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Les derniers avis (233 avis)

Par Seube
Note: 4/5
Couverture de la série Juan Solo
Juan Solo

Voilà une histoire de Jodorowsky qui va beaucoup me marquer. C’est une très grande réussite, un vrai plaisir à lire, et malgré une insatisfaction aigue à un moment charnière, j’ai malgré tout dévoré la suite sans hésitation. Riche et profonde, sordide et violente, cette histoire suffit à me réconcilier avec cet auteur un peu fou. A la lecture du 1er tome, je suis emballé comme un dingue. L’histoire ne paraît pas vraiment originale en soi, un mec abandonné à la naissance qui grandit dans la misère et finit par être « fils de flingue », protecteur d’un haut politicien véreux dans un Mexique où l’autoritarisme et l’insécurité règnent. Oui, sauf que Jodorowsky a eu l’intelligence de démarrer l’histoire par la fin…et ça change tout ! Comment ce garde du corps en est donc venu à se retrouver dans une situation aussi extrême ? Eh bien c’est ce que l’auteur nous propose de découvrir… Ce qui est bon de remarquer aussi, c’est l’ambiance. Elle résulte d’une écriture et d’un dessin qui s’unissent parfaitement pour dégager quelque chose d’assez violent, sombre et dégueulasse. Il y a des mises en scène absolument incroyable, où l’on découvre des personnages (ou un scénariste, à vous de choisir) assez tarés, mais qui gardent une certaine maîtrise, un sang-froid. Contrairement à l’Incal (je trouve). Le tome 3 sera celui qui m’aura le moins plu, parce-que si les choses continuaient à partir en vrille tout en contrôle, ce revirement de situation a du mal à passer au moment où il tombe. Ce complexe d’Œdipe est, je cite, un « hasard extraordinaire ». Ca c’est clair, y’a pas d’autre mot... Dommage que cette transition manque de tact. Mais tout n’est pas à jeter non plus, loin de là... Je ne blâmerai pas plus que ça, tant le nouveau sens donné à la série tient ses promesses et parvient à nous faire presque oublier ce moment arrivé comme un cheveu sur la soupe. L’ensemble est une belle montée en puissance et Jodorowsky prouve qu’il sait écrire un épilogue superbe, où la décadence d’un homme se confronte avec l’élévation de son âme. Quand au dessin, je n’ai pas grand-chose à dire dessus, il est top. Laure est un personnage très intéressant et une femme franchement irrésistible. Notre personnage principal et tous les gardes du corps ont des sacrés tronches, les décors mexicains nous plongent bien dans ce monde de merde, que l’on se trouve en ville ou dans les canyons. Un peu dubitatif au niveau de la couleur, peut-être que j’aurais préféré autre chose mais l’ambiance sordide et miséreuse reste superbement interprétée par Bess. A ce jour je n’ai lu que L’incal de Jodorowsky, et je préfère Juan Solo. Il se dégage quelque chose, là encore, d’assez taré, mais cette fois-ci l’auteur ne s’éparpille pas trop. Et si le revirement de situation est un peu trop tiré par les cheveux dans le tome 3, l’évolution psychologique de Juan Solo et sa fin sont deux points essentiels qui me poussent clairement à vous proposer de lire cette BD. Au-delà d’être meilleur à mon goût, Juan Solo me paraît surtout plus accessible que l’Incal. A parcourir et posséder si le cœur vous en dit !

14/05/2021 (modifier)
Par kanibal
Note: 1/5
Couverture de la série Horseback 1861
Horseback 1861

Je pense être un lecteur plutôt facile, mettre une étoile à une BD, surtout un Western mon genre N°1, que s'est-il passé ??? Rien ne m'a plu dans ce titre son scénario. Cette espèce de troupe improbable ! Il y a un des protagonistes qui se balade avec une hyène sortie je ne sais où. Même le contexte politique m'a paru superflu : Mort de Abraham Lincoln en 1860, etc.. Le dessin, les couleurs, la mise en scène, rien n'était a mon goût dans ce titre. Je ne vais pas épiloguer : pour moi cet album est un "Non !" catégorique.

