The Boys ne m’a personnellement pas du tout accroché. Je comprends l’idée derrière le comics et ce qu’il cherche à parodier dans le monde des super-héros, mais la lecture m’a rapidement laissé de côté.
J’ai surtout eu l’impression que la série misait constamment sur la provocation, la violence et le cynisme sans réussir à me donner envie de m’investir dans l’histoire ou les personnages. Tout paraît excessif en permanence, au point que les scènes choquantes finissent presque par perdre leur impact.
Je n’ai pas non plus réussi à m’attacher aux personnages. Entre leur côté volontairement détestable et l’ambiance très nihiliste du récit, je suis resté complètement extérieur à ce qui se passait. Même les moments censés être marquants ou drôles m’ont laissé assez indifférent.
Au final, malgré sa réputation et son succès, c’est un comics avec lequel je n’ai jamais réussi à créer de connexion. J’ai continué un moment en espérant finir par accrocher, mais l’envie de poursuivre la lecture n’est jamais vraiment venue.
Fables est une série que j’ai adorée du début à la fin. L’univers est incroyablement riche et donne vraiment l’impression d’exister au-delà des personnages principaux. Le concept de reprendre les figures des contes et légendes pour les intégrer dans un monde moderne est exploité de manière intelligente et souvent surprenante.
Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est à quel point le monde paraît complet et vivant. Chaque personnage, chaque royaume et chaque intrigue donnent la sensation de faire partie d’un univers immense avec sa propre histoire et ses propres règles. Plus la série avance, plus on découvre de nouvelles facettes de cet univers, et ça rend la lecture très addictive.
Par contre, avec l’édition intégrale, j’ai dû m’y reprendre en deux fois pour tout lire. C’est extrêmement dense, et avaler toute la série d’un seul coup peut devenir un peu lourd. Mais malgré ça, je trouvais toujours une raison d’y revenir, justement parce que l’univers et les personnages donnent envie de continuer à explorer ce monde.
Pour moi, c’est clairement l’un des meilleurs comics de fantasy moderne, autant pour son ambiance que pour la manière dont il réinvente les contes classiques sans jamais tomber dans la parodie facile.
Great Teacher Onizuka est un manga que j’ai trouvé plutôt sympa dans l’ensemble. Il y a de bons moments d’humour, des situations absurdes efficaces et Eikichi Onizuka est clairement un personnage marquant avec son côté complètement déjanté. Le manga a une vraie énergie et je comprends facilement pourquoi il est devenu aussi populaire.
Par contre, ce qui m’a totalement sorti de la lecture, c’est l’utilisation constante de termes japonais non traduits. J’avais l’impression de devoir retourner en dernière page toutes les deux minutes pour vérifier la signification d’un mot ou d’une expression. Au bout d’un moment, ça casse complètement le rythme et ça devient plus fatigant qu’autre chose.
Au lieu d’être plongé dans l’histoire, je me retrouvais sans arrêt interrompu pour chercher des explications, ce qui a fini par me faire décrocher du manga. C’est dommage, parce qu’il y avait du potentiel pour une lecture vraiment fun, mais cette accumulation de références et de vocabulaire japonais a rendu l’expérience trop pénible pour moi.
BLAME! est pour moi un manga absolument fascinant. C’est le genre d’œuvre qui reste en tête longtemps après la lecture, au point de donner envie d’y revenir une deuxième fois juste pour replonger dans son univers. Et justement, à la relecture, j’ai encore plus apprécié tous les détails et l’ambiance si particulière du manga.
Le plus impressionnant reste les décors. Les structures gigantesques, les villes infinies, l’architecture froide et écrasante… tout dégage une sensation de solitude et de vertige incroyable. Tsutomu Nihei réussit à créer un monde presque hypnotique, où chaque page donne l’impression d’explorer des ruines futuristes sans fin. Même sans énormément de dialogues, le manga raconte énormément de choses juste à travers son environnement.
