Les derniers avis (103 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Papa est une licorne
Papa est une licorne

2.5 Une série humoristique avec un scénario bien débile comme les japonais savent en trouver. L'idée de départ est simple: la mère du héros s'est remariée avec une licorne et comme par hasard elle est en voyage d'affaire alors le héros et le beau-père doivent apprendre à cohabiter ensemble. C'est une bonne idée, mais au final le scénario ne décolle jamais vraiment. Il y a quelques gags qui m'ont fait sourire et ça se laisse lire, mais au bout d'un moment cela tourne un peu en ronds et heureusement que c'est un one-shot parce que je ne pense pas que j'aurais enduré un tome de plus à bases de gags sur le fait que le beau-père licorne est très populaire avec l'agence féminine. Il faut dire qu’il y a des situations qui sentent le déjà vu étant donné que c’est encore une fois le récit d’un étudiant normal qui se retrouve avec une présence surnaturelle dans sa vie. Le dessin est bien sympathique.

08/02/2026 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série Le Feu monde
Le Feu monde

De la Fantasy qui tend vers le roman graphique. Je vais commencer par le titre : "Le feu monde". Quelle signification se cache derrière "feu" ? Le mot qui désigne une combustion destructrice ou l'adjectif qui indique la mort depuis peu de temps ? J'ai la réponse mais ne vous la donnerai pas. "Une guerre millénaire fait rage. Elle oppose Atome et Zéphyr, deux géants se disputant l'adoration des Hommes. Chacun peut choisir un Martyr qui portera sa marque et diffusera sa parole parmi les Hommes". Le royaume d'Atrevi est soutenu par Atome et celui de Clermont par Zéphyr. C'est dans cet univers médiéval/fantastique que la jeune et fougueuse Métisse va rejoindre la Cohorte, une troupe de guerriers dirigé par Tikhomir, le frère du roi de Clermont. C'est le début d'un long parcours qui sera semé d'embûches, de trahisons, de morts et de présages. Un récit avec des ingrédients déjà vus mille fois, cependant, la lecture fut très plaisante pour diverses raisons. La narration est énergique avec la succession de chapitres courts, ceux-ci se terminent sur deux pleines pages avec sur la gauche une représentation qui fait écho au texte sur la droite (voir la galerie). De très beaux textes écrits par Tancrède Livin, un des personnages qui va côtoyer Métisse, et ces textes apportent une vraie plus-value dans la compréhension de ce monde et de ses croyances, mais surtout ils amènent à la réflexion et à l'émancipation. L'évolution de Métisse de simple guerrière à porte drapeau pour la liberté se fait naturellement. Un scénario qui ne sera pas avare de rebondissements et de surprises, et le plus souvent je ne les ai pas vus venir (c'est monis le cas pour la conclusion). Une belle histoire sur le don de soi. Un dessin qui pourra divisé, une chose est sûre, il a de la personnalité. Jason S. propose un trait vif, anguleux et rêche, le résultat est une sorte de mélange entre manga et comics. Les décors sont réussis et les visages taillés à la serpe ne manquent pas de personnalités,.par contre quelques visages bâclés sur de rares vignettes. J'ai aimé le choix des couleurs et la mise en page variée et dynamique. Du bon boulot. Pour les amateurs du genre.

08/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série La naissance d'une chevaleresse
La naissance d'une chevaleresse

Décidément, Komikku Editions semble être un éditeur spécialisé dans le feel good. C'est donc un manga qui se passe au Moyen-âge avec comme vedette une fille qui se fait passer pour un garçon pour pouvoir devenir une chevalière. Le point de départ ainsi que le dessin avaient attiré mon attention sur cette série et au final le dessin est le point fort de cette série. Il est élégant et bien détaillé. Malheureusement, le scénario raconte encore une fois le quotidien du personnage principal où tout le monde est gentil et rien de vraiment méchant se produit. Même lorsqu'on parle de la guerre on dirait que ce n'est pas terrible ce qui est tout de même un peu malsain. Alors il y a quelques scènes dans le tome 2 qui surnage du lot, mais tous mes espoirs que le scénario s'améliore sont anéanties par un tome 3 sans intérêt. L'histoire se termine brutalement, sans doute parce que la série a été annulé. Tout est tellement banal que je ne suis pas surpris qu'elle n'a pas été populaire au Japon. Dommage parce que j'aimais vraiment le dessin.

