Personnellement, j'ai trouvé l'album correct sans plus.
Pourtant, j'aurais voulu plus apprécier cet album parce que pendant un bon moment j'appréciais bien le scénario. On retrouve plusieurs personnages de Disney que j'aime bien dont le Fantôme Noir qui est vraiment sous-utilisé dans les bandes dessinées Disney originaux de Glénat. La première partie est pas mal, on installe bien l'univers futuriste, l'humour marche bien et le scénario est agréable à lire. C'est plus vers le dernier tiers de l'album que cela se gâte. Tout va soudainement trop vite et au final certains personnages comme les Rapetou ne servent pas à grand chose. C'est donc avec une impression de mi-figue, mi-raisin que j'ai refermé l'album. Oui, c'est divertissement et c'est le minimum qu'on demande à une BD Disney, mais j'ai la sensation d'un gâchis, cela aurait pu être tellement mieux.
Le dessin est sympathique.
Un album qui contient plusieurs histoires de Batman scénarisés par Paul Dini dont la saga du Coeur de Silence qui donne le titre à cet album. J'aime bien Paul Dini depuis la série animée Batman des années 90 et j'ai retrouvé dans ces récits de Batman ce que j'aime chez lui.
Une spécialité de la série des années 90 est qu'elle remettait au gout du jour des méchants un peu oublié comme Mister Freezer et Dini le fait encore ici avec Silence. C'était un méchant apparu dans ''Batman - Silence'' et il ne m'avait pas du tout impressionné. Paul Dini approfondit le personnage et son passé et le rends délicieusement haïssable. Le scénario est captivant même s'il y a des éléments de déjà vu (le grand méchant qui fait tout pour détruire la vie du héros) et il y a vraiment tout ce que j'aime de l'univers de Batman. Batman lui-même n'est pas un connard insensible comme dans trop de comics modernes.
En tout cas, c'est vraiment le genre d'album que je recommanderais à quelqu'un qui aime bien les comics de super-héros divertissement.
Tout est farfelu et extravagant ! Pourtant, l'histoire a pour moi, quelques points positifs : la ridiculisation des intellectuels qui prennent un rôle trop important et sérieux, de la Sorbonne, et des recherches mystiques absurdes. Mais ensuite, tout bascule dans le délire et les obsessions de Jodo et ce n'est pas aussi drôle qu'on pourrait s'y attendre. Cela a permis à Moebius de présenter quelques pages avec des dessins admirables, mais qui ont décliné en qualité jusqu'au troisième tome.
Je n’ai jamais été gros amateur de jeux vidéo, encore moins de « jeux de rôle ». Mais la fantasy peut m’intéresser, et j’avais pas mal entendu parler du jeu World of Warcraft (sans en rien connaitre réellement). Donc la rencontre fortuite dans une boîte à livres des deux premiers albums de la série m’a permis de découvrir cet univers. Sur lequel je ne reviendrai pas…
En fait les couvertures me laissaient déjà un aperçu du contenu (ce qui, en soi, est plutôt une bonne idée), contenu que je subodorais ne pas pouvoir apprécier.
Le dessin d’abord, qui d’emblée ne me convient pas. La colorisation informatique n’est pas du tout mon truc, et les personnages sans nuances (dans tous les sens du terme), bodybuildés (pour les « mâles ») et à forte poitrine (pour les « femelles » – qui doivent avoir pas mal de force et/ou d’imagination pour enfiler ce qui semble leur faire office de mini mini soutien-gorge), avec des traits de visages parfois effacés (ce que je n’aime pas du tout). C’est outrancièrement caricatural – mais pas étonnant dans le catalogue Fantasy de Soleil en fait.
Cela manque de nuance, de détails, mais ce dessin est finalement raccord avec « l’histoire », qui bourrine aussi et fait allègrement l’économie d’un scénario trop développé. Une présentation basique et pleine de poncifs du genre, des personnages visuellement et qualitativement stéréotypés, tout doit amener ces gladiateurs aux combats, à la baston, aux explosions de testostérone. J’imagine que le jeu devait permettre de se défouler dans ce domaine ?
Mais du coup je me demande à qui s’adressait réellement cette série. Sans doute un fan service pour les aficionados du jeu vidéo. Mais ceux-ci doivent quand même se farcir des dialogues lourds et peu intéressants, qui s’alourdissent de pas mal de textes « explicatifs » (sur les peuples, les pouvoirs de tel ou tel), comme si cela devait livrer un mode d’emploi. C’est chiant pour ceux qui ne connaissent pas le jeu et qui ne font que lire les BD, et ça n’apporte rien aux amateurs du jeu je pense.
