNJ. C'est un manga de bonne facture, avec un beau dessin certes classique dans le style mais très maîtrisé. La trame de l'intrigue est également classique pour qui a lu plusieurs isekai auparavant, mais elle se distingue par quelques aspects. Pour commencer le fait que l'héroïne connaisse très bien l'univers dans lequel elle débarque même s'il lui manque deux siècles d'historique sur les changements qui ont pu s'y dérouler. Son niveau de puissance et de magie est tel qu'elle survole les dangers et peut faire un peu ce qu'elle veut même si elle préfère rester discrète sur sa véritable nature et ses pouvoirs, notamment pour maintenir une bonne réputation auprès de la population. Ensuite il y a ce double mystère. D'abord sur la raison qui l'a amenée à être ainsi réincarnée dans ce jeu et savoir si elle est réellement morte dans la vraie vie ou pas. Ensuite sur ce qu'il s'est passé dans ce monde virtuel en deux siècles, ce que sont devenus les PNJ dont elle était proche à l'époque, et surtout sur la présence ou non d'autres humains avec elle. Et enfin, il s'agit pour l'héroïne de savoir ce qu'elle va bien faire de sa nouvelle vie. Car pour ce qui est de l'entame du récit, elle est déjà au sommet de sa puissance dès le départ donc elle se retrouve plutôt dans une sorte de grand bac à sable où elle pourrait faire ce qu'elle veut, comme par exemple se contenter de développer le petit village où elle a atterri mais où heureusement elle ne restera que le temps d'un seul album. Aussi plaisante que soit la mise en place de cette série, elle présente tout de même le défaut de ne pas avoir de véritable intrigue globale. L'héroïne se contente d'évoluer dans ce monde qu'elle connaissait mais qui a tellement changé, et de découvrir la nouvelle situation, sans pour autant que d'éventuels antagonistes ou une vraie quête n'apparaissent. En fait d'Isekai, on se retrouve parfois davantage dans le genre Iyashikei, ce sous-genre de manga tranche de vie, représentant des personnages vivant des vies paisibles dans des environnements apaisants. Ce qui fait qu'au fil des tomes, la série... devient un peu ennuyeuse à mon goût. En attendant c'est une lecture légère et divertissante, ce type d'histoire qu'on se raconte et où le héros est tout puissant mais garde cela discrètement pour lui en se contentant d'aider ceux qui l'entourent et d'évoluer dans un monde qui lui plait. A lire pour le plaisir, mais ça aurait été mieux si une véritable intrigue de fond avait fini par se mettre en place.
Sous le Paradis
Après la déception Manara et son Rendez-vous fatal, voilà un bien bel ouvrage que ce "Sous le Paradis" de Gabriele Di Caro 12 petites histoires de 2-5 pages, aux scénarios différents mais ayant en commun de mettre en scène de belles jeunes femmes, permettent une approche "voyeuriste" assez intéressante. Contrairement à l'oeuvre précédemment citée de Manara, ici la femme semble respectée et tout est fait pour son plaisir. Cela change et se révèle bien plus agréable à lire. De même si on est bien dans un style pornographique, je n'ai pas ressenti la même "brutalité" que dans Chambre 121 d'Igor. Là encore je pense que le fait d'être confronté aux plaisirs, solitaires ou non, des dames y est pour beaucoup. Graphiquement il n'y a rien à redire aux dessins très suggestifs, voire appétissants, si vous me permettez mesdames, de Di Caro. C'est simple et beau. Au final Sous le Paradis aura parfaitement rempli son rôle et je tiens enfin mon ouvrage référence du genre. Hâte de voir comment Di Caro s'en sort avec un scénario plus fourni dans Les Arcanes de la Maison Fleury.
Femme vie liberté
J’ai beaucoup aimé ce recueil collectif, qui regroupe des auteurs-trices Iranien-ne-s et des grosses pointures de la BD franco-belge (Rabaté, Roca, Sfar, Trondheim, Wild, Winshluss). Ce genre d’exercice a ses défauts – les histoires sont assez courtes et manquent forcément de profondeur, et il y a quelque redites – mais l’album a su retenir mon attention sur ses 260 pages, un gage de qualité selon moi. Il faut dire que le contenu est intéressant, et que les femmes au cœur des récits forcent le respect, par leur courage et leur combat. J’ai aussi beaucoup appris sur l’Iran et ses traditions, et apprécié les styles graphiques variés et (pour la plupart) maitrisés. Un chouette album, que j’ai lu alors que les manifs s’amplifient dans ce pays pris en otage par ses dirigeants oligarques.