13/05/2021 (modifier)
Couverture de la série Le Jardin de Rose
Le Jardin de Rose

C’est gentil, plein de bons sentiments mais quand même quelque peu mou du genou… Le Jardin de Rose est un roman graphique pur jus dans lequel nous allons suivre la renaissance d’une quinquagénaire – et non, perdu ! elle ne s’appelle pas Rose – grâce à sa redécouverte du jardinage via un jardin partagé. Le récit est très prévisible avec cette femme qui a perdu ses illusions, que son mari rabaisse sans même s’en rendre compte et qui, grâce à un concours de circonstance va finir par trouver un espace de liberté dans lequel elle va pouvoir s’ouvrir aux autres. Je regrette qu’avec une thématique pareille, le récit se limite au seul destin de l’héroïne, sans même s’attarder un peu sur le mode de fonctionnement de ce type d’espace partagé (et de partage), sans même donner l’un ou l’autre truc ou astuce de jardinage. Non, là, on se limite vraiment à la renaissance de Françoise grâce à cet espace libre qui la sort de son morne quotidien. Sinon, d’un point de vue technique, il n’y a rien à dire : le dessin convient bien au sujet, les personnages sont bien typés, la mise en page est agréable et très aérée. C’est bien fait… mais ça ne m’a pas passionné. Bof, donc…

13/05/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5
Couverture de la série Sur un air de Fado
Sur un air de Fado

Un peu de déception à la lecture de cet album dont j'attendais beaucoup... trop sans doute ! Points positifs : on retrouve Lisbonne, ses rues, ses quartiers, son tram et on y est vraiment. Le dessin est beau, et les couleurs restituent bien l'abiance de la capitale portugaise. Point un peu négatif mais pas trop quand même : le scénario que j'ai juste trouvé bien, poétique, attachant mais, personnellement, il me manque quelque chose. J'ai nettement préféré Pereira Pretend. J'ai du mal à évaluer cet album et au bénéfice de mon hésitation, je mets 4.

13/05/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série L'Espion de César
L'Espion de César

Voilà bien longtemps qu'une BD historique ne m'avait pas fait si bonne impression ! Le dessin de Fafner n'y est pas pour rien et c'est un réel plaisir de découvrir le talent de cet auteur qui rend merveilleusement grâce au scénario que lui a concocté Jean-Pierre Pécau. Les découpages et les cadrages sont biens pensés, sont trait est aussi affirmé que son personnage principal et la mise en couleur un peu froide est de toute beauté tout en sachant composer avec des contrastes bien pensés. Ça part plutôt très très bien de ce côté là, on pourra juste noter que tous ses personnages principaux ont quand même de sacrés corps d'athlètes pour les hommes et de déesses pour les femmes. Lorsque Coax, notre personnage principal, mercenaire et pirate de profession, très investi dans son travail, enlève un noble romain pour demander une forte rançon, il est loin de se douter qu'ils se retrouveront rapidement, comme il lui en a pourtant fait la promesse à sa libération. Ce jeune romain ambitieux n'est autre que César, et César tient toujours ses promesses... César joue finement pour éviter la mort de Coax aux arènes et ainsi pouvoir racheter ce nouvel esclave prometteur ; les rôles ont changé ! Et c'est en s'achetant la vengeance de Coax que César s'entoure d'un atout de poids pour mener à bien ses stratégies de conquêtes... Duels et batailles rangées vont alors s'enchaîner pour satisfaire d'un côté une soif de vengeance et de l'autre celle de conquête en nous proposant des planches assez folles de toute beauté ! C'est beau, ça gicle, l'histoire est prenante : voilà donc un très bon début de série qui je l'espère saura garder cet équilibre trouvé entre histoire et aventure, servies par un dessin des plus efficaces. Je recommande chaudement ! *** Tome 2 *** Après un premier tome tonitruant et impressionnant, j'étais pressé de retrouver Coax, notre montagne gauloise au service de César. Après avoir permis à Coax d'assouvir sa vengeance, César a de nouveau besoin de ses services pour démeler les intrigues qui l'entourent et affament Rome. Tout est forcément question de pouvoir et de trahisons, mais si de nouveaux protagonistes important s'imposent en filigrane, d'autres figures connues du premier album tissent aussi leur toile à des fins personnelles... Croax est toujours aussi prompt à se mettre dans des situations périlleuses qu'à les régler à coup de masse d'arme ou de glaive, et le bougre excelle plutôt dans ce domaine. Ce second opus fait donc office de transition et plante e décor d'une intrigue de grande envergure entre Rome et l'Egypte. Le graphisme de Fafner est toujours aussi grandiose et sa colorisation particulière jouant beaucoup sur les contrastes donne à ses planches une singularité remarquable. J'ai juste trouvé certaines de ses cases en dessous de l'ensemble sans trop comprendre pourquoi. Certains visages donnent l'impression d'avoir été surligné au noir, ou je ne sais quoi... J'ai également beaucoup apprécié le rôle des personnages secondaires et le soin qui leur est porté ; mention spéciale au légionnaire Titus qui joue les intermédiaires entre Coax et César ; j'adodre leur relation compliquée. J'attends donc maintenant la suite avec impatience, car là, on reste sur notre fin, comme coupé en plein élan...