Bon, ça manque donc de subtilité, et ça n’est clairement pas ma came !
Eh bien, je pense que les blagues du plus grand gaffeur du monde ont fini par me fatiguer. J'ai lu les premiers gags encore assez jeune et j'ai acquis toute l'oeuvre au fil des ans, dans plusieurs éditions, pour être sûr de ne rien manquer.
Le dessin de Franquin est devenu plus nerveux, plus chargé en traits, et les blagues, avec les différents gadgets, se sont allongées et sont devenues quelque peu répétitives. J'ai besoin d'un certain temps de repos pour oublier ces impressions et revenir à la lecture de la série avec un regard nouveau et moins préconçu.
P.S. : les signatures au bas de la page restent excellentes !
Encore jeune, j'ai lu avidement tous les romans d'Emilio Salgari. Après avoir vu la série télévisée italienne, avec Kabir Bedi, j'ai décidé de commencer une bande dessinée sur Sandokan qui est restée inachevée. Le nom Yanez de Gomera, «le consigliere» du héros, sonne à tout sauf portugais... et j'ai décidé de le changer en Eanes !
Au fil des ans, j'ai acquis plusieurs adaptations en bande dessinée, principalement dans des magazines espagnols et portugais. Ce n'est que récemment que j'ai acheté celle de Pratt.
Elle correspond à ce que j'attendais, mais avec un protagoniste aux traits plus malais que ce que j'avais imaginé, ce qui me paraît très bien. Par contre, il est plus colérique et plus enclin au ressentiment et à la vengeance. Les autres personnages sont plutôt bien caractérisés, mais l'action, les séquences semblent être un Corto Maltese transplanté en Orient. Je savais que l'histoire était incomplète mais j'ai décidé de l'acheter quand même.
Je rejoins l'avis de Ro sur cette mini-série qui a malheureusement eu un certains succès lors de sa sortie et va emmener DC a rendre leur univers encore plus sombre et violent.
Déjà, on retrouve le défaut des crossovers de comics à savoir qu'il y a trop de personnages et si on ne connait pas bien l'univers de DC e cette époque on est rapidement perdu. Je ne sais pas pour vous, mais j’aime bien lire un album sans être obligé d’aller en permanence sur wikipédia. Le scénario avait pourtant une bonne idée à savoir que dans le passé certains membres de la Justice League ont prit une décision difficile et éthiquement douteux. Cela aurait pu emmener des discussions intéressantes sur s'il y a des limites à ce qu'un super-héros peut faire même si c'est pour le bien de tous, mais c'est noyé dans une intrigue policière sur qui a tué tel personnage et cela devient vite un gros truc incohérent et incompréhensible à lire. Il y a pleins de facilité comme la manière dont le méchant Dr Light se rappel ce qu'il a fait il y a des années. C'est vraiment juste ennuyeux à lire.
Un truc rigolo est qu'en bonus Urban a publié une histoire de la Justice League de la fin des années 70 qui a fortement influencé cette histoire et même si le scénario et le dessin sont datés, c'est une histoire beaucoup plus amusante à lire que la mini-série Crise d'identité.
2.5
Le Massacre Mutant est un événement important dans l'histoire des X-Men, notamment parce que c'était le premier crossover entre les séries mutantes (on aussi droit aux autres titres dont le couple Simonson s'occupaient à l'époque) et que l'histoire était plutôt sombre pour l'époque. Cela annonçait les comics de super-héros plus violent de la fin des années 80 et de la décennie 90.
Personnellement, je comprends que ce crossover a marqué l'esprit des lecteurs de l'époque, mais j'ai trouvé cela moyen. Il faut dire qu'on se situe en plein dans la période où je n'aime plus l'écriture de Chris Claremont. Il est un bon scénariste pour trouver des idées, mais à partir du milieu des années 80 je trouve que ses dialogues sont affreux et prétentieux. Ces histoires sont souvent difficiles à suivre parce qu'il y a pleins de personnages et d'intrigues qui vont nulle part. Les chapitres écrient par Claremont m'ont donc ennuyé et j'ai mieux aimé les chapitres écrient par les Simonson même si l'écriture de Louise Simonson est un peu lourde par moment. Notons que l'événement a apporté des changements que l'on verra dans les épisodes suivants des séries consacrés aux mutants (notamment en ce qui concernes les ailes brisés d'Angel) alors cela risque de frustrer certains lecteurs que l'album n'a pas vraiment de fin.
