Avec cet album, on retrouve avec plaisir le trait énergique et dynamique de Johann Corgié, je j’avais déjà remarqué – et apprécié - dans la série Vermines. Son dessin, à la fois précis et expressif, donne une vie intense aux paysages et aux personnages, et vous transporte dans une aventure visuelle magnifique. Vos pupilles vont se dilater de plaisir.
Mais c’est surtout le cheminement narratif de l’album qui surprend et séduit. Après des débuts très tranquilles, presque contemplatifs, l’histoire bascule progressivement vers une atmosphère plus sombre, plus mystérieuse. Cette évolution, subtile et bien menée, confère à l’album une profondeur inattendue, mêlant poésie et une pointe de noirceur qui intrigue et fascine. C’est précisément cet enchaînement d’événements, cette lente montée en tension, qui rend la lecture de cet album aussi captivante. On se laisse porter par l’histoire, entre nostalgie et suspense, jusqu’à un dénouement final.
Cet album est à savourer sans modération - bien installé dans son canapé - idéalement durant une journée pluvieuse où l’on a envie de s’évader dans un récit à la fois doux et envoûtant, porté par un dessin qui ne laisse pas indifférent. Un album 3 étoiles.
Etant un fan absolu de Gaël Séjourné - je n’hésite jamais une seconde avant d’acheter ses albums – cet album confirme une fois de plus que je ne peux pas être déçu par ce garçon ! Dès les premières pages, on est transporté dans une ambiance soignée, où chaque détail des décors respire l’authenticité des années 50-60. Tout est dessiné avec un souci du réalisme et une richesse visuelle qui font honneur à cette époque mythique. Les couleurs chaudes et les jeux d’ombre et de lumière ajoutent une vraie profondeur aux planches, et on a presque l’impression de feuilleter un album de photos d’époque, mais avec l’énergie et l’humour si caractéristiques de Gaël.
L’histoire, qui mêle habilement fiction et références au cinéma français, est un pur délice. Les monstres sacrés sont croqués avec tendresse et malice, et le scénario, bien que l’arnaque soit un peu prévisible, reste captivant du début à la fin. On se laisse porter par le rythme, les dialogues savoureux et les rebondissements, sans jamais s’ennuyer. Pas possible de lâcher l’album avant la fin !
Et puis je dois vous le dire – cela n’a pas trop de rapport avec cet album – mais je vous invite ardemment à aller à la rencontre de Gaël si vous avez l’opportunité de le voir dans un festival. Il a cette touche humaine qui fait toute la différence lors des dédicaces : disponibilité et gentillesse. Rencontrer un auteur aussi passionné et accessible, ça rend chaque album encore plus précieux. Pour les fesses à Bardot – c’était à Angoulême. Il a pris du temps pour m’expliquer son travail, ou encore comment se font les échanges avec Philippe Pelaez le scénariste. Des échanges qui font que tu abordes un album un peu différemment en appréhendant les difficultés de l’auteur.
Cet album est un vrai bijou, à la fois drôle, beau et intelligent. Et si vous êtes un peu (ou beaucoup) fan de cinéma et de nostalgie bien dosée, sans hésitez, cette BD est pour vous. Merci Gaël pour ce voyage en images et en émotions. A bientôt sur un autre festival !
Tome 1 : opération Brünnhilde
Je ne comptais pas acheter cette nouvelle série d'Erik Arnoux et de David Morancho, mais seulement la découvrir à la médiathèque. En effet, je n'avais pas envie de me lancer dans une nouvelle série prévue en 4 volumes, alors que j'avais bien apprécié leur précédente collaboration Sara Lone.
j'ai laissé donc passer la sortie du premier volume, quand je suis tombé sur le tirage grand format noir et blanc, paru quelques jours plus tard.
J'ai tout de suite été séduit par le dessin réaliste de David Morancho. Pourtant peu porté sur les exploits sportifs en particulier, et le monde automobile en général, je suis resté scotché par le scénario d'Erik Arnoux, qui met tout de suite le lecteur dans l'ambiance.
