Les derniers avis (92 avis)

Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Just not married
Just not married

Un manga de romance sur un couple qui vit ensemble sans se marier. Rien de très palpitant. Il faut sans doute tenir compte d'une pression sociale et d'une culture japonaise qui incite les couples vivant ensemble à se marier. On a différentes anecdotes et l'originalité tient au fait que les chapitres alternent le point de vue d'une personne du couple puis de l'autre. Je ne sais pas si l'auteur a persévéré jusqu'au bout de la série, j'ai abandonné après le premier tome.

07/04/2026 (modifier)
Couverture de la série La Fabrique du prince charmant
La Fabrique du prince charmant

Bon, je ne vais pas aller à l’encontre de mes prédécesseurs et améliorer la note générale. Pourtant, je suis plutôt preneur d’humour con, qui peut très bien s’épanouir dans ce type de récit, utilisant des romans-photos ringards en y ajoutant des dialogues absurdes, abscons ou tout simplement fortement décalés. Ovidie est aussi une personne/auteure intéressante. Bref, j’attendais plutôt du positif de cette lecture. Et j’en suis sorti fortement déçu. En fait, ça rate les deux choses que je pensais pouvoir trouver développées ici, à savoir une bonne poilade (dans la lignée de cette collection décalée du Seuil), et un discours construit contre le machisme et/ou les clichés autour du mâle alpha et d’une certaine soumission féminine à celui-ci (Ovidie oblige). Un ou deux souries, mais dans l’ensemble, je n’ai clairement pas trouvé ça drôle. Reste l’autre aspect donc. Mais, là aussi, c’est la déception qui prédomine. Je n’ai pas réellement vu quelque chose de clair transparaître, tout étant juste « plat », absurde, mais au sens un peu « n’importe quoi, au lecteur de trouver quelque chose d’intéressant là-dedans »… Alors, certes, les beaux gosses sûrs d’eux empilés ici sont ridicules. Mais ça n’a pas suffi à me rendre cette lecture intéressante.

07/04/2026 (modifier)
Couverture de la série Les Maîtres de guerre - Patton
Les Maîtres de guerre - Patton

Je connais un peu l’action de Patton durant la seconde guerre mondiale, et j’avais été marqué par l’interprétation de Georges C. Scott dans le film « Patton » de Schaffner. Cette version BD m’a nettement moins captivé. Le dessin fait le boulot (même si les personnages connus ne sont pas toujours totalement ressemblant au modèle), la colorisation aussi – même si elle manque parfois de nuances. C’est le scénario qui m’a un peu déçu. Essentiellement parce qu’il ne tient pas les promesses d’une biographie permettant de comprendre Patton en profondeur. Il faudra pour cela attendre le petit dossier final – assez succinct – pour en savoir un peu plus. En effet, tout l’album se concentre uniquement sur sa brillante contre-offensive des Ardennes de décembre 1944. On tombe donc sur un banal récit de guerre, mené tambour battant – comme le faisait Patton avec ses hommes. Le récit se laisse lire, mais la personne de Patton reste quand même encore à découvrir. On voit bien le meneur d’homme, le brillant stratège. Mais l’ambivalence du personnage (féru d’Histoire, poète à ses heures, mais aussi brutal et fortement égocentré) n’est qu’évoqué dans le dossier. Sa carrière militaire antérieure (avant la seconde guerre mondiale, mais aussi ses campagnes d’Afrique et de Normandie), ses démêlés avec Eisenhower (qui l’a cantonné à un rôle de leurre en le privant du débarquement) ou les journalistes (suite à ses nombreuses sorties sans filtres) sont escamotés. Et du coup, c’est davantage « Patton dans les Ardennes » qu’une vision plus ample et plus éclairante d’un général qui n’a laissé aucun de ceux qui l’ont connu indifférent. Note réelle 2,5/5.