Quant au dessin, j'ai aimé le style de tous les dessinateurs présents dans l'album parce qu'ils ont le style de dessin que j'aime voir dans les comics de super-héros, mais des lecteurs plus habitué aux comics modernes risquent de trouver cela daté.
Je suis plutôt un lecteur curieux de ce que proposent les « petits éditeurs », et les œuvres minimalistes ne me rebutent pas (j’aime beaucoup par exemple ce que fait Ibn Al Rabin). Je suis resté sur des avis mitigés après lecture de plusieurs albums de Leif Tande, mais il m’avait agréablement surpris sur plusieurs albums oubapiens, donc je me suis lancé dans la lecture de ce « petit » pavé avec curiosité.
Leif Tande a tenu un blog à la fin des années 1980 dans lequel il a dessiné cette histoire, au rythme d’une page par jour durant toute une année (1988).
Un projet ambitieux sur la forme donc (mais Trondheim a déjà su transformer ce type d’essai), mais aussi et surtout sur le fond.
En effet, il s’agit ni plus ni moins pour l’auteur de nous présenter les débuts de la vie, en partant de la « molécule originelle » (qui apparait dans le sous-titre) jusqu'à la sortie des eaux des premiers amphibiens.
Et je dois dire que le résultat m’a déçu et laissé de côté sous ces deux aspects. D’abord parce qu’il n’y a pas ici la force de certains essais proches (comme l’excellent et bluffant « Alpha…directions » de Jens Harder). C’est ici plus minimaliste à plus d’un titre. Le dessin déjà, mais aussi l’ambition et la réalisation.
Reste la narration donc. Mais, là où Trondheim apporte moult traits d’humour, trouvailles amusantes pour rendre vivants ses récits minimalistes, Tande ne parvient pas à le faire. Peut-être cela passait-il dans une lecture au fil de l’année sur le blog, mais la lecture d’une traite du pavé s’est révélée rébarbative, ennuyeuse. Les rares traits d’humour dans les dialogues tombent à plat, et le reste m’a lassé.
Si je salue l’ambition – relative – de l’auteur, et le beau travail éditorial de La Pastèque, c’est quand même très péniblement que j’ai fini cet album.
Je ne suis pas spécialement fan de Souchon, mais je ne déteste pas écouter certaines de ses « anciennes » chansons. Ça tombe plutôt bien, car c’est dans ce vivier qu’ont pioché les auteurs pour ce recueil/hommage.
Ce type d’album collectif souffre a priori de plusieurs handicaps, le plus souvent rédhibitoires. D’abord le peu de place laissée à chacun pour s’exprimer et développer quelque chose d’intéressant. Ensuite l’éclectisme (je n’aime pas trop au sein d’une même série ou d’un même album ces changements de styles graphiques). Enfin, spécificité de ce type d’album sur un chanteur/musicien/groupe, le plus souvent les auteurs se contentent d’illustrer des paroles, de les mettre platement en images sans réel intérêt.
Ici je trouve que c’est plutôt du bon boulot, et que le résultat a des chances de plaire aux amateurs du chanteur – mais aussi peut-être plus largement. D’abord la quasi-totalité des auteurs sont « pointures » (même si ça ne garantit pas la qualité), et le travail graphique est plutôt intéressant.
Surtout, presque tous les auteurs ont pris le parti de ne pas se contenter d’illustrer les paroles des chansons (qui sont à chaque fois placées en introduction de l’histoire), pour développer quelque chose souvent original, qui s’écarte du texte, pour le prolonger, sans le trahir. J’ai bien aimé cette idée, et sa réalisation. D’ailleurs, singulièrement, la seule histoire qui m’a totalement laissé froid est celle réalisée par Loustal, qui se contente de quatre images illustrant platement le texte répété en dessous de chacune d’entre elles (et le style froid et figé de Loustal – assez clivant peut-être – ajoute sans doute encore à mon ressenti négatif).
L’album n’est pas courant (je l’ai croisé récemment dans un gite), mais c’est un cadeau qui ferait sans aucun doute plaisir aux amateurs du chanteur (y compris les plus jeunes, qui y (re)découvrirait son répertoire d’avant 1989).