J’ai aussi adoré le côté mystérieux de l’univers. Le manga explique peu de choses directement, mais c’est justement ce qui le rend aussi captivant. On avance dans cette immensité avec une sensation constante d’inconnu, comme si chaque zone cachait quelque chose d’encore plus étrange et colossal.
Fullmetal Alchemist ne m’a personnellement pas convaincu. Je sais que c’est un manga extrêmement apprécié, mais je n’ai jamais réussi à accrocher à l’histoire ni aux personnages.
Le principal problème pour moi, c’est le rythme. J’ai trouvé l’ensemble assez mou, avec beaucoup de passages qui traînent en longueur et une narration qui manque d’impact. Le manga alterne constamment entre moments sérieux, humour et discussions explicatives, mais sans jamais vraiment réussir à me captiver.
Je n’ai pas non plus accroché aux personnages principaux. Edward Elric et Alphonse Elric m’ont laissé assez indifférent, notamment parce que je ne les ai jamais trouvés particulièrement impressionnants ou charismatiques. Même dans les combats ou les moments censés être importants émotionnellement, je n’ai jamais ressenti cette montée en puissance ou cette tension qui donne envie de continuer un shonen.
Invincible est pour moi une excellente série du début à la fin. C’est justement le genre de comics qui réussit à rester captivant pendant toute sa durée, sans donner l’impression de s’essouffler.
Je ne comprends pas vraiment les critiques sur les dessins des premiers tomes. Certes, le style est un peu différent de ce qu’on voit plus tard dans la série, mais je trouve justement que ça fait partie de son charme. Il y a un côté plus brut, plus simple, qui colle très bien aux débuts du personnage et à l’ambiance “super-héros classique” avant que l’histoire ne devienne beaucoup plus violente et mature.
Le gros point fort du comics, c’est surtout l’évolution du personnage principal. On voit vraiment Mark Grayson grandir au fil des événements, changer mentalement, prendre des décisions de plus en plus difficiles et perdre peu à peu son innocence. Son évolution paraît naturelle et crédible, ce qui rend les moments marquants encore plus impactant.
A conseiller !
Dragon Head commence pourtant très bien. Le début installe une ambiance oppressante et mystérieuse vraiment efficace : le tunnel, le chaos, la survie, la peur permanente… il y a un vrai sentiment de malaise qui donne envie de continuer. Les premières scènes réussissent parfaitement à créer de la tension et à intriguer le lecteur sur ce qui a pu arriver au monde extérieur.
Malheureusement, j’ai trouvé que le manga se perd complètement par la suite. Plus l’histoire avance, plus elle devient confuse et frustrante. Le mystère qui faisait toute la force du début finit par tourner en rond, et le récit donne souvent l’impression de ne jamais vraiment savoir où il veut aller. On enchaîne des scènes de souffrance, de folie et de désespoir sans que cela apporte grand-chose de nouveau.
L'École emportée m’a laissé une impression très mitigée. Je comprends son importance historique dans le manga d’horreur, mais la lecture m’a surtout paru étrange et décousue. Le récit donne souvent l’impression de passer brutalement d’une situation à une autre sans réelle logique ni transition naturelle. On enchaîne les événements absurdes, les réactions excessives et les retournements inattendus au point que j’ai eu du mal à m’impliquer émotionnellement dans l’histoire.
Les dessins n’aident pas non plus. Je sais que le style est ancien et représentatif de son époque, mais personnellement je l’ai trouvé daté et peu engageant. Les visages déformés, les expressions outrancières et le trait très chargé rendent la lecture parfois pénible plutôt qu’angoissante. Au lieu d’être happé par l’ambiance, j’avais surtout envie de décrocher.
Je n’ai pas aimé Nausicaä de la Vallée du Vent. Malgré sa réputation culte, j’ai trouvé le manga extrêmement pénible à lire. Le principal problème vient des dessins : les planches sont souvent surchargées, confuses, et l’action devient rapidement illisible. Entre les créatures, les machines, les décors détaillés et les mouvements esquissés dans tous les sens, j’avais constamment l’impression de devoir “déchiffrer” les pages plutôt que les lire.
