Les derniers avis (270 avis)

Couverture de la série Non, Non, Non
Non, Non, Non

Raaaah, je ne peux pas commencer mon avis par "Non, non, non", Doña Hermine l'a déjà fait ! Je ne peux pas non plus commencer en m'en plaignant car Alix l'a déjà fait aussi ! Dans quel monde vit-on ?! Bon, blague à part, je n'ai pas pu rentrer dans l'album. Il n'est pas mauvais, simplement… vide. Creux ? En tout cas il m'a semblé incomplet. L'histoire est simple, on suit un personnage, de son enfance jusqu'à sa mort, et nous observons passivement l'enchaînement de déboires qu'il subit puisque chacune de ses tentative de nier, de refuser ou bien de rejeter les impositions des autres se solderont continuellement par des échecs. Le postulat n'est pas mauvais mais n'évolue pas. Oui, le récit se doit d'être court, mais il ne se doit pas pour autant d'être mou ou ennuyant. Le rythme ne varie jamais, on se contente d'enchaîner les anecdotes dans l'ordre chronologique et rien n'évolue vraiment. Il dit non, on l'ignore ou le frappe (ou les deux) et on continue. Je me dit qu'avec un tel postulat et la contrainte du nombre de pages propre à la collection il est difficile de proposer plus complexe, mais il n'empêche que le résultat m'a ennuyé. Pas affligeant non plus, on va dire que je lui donne 1,5.

22/08/2025 (modifier)
Couverture de la série Emmanuelle's last flight
Emmanuelle's last flight

Bon… Que dire ? Très clairement cet album ne m'était pas destiné. C'est l'histoire d'un homme aimant beaucoup les nymphettes (je le cite), les plaisirs charnels et s'écouter parler, mais il est surtout question d'Emmanuelle, une ancienne de ses conquêtes qu'il se doit d'aujourd'hui relâcher car, l'âge et le temps étant ce qu'ils sont, la pauvre Emmanuelle n'est plus aussi sensuelle qu'autrefois. Bon, la vision de la valeur féminine intrinsèquement liée à la beauté et surtout la désirabilité que les individus procurent auprès des autres, valeur qui se perdrait alors soi-disant avec le temps, ça me débecte. On peut mettre tout le beau tralala que l'on veut autour, se pignoler cérébralement avec toutes les excuses et tous les bons mots que l'on veut, réduire les femmes à des jolis petits bouts de chair que l'on peut jeter dès lors qu'elles ne nous intéressent plus je trouve ça immonde, petit, la preuve d'une belle connerie. Peut-être l'album cherchait-il en fait à revaloriser le rôle de cette femme, à nous montrer son désarroi et son impuissance face au discours faussement mielleux du vieux libidineux qui la relâche dans la nature comme l'on abandonnerait le chien sur une aire d'autoroute ? Je ne sais pas. En tout cas ce n'est pas clair. Je n'ai ressenti aucune attache pour cette Emmanuelle, quand bien même la narration aurait voulu me la montrer souffrir de cette situation cela n'aurait pas marcher car au final toute cette histoire tourne autour du vieux con phallocrate qui parle de ses aventures charnelles comme de trophées de chasse. Il pourrait s'agir d'une dénonciation du discours tenu par cet homme ou bien au contraire d'un récit se voulant sérieusement "émoustillant et humain" (beurk), mais quoi qu'il en soit j'en ressors dégoûtée par le discours tenu, la forme faussement poétique pour dissimuler les propos m'a vraiment gênée jusqu'au bout. Je n'ai pas lu le roman érotique Emmanuelle, peut-être que le secret de cet album se cachait dans la comparaison entre les deux œuvres ? Peut-être les deux personnages se partageant un nom signifie quelque chose, peut-être que j'extrapole. Je ne sais pas. En tout cas, résultat, je n'ai pas apprécié ma lecture. Je ne lui donne 1,5 et n'arrondis à 2 que parce que je lui donne le bénéfice du doute quant aux intentions derrière l’œuvre.

22/08/2025 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Racaille de bibliothèque
Racaille de bibliothèque

Je suis à peu près d'accord avec Mac Arthur. Ce manga fait partie d'une catégorie de manga où l'auteur veut qu'on apprenne des choses en s'amusant. Ici, le sujet c'est la bibliothèque et comment elle fonctionne. On a donc un personnage principal qui n'y connait rien, mais qui va apprendre le fonctionnement d'une bibliothèque, des gags pour détendre l'atmosphère et il y aussi un peu de drame pour donner de l'épaisseur aux personnages. Le problème est que les gags ne sont pas drôles et j'en avais rien à foutre des problèmes des personnages surtout lorsqu'il s'agissait de persos qu'on avait jamais vus avant et dont le problème a très peu à voir avec la bibliothèque. Désolé, moi je voulais découvrir le monde de la bibliothèque, mais avoir une lycéenne triste parce que sa mère ne ramasse jamais rien et ça pue les ordures à la maison. Au final, j'ai pas appris grand chose sur le monde de la bibliothèque et je me suis tellement ennuyé que j'ai fini par feuiller les pages du tome 2. Dommage parce que j'aime bien la bibliothèque et le dessin est d'un niveau correct.

