Les derniers avis (359 avis)

Par PAco
Note: 3/5
Couverture de la série Dust to dust
Dust to dust

"Dust to dust" est un album qui rappelle grandement Jours de sable de Aimée de Jongh par certains de ses aspects. L'action se situe effectivement en 1935 dans le Dust Bowl américain, en Oklahoma, où une jeune photographe débarque pour témoigner de la misère des fermiers victime de la Grande Dépression liée entre autre aux tempêtes de sable. Mais là où le traitement fin des personnages allié à un graphisme sensible de Aimée de Jongh m'avait pleinement immergé et convaincu, j'ai peiné ici à trouver de l'empathie pour les personnages de "Dust to Dust". Le dessin hyperréaliste de J.G Jones est généralement bon mais malheureusement inégal (certaines cases sont ratées ! - proportions des personnages ou perspectives par exemple -), sa colorisation aquarellée tout en ocre est plutôt bonne quant à elle et colle bien au sujet, réhaussée de-ci de-là de quelques touches de couleur appuyée pour valoriser certains détails de l'histoire. Alors oui, la tension monte petit à petit avec ces meurtres en série dans ce bled paumé en pleine déliquescence que son maire tente de sauver ; oui l'introduction de vétérans de la Grande Guerre en trame de fond est aussi bien pensée. Mais l'ensemble peine malgré tout prendre et se termine surtout trop vite laissant le lecteur sur sa faim...

29/07/2026 (modifier)
Par karibou79
Note: 4/5
Couverture de la série Anal Wizards
Anal Wizards

Plus trash que Vanille ou chocolat ?, cette BD dont vous êtes le héros nous propose de suivre un magicien perdu dans un monde fantasy très classique: on récupère des épées, affronte des monstres et fait face à de grandes questions comme gauche-ou-droite. Comme dans l'excellent bouquin interactif de Shinga, on suit les cases dans tous les sens d'une page à l'autre, en avant, en dessous... On peut être tenté de lorgner sur les cases proches (petites, heureusement l'éditeur a eu la bienveillance de proposer un livre en grand format) mais ce serait gâcher 50% du plaisir car l'important n'est pas la quête mais le voyage. Et des voyages, il faudra en refaire pour connaître les différentes fins. Le dessin est simple mais colle parfaitement à l'ambiance loufoque et au format des cases. Les colorisations permettent de bien se repérer, un travail à saluer. Le scénario est à la fois prévisible et palpitant, difficile à expliquer il faut le lire pour s'imaginer. Et puis, je salue les auteurs site web qui a été développé et qui permet de garder les comptes de points de vie, pièces etc. et intègre une fonction de lancer de pièce. Simple et limpide, j'applaudis l'initiative! 3.5/5 mais qui mérite un 4 pour les bonnes idées mises en oeuvre.

29/07/2026 (modifier)
Par karibou79
Note: 3/5
Couverture de la série Zange
Zange

Les WTF Japonais sont quand même fantastique. Comme Dementia 21 , encore Les Contes graveleux de mon papy (je fais la promotion des ces 2 séries qui attendent désespérement un 2ème avis, elles le méritent :) ) ou Bloody Delinquent Girl Chainsaw (également chez Akata), je m'émerveille sur la mise en image des fixettes de mangakas. Santa Inoue est connu pour ses Tokyo Tribe, un ballet de guerres des gangs de Tokyo adapté au cinéma par Sono Sion et décliné en série animée. Ici, le cadre est beaucoup plus réduit : une séquence dans un métro et un drame annoncé d'office en 4ème de couverture se déroulant dans une petite maison de banlieue. Un regard de travers et tout bascule, un schizophrène s'invite au domicile d'un cadre ordinaire qui passera un sale moment, ainsi que le reste de la famille (ainsi qu'une autre personne lors d'un passage comique incongru). Le massacre suit tous les codes du slasher (les poses, les situations, les angles de vue, un véritable story board), avec l'ajout des crayonnés et expressions déformés sortis d'un métrage de Bill Plympton, qui nous rappelle que l'on a bien là une bande dessinée. Un mélange original donc qui mérite le coup d'oeil, même si la lecture est très rapide. Pas un grand manga mais je suis tout de même intrigué de voir ce qu'il adviendra du protagoniste psychopathe dans le prochain tome.

