Les derniers avis (220 avis)

Par tnerual96
Note: 4/5
Couverture de la série Akira
Akira

Akira est un manga avec lequel j’ai eu une expérience assez particulière. Au départ, j’avais la version couleur, mais je l’ai finalement revendue parce que je n’arrivais pas du tout à entrer dedans. Les couleurs étaient beaucoup trop flashy à mon goût et ça cassait complètement l’ambiance que j’attendais d’un univers aussi sombre et cyberpunk. Visuellement, ça me sortait constamment de la lecture au lieu de m’immerger dans l’histoire. Récemment, j’ai acheté l’édition originale en noir et blanc, et là ça a été une révélation. L’œuvre prend une toute autre dimension dans ce format. Les dessins de Katsuhiro Otomo sont absolument incroyables, avec un niveau de détail et une maîtrise des décors impressionnants. En noir et blanc, l’ambiance est beaucoup plus intense et naturelle, et on profite vraiment du travail graphique exceptionnel du manga. L’histoire elle-même est passionnante, avec un univers dense, une ambiance unique et des scènes qui restent gravées en tête longtemps après la lecture. C’est typiquement le genre de série que l’on peut lire puis relire en découvrant de nouveaux détails à chaque fois. Pour moi, Akira est clairement un classique incontournable, mais dans son édition noir et blanc originale. C’est dans ce format que le manga révèle vraiment toute sa puissance visuelle et son atmosphère.

18/05/2026 (modifier)
Par tnerual96
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Walking Dead
Walking Dead

The Walking Dead est une série que j’ai adoré du début à la fin. C’est même le genre de comics que l’on peut relire entièrement sans perdre ce qui le rend aussi prenant. J’ai acheté l'édition "Prestige" en 16 tomes et je l’ai relue une seconde fois avec toujours autant de plaisir. Ce que j’aime particulièrement, c’est à quel point tout paraît naturel dans la narration. Les événements, les relations entre les personnages, les conflits… tout s’enchaîne de manière fluide sans donner l’impression de forcer artificiellement le drame. Même les moments plus calmes restent intéressants parce qu’ils servent vraiment à construire les personnages et leur évolution. L’ambiance est aussi l’un des énormes points forts du comics. Ce n’est pas juste une histoire de zombies : c’est surtout une série sur la survie, la peur, l’usure psychologique et les relations humaines dans un monde détruit. On finit par s’attacher énormément aux personnages, justement parce qu’ils paraissent humains avec leurs qualités, leurs erreurs et leurs contradictions. Et même en connaissant déjà les grands événements lors de ma seconde lecture, le comics reste toujours aussi efficace. C’est pour moi la preuve que la série repose avant tout sur la qualité de son écriture et de ses personnages, pas seulement sur les rebondissements ou les morts marquantes. 5/5

18/05/2026 (modifier)
Par tnerual96
Note: 4/5
Couverture de la série Battle Royale
Battle Royale

Battle Royale est un manga que j’ai beaucoup aimé. Dès le début, le rythme est extrêmement efficace et il se passe toujours quelque chose, ce qui fait qu’on ne s’ennuie jamais pendant la lecture. Chaque volume apporte son lot de tensions, de trahisons, d’affrontements et de révélations, avec une ambiance de survie très prenante. Le manga est aussi particulièrement violent, autant dans les combats que dans l’ambiance générale. Certaines scènes sont vraiment brutales et ne cherchent clairement pas à adoucir ce qui se passe. Mais justement, cette violence participe énormément à la pression constante du récit et au côté imprévisible de l’histoire. On sent en permanence que n’importe quel personnage peut disparaître à tout moment. Je l’ai lu dans la version Deluxe, que j’ai trouvée vraiment agréable à parcourir. Le grand format met bien en valeur les dessins et rend les scènes d’action encore plus percutantes. Pour un manga aussi intense visuellement, c’est clairement une édition qui vaut le coup. Les dessins sont aussi vraiment sympas et collent parfaitement à l’ambiance du manga. Les expressions des personnages, les scènes d’action et les moments plus glauques sont très efficaces visuellement, ce qui rend la lecture encore plus immersive. Même si le concept est aujourd’hui très connu et souvent repris ailleurs, Battle Royale reste pour moi une référence du genre grâce à son rythme nerveux et à son efficacité du début à la fin.

