Les derniers avis (266 avis)

Couverture de la série Corum
Corum

Mouais. Je ne suis pas vraiment convaincu par cet album, et je ne ferai pas d’effort pour lire la suite. J’ai lu il y a très longtemps un bouquin de Moorcock, je ne me rappelle même plus lequel, c’est dire si ça ne m’a pas marqué plus que ça. Je ne suis donc pas spécialiste du bonhomme, et ne peut juger de la qualité de l’adaptation. Toujours est-il que c’est un univers ici qui m’a laissé de côté. Pour plusieurs raisons. D’abord le dessin n’est pas mon truc, pas toujours assez léché ou clair pour moi. Ensuite l’intrigue elle-même, que j’ai trouvé à la fois trop « simple » et trop obscure. Trop simple car un très linéaire, succession de bastons, sans qu’il y ait des péripéties ou des personnages pour dynamiser ou densifier l’histoire. Mais cela se révèle aussi indigeste, du fait des très très nombreux personnages, aux noms un peu difficiles à retenir ! Bref, une somme indigeste et peu captivante. Sans doute pas ma came.

26/04/2026 (modifier)
Couverture de la série Hazara Blues
Hazara Blues

Il y a des choses intéressantes dans cet album. Mais il m’a quand même laissé sur ma faim. Un très beau travail éditorial de Sarbacane déjà (comme souvent avec eux). Un dessin original, stylisé (avec plusieurs bichromies ou monochromies), pour se rapprocher d’une esthétique « persane ». Et un sujet intéressant : non seulement l’arrivée d’immigrés en Europe. Mais surtout dans la première partie tout ce qui concerne la vie d’une famille de Hazaras, qui nous montre les conflits ethniques et religieux dont ils sont victimes : la vie du personnage principal en Iran est édifiante. Pas mal de choses intéressantes donc. Mais ça n’a pas suffi. En effet, il y a trop de longueurs, et le rythme est trop mollasson (et parfois saccadé, avec des allers retours qui hachent un peu le récit). Et du coup cette narration un peu « molle » s’accommode mal du dessin, dont les qualités masquent aussi mal une certaine légèreté : cela manque de détails, parfois de précision (j’ai eu du mal parfois à distinguer/reconnaitre certains personnages). Note réelle 2,5/5.

26/04/2026 (modifier)
Couverture de la série L'Histoire de Sayo
L'Histoire de Sayo

Je me retrouve totalement dans l'avis de Pierig. L'originalité du sujet traité, à savoir la persécution des Japonais ayant colonisé la Mandchourie après la seconde guerre mondiale, est gâchée par la narration et le dessin. En effet, malgré l'importante pagination laissant au départ imaginer une œuvre dense, complexe et profonde, il n'en est finalement rien. Ce pavé se lit assez vite et aborde à mon sens ce sujet de manière trop abrupte, sans nuance. Les personnages ne sont pas assez travaillés et pour certains un brin caricaturaux. Le dessin, qui se rapproche fortement du style manga (expressions du visage parfois exagérées, traits enfantins, etc.) est également en décalage avec le tragique de la situation. Par exemple, le personnage du médecin assistant l'accouchement de Sayo, ressemble plus à un chevalier du zodiaque qu'à un médecin ! Blague à part, j'ai globalement trouvé le graphisme trop dépouillé et parfois peu précis, notamment dans les plans larges décrivant des scènes assez vastes (marché, bateau, etc...). C'est vraiment dommage car le sujet qui met en lumière plus globalement le sort des colons après l'émancipation d'un pays mérite mieux que cette histoire aseptisée. A emprunter éventuellement en bibliothèque (ce que j'ai fait). SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 4/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 3/10 NOTE GLOBALE : 7/20

