Piatzszek situe son intrigue durant le règne de Néron, juste au moment du grand incendie qui a en partie ravagé Rome. Un cadre relativement original, proposant naturellement une tension dramatique intéressante.
Si le personnage de Néron est finalement en retrait (tout en impulsant, directement ou indirectement certaines actions essentielles, il n’apparait que dans les dernières cases du second tome), l’incendie, et les persécutions contre les Chrétiens sont bien là pour dynamiser l’action.
Mais surtout, nous avons surtout droit à un polar antique, puisque le personnage principal se lance dans une enquête (commanditée par l’un des favoris de l’empereur, mais aussi pour son propre compte), tout en cherchant à comprendre qui était réellement son père, mort dans l’incendie, mais qui semblait jouer un rôle important dans les complots qui agitaient les hautes sphères du pouvoir.
Un polar qui dynamise l’action donc, qui est globalement bien fichu, même si la résolution finale m’est apparu un peu trop facile et expédiée.
Le second tome paru conclut globalement le récit, mais la fin est quelque peu ouverte, les auteurs ayant peut-être eu l’intention de poursuivre l’aventure, ce qui n’a semble-t-il pas été le cas.
Le dessin, réaliste et classique, est plutôt bon. Mais le rendu surprend un peu : on a presque des crayonnés plus ou moins colorisés, pas forcément désagréable (même si certaines cases, du fait d’un trait gras mal dégrossi à la colorisation, ne sont pas du plus bel effet), mais parfois pas suffisamment lisible, et le sentiment de lire une ébauche, un story-board amélioré. Le second tome est toutefois mieux travaillé et le rendu plus clair, avec un encrage qui reste très gras.
Wagner, je pense, aurait été ravi s'il aurait vu une limite : les dessins sont beaux mais un peu imprécis, par moment. Moi, je reconnais qui est qui, merci, mais j'ai du mal à aller vers de personnages dessinés de façon imprécise, qui me donnent l'impression, donc, de ne pas totalement exister. Wagner n'aurait pas, lui, commis une telle erreur au pinceau, je pense. Il guide les auditeurs avec des thèmes de musique pour dire de qui et de quoi il s'agit, et en même temps, on était dans une musique impressionniste, tellurique, mystique, enfin, bien digne d'illustrer la légende de L'anneau du Nibelungen ! Attention, ses opéras sont immersifs mais demandent bien plus de concentration que Carmen, comme dirait l'autre.
Bref, bref, à part le léger problème que je viens de dire, tout me va. Je trouve bien que les cases débordent sur des pages de couleur entraînant dans l'ambiance. Les personnages sont souvent quasiment nus, ce qui peut déplaire aux gens éduqués de façon puritaine et des puristes de Wagner, mais attention ! Depuis les Grecs, on a tendance a représenter héros et dieux pas forcément très vêtus, et de plus sans oripeaux de la mode, on est plus facilement dans le mythe, alors…
Le commissaire obèse qui se soigne est le tout de l'histoire, qui en fait le sel et la limite. Le dessin sait le rendre, mais le reste manque trop de grâce, de force, de stylisation, de style… enfin, de tout ! Dommage de ne pas avoir donné plus de chances à une bonne histoire !
BD acidulée : la poésie de l'enfance, la dictature en arrière-plan. L'auteur raconte son passé sans s'inventer une conscience politique qu'elle n'avait pas à son âge : elle était simplement une petite fille pleine de vie et de curiosité. Tous les personnages sonnent juste, la narration ramène le passé au passé, avec explication et nostalgie. Avec un ton qui me séduit ! Le dessin peut plaire et aux enfants, et aux adultes et l'histoire aussi. De plus, le style est unique, tant écrit que visuel. Cerise sur le gâteau, on est à l'Est, mais on ne se sent pas obligé à une tonne de pathos estampillé; slave. Il y a un mélange d'esprit et de cœur irrésistible jusque dans les histoires ayant la plus grande apparence de banalité.
