Une lecture agréable et pleine d’humour
L’histoire est originale et pleine de situations improbables qui rendent le récit amusant et très fluide à lire. On se laisse facilement embarquer dans ce voyage complètement fou à travers l’Europe.
Le scénario de Zidrou, adapté du roman de Romain Puértolas, fonctionne bien et propose une aventure légère, souvent drôle et pleine de fantaisie.
Les dessins de Jordi Lafebre restent très corrects, même s’ils ne sont pas forcément ce qui m’a le plus marqué dans l’album.
Au final, une BD sympathique et divertissante qui se lit avec plaisir.
Je la noterais 3,5/5
Hormis quand j'étais encore un enfant (ah la belle epoque) je ne suis pas un grand fan de Superman de manière générale, et encore moins de l’écriture de Grant Morrison. J’ai surtout lu ce comics au vu des nombreuses critiques très positives qu’il reçoit.
L’idée de départ reste pourtant originale : un Superman qui sait qu’il va bientôt mourir. Ce point de départ donne au récit une dimension particulière et presque tragique.
Cependant, malgré cette idée intéressante, l’histoire et les personnages ne m’ont pas vraiment captivé tout au long du récit. J’ai reconnu l’originalité de l’approche, mais sans réussir à m’impliquer dans l’histoire.
Au final, cette lecture ne m’a pas donné envie d’explorer davantage les nombreux récits consacrés à l’Homme d’Acier. Mais bon, il en faut pour tous les goûts.
Le Daredevil : Yellow de Jeph Loeb revient sur les débuts de Matt Murdock et sur la naissance de Daredevil, en replongeant dans les premières années du personnage et dans son environnement à Hell’s Kitchen.
Le récit possède un ton très nostalgique et se lit avec beaucoup de fluidité. On suit les premiers pas du jeune Matt Murdock, ses doutes, ses combats et sa relation avec Karen Page, ce qui donne une dimension assez touchante à l’histoire.
Le dessin de Tim Sale apporte énormément de charme au récit, avec un style très expressif qui renforce l’atmosphère du comics.
Au final, c’est une excellente porte d’entrée pour découvrir les débuts du protecteur de Hell’s Kitchen, dans un récit simple, efficace et très agréable à lire.
Le récit de Spider-Man: Blue est plus intime que les histoires classiques de Spider-Man et revient sur les souvenirs de Peter Parker, notamment sa relation avec Gwen Stacy. L’ambiance mélancolique fonctionne très bien et le dessin de Tim Sale est toujours aussi charmant.
Par contre, j’ai été déçu par le manque d’originalité de l’écriture de Jeph Loeb cette fois-ci. J’ai eu l’impression de lire un copié-collé de Daredevil: Yellow, avec une structure et une approche similaires.
Cela n’enlève pas le plaisir de lecture, mais c’est un peu dommage car l’histoire aurait peut-être pu se démarquer davantage.
J’étais vraiment emballé par l’histoire au début. On voit Daredevil perdre progressivement pied, tandis que tout son entourage sombre avec lui. La tension monte au fil des pages et le récit devient de plus en plus sombre, ce qui rend la lecture très prenante.
Malheureusement, le dénouement final m’a complètement refroidi. Après toute cette montée dramatique, j’ai trouvé la conclusion très décevante. Toute cette lecture pour arriver à ce final m’a laissé un goût amer.
Il y avait, selon moi, tellement mieux à faire que cette fin grotesque. Dommage, car le début du récit était vraiment prometteur. Déçu.
J’ai été agréablement surpris par cette aventure que j’ai lue en une seule traite. L’écriture de Chamblain est très réussie et l’histoire se lit avec beaucoup de fluidité.
Le mélange entre une ambiance à la Dickens et l’esprit de L’Île au trésor fonctionne à merveille et donne une vraie saveur d’aventure au récit. L’univers est immersif et très plaisant à parcourir.
Pour ma part, c’est totalement validé.
J’ai apprécié certains aspects de Freaks Squeele, notamment les dessins, la découpe des cases et le ton général de la BD. L’univers est original et assez moderne, avec un mélange de super-héros, d’humour et d’ambiance étudiante qui fonctionne bien.
La lecture est très rythmée et les personnages sont attachants, ce qui rend l’ensemble agréable à suivre. Cependant, l’histoire ne m’a pas totalement emporté. J’ai l’impression que c’est une BD qui vise davantage un public adolescent.
