Les derniers avis (218 avis)

Par tnerual96
Note: 4/5
Couverture de la série Battle Royale
Battle Royale

Battle Royale est un manga que j’ai beaucoup aimé. Dès le début, le rythme est extrêmement efficace et il se passe toujours quelque chose, ce qui fait qu’on ne s’ennuie jamais pendant la lecture. Chaque volume apporte son lot de tensions, de trahisons, d’affrontements et de révélations, avec une ambiance de survie très prenante. Le manga est aussi particulièrement violent, autant dans les combats que dans l’ambiance générale. Certaines scènes sont vraiment brutales et ne cherchent clairement pas à adoucir ce qui se passe. Mais justement, cette violence participe énormément à la pression constante du récit et au côté imprévisible de l’histoire. On sent en permanence que n’importe quel personnage peut disparaître à tout moment. Je l’ai lu dans la version Deluxe, que j’ai trouvée vraiment agréable à parcourir. Le grand format met bien en valeur les dessins et rend les scènes d’action encore plus percutantes. Pour un manga aussi intense visuellement, c’est clairement une édition qui vaut le coup. Les dessins sont aussi vraiment sympas et collent parfaitement à l’ambiance du manga. Les expressions des personnages, les scènes d’action et les moments plus glauques sont très efficaces visuellement, ce qui rend la lecture encore plus immersive. Même si le concept est aujourd’hui très connu et souvent repris ailleurs, Battle Royale reste pour moi une référence du genre grâce à son rythme nerveux et à son efficacité du début à la fin.

18/05/2026 (modifier)
Couverture de la série La Quête de l'Oiseau du Temps
La Quête de l'Oiseau du Temps

Découvrir La Quête de l’Oiseau du Temps aujourd’hui, adulte et avec déjà beaucoup de fantasy BD derrière soi, donne probablement une lecture assez différente de celle de lecteurs qui l’ont découverte tout jeunes. On comprend immédiatement pourquoi cette série est devenue une référence fondatrice : énormément de codes de la fantasy moderne semblent partir d’ici. Le mélange d’aventure, d’humour, de mélancolie et de personnages hauts en couleur fonctionne toujours très bien, et l’ensemble reste remarquablement cohérent et maîtrisé. Mais justement, c’est peut-être aussi ce statut “mythique” qui peut créer une attente un peu disproportionnée. J’ai trouvé la série objectivement solide bien écrite, mais sans ressentir l’immense claque que beaucoup décrivent. Avec le recul de plusieurs décennies de fantasy passées derrière elle, certaines œuvres héritières me semblent aujourd’hui aller plus loin, parfois avec plus de profondeur, de rythme ou de maîtrise narrative. On sent énormément l’influence de cette série sur tout ce qui suivra, mais ses “descendants” ont aussi eu le temps d’affiner la formule. Le dessin participe aussi à ce décalage dans mon cas. Je reconnais totalement la qualité du travail de Loisel, l’expressivité des personnages, la richesse du monde et l’identité graphique forte. Mais découvert au XXIe siècle sans le facteur nostalgie, le style m’a paru un peu daté visuellement. Ça reste du très bon travail, mais pas forcément un dessin qui me touche personnellement aujourd’hui. Au final, je comprends parfaitement le statut culte de la série et son importance historique dans la BD fantasy. C’est clairement une œuvre majeure du genre. Mais en lecture “froide”, plusieurs décennies plus tard, je l’ai davantage appréciée comme une pièce fondatrice essentielle que comme une œuvre qui me bouleverse réellement.

18/05/2026 (modifier)
Couverture de la série La Quête d'Ewilan
La Quête d'Ewilan

C’est typiquement le genre de série qui fait replonger en enfance et qui touche assez facilement la corde sensible quand on apprécie la fantasy ado. On n’est pas sur quelque chose de révolutionnaire dans le genre, mais l’ensemble fonctionne vraiment bien grâce à des bases scénaristiques solides. On sent qu’il y a derrière une vraie œuvre construite et cohérente, avec un univers pensé en amont. Le système du Dessin apporte une mécanique de magie intéressante et assez originale, même si elle paraît parfois un peu sous-exploitée dans cette adaptation BD. Peut-être que certains aspects sont davantage développés dans les romans, mais même sans les avoir lus, le récit reste très fluide et agréable à suivre. Le rythme est bien trouvé : ça avance constamment sans donner l’impression de brûler les étapes ou de perdre le lecteur dans son univers. Les personnages sont rapidement attachants et évoluent de manière assez naturelle au fil de l’histoire. Graphiquement, ça correspond parfaitement à ce qu’on attend d’une BD fantasy jeunesse de qualité. Le dessin est précis et travaillé sans tomber dans la surcharge. Il y a une certaine rondeur dans les personnages et les décors qui accompagne bien le ton global du récit, plutôt doux malgré les enjeux. Les couleurs participent aussi beaucoup à ce côté accessible et immersif. À noter également que la série dérivée autour d’Ellana est vraiment qualitative. L’avoir lue avant apporte même une entrée assez intéressante dans cet univers, presque par une “porte dérobée”, avec un autre regard sur le monde et ses personnages.

