Les derniers avis (77 avis)

Par pol
Note: 3/5
Couverture de la série Stand Still
Stand Still

Voilà un album très interessant autant par sa forme atypique (format à l'italienne pour un comics, c'est pas tous les jours) que par le fond. Une variation originale des histoires de voyage dans le temps : il est ici question de juste pouvoir arreter le temps, se balader, faire un trucs ou deux et pendant ce temps-là tous les gens sont figés et ne bougent pas. Et pendant qu'il s'est écoulé 1 seconde pour tout le monde, la personne en possession de se pouvoir a eu une heure ou deux pour vaquer à ses occupations. Et la question qui va avec : que faire d'un tel pouvoir ? L'entrée en matière est assez prenante : des évènements bizarres et inexpliqués aux quatre coins du globe. Et plutôt du sordide et du violent : l'élimination d'un gang de motards, la disparition de chefs d'états, des règlements de comptes entre gangs... Seul un scientifique, à l'origine du procédé, semble s'y intéresser et comprendre ce qui se cache derrière ces mystères. C'est interessant, original, dynamique, le découpage est efficace et l'action va bon train. Le dessin est esthétique, colle bien à l'ambiance du récit. Pour 4 chapitres en tout cas. Un second dessinateur s'est chargé des 4 derniers chapitres, et ça le fait beaucoup moins. Un style moins réaliste, plus cartoon, mais surtout bien différent du premier. Rien dans l'histoire ne justifie cette différence. Et c'est un peu regretable, car c'est moins joli dans la seconde moitié, l'ensemble perd en cohérence, on ne reconnait pas hyper bien les personnages. En tout cas il faut un moment pour se les réapproprier. L'histoire est rythmée, et les péripéties, comme les révélations, tiennent bien la route. Jusqu'au dernier chapitre qui se résume à des scènes de poursuite alternées avec des scènes de baston. Cette dose survitaminée n'est pas la meilleure partie du scénario. Et la chute finale, bien énigmatique, n'apporte pas grand chose, si ce n'est laisser une ouverture pour une possible suite. Au final on a quand même un bel album qui se lit d'une traite. Le thème est sympa et traité de manière originale. Cela suffit amplement à rassasier un lecteur amateur de séries d'action.

07/04/2026 (modifier)
Par pol
Note: 2/5
Couverture de la série Braquage et anecdotes savoureuses à raconter en soirée
Braquage et anecdotes savoureuses à raconter en soirée

Les séries avec ce type d'humour absurde ont été popularisés avec brio par Fabcaro depuis quelques années. Cet album est à ranger dans cette même catégorie d'humour con et décalé. Il est ici question en fil rouge d'un braquage de banque avec prise d'otage et de la négociation qui est menée par une policière pour amener les braqueurs à se rendre. Et à chaque page, un gag absurde fait avancer la trame du récit. Ca donne quoi ? des dialogues inattendus et complètement décalés, comme quand au milieu d'une séquence de négociation des demandes des braqueurs, les protagonistes s'interrogent sur la ville la plus ancienne du monde. Rien à voir avec le schmilblik, mais c'est bien le principe. Sur le moment, sans être hilarante, la lecture n'est pas désagréable. Au mieux on sourit légèrement, au pire on reste de marbre en tournant la page. Cette dimension décalée, volontairement poussée à l'extreme, amène quand même trop de dialogues / situations vraiment sorties de nulle part. Et dans ces cas là, la chute, pas spécialement drôle, tombe un peu trop souvent à plat. Les quelques idées rigolotes (la mauvaise foi des chaines comme BFM TV) sont réutilisées à outrance, abusent trop des clichés et ce qui était marrant dans les 2-3 premières occurences ne fonctionne plus à la longue. Et au final, une semaine après avoir refermé l'album, il n'en reste pas grand chose. Un souvenir mitigé, pas mauvais sur le moment mais une lecture pas marquante du tout.