25/09/2020 (MAJ le 13/05/2021) (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
Couverture de la série Marshal Bass
Marshal Bass

Le western n'étant pas spécialement mon genre de prédilection, j'étais quand même curieux de voir ce que cette nouvelle série du genre allait nous proposer, surtout avec comme personnage principal un marshal noir. Ce sont avant tout les très belles couvertures chaleureuses et mystérieuses de la série qui m'ont motivé. Ma déception n'en fut que plus grande en ouvrant les albums. Le dessin d'Igor Kordey et surtout la colorisation de Nikola Vitkovic sont loin d'être ce que j'affectionne le plus, surtout quand on les compare avec les couvertures. Passé cette première déconvenue, j'ai attaqué ma lecture en misant davantage sur le scénario que sur le dessin. Là, si l'histoire est bonne pour le premier tome, ça manque quand même cruellement de crédibilité sur des points majeurs. Tout d'abord le fait que ce Marshall Bass soit noir a du mal à se concevoir à cette époque. Quant au fait que le chef de la bande de voleurs noirs qu'il traque soit menée par un blanc passe encore moins... J'ai déjà plus accroché avec le second tome qui nous raconte sa rencontre avec une famille de dégénérés. Les personnages sont plus poussés et intéressants, même dans les rôles secondaires. Un bon moment de lecture et de divertissement, et même si c'est loin d'être ce que je recherche et ce que j'apprécie, je commence à m'y faire au western, mine de rien :) *** Tome 6 *** Avec ce sixième tome, qui peut très bien se lire indépendamment, Darko Macan nous propose un scénario original qui va plonger notre Bass dans une merde profonde... L'album s'ouvre sur la découverte de la bande de truands "Los Lobos" qui va rapidement "s'inviter" dans l'hacienda où l'ancienne femme de Bass a refait sa vie. L'album va alors donner lieu à un huis-clos tendu entre cette bande de psychopathes, la femme de Bass et ses enfants et la famille de Don Heradio avec qui elle s'est installée. Restait à Bass à entrer en jeu, ce qu'il va faire en se jetant dans la gueule du loup... Voilà un scénario de western prenant, magnifiquement illustré par Igor Kordey, dont j'apprécie finalement de plus en plus le trait si particulier. Certaines de ses planches (les doubles pages surtout) sont scotchantes ! Ça fourmille de détails et les personnages sont toujours d'une grande expressivité. Ces jeux de regards dans cet album ! Ajoutez à cela une lumière merveilleusement gérée dans la colorisation (merci d'avoir changé de coloriste) : on en prend plein les mirettes ! Bref, un très bon 6e tome qui continue de me réconcilier avec le western !