18/05/2026 (modifier)
Couverture de la série La Quête de l'Oiseau du Temps
La Quête de l'Oiseau du Temps

Découvrir La Quête de l’Oiseau du Temps aujourd’hui, adulte et avec déjà beaucoup de fantasy BD derrière soi, donne probablement une lecture assez différente de celle de lecteurs qui l’ont découverte tout jeunes. On comprend immédiatement pourquoi cette série est devenue une référence fondatrice : énormément de codes de la fantasy moderne semblent partir d’ici. Le mélange d’aventure, d’humour, de mélancolie et de personnages hauts en couleur fonctionne toujours très bien, et l’ensemble reste remarquablement cohérent et maîtrisé. Mais justement, c’est peut-être aussi ce statut “mythique” qui peut créer une attente un peu disproportionnée. J’ai trouvé la série objectivement solide bien écrite, mais sans ressentir l’immense claque que beaucoup décrivent. Avec le recul de plusieurs décennies de fantasy passées derrière elle, certaines œuvres héritières me semblent aujourd’hui aller plus loin, parfois avec plus de profondeur, de rythme ou de maîtrise narrative. On sent énormément l’influence de cette série sur tout ce qui suivra, mais ses “descendants” ont aussi eu le temps d’affiner la formule. Le dessin participe aussi à ce décalage dans mon cas. Je reconnais totalement la qualité du travail de Loisel, l’expressivité des personnages, la richesse du monde et l’identité graphique forte. Mais découvert au XXIe siècle sans le facteur nostalgie, le style m’a paru un peu daté visuellement. Ça reste du très bon travail, mais pas forcément un dessin qui me touche personnellement aujourd’hui. Au final, je comprends parfaitement le statut culte de la série et son importance historique dans la BD fantasy. C’est clairement une œuvre majeure du genre. Mais en lecture “froide”, plusieurs décennies plus tard, je l’ai davantage appréciée comme une pièce fondatrice essentielle que comme une œuvre qui me bouleverse réellement.

18/05/2026 (modifier)
Couverture de la série La Quête d'Ewilan
La Quête d'Ewilan

C’est typiquement le genre de série qui fait replonger en enfance et qui touche assez facilement la corde sensible quand on apprécie la fantasy ado. On n’est pas sur quelque chose de révolutionnaire dans le genre, mais l’ensemble fonctionne vraiment bien grâce à des bases scénaristiques solides. On sent qu’il y a derrière une vraie œuvre construite et cohérente, avec un univers pensé en amont. Le système du Dessin apporte une mécanique de magie intéressante et assez originale, même si elle paraît parfois un peu sous-exploitée dans cette adaptation BD. Peut-être que certains aspects sont davantage développés dans les romans, mais même sans les avoir lus, le récit reste très fluide et agréable à suivre. Le rythme est bien trouvé : ça avance constamment sans donner l’impression de brûler les étapes ou de perdre le lecteur dans son univers. Les personnages sont rapidement attachants et évoluent de manière assez naturelle au fil de l’histoire. Graphiquement, ça correspond parfaitement à ce qu’on attend d’une BD fantasy jeunesse de qualité. Le dessin est précis et travaillé sans tomber dans la surcharge. Il y a une certaine rondeur dans les personnages et les décors qui accompagne bien le ton global du récit, plutôt doux malgré les enjeux. Les couleurs participent aussi beaucoup à ce côté accessible et immersif. À noter également que la série dérivée autour d’Ellana est vraiment qualitative. L’avoir lue avant apporte même une entrée assez intéressante dans cet univers, presque par une “porte dérobée”, avec un autre regard sur le monde et ses personnages.