07/04/2026 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série L'Obsolescence programmée de nos sentiments
L'Obsolescence programmée de nos sentiments

Zidrou commence à être u habitué des romans graphiques pleins de bons sentiments. Sans aller jusqu'à la naïveté, ses histoires relèvent -parfois- de feel good, et ça fait du bien par les temps qui courent. Ici nous avons donc deux trajectoires passées, deux personnes qui s'interrogent sur leur vie au moment d'entrer dans le troisième âge. Et qui vont se croiser, faire renaître l'espoir entre eux. La vie, tout simplement. C'est relativement classique, attendu, sans être désagréable; Zidrou a cette finesse de dialoguiste et des situations qui font mouche. Il y a ensuite cette nouvelle inattendue, et si je l'ai tout de même sentie venir, cela m'a semblé un peu too much. Le plaisir de lecture est tout de même resté à peu près intact, grâce notamment au trait fin et talentueux d'Aimée de Jongh, que j'ai découverte récemment avec son adaptation de Sa Majesté des Mouches. C'est sympathique, c'est gentuillet.

07/04/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Dortmunder
Dortmunder

Dortmunder est un braqueur malchanceux créé par Donald Westlake dans les années 60-70, dont les plans les plus minutieux tournent systématiquement au fiasco. Dupuis commence l'adaptation de ses multiples aventures avec Bank Shot, un polar ancré dans des années 70 très bien restituées, aussi bien dans leur ambiance que dans leur esthétique. Le point de départ est à la fois simple et brillant : voler une banque entière plutôt que la braquer. À partir de là, on suit une bande de malfrats organisée, avec ses spécialistes et ses rôles bien définis, qui n'est pas sans rappeler un Ocean's Eleven version beaucoup plus modeste, presque bricolée, mais d'autant plus attachante. Le plan est réfléchi, méthodique, crédible dans sa conception comme dans son exécution… du moins en théorie. On est plongé dans un univers très crédible, presque cinématographique, avec une atmosphère de film noir à l'ancienne, sérieuse et réaliste, renforcée par un dessin et une mise en couleurs qui évoquent parfaitement cette époque. Toute la saveur du récit repose sur la malchance chronique qui s'acharne sur Dortmunder et son équipe. Rien ne se passe comme prévu, et l'accumulation de contretemps finit par devenir franchement amusante. Ce qui est remarquable, c'est que cette succession de catastrophes ne donne jamais l'impression d'être forcée ou artificielle. Au contraire, tout reste suffisamment cohérent pour que l'on y croie, même lorsque la situation bascule vers une forme d'ironie presque comique. Ce décalage constant entre le sérieux du cadre et l'acharnement du sort produit un effet assez unique : on oscille en permanence entre le polar rigoureux et une forme d'humour subtil, qui naît naturellement des événements. Ce n'est pas une comédie appuyée, mais plutôt une mécanique grinçante où la poisse du héros finit par prêter à sourire, voire à franchement amuser, sans jamais casser la crédibilité de l'ensemble. Je découvre avec cette série l'adaptation de récits de polar solides et drôles à la fois, très bien ancrés dans leur époque, qui fonctionnent autant pour leur ambiance que pour cette manière fine de mêler réalisme et malchance quasi systématique, dans un équilibre qui tient étonnamment bien.

07/04/2026 (modifier)
Par LEERAM
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Stanley
Stanley

Tout est relatif j'ai lu les 2 livres de Stanley à l'âge de 10 ans et j'en ai 80 .... Je les ai trouvés formidables et j'ai plaisir à les relire aujourd'hui. Il en est de même pour Buck Danny qui nous a fait voyager autour du monde , et Blake et Mortimer où j'ai découvert des pays et des civilisations . On sent parfois une prise de position appuyée , mais on sait se faire un jugement. Mes 3 garçons qui ont aujourd'hui 50 ans reprochaient la longueur des bulles. Pour mes petits-enfants , il y a eu des soupirs de découragement. Il leur faut plus d'action dans le narratif ...... alors que ces livres sont des biographies ou des livres culturels , comme les livres sur les planétes .