On oscille sans cesse entre défi sportif, montée du nazisme et western, dans ce premier opus. Un cocktail certes original mais assez explosif pour cette pauvre Sigi, qui cumule les ennuis dans un temps record.
En tout cas, un très bon moment de détente.
Vivement la suite.
tome 2 : Terra Inca
Deuxième volume d'une série qui en comptera quatre, cet opus se déroule essentiellement en Amérique du sud, sur fond de montée du nazisme en Allemagne. Nous retrouvons Sigi, notre héroïne qui a le don de se retrouver dans des situations difficiles, à tel point que l'on en oublie le but de son aventure, à savoir le tour du monde en voiture.
Le dessin et les couleurs de David Morancho sont magnifiques, couleurs que je découvre avec cet opus, puisque j'avais lu le premier volume dans sa version grand format et noir blanc (d'ailleurs je regrette que ce deuxième volume n'ait pas bénéficié d'un tel tirage)
Niveau scénario, nous découvrons au cours du périple de notre héroïne, le traitement infligé au travailleurs japonais dans les riches hacienda du Pérou. L'histoire se lit avec délectation même si Erik Arnoux utilise avec parcimonie et justesse l'art de l'éllipse.
Je serai évidemment au rendez vous pour le troisième volume des aventures dépaysantes mouvementées de Sigi.
Coco, une petite apprentie sorcière maladroite, incapable de maîtriser ses pouvoirs, qui provoque plus de catastrophes que de miracles, rencontre un chat mystérieux, habitant d'une cité dans le ciel, qui a besoin de l'aide magique de la jeune fille pour pouvoir y retourner. Une petite trame de magie et de secrets se met en place, tranquillement, tome après tome.
Visuellement, l'ensemble est très mignon, presque enfantin. Le dessin est rond, simple, parfois même très minimaliste, surtout dans les décors et les costumes à la limite du simpliste. Les pages sont très aérées, peu bavardes, avec beaucoup d'espace, ce qui rend la lecture rapide : chaque tome se lit en moins d'un quart d'heure. Ça fait presque album jeunesse plutôt que manga, d'autant que tout est en couleurs pastels.
Au premier abord, ça peut paraître un peu léger, voire simpliste, mais ce n'est jamais niais. Les dialogues restent naturels, pas bébêtes, et le petit voile de mystère autour de Coco, des chats et de cet univers donne quand même envie de savoir où tout ça mène. Du coup, même en tant qu'adulte, je ne me suis pas senti complètement exclu. Et d'ailleurs, c'est assez difficile de classer le public cible de la série car le graphisme fait penser à un public de moins de 10 ans, mais l'intrigue n'est pas si enfantine que ça. C'est souvent le souci avec les Kodomo que les lecteurs occidentaux ont du mal à situer clairement.
Par contre, il faut reconnaître que sur cinq tomes, il ne se passe pas grand-chose de vraiment marquant. L'histoire avance à tout petits pas, très calmement, sans vrai pic d'intensité. On est plus dans la tranche de vie magique et contemplative que dans l'aventure. C'est agréable, doux, parfois charmant, mais rarement passionnant.
Au final, j'ai trouvé ça mignon, tranquille, et facilement lu, mais la série manque un peu de relief pour vraiment marquer. Sympathique, sans plus.
J'ai beaucoup aimé cet album sur lequel je n'avais aucun a priori.
N'ayant aucune attente, j'ai découvert avec beaucoup d'intérêt cet épisode de la Seconde Guerre mondiale que je ne connaissais pas.
Je trouve que le récit est très bien mené et l'enquête d'Isabelle Maroger sur son histoire familiale est passionnante et sidérant en même temps.
Même s'il ne développe pas, s'il ne va pas chercher les méandres de l'idéologie nazie, ce témoignage est poignant et à le mérite d'exister !
Le dessin, qui pourrait sembler simpliste au début et même de type enfantin, est en fait une ligne claire très dynamique, judicieusement colorée parfois, et très bien illustrée, qui peut faire penser à Sempé, et qui supporte bien le récit.
Au final pour un premier album, une réussite.
Un album utile et à diffuser au plus grand nombre.