08/02/2026 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5
Couverture de la série Sibylline - Chroniques d'une escort girl
Sibylline - Chroniques d'une escort girl

La première fois que je l'ai lu, il y a plusieurs mois, j'en ai gardé un souvenir lisse et vaguement inconfortable...J'étais un peu mal à l'aise pour écrire un avis. Le fait que l'héroïne soit une étudiante en archi, comme je l'ai été, est sans doute une partie du problème, parce que l'école que j'ai connue, longtemps avant et en province, était beaucoup moins proprette, blanche, uniformément jeune et branchée sur la performance. (Cette évolution m'a agacée et ce monde jeuniste et startupeur plus encore ) L'autre partie du problème, la plus grande (l'éléphant dans la pièce qu'est notre société) est la prostitution en général. Je n'arrive pas du tout à me situer. Cette marque de domination masculine, à la fois par le sexe et par l'argent, fait mine de croire que les hommes auraient des besoins sexuels à assouvir, comme une envie de pisser. Cette simple image me met hors de moi. Et je ne peux pas m'empêcher de penser à tous ces procès en cascades d'hommes multivioleurs... L'éducation des garçons est à revoir de fond en comble. ( Et probablement je ne suis pas tout-à-fait sûre d'avoir réussi celle de mes enfants sur ce point... pour ma défense, je n'étais pas sensibilisée à ce scandale au moment où mes garcons étaient petits) Mais cette BD nous présente juste un témoignage d'une escorte girl avec ses sugar dadies. Autrement dit le marché de dupe quotidien entre dominants et dominés, avec l'espoir d'une certaine dialectique du maître et de l'esclave, où la belle jeune fille réussit à faire ses études sur le dos de vieux types dont la vie est vide de sens. Je ne sais pas quoi faire de cette histoire. Elle est bien construite, complète, 253 pages, les personnages sont très réalistes dans leurs dialogues et leur allure. Le dessin réussit une fluidité qu'on peut apparenter aux mangas, si on ne fait pas attention. En réalité c'est plus précis : le moins possible de traits, dont l'épaisseur varie et qui laissent beaucoup d'air ( les formes ne sont jamais fermées comme on le ferait pour pouvoir coloriser numériquement.) Le gris semble obtenu avec du fusain au doigt, cela permet de belles lumières nocturnes (lueur de téléphone, ray de lumière par une porte entrouverte, halos des éclairages artificiels...) et des motifs flous d'arrière plan qui donnent de la profondeur à un dessin réduit au stricte minimum. Belle composition, contrairement à mes collègues ( beaucoup masculins, il me semble) je n'ai pas eu la larme a l'œil... mais plutôt la révolte au cœur. N'était-ce pas l'objectif, finalement ?

07/02/2026 (MAJ le 08/02/2026) (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Scarlet Queen
Scarlet Queen