La Pythie vous parle
Au secours cet album a failli tuer mon cerveau ! Bon ok j'exagère un peu et je suis peut-être un peu méchant, mais voilà j'ai trouvé cet album complètement indigeste. J'ai arrêté ma lecture au cours du chapitre 2. J'avais encore 5 autres chapitres à lire, mais je me suis dit que j'avais d'autres choses à faire et de toute façon je ne pense pas que ma note aurait changé si j'avais tout lu au complet. L'autrice brasse plusieurs thèmes et beaucoup trop à mon avis. On saute du coq à l'âne tout le temps, il y a plein d'anecdotes et au final j'ai dû lire le résumé trouvé sur internet pour bien comprendre ce que j'avais lu vu qu'il y avait tellement d'informations que je ne retenais pas grand chose (en gros, il y avait un astrologue populaire avec les stars, l'horoscope ça existe, la société nous oblige à être amusant et puis aussi le néo-libéralisme et le capitalisme font des trucs pas bien). Pour moi c'est vraiment ce qu'il y a de pire en documentaire BD. Il y a tellement de textes que sur certaines pages il y a juste des bulles de texte et le dessin lui-même est vraiment pas terrible et ne donne pas envie de lire une BD. C'est dommage parce qu'en lisant le résumé je vois des sujets intéressants et je pense que je suis d'accord avec l'autrice. J'avais déjà lu un autre album d'elle qui était moins mauvais, mais déjà je trouvais que le dessin était tellement facultatif qu'elle aurait tout simplement pu écrire un livre et je pense que c'est encore plus le cas ici. Vive les BD documentaires, mais celles dont le dessin est au service de l'histoire et ne semble pas être là juste parce que certains imaginent qu'on va attirer plus de lecteurs avec un livre qui a des images.
Vega
Ce one-shot a attiré mon attention à cause de ses dimensions plus grandes qu'une bd normale. Puis en le feuilletant j'ai vu le dessin et j'aimais bien alors j'ai fini par l'emprunter. Au vu de ma note, vous avez compris que je n'ai pas trop accroché. En effet, encore une fois j'ai bien aimé le graphisme d'une bande dessinée, mais je n'ai pas aimé le scénario. Côté dessin, c'est très bon avec une mise en scène dynamique et des belles planches. Côté scénario, les auteurs brassent tellement de thèmes qu'au final rien n'est vraiment approfondi. Mais il faut dire aussi que la plupart des thèmes abordés par les auteurs ne me passionnent pas trop. Les personnages ne sont pas attachants et rien de ce qui leurs arrivait a retenu mon attention. Je suis passé totalement à côté de cet album qui n'était tout simplement pas fait pour moi.
Shubeik Lubeik
J’ai adoré Shubeik Lubeik, et plus j’y pense, plus je me dis que c’est une œuvre vraiment à part. Au-delà de son concept génial autour des vœux vendus comme des produits de consommation, ce qui m’a profondément marqué, c’est la richesse culturelle et spirituelle du récit. Le fait que l’histoire se déroule en Égypte n’est pas anecdotique du tout : au contraire, c’est central et extrêmement bien exploité. La place de la religion, et en particulier de l’islam, est traitée avec beaucoup de finesse. Ce n’est jamais caricatural, jamais moralisateur. La foi est montrée comme quelque chose de profondément intime, parfois rassurant, parfois source de doutes, parfois même de conflits intérieurs. Les personnages s’interrogent sur le destin, la volonté divine, la légitimité de vouloir changer leur vie par un vœu… et j’ai trouvé ces questionnements passionnants. Ça apporte une dimension philosophique et spirituelle très forte à l’histoire, qui distingue clairement Shubeik Lubeik d’autres œuvres fantastiques plus occidentales. La culture égyptienne est omniprésente : dans les décors, les dialogues, les habitudes du quotidien, les références religieuses et sociales. Tout semble authentique et vivant. On sent que l’univers a été pensé avec énormément de soin, et ça rend le worldbuilding encore plus crédible. Les vœux ne sont pas juste un élément magique : ils s’insèrent dans une société déjà structurée par la foi, les classes sociales, les traditions et les inégalités. J’ai aussi énormément apprécié la narration chorale. Chaque personnage entretient un rapport différent aux vœux, mais aussi à la religion et au sens de la vie. Certains espèrent une solution miracle, d’autres refusent presque l’idée même de formuler un vœu, par conviction ou par peur. Il n’y a jamais de jugement : simplement des trajectoires humaines, complexes, parfois douloureuses, toujours crédibles. Visuellement, le dessin reste simple mais extrêmement expressif, au service des émotions et du propos. Rien n’est superflu. Et surtout, le fond du récit est d’une intelligence rare : Shubeik Lubeik parle de déterminisme social, de libre arbitre, de foi, de désir, de solitude et d’espoir, sans jamais donner de réponses faciles. C’est une BD qui m’a profondément touché et qui m’a fait réfléchir longtemps après l’avoir refermée. Un univers original, une approche culturelle et religieuse passionnante, des personnages humains et nuancés : pour moi, c’est un immense coup de cœur, et un 5/5 totalement mérité !