18/05/2026 (modifier)
Couverture de la série La Prophétie des Deux Mondes
La Prophétie des Deux Mondes

Très bonne série de fantasy, assez classique dans sa structure mais bien plus cohérente et maîtrisée que beaucoup d’œuvres du genre. On est clairement sur un récit initiatique avec prophétie, équilibre du monde et conflit de croyances, mais le choix de suivre les événements depuis les deux mondes apporte un vrai intérêt au scénario et évite une narration trop linéaire. La série soulève aussi quelques réflexions intéressantes autour du dogme, de la foi et de la manière dont les sociétés construisent leurs vérités, même si elle ne pousse pas l’aspect satirique aussi loin qu’un Alim le tanneur par exemple. Les personnages sont solides et fonctionnent bien dans l’univers proposé, sans forcément révolutionner les archétypes de la fantasy. La vraie force de la série reste surtout la cohérence globale : on sent une direction claire du début à la fin, avec une thématique bien tenue et un récit qui sait où il va. Ce n'est pas toujours le cas en BD fantasy. Graphiquement, le travail est vraiment réussi. Le dessin repose énormément sur le trait, avec quelque chose de très fin et détaillé plutôt que sur de gros aplats spectaculaires. Les couleurs viennent surtout renforcer les émotions et donner de la vie aux scènes sans jamais écraser le dessin. L’équilibre entre précision du trait et ambiance colorée fonctionne particulièrement bien et donne une identité visuelle assez marquante à la série. Une série qui plaira surtout aux amateurs de fantasy classique mais intelligente, avec un univers cohérent et une vraie identité graphique.

18/05/2026 (modifier)
Couverture de la série La Cathédrale des Abymes
La Cathédrale des Abymes

La Cathédrale des Abymes se situe presque à l’opposé total d’un Lanfeust dans le paysage de la fantasy en BD. Ici, pas de légèreté , pas d’humour et pas de récit bon-enfant : on est sur une fantasy sombre, sérieuse, très chargée visuellement et constamment dans la surenchère épique. Le récit cherche clairement le gigantisme, autant dans ses enjeux que dans sa mise en scène. Cela donne parfois un scénario un peu chaotique ou difficile à suivre, avec une densité qui peut perdre le lecteur par moments. Au final, ce n’est pourtant pas désagréable du tout. On retrouve beaucoup d’éléments qui rappellent Arrawn dans le ton et l’approche dark fantasy, mais avec un vrai cap supplémentaire sur la partie graphique. Même si le scénario ne m’a pas laissé un souvenir impérissable avec le recul, la série compense largement par son souffle héroïque permanent, son univers extrêmement dense et surtout la variété impressionnante de ses décors, créatures, personnages et scènes. On sent qu’il y a une vraie générosité dans la proposition ; on en a clairement pour son argent. Le dessin demande un petit temps d’adaptation mais finit par vraiment fonctionner avec l’ambiance générale. Certaines planches frôlent presque la peinture tant le travail visuel est poussé. C’est chargé, parfois excessif, mais totalement cohérent avec cette volonté de proposer une fantasy monumentale et sans retenue. Une série qui parlera surtout aux amateurs de dark fantasy épique et très illustrative plutôt qu’aux lecteurs cherchant un récit parfaitement maîtrisé ou subtil.

18/05/2026 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série Goetz
Goetz

Nous sommes sur une planète fraîchement colonisée par ce qui reste de l'espèce humaine, une colonisation qui se fera aux dépens des autochtones. Voici pour les grandes lignes. Maintenant, penchons-nous sur le personnage principal. L'énergumène criblé de flèches en couverture sur un élan, c'est Goetz, un bâtard né d'une mère terrienne et d'un seigneur local. Que dire de plus sur ce Goetz ? Ben... c'est une ordure de la pire espèce, sans une once de bonté, un guerrier sanguinaire et redouté. Vous allez me dire, encore un album violent qui ne réjouira que les inconditionnels de sang, de lutte de pouvoir et de batailles. Y a de ça, mais pas que. Ce « Goetz » se veut philosophique aussi, étant donné qu'il s'inspire d'une pièce de Jean-Paul Sartre : le diable et le bon dieu, une œuvre ayant un reître, inspiré de Gotz von Berlichingen, pendant la guerre des paysans allemands au XVIe siècle. Fane transpose l'œuvre originale sur une planète lointaine en associant science-fiction et fantasy, mais c'est bien cette dernière qui prend le dessus. Une BD avec une portée philosophique sur le faux dilemme entre le bien et le mal. La liberté (la vraie) ne serait-elle pas notre bien le plus précieux ? Mais aussi une BD qui fait écho à l'actualité (et à de nombreux autres faits historiques), le vol des terres et de ses matières premières par tous les moyens. Un album ambitieux qui ne m'a pas totalement convaincu, je suis resté perplexe devant le revirement à 180 degrés de Goetz en quelques cases (son passage du pire des salauds en bon samaritain). De plus, la fluidité de la narration n'est pas toujours au rendez-vous et les personnages manquent de crédibilité par moment. Des reproches qui n'empêchent pas la réflexion, même si cela est trop léger à mon goût. J'ai apprécié le travail de Didier Cassegrain, en particulier sur la partie Fantasy où son trait puissant et sale est un régal. Un petit bémol sur les décors, ils sont souvent minimalistes. Les dernières pages sont dédiées à une interview de Fane sur la genèse de son "Goetz". Un album qui mérite un petit détour.

18/05/2026 (modifier)
Par yaglourt
Note: 1/5
Couverture de la série Les Aventures de François Ruffin, député-reporter
Les Aventures de François Ruffin, député-reporter

Ruffin a le même problème dans cette BD que dans ses films : il se met trop en avant, il se donne trop le beau rôle au point où ça en est malaisant.

17/05/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 4/5
Couverture de la série Tarzan par Hal Foster
Tarzan par Hal Foster

Revenir au Tarzan de Foster n'est pas seulement une expérience de nostalgie