21/08/2025 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Jigorô - Recueil d'histoires courtes
Jigorô - Recueil d'histoires courtes

Jigoro est le grand-père de Yawara, une autre série phare de Naoki Urasawa sur le judo dessinée dans les années 1990 - et qui n'est pas encore postée ici un scandale. On a différentes histoires assez drôles sur ce grand-père un peu fantasque et surtout mythomane sur des combats improbables qu'il aurait mené, notamment contre un ours. Je pensai que tout l'album portait là-dessus mais ce n'est qu'une moitié du livre. On a ensuite 2 autres histoires. La première, les gaillards de Genroku, se déroule vers 1700 et met en scène les aventures de 2 garçons sans le sou. Enfin une dernière histoire porte sur le monde du base-ball entremêlée à une comédie romantique entre une riche héritière et un jeune professeur. Belle qualité d'édition, quelques pages couleurs. Le format A5 est un peu plus grand qu'à l'habitude et justifie sans doute un prix élevé de 16 euros. Cela se lit bien mais rien de particulièrement remarquable.

21/08/2025 (modifier)
Par Josq
Note: 3/5
Couverture de la série Une Aventure des Brigades du Tigre
Une Aventure des Brigades du Tigre

J'aurais aimé mettre une meilleure note, mais le problème est que cette BD se veut un "préquelle" d'un film qui est tellement meilleur... Non que la BD soit mauvaise et elle se lit plutôt agréablement. Le seul défaut majeur que je trouve au dessin de Delitte (plutôt élégant par ailleurs) est que tous les visages se ressemblent, et qu'il manque un peu d'ampleur. Mais sinon, le scénario de Nury et Dorison tient largement la route et pose des bases intéressantes, même si le film exploitera leurs conséquences de manière mille fois plus fouillée et intéressante. On retrouve néanmoins la rigueur qui caractérise toutes les oeuvres historiques de Nury, dont le film et sa future (fabuleuse) série télévisée Paris Police. Rien de très incontournable ici, mais un complément sympathique au film, qui apporte en outre un dossier historique captivant à la fin de l'album.

21/08/2025 (modifier)
Couverture de la série Sherlock Holmes contre Arsène Lupin
Sherlock Holmes contre Arsène Lupin

Les auteurs ont pris le temps de développer intrigue et personnages – en tout cas notre duo de héros, avec près de cent pages, très rythmées, multipliant les rebondissements. Regrouper ces deux personnages, la star anglaise des déductions et de l’arrestation des malfrats, et la star française des aigrefins narguant la maréchaussée, est à la fois surprenant et plein de potentiel. De fait, rapidement, Sherlock et Arsène sont tout autant opposés qu’alliés. Et l’essentiel de l’histoire est portée par leur rivalité dans une enquête commune, durant laquelle chacun des deux cherche à surpasser l’autre par ses déductions, ses réflexions, dans un ping-pong verbal incessant. C’est d’ailleurs un peu lassant et répétitif au bout d’un moment (trop bavard aussi), et l’intrigue elle-même passe au second plan derrière l’affrontement – dans lequel les deux semblent reconnaitre l’intelligence et la valeur de l’autre, leur complicité intellectuelle en fait. Cette intrigue et ce dessin plutôt dynamiques et agréable font oublier pas mal de facilités (qui culmine dans les dernières pages à Venise), et laissent entrevoir en fin d’album une suite. Je regrette juste que les deux personnages féminins, qui pourtant dament le pion à nos deux cerveaux, n’aient pas été davantage mis en avant et développés – alors que les premières pages semblaient leur promettre des rôles moins effacés.

21/08/2025 (modifier)
Couverture de la série La Chute de l'Ange
La Chute de l'Ange

Un album court, muet, assez joli et poétique mais sur lequel je me retrouve à avoir finalement bien peu à dire. A vrai dire je n'ai pas vraiment réussi à bien rentrer dedans. Pas que le récit soit mauvais, mais je ne suis pas sûre de l'avoir compris ou d'avoir à minima accroché à ce qu'il proposait. Je me doute qu'il y a là une vision onirique, très probablement à propos de la relation des deux personnages que l'on découvre à la toute fin, sans doute même une histoire d'amour, mais pourtant je n'ai pas réussi à pleinement rentrer dedans. Pas mauvais mais sans doute pas vraiment pour moi. (Note réelle 2,5)