Jacques Ramirez est un as du service après vente de la Robotop, entreprise d'électroménager. Sauf qu'il est aussi le portrait craché de son père qui, lui, est également un as dans son domaine : le nettoyage pour les cartels. S'ensuivra toute une série de quiproquos entrainants notre brave Jacquo dans une folle chevauchée.
C'est quoi cette put… de BD ?
Nicolas Pétrimaux rend un hommage magnifique au cinéma d'action des 80's-90's mais également à ses premiers amours, le jeu vidéo en plongeant son héros dans une sorte de GTA absolument délirant et par conséquent délicieux.
Quel régal que de suivre les aventures complètement folles de cet employé modèle et surtout qu'est ce que l'on se marre.
Nicolas Pétrimaux a pensé à absolument tout. Les clins d'œil à la culture pop sont ultra présents (Magnum par exemple) y compris dans les fausses pubs qui sont justes … exceptionnelles
Enfin le dessin est hyper dynamique, à l'image de l'intrigue , les différentes gueules des protagonistes sont géniales, les décors bien modélisés, les couleurs parfaites. On sent un vrai talent chez l'auteur
Alors pourquoi ne pas mettre la note maximale à cette série qui aura su me transporter avec bonheur dans son univers ?
Et bien juste parce que je réserve le "culte" lorsque la série sera enfin finie.
Espérons qu'elle le soit un jour car elle le mérite 10 000 fois
https://www.flinguerramirez.com/iffr-3-chargement-toujours-en-cours/#:~:text=L'attente%20de%20l'acte,Le%2011%20avril%202025.
Rome me fascine, mais je dois dire que les péplums et même Alix prêtent plus à rire à leurs dépens qu'autre chose. Mais Murena ! Série parfaite, vraiment parfaite, dessins, dynamisme du découpage, intrigues et sérieux historique. On voudrait que cette série n'ait pas de fin, mais on a peur qu'elle dégénère, comme ce qui est trop long, quel dilemme ! Néron n'est bien sûr pas l'incendiaire de Rome, ne fut-ce que pour le rappeler cette histoire est de salubrité publique. L'utilisation de gladiateurs pour l'intrigue est bien vue : elle apporte de l'action et est cohérente avec les mœurs de l'époque où on s'en servait parfois pour la bagarre en dehors des arènes. Deux sont intéressants : un Noir que je dirais loyal et détaché, dont la présence rappelle que le racisme est une invention moderne, non antique, une femme, eh oui, on les a invibilisées par la suite, au secret que je me garderais bien de dévoiler… Bref; levons le pouce pour cette série !
Bon moment, le personnage du gastronome et de sa cuisinière forment un binôme parfait. Les amis du bourgeois et ce dernier vont bien ensemble, et ce qui est bien, c'est que ni la dame, ni les amis, ne vont tenter de détacher notre bon vivant d'un des pôles de sociabilité de sa vie. Quelle harmonie ! Sinon, tout a été dit sur cette ode à la bonne nourriture et au partage. Cependant, je dois bien admettre avoir préféré le partage des Gaulois dans le banquet final d'Astérix, et les dessins et les descriptions des vins dans Les gouttes de Dieu !
2.5
L'histoire où on va voir le Joker faire son gros plan final avant de mourir de son cancer incurable ! Bon vu que ça date de 2001 et que depuis le Joker a fait au minimum un billion d'appariation dans les comics, vous vous doutez qu'il ne va pas vraiment mourir. L'important est qu'au moins c'est divertissant et malheureusement ce n'est pas trop le cas.
J'avais un peu d'espoir que ça soit très bon parce que le scénario principal, Chuck Dixon, a fait de très bonnes histoires de Batman incluant plusieurs avec le Joker, mais là je pense que c'est sa moins bonne utilisation du Joker jusqu'à présent. Il faut dire que c'est un gros crossover alors on a droit à tous les défauts des crossovers de comics de super-héros: pleins de personnages dont la plupart servent à rien, on a droit en français qu'au épisodes principaux alors il y a des trucs qui se passent hors-champs et il faut aller lire les comics originaux en anglais pour avoir tout l'histoire et le pire est qu'il y a tellement de scènes d'actions non-stop qu'à la longue cela devient épuisant à lire, comme si on regardait un film d'action en accéléré.