Dans le monde de Calice, l'amour est littéralement une force magique. Les sentiments partagés donnent naissance à des liens surnaturels, permettant aux aimés de manipuler les aimants et d'accumuler une énergie dévotionnelle aux effets puissants. Ainsi, les souverains tirent leur légitimité de l'affection que leur porte le peuple, qu'ils entretiennent par le soin apporté à leurs sujets. Un royaume peut même en soumettre un autre si le monarque adverse tombe amoureux de son dirigeant. C'est dans ce contexte que la reine Lizaru, pourtant redoutable car aimé d'un peuple gigantesque, se retrouve menacée par un ennemi dissimulant soigneusement ses intentions, échappant inexplicablement à ses capacités de détection. Le concept est original et donne naissance à un univers fantasy singulier, avec une organisation sociale et politique façonnée par la magie des sentiments. L'ensemble se distingue par sa richesse et sa capacité à renouveler les codes du genre. Pour accompagner le lecteur, des doubles pages explicatives viennent éclairer les particularités de ce monde, de ses règles aux rapports de force entre royaumes. Visuellement, l'album laisse une impression plus mitigée. Le dessin fonctionne mais manque d'aisance technique. Les décors paraissent fâdes et un peu vides, les personnages figés, y compris dans les scènes censées transmettre de l'énergie ou du mouvement. Cette raideur nuit à l'immersion et affaiblit l'exotisme pourtant suggéré par l'univers. Quant à l'intrigue, malgré un postulat intrigant et la présence d'une reine Lizaru charismatique et énigmatique, le récit peine à convaincre. Les autres personnages restent ternes, souvent cantonnés à des rôles trop simplistes. Difficile de s'attacher à ce garde du corps obstiné et violent, prêt à tout pour plaire à la souveraine, ou de se sentir réellement impliqué dans une traque à l'espion dont les enjeux demeurent flous. Après un premier tome déjà confus, le second et dernier confirme ces faiblesses. Les motivations manquent de clarté, la logique interne du monde paraît instable, tout semblant reposer sur une hiérarchie affective (aimer plus ou moins quelqu'un, consciemment ou non) dont les règles semblent évoluer au gré des besoins du scénario. Les pouvoirs donnent alors l'impression d'arriver de façon arbitraire, sans véritable cadre, ce qui empêche le lecteur de s'investir. Entre une enquête brouillonne et trop téléguidée, des personnages sans consistance (parfois proches de l'agacement) et une construction d'ensemble bancale, l'implication émotionnelle ne prend jamais. C'est d'autant plus regrettable que l'univers de départ, lui, regorgeait d'idées prometteuses. Au final, une série au concept séduisant, mais dont l'exécution narrative ne parvient jamais à être à la hauteur de ses ambitions.

28/06/2025 (MAJ le 08/02/2026) (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Tananarive
Tananarive

Un trio de BD qui s'est bien assemblé, je trouve avec - des couleurs très variées et fines dans le choix. ( je n'avais pas aimé le travail de Delf, ni dans La Banque ni dans Dieu n'a pas réponse à tout, mais ici tout est raccord) - un dessin qui réussit à croquer des personnages dans leurs traits, leur posture, leurs vêtements en donnant une impression d'aisance très agréable. Les visages sont particulièrement attachants, quels que soient les rôles. Je ne connaissais pas ce dessinateur, mais ça m'a vraiment accroché, même si ça va parfois dans la caricature un peu vieillotte, la couleur donne la profondeur qui pourrait manquer en noir et blanc ! - un scénario avec deux thèmes enchevétrés peu explorés ensemble : la double vie ( ou la mythomanie ? ) et la quête d'un vieil homme un peu passé à côté de sa vie. Cela ne brasse pas des grands sujets de société, cela ne va pas changer la face du monde mais c'est bien ficelé, et le dispositif de l'anti-héros, cassé, berné et au grand cœur marche toujours ! Quand au second personnage principal, élégant mythomane, fripouille absente mais si nécessaire, il apporte à la fois humour et tragique. Les dialogues font penser à un duo Peter Falk (Colombo) /Jean-Pierre Marielle. Une BD attachante, mais qui intéressera peut-être plutôt les + de 50 ans...non ?

08/02/2026 (modifier)
Par Simon
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Grrreeny
Grrreeny

L'humour de Midam au service de l'écologie. Cette BD convient certainement à des personnes plus âgées que GameOver qui fonctionne très bien avec les moins de 6 ans et Kid Paddle les plus de 7 ans. Il me semble qu'il faut avoir une certaine connaissance de l'écologie et une envie de prendre de la distance avec le combat écologique pour pouvoir pleinement rigoler avec Grrreeny. Personnellement j'adore! Mais j'ai 43 ans !