26/04/2026 (modifier)
Couverture de la série Mattéo
Mattéo

Plus de 15 ans après avoir lu le premier tome, j'ai remis la main sur les 4 premiers tomes dans ma médiathèque préférée. Je dois avouer que suis toujours autant charmé, visuellement parlant, par le graphisme de cette série, c'est tout bonnement magnifique. Gibrat nous offre de superbes aquarelles et des personnages hauts en couleurs. Les visages sont très expressifs et le dessin est dynamique. Le seul bémol concerne les personnages féminins. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi leurs visages se ressemblent autant alors que ce n'est pas le cas pour les personnages masculins. S'agit-il d'une muse pour l'auteur ? Car je trouve que cela nuit parfois à la clarté du récit même si Gibrat s'efforce de différencier ces personnages avec des coiffures et des couleurs de cheveux assez marquées. Mais là où Gibrat excelle le plus à mon sens, c'est dans sa maîtrise parfaite de la narration et son talent d'écriture. Gibrat utilise ainsi de nombreuses figures de style et métaphores : "Il en recevait des lettres, par poignées, il pouvait s'en faire des éventails le salaud. Moi, de Juliette je ne recevais que du silence." ou "Les lettres, c'est un peu comme les obus, on les attend plus et elles vous tombent dessus... et elles vous découpent le cœur en morceaux sans faire de bruit". Du point de vue de l'histoire, il est vrai qu'au départ, le lecteur se dira pourquoi diantre le personnage principal est-il allé s'engager pour impressionner une demoiselle qui ne l'aime pas.... Gibrat profite ainsi de cette série pour dresser le portrait d'une jeunesse communiste et anarchiste, pleine de rêves, qui vont peu à peu s'éteindre dans la réalité de l'issue des révolutions marquant l'Europe. Mattéo nous emmènera ainsi faire la révolution en Russie (tome 2), puis en Espagne (tome 4) après un retour dans son village natal (tome 2). Il est vrai que le récit reste très romanesque et parfois peu crédible, à des années lumières de ce que peut être une guerre dure, sale et âpre racontée par Tardy par exemple. Dans le style, cette série m'a beaucoup fait penser au film "Un long dimanche de fiançailles". Mais l'ensemble reste très agréable à lire. En attendant de pouvoir me procurer prochainement les deux derniers tomes de la série, un bon 4/5. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 7/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 8/10 NOTE GLOBALE : 15/20

23/01/2010 (MAJ le 26/04/2026) (modifier)
Par Ju
Note: 3/5
Couverture de la série Le Maître d'armes
Le Maître d'armes

Vais-je me montrer généreux ou pas ? C'est les avis de Josq, bamiléké et gruizzli qui m'ont permis de m'éclairer, et c'est cet éclairage qui me fait mettre 3/5 alors que j'aurais pu mettre 4 tant j'ai apprécié l'aventure, le trait et l'ensemble de cette bd. Je n'y connais absolument rien au Moyen âge, à cette époque ni aux traductions de la Bible et pour être tout à fait honnête, je m'en fiche un peu. Néanmoins, c'est pas parce que je ne me passionne pas pour ce sujet qu'il faut me raconter n'importe quoi. Et pendant la lecture, je me suis quand même dit qu'il y avait des trucs qui me paraissaient sortis de nulle part voire un peu aberrants. Je trouvais bizarre et peu crédible que ce soit un John Wick de l'époque qui ait permis de faire traduire la bible (en tout cas de diffuser cette traduction). Bingo, quand je lis l'avis des camarades autrement informés sur la question, j'ai la confirmation qu'il y a bien un ramassis d'âneries historiques. Ça me dérange un peu car pour moi, quand on ancre une bd dans une période historique, soit on fait une side quest décorrelée des évènements historiques de l'époque, soit on les incorpore mais en respectant les faits historiques. Soit on part dans un univers différent, en l'assumant, et c'est ok. Mais accorder une telle importance dans le récit à des faits qui sont finalement faux, c'est problématique. Ce n'est pas la première fois que j'ai cette impression dans une bd, en mode "mais c'est vraiment arrivé ça, dans la réalité?", et ça me gâche toujours un peu le truc. J'ai donc eu cette sensation en lisant le Maitre d'Armes, et c'était un peu déplaisant (encore plus une fois avéré). Reste qu'en tant qu'objet de divertissement, cette bd fait le boulot, et même un peu plus que ça. Le récit, s'il n'est pas des plus originaux, est bien rythmé. On suit un héros à l'ancienne, hyper badass, qui survit à tout, dans le sang et les tripes. J'avoue que c'est un genre qui ne me déplait pas, tant que j'en lis de temps en temps et que c'est bien fait. Pour ne rien gâcher, le dessin est fort agréable, ce n'est pas mon style préféré mais c'est ultra bien réalisé, c'est très propre, et les couleurs ont un je ne sais quoi de chaud et réconfortant. On pourrait résumer en disant que cette bd nous dit n'importe quoi, mais le fait bien ? En tout cas pas étonnant que ça ait remporté du succès, c'est efficace et sympa à lire. Mais reste ce problème de crédibilité historique, qui peut ne pas déranger beaucoup de gens.

