Les derniers avis (366 avis)

Couverture de la série La Cour des Miracles
La Cour des Miracles

La Cour des Miracles est une très solide bande dessinée d’aventure historique, portée par un univers particulièrement riche. Le choix de s’ancrer dans le « monde d’en bas », structuré, organisé et régi par ses propres règles, fonctionne pleinement. Le contraste avec le pouvoir royal et les élites est bien exploité, tout comme les jeux d’influence et les manœuvres politiques nécessaires à la survie de cette contre-société. Le contexte historique constitue une réelle plus-value, sans jamais alourdir la lecture. On reste avant tout sur un récit d’action et d’intrigues, fluide et efficace, qui privilégie le rythme et la tension dramatique. Les personnages sont soignés, tant sur le plan graphique que narratif : aucune figure caricaturale, peu de manichéisme, et une subtilité appréciable malgré une approche clairement romancée. Le dessin accompagne parfaitement le propos. Il est appliqué, lisible et très attentif à la restitution des décors, des corps et de la misère omniprésente, élément central du récit. L’ensemble dégage une vraie cohérence visuelle et narrative. Une bande dessinée dense, immersive, et clairement marquante.

30/01/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Soli Deo Gloria
Soli Deo Gloria

Un peu dur de passer après autant d'avis positif ! Rien qu'en regardant l'album on voit que l'éditeur fait des efforts pour qu'il sorte du lot. Il est plus grand et plus luxueux que les albums normaux qui sortent chez Dupuis. Au vu du résultat, je pense que c'est mérité. Le scénario parle de la création artistique et il est passionnant à lire. J'ai bien aimé lire l'histoire de ces jumeaux unis qui finiront par prendre des chemins séparés. Le dessin est vraiment remarquable. Chaque page est une merveille pour les yeux ! Il y a quand même un truc qui m'a un peu gêné qui fait que je ne considère pas ce one-shot comme culte est que je ne me suis pas particulièrement attaché aux personnages. Or pour moi c'est primordiale que je ressente quelque chose pour eux. Il y a des moments remplis d'émotions qui m'ont laissé de marbre (la fin notamment ou ce qui arrive à la fin de l'avant-dernière partie). Je voulais savoir ce qui allait arriver ensuite aux jumeaux, mais à aucun moment je n'ai pleuré sur leur sort. Comme le dit Cleck, cela rappelle les films de Kubrick où tout est irréprochable au niveau de la technique, mais ça manque de chaleur humaine.

30/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Paysans - Le Champ des possibles
Paysans - Le Champ des possibles

Je vais arrondir aux quatre étoiles (ressenti 3,5), car l’album est objectivement intéressant, sincère, et porte de belles valeurs. Mais certaines petites choses m’ont un chouia chiffonné. Surtout dans la narration. En effet, je l’ai trouvée un rien trop naïve, peut-être dans le ton, parfois trop « scolaire, didactique », je ne sais pas. Mais bon, ce sont des critiques de détails, l’essentiel est ailleurs. Dans les idées mises en avant – avec lesquelles je me sens en phase. Et dans les personnages pris en exemple – même si c’est parfois succinctement, on a le temps de découvrir et d’admirer leurs parcours. Car la plupart du temps ce sont des « reconversions », des changements de vie, qui impliquent autre chose que simplement changer de culture, autre chose que le simple « travail », c’est parfois autant philosophique que professionnel. Au détour des témoignages, on peut retrouver des idées évoquées dans Les Ignorants, mais surtout, pour les très longs – et intéressants – passages autour du rôle des arbres, dans le superbe album La Vie secrète des arbres (dont je vous recommande chaudement la lecture). En tout cas les exemples présentés ici offrent des pistes à suivre – pour le bien-être des paysans comme de la « planète », un retour à certaines sources pas archaïques. En tout cas un champ des possibles (bon titre au passage !) qui offre plus de perspectives agréables que l’agrobusiness défendu par la FNSEA et les ministres de l’agriculture qui leur sont affiliés (je ne parle même pas des industriels…). Une lecture rapide, mais plutôt revigorante.

