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Les derniers avis (235 avis)

Couverture de la série L'Enfance d'Alan
L'Enfance d'Alan

Pris indépendamment de La Guerre d'Alan, cet album reste très plaisant. Alan Cope y relate un certain nombre de souvenirs d'enfance, dans la Californie du début du XXème siècle. Il remonte également avec beaucoup de tendresse et de simplicité à la vie de ses parents et grands-parents. Ces souvenirs sont un peu lancés en vrac, et font figure de récit d'une vie, raconté au crépuscule de celle-ci. Le poids émotionnel peut donc, en fonction du lecteur, être fort. Certaines anecdotes seront assez marquantes, d'autres beaucoup plus anecdotiques. Le dessin de Guibert s'appuie fortement sur les photographies d'époque retravaillées et apporte avec une fausse simplicité toute sa force à l'évocation de cette vie. L'ensemble se lit fort bien, et fait voyager dans un monde à la fois proche et éloigné du nôtre. La simplicité et la sincérité de cet album sont très touchantes.

16/05/2021 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Tromblon et Bottaclou
Tromblon et Bottaclou

Les années 1960 furent vraiment l'âge d'or de la bande dessinée... Je songe toujours avec nostalgie à cette époque où n'importe quel lecteur pouvait découvrir chaque semaine de nouvelles planches inédites des plus grands auteurs de bandes dessinées. Et même quand il s'agit d'œuvres considérées comme mineures, on a affaire à de vraies pépites ! Ainsi de cette série cosignée de Goscinny et Godard. Cette collaboration de deux auteurs détonants ne pouvait que produire des étincelles et c'est ici bien le cas. Le principe est simple : reprendre les codes du théâtre de Guignol et en faire des histoires courtes déclinant la rivalité entre un gendarme et un bandit, comme le fit pour le cinéma Ni vu... ni connu... (avec Louis de Funès et Moustache). Goscinny s'approprie ces codes avec une aisance habituelle. Certes, l'humour pourra parfois paraître facile, car les règles du Guignol n'ont jamais été très élaborées et fonctionnent toujours sur le même schéma : un gentil brigand cherche à échapper aux ruses d'un gendarme gentil aussi, mais un peu bête. Néanmoins, si les auteurs reprennent ce schéma avec beaucoup de fidélité, ils savent le faire évoluer pendant ces 8 histoires courtes : ainsi, on verra parfois le gendarme et le brigand s'allier provisoirement, ou bien le brigand tout faire pour entrer en prison (pour un motif bien particulier) tandis que le gendarme, vexé par cet apparent renoncement, fait tout pour l'en chasser. Le ton de tout cela est vraiment bon enfant, et nous propose des récits parfois attendus mais parfois plus surprenants. Le récit court Bottaclou mène l'enquête m'a d'ailleurs occasionné un de mes rares vrais fous rires en lisant une BD, de par son hilarante résolution. On voit que René Goscinny continue de rôder la mécanique comique qui le poussera à produire deux ans plus tard sa série la plus folle, le célèbre Iznogoud. Ainsi donc, on est dans de la BD purement humoristique, qui ne cherche pas à développer ses personnages ou ses enquêtes, mais c'est tout de même extrêmement bien ficelé, avec parfois même un souci du détail très poussé, que ce soit dans le scénario ou le dessin. Au niveau du dessin, d'ailleurs, rien à dire, la ligne est agréable à l'oeil, Godard est déjà entré dans sa période de maturité, et nous propose un dessin très sûr et très bon. Non, vraiment, ça s'appelle bel et bien une pépite méconnue, où deux des plus grands auteurs de la bande dessinée franco-belge illustrent toute l'étendue de leur génie comique. Ce n'est pas leur œuvre la plus incroyable, peut-être, mais cela ne l'empêche pas d'être d'un excellent niveau !

16/05/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 3/5
Couverture de la série Du plomb dans la tête
Du plomb dans la tête

Voilà une série de Matz que je ne connaissais pas. Merci Sloane de m’avoir fait découvrir ce polar résolument rythmé qui fonctionne sur un duo improbable d’un flic et d’un tueur à gage en quête de la vérité et de vengeance. Pas très original comme scénario, mais je suis bon public, cela a assouvi mes attentes. Un politicien véreux se fait trucider alors qu’il est en galante compagnie. La classe politique tente de faire étouffer l’affaire par tous les moyens, les éclaboussures pourraient faire tomber d’autres têtes. C’est rythmé tout au long des 172 pages. Cela fourmille de nombreux rebondissements. Le suspens n’est pas fou fou mais franchement cela reste un bon moment de lecture. Petit bémol. Le graphisme n’est pas assez travaillé à mon goût. Les arrières plans par exemple ne sont sur certaines cases qu'un fond de couleur. Un peu dommage. il peut mieux faire Colin Wilson si il se donne un peu plus de mal ! Cet album a donné lieu a un film sorti en 2013 avec Sylvester Stallone. Voilà donc un polar classique sans fioriture. A découvrir pour les amateurs du genre. note réelle 3,5

16/05/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Putain de guerre !
Putain de guerre !