29/07/2026 (modifier)
Par Présence
Note: 4/5
Couverture de la série Opium war
Opium war

Le marchand d’armes n’a pas de scrupule, commandant ! Seul l’argent compte ! - Ce tome contient une histoire complète, indépendante de toute autre, c’est le vingt-deuxième de cette collection sur les grandes batailles navales. Son édition originale date de 2023. Il a été réalisé par Jean-Yves Delitte pour le scénario, par Q-Ha pour le dessin, et par Hiroyuki Ooshima (The Tribe) pour les couleurs. Il comprend quarante-six pages de bande dessinée. Il se termine avec un dossier historique réalisé par le scénariste, comprenant huit parties, portant les titres : Il y a d’abord l’histoire…, Et puis il y a les lois implacables du commerce, Et les troubles grandissent, Le casus belli, Faire parler les canons, Après les opérations terrestres la guerre sur les eaux, Après escape Creek Fatshan Creek, Épilogue. Depuis 1851, plusieurs régions chinoises sont en proie à une révolte. Le pouvoir de la dynastie mandchoue des Qing est contesté. Il faut dire que le gouvernement central n’arrête plus de se liquéfier et se montre incapable à résoudre les crises économiques et sanitaires qui se succèdent. Comme l’histoire le montre régulièrement, en l’absence d’un pouvoir fort, le peuple se réfugie dans des idéologies qui lui promettent un monde meilleur. En Chine, au milieu du XIXe siècle, il y aura la rébellion des Turbans rouges. Ou encore le mouvement empreint d’un christianisme folklorique du Royaume céleste de la grande Paix, simplifié par le nom de Taiping. Mais les tensions internes finissent par rejaillir sur les étrangers. Dans un petit temple de trois étages, un occidental avec une longue natte tressée égraine un chapelet devant un petit autel sur lequel est posé un petit crucifix. Il termine sa prière et regarde par la fenêtre. Un groupe de soldats vient l’arrêter et le conduire en cellule en passant par les rues de la ville, trajet au cours duquel plusieurs habitants s’en prennent physiquement à lui. Chine, province du Kouang-Si, le 29 février 1856, Auguste Chapdelaine, prêtre missionnaire français âgé de 42 ans, a été sommairement exécuté pour prosélytisme religieux. Il est décapité en place publique. Guangzhou, la rivière des Perles et le quartier des Factoreries, le 8 octobre 1856. Avec les troubles intérieurs de la révolte des Taiping, la piraterie augmente dans les eaux chinoises. Dès lors, afin de protéger une fois encore leurs intérêts, les Britanniques instillent un système de convoi : un vaisseau de guerre accompagnant quasi systématiquement les navires marchands. Le lieutenant Liam Holman, accompagné de son oncle le premier maître Jake Holman déambulent sur les quais du port de canton. Ils assistent à la montée de plusieurs soldats chinois à bord du navire Arrow battant pavillon anglais : sur ordre du commissaire impérial Ye Mingchen, ils saisissent hommes et cargaison de ce navire de contrebande. Liam s’interpose mais il est repoussé d’un coup de crosse dans la tête. Son oncle l’aide à se relever, en lui faisant la remarque que cela lui apprendra à ne pas se mêler des affaires des Chinois. Dans le quartier administratif, le consul anglais pénètre dans les locaux du vice-roi et commissaire impérial. De manière véhémente, il exige de savoir qui l’a autorisé à monter à bord d’un navire anglais, le Arrow. Un défi impressionnant à deux points de vue : évoquer une bataille en Chine, immense pays à l’histoire pluri millénaire, et confier la narration visuelle à un artiste autre que le scénariste artiste. S’il