25/10/2018 (MAJ le 13/05/2021) (modifier)
Couverture de la série Gato Montés
Gato Montés

Ah "Gato Montès", je me souviens très bien de cette Bd que j'avais lue il y a assez longtemps, probablement dans les années 90, et ça ne m'avait pas laissé indifférent, alors je vais essayer de faire cet avis de mémoire en rassemblant mes souvenirs. J'ai su à l'époque où c'est paru en album chez Dargaud en 1991, que Walter Fahrer avait eu vent d'une page d'histoire peu connue de son pays lors d'un retour en Argentine, c'est là qu'il conçut cette Bd en 1974 qu'il a ensuite continuée dès son retour en France, seul sans scénariste, c'est pourquoi c'est sa grande oeuvre et que pour lui c'est une Bd importante parce qu'elle évoque son pays d'origine qu'il avait quitté au début des années 70 pour l'Europe. On sait qu'il fut accueilli par Greg au journal Tintin qui lui concocta Cobalt, puis ce fut Moliterni qui lui concocta Harry Chase. J'aime assez la vision de ce "western argentin" même si ce n'est pas un western géographiquement et historiquement, il s'agit d'une bande d'aventure mais qu'on peut aussi classer plus sûrement en historique car Fahrer décrit parfaitement la pampa argentine qu'il a bien connue dans sa jeunesse, il a grandi au milieu des gauchos en s'imprégnant de leur mode de vie, et l'action est située précisément au moment où les colons blancs chassent les populations autochtones, on se retrouve donc dans une situation à peu près similaire à ce qui se passait aux Etats-Unis quand les Blancs ont chassé les Indiens. Il est donc intéressant de montrer une opposition entre Blancs et Indiens sur un sol autre que celui du Far West, c'est un aspect historique intéressant sur l'Argentine. "Gato Montès" est une saga bien élaborée, constituée d'aventures pleines de péripéties et de rebondissements, qui entrainera même le héros en Corse, autre petite originalité de cette bande. La progression dramatique est plutôt bien dosée, et l'exotisme façon XIXème fonctionne bien. Le seul petit défaut est que le héros n'a pas trop de personnalité, Fahrer aurait pu le travailler un peu plus, on a l'impression qu'il subit un peu les événements, ce qui explique peut-être la raison pour laquelle cette saga soit passée si inaperçue à sa sortie, en plus elle n'a pas bénéficié d'une prépublication dans un journal de BD, ça n'a pas aidé ; dommage, elle aurait pu paraitre dans Vécu. Il est donc temps de la redécouvrir, ne serait-ce que pour le dessin de Fahrer qui est très différent de Cobalt ou de Harry Chase, je le trouve incroyablement maîtrisé, peaufiné et enjolivé, oscillant entre les styles de Giraud et de Hermann. Une bd intéressante.

13/05/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
Couverture de la série Dreams Factory
Dreams Factory

La collection Métamorphose nous propose une nouvelle fois une album très esthétique qui fait plaisir à tenir en main. Plus tourné vers le "tout public", celui-ci pourra autant ravir les plus jeunes que les adultes. Dans ce Londres fantasmé de la fin XIXe nous retrouvons une société industrielle exploitant les pauvres gens et surtout les enfants. Indira, une jeune fille qui travaille pour la Dreams Factory, essaye tant bien que mal de ramener un peu d'argent pour faire survivre son jeune frère Eliott et son père en descendant à la mine. Mais elle semble atteinte par la silicose, maladie pulmonaire répandue dans ce genre de travail. Malgré cela elle fait tout ce qu'elle peut pour continuer à faire survivre sa famille jusqu'au jour où son frère disparait un peu avant Noël... Elle part donc à sa recherche ; tout semble la conduire vers Cathleen Sachs, la patronne de la Dreams Factory. C'est donc dans cette usine qu'elle va mener sa recherche au mépris du danger pour retrouver Eliott... Ce premier tome très inspiré de la littérature anglaise de la fin XIXe et des contes classiques commence plutôt bien et son graphisme très "animé" pourrait même nous rapprocher d'un Miyazaki de par sa facture. Entre les personnages et le parti pris du dessin, on a même parfois l'impression que cette BD est une adaptation de dessin animé. On part d'une réalité douloureuse qui bascule doucement vers le fantastique de façon intéressante qui ménage tout son suspense. Ce premier tome est en tout cas vite avalé "malgré" ses 58 pages et il ne nous reste plus qu'à attendre une suite qui je l'espère sera tout aussi prenante. Cet album "tout public" (ce qui est loin d'être le cas dans cette collection) annonce une série qui ferait un merveilleux conte de noël, reste à savoir ce que sa suite nous réserve. (3/5 en attendant de voir ce que la suite nous donnera) *** tome 2 *** Après un premier tome qui m'avait enthousiasmé, c'est avec curiosité et intérêt que j'attendais ce deuxième opus conclusif. Malheureusement, c'est un peu déçu que je ressors de cette lecture. Le scénario global est bien pensé et l'esthétisme du graphisme toujours au rendez-vous, c'est davantage la faute à une narration graphique brouillonne, surtout dans la seconde moitié de l'album. Les scènes d'actions sont confuses et on peine à suivre qui fait quoi. Pour le coup je m'interroge en tant qu'adulte à ce que vont comprendre des jeunes lecteurs... C'est à se demander si un troisième tome n'aurait pas été nécessaire pour rendre plus intelligible cette deuxième partie d'album qui impose un rythme soutenu au détriment de sa compréhension. Dommage, car le scénario avait pourtant un gros potentiel et le graphisme de Suheb Zako pose de magnifiques ambiances ; je passe ma note à 2.5/5.