Et surtout… que c’est mou. Le récit avance lentement, avec énormément de dialogues explicatifs et de passages contemplatifs qui cassent totalement le rythme. Là où certains verront une œuvre poétique et profonde, j’y ai surtout vu une narration interminable qui peine à captiver. Même les scènes censées être intenses manquent d’impact à cause du découpage confus et du rythme étiré.
Je comprends pourquoi le manga est admiré pour son univers et ses thèmes écologiques, mais personnellement, l’expérience de lecture a été laborieuse du début à la fin.
Première page : Jeanne d'Arc se fait brouter par un mouton. On va vivre un grand moment.
Je sais que les puristes préfèrent Gillon en NB mais de mon côté je privilégie son oeuvre en couleurs. J'ai donc lu uniquement le tome 1 et non l'intégrale.
J'ai trouvé justement que la colorisation était sublime, avec un travail à l'aquarelle remarquable.
Je tiens à préciser que la colorimétrie des scans présentés dans la galerie est peu fidèle et ne rend pas justice au dessin original.
Quelques planches sont moins élaborées que d'autres. J'en ignore la raison mais ce n'est pas choquant.
Le récit reprend la version classique de l'histoire de Jeanne d'Arc, celle que l'on a déjà vu dans d'autres œuvres, je pense au film Jeanne la Pucelle de Pialat.
Gillon y ajoute des touches d'érotisme qui s'intègrent bien.
Dans les autres qualités à citer, je dirai une recherche historique indéniable et une écriture de haute volée :
"L'aube incertaine esquisse les contours des contrevents quand Jehanne se dresse dans le froissement des draps éparpillés".
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The Boys
The Boys ne m’a personnellement pas du tout accroché. Je comprends l’idée derrière le comics et ce qu’il cherche à parodier dans le monde des super-héros, mais la lecture m’a rapidement laissé de côté. J’ai surtout eu l’impression que la série misait constamment sur la provocation, la violence et le cynisme sans réussir à me donner envie de m’investir dans l’histoire ou les personnages. Tout paraît excessif en permanence, au point que les scènes choquantes finissent presque par perdre leur impact. Je n’ai pas non plus réussi à m’attacher aux personnages. Entre leur côté volontairement détestable et l’ambiance très nihiliste du récit, je suis resté complètement extérieur à ce qui se passait. Même les moments censés être marquants ou drôles m’ont laissé assez indifférent. Au final, malgré sa réputation et son succès, c’est un comics avec lequel je n’ai jamais réussi à créer de connexion. J’ai continué un moment en espérant finir par accrocher, mais l’envie de poursuivre la lecture n’est jamais vraiment venue.
Fables
Fables est une série que j’ai adorée du début à la fin. L’univers est incroyablement riche et donne vraiment l’impression d’exister au-delà des personnages principaux. Le concept de reprendre les figures des contes et légendes pour les intégrer dans un monde moderne est exploité de manière intelligente et souvent surprenante. Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est à quel point le monde paraît complet et vivant. Chaque personnage, chaque royaume et chaque intrigue donnent la sensation de faire partie d’un univers immense avec sa propre histoire et ses propres règles. Plus la série avance, plus on découvre de nouvelles facettes de cet univers, et ça rend la lecture très addictive. Par contre, avec l’édition intégrale, j’ai dû m’y reprendre en deux fois pour tout lire. C’est extrêmement dense, et avaler toute la série d’un seul coup peut devenir un peu lourd. Mais malgré ça, je trouvais toujours une raison d’y revenir, justement parce que l’univers et les personnages donnent envie de continuer à explorer ce monde. Pour moi, c’est clairement l’un des meilleurs comics de fantasy moderne, autant pour son ambiance que pour la manière dont il réinvente les contes classiques sans jamais tomber dans la parodie facile.