07/04/2026 (MAJ le 07/04/2026) (modifier)
Par Vaudou
Note: 4/5
Couverture de la série Samba Bugatti
Samba Bugatti

Une excellente suite à Beatifica Blues. Le premier tome constitue une excellente entrée en matière, avec un début d'intrigue qui s'échafaude intelligemment. De manière générale, le récit est mieux maitrisé que dans Beatifica. Il y a toujours pas mal de références littéraires et musicales, qui ne sont pas essentiels pour apprécier l'intrigue. La voix off et ses itérations pseudo philosophiques sont aussi un peu superflus. Dufaux fait parfois sa propre auto promotion puisqu'il fait référence dans le tome 2 à l'heure triomphale de Francis Macomber écrit par Hemingway. Une histoire qu'il vient d'adapter en bd et qui est sortie six mois avant... Côté dessin, c'est un véritable bond en avant de Griffo. On se régale devant tout ces décors industriels. La qualité d'édition est aussi cheap que pour les intégrales Beatifica Blues et Les Enfants de la Salamandre, j'ai noté au moins deux pages mal scannées. Au final c'est une bonne bande, qui synthétise les codes créatifs du Dufaux des années 90.

07/04/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Un, deux, trois Piccard - Pionniers du ciel et des abysses
Un, deux, trois Piccard - Pionniers du ciel et des abysses

Lu cet album parce que je suis fan de Tintin ! Et oui j'avais reconnu le nom de Piccard sur la couverture parce que j'avais lu qu'Auguste Piccard était un des modèles d'Hergé lorsqu'il a créé le professeur Tournesol (l'auteur fait d'ailleurs deux-trois références à Tintin au cours de l'album) et je me suis dit que ça serait un bon moyen de mieux connaitre un type que je ne connaissais vaguement que de nom. Je ne savais même pas que son fils et son petit-fils avaient aussi des vies bien remplis de scientifiques-aventuriers ! L'album est sympa à lire, mais j'avoue que je ne pense que je fais parti du public-cible. En effet, c'est souvent très technique et toutes les pages où on montre les plans des inventions ou innovations de la famille Piccard en matière de sous-marins ou d'aéroplane m'ont ennuyé. Ça ne m’étonnerait pas qu'un lecteur ayant un esprit plus scientifique que le mien va mieux accrocher que moi. Et si le travail de Piccard père et fils m'a un peu captivé parce qu'on parle des mystères des profondeurs sous-marins qu'on connait encore peu, voir le petit-fils vouloir 100 % contrôler comment il vole m'a laissé de marbre. Ce qui n'aide pas est que l'auteur le présente comme un casse-cou limite dangereux et cela ne le rends pas particulièrement attachant. L'auteur montre surtout les moments les plus importants dans la vie de ses trois hommes, mais sans qu'on est la sensation que tout va trop vite et que tout est survolé comme c'est le cas avec d'autres bandes dessinées biographique. On montre l'essentiel et c'est ce qui est important. Le dessin est pas mal.

07/04/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Homo Erectus
Homo Erectus

De König je n'avais lu que son album de Lucky Luke et lorsque j'ai trouvé cet album en bibliothèque, je me suis dit que c'était enfin une occasion de mieux connaitre son univers vu que de ce que j'ai compris son Lucky Luke était plus soft et tout public que sa production habituelle qui est plus orienté vers le public adulte. Et ben c'est vraiment pour les adultes vu le nombre de blagues de sexes qui a dans cet album ! On y parle bien sur de l'homosexualité, une des marques de fabriques de l'auteur, mais il y aussi de la nudité féminine (quoique ne trouvant pas le dessin de König émoustillant, la vue de gros seins m'a laissé indifférent). Le scénario est assez simple: König déconne sur les premiers pas de l'homme dans un récit qui est une suite de sketchs. Le résultat est franchement pas terrible selon moi. Si le dessin est sympa, j'ai trouvé que l'humour ne fonctionnait pas. En plus, ça parle beaucoup et les phrases ne me faisaient pas rire. Or, rien ne m'ennui plus qu'une BD humoristique qui ne fait pas rire et vers le dernier tiers de l'album de ce trop long album j'ai fini par survolé les pages. Je suis quand même content d'avoir approfondis mes connaissances en BD en lisant un album d'un des auteurs allemands les plus connus, mais de ce que j'ai lu ne me donne pas trop envie de lire d'avantage son œuvre. C'est surement injuste, je suis peut-être tombé sur l'album qu'il ne fallait pas et j'aurais peut-être accroché si j'en avais lu un autre, mais il semble faire parti de ses auteurs trashs qui ne me font pas rigolé.