29/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Beauté noire et le groupe Prospéro
Beauté noire et le groupe Prospéro

Un diptyque qui se laisse lire agréablement, qui développe une aventure ancrée dans l’Histoire de la fin du XIXème siècle, tout en jouant sur des ressorts utilisés par certains romans feuilletons (du genre « Fantomas »). J’espérais d’ailleurs que ça aille davantage dans ce sens, mais, si c’est dynamique, rythmé et agréable à suivre, il y manque un peu de folie ou de poésie. Il y manque aussi de la densité, quelque chose qui élargisse l’intrigue, centrée autour de la lutte entre un groupe raciste, antisémite et comploteur d’un côté, et le groupe Prospero, groupe secret de lutte contre les « méchants » racistes, protégeant les Dreyfusards Clemenceau et Zola. C'est très manichéen, mais ça passe. Une suite est envisageable au vu de la dernière page, mais ces deux albums peuvent se lire comme une série à part entière avec une histoire conclue.

29/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Battle Royale
Battle Royale

La question du pourquoi ce jeu du cirque est dit à la fin, ne spoilons pas ! Mais bon, je pense qu'Ikigami est meilleur dans le style décimation pour un gouvernement autoritaire. Meilleur parce que plus vraisemblable, et qu'on voit en parallèle les victimes et un homme, rouage de ce système, peu à peu atteint par le doute. Et pourtant ! Je pense que le type jeu du cirque marchera toujours mieux car plus spectaculaire, et que dans ce genre, Battle royale fait le job, comme le roman dont la série de mangas est tiré, d'ailleurs. A la relecture de mes camarades critiques déplorant le sexe : il n'est pas de trop. Pourquoi ? La mort appelle le sexe. Face aux menaces, les sexuels, confirmés ou débutants comme nos jeunes, se donnent autant de plaisir charnel qu'ils le peuvent, même si c'est bien imprudent car pendant que deux s'étreignent, un troisième larron peut tuer les deux enivrés de sexe.

29/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 4/5
Couverture de la série La Bulle De Bertold
La Bulle De Bertold

C'est atrocement vraisemblable ! L'amputation comme peine existe, le spectacle de Monstres aussi et une dictature inventive peut marier les deux en coupant de plus en plus les déviants, jusqu'à ce que les plus hachés se retrouvent en marionnettes humaines. Je comprends la frustration de ceux qui voudraient en savoir plus sur ce monde, mais d'un autre côté, on aurait dilué la force du pitch en montrant toutes les ramifications possibles de la société dystopique. Comme cette œuvre est intelligente et bien dessinée, concilions tout le monde, demandons une suite !

29/01/2026 (modifier)
Par r0ud0ud0u
Note: 3/5
Couverture de la série Les Contes interdits
Les Contes interdits

J'ai actuellement lu 2 tomes de la série : La qualité assez aléatoire. Tome 1 : Peter Pan : Note 3.5 Le scénario tient la route malgré le "revisiting", on arrive à rentrer dans l'histoire. Les dessins ne sont pas exceptionnels mais ne desserve pas l'histoire. Tome 4 : Les trois petits cochons : Note 2 On attends presque toute l'histoire pour comprendre la "relation" avec le titre. Histoire décevante, un dessin pas trop mal, mais il n'arrive pas à réveiller l'intrigue Globalement ça reste moyen, ça ne me donne pas envie d'en lire plus

29/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Le Tour du Monde en 80 jours (Chris)
Le Tour du Monde en 80 jours (Chris)

Dans la catégorie Erotisme, cette collection était gage de qualité, une couverture similaire pour chaque album. Ici nous avons le tome 14 avec une idée sympathique et plutôt moins artificielle que souvent dans ce genre d'exercice : un homme banquier propose à une femme prostitué de luxe de refaire le pari de son aïeul à savoir faire le tour du monde mais sans payer un centime, uniquement en utilisant ses faveurs pour voyager. C'est simple efficace, et notre belle va se faire servir tout au long d'un voyage vers l'est. Les pose lascives sont légion et la présence de l'homosexualité d'un passe partout bien débrouillard est également rare en cette époque de publication. Si bien sur tout cela ne va pas chercher bien loin, je dois néanmoins avouer que c'est l'une des rares BD érotiques qui restent dans ma bibliothèque. Le dessin est soigné bien que répétitif, les fellations en voiture précèdent des moments plus doux en bateau de croisière. Pour notre époque de couleur, de gros plan et de finesse relative tout cela est décalé et va manquer à trouver sa cible, pas assez inventif ou posant des fantasmes pour être du porno et pas assez doux et créatif pour être du bon érotique, un entre deux avec un peu de nostalgique et pourtant que je trouve nettement plus brillant que 90 % des productions de ce type. Alors restons à bof, mais c'est tellement mieux que tant de chose...