Du très bon Tardi ! Conseillé par Jean-Pierre Vernet, un des plus grands collectionneurs d'objets de la première Guerre mondiale, Tardi peut y aller les yeux fermés et laisser parler son personnage. Il est certain de ne rater aucun détail et les détails, en histoire, c'est intéressant. J'aime le ton employé, le côté récit, le vocabulaire assez brut, la voix off. Cette façon simple de dénoncer les horreurs de la guerre vaut mieux que bien des discours. Chaque année de cette guerre qui devait être courte - on s'en souvient - a son lot de souffrances, d'ordres stupides et d'assauts inutiles. Le scénario chronologique est clair, facile à suivre. On y append pas mal de choses et ce que j'ai trouvé particulièrement intéressant, ce sont toutes les petites scènes de la vie quotidienne du soldat, tout ce qu'on ne voit pas d'habitude. Dans ce dyptique, Tardi dessine la guerre en couleurs, je trouve que c'est réussi et percutant. Si les dialogues sont crus, les couleurs le sont aussi et le message passe. Tardi réalisa là un très bel album qui met les choses au point. Ca fait réfléchir...

16/05/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Sur la route de Whiskyville
Sur la route de Whiskyville

Un one-shot pas mal, quoique la fin donne l'impression qu'une suite est possible. C'est donc l'histoire de deux vagabonds qui essaient de trouver une ville mythique (le fameux Whiskyville du titre) et durant leur voyage ils vont rencontrer des personnages hauts en couleurs dont un policier très con qui va les tenir responsable de la mort de sa femme. C'est le genre d'aventure-humoristique où le scénario est un peu décousu et rempli de personnages mémorables. J'ai pas trouvé le résultat hilarant, mais j'ai souvent souri. Il y a une bonne galerie de personnages, les deux héros sont attachants et le dessin est dynamique. Le seul reproche est que vers la fin (en gros lorsque les monstres-humains débarquent), je commençais à me lasser un peu. Il manque quelque chose pour rendre le scénario palpitant. C'est sympa à lire sans plus. Donc pas un indispensable, mais un bon divertissement avec des qualités.

16/05/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série Comment faire fortune en juin 40
Comment faire fortune en juin 40

En juin 1940, alors que la banque de France a anticipé sans doute une brillante victoire de l’armée française face aux allemands, elle a prudemment évacué l’intégralité de ses réserves d’or loin de la capitale dès septembre 1938. 2400 tonnes d’or ont ainsi été transférées dans le plus grand secret vers les colonies et vers le Canada. A Paris, tous les coffres sont donc vides. Ou presque ! La boulette ! Il reste encore 2 tonnes d’or a évacuer en urgence. Les allemands sont aux portes de Paris. Ce transfert attise la convoitise de nombreux protagonistes qui souhaiteraient profiter de celui-ci pour faire main basse sur cet immense magot ! Que le braquage du siècle commence ! Pas aisé sur le papier ce hold-up, mais alors que le pays est en plein exode, à feu et à sang c’est envisageable. Avec cet album, c’est un bel hommage au film noir des années 60. Voilà un mixte des tontons flingeurs, des douze salopards et de ocean’s eleven. Des gueules magnifiques. Des dialogues savoureux de haute volée digne du tandem Lautner Audiard. Du suspens, des rebondissements et un zest d’humour. Si vous rajoutez un scénario bien ficelé qui tient la route, vous comprendrez pourquoi je n’ai pas lâché l’album avant la fin. Un truc visuellement très agréable, l’alternance d’un fond blanc pour les scènes de jours et d’un fond noir pour les scènes de nuit. C’est très simple mais il fallait y penser. Visuellement c’est impeccable. Au final, c’est album ce n’est pas bien, c’est du très bien !

16/05/2021 (modifier)
Couverture de la série Hypster Kovalsky
Hypster Kovalsky

Malgré ses défauts, cet album possède quelques qualités – hélas mal ou pas exploitées. Mais c’est vraiment dommage. En fait, ce que je retiens essentiellement, c’est le côté inabouti de cette histoire, qui mêle trucs intéressants et passages obscurs et sans trop d’intérêt. Ma remarque est valable pour le dessin comme pour l’intrigue. Le dessin de Wozniak n’est pas extraordinaire, et surtout très inégal. Pour la forme (on passe du précis au brouillon d’une planche à l’autre), mais aussi pour le fond. En effet, si les décors sont souvent anodins, et si les personnages et leur visage en particulier ne sont pas très attirants, je trouve originale et intéressante la forme du visage de Kovalsky (qui ressemble à celui d’un mannequin de bois), mais aussi le design de certains véhicules. L’intrigue quant à elle est aussi inégale et peu claire. Les différents chapitres s’enchainent sans que les liens ne soient très clairs (j’ai un temps cru à des histoires séparées, mais en fait non). C’est dans une ambiance post-apocalypse SF (cet aspect est mal exploité), mais pour le reste, c’est souvent verbeux, peu dynamique, et scénario et dialogues auraient mérité d’être retravaillés. Bref, c’est un album oublié – peu courant de toute façon – et qui va sans doute le rester.