07/04/2026 (modifier)
Par Bun
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Traqué dans l'espace
Traqué dans l'espace

Aventure très sympa et bien écrite. Les dessins sont simples mais efficaces, j'ai passé un excellent moment avec cette bande dessinée, je recommande.

07/04/2026 (modifier)
Couverture de la série Box - Qu'y a-t-il dans la boîte ?
Box - Qu'y a-t-il dans la boîte ?

Je découvre Daijiro Morohoshi avec cette série, que j’ai empruntée au hasard, faisant confiance au Lézard Noir pour me proposer quelque chose d’original. Le récit de Morohoshi s’inscrit dans une veine fantastique qui, peu à peu vire à l’angoisse, voire à l’horreur, comme a pu le développer dans moult séries quelqu’un comme Junji Ito. Les amateurs de ce dernier trouveront sans doute leur compte dans cette série, qui nous entraine dans un huis-clos oppressant. Quelques personnages qui ne se connaissent pas ont tous subi la même terrible et déroutante expérience : ayant reçu un casse-tête (du simple Rubik’s Cube à quelque chose de plus élaboré, en passant par des mots croisés), la résolution de ce casse-tête a entrainé un phénomène étrange et inquiétant, la disparition d’une partie d’un paysage/décor connu, ou d’une partie de corps d’un familier (ou de son propre corps). Toutes ces parties manquantes sont devenues invisibles, tout en n’ayant pas réellement disparu. Tous les personnages ayant vécu cette expérience sont invités à se trouver devant un bâtiment mystérieux (en forme d’une grande boîte – d’où le titre de la série), une porte s’ouvre, ils entrent, invités par une mystérieuse jeune fille, Kyoko. Et là ils découvrent qu’ils sont prisonniers de cette structure, aux airs de labyrinthe, et qu’ils ne pourront en sortir qu’en résolvant d’autres énigmes. La suite est donc une sorte d’escape game morbide, dans lequel la tension va monter régulièrement, l’angoisse, le fantastique étant de plus en plus imprégné d’ero-guro grotesque. Morohoshi entretient le côté ludique en livrant en fin de chaque chapitre des solutions aux énigmes et impasses auxquelles ont été confrontés les personnages (et même de nombreux jeux type « 7 différences », jeux d’illusions, énigmes en tous genre, etc.). Le personnage de Kyôko, qui apparait/disparait régulièrement, mais aussi ses apparitions ponctuelles à côté d’une case, la jeune fille jouant le rôle de « maîtresse du jeu », commentant action ou dialogues de certains protagonistes, apportent un peu d’humour et ou de fraicheur à une intrigue par ailleurs plutôt asphyxiante. Le fait que Morohoshi joue constamment sur des lignes géométriques pour le décor – épuré – voire sur des cubes, renforce le côté froid et l’unité du récit. Un récit qui s’écarte de plus en plus d’une réalité cartésienne (même les monstres apparaissent comme du Yokaïs difformes improbables). Le troisième tome fait de très nombreuses références au travail d’Escher, ce qui accentue le côté absurde et froid, le côté faux et piégeux de ce qui se présente visuellement comme la réalité. Le dessin est simple et classique, relativement épuré (là aussi proche de ce que propose Ito). Les yeux de certains personnages sont parfois un chouia trop gros par contre, avec un rendu donnant l’impression qu’ils sont maquillés). Au final je dois dire qu’il y a quand même certaines redites, quelques longueurs. Mais l’auteur a su exploiter son idée de départ et en faire un récit mêlant angoisse et aspects ludiques, ces derniers compensant les longueurs évoquées plus hauts. Une lecture détente pas désagréable, dans un style faisant un peu penser à Ito, mais en moins morbide, sans doute en plus « sage ».