29/01/2026 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série La Passe-Miroir
La Passe-Miroir

Un album qui marquera cette année 2026 ! Ce premier tome de 280 pages est l'adaptation de "Les fiancés de l'hiver", le premier des quatre romans du cycle "La Passe-Miroir" de Christelle Dabos. Un petit mot sur cette autrice, c'est le diagnostic d'un cancer de la mâchoire qui va la pousser, pendant sa convalescence, à prendre sa plume et à partager ses écrits sur une plate-forme d'écriture. Après les bons retours, elle participe en 2013 au premier concourt Roman jeunesse chez Gallimard. Elle en sera la lauréate avec le succès qu'on lui connaît. J'ai été littéralement happé dès les premières pages. Mais d'abord un petit topo sur ce monde fantasy où l'on va suivre la destiné d'Ophélie, une jeune fille de l'Arche d'Anima. Il existe 21 Arches flottantes, elles sont les vestiges d'une catastrophe appelée "la déchirure". Ophélie est myope et gaffeuse, elle choira plusieurs fois dans ce premier volume. Elle a, comme tous ses semblables, des dons : celui de traverser les miroirs pour se déplacer et celui de lire dans le passé des objets en les touchant. Après avoir refusé plusieurs demandes en mariage, elle est dans l'obligation de se fiancer à Thorn, l'héritier d'un clan de l'Arche du Pôle. Elle va quitter sa vie paisible pour suivre chez lui son futur époux et découvrir un monde très différent socialement du sien, mais aussi un monde mouvant où tout n'est qu'illusion et où les luttes de pouvoir et les conspirations sont monnaie courante. Un récit qui commence gentiment et qui prend de l'épaisseur au fur et à mesure que celui-ci avance. Tous les personnages sont très bien campés et leurs personnalités nuancées les rendent plus ou moins attachants. Un récit centré sur Ophélie et son glacial fiancé ainsi que sur les machinations qui se trament dans l'ombre. La qualité des textes est à souligner et il prend l'accent et les tournures de phrases des différentes Arches. Un univers riche, enchanteur et captivant qui m'a conquis. Autre point fort de cet album : le dessin, il est magnifique. Chaque case est un petit tableau qui fourmille de détails et d'une expressivité folle. Les couleurs pastel sont pour beaucoup dans l'ambiance intrigante qui se dégage du récit, c'est à la fois duveteux et rêche. Une mise en page et des cadrages qui mettent en avant les personnages avec de rares superbes pleines pages. Je me répète, mais c'est magnifique. Un grand bravo à Vanyda. Je conseille à toutes et tous, quel que soit votre âge. Et vivement la suite.

29/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Les Triplés
Les Triplés

Les triplés font partie de ces exercices de styles qui doivent tenir en une page pour changer les idées d'un lecteur au cours d'une lecture périodique. IL faut donc aller chercher les pairs du côté de chez Voutch, Sempe, Calvin & Hobbes ... En soi, en faire une bande dessinée n'est pas heureux. Il me semble que Sempé détestait qu'on lui dise qu'il faisait de la bande dessinée, et ici aussi j'ai du mal à envisager cela comme une bande dessinée, certes il s'agit bien d'art séquentiel mais l'on ne verra ici jamais d'effet de fin de page ou de scénario. Il y a un effet comique de répétition avec des personnages ou des traits de caractères qui sont annexes apparaissent et deviennent récurrent pour finalement partir ensuite, mais il n'y a rien de construit comme un scénario qui dépasserait un gag 1 page. Une fois ceci posé en gag une page, le style est typé pour haute bourgeoisie, avec ses codes et ses limites. Du style vestimentaire aux intérieurs il n'y pas de doute sur l'environnement socio-professionnel cible. cela paraissait dans le figaro ceci expliquant peut être celà. Et pourtant on trouve parfois des clins d’œils malicieux d'autocritique à ce milieu tout en restant gentil, moral, bienveillant et osons le dire parfois nunuche. Le dessin me semble en revanche parfaitement adapté, la colorisation montre une maitrise allant bien au delà du loisir d'une femme rentière observant son monde avec humeur. Alors certes ce n'est pas du chef d’œuvre et en version opus complet il faudra voir plutôt des best of, clairement il n'y a pas la même constance dans la qualité de production qu'un calvin et hobbes, mais de la à voir des avis aussi médiocres j'en suis surpris, C'est pas mal, je n'en conseille pas l'achat mais cela me fait quand même souvent sourire quand on en croise une planche perdue dans un endroit d'attente pour professions libérales.

29/01/2026 (modifier)