est familier de cette série, le lecteur en retrouve deux caractéristiques habituelles. Le scénariste réduit à la portion congrue la place des femmes : il n’en apparaît pas une seule dans ces pages. Un personnage fait mention d’une à laquelle il souhaite conter fleurette lorsque la guerre sera terminée, et l’oncle évoque la mère de Liam a plusieurs reprises. Implicitement, le lecteur en déduit que la guerre est une affaire d’hommes, au moins pour l’armée et les combats. La deuxième caractéristique se trouve dans la structure narrative de l’évocation de la bataille navale. Le titre donne une première indication : il fait référence à la guerre de l’opium plus qu’à une bataille précise et nommée. Comme à son habitude, l’auteur développe un point d’ancrage humain avec deux soldats côté britannique (Liam Holman et son oncle Jake) et deux côtés chinois (Kim Yung & Xu). Il utilise à la fois leurs discussions et des cartouches de texte pour apporter les informations historiques de manière diffuse et assimilable, sans longs pavés de texte. Le lecteur apprend ainsi que Jake Holman a servi pendant la première guerre de l’opium de 1839 à 1842, aboutissant à un traité commercial avec la Chine. Le présent récit se déroule pendant la seconde guerre de l’opium (1856-1860), en 1856/57, débouchant sur la bataille de Fatshan Creek racontée en huit pages. En fonction de sa relation à ce créateur, le lecteur regrette que Delitte ne dessine pas ce récit, ou bien accueille avec plaisir cette alternance avec un autre artiste qui réalise une interprétation différente d’une bataille navale, apportant ses propres caractéristiques, des différences dans la sensibilité. Il peut voir que cet artiste œuvre dans un registre descriptif et réaliste, avec un niveau de détails élevé, ce qui assure une bonne qualité à la reconstitution historique. Charge en effet au dessinateur de donner à voir cette époque, dans cette région du monde, ainsi que les navires de guerre. En effet, l’investissement de Q-Ha se voit dans chaque planche : les tenues vestimentaires des civils comme les tuniques et les couvre-chefs, les uniformes. Il soigne tout autant la description des bâtiments : le temple de deux étages en bordure de rivière avec son architecture caractéristique, les murs du palais avec l’écriteau en chinois expliquant qui est enfermé dans la caisse suspendu à plusieurs mètres du sol (Ennemi à la nation), les sols en terre des chaussées, l’activité dans le port (les quais, les caisses de marchandises, une charrette avec des roues en bois, une vue du ciel pour montrer l’organisation des factoreries (lieu, le bureau où sont les facteurs ou agents d'une compagnie de commerce en pays étranger), une belle vue d’un quartier de Canton avec un pont très arqué et un bassin avec ses plantes aquatiques, les toits en tuiles aux formes si caractéristiques, etc. Le lecteur se rend compte que l’artiste fait usage d’un logiciel de modélisation 3D, ce qui donne un rendu à l’apparence parfois géométrique, très propre sur lui. Cet aspect informatisé ressort également dans le traitement des textures, en particulier celui de l’eau avec de beaux effets de scintillement du soleil, ou dans le traitement de la végétation par exemple pour l’effet de verdure des feuilles des arbres. Parfois, cela aboutit à une surface qui détonne parce qu’elle n’a pas bénéficié de cet apport de textures, par exemple les toits des bâtisses en page treize. L’utilisation de l’outil numérique se décèle également dans la précision de la représentation des navires du tout