07/04/2026 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
Couverture de la série Stand Still
Stand Still

Voilà un album très interessant autant par sa forme atypique (format à l'italienne pour un comics, c'est pas tous les jours) que par le fond. Une variation originale des histoires de voyage dans le temps : il est ici question de juste pouvoir arreter le temps, se balader, faire un trucs ou deux et pendant ce temps-là tous les gens sont figés et ne bougent pas. Et pendant qu'il s'est écoulé 1 seconde pour tout le monde, la personne en possession de se pouvoir a eu une heure ou deux pour vaquer à ses occupations. Et la question qui va avec : que faire d'un tel pouvoir ? L'entrée en matière est assez prenante : des évènements bizarres et inexpliqués aux quatre coins du globe. Et plutôt du sordide et du violent : l'élimination d'un gang de motards, la disparition de chefs d'états, des règlements de comptes entre gangs... Seul un scientifique, à l'origine du procédé, semble s'y intéresser et comprendre ce qui se cache derrière ces mystères. C'est interessant, original, dynamique, le découpage est efficace et l'action va bon train. Le dessin est esthétique, colle bien à l'ambiance du récit. Pour 4 chapitres en tout cas. Un second dessinateur s'est chargé des 4 derniers chapitres, et ça le fait beaucoup moins. Un style moins réaliste, plus cartoon, mais surtout bien différent du premier. Rien dans l'histoire ne justifie cette différence. Et c'est un peu regretable, car c'est moins joli dans la seconde moitié, l'ensemble perd en cohérence, on ne reconnait pas hyper bien les personnages. En tout cas il faut un moment pour se les réapproprier. L'histoire est rythmée, et les péripéties, comme les révélations, tiennent bien la route. Jusqu'au dernier chapitre qui se résume à des scènes de poursuite alternées avec des scènes de baston. Cette dose survitaminée n'est pas la meilleure partie du scénario. Et la chute finale, bien énigmatique, n'apporte pas grand chose, si ce n'est laisser une ouverture pour une possible suite. Au final on a quand même un bel album qui se lit d'une traite. Le thème est sympa et traité de manière originale. Cela suffit amplement à rassasier un lecteur amateur de séries d'action.

07/04/2026 (modifier)
Par pol
Note: 2/5
Couverture de la série Braquage et anecdotes savoureuses à raconter en soirée
Braquage et anecdotes savoureuses à raconter en soirée

Les séries avec ce type d'humour absurde ont été popularisés avec brio par Fabcaro depuis quelques années. Cet album est à ranger dans cette même catégorie d'humour con et décalé. Il est ici question en fil rouge d'un braquage de banque avec prise d'otage et de la négociation qui est menée par une policière pour amener les braqueurs à se rendre. Et à chaque page, un gag absurde fait avancer la trame du récit. Ca donne quoi ? des dialogues inattendus et complètement décalés, comme quand au milieu d'une séquence de négociation des demandes des braqueurs, les protagonistes s'interrogent sur la ville la plus ancienne du monde. Rien à voir avec le schmilblik, mais c'est bien le principe. Sur le moment, sans être hilarante, la lecture n'est pas désagréable. Au mieux on sourit légèrement, au pire on reste de marbre en tournant la page. Cette dimension décalée, volontairement poussée à l'extreme, amène quand même trop de dialogues / situations vraiment sorties de nulle part. Et dans ces cas là, la chute, pas spécialement drôle, tombe un peu trop souvent à plat. Les quelques idées rigolotes (la mauvaise foi des chaines comme BFM TV) sont réutilisées à outrance, abusent trop des clichés et ce qui était marrant dans les 2-3 premières occurences ne fonctionne plus à la longue. Et au final, une semaine après avoir refermé l'album, il n'en reste pas grand chose. Un souvenir mitigé, pas mauvais sur le moment mais une lecture pas marquante du tout.