Même si c'était une simple histoire de Batman, je ne pense pas que j'aurais adoré parce que le plan principal du Joker est d'utiliser son poison sur tous les méchants afin qu'ils deviennent comme lui et si le Joker est marrant en un seul exemplaire, voir une bonne centaine de méchants agir et parler comme lui devient vite énervant. Il reste quelques bons moments et j'ai bien aimé comment on utilise certains personnages, mais la plupart du temps on dirait un mauvais blockbuster.
Harley Quinn est un personnage tellement populaire que seulement un an après que DC la finalement accueil dans son univers de comics, elle a eu droit à sa propre série, la première des plusieurs qui sont venus par la suite.
Harley a encore son costume classique tiré de la série animée de Batman des années 90 et elle est encore plus ou moins en couple avec le Joker même si durant la majeur partie de la série elle essai de se faire un nom en solo. C'est une série humoristique et de ce coté là j'ai trouvé que c'était inégal. Il y a des bons gags, mais aussi plusieurs trucs vraiment lourds comme par exemple Double-Face qui n'arrête pas de dire deux ou d'autres mots du même genre. Le principal problème que j'ai eu est que la narration m'a semblé lourde. Les cases sont parfois surchargées et les personnages sont parfois un peu figés lorsqu'il y a de l'action.
Cela reste sympathique à lire, on était encore à une époque où il se passait des choses à chaque page et qu'un comics ne mettait pas 5-6 numéros pour raconter une histoire. J'aime bien comment on utilise les personnages de la mythologie Batman. Ce n'est pas une série extraordinaire et si vous n'êtres pas fan du personnage d'Harley Quinn, ce n'est pas cette série qui va vous faire changer d'idée, mais cela reste divertissant.
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Les Lumières de l'Aérotrain
Avec cet album, on retrouve avec plaisir le trait énergique et dynamique de Johann Corgié, je j’avais déjà remarqué – et apprécié - dans la série Vermines. Son dessin, à la fois précis et expressif, donne une vie intense aux paysages et aux personnages, et vous transporte dans une aventure visuelle magnifique. Vos pupilles vont se dilater de plaisir. Mais c’est surtout le cheminement narratif de l’album qui surprend et séduit. Après des débuts très tranquilles, presque contemplatifs, l’histoire bascule progressivement vers une atmosphère plus sombre, plus mystérieuse. Cette évolution, subtile et bien menée, confère à l’album une profondeur inattendue, mêlant poésie et une pointe de noirceur qui intrigue et fascine. C’est précisément cet enchaînement d’événements, cette lente montée en tension, qui rend la lecture de cet album aussi captivante. On se laisse porter par l’histoire, entre nostalgie et suspense, jusqu’à un dénouement final. Cet album est à savourer sans modération - bien installé dans son canapé - idéalement durant une journée pluvieuse où l’on a envie de s’évader dans un récit à la fois doux et envoûtant, porté par un dessin qui ne laisse pas indifférent. Un album 3 étoiles.