Malgré cela, je reconnais que l’œuvre reste créative, dynamique et possède une identité graphique forte.
Alex Alice propose avec Siegfried une réinterprétation très réussie de la légende germanique des Nibelungen, rendue célèbre notamment par l’opéra de Wagner. Il parvient à transformer ce matériau mythologique dense en un récit clair, accessible et captivant.
L’un des grands points forts de l’album est évidemment son dessin. Les planches sont souvent impressionnantes, avec des paysages majestueux, des scènes épiques et une mise en scène très cinématographique. On sent une vraie ambition graphique : certaines pages m'ont donner l’impression de regarder un grand film de fantasy à la "Seigneur des anneaux".
Le récit suit l’ascension de Siegfried, jeune héros insouciant qui découvre progressivement sa destinée. L’histoire mélange aventure, mythologie et tragédie, tout en gardant une narration assez fluide qui rend la lecture agréable. Même pour quelqu’un qui ne connaît pas bien la légende originale, le récit reste facile à suivre.
Si je devais faire une petite réserve, ce serait peut-être que l’album mise parfois davantage sur la dimension épique et visuelle que sur la profondeur psychologique des personnages. Mais cela n’enlève rien au plaisir de lecture.
Au final, Siegfried est une très belle BD de fantasy mythologique : spectaculaire, immersive et portée par un dessin exceptionnel. Une lecture que j’ai vraiment appréciée.
J’ai été assez surpris par ma lecture de Old Man Logan. Pendant longtemps, ce comics ne m’attirait pas vraiment. Je l’avais feuilleté plusieurs fois et certains éléments visuels m’avaient refroidi : voir des dinosaures ou une famille de Hulk qui traquent les héros me semblait un peu trop grotesque pour une histoire de Wolverine.
Mais une fois plongé dans le récit, j’ai complètement changé d’avis. La lecture est très fluide et la narration fonctionne remarquablement bien. L’histoire prend la forme d’un road-trip dans un univers Marvel dystopique où les super-vilains ont gagné. Ce format permet de découvrir progressivement ce monde détruit et donne un vrai rythme au récit.
Le personnage de Logan, vieux, brisé et hanté par son passé, apporte aussi beaucoup de gravité à l’histoire. Derrière les idées parfois extravagantes, le récit reste étonnamment cohérent et surtout très efficace.
Au final, c’est une lecture très agréable, immersive et bien construite. Comme quoi, il ne faut pas toujours se fier à une première impression en feuilletant un livre. Old Man Logan est une vraie bonne surprise.
Un documentaire-enquête sur le cas de Georges Ibrahim Abdallah qui jusqu'à l'an passé était le plus vieux prisonnier politique de France.
J'avais bien sûr entendu parler de son cas lorsqu'il est sorti de prison, mais je ne savais pas tous les détails. Je peux vous dire que j'ai été stupéfait d'apprendre qu'il a été emprisonné très longtemps pour des crimes dont le vrai responsable serait l'Iran et qui s'il avait purgé une peine uniquement pour les crimes dont on est sûr de sa participation, il aurait pu être libéré depuis longtemps ! C'est rageant d'autant plus qu'il me semble que les terroristes iraniens eux n'ont pas été vraiment inquiétés.
L'enquête de Pierre Carles est très informative et bien que le parcours d'Abdallah ne soit pas présenté de façon linéaire, tout est clair et précis. Le monde politique ainsi que les médias français ne sont pas montrés sous leur meilleur jour, mais je pense que toute personne un peu politisée ne va pas être bouleversée par ce que l'on apprend sur eux ici. J'avoue que toute la partie où Pierre Carles interroge plusieurs membres des médias pour savoir pourquoi on ne parle pas plus en profondeur du cas de Georges Ibrahim Abdallah m'a un peu moins captivé. Je comprends que c'est la marque de fabrique de ce réalisateur de pointer les sujets que les grands médias ne traitent pas ou peu, mais au bout d'un moment ça tourne un peu en rond.
Même si depuis Abdallah a été libéré, cela reste malgré tout un documentaire intéressant sur comment la justice peut être partisane lorsqu'elle est entre les mains de gens qui veulent absolument un coupable, et aussi plaire à un pays étranger.