type. En page six, le lecteur prend le temps de regarder les jonques de commerce, les navires marchands amarrés à quai dans le port. En planche treize, il dispose d’une vue imprenable en élévation d’une portion de la baie de Hong Kong : onze navires y transitent, neuf à voile dont un avec une roue à aubes, et deux à vapeur. Dans la page suivante, Jake Holman est accoudé sur un énorme canon pour pérorer, et le lecteur peut en apprécier les détails techniques. Deux pages plus loin, c’est tout le détail de la machinerie pour tendre les gréments qui est représenté avec soin. En page vingt-trois : un navire britannique avec sa roue à aubes en premier plan. Lors de la bataille, plusieurs plans en vue de dessus inclinée situent les différents navires en place. D’un côté, le lecteur peut parfois se sentir sortir du récit du fait de modèles 3D comme posés sur une surface (les débris de navires éventrés par les boulets en page quarante-quatre), le plus souvent il se sent en pleine immersion dans ces éléments visuels très concrets. Comme dans chaque tome, le lecteur peut détecter de ci de là des remarques anti-guerre, très pragmatiques dans les deux camps. Cela commence avec un soldat chinois qui explique à son compagnon : On les a enrôlés, et ces histoires entre les Anglais et le gouverneur ne l’intéressent pas, ils vivent dans la misère depuis toujours et des types comme Ye Mingchen s’engraissent sur leur dos. Cela continue avec oncle Jake qui rappelle à son neveu Liam qu’il a promis à sa mère de le ramener. Le même Jake lui fait amèrement remarquer qu’ils se battent pour l’opium ! Par un tour de passe-passe, son commerce remplit les caisses de l’Empire : ils risquent leurs entrailles pour de l’opium ! Avec une remarque bien sentie sur les premiers profiteurs de toute guerre : Le marchand d’armes n’a pas de scrupule, commandant ! Seul l’argent compte ! Le scénariste intègre également la manifestation du racisme ordinaire des Anglais vis-à-vis des Chinois, et fait observer que ces relations sont plus compliquées que cela, quand Kim Yung, un Chinois enrôlé dans l’armée britannique explique à Liam que les Anglais les considèrent tous pareils, eux les Chinois. Mais Yung a autant de considération pour un Cantonais ou un Pékinois que les Anglais, peuvent en avoir pour un Français ou un Russe ! Il vient d’un petit village du Mékong. C’est très à l’ouest. Il espère un jour y retourner. Pour le reste, ce qui se déroule ici l’indiffère ! Quant à la bataille navale elle-même, c’est une boucherie ignoble, sanglante et sans merci, où des inconnus tuent d’autres inconnus dans un massacre dépourvu de toute humanité. Son déroulement vient illustrer les réflexions précédentes de manière accablante. Un titre d’album qui ne précise pas le nom de la bataille navale, et un dessinateur différent du scénariste : le lecteur comprend que le résultat s’éloignera un peu du reste de la série. En fonction de sa sensibilité, il apprécie plus ou moins l’usage d’un logiciel de modélisation 3D, tout en voyant bien ce qu’il apporte à la reconstitution historique. Il s’immerge donc dans cette zone de Fatshan Creek à soixante-dix kilomètres de Canton pour un engagement militaire qui tourne au massacre. Les auteurs font ressortir les conséquences pratiques du décalage dans les technologies en présence. Au fur et à mesure, le récit met en œuvre les mécanismes habituels de la série, pour aboutir à un constat accablant des horreurs qui s’abattent arbitrairement sur des hommes qui se sont vu imposer leur participation à ce conflit.