09/10/2018 (MAJ le 13/05/2021) (modifier)
Par Ubrald
Note: 3/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Curtiss Hill
Curtiss Hill

Un bon 3.4 Sympathique bd animalière bien construite, légère à lire, avec un côté très vintage années 30, dans un contexte mêlant compétition automobile entre 2 pilotes que tout oppose, corruption politique et montée du fascisme. Plusieurs personnages bien campés, chacun ayant sa psychologie, sa personnalité, son histoire personnelle. Les bons et les méchants ne sont pas forcément ceux auxquels on pense de prime abord. J’ai bien aimé le crayonné « dessin animé » rappelant un peu les premiers Walt Disney et comme les couleurs sont douces ainsi que dans une palette de beige restreinte, ça ne fait pas dessin animé plein de couleurs sur papier glacé justement, c’est bien vu, ça colle avec l’ambiance sociale sombre du récit. J’ai aussi bien apprécié la chute de l’histoire.

13/05/2021 (modifier)
Par Ubrald
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Solo (Delcourt)
Solo (Delcourt)

Après lecture des 4 premiers tomes. Le style narratif de l’auteur arrive à faire passer des émotions sur la famille, le couple, l’amour, la fratrie, la communauté, la solitude, l’asservissement, la cruauté, la perte d’êtres chers, la transmission, la nécessité d’apprendre à se battre dans un monde hostile, la souffrance, la tristesse, la mort etc. Cette série est étonnante, parce que très prosaïque, bien écrite, même philosophique par moment pour une histoire à finalement 95% d’actions et de bastons. Il s’agit de survivre dans monde apocalyptique rempli de prédateurs, hommes, animaux & monstres mutants ou génétiquement modifiés, qui essaient tous de se bouffer les uns les autres vu que les humains ont détruit la planète et qu’il n’y a plus de nourriture naturelle disponible. C’est un univers qui m’a rappelé Mad Max mais en version animalière. Les héros Solo (3 premiers tomes) et surtout Legatus (tome 4) très messianique, de par leur état d’esprit et leur comportement me font penser à des guerriers obéissant au code du bushido, un peu comme des maîtres en arts martiaux. Dans sa première partie de vie, le parcours initiatique de Solo a des similitudes sympathiques avec celui de Conan le Cimmérien. Le tome 4 Legatus a parfaitement renouvelé la série tout en conservant l'héritage du premier tryptique Solo. J’aime bien le dessin leste, dynamique, tout en rondeur et les camaïeux de beige et gris. Bref, agréablement surpris, je pensais que ce n’était qu’un comics de baston, au final c’est plus que ça et c’est plaisant à lire, les pages se tournent facilement, du coup même si ma note est plutôt 3.7, j’ai vraiment envie de lui mettre 4. J’ai hâte de lire le tome 5.

13/05/2021 (modifier)