07/04/2026 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série L'Obsolescence programmée de nos sentiments
L'Obsolescence programmée de nos sentiments

Zidrou commence à être u habitué des romans graphiques pleins de bons sentiments. Sans aller jusqu'à la naïveté, ses histoires relèvent -parfois- de feel good, et ça fait du bien par les temps qui courent. Ici nous avons donc deux trajectoires passées, deux personnes qui s'interrogent sur leur vie au moment d'entrer dans le troisième âge. Et qui vont se croiser, faire renaître l'espoir entre eux. La vie, tout simplement. C'est relativement classique, attendu, sans être désagréable; Zidrou a cette finesse de dialoguiste et des situations qui font mouche. Il y a ensuite cette nouvelle inattendue, et si je l'ai tout de même sentie venir, cela m'a semblé un peu too much. Le plaisir de lecture est tout de même resté à peu près intact, grâce notamment au trait fin et talentueux d'Aimée de Jongh, que j'ai découverte récemment avec son adaptation de Sa Majesté des Mouches. C'est sympathique, c'est gentuillet.

07/04/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Dortmunder
Dortmunder

Dortmunder est un braqueur malchanceux créé par Donald Westlake dans les années 60-70, dont les plans les plus minutieux tournent systématiquement au fiasco. Dupuis commence l'adaptation de ses multiples aventures avec Bank Shot, un polar ancré dans des années 70 très bien restituées, aussi bien dans leur ambiance que dans leur esthétique. Le point de départ est à la fois simple et brillant : voler une banque entière plutôt que la braquer. À partir de là, on suit une bande de malfrats organisée, avec ses spécialistes et ses rôles bien définis, qui n'est pas sans rappeler un Ocean's Eleven version beaucoup plus modeste, presque bricolée, mais d'autant plus attachante. Le plan est réfléchi, méthodique, crédible dans sa conception comme dans son exécution… du moins en théorie. On est plongé dans un univers très crédible, presque cinématographique, avec une atmosphère de film noir à l'ancienne, sérieuse et réaliste, renforcée par un dessin et une mise en couleurs qui évoquent parfaitement cette époque. Toute la saveur du récit repose sur la malchance chronique qui s'acharne sur Dortmunder et son équipe. Rien ne se passe comme prévu, et l'accumulation de contretemps finit par devenir franchement amusante. Ce qui est remarquable, c'est que cette succession de catastrophes ne donne jamais l'impression d'être forcée ou artificielle. Au contraire, tout reste suffisamment cohérent pour que l'on y croie, même lorsque la situation bascule vers une forme d'ironie presque comique. Ce décalage constant entre le sérieux du cadre et l'acharnement du sort produit un effet assez unique : on oscille en permanence entre le polar rigoureux et une forme d'humour subtil, qui naît naturellement des événements. Ce n'est pas une comédie appuyée, mais plutôt une mécanique grinçante où la poisse du héros finit par prêter à sourire, voire à franchement amuser, sans jamais casser la crédibilité de l'ensemble. Je découvre avec cette série l'adaptation de récits de polar solides et drôles à la fois, très bien ancrés dans leur époque, qui fonctionnent autant pour leur ambiance que pour cette manière fine de mêler réalisme et malchance quasi systématique, dans un équilibre qui tient étonnamment bien.

07/04/2026 (modifier)
Par LEERAM
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Stanley
Stanley

Tout est relatif j'ai lu les 2 livres de Stanley à l'âge de 10 ans et j'en ai 80 .... Je les ai trouvés formidables et j'ai plaisir à les relire aujourd'hui. Il en est de même pour Buck Danny qui nous a fait voyager autour du monde , et Blake et Mortimer où j'ai découvert des pays et des civilisations . On sent parfois une prise de position appuyée , mais on sait se faire un jugement. Mes 3 garçons qui ont aujourd'hui 50 ans reprochaient la longueur des bulles. Pour mes petits-enfants , il y a eu des soupirs de découragement. Il leur faut plus d'action dans le narratif ...... alors que ces livres sont des biographies ou des livres culturels , comme les livres sur les planétes .

07/04/2026 (MAJ le 07/04/2026) (modifier)