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L'Extraordinaire Voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA
Une lecture agréable et pleine d’humour L’histoire est originale et pleine de situations improbables qui rendent le récit amusant et très fluide à lire. On se laisse facilement embarquer dans ce voyage complètement fou à travers l’Europe. Le scénario de Zidrou, adapté du roman de Romain Puértolas, fonctionne bien et propose une aventure légère, souvent drôle et pleine de fantaisie. Les dessins de Jordi Lafebre restent très corrects, même s’ils ne sont pas forcément ce qui m’a le plus marqué dans l’album. Au final, une BD sympathique et divertissante qui se lit avec plaisir. Je la noterais 3,5/5
All*Star Superman
Hormis quand j'étais encore un enfant (ah la belle epoque) je ne suis pas un grand fan de Superman de manière générale, et encore moins de l’écriture de Grant Morrison. J’ai surtout lu ce comics au vu des nombreuses critiques très positives qu’il reçoit. L’idée de départ reste pourtant originale : un Superman qui sait qu’il va bientôt mourir. Ce point de départ donne au récit une dimension particulière et presque tragique. Cependant, malgré cette idée intéressante, l’histoire et les personnages ne m’ont pas vraiment captivé tout au long du récit. J’ai reconnu l’originalité de l’approche, mais sans réussir à m’impliquer dans l’histoire. Au final, cette lecture ne m’a pas donné envie d’explorer davantage les nombreux récits consacrés à l’Homme d’Acier. Mais bon, il en faut pour tous les goûts.
DareDevil - Jaune
Le Daredevil : Yellow de Jeph Loeb revient sur les débuts de Matt Murdock et sur la naissance de Daredevil, en replongeant dans les premières années du personnage et dans son environnement à Hell’s Kitchen. Le récit possède un ton très nostalgique et se lit avec beaucoup de fluidité. On suit les premiers pas du jeune Matt Murdock, ses doutes, ses combats et sa relation avec Karen Page, ce qui donne une dimension assez touchante à l’histoire. Le dessin de Tim Sale apporte énormément de charme au récit, avec un style très expressif qui renforce l’atmosphère du comics. Au final, c’est une excellente porte d’entrée pour découvrir les débuts du protecteur de Hell’s Kitchen, dans un récit simple, efficace et très agréable à lire.
Spider-Man - Bleu
Le récit de Spider-Man: Blue est plus intime que les histoires classiques de Spider-Man et revient sur les souvenirs de Peter Parker, notamment sa relation avec Gwen Stacy. L’ambiance mélancolique fonctionne très bien et le dessin de Tim Sale est toujours aussi charmant. Par contre, j’ai été déçu par le manque d’originalité de l’écriture de Jeph Loeb cette fois-ci. J’ai eu l’impression de lire un copié-collé de Daredevil: Yellow, avec une structure et une approche similaires. Cela n’enlève pas le plaisir de lecture, mais c’est un peu dommage car l’histoire aurait peut-être pu se démarquer davantage.
DareDevil - Sous l'aile du Diable (cycle Smith et Quesada)
J’étais vraiment emballé par l’histoire au début. On voit Daredevil perdre progressivement pied, tandis que tout son entourage sombre avec lui. La tension monte au fil des pages et le récit devient de plus en plus sombre, ce qui rend la lecture très prenante. Malheureusement, le dénouement final m’a complètement refroidi. Après toute cette montée dramatique, j’ai trouvé la conclusion très décevante. Toute cette lecture pour arriver à ce final m’a laissé un goût amer. Il y avait, selon moi, tellement mieux à faire que cette fin grotesque. Dommage, car le début du récit était vraiment prometteur. Déçu.
Mickey et le roi des pirates
J’ai été agréablement surpris par cette aventure que j’ai lue en une seule traite. L’écriture de Chamblain est très réussie et l’histoire se lit avec beaucoup de fluidité. Le mélange entre une ambiance à la Dickens et l’esprit de L’Île au trésor fonctionne à merveille et donne une vraie saveur d’aventure au récit. L’univers est immersif et très plaisant à parcourir. Pour ma part, c’est totalement validé.
Freaks' Squeele
J’ai apprécié certains aspects de Freaks Squeele, notamment les dessins, la découpe des cases et le ton général de la BD. L’univers est original et assez moderne, avec un mélange de super-héros, d’humour et d’ambiance étudiante qui fonctionne bien. La lecture est très rythmée et les personnages sont attachants, ce qui rend l’ensemble agréable à suivre. Cependant, l’histoire ne m’a pas totalement emporté. J’ai l’impression que c’est une BD qui vise davantage un public adolescent. Malgré cela, je reconnais que l’œuvre reste créative, dynamique et possède une identité graphique forte.