08/02/2026 (MAJ le 08/02/2026) (modifier)
Couverture de la série Gaston Lagaffe (Delaf d'après Franquin)
Gaston Lagaffe (Delaf d'après Franquin)

Voilà une bonne idée du site que de séparer la série mère de Franquin de cette reprise de Delaf car il est toujours difficile d'attribuer une note globale à des séries cultes qui se sont depuis étirées dans le temps avec d'autres scénaristes et dessinateurs (Astérix, Blake et Mortimer,etc.) En tant que fan du Gaston de Franquin et après les débats que cela a engendrés quand les éditions Dupuis ont souhaité relancer la série contre l'avis de la famille du créateur de Gaston, je dois dire que j'étais assez sceptique... Et comme beaucoup ici avant moi, je dois dire que suis ressorti de ma lecture plutôt agréablement surpris. Surpris tout d'abord par la qualité du dessin de Delaf, très proche de l’œuvre initiale. C'est vraiment un travail de copiste graphique de très grande qualité! On voit qu'il n'a pas pris ce travail à la légère et qu'il a bossé. Ensuite, le respect pour Franquin transpire dans chaque page de cette BD, autant dans le déroulé des gags que dans les nombreux clins d’œil envers l'auteur. Delaf s'en donne à cœur joie en reprenant un grand nombre d'objets loufoques de Gaston et des personnages mythiques de la série. Les gags sonnent pour la plupart justes et restent dans l'esprit de la série d'origine. En espérant que les tomes suivants conserveront la même qualité... SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 8/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 9/10 NOTE GLOBALE : 17/20

07/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Gaston Lagaffe
Gaston Lagaffe

Pour mon 200ème avis, je tenais à rendre hommage à l'une des séries qui a bercé et marqué mon enfance, j'ai nommé Gaston Lagaffe ! Je ne serai pas très long au vu des 111 avis précédents... Pour moi, le genre du strip-gag est l'un des plus difficiles et casse-gueule en BD et Gaston Lagaffe constitue l'une des séries les plus réussies du genre . Et il est important de noter, qu'au contraire de beaucoup d'autres BD de la même période (Boule & Bill, Achille Talon, etc.), elle semble traverser les époques sans trop vieillir. Reconnaissable entre 1000, le trait de Franquin, tout en souplesse et en rondeur y est pour beaucoup. L'humour, la créativité et un panel de personnages tous plus truculents les uns que les autres aussi, bien sûr (Prunelle, l'agent Longtarin, M. De Mesmaeker, Mademoiselle Jeanne, Jules de chez Smith d'en face, etc.). Ce qui est incroyable d'ailleurs c'est que cette BD parle aussi bien au gamin que j'étais qu'à l'adulte que je suis devenu et arrive encore à m'arracher quelques rires. Franquin a ainsi toujours trouvé le juste milieu pour rendre notre Gaston feignant mais attachant et profondément humain malgré son côté en marge du système. La définition même de la BD culte.

07/02/2026 (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5
Couverture de la série Rebis
Rebis

Je résumerais un peu abruptement : Conte médiéval à la sauce queer. Agréable à parcourir, il met en scène la façon dont une société, dominée par les hommes, choisit des boucs émissaires à tyraniser ( sorcières, albinos, etc...) pour que le reste de la population puisse trouver une raison à ses tracas quotidiens. L'ambiguïté de genre de Rebis n'est pas un ressors du scénario et c'est très bien ( A l'époque médiévale où la science n'avait pas encore mis chacun dans sa cas sexuelle, la fluidité de genre devait être plus facile) c'est plutôt l'albinisme qui est perçu comme une déviance grave. La construction du scénario n'est pas très robuste, avec une fin un peu rapide et inexpliquée, mais les personnages sont plutôt attachants. Le dessin ne m'a pas enthousiasmé. Un peu inégal suivant les pages, avec un essai pas très concluant de rougir les traits à l'intérieur des personnages dont le contour est noir. Mais j'avoue que la colorisation numérique ménageant des flous en arrière plan est bien utilisée. En fin de compte, j'attendais peut-être trop de cet album, je pense qu'il ferait un très beau cadeau pour un enfant de 12 ans, avec plein de mystères à élucider ... mais pour les adultes, je suis moins emballée.

07/02/2026 (modifier)