Les derniers avis (199 avis)

Par Hub
Note: 3/5
Couverture de la série Le Village (Delcourt)
Le Village (Delcourt)

Au départ, Le Village prend les allures d’un thriller mystérieux plutôt classique : une ambiance pesante, des événements inquiétants et une intrigue qui installe progressivement le doute. Puis le récit glisse peu à peu vers la science-fiction, donnant une autre ampleur à l’histoire et apportant une dimension inattendue. Ce mélange fonctionne bien et maintient le lecteur dans l’attente des révélations jusqu’au bout. Pour ma part, j’ai tout de suite été attiré par cette BD grâce à sa couverture, que j’ai trouvée particulièrement réussie et intrigante. Une fois lancé dans la lecture, je me suis laissé embarquer facilement. Le récit est bien mené, le suspense fonctionne et on ne décroche pas. L’histoire est prenante, efficace, et j’ai passé un bon moment du début à la fin. Le dessin est lui aussi à la hauteur : sans être exceptionnel, il est largement convaincant et accompagne bien l’ambiance du récit. Il fait le travail avec sérieux et participe à rendre la lecture agréable. Malgré cela, il m’a manqué un petit quelque chose pour que cette BD me marque davantage. Tout est bien fait, l’ensemble est solide, mais il manque cette étincelle qui aurait pu la rendre vraiment mémorable. Cela reste malgré tout une lecture agréable et efficace, qui remplit bien son rôle. Une BD prenante et bien construite, qui mélange habilement thriller et science-fiction. Il lui manque un supplément d’âme pour se hisser au-dessus du lot, mais cela reste une lecture très agréable.

19/04/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Kids (Ennis)
Kids (Ennis)

Après ''Freddie l'Arrangeur'', Delcourt publie un autre court délire de Garth Ennis (à la limite, on aurait pu mettre les deux one-shot dans le même album) et j'ai moins aimé que Freddie. Comme c'est une histoire courte, une quarantaine de pages, je savais dès le départ que cela n'allait pas être un récit profond, mais je m'attendais à au moins un récit divertissant et au final j'ai trouvé que c'était peu intéressant. L'idée de départ, les bébés sont transformés en adulte, n'est pas bien utilisé. Ça se résume vite à des scènes de catastrophes qui semblent sortir de n'importe quel film d'horreur quelconque. Les personnages sont banales, il y a juste la voisine acariâtre qui est pas mal. Elle a droit aux meilleurs dialogues du récit et elle est le seul élément un peu divertissant de ce one-shot. La fin est convenue et bâclée. Heureusement que ça se lit vite, mais ça s'oublie aussi facilement.

19/04/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 2/5
Couverture de la série Le Roi Cyclope
Le Roi Cyclope

Le meilleur, dans cette série, c'en est la critique de Le Grand A ! Qui m'a amusé comme le dézingage des films dans le blog d'un Odieux connard. Ah merci ! Sinon, je trouve les dessins et le méchant très bon. Je soupçonne qu'en court de route, on a voulu en faire un être plus complexe donc pas totalement méchant. Hélas ! Le scénariste ne se foule pas… Le reste des personnages n'est pas au niveau, c'est comme si on avait un Dark Vador sans Yan Solo et tant de protagonistes haut en couleurs, humains et non humains. Le mieux qui pourrait arriver au pauvre Marquis serait qu'il serve d'inspiration à quelqu'un pour être la meilleure version de lui-même dans un monde plus captivant !

19/04/2026 (modifier)
Couverture de la série Les Epées de verre
Les Epées de verre

J'avais été plutôt emballé en 2010 lorsque j'avais lu le premier tome prometteur de cette série d'heroïc-fantasy tant les graphismes et l'univers sortaient à l'époque du lot des BD du genre. M'étant procuré récemment l'intégrale, je dois dire que 16 ans plus tard, le charme n'opère plus vraiment. En effet, bien que le dessin soit toujours aussi attrayant, l'histoire reste vraiment très basique et n'apporte pas grand chose au genre : une jeune héroïne se retrouve orpheline à cause d'un seigneur maléfique semant la terreur sur la région. Celle-ci va rencontrer un maître dont le passé semble lié au tyran et qui va l'entrainer aux techniques de combat pour venger ses parents. Bien sûr, notre jeune héroïne est également l'une des 4 élues qui peut manier les épées de verre et devra également accomplir sa destinée en réunissant les 4 épées tombées aux quatre coins du monde. Un air de déjà vu vous dis-je ? Côté graphisme, si le dessin est très fin et détaillé, la colorisation que je trouvais plutôt jolie dans les deux premiers albums devient de plus en plus banale et informatisée dans les deux tomes qui suivent. Enfin, la série semblait mettre en avant l'esthétique originale des animaux peuplant le monde, sortes de mélange entre hommes, félins et singes, mais au final, cette originalité n'est pas vraiment exploitée et n'apporte rien au récit. Un 2,5 que je ramène à 2 au vu de ma déception. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 2/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 8/10 NOTE GLOBALE : 10/20