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Mickey contre l'alliance maléfique
Personnellement, j'ai trouvé l'album correct sans plus. Pourtant, j'aurais voulu plus apprécier cet album parce que pendant un bon moment j'appréciais bien le scénario. On retrouve plusieurs personnages de Disney que j'aime bien dont le Fantôme Noir qui est vraiment sous-utilisé dans les bandes dessinées Disney originaux de Glénat. La première partie est pas mal, on installe bien l'univers futuriste, l'humour marche bien et le scénario est agréable à lire. C'est plus vers le dernier tiers de l'album que cela se gâte. Tout va soudainement trop vite et au final certains personnages comme les Rapetou ne servent pas à grand chose. C'est donc avec une impression de mi-figue, mi-raisin que j'ai refermé l'album. Oui, c'est divertissement et c'est le minimum qu'on demande à une BD Disney, mais j'ai la sensation d'un gâchis, cela aurait pu être tellement mieux. Le dessin est sympathique.
Batman - Le Coeur de silence
Un album qui contient plusieurs histoires de Batman scénarisés par Paul Dini dont la saga du Coeur de Silence qui donne le titre à cet album. J'aime bien Paul Dini depuis la série animée Batman des années 90 et j'ai retrouvé dans ces récits de Batman ce que j'aime chez lui. Une spécialité de la série des années 90 est qu'elle remettait au gout du jour des méchants un peu oublié comme Mister Freezer et Dini le fait encore ici avec Silence. C'était un méchant apparu dans ''Batman - Silence'' et il ne m'avait pas du tout impressionné. Paul Dini approfondit le personnage et son passé et le rends délicieusement haïssable. Le scénario est captivant même s'il y a des éléments de déjà vu (le grand méchant qui fait tout pour détruire la vie du héros) et il y a vraiment tout ce que j'aime de l'univers de Batman. Batman lui-même n'est pas un connard insensible comme dans trop de comics modernes. En tout cas, c'est vraiment le genre d'album que je recommanderais à quelqu'un qui aime bien les comics de super-héros divertissement.
La Folle du Sacré-Coeur (Le Coeur couronné)
Tout est farfelu et extravagant ! Pourtant, l'histoire a pour moi, quelques points positifs : la ridiculisation des intellectuels qui prennent un rôle trop important et sérieux, de la Sorbonne, et des recherches mystiques absurdes. Mais ensuite, tout bascule dans le délire et les obsessions de Jodo et ce n'est pas aussi drôle qu'on pourrait s'y attendre. Cela a permis à Moebius de présenter quelques pages avec des dessins admirables, mais qui ont décliné en qualité jusqu'au troisième tome.
World of Warcraft
Je n’ai jamais été gros amateur de jeux vidéo, encore moins de « jeux de rôle ». Mais la fantasy peut m’intéresser, et j’avais pas mal entendu parler du jeu World of Warcraft (sans en rien connaitre réellement). Donc la rencontre fortuite dans une boîte à livres des deux premiers albums de la série m’a permis de découvrir cet univers. Sur lequel je ne reviendrai pas… En fait les couvertures me laissaient déjà un aperçu du contenu (ce qui, en soi, est plutôt une bonne idée), contenu que je subodorais ne pas pouvoir apprécier. Le dessin d’abord, qui d’emblée ne me convient pas. La colorisation informatique n’est pas du tout mon truc, et les personnages sans nuances (dans tous les sens du terme), bodybuildés (pour les « mâles ») et à forte poitrine (pour les « femelles » – qui doivent avoir pas mal de force et/ou d’imagination pour enfiler ce qui semble leur faire office de mini mini soutien-gorge), avec des traits de visages parfois effacés (ce que je n’aime pas du tout). C’est outrancièrement caricatural – mais pas étonnant dans le catalogue Fantasy de Soleil en fait. Cela manque de nuance, de détails, mais ce dessin est finalement raccord avec « l’histoire », qui bourrine aussi et fait allègrement l’économie d’un scénario trop développé. Une présentation basique et pleine de poncifs du genre, des personnages visuellement et qualitativement stéréotypés, tout doit amener ces gladiateurs aux combats, à la baston, aux explosions de testostérone. J’imagine que le jeu devait permettre de se défouler dans ce domaine ? Mais du coup je me demande à qui s’adressait réellement cette série. Sans doute un fan service pour les aficionados du jeu vidéo. Mais ceux-ci doivent quand même se farcir des dialogues lourds et peu intéressants, qui s’alourdissent de pas mal de textes « explicatifs » (sur les peuples, les pouvoirs de tel ou tel), comme si cela devait livrer un mode d’emploi. C’est chiant pour ceux qui ne connaissent pas le jeu et qui ne font que lire les BD, et ça n’apporte rien aux amateurs du jeu je pense. Bon, ça manque donc de subtilité, et ça n’est clairement pas ma came !