GTO - Great Teacher Onizuka
Great Teacher Onizuka est un manga que j’ai trouvé plutôt sympa dans l’ensemble. Il y a de bons moments d’humour, des situations absurdes efficaces et Eikichi Onizuka est clairement un personnage marquant avec son côté complètement déjanté. Le manga a une vraie énergie et je comprends facilement pourquoi il est devenu aussi populaire. Par contre, ce qui m’a totalement sorti de la lecture, c’est l’utilisation constante de termes japonais non traduits. J’avais l’impression de devoir retourner en dernière page toutes les deux minutes pour vérifier la signification d’un mot ou d’une expression. Au bout d’un moment, ça casse complètement le rythme et ça devient plus fatigant qu’autre chose. Au lieu d’être plongé dans l’histoire, je me retrouvais sans arrêt interrompu pour chercher des explications, ce qui a fini par me faire décrocher du manga. C’est dommage, parce qu’il y avait du potentiel pour une lecture vraiment fun, mais cette accumulation de références et de vocabulaire japonais a rendu l’expérience trop pénible pour moi.
Blame !
BLAME! est pour moi un manga absolument fascinant. C’est le genre d’œuvre qui reste en tête longtemps après la lecture, au point de donner envie d’y revenir une deuxième fois juste pour replonger dans son univers. Et justement, à la relecture, j’ai encore plus apprécié tous les détails et l’ambiance si particulière du manga. Le plus impressionnant reste les décors. Les structures gigantesques, les villes infinies, l’architecture froide et écrasante… tout dégage une sensation de solitude et de vertige incroyable. Tsutomu Nihei réussit à créer un monde presque hypnotique, où chaque page donne l’impression d’explorer des ruines futuristes sans fin. Même sans énormément de dialogues, le manga raconte énormément de choses juste à travers son environnement. J’ai aussi adoré le côté mystérieux de l’univers. Le manga explique peu de choses directement, mais c’est justement ce qui le rend aussi captivant. On avance dans cette immensité avec une sensation constante d’inconnu, comme si chaque zone cachait quelque chose d’encore plus étrange et colossal.
FullMetal Alchemist
Fullmetal Alchemist ne m’a personnellement pas convaincu. Je sais que c’est un manga extrêmement apprécié, mais je n’ai jamais réussi à accrocher à l’histoire ni aux personnages. Le principal problème pour moi, c’est le rythme. J’ai trouvé l’ensemble assez mou, avec beaucoup de passages qui traînent en longueur et une narration qui manque d’impact. Le manga alterne constamment entre moments sérieux, humour et discussions explicatives, mais sans jamais vraiment réussir à me captiver. Je n’ai pas non plus accroché aux personnages principaux. Edward Elric et Alphonse Elric m’ont laissé assez indifférent, notamment parce que je ne les ai jamais trouvés particulièrement impressionnants ou charismatiques. Même dans les combats ou les moments censés être importants émotionnellement, je n’ai jamais ressenti cette montée en puissance ou cette tension qui donne envie de continuer un shonen.
Invincible
Invincible est pour moi une excellente série du début à la fin. C’est justement le genre de comics qui réussit à rester captivant pendant toute sa durée, sans donner l’impression de s’essouffler. Je ne comprends pas vraiment les critiques sur les dessins des premiers tomes. Certes, le style est un peu différent de ce qu’on voit plus tard dans la série, mais je trouve justement que ça fait partie de son charme. Il y a un côté plus brut, plus simple, qui colle très bien aux débuts du personnage et à l’ambiance “super-héros classique” avant que l’histoire ne devienne beaucoup plus violente et mature. Le gros point fort du comics, c’est surtout l’évolution du personnage principal. On voit vraiment Mark Grayson grandir au fil des événements, changer mentalement, prendre des décisions de plus en plus difficiles et perdre peu à peu son innocence. Son évolution paraît naturelle et crédible, ce qui rend les moments marquants encore plus impactant. A conseiller !
