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Les derniers avis (320 avis)

Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Du bruit dans le ciel
Du bruit dans le ciel

Une bande dessinée autobiographique qui sert la mémoire familiale de David Prudhomme. Il y raconte son enfance à Châteauroux dans les années 1980, d'abord en ville puis avec l'achat d'un terrain par ses parents tout proche de la base militaire qui va bercer sa jeunesse. On y bâtit la maison de famille, tout d'abord isolée puis rattrapée par l'urbanisation. C'est une vie tranquille où il ne se passe pas grand chose. Ca m'a rappelé Le Passage aux escaliers de Vanoli pour ce même regard d'un homme devenu adulte qui revient sur les lieux de son enfance. Le style de dessin est très réaliste, en noir et blanc. C'est aussi la ville de Gérard Depardieu, tout le monde a une anecdote à son sujet. Tout cela n'est pas forcément des plus renversants, mais c'est une chronique intéressante de cette époque et de son évolution.

25/01/2022 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Kosmos
Kosmos

Une histoire plutôt palpitante, d'autant que j'aime bien les uchronies, revisitant la conquête spatiale des années 1960 et la guerre entre les USA et l'URSS pour être les pionniers dans ce domaine. Dans un beau noir et blanc, les auteurs postulent que contrairement à l'histoire officielle, le premier homme sur notre Lune serait une femme, Tatiana. On la voit pensive sur la couverture de l'album. Alors que tout le monde sait que personne n'y est allé, tout cela a réalisé en studio de cinéma... Pas mal de planches mais beaucoup de cases laissant le lecteur dans le silence de l'espace. La lecture de ces 160 pages n'est pas si longue qu'on pourrait le penser. Un discours tellement réaliste qu'on est à deux doigts de le croire véridique. Les deux nations avaient la même finalité, fouler la Lune, mais avec deux approches, une avec retour et l'autre sans. Tout cela est expliqué de manière très scientifique, la conception des modules lunaires notamment. Et une bonne note pour l'originalité et la surprise.

25/01/2022 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Joe la Pirate
Joe la Pirate

Voilà une histoire assez incroyable et pourtant réelle d'une jeune fille britannique de bonne famille du début du XXème siècle qui ne veut pas se cantonner à vivre la vie de femme que beaucoup suivaient à l'époque. Elle s'habille en homme, aime rouler à toute vitesse en voiture, en bateau etc. Une sorte de Gatsby flamboyante et excentrique. Ouvertement homosexuelle ce qui ne devait pas être si courant, elle finira par acheter une île et en faire une sorte de mini société idéale où elle dicte sa propre vision. Et elle côtoie du beau monde, des actrices à l'instar de Marlène Dietrich excusez du peu. Une biographie de bonne qualité, plus de 200 pages en noir et blanc qui se lisent bien.

24/01/2022 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Le Ministère Secret
Le Ministère Secret

Étant dans ma période Sapin, j'ai pu lire il y a quelques temps le premier tome de cette aventure assez hilarante il faut dire de Mathieu Sapin jouant son propre rôle comme il a pu le faire dans ses bandes dessinées de reportage sur la politique mais cette fois embringué dans une sale affaire - fictive - de niveau mondiale. Il côtoie les anciens présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande, et d'autres personnalités car Mathieu Sapin connait beaucoup de vedettes, dans leur plus pure caricature, le premier avec ses lunettes noires en permanence et le second se déplaçant en scooter. Le dessin est aussi un peu plus dans la comédie avec ces personnages à grosse tête et la voix off qui commente tout ajoute à l'ambiance de faux polar. Visiblement le tome 2 perd de sa saveur. J'espère que Sfar va finir cette série proprement au moins...

