Les derniers avis (156 avis)

Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Evita
Evita

Sans atteindre Perramus, L'Eternaute ou Mort Cinder, les dessins ont de la force. Je pourrais d'ailleurs faire la même critique pour le Che. On apprend des choses, on se doute qu'il faudrait mieux connaître le contexte mais joie ! Ces deux œuvres en donnent envie… Même si moins que Perramus, L'Eternaute et Mort Cinder. D'ailleurs, ce sont les œuvres en question qui m'ont fait lire Evita et le Che, on se raccroche à ce qui ressemble aux œuvres aimées. Bref, les deux biographies aux airs d'hagiographie nous offrent un mélange de réalisme et de romantisme. A mon avis, démêler tout ça serait aussi délicat que le vrai et le faux de bien des histoires de Borges ! Bref, je commente Evita vu que j'ai grandement oublié l'autre… On nous montre que Perron et Evita se sont sauvés tout seuls puis l'un par l'autre avec leur peuple, je m'explique. Evita, pauvre, est venue s'essayer à une carrière d'actrice en ville, Peron était dans un gouvernement militaire peu soucieux du peuple. L'étoile des deux a de plus en plus brillé, et cela d'autant plus qu'ils se sont aimés et ont travaillé à donner un filet social pour tous, entre conservatisme et tabula rasa. L'œuvre les présente comme relevant des défis concrets, et ceux qu'ils sortent de leur enfer social les voient comme providence incarnée, surtout Evita qui est plus charismatique. Ces deux destins croisés sont assez séduisants pour contrecarrer le fait que sans bulle et avec un texte assez dense, il y ait peu d'aération, humour, esthétique ou que sais-je encore ? Le lecteur est en apnée mais en principe empathique et on n'a pas à découvrir des réalités plus méconnues comme, je ne sais pas, voyons ? Comment on a créé des réserves naturelles en expulsant les peuples qui y vivaient, bien trop en harmonie avec la nature pour qu'on ne vienne pas la leur voler.

12/03/2026 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
Couverture de la série Les Enfants de Chatom
Les Enfants de Chatom

Bienvenue à Chatom, petit village de l'Alabama en 1920. On y découvre une bourgade paisible où il fait bon vivre, tout le monde connait tout le monde et les enfants jouent dehors. Deux évènements vont perturber la tranquillité ambiante à l'approche de l'hiver. Le premier plutôt habituel : le vieux Stumpy, l'ermite local, se retire dans ca cabane pour hiberner. Cela intrigue au plus haut point les petits détectives en culottes courtes locaux qui aimeraient bien arriver à expliquer ce que fait le bonhomme tout l'hiver. Et pourquoi il ne sors pas de sa maison pendant plusieurs mois. Le second totalement inhabituel arrive en pleine nuit, lorsqu'un bébé est déposé sur le pas de la porte de l'institutrice du village. C'est deux péripéties amorcent le récit. On suit pendant 100 pages un gentil conte plein de bienveillance et de bonne humeur. Le village se prend d'affection pour le bébé. Bien sur une petite menace en lien avec le passé de l'enfant plane au dessus de nos héros. Nous découvrirons progressivement l'histoire de ce jeune garçon. Histoire faite de mésaventures qui augmentent l'affection qu'à le village lui porte. Tout cela s'accompagne évidement du mystère qui règne autour du vieux Stumpy qui semble avoir disparu de chez lui. Et cela intrigue d'autant plus les enfants. Evidement le lien va se faire entre tout cela et même si ça manque un peu de surprise ça fonctionne très bien. C'est à la fois gentillet et pleins de bons sentiment, mais voilà c'est attendrissant dans l'ensemble. On est sur un récit tout public. Le style de dessin corrobore d'ailleurs très bien ce ressenti tant le trait est mignon et les enfants ont des bonnes bouilles avec leur grands yeux.