18/05/2026 (modifier)
Couverture de la série La Prophétie des Deux Mondes
La Prophétie des Deux Mondes

Très bonne série de fantasy, assez classique dans sa structure mais bien plus cohérente et maîtrisée que beaucoup d’œuvres du genre. On est clairement sur un récit initiatique avec prophétie, équilibre du monde et conflit de croyances, mais le choix de suivre les événements depuis les deux mondes apporte un vrai intérêt au scénario et évite une narration trop linéaire. La série soulève aussi quelques réflexions intéressantes autour du dogme, de la foi et de la manière dont les sociétés construisent leurs vérités, même si elle ne pousse pas l’aspect satirique aussi loin qu’un Alim le tanneur par exemple. Les personnages sont solides et fonctionnent bien dans l’univers proposé, sans forcément révolutionner les archétypes de la fantasy. La vraie force de la série reste surtout la cohérence globale : on sent une direction claire du début à la fin, avec une thématique bien tenue et un récit qui sait où il va. Ce n'est pas toujours le cas en BD fantasy. Graphiquement, le travail est vraiment réussi. Le dessin repose énormément sur le trait, avec quelque chose de très fin et détaillé plutôt que sur de gros aplats spectaculaires. Les couleurs viennent surtout renforcer les émotions et donner de la vie aux scènes sans jamais écraser le dessin. L’équilibre entre précision du trait et ambiance colorée fonctionne particulièrement bien et donne une identité visuelle assez marquante à la série. Une série qui plaira surtout aux amateurs de fantasy classique mais intelligente, avec un univers cohérent et une vraie identité graphique.

18/05/2026 (modifier)
Couverture de la série La Cathédrale des Abymes
La Cathédrale des Abymes

La Cathédrale des Abymes se situe presque à l’opposé total d’un Lanfeust dans le paysage de la fantasy en BD. Ici, pas de légèreté , pas d’humour et pas de récit bon-enfant : on est sur une fantasy sombre, sérieuse, très chargée visuellement et constamment dans la surenchère épique. Le récit cherche clairement le gigantisme, autant dans ses enjeux que dans sa mise en scène. Cela donne parfois un scénario un peu chaotique ou difficile à suivre, avec une densité qui peut perdre le lecteur par moments. Au final, ce n’est pourtant pas désagréable du tout. On retrouve beaucoup d’éléments qui rappellent Arrawn dans le ton et l’approche dark fantasy, mais avec un vrai cap supplémentaire sur la partie graphique. Même si le scénario ne m’a pas laissé un souvenir impérissable avec le recul, la série compense largement par son souffle héroïque permanent, son univers extrêmement dense et surtout la variété impressionnante de ses décors, créatures, personnages et scènes. On sent qu’il y a une vraie générosité dans la proposition ; on en a clairement pour son argent. Le dessin demande un petit temps d’adaptation mais finit par vraiment fonctionner avec l’ambiance générale. Certaines planches frôlent presque la peinture tant le travail visuel est poussé. C’est chargé, parfois excessif, mais totalement cohérent avec cette volonté de proposer une fantasy monumentale et sans retenue. Une série qui parlera surtout aux amateurs de dark fantasy épique et très illustrative plutôt qu’aux lecteurs cherchant un récit parfaitement maîtrisé ou subtil.

18/05/2026 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série Goetz
Goetz