26/04/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Amabilia
Amabilia

C'est du porno trop chic pour moi. J'ai commandé les premières intégrales et je n'ai pas envie de lire davantage. Je ne trouve pas que les dessins soient bons, malgré la retenue dans les couleurs et l'utilisation esthétique du noir et blanc. Trop de masques, de voiles et de bandeaux tout le temps m'ont fait perdre l'intérêt pour les personnages. Tout cela est un peu trop bourgeois pour moi ! Je sais que ce type de fantaisie plaît beaucoup à certains. Mais je n'ai pas non plus du tout aimé le film de Kubrick (Eyes Wide Shut) à l'époque. Bref, je préfère la BD porno plus sale et débridée !

25/04/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Kid Congo
Kid Congo

Une histoire touchante et sensible quoique un peu mélodramatique. Le destin tragique du couple, la réprobation et les préjugés raciaux et sociaux sont crédibles et j'ai suivi le récit avec intérêt. Les dessins de Loustal sont assez controversés : on les aime ou on les déteste! Je reconnais qu'ils ne plairont pas à tout le monde et que le message de l'œuvre pourra provoquer un certain refus. En ce qui me concerne, j'apprécie le courage et le style de l'auteur. Il y a clairement une influence de Fernand Léger, entre autres peintres. J'aime beaucoup aussi ses carnets de croquis, que j'ai acquis.

25/04/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Lettres d'outremer
Lettres d'outremer

À l'époque, années 90, j'ai acheté plusieurs albums du duo Warnauts et Raives, attiré initialement par le dessin réaliste et la promesse d'une certaine sensualité. Les histoires se sont révélées franchement décevantes et c'est le cas de celle-ci. Aujourd'hui, je considère le dessin trop photographique et l'intrigue assez conventionnelle. Il reste peut-être les couleurs.

25/04/2026 (modifier)
Par Julien
Note: 3/5
Couverture de la série Scotland
Scotland

Je suis les aventures de kathy depuis leur début avec beaucoup de plaisir. Je ne regrette pas l’achat de ce dernier épisode qui, globalement ne demerite pas trop. L’intrigue n’est malgré tout pas à la hauteur des épisodes précédents. Ça donne une impression de " on ferme et on éteint la lumière". De plus, je trouve le dessin très irrégulier, en particulier pour le visage des personnages. Bref, il était temps d’arrêter, mais je ne regrette pas mon achat.

25/04/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 5/5
Couverture de la série Un Pacte avec Dieu (Un bail avec Dieu / Le Contrat)
Un Pacte avec Dieu (Un bail avec Dieu / Le Contrat)

La naissance du "graphic novel". C'est une de mes œuvres préférées de W. Eisner. Quatre histoires ayant en commun le Bronx, le quartier, les immeubles (tenements). Y habitent des êtres humains tragiques, des figures pathétiques et vicieuses parfois, qui essaient d'échapper à la banalité de leur existence, sans y parvenir vraiment. On remarque tout l'effort et même un certain soin mis par l'auteur dans le dessin des bâtiments et des rues, mais j'admire surtout toute la gamme d'expressions qu'il est capable d'imprimer aux personnages.

25/04/2026 (modifier)