Gaston Lagaffe
Eh bien, je pense que les blagues du plus grand gaffeur du monde ont fini par me fatiguer. J'ai lu les premiers gags encore assez jeune et j'ai acquis toute l'oeuvre au fil des ans, dans plusieurs éditions, pour être sûr de ne rien manquer. Le dessin de Franquin est devenu plus nerveux, plus chargé en traits, et les blagues, avec les différents gadgets, se sont allongées et sont devenues quelque peu répétitives. J'ai besoin d'un certain temps de repos pour oublier ces impressions et revenir à la lecture de la série avec un regard nouveau et moins préconçu. P.S. : les signatures au bas de la page restent excellentes !
Sandokan
Encore jeune, j'ai lu avidement tous les romans d'Emilio Salgari. Après avoir vu la série télévisée italienne, avec Kabir Bedi, j'ai décidé de commencer une bande dessinée sur Sandokan qui est restée inachevée. Le nom Yanez de Gomera, «le consigliere» du héros, sonne à tout sauf portugais... et j'ai décidé de le changer en Eanes ! Au fil des ans, j'ai acquis plusieurs adaptations en bande dessinée, principalement dans des magazines espagnols et portugais. Ce n'est que récemment que j'ai acheté celle de Pratt. Elle correspond à ce que j'attendais, mais avec un protagoniste aux traits plus malais que ce que j'avais imaginé, ce qui me paraît très bien. Par contre, il est plus colérique et plus enclin au ressentiment et à la vengeance. Les autres personnages sont plutôt bien caractérisés, mais l'action, les séquences semblent être un Corto Maltese transplanté en Orient. Je savais que l'histoire était incomplète mais j'ai décidé de l'acheter quand même.
Justice League - Crise d'Identité
Je rejoins l'avis de Ro sur cette mini-série qui a malheureusement eu un certains succès lors de sa sortie et va emmener DC a rendre leur univers encore plus sombre et violent. Déjà, on retrouve le défaut des crossovers de comics à savoir qu'il y a trop de personnages et si on ne connait pas bien l'univers de DC e cette époque on est rapidement perdu. Je ne sais pas pour vous, mais j’aime bien lire un album sans être obligé d’aller en permanence sur wikipédia. Le scénario avait pourtant une bonne idée à savoir que dans le passé certains membres de la Justice League ont prit une décision difficile et éthiquement douteux. Cela aurait pu emmener des discussions intéressantes sur s'il y a des limites à ce qu'un super-héros peut faire même si c'est pour le bien de tous, mais c'est noyé dans une intrigue policière sur qui a tué tel personnage et cela devient vite un gros truc incohérent et incompréhensible à lire. Il y a pleins de facilité comme la manière dont le méchant Dr Light se rappel ce qu'il a fait il y a des années. C'est vraiment juste ennuyeux à lire. Un truc rigolo est qu'en bonus Urban a publié une histoire de la Justice League de la fin des années 70 qui a fortement influencé cette histoire et même si le scénario et le dessin sont datés, c'est une histoire beaucoup plus amusante à lire que la mini-série Crise d'identité.
X-Men - Le Massacre Mutant
2.5 Le Massacre Mutant est un événement important dans l'histoire des X-Men, notamment parce que c'était le premier crossover entre les séries mutantes (on aussi droit aux autres titres dont le couple Simonson s'occupaient à l'époque) et que l'histoire était plutôt sombre pour l'époque. Cela annonçait les comics de super-héros plus violent de la fin des années 80 et de la décennie 90. Personnellement, je comprends que ce crossover a marqué l'esprit des lecteurs de l'époque, mais j'ai trouvé cela moyen. Il faut dire qu'on se situe en plein dans la période où je n'aime plus l'écriture de Chris Claremont. Il est un bon scénariste pour trouver des idées, mais à partir du milieu des années 80 je trouve que ses dialogues sont affreux et prétentieux. Ces histoires sont souvent difficiles à suivre parce qu'il y a pleins de personnages et d'intrigues qui vont nulle part. Les chapitres écrient par Claremont m'ont donc ennuyé et j'ai mieux aimé les chapitres écrient par les Simonson même si l'écriture de Louise Simonson est un peu lourde par moment. Notons que l'événement a apporté des changements que l'on verra dans les épisodes suivants des séries consacrés aux mutants (notamment en ce qui concernes les ailes brisés d'Angel) alors cela risque de frustrer certains lecteurs que l'album n'a pas vraiment de fin. Quant au dessin, j'ai aimé le style de tous les dessinateurs présents dans l'album parce qu'ils ont le style de dessin que j'aime voir dans les comics de super-héros, mais des lecteurs plus habitué aux comics modernes risquent de trouver cela daté.