29/07/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Poulain, mon ami
Poulain, mon ami

Un jeune garçon se lie d'amitié avec un poulain et décide de tout faire pour lui permettre de retrouver sa mère. Je dois reconnaître d'emblée que je ne suis pas du tout sensible aux histoires de chevaux, ce qui influence forcément mon ressenti. Et malheureusement, ce n'est pas ce scénario qui m'aura fait changer d'avis. L'intrigue est très simple, très naïve, avec une succession de péripéties sans grande surprise, clairement pensée pour un jeune public. En revanche, difficile de ne pas reconnaitre le talent graphique habituel de Derib puisqu'il est ici encore parfaitement dans son domaine de prédilection, aussi bien pour les chevaux que pour les décors. Il dégage une vraie tendresse pour les animaux. On sent également beaucoup de sincérité dans sa démarche : même si l'album est à l'origine une commande publicitaire pour la marque Poulain, il ne donne jamais l'impression d'être cynique ou opportuniste. C'est une histoire assez vite lue, trop gentillette et convenue pour moi. Mais en toute objectivité, je peux comprendre que les jeunes amateurs de chevaux ou les lecteurs nostalgiques puissent y trouver leur compte grâce aux qualités graphiques évidentes de Derib. Note : 2.5/5

28/07/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Salvator Mundi
Salvator Mundi

A la fin de cette lecture, j'ai immédiatement pensé à une autre situation saugrenue qui existe en ce moment et qui, bien que paraissant éloignée, est pourtant du même type : la folie des cartes pokemon. Car ici, il n'est pas réellement question d'art et d'authentification de tableau. Il est question de capitalisme, de gros sous, d'achats démesurés et de l'enthousiasme provoqué par une peinture. La question de l'art n'est que secondaire ... Je ne connaissais pas du tout l'histoire de cette BD, n'ayant pas spécialement été attentif à ces évènements lorsqu'ils sont survenus. Mais encore aujourd'hui, le tableau Salvator Mundi est le tableau vendu le plus cher au monde. Et toute la BD permet de mettre en lumière ce qu'il s'est passé avant et après cet achat démentiel (un demi-milliard !). Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est presque comiquement débile ! L'histoire est celle d'un tableau retrouvé, vendu, revendu et re-revendu, chaque fois pour une somme plus considérables et avec d'autres enjeux. Parce que l'idée sera progressivement de faire monter les attentes d'un public, jouer sur l'engouement et surtout acheter un bien positionnel. C'est une histoire de personnes qui veulent prouver quelque chose par la peinture, quitte à ne pas se soucier de la réalité. Après tout, on s'en fout de ce qu'est ce tableau ! Ce qui compte, c'est ce qu'il représente, ce qu'on veut y voir. Et surtout, il est important que ce tableau soit ce qu'on veut ! C'est là que cette histoire est folle : lorsqu'on voit arriver la politique dans le monde des tableaux, lorsque l'idée n'est plus d'avoir une peinture mais un outil politique. Désormais, les arts sont une façon de faire de la politique. La BD est servie par un dessin qui va très bien avec, j'ai trouvé que les caricatures sont très réussies. C'est un dessin très fonctionnel, suffisant pour qu'on suive très bien le déroulé narratif qui est prenant et surtout surprenant. J'ai dis plus haut que la BD m'a rappelé ce qui se joue aujourd'hui autour des cartes Pokemon, et je veux dire par là qu'il y a les mêmes mécaniques à l’œuvre : création d'un engouement artificiel, gonflement des prix et arnaques aux reventes, personnes qui profitent de l'ensemble en faisant les intermédiaires pour rafler une partie des mises ... En fait, c'est une démonstration de la force du capitalisme qui peut faire de l'argent sur tout, sans jamais s'intéresser à la valeur intrinsèque de la chose en question. Et cette BD démontre que tout ceci est un système qui déborde largement du monde de l'art : au final, la question nous touchera d'une façon ou d'une autre ....

28/07/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Oum Kalsoum - L'Arme secrète de Nasser
Oum Kalsoum - L'Arme secrète de Nasser

2.5 Un one-shot qui retrace la venue de la diva égyptienne Oum Kalsoum à l'Olympia quelques temps seulement après la guerre de 7 jours. Je ne la connais pas et j'avoue que son style de chanson ne semble pas être mon style, mais montré tout le coté politique de sa venue est quelque chose qui m'intéresse. Malheureusement, je n'ai pas trop aimé comment était présenté le récit. On est encore dans un album où on étire inutilement la sauce avec des passages qui auraient pu être condensé en moins de pages. Ce que je n'ai vraiment pas aimé est le dessin. Je n'avais pas trop aimé le style de Farid Boudjellal dans ''La Présidente'', mais ici c'est pire. On dirait que du début jusqu'à la fin, il a juste dessiné pardessus des photos. Les personnages manquent de naturels, surtout les personnalités connus qui ont les mêmes deux-trois expressions encore et encore. Je ne veux pas traiter Boudjellal de paresseux, il y a clairement du travail au niveau de la mise en scène, mais je n'accroche pas du tout à son dessin que je trouve moche. Ça se laisse lire, mais je pense que le sujet aurait pu être mieux traité.