24/01/2022 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Les Amants d'Hérouville - Une histoire vraie
Les Amants d'Hérouville - Une histoire vraie

Je ne connaissais ni ce château d'Hérouville et son histoire musicale, ni Michel Magne qui eut un parcours de vie tout à fait singulier comme nous le montre ce gros ouvrage. Il faut dire que les compositeurs de films, qui fut une de ses activités, ne sont pas toujours les plus mis en avant. On a une bonne partie des faits qui semble avoir été recueillie directement auprès de Marie-Claude, sa compagne qui était tout d'abord habitante de la commune et la babysitter des enfants de Michel, le nouveau châtelain. Il faut dire que d'après les quelques photos qui parsèment le récit dessiné c'était une très belle femme et Michel Magne ne put y résister, et réciproquement. On nous montre cet homme comme un touche-à-tout musical de génie, un perfectionniste et avant-gardiste incompris qui fit néanmoins fortune ce qui lui permit d'acheter et créer ce lieu dédié à la musique éloigné de Paris. Les fêtes y étaient gargantuesques, beaucoup profitaient de la générosité de leur hôte qui débouchait les meilleurs vins. Cela causera en partie sa perte et l'album conclut sur sa déchéance après les problèmes financiers qui vont le miner. Le livre s'attache à toute la biographie de M. Magne et pas seulement la période du château. Parti de rien et d'origine modeste il côtoya plein de personnalités culturelles de l'époque telle que Françoise Sagan. J'ai lu ça sans déplaisir mais sans emballement non plus. Peut-être un peu trop hagiographique même si les auteurs montrent aussi une face plus sombre vis-à-vis de sa famille.

24/01/2022 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Alerte 5
Alerte 5

Voici un album de Max De Radiguès de petit format, en noir et blanc, et d'une qualité de papier plutôt légère. Le format et la pagination d'un manga avec près de 200 pages. Il dépeint un monde qui passe en alerte 5 après une attaque terroriste sur une navette Soyouz. Il y a 2 fils dans le scénario. Un premier qui se passe dans la station spatiale internationale en orbite et ceux qui y vivent. Un deuxième fil avec une équipe de 5 personnes (comme l'alerte) qu'on croit être sur Mars. C'est de la science-fiction qui s'inscrit dans notre époque et qui sert surtout de contexte pour dépeindre les relations entre les différents personnages, sentimentales voire sexuelles, ou pas. Dans le style ça me fait penser à la série Les Sauroctones, c'est-à-dire une science-fiction en toile de fond qui sert de prétexte à raconter les relations sociales de notre époque. Lu d'une traite, un one-shot qui pourra plaire autant aux jeunes adultes qu'aux plus anciens.

24/01/2022 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série À bas l'humanité, à l'unanimité
À bas l'humanité, à l'unanimité

Il a été décidé qu'à partir de dorénavant David Snug produit beaucoup de choses mais un peu à tort et à travers. Il s'agit de petites saynètes en une planche façon micro-trottoir où des français lambda (et non omicron) s'expriment dans un langage très mal orthographié sur des petites contrariétés de leur quotidien. Par exemple les tics de langage de leurs contemporains, leurs mauvais goûts musicaux etc. Ils disent le doigt levé accusateur que ceux qui pensent ou font telle chose, on leur donne telle punition. Petit format, carré, pas très cher. On sourit un peu. Ca peut se tenter.

24/01/2022 (modifier)
Par Josq
Note: 3/5
Couverture de la série Valérian
Valérian