17/02/2010 (MAJ le 19/04/2026) (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Islander
Islander

3.5 Un bon premier tome qui pose bien les bases de la série. Il se passe beaucoup de choses et je n'ai pas eu l'impression de lire une longue introduction inutilement étirée comme c'est le cas avec plein de premiers tomes. Le scénario est prenant et le futur créé par les auteurs est bien facile à suivre, même si on n'explique pas tout en détail. Le dessin est bon. On n'est pas dans du réaliste figé où tout semble avoir été dessiné sur des photos. Il y a de très belles pages de paysages. Cela dit, j'ai tout de même trouvé quelques défauts. Je trouve notamment que les personnages sont un peu trop stéréotypés entre les bons et les méchants avec chacun qui joue un archétype bien précis, mais je vois du potentiel pour un peu plus de complexité dans les tomes suivants. Il y a aussi quelques facilité dans le scénario (on passe un peu trop facilement la frontière entre les deux Islande je trouve). Cela reste du bon divertissement, mais j'espère que la suite va corriger les défauts parce que je risque de moins aimer.

19/04/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 4/5
Couverture de la série Pauvre Lampil
Pauvre Lampil

Je n'ai pas eu l'occasion ni le désir de tout lire, mais j'ai arrêté parce que je suis passé à d'autres centres d'intérêt, pas par lassitude. Je trouve la série assez bonne pour ne pas être vendue à coup de nostalgie ! Et elle est meilleure que Les Tuniques Bleues où on va dans le sens du vent en montrant bien toute l'horreur de la guerre sans assumer que sans elle il n'y aurait eu aucune raison pour que l'esclavage soit aboli : plutôt gênant… Et les créateurs et leurs ennuis, en BD, c'était plutôt nouveau, je pense quoique sans culture BD pour l'assurer, et je n'ai rien vu de plus drôle dans aucun art. Le dessin me paraît meilleur que dans Les tuniques bleues, je veux dire que l'équilibre entre réalisme et comique me semble plus original et dynamique. Les gags sont bons, tous les personnages attachants, et si je comprends que le rôle de la femme du dessinateur ne soit pas valorisant, il me semble que subtilement, l'histoire lui donne raison contre l'attitude "j'ai besoin que tu me soutiennes" tout en la prenant de haut, de son époux. J'ai tant à lire, et pourtant, rendre justice à cette série me donne envie d'y replonger… De la discipline ! Comme quand on voit un SPOILER, stop.

19/04/2026 (modifier)
Par Hub
Note: 3/5
Couverture de la série Hard Boiled
Hard Boiled

Hard Boiled est une œuvre qui m’a laissé un sentiment très contrasté. D’un côté, le scénario de Frank Miller m’a paru franchement bancal : volontairement chaotique, parfois presque abscons, il peine à créer une véritable implication émotionnelle. J’ai eu du mal à entrer dans le récit, tant l’intrigue semble éclatée, confuse, et au final assez creuse. Là où l’histoire cherche sans doute à provoquer une sensation de vertige cyberpunk, elle finit surtout par perdre le lecteur. En revanche, graphiquement, c’est une véritable claque. Le travail de Geof Darrow est tout simplement magistral. Chaque planche déborde de détails, de richesse visuelle, de folie graphique. On peut rester de longues minutes sur une seule page à admirer la densité du trait, la profusion d’éléments, l’énergie qui s’en dégage. C’est un travail d’orfèvre, impressionnant de maîtrise. Le paradoxe de Hard Boiled , c’est que le dessin porte entièrement l’œuvre, au point d’éclipser le récit. Habituellement, le visuel sert l’histoire ; ici, c’est l’histoire qui semble n’être qu’un prétexte à la démonstration graphique de Darrow. Et quelle démonstration ! Malgré mes réserves sur le fond, j’ai pris un immense plaisir à tourner les pages tant le spectacle visuel est saisissant. Au final, Hard Boiled est pour moi une BD fascinante visuellement mais frustrante narrativement : un scénario confus et peu engageant sublimé par des planches d’une virtuosité exceptionnelle. Une œuvre que je peine à aimer dans son ensemble, mais que j’admire profondément pour sa puissance graphique.