21/08/2025 (modifier)
Couverture de la série Splendeurs & misères du verbe
Splendeurs & misères du verbe

Quatre histoires courtes au dessin minimaliste mais jouant très habilement avec les codes de la mise en page pour nous proposer une narration on ne peut plus intéressante. En effet, ici il est question de verbe, de phrasé, et pourtant tout est muet. Les phylactères sont en réalité des images voire même les cases elles-mêmes. On joue de ce qui compte comme un dialogue ou non pour parler du dialogue lui-même. Et ce dialogue, quel est-il ? Eh bien ici il est question d'un gros lourd cherchant à tout prix à faire savoir à une personne féminine qu'il aimerait bien la voir nue, coucher avec elle, ou plus encore. Bref, que de verbes et de savoir-vivre mes ami-e-s. Chacune des histoires courtes sera donc une joute verbale imagée, représentant le marchandage de notre charrot de protagoniste et la pauvre âme cherchant par tous les moyens à échapper à ce gros lourd. Qu'il s'agisse de la représentation des insultes imagées influençant sur la réalité (comme pour imager l'impact des discours dégradant et déshumanisant), d'un jeu sur la projection d'un avenir sans le consentement des intéressé-e-s ou bien même sur le poid des paroles elles-mêmes, l'album propose de très bonnes idées pour ce qui est d'illustrer son sujet. Une lecture courte mais loin d'être oubliable.

21/08/2025 (modifier)
Couverture de la série Jean qui rit et Jean qui pleure
Jean qui rit et Jean qui pleure

Le concept est simple mais l'exécution reste bien menée. En tout cas, ce contraste entre cet homme riche à qui tout réussit et cet homme pauvre enchaînant les déboires marche. L'aspect drôle (en tout cas en apparence), c'est le fait qu'à chaque double page chacun de ces deux personnages soit dans la même position que l'autre. On rit de leur similarité physique, tant dans l'apparence que dans les gestes, mais le sous-texte reste que ces deux hommes n'ont finalement aucune différence si ce n'est le statut social et les emmerdes qui y sont liées (ou pas, justement). La fin, suggérant un moment tragique, parvient à toucher par sa brutalité. Après, l'album n'est pas parfait non plus (il manque d'un je ne sais quoi à mes yeux), mais bon la lecture est agréable.

21/08/2025 (modifier)
Couverture de la série Elles (Le Lombard)
Elles (Le Lombard)

Le titre est assez explicite : nous allons suivre Elle, dans toutes ses multitudes. En effet, Elle (c'est son nom sur l'état civil) partage son corps entre plusieurs individus aux personnalités très marquées, prenant chacune le contrôle en fonction des évènements de leur vie de tous les jours. Le stress, la peur, la colère, les regrets, … toutes les émotions fortes peuvent à tout moment changer la personnalité aux commandes. Alors si on couple ça au fait qu'Elle vient tout juste d'arriver dans un nouveau collège, qu'elle espère se faire des ami-e-s et que des découvertes la pousseront bientôt à rechercher les mystères de ses origines, on peut être sûr qu'il va y avoir du conflit dans son esprit. C'est un récit jeunesse très sympathique sur les tumultes émotionnels de l'adolescence, sur la difficulté de créer et maintenir des liens lorsque l'on souffre de trouble psychiques, sur les multiples facettes qui composent une personnalité aussi. C'est un récit très simple, sans grande prétention mais qui parvient à faire mouche. L'histoire est prenante, les personnages sont intéressants (bon, le cercle d'ami-e-s est peu développé, si ce n'est Maëlys, mais chacun-e de ses membres rempli parfaitement son rôle narratif) et les dialogues entre les différentes Elles sont particulièrement savoureux dans le troisième album, bref j'ai passé une très bonne lecture. Graphiquement l'album est, là aussi, intéressant. J'ai eu du mal à m'habituer au début, car bien que je trouvais la composition, la colorisation et les expressions travaillées je trouvais tout de même la fluidité des mouvements et de l'action un peu molle. Mais au bout d'un moment je suis passé outre et j'ai tout de même pu apprécier les beaux paysages mentaux des différentes Elles. Encore une fois, le troisième album et leur quête pour réunir chacune des personnalité m'a bien plu. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé le travail des couleurs et des univers respectifs pour chacune des Elles. Je suis très loin de m'y connaître suffisamment en matière de troubles dissociatifs de l'identité, il m'est donc incapable d'établir si la représentation est ici fidèle au vécu de concerné-e-s ou bien s'il s'en rapproche ne serait-ce qu'un peu. A voir ce que des personnes concerné-e-s en dirait, justement. Bon, après (attention SPOILER), ici il ne s'agit pas juste d'un trouble de la personnalité mais plutôt d'un cas de chimérisme où différentes consciences seraient nées au sein d'un même corps.

21/08/2025 (modifier)