Dragon Head
Dragon Head commence pourtant très bien. Le début installe une ambiance oppressante et mystérieuse vraiment efficace : le tunnel, le chaos, la survie, la peur permanente… il y a un vrai sentiment de malaise qui donne envie de continuer. Les premières scènes réussissent parfaitement à créer de la tension et à intriguer le lecteur sur ce qui a pu arriver au monde extérieur. Malheureusement, j’ai trouvé que le manga se perd complètement par la suite. Plus l’histoire avance, plus elle devient confuse et frustrante. Le mystère qui faisait toute la force du début finit par tourner en rond, et le récit donne souvent l’impression de ne jamais vraiment savoir où il veut aller. On enchaîne des scènes de souffrance, de folie et de désespoir sans que cela apporte grand-chose de nouveau.
L'Ecole emportée
L'École emportée m’a laissé une impression très mitigée. Je comprends son importance historique dans le manga d’horreur, mais la lecture m’a surtout paru étrange et décousue. Le récit donne souvent l’impression de passer brutalement d’une situation à une autre sans réelle logique ni transition naturelle. On enchaîne les événements absurdes, les réactions excessives et les retournements inattendus au point que j’ai eu du mal à m’impliquer émotionnellement dans l’histoire. Les dessins n’aident pas non plus. Je sais que le style est ancien et représentatif de son époque, mais personnellement je l’ai trouvé daté et peu engageant. Les visages déformés, les expressions outrancières et le trait très chargé rendent la lecture parfois pénible plutôt qu’angoissante. Au lieu d’être happé par l’ambiance, j’avais surtout envie de décrocher.
Nausicaä de la vallée du vent
Je n’ai pas aimé Nausicaä de la Vallée du Vent. Malgré sa réputation culte, j’ai trouvé le manga extrêmement pénible à lire. Le principal problème vient des dessins : les planches sont souvent surchargées, confuses, et l’action devient rapidement illisible. Entre les créatures, les machines, les décors détaillés et les mouvements esquissés dans tous les sens, j’avais constamment l’impression de devoir “déchiffrer” les pages plutôt que les lire. Et surtout… que c’est mou. Le récit avance lentement, avec énormément de dialogues explicatifs et de passages contemplatifs qui cassent totalement le rythme. Là où certains verront une œuvre poétique et profonde, j’y ai surtout vu une narration interminable qui peine à captiver. Même les scènes censées être intenses manquent d’impact à cause du découpage confus et du rythme étiré. Je comprends pourquoi le manga est admiré pour son univers et ses thèmes écologiques, mais personnellement, l’expérience de lecture a été laborieuse du début à la fin.
Jehanne la Pucelle
Première page : Jeanne d'Arc se fait brouter par un mouton. On va vivre un grand moment. Je sais que les puristes préfèrent Gillon en NB mais de mon côté je privilégie son oeuvre en couleurs. J'ai donc lu uniquement le tome 1 et non l'intégrale. J'ai trouvé justement que la colorisation était sublime, avec un travail à l'aquarelle remarquable. Je tiens à préciser que la colorimétrie des scans présentés dans la galerie est peu fidèle et ne rend pas justice au dessin original. Quelques planches sont moins élaborées que d'autres. J'en ignore la raison mais ce n'est pas choquant. Le récit reprend la version classique de l'histoire de Jeanne d'Arc, celle que l'on a déjà vu dans d'autres œuvres, je pense au film Jeanne la Pucelle de Pialat. Gillon y ajoute des touches d'érotisme qui s'intègrent bien. Dans les autres qualités à citer, je dirai une recherche historique indéniable et une écriture de haute volée : "L'aube incertaine esquisse les contours des contrevents quand Jehanne se dresse dans le froissement des draps éparpillés". C'est beau ! Un grand cru de Gillon.