L'Origine de la Vie
Je suis plutôt un lecteur curieux de ce que proposent les « petits éditeurs », et les œuvres minimalistes ne me rebutent pas (j’aime beaucoup par exemple ce que fait Ibn Al Rabin). Je suis resté sur des avis mitigés après lecture de plusieurs albums de Leif Tande, mais il m’avait agréablement surpris sur plusieurs albums oubapiens, donc je me suis lancé dans la lecture de ce « petit » pavé avec curiosité. Leif Tande a tenu un blog à la fin des années 1980 dans lequel il a dessiné cette histoire, au rythme d’une page par jour durant toute une année (1988). Un projet ambitieux sur la forme donc (mais Trondheim a déjà su transformer ce type d’essai), mais aussi et surtout sur le fond. En effet, il s’agit ni plus ni moins pour l’auteur de nous présenter les débuts de la vie, en partant de la « molécule originelle » (qui apparait dans le sous-titre) jusqu'à la sortie des eaux des premiers amphibiens. Et je dois dire que le résultat m’a déçu et laissé de côté sous ces deux aspects. D’abord parce qu’il n’y a pas ici la force de certains essais proches (comme l’excellent et bluffant « Alpha…directions » de Jens Harder). C’est ici plus minimaliste à plus d’un titre. Le dessin déjà, mais aussi l’ambition et la réalisation. Reste la narration donc. Mais, là où Trondheim apporte moult traits d’humour, trouvailles amusantes pour rendre vivants ses récits minimalistes, Tande ne parvient pas à le faire. Peut-être cela passait-il dans une lecture au fil de l’année sur le blog, mais la lecture d’une traite du pavé s’est révélée rébarbative, ennuyeuse. Les rares traits d’humour dans les dialogues tombent à plat, et le reste m’a lassé. Si je salue l’ambition – relative – de l’auteur, et le beau travail éditorial de La Pastèque, c’est quand même très péniblement que j’ai fini cet album.
Du Souchon dans l'air
Je ne suis pas spécialement fan de Souchon, mais je ne déteste pas écouter certaines de ses « anciennes » chansons. Ça tombe plutôt bien, car c’est dans ce vivier qu’ont pioché les auteurs pour ce recueil/hommage. Ce type d’album collectif souffre a priori de plusieurs handicaps, le plus souvent rédhibitoires. D’abord le peu de place laissée à chacun pour s’exprimer et développer quelque chose d’intéressant. Ensuite l’éclectisme (je n’aime pas trop au sein d’une même série ou d’un même album ces changements de styles graphiques). Enfin, spécificité de ce type d’album sur un chanteur/musicien/groupe, le plus souvent les auteurs se contentent d’illustrer des paroles, de les mettre platement en images sans réel intérêt. Ici je trouve que c’est plutôt du bon boulot, et que le résultat a des chances de plaire aux amateurs du chanteur – mais aussi peut-être plus largement. D’abord la quasi-totalité des auteurs sont « pointures » (même si ça ne garantit pas la qualité), et le travail graphique est plutôt intéressant. Surtout, presque tous les auteurs ont pris le parti de ne pas se contenter d’illustrer les paroles des chansons (qui sont à chaque fois placées en introduction de l’histoire), pour développer quelque chose souvent original, qui s’écarte du texte, pour le prolonger, sans le trahir. J’ai bien aimé cette idée, et sa réalisation. D’ailleurs, singulièrement, la seule histoire qui m’a totalement laissé froid est celle réalisée par Loustal, qui se contente de quatre images illustrant platement le texte répété en dessous de chacune d’entre elles (et le style froid et figé de Loustal – assez clivant peut-être – ajoute sans doute encore à mon ressenti négatif). L’album n’est pas courant (je l’ai croisé récemment dans un gite), mais c’est un cadeau qui ferait sans aucun doute plaisir aux amateurs du chanteur (y compris les plus jeunes, qui y (re)découvrirait son répertoire d’avant 1989).