16/05/2021 (modifier)
Couverture de la série Krull
Krull

C’est un Toppi mineur, qui m’a globalement laissé sur ma faim. Pourtant, le dessin est – comme souvent avec cet auteur (comme toujours ?) – vraiment excellent. Et le Noir et Blanc lui sied particulièrement bien. Beaucoup de planches sont remplies de détails, le trait est fin et minutieux, c’est clairement le point fort de cet album (et ce qui me fait arrondir aux trois étoiles). Quant aux cinq histoires qui composent ce recueil (la plupart parues en revues), elles sont inégales, et souvent un chouia décevantes. « Krull », la première histoire qui donne son nom au recueil, vaut essentiellement pour sa chute, qui retourne l’affreuse image de l’ogre. « Champignon » ne vaut que pour son dessin (mais très beau !). « Le roi et le corbeau » est une sorte de conte un peu creux, comme « Hortruge ». La dernière histoire, « Puppenherstellerstrasse 89 » est sans doute la plus intéressante du recueil, même si, comme plusieurs autres, elle souffre d’un manque de développement.

16/05/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série Melvile
Melvile

Voilà deux albums exquis qui peuvent se lire indépendamment, même si Melvile, un bled paumé on ne sait pas trop où, est le lieu commun aux deux récits. Particularité originale, ces deux histoires sont accompagnées d’une bande son, la réalité augmentée, accessible via un QR code. Voilà un bonus sympathique à découvrir pour titiller vos oreilles. Le graphisme est particulièrement réussi avec une colorisation sépia alternant le froid et le chaud. Le mot juste serait envoutant ! Une réussite indéniable. L’atmosphère oppressante voulue pour ces deux albums est une prouesse visuelle bluffante. ---------------------------------- L’histoire de Samuel Beauclair : un romancier en panne d’inspiration retourne dans la maison de son père, perdue au milieu des bois, avec sa jeune épouse enceinte. Il espère que ce lieu si riche en souvenirs va lui permettre de retrouver un second souffle. Mais ses démons l’habitent toujours. Suspens assuré et dénouement inattendu. Un final de haute volée que je n’ai pas vu venir. ---------------------------------- L’histoire de Saul Miller : un retraité, ex astrophysicien renommé, vit paisiblement dans sa maison recluse dans la forêt. Son quotidien il le partage avec une petite fille qu’il aide pour ses devoirs. Tout serait parfait, si des chasseurs inquiétants ne rodaient pas autour de sa propriété. Les altercations sont nombreuses. Le décor est planté. Ca va partir en cacahuète pour notre plus grand plaisir ! Un thriller grandiose alambiqué admirable. ---------------------------------- Deux histoires, un seul lieu. Une immersion dans une forêt séduisante. On plonge avec délice dans la paranoïa des personnages. Nous sommes à la frontière du fantastique. Visuellement vous serez scotchés. Vous pouvez y aller ! Vous pouvez vous perdre à Melvile et je suis sur que cela va bien se passer.

16/05/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Une chance sur un million
Une chance sur un million

Un récit témoignage sur la naissance d'un bébé atteint d'un handicap rare réalisé par les deux parents de ce dernier, le père au scénario et la mère au dessin. C'est d'ailleurs un véritable ouvrage à quatre mains car le narrateur est tantôt le père, tantôt la mère. Le handicap en question intervient dès les premières pages, à la naissance de l'enfant. Apparemment normale et en bonne santé, cette petite fille inquiète soudain les médecins par son absence de tonicité. Les examens révèlent une hémorragie cérébrale provenant d'un déficit en une protéine particulière. Après avoir risqué de mourir dans les 48h, le bébé s'en sort finalement mais avec un handicap mental et physiologique, son cerveau ayant été impacté et lui et son corps nécessitant de la rééducation pour éviter que l'enfant grandisse en partie paralysé et déficient mental. Les parents, leurs familles et les nombreux médecins qu'ils vont rencontrer vont relever au quotidien le défi pour soutenir ce bébé et lui permettre de surmonter le handicap. C'est un témoignage intéressant. Il est servi par un dessin au style plutôt personnel, une ligne claire épaisse, anguleuse et parfois presque géométrique, colorisée en bichromie. Graphiquement, c'est assez plaisant à lire. Au niveau narratif ensuite, la lecture est fluide et plutôt facile à suivre et à comprendre. Comme le ton est réaliste, il y a parfois des moments un peu plus creux et j'ai une ou deux fois vu mon attention se relâcher et penser à autre chose, mais je suis arrivé au bout de ma lecture sans m'ennuyer... mais sans m'extasier non plus, car j'ai assez peu ressenti l'émotion se dégager du récit. Je l'ai davantage pris comme un transfert d'information sur comment les choses se sont réellement passées et ce qu'ont ressenti les parents. Sur le plan du témoignage documentaire, c'est donc un ouvrage réussi. Sur le plan émtionnel toutefois, je n'ai pas été vraiment touché personnellement.

16/05/2021 (modifier)