12/03/2026 (modifier)
Couverture de la série La Louve boréale
La Louve boréale

Un récit relativement classique pour la partie « aventure » qui domine, dans le grand nord américain, au milieu de chercheurs d’or. Quelques aspects dévient toutefois un peu cette trajectoire « rectiligne », et font office d’originalité. D’abord le dessin de Nuria Tamarit, au graphisme particulier, mais très reconnaissable (pour les personnages surtout). Ensuite, parce que l’auteure – comme dans l’album Géante - Histoire de celle qui parcourut le monde à la recherche de la liberté avec lequel je l’avais découverte – met en avant des personnages féminins forts, dans un monde masculin, des femmes qui s’entraident pour « s’en sortir », face à une nature et quelques hommes (le chef des chercheurs d’or en premier) très violents. Enfin, au milieu d’un récit assez classique donc, des aspects plus étranges, presque naïfs, parfois fantastiques, aux airs de conte (la louve géante en particulier). Et des passages, sortes de flash-backs difficiles à situer (dans le temps et l’espace). Au final, un album qui se laisse lire, qui ne m’a pas forcément enthousiasmé (le rythme est lent et le récit manque d’aspérités), mais qui convenir à un lectorat assez large (c’est presque tout public).

12/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Cargo - Pavillon Barbare
Cargo - Pavillon Barbare

Un album étrange, relativement hétéroclite et étonnant. Les auteurs sont apparemment d’anciens marins de la marine marchande, et ça permet de donner pas mal de réalisme à certains aspects – en particulier termes techniques, mais aussi le personnage même du « pilote », hélitreuillé sur le navire pour le prendre en mains le temps du passage de la Manche. J’ai d’ailleurs un temps cru lire une sorte de documentaire plus ou moins romancé sur la marine marchande. Mais, rapidement, on s’en écarte, cela vire à l’aventure, mais une aventure où tout part dans tous les sens. L’aventure proprement dite est traversée de scènes et de quelques dialogues à prétention humoristique, et la narration multiplie les flash-backs, pour nous permettre de comprendre qui est qui (dans une suite de révélations surprenantes faisant tomber les masques), et quelle est la situation. Car, c’est le moins que l’on puisse dire, c’est un peu foutraque, et souvent improbable, tant le scénario accumule – trop à mon avis – les couleuvres à avaler. Bon, ça reste quand même lisible, rythmé. Mais ce scénario improbable peine ensuite à tenir sur la longueur et le côté vaguement déjanté s’étiole un peu, on sourit moins, on est moins surpris. A emprunter à l’occasion. Note réelle 2,5/5.

12/03/2026 (modifier)
Par Alix
Note: 2/5
Couverture de la série Fluffy
Fluffy

Ouais, pas mieux que Ro. Cet album est original au possible, avec un décalage assez comique entre les situations réalistes et cette relation loufoque et ambiguë entre Fluffy et son papa. Mais voilà, l’histoire est banale et molle, et surtout le protagoniste est peu attachant, voire agaçant, ce qui n’aide pas les choses. Et ce n’est pas le dessin minimaliste qui va enthousiasmer les foules. Bref, un album original et mignon, à lire en bibliothèque si l’occasion se présente et que vous n’avez rien d’autres à lire. Je doute en garder un souvenir impérissable.

12/03/2026 (modifier)
Par Fastsnake
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Renaissance (Dargaud)
Renaissance (Dargaud)