Siegfried
Alex Alice propose avec Siegfried une réinterprétation très réussie de la légende germanique des Nibelungen, rendue célèbre notamment par l’opéra de Wagner. Il parvient à transformer ce matériau mythologique dense en un récit clair, accessible et captivant. L’un des grands points forts de l’album est évidemment son dessin. Les planches sont souvent impressionnantes, avec des paysages majestueux, des scènes épiques et une mise en scène très cinématographique. On sent une vraie ambition graphique : certaines pages m'ont donner l’impression de regarder un grand film de fantasy à la "Seigneur des anneaux". Le récit suit l’ascension de Siegfried, jeune héros insouciant qui découvre progressivement sa destinée. L’histoire mélange aventure, mythologie et tragédie, tout en gardant une narration assez fluide qui rend la lecture agréable. Même pour quelqu’un qui ne connaît pas bien la légende originale, le récit reste facile à suivre. Si je devais faire une petite réserve, ce serait peut-être que l’album mise parfois davantage sur la dimension épique et visuelle que sur la profondeur psychologique des personnages. Mais cela n’enlève rien au plaisir de lecture. Au final, Siegfried est une très belle BD de fantasy mythologique : spectaculaire, immersive et portée par un dessin exceptionnel. Une lecture que j’ai vraiment appréciée.
Wolverine - Old Man Logan
J’ai été assez surpris par ma lecture de Old Man Logan. Pendant longtemps, ce comics ne m’attirait pas vraiment. Je l’avais feuilleté plusieurs fois et certains éléments visuels m’avaient refroidi : voir des dinosaures ou une famille de Hulk qui traquent les héros me semblait un peu trop grotesque pour une histoire de Wolverine. Mais une fois plongé dans le récit, j’ai complètement changé d’avis. La lecture est très fluide et la narration fonctionne remarquablement bien. L’histoire prend la forme d’un road-trip dans un univers Marvel dystopique où les super-vilains ont gagné. Ce format permet de découvrir progressivement ce monde détruit et donne un vrai rythme au récit. Le personnage de Logan, vieux, brisé et hanté par son passé, apporte aussi beaucoup de gravité à l’histoire. Derrière les idées parfois extravagantes, le récit reste étonnamment cohérent et surtout très efficace. Au final, c’est une lecture très agréable, immersive et bien construite. Comme quoi, il ne faut pas toujours se fier à une première impression en feuilletant un livre. Old Man Logan est une vraie bonne surprise.
Dans les oubliettes de la République - Georges Ibrahim Abdallah
Un documentaire-enquête sur le cas de Georges Ibrahim Abdallah qui jusqu'à l'an passé était le plus vieux prisonnier politique de France. J'avais bien sûr entendu parler de son cas lorsqu'il est sorti de prison, mais je ne savais pas tous les détails. Je peux vous dire que j'ai été stupéfait d'apprendre qu'il a été emprisonné très longtemps pour des crimes dont le vrai responsable serait l'Iran et qui s'il avait purgé une peine uniquement pour les crimes dont on est sûr de sa participation, il aurait pu être libéré depuis longtemps ! C'est rageant d'autant plus qu'il me semble que les terroristes iraniens eux n'ont pas été vraiment inquiétés. L'enquête de Pierre Carles est très informative et bien que le parcours d'Abdallah ne soit pas présenté de façon linéaire, tout est clair et précis. Le monde politique ainsi que les médias français ne sont pas montrés sous leur meilleur jour, mais je pense que toute personne un peu politisée ne va pas être bouleversée par ce que l'on apprend sur eux ici. J'avoue que toute la partie où Pierre Carles interroge plusieurs membres des médias pour savoir pourquoi on ne parle pas plus en profondeur du cas de Georges Ibrahim Abdallah m'a un peu moins captivé. Je comprends que c'est la marque de fabrique de ce réalisateur de pointer les sujets que les grands médias ne traitent pas ou peu, mais au bout d'un moment ça tourne un peu en rond. Même si depuis Abdallah a été libéré, cela reste malgré tout un documentaire intéressant sur comment la justice peut être partisane lorsqu'elle est entre les mains de gens qui veulent absolument un coupable, et aussi plaire à un pays étranger.