Nous sommes sur une planète fraîchement colonisée par ce qui reste de l'espèce humaine, une colonisation qui se fera aux dépens des autochtones. Voici pour les grandes lignes. Maintenant, penchons-nous sur le personnage principal. L'énergumène criblé de flèches en couverture sur un élan, c'est Goetz, un bâtard né d'une mère terrienne et d'un seigneur local. Que dire de plus sur ce Goetz ? Ben... c'est une ordure de la pire espèce, sans une once de bonté, un guerrier sanguinaire et redouté. Vous allez me dire, encore un album violent qui ne réjouira que les inconditionnels de sang, de lutte de pouvoir et de batailles. Y a de ça, mais pas que. Ce « Goetz » se veut philosophique aussi, étant donné qu'il s'inspire d'une pièce de Jean-Paul Sartre : le diable et le bon dieu, une œuvre ayant un reître, inspiré de Gotz von Berlichingen, pendant la guerre des paysans allemands au XVIe siècle. Fane transpose l'œuvre originale sur une planète lointaine en associant science-fiction et fantasy, mais c'est bien cette dernière qui prend le dessus. Une BD avec une portée philosophique sur le faux dilemme entre le bien et le mal. La liberté (la vraie) ne serait-elle pas notre bien le plus précieux ? Mais aussi une BD qui fait écho à l'actualité (et à de nombreux autres faits historiques), le vol des terres et de ses matières premières par tous les moyens. Un album ambitieux qui ne m'a pas totalement convaincu, je suis resté perplexe devant le revirement à 180 degrés de Goetz en quelques cases (son passage du pire des salauds en bon samaritain). De plus, la fluidité de la narration n'est pas toujours au rendez-vous et les personnages manquent de crédibilité par moment. Des reproches qui n'empêchent pas la réflexion, même si cela est trop léger à mon goût. J'ai apprécié le travail de Didier Cassegrain, en particulier sur la partie Fantasy où son trait puissant et sale est un régal. Un petit bémol sur les décors, ils sont souvent minimalistes. Les dernières pages sont dédiées à une interview de Fane sur la genèse de son "Goetz". Un album qui mérite un petit détour.

18/05/2026 (modifier)
Par yaglourt
Note: 1/5
Couverture de la série Les Aventures de François Ruffin, député-reporter
Les Aventures de François Ruffin, député-reporter

Ruffin a le même problème dans cette BD que dans ses films : il se met trop en avant, il se donne trop le beau rôle au point où ça en est malaisant.

17/05/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 4/5
Couverture de la série Tarzan par Hal Foster
Tarzan par Hal Foster

Revenir au Tarzan de Foster n'est pas seulement une expérience de nostalgie ou d'archéologie. C'est pure justice et réparation historique. C'était le premier comic réaliste ou naturaliste et la première adaptation BD du Tarzan de E. R. Burroughs. Même sans lire les légendes, les aventures et les séquences se suivent facilement et les dessins possèdent charme et grande compétence artistique. Son influence continue de se faire sentir dans de nombreux comics jusqu'à aujourd'hui. En 1928, l’illustrateur publicitaire Harold Rudolf Foster est engagé pour transformer le roman d’Edgar Rice Burroughs Tarzan chez les singes en un comic de presse en noir et blanc de 60 épisodes. Au départ, aucun journal américain n’en veut, si bien qu’il est d’abord publié en Angleterre, où il remporte un grand succès. Quand la presse américaine change d’avis et demande davantage d’épisodes, Foster ne veut rien entendre. Ce n’est qu’en 1931 qu’il accepte d’illustrer un comic dominical en couleur et en pleine page, bien qu’il trouve ce travail très mal payé. Pendant sept ans, Tarzan devient le premier comic d’aventure et un des strips dominicaux favoris de l’Amérique. Les journaux se plaignent de ses excès de violence (critique que Burroughs contre en arguant que le succès de Tarzan provient du “faible qu’a l’humanité pour les situations horribles et sanglantes”) et de nudité (dans ses notes, l’auteur du script demandait “une bonne dose de nudité féminine”), mais les lecteurs, eux, sont captivés par les aventures de Tarzan avec des Égyptiens de l’Antiquité, des gangsters modernes, des Vikings, des dinosaures, des primates tueurs et une cohorte de reines et de princesses aguicheuses, jusqu’à ce que Foster passe la main à Burne Hogarth, à la mi-1937. L'intégrale de Taschen, en édition multilingue, dirigée par Dian Hanson, dont les pages sont reproduites à partir des journaux originaux, préserve la couleur et la texture du procédé d’impression tramée Benday typique des comics vintage. Le Tarzan de Hal Foster nous fait (re)vivre ces dimanches passés à plat-ventre sur le tapis du salon avec une BD, plongés dans un univers exotique et trépident.

17/05/2026 (modifier)