Les Fesses à Bardot
Etant un fan absolu de Gaël Séjourné - je n’hésite jamais une seconde avant d’acheter ses albums – cet album confirme une fois de plus que je ne peux pas être déçu par ce garçon ! Dès les premières pages, on est transporté dans une ambiance soignée, où chaque détail des décors respire l’authenticité des années 50-60. Tout est dessiné avec un souci du réalisme et une richesse visuelle qui font honneur à cette époque mythique. Les couleurs chaudes et les jeux d’ombre et de lumière ajoutent une vraie profondeur aux planches, et on a presque l’impression de feuilleter un album de photos d’époque, mais avec l’énergie et l’humour si caractéristiques de Gaël. L’histoire, qui mêle habilement fiction et références au cinéma français, est un pur délice. Les monstres sacrés sont croqués avec tendresse et malice, et le scénario, bien que l’arnaque soit un peu prévisible, reste captivant du début à la fin. On se laisse porter par le rythme, les dialogues savoureux et les rebondissements, sans jamais s’ennuyer. Pas possible de lâcher l’album avant la fin ! Et puis je dois vous le dire – cela n’a pas trop de rapport avec cet album – mais je vous invite ardemment à aller à la rencontre de Gaël si vous avez l’opportunité de le voir dans un festival. Il a cette touche humaine qui fait toute la différence lors des dédicaces : disponibilité et gentillesse. Rencontrer un auteur aussi passionné et accessible, ça rend chaque album encore plus précieux. Pour les fesses à Bardot – c’était à Angoulême. Il a pris du temps pour m’expliquer son travail, ou encore comment se font les échanges avec Philippe Pelaez le scénariste. Des échanges qui font que tu abordes un album un peu différemment en appréhendant les difficultés de l’auteur. Cet album est un vrai bijou, à la fois drôle, beau et intelligent. Et si vous êtes un peu (ou beaucoup) fan de cinéma et de nostalgie bien dosée, sans hésitez, cette BD est pour vous. Merci Gaël pour ce voyage en images et en émotions. A bientôt sur un autre festival !
Sigi (Arnoux/Morancho)
Tome 1 : opération Brünnhilde Je ne comptais pas acheter cette nouvelle série d'Erik Arnoux et de David Morancho, mais seulement la découvrir à la médiathèque. En effet, je n'avais pas envie de me lancer dans une nouvelle série prévue en 4 volumes, alors que j'avais bien apprécié leur précédente collaboration Sara Lone. j'ai laissé donc passer la sortie du premier volume, quand je suis tombé sur le tirage grand format noir et blanc, paru quelques jours plus tard. J'ai tout de suite été séduit par le dessin réaliste de David Morancho. Pourtant peu porté sur les exploits sportifs en particulier, et le monde automobile en général, je suis resté scotché par le scénario d'Erik Arnoux, qui met tout de suite le lecteur dans l'ambiance. On oscille sans cesse entre défi sportif, montée du nazisme et western, dans ce premier opus. Un cocktail certes original mais assez explosif pour cette pauvre Sigi, qui cumule les ennuis dans un temps record. En tout cas, un très bon moment de détente. Vivement la suite. tome 2 : Terra Inca Deuxième volume d'une série qui en comptera quatre, cet opus se déroule essentiellement en Amérique du sud, sur fond de montée du nazisme en Allemagne. Nous retrouvons Sigi, notre héroïne qui a le don de se retrouver dans des situations difficiles, à tel point que l'on en oublie le but de son aventure, à savoir le tour du monde en voiture. Le dessin et les couleurs de David Morancho sont magnifiques, couleurs que je découvre avec cet opus, puisque j'avais lu le premier volume dans sa version grand format et noir blanc (d'ailleurs je regrette que ce deuxième volume n'ait pas bénéficié d'un tel tirage) Niveau scénario, nous découvrons au cours du périple de notre héroïne, le traitement infligé au travailleurs japonais dans les riches hacienda du Pérou. L'histoire se lit avec délectation même si Erik Arnoux utilise avec parcimonie et justesse l'art de l'éllipse. Je serai évidemment au rendez vous pour le troisième volume des aventures dépaysantes mouvementées de Sigi.