28/07/2026 (modifier)
Par Elise
Note: 3/5
Couverture de la série Garage Isidore
Garage Isidore

Grâce à mes enfants, je relis cette BD que je n'adorais pas dans Spirou à l'époque (années 1990-2000) et c'est une bonne surprise. Les albums d'Olis et Gilson (tomes 1 à 8) sont surprenants: un humour atypique, un univers unique (un peu fou) et un dessin très dynamique. Par contre, la reprise avec Stédo est très décevante: tout à coup, tous les gags deviennent portés sur des femmes à décolletés (il suffit d'observer les couvertures pour s'en rendre compte). Humour de beauf à 2 balles! Qu'est-il arrivé à Gilson pour tomber aussi bas?

28/07/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Le Petit Train de la Côte Bleue
Le Petit Train de la Côte Bleue

Un autre album de Baudoin où le coté BD est minimaliste. C'est majoritairement composé de croquis qu'il a fait durant un voyage, mais comme les croquis sont en ordres et que le texte raconte une vraie histoire, ça passe pour de l'art séquentiel si on imagine que chaque croquis est une grosse case qui prends toute la page. En tout cas, c'est encore un récit de Baudoin qui m'a ennuyé. Il faut dire que le voyage est banal alors que ses autres albums avec des croquis de voyage se situaient dans un autre pays alors au moins on découvrait une autre culture. Ici, tout ce qui voit Baudoin m'a semblé banal, limite le genre de truc qui pourrait m'arriver chaque jour si on remplace le train par un autobus municipal. C'est une œuvre compellative et comme c'est souvent le cas avec ce type de récit, cela va marquer ceux qui sont sensibles à la poésie de l'auteur alors que les autres vont juste s'ennuyer. Pour les fans de Baudoin uniquement.

28/07/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Je reviens dans six mois
Je reviens dans six mois

C'est avec cette BD que j'entends parler de ce récit, qui n'est pas sans m'évoquer toutes ces histoires de types motivés, volontaires et déterminés, mais qui échoueront lamentablement. Et comme souvent, les perdants sont moins représentés que les gagnants, alors qu'on en apprendrait aussi énormément. Bref, la BD nous présente une tentative par un jeune homme de traverser la Guyane en solitaire afin de rejoindre le Brésil, en 1949. Le récit est un documentaire précis, notamment dans les encarts qui sont directement issus de son journal et permettent d'avoir le point de vue de ce jeune homme, idéaliste et un peu tête de lard, qui n'est clairement pas fait pour ce type de voyage. Mais c'est amusant de voir sa façon de s'entêter, son parcours de vie aussi, dévoilé petit à petit, qui amène à comprendre son obsession. Le tout est renforcé par le dessin qui fait ressentir la jungle Guyanaise mais aussi la folie progressive de cette expédition dans l'enfer vert. Ce qui est intéressant, c'est que comme souvent dans des récits de ce type, il y a une vraie question de la volonté individuelle confrontée à la réalité. Ce jeune homme veut quelque chose, indépendament des faits qui se présentent à lui et lui enjoindraient à reculer. Sans le condamner ou le glorifier, la BD présente la complexité de ce genre de comportements. Entre le besoin d'accomplissement, le désir de reconnaissance, l'entêtement presque pathologique, l'idéalisation de ce genre de comportement ... Encore aujourd'hui on peut s'y retrouver ou reconnaitre quelque chose qu'on voit chez d'autres. Into the wild, très beau film et très bon livre, avait le même regard avec une histoire similaire. Au final, cette BD interroge pas mal sur les raisons qui nous poussent parfois dans des logiques absurdes, tout en étant très lucides sur ce que ce genre de comportement induit. Une BD qui fait réfléchir, je trouve !

28/07/2026 (modifier)