Je me suis lancé dans cette série de science-fiction (achevée en 6 tomes) sans trop savoir à quoi m'attendre, si ce n'est qu'elle bénéficiait d'une solide réputation. Voici mon verdict sur cette saga qui, malgré un démarrage visuel un peu laborieux pour moi, a fini par totalement me convaincre.Je me suis lancé dans cette série de science-fiction (achevée en 6 tomes) sans trop savoir à quoi m'attendre, si ce n'est qu'elle bénéficiait d'une solide réputation. Voici mon verdict sur cette saga qui, malgré un démarrage visuel un peu laborieux, a fini par totalement me convaincre. Un premier contact visuel contrasté Je vais être honnête : au début, les dessins m'ont freiné. Bien qu'ils soient très appréciés, je suis resté hermétique au traitement des visages. Que ce soit pour les humains ou les extraterrestres, j'ai trouvé les expressions un peu "grossières", au sens de surjouées. Ce côté très théâtral, presque caricatural dans les émotions, me semblait parfois à la limite du risible. Pourtant, j'ai persisté au-delà du premier tome, et je ne le regrette pas. Si les visages m'ont laissé de marbre, j'ai été bluffé par la magnificence des décors et la science des couleurs. Les panoramas des autres mondes sont grandioses et les designs globaux des races aliens sont particulièrement inspirés. Un pitch qui renverse les codes Ce qui m'a poussé à continuer, c'est la force du concept. On est loin du schéma habituel de l'invasion belliqueuse. Ici, une sorte d'ONU galactique décide d'intervenir sur Terre non pas pour conquérir, mais pour "sauver" une humanité à l'agonie. Ce parallèle avec les missions des Casques Bleus est passionnant : - Les Terriens subissent une intervention qu'ils n'ont pas demandée. - Les "envahisseurs" se présentent comme des pacificateurs venus assurer la pérennité d'un peuple frère. - C'est un traitement géopolitique (ou plutôt exopolitique, en l'occurrence) que j'ai trouvé d'une rare fraîcheur. Une fresque politique complexe? L'histoire évite soigneusement le manichéisme. On y retrouve des dynamiques sociales très bien écrites : - Côté humain : La fracture entre ceux qui rejettent l'étranger par pur racisme et ceux qui collaborent, soit par conviction idéologique, soit par opportunisme crasse. - Côté alien : Les dissensions internes au Conseil. Entre les isolationnistes, les idéalistes convaincus par leur mission civilisatrice, ceux qui aiment sincèrement l'humanité et ceux qui ne voient là qu'une occasion de piller des ressources, le jeu politique est complexe et crédible. Verdict : Une saga qui va à l'essentiel En 6 tomes, le récit est parfaitement calibré: suffisamment développé mais pas assez pour s'étirer inutilement. L'intrigue avance sans longueurs inutiles, même si la fin pourra en laisser certains sur leur faim (littéralement). Heureusement, le préquel déjà en cours de parution. L'Apogée, promet d'approfondir cet univers pour ceux qui, comme moi, ont fini par mordre à l'hameçon, et les critiques semblent indiquer que le niveau est au moins aussi bon (si ce n'est encore plus élevé).

12/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Wooly
Wooly

Wooly est un jeune mouton dont le grand-père voit d'un très mauvais œil l'arrivée de son nouveau voisin, un vieux loup comme ceux qu'il a combattus autrefois lors de l'antique "guerre des moutons". Les deux anciens ennemis rallument aussitôt les hostilités, multipliant les machines bricolées et les attaques plus ou moins absurdes, jusqu'à ce qu'un chien de berger particulièrement autoritaire vienne encore compliquer la situation. Graphiquement, l'album n'est pas désagréable. Le trait des personnages animaliers m'a rappelé celui un peu "strip comics" de Dav dans Les Garnimos, avec des expressions cartoonesques, parfois un peu brutes mais efficaces. Les décors et leurs couleurs m'ont quant à eux évoqué ceux que l'on peut voir dans les albums de Lewis Trondheim colorisés par Brigitte Findakly, avec des ambiances rondes et lisibles, et des couleurs chaudes qui fonctionnent bien dans un registre jeunesse. En revanche, l'histoire ne m'a pas enthousiasmé. Elle donne l'impression d'avancer de manière assez bancale, avec un rythme irrégulier et une mise en scène qui m'a paru un peu immature. L'humour, pourtant très présent, m'a semblé assez enfantin et ne m'a pas vraiment fait sourire. Surtout, le scénario donne souvent l'impression d'être improvisé au fil des pages. Des idées ou des péripéties apparaissent puis disparaissent rapidement, certaines situations prennent la forme de digressions qui ne mènent nulle part, et l'ensemble manque de direction. Malgré une galerie de personnages assez fournie et quelques situations volontairement loufoques, je ne me suis attaché à aucun d'entre eux. L'album n'est pas foncièrement désagréable et pourrait sans doute plaire à un jeune public grâce à son dessin sympathique, même s'il est un peu trop bavard pour les moins de 10 ans. Mais le récit peine à vraiment enthousiasmer, avec l'impression d'une histoire qui part dans plusieurs directions sans parvenir à trouver la bonne. Note : 2,5/5