Coco - L'île magique
Coco, une petite apprentie sorcière maladroite, incapable de maîtriser ses pouvoirs, qui provoque plus de catastrophes que de miracles, rencontre un chat mystérieux, habitant d'une cité dans le ciel, qui a besoin de l'aide magique de la jeune fille pour pouvoir y retourner. Une petite trame de magie et de secrets se met en place, tranquillement, tome après tome. Visuellement, l'ensemble est très mignon, presque enfantin. Le dessin est rond, simple, parfois même très minimaliste, surtout dans les décors et les costumes à la limite du simpliste. Les pages sont très aérées, peu bavardes, avec beaucoup d'espace, ce qui rend la lecture rapide : chaque tome se lit en moins d'un quart d'heure. Ça fait presque album jeunesse plutôt que manga, d'autant que tout est en couleurs pastels. Au premier abord, ça peut paraître un peu léger, voire simpliste, mais ce n'est jamais niais. Les dialogues restent naturels, pas bébêtes, et le petit voile de mystère autour de Coco, des chats et de cet univers donne quand même envie de savoir où tout ça mène. Du coup, même en tant qu'adulte, je ne me suis pas senti complètement exclu. Et d'ailleurs, c'est assez difficile de classer le public cible de la série car le graphisme fait penser à un public de moins de 10 ans, mais l'intrigue n'est pas si enfantine que ça. C'est souvent le souci avec les Kodomo que les lecteurs occidentaux ont du mal à situer clairement. Par contre, il faut reconnaître que sur cinq tomes, il ne se passe pas grand-chose de vraiment marquant. L'histoire avance à tout petits pas, très calmement, sans vrai pic d'intensité. On est plus dans la tranche de vie magique et contemplative que dans l'aventure. C'est agréable, doux, parfois charmant, mais rarement passionnant. Au final, j'ai trouvé ça mignon, tranquille, et facilement lu, mais la série manque un peu de relief pour vraiment marquer. Sympathique, sans plus.
Lebensborn
J'ai beaucoup aimé cet album sur lequel je n'avais aucun a priori. N'ayant aucune attente, j'ai découvert avec beaucoup d'intérêt cet épisode de la Seconde Guerre mondiale que je ne connaissais pas. Je trouve que le récit est très bien mené et l'enquête d'Isabelle Maroger sur son histoire familiale est passionnante et sidérant en même temps. Même s'il ne développe pas, s'il ne va pas chercher les méandres de l'idéologie nazie, ce témoignage est poignant et à le mérite d'exister ! Le dessin, qui pourrait sembler simpliste au début et même de type enfantin, est en fait une ligne claire très dynamique, judicieusement colorée parfois, et très bien illustrée, qui peut faire penser à Sempé, et qui supporte bien le récit. Au final pour un premier album, une réussite. Un album utile et à diffuser au plus grand nombre.
Il faut flinguer Ramirez
Jacques Ramirez est un as du service après vente de la Robotop, entreprise d'électroménager. Sauf qu'il est aussi le portrait craché de son père qui, lui, est également un as dans son domaine : le nettoyage pour les cartels. S'ensuivra toute une série de quiproquos entrainants notre brave Jacquo dans une folle chevauchée. C'est quoi cette put… de BD ? Nicolas Pétrimaux rend un hommage magnifique au cinéma d'action des 80's-90's mais également à ses premiers amours, le jeu vidéo en plongeant son héros dans une sorte de GTA absolument délirant et par conséquent délicieux. Quel régal que de suivre les aventures complètement folles de cet employé modèle et surtout qu'est ce que l'on se marre. Nicolas Pétrimaux a pensé à absolument tout. Les clins d'œil à la culture pop sont ultra présents (Magnum par exemple) y compris dans les fausses pubs qui sont justes … exceptionnelles Enfin le dessin est hyper dynamique, à l'image de l'intrigue , les différentes gueules des protagonistes sont géniales, les décors bien modélisés, les couleurs parfaites. On sent un vrai talent chez l'auteur Alors pourquoi ne pas mettre la note maximale à cette série qui aura su me transporter avec bonheur dans son univers ? Et bien juste parce que je réserve le "culte" lorsque la série sera enfin finie. Espérons qu'elle le soit un jour car elle le mérite 10 000 fois https://www.flinguerramirez.com/iffr-3-chargement-toujours-en-cours/#:~:text=L'attente%20de%20l'acte,Le%2011%20avril%202025.