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L'Aigle et la Salamandre
Piatzszek situe son intrigue durant le règne de Néron, juste au moment du grand incendie qui a en partie ravagé Rome. Un cadre relativement original, proposant naturellement une tension dramatique intéressante. Si le personnage de Néron est finalement en retrait (tout en impulsant, directement ou indirectement certaines actions essentielles, il n’apparait que dans les dernières cases du second tome), l’incendie, et les persécutions contre les Chrétiens sont bien là pour dynamiser l’action. Mais surtout, nous avons surtout droit à un polar antique, puisque le personnage principal se lance dans une enquête (commanditée par l’un des favoris de l’empereur, mais aussi pour son propre compte), tout en cherchant à comprendre qui était réellement son père, mort dans l’incendie, mais qui semblait jouer un rôle important dans les complots qui agitaient les hautes sphères du pouvoir. Un polar qui dynamise l’action donc, qui est globalement bien fichu, même si la résolution finale m’est apparu un peu trop facile et expédiée. Le second tome paru conclut globalement le récit, mais la fin est quelque peu ouverte, les auteurs ayant peut-être eu l’intention de poursuivre l’aventure, ce qui n’a semble-t-il pas été le cas. Le dessin, réaliste et classique, est plutôt bon. Mais le rendu surprend un peu : on a presque des crayonnés plus ou moins colorisés, pas forcément désagréable (même si certaines cases, du fait d’un trait gras mal dégrossi à la colorisation, ne sont pas du plus bel effet), mais parfois pas suffisamment lisible, et le sentiment de lire une ébauche, un story-board amélioré. Le second tome est toutefois mieux travaillé et le rendu plus clair, avec un encrage qui reste très gras.
L'Anneau du Nibelung
Wagner, je pense, aurait été ravi s'il aurait vu une limite : les dessins sont beaux mais un peu imprécis, par moment. Moi, je reconnais qui est qui, merci, mais j'ai du mal à aller vers de personnages dessinés de façon imprécise, qui me donnent l'impression, donc, de ne pas totalement exister. Wagner n'aurait pas, lui, commis une telle erreur au pinceau, je pense. Il guide les auditeurs avec des thèmes de musique pour dire de qui et de quoi il s'agit, et en même temps, on était dans une musique impressionniste, tellurique, mystique, enfin, bien digne d'illustrer la légende de L'anneau du Nibelungen ! Attention, ses opéras sont immersifs mais demandent bien plus de concentration que Carmen, comme dirait l'autre. Bref, bref, à part le léger problème que je viens de dire, tout me va. Je trouve bien que les cases débordent sur des pages de couleur entraînant dans l'ambiance. Les personnages sont souvent quasiment nus, ce qui peut déplaire aux gens éduqués de façon puritaine et des puristes de Wagner, mais attention ! Depuis les Grecs, on a tendance a représenter héros et dieux pas forcément très vêtus, et de plus sans oripeaux de la mode, on est plus facilement dans le mythe, alors…
L'Outremangeur
Le commissaire obèse qui se soigne est le tout de l'histoire, qui en fait le sel et la limite. Le dessin sait le rendre, mais le reste manque trop de grâce, de force, de stylisation, de style… enfin, de tout ! Dommage de ne pas avoir donné plus de chances à une bonne histoire !
Marzi
BD acidulée : la poésie de l'enfance, la dictature en arrière-plan. L'auteur raconte son passé sans s'inventer une conscience politique qu'elle n'avait pas à son âge : elle était simplement une petite fille pleine de vie et de curiosité. Tous les personnages sonnent juste, la narration ramène le passé au passé, avec explication et nostalgie. Avec un ton qui me séduit ! Le dessin peut plaire et aux enfants, et aux adultes et l'histoire aussi. De plus, le style est unique, tant écrit que visuel. Cerise sur le gâteau, on est à l'Est, mais on ne se sent pas obligé à une tonne de pathos estampillé; slave. Il y a un mélange d'esprit et de cœur irrésistible jusque dans les histoires ayant la plus grande apparence de banalité.