12/03/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Les Canots de Satan
Les Canots de Satan

Deuxième one-shot de ce duo que je lis et deuxième fois que je me suis ennuyé fermement. Encore une fois on prend une histoire tirée du folklore québécois et on se met à déconner dessus en faisant n'importe quoi. L'idée de départ est pourtant pas trop mal: dans la légende de la chasse galerie, un groupe de bûcherons revient dans son village natal pour le réveillon en utilisant un canot qui vole dans le ciel, après qu'ils aient fait un pacte avec Satan. Alors on montre ce qui se produit si tout le monde faisait la même chose et voir des canots dans le ciel est devenu un truc complètement banal. Sauf que voilà l'humour ne m'a pas du tout fait rire et j'ai vite trouvé ça lourd. Je ne suis jamais rentré dans le délire des auteurs et j'ai trouvé le temps long. Après une centaine de pages, j'ai fini par feuilleter vaguement l'album. Comme on n’explique jamais la légende originale, je me demande si un lecteur européen va comprendre quelque chose. Le dessin semble inspiré par l'underground américain. Je ne suis pas un grand fan de ce style, mais au moins c'est lisible.

11/03/2026 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5
Couverture de la série Les Frustrés
Les Frustrés

Je suis retombée sur ces albums souples dans une broquante et j'ai eu envie de les lire alors que quand ils traînaient sur le canapé de mes parents (début des années 80), je n'en voyais pas l'intérêt. Je comprends que cela ne soulève pas l'enthousiasme : ça nous met le nez dans le caca, on sent les doigts rentrer dans notre nuque : ce n'est pas drôle parce qu'il n'y a pas de bouc émissaire extérieur sur qui taper : tous les personnages adultes sont ridicules, snobs, et le patriarchat des années 70 est extrêmement bien décrit. De droite, de gauche, hommes, femmes, intellos, populaires, tous et toutes ( nous) se font rouler dans la farine de leurs a priori sociaux crétins. Contrairement à beaucoup d'autres aviseurs, je trouve que ça n'a pas pris une ride : Retaillau et Rousseau, sont dans le bateau de Bretecher. Ce n'est pas drôle, c'est peut-être ça qu'on appelle grinçant : on sent le dégoût que l'autrice éprouve pour la bienpensance qui l'environne... Et non je ne suis pas très d'accord avec le nouveau chapeau de BDtheque : pas de la tendresse, de l'agacement froid. Bravo à elle en tout cas pour avoir été presque la seule femme de la BD sociale française, pendant des années, sans que ça ne fasse rien bouger... pas assez drôle, trop proche de la réalité, trop woke ( éveillée ) en somme. Et non ce ne sont pas des histoires de gonzesses, "frustrés" est au masculin pluriel, soit le neutre de la langue française à son époque.

24/08/2025 (MAJ le 11/03/2026) (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série La Vision de Bacchus
La Vision de Bacchus

Thématique : l'art, c'est bien, mais le dessin, pas au niveau, si on veut du digne de parler peinture, je signale Black Dog, les rêves de Paul Nash. Et de plus, les protagonistes ne m'ont pas intéressé plus que ça, je lisais pour dissiper l'ennui et en espérant une vision de Bacchus. Le dieu du vin. Comme j'aime les mythes… et le vin. A propos de vin, je ne saurais trop recommander Les gouttes du Dieu, série que je garde chez moi. Bref, les visions de Bacchus peuvent se laisser lire, mais si on a le choix, je suggère de préférer mes suggestions !

11/03/2026 (modifier)