Murena
Rome me fascine, mais je dois dire que les péplums et même Alix prêtent plus à rire à leurs dépens qu'autre chose. Mais Murena ! Série parfaite, vraiment parfaite, dessins, dynamisme du découpage, intrigues et sérieux historique. On voudrait que cette série n'ait pas de fin, mais on a peur qu'elle dégénère, comme ce qui est trop long, quel dilemme ! Néron n'est bien sûr pas l'incendiaire de Rome, ne fut-ce que pour le rappeler cette histoire est de salubrité publique. L'utilisation de gladiateurs pour l'intrigue est bien vue : elle apporte de l'action et est cohérente avec les mœurs de l'époque où on s'en servait parfois pour la bagarre en dehors des arènes. Deux sont intéressants : un Noir que je dirais loyal et détaché, dont la présence rappelle que le racisme est une invention moderne, non antique, une femme, eh oui, on les a invibilisées par la suite, au secret que je me garderais bien de dévoiler… Bref; levons le pouce pour cette série !
La Passion de Dodin-Bouffant
Bon moment, le personnage du gastronome et de sa cuisinière forment un binôme parfait. Les amis du bourgeois et ce dernier vont bien ensemble, et ce qui est bien, c'est que ni la dame, ni les amis, ne vont tenter de détacher notre bon vivant d'un des pôles de sociabilité de sa vie. Quelle harmonie ! Sinon, tout a été dit sur cette ode à la bonne nourriture et au partage. Cependant, je dois bien admettre avoir préféré le partage des Gaulois dans le banquet final d'Astérix, et les dessins et les descriptions des vins dans Les gouttes de Dieu !
Joker - Les derniers jours d'un clown
2.5 L'histoire où on va voir le Joker faire son gros plan final avant de mourir de son cancer incurable ! Bon vu que ça date de 2001 et que depuis le Joker a fait au minimum un billion d'appariation dans les comics, vous vous doutez qu'il ne va pas vraiment mourir. L'important est qu'au moins c'est divertissant et malheureusement ce n'est pas trop le cas. J'avais un peu d'espoir que ça soit très bon parce que le scénario principal, Chuck Dixon, a fait de très bonnes histoires de Batman incluant plusieurs avec le Joker, mais là je pense que c'est sa moins bonne utilisation du Joker jusqu'à présent. Il faut dire que c'est un gros crossover alors on a droit à tous les défauts des crossovers de comics de super-héros: pleins de personnages dont la plupart servent à rien, on a droit en français qu'au épisodes principaux alors il y a des trucs qui se passent hors-champs et il faut aller lire les comics originaux en anglais pour avoir tout l'histoire et le pire est qu'il y a tellement de scènes d'actions non-stop qu'à la longue cela devient épuisant à lire, comme si on regardait un film d'action en accéléré. Même si c'était une simple histoire de Batman, je ne pense pas que j'aurais adoré parce que le plan principal du Joker est d'utiliser son poison sur tous les méchants afin qu'ils deviennent comme lui et si le Joker est marrant en un seul exemplaire, voir une bonne centaine de méchants agir et parler comme lui devient vite énervant. Il reste quelques bons moments et j'ai bien aimé comment on utilise certains personnages, mais la plupart du temps on dirait un mauvais blockbuster.
Harley Quinn Solo
Harley Quinn est un personnage tellement populaire que seulement un an après que DC la finalement accueil dans son univers de comics, elle a eu droit à sa propre série, la première des plusieurs qui sont venus par la suite. Harley a encore son costume classique tiré de la série animée de Batman des années 90 et elle est encore plus ou moins en couple avec le Joker même si durant la majeur partie de la série elle essai de se faire un nom en solo. C'est une série humoristique et de ce coté là j'ai trouvé que c'était inégal. Il y a des bons gags, mais aussi plusieurs trucs vraiment lourds comme par exemple Double-Face qui n'arrête pas de dire deux ou d'autres mots du même genre. Le principal problème que j'ai eu est que la narration m'a semblé lourde. Les cases sont parfois surchargées et les personnages sont parfois un peu figés lorsqu'il y a de l'action. Cela reste sympathique à lire, on était encore à une époque où il se passait des choses à chaque page et qu'un comics ne mettait pas 5-6 numéros pour raconter une histoire. J'aime bien comment on utilise les personnages de la mythologie Batman. Ce n'est pas une série extraordinaire et si vous n'êtres pas fan du personnage d'Harley Quinn, ce n'est pas cette série qui va vous faire changer d'idée, mais cela reste divertissant.