19/04/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 4/5
Couverture de la série Yakari
Yakari

J'ai commencé à lire Yakari encore enfant, attiré surtout par les dessins de Derib et j'en garde un souvenir très heureux jusqu'à aujourd'hui. Mais, avec le dessin et les aventures est venu aussi l'éveil à certaines valeurs : le respect pour toute la nature et les êtres vivants, les animaux (conscience écologique, que je ne savais pas encore nommer à l'époque), pour les Indiens des plaines américaines aussi, pour les cultures différentes. J'ai continué à suivre toute l'œuvre de Derib, surtout Buddy Longway et sa famille, jusqu'à la fin. L'évolution du dessin de l'auteur, et aussi des récits, vers plus de réalisme est étonnante ! Mais je continue à garder avec affection les premières histoires du petit sioux.

19/04/2026 (modifier)
Couverture de la série Les Enquêtes de Louise Beauvoir
Les Enquêtes de Louise Beauvoir

Après le premier tome (« Disparition en Corse ») était annoncé (dans la biographie de l’héroïne placée en fin de chaque tome) un autre album censé se dérouler 13 ans plus tard et intitulé « « Noël sans Melinda ». Il y a eu visiblement des bisbilles entre auteurs, puisque l’album en question a changé de titre (devenu « Neiges mortelles » donc), et surtout d’auteurs : seul Lecigne reste au scénario, avec une nouvelle coauteure et surtout un nouveau dessinateur/coloriste. Je ne suis a priori pas fan de ce genre de changements en court de série (surtout que les styles graphiques changent quand même pas mal !). Et, globalement, j’ai clairement préféré le travail de Cittadini (au dessin) et Labriet (aux couleurs) sur le premier album. Les deux histoires/enquêtes se laissent lire. Mais ça ronronne quand même un peu trop. Disons que c’est un peu du téléfilm ou polar France Télévision amélioré. Avec une gendarme qui sort heureusement des bimbos habituelles, et qui n’est pas non plus une super mère (le deuxième album la voit même presque rejetée par sa fille (qu’elle a élevée seule). C’est du polar pépère qui m’a laissé sur ma faim. Comme pour le dessin, j’ai quand même préféré le premier album. Note réelle 2,5/5.

19/04/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Pieter et le Lokken
Pieter et le Lokken

Dans un village enneigé d'inspiration médiévale, le jeune Pieter brave les interdits en recueillant une étrange créature capable de donner forme à ses rêves, au risque de déclencher un danger plus grand que prévu. J'aime beaucoup le travail graphique d'Olivier Supiot, et c'est clairement la grande force de cet album. Son dessin m'accroche immédiatement, avec un vrai plaisir dans la mise en couleur, des teintes chaudes qui contrastent avec les paysages d'hiver, et une matière presque palpable dans les textures. J'ai aussi beaucoup apprécié les nombreux clins d'œil aux peintures de Pieter Brueghel l'Ancien : les scènes de village, les foules, les compositions… jusqu'au prénom du héros, dont je suppose que ce n'est pas un hasard. L'hommage est évident et vraiment réussi, au point de donner envie de s'attarder sur chaque planche. Du côté du récit, on est sur un conte assez classique dans sa structure, avec une morale sur l'enfance, l'interdit et la désobéissance. L'histoire se lit facilement, avec quelques idées intéressantes et un déroulé qui fonctionne plutôt bien pour un jeune public. J'ai aussi apprécié que la figure du père ne soit pas caricaturale : il y a chez lui une forme de bon sens et de protection qui évite le cliché de l'adulte autoritaire et borné. Cela dit, j'ai quand même ressenti une certaine frustration. D'abord parce que l'ensemble se lit bien vite, ce qui laisse peu de place au développement. Ensuite parce que certains éléments restent assez flous, en particulier autour des lokkens eux-mêmes : leur nature, ce qu'ils représentent vraiment, ce qu'ils font aux hommes, rien n'est jamais vraiment clarifié. Du coup, le message du conte m'a semblé un peu en retrait, me laissant assez circonspect. Ça reste une lecture agréable, portée par un chouette graphisme et une ambiance de conte bien installée, mais avec un fond qui m'a laissé un peu plus perplexe que convaincu.

19/04/2026 (modifier)