07/04/2026 (modifier)
Par Simili
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Les 5 Terres
Les 5 Terres

"Les 5 Terres" est une série anthropomorphiste se déroulant dans un monde où 5 peuples cohabitent : les félins à Angleon, les primates à Lys, les ursidés et canidés à Arnor, les cervidés et herbivores à Erinal et les reptiles à Ithara Il est prévu que chaque peuple fasse l'objet d'un cycle de 6 tomes ce qui en fera une série au long cours. Dans son approche, "les 5 Terres" est très médiévale et de ce fait on comprend rapidement que la paix qui règne entre les peuples ne fut pas toujours d'actualité et semble bien fragile, ce qui va nous offrir beaucoup d'action et peu de répit. Graphiquement c'est très bien fait, du même acabit que Blacksad Cycle Angleon (4/5) Ce cycle est consacré aux Félins. Angleon est un ensemble d'îles au centre du monde des 5 Terres. Par le jeu de guerres passées les félins en ont fait la capitale des 5 Terres. Mais voilà la mort prochaine du roi Cyrus redistribue les cartes du pouvoir. Intrigue politique, révolution et trahisons sont au programme. Les 6 tomes se lisent très facilement, l'histoire s'enchaine remarquablement jusqu'au dénouement final. On sent un vrai travail dans la construction de chacun des personnages. Pour moi sur ce cycle est un sans-faute. A noter qu'un des félins fait l'objet d'un spin-off avec Les 5 Terres - Demeus Lor Cycle Lys (4/5) Ce cycle est consacré aux Primates Lys est situé au sud-est du monde des 5 Terres et me fait penser à l'Asie, de par son architecture, le style vestimentaire, sa culture, ses triades ou encore sa végétation luxuriante. C'est le royaume des Primates, organisés en société matriarcale. J'ai trouvé cette société hyperviolente, où chaque clan se livre une guerre intense pour contrôler le territoire. Plus encore que dans la capitale, ici règne la loi de la plus forte. Ici, on ne lutte pas pour diriger les 5 Terres, on lutte pour sa survie, l'honneur de sa famille. Les félins m'ont parus beaucoup plus "raffinés" dans leur gestion des conflits, c'est dire. Les auteurs poussent le perfectionnisme jusqu'aux accords grammaticaux (le féminin l'emporte sur le masculin). La fin du cycle est quelque peu surprenante vu qu'on ne sait pas comment il se termine. En effet qu'est il arrivé aux différentes protagonistes …. Il faut dire que les Ours font une entrée remarquée

07/04/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série L'Art de la B.D. - Fernando Fernandez
L'Art de la B.D. - Fernando Fernandez

Fernando Fernandez, grand dessinateur et peintre du fantastique! Les dessins sont vraiment bien: des images expressives en noir et blanc qui sont au service des récits. L'horreur qu'on peut sentir à la lecture, advient surtout de cette synthèse heureuse obtenue entre mots et images, belles et impressionnantes parfois. L'album contient six histoires indépendantes : "l'aveugle", "une matinée merveilleuse", "l'homme à l'âme corrompue", Rendez-vous, "les mémoires d'un assassin" et "la vérité". Elles ont en commun la violence, le surnaturel et la rétribution. On voit toutefois que le dessin des personnages, leurs cheveux, moustaches, maquillage, appartient bien à la fin des années soixante dix: parfois la mode ne pardonne pas.

06/04/2026 (modifier)