Valérian entraîne chez moi un étrange effet de schizophrénie... Pour moi, cette saga est aussi bonne qu'elle est mauvaise, je l'aime et la déteste en même temps. N'ayant pu découvrir cette saga à l'époque où elle est sortie, et où elle était novatrice, je ne peux pas jouer la carte de la nostalgie, mais d'un côté, ça vaut peut-être mieux pour essayer d'être le plus neutre possible dans mon avis. Alors, que vaut Valérian 50 ans après ? Déjà, force est de reconnaître que ça a pris un sacré coup de vieux... Là où (selon moi), les vrais classiques de la bande dessinée sont totalement intemporels, se lisent toujours aussi bien aujourd'hui et se liront toujours aussi bien dans 50 ans qu'à leur époque de parution (je pense aux Astérix, Lucky Luke, Achille Talon, ou plus récent, De Cape et de Crocs...), Valérian ne peut s'apprécier qu'avec une bonne contextualisation pour remettre les choses en place. Déjà, dans la narration et l'univers, on voit qu'on est dans un univers très marqué 70's, sans doute assez différent du futur qu'on pourrait imaginer aujourd'hui. La manière de raconter, de mettre en scène, d'écrire les personnages, a un côté désuet renforcé par le fait que c'est censé se passer dans le futur, et donc qu'on en mesure davantage l'écart avec notre époque contemporaine. L'autre gros problème, et là, je vais m'attaquer à un pilier essentiel de la saga - qu'on m'en excuse -, c'est le discours des auteurs. Qu'on soit d'accord avec eux ou non n'est pas vraiment la question, même si, évidemment, ça joue. Mais indépendamment de ça, la manière d'aborder les questions d'actualité (celles des années 70, donc) me paraît souvent à côté de la plaque. J'en veux pour preuve l'album que j'apprécie le moins : Bienvenue sur Alflolol. Pierre Christin et Jean-Claude Mézières y tiennent un discours pas forcément moins respectable qu'un autre, contre la colonisation. Le problème, c'est que dès le début, les auteurs cherchent tout de suite faire passer les Terriens pour d'odieux égoïstes, qui exploitent injustement les terres des autres. Sérieusement ??? Ça fait 4000 ans que les Terriens sont là, ils ignorent absolument qu'il existe une race extraterrestre qui vit 300 000 ans et ils croyaient que la planète était déserte, c'est pas une excuse valable, ça ? Le seul fait que j'ai utilisé dans ma phrase précédente le mot "race" illustre parfaitement pourquoi le propos de Christin et Mézières est inepte : les deux groupes n'appartiennent pas à la même espèce ! Donc bon, le parallèle avec la colonisation ne tient pas un seul instant debout, puisque chaque groupe de personnage vit selon des normes non seulement intellectuelles, mais surtout biologiques totalement différentes, et est donc fondamentalement incompatible avec l'autre. Pour faire porter le discours, il aurait au moins fallu mettre en scène deux groupes d'hommes ou de créatures ayant suffisamment de caractéristiques communes pour montrer que le scandale est justifié... Moi, tout ce qui me choque, c'est le racisme (certes involontaire et non maîtrisé, du moins, je l'espère) des deux auteurs. Bref, c'est un exemple parmi d'autres, mais sans doute le plus criant, celui qui révèle le mieux ce pour quoi j'ai du mal à adhérer totalement à cette saga. Les thèmes abordés ne sont pas spécialement bêtes en eux-mêmes, mais la manière de les mettre en oeuvre l'est bien souvent, ou est en tous cas bien trop simpliste par rapport à ce que voudraient dire les auteurs. Néanmoins, cela ne signifie pas que je n'aime pas Valérian du tout pour autant. Etant donné la richesse indéniable de l'univers, difficile de ne pas être embarqué à un moment ou à un autre ! Si je ne suis pas plus friand que ça du style graphique de Mézières, il faut avouer que sa patte donne parfois du caractère à l'histoire, et qu'il est capable de créer des planches magnifiques (les plus belles figurant sans doute dans le très simpliste mais très somptueux Les Héros de l'équinoxe). D'ailleurs, je dois dire que je préfère largement les épisodes de la saga se déroulant dans l'espace ou sur des planètes étrangères. L'exotisme dont il font alors preuve, l'inventivité à toute épreuve de Pierre Christin et les images grandioses de Mézières fonctionnent parfaitement, on s'évade, et c'est souvent charmant (sauf quand ça devient vraiment politisé, ça me sort trop du récit). Pour moi, le tome qui résume le mieux la magie sans failles de Valérian, c'est L'Empire des mille planètes, qui synthétise tout ce que j'aime dans le space opera et nous dépayse complètement. Viennent ensuite des récits aussi éclectiques que Sur les Terres truquées, La Cité des eaux mouvantes, Les Oiseaux du maître ou encore Les Armes vivantes : tous ceux-ci ont des imperfections narratives (le plus souvent, une fin trop rapide), mais réussissent à faire vivre leur univers avec brio et à nous embarquer dans un voyage ébouriffant, qu'on prend un immense plaisir à lire. Dommage que la deuxième moitié de la série nous ramène sur Terre, dans des scénarios souvent indigents, quelconques et peu impressionnants. De ce côté, donc, Valérian réussit amplement sa tâche, et si elle ne mérite pas à mes yeux son statut d'œuvre culte, la saga de Christin et Mézières mérite tout-à-fait d'être reconnue comme un jalon important de la bande dessinée de science-fiction. Mais malheureusement, l'évolution en dents de scie de cette saga m'empêche d'y être pleinement attaché. Finalement, pour moi, ce qui caractérise Valérian, c'est vraiment cette capacité à m'émerveiller... pour me décevoir l'instant d'après. Un énorme potentiel, de très belles histoires, un univers mal exploité, des discours massacrés. Et le fait que j'apprécie beaucoup le film que Luc Besson tirera de cet univers m'empêchera à jamais, je le pense, de me considérer comme un fan de Valérian. C'est une saga éminemment sympathique par certains aspects et pénibles par d'autres. En tous cas, rien qui égalera jamais à mon sens la fabuleuse série de mon enfance : Yoko Tsuno, supérieure en tous points à son cousin plus ou moins proche...

24/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Vei
Vei

Très sympa ce one shot. Et plutôt étonné qu’il soit passé un peu inaperçu ... il a bien des qualités et sa sortie remonte à plusieurs mois maintenant. Je ne suis pas un grand expert en mythologie scandinave, mais j’ai trouvé cette vision du Ragnarök très originale, elle bouscule toutes mes connaissances et certitudes de ce petit monde (exit l’image d’Épinal de Thorgal, Siegfried, Marvel et consort), et ça fait du bien. La bonne idée du récit est de se situer sur Jötunheim - le monde des géants, et de placer en antagoniste les Asgardiens. On va y suivre Vei, jeune humaine guerrière native de la terre de Géants, ballotée au milieu des enjeux entre Dieux et Géants. L’histoire se divise en 10 chapitres, et s’enchaîne de manière fluide, j’avais une crainte de la redondance de l’effet « Valkyrie Apocalypse » en milieu de tome mais les auteurs s’en sortent bien, et nous emmènent vers un final que j’ai trouvé très réussi, un peu doux amer, qui doit beaucoup à sa scénariste je pense. Pour le dessin, on est sur du comics ++, lisible, fin et détaillé ... peut être un design un peu trop sage mais l’ensemble est plus que satisfaisant, l’osmose est là entre parties écrites et graphiques. A noter que les auteurs sont suédois, qui de mieux pour cette relecture d’un classique nordique. Enfin un mot sur l’édition, comme à son habitude, Ankama nous offre un bel écrin au dos toilé, stylet tissu et au prix relativement modique pour une œuvre de plus de 200 pages.

24/01/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série The Magic Order
The Magic Order

The Magic Order est un comics où deux camps vont s'affronter, les gentils contre les méchants, voilà un résumé succinct de l'histoire. Sortilèges et baguettes magiques seront les armes utilisées. Dans la famille Moonston, on est tous magiciens. Léonard le père gardien de l'ordre, Cordelia la fille rebelle, Gabriel le fils aîné qui a quitté l'ordre après le décès accidentel de sa fille et enfin Regan le fils cadet. J'ai connu Mark Millar plus inspiré. Un scénario qui ne sort pas de l'ordinaire mais il est captivant, rythmé avec de nombreux rebondissements. Des personnages intéressants et attachants. Des méchants stéréotypés qui nous offrent quelques scènes bien gores. Je me suis laissé porter de bout en bout jusqu'à cette fin où les retournements de situations seront nombreux. Je découvre Olivier Coipel. Un dessin qui assure avec son style réaliste mode comics et sa mise en page dynamique. Des couleurs sombres qui donnent ce côté mystique au récit. Un vrai plus. Un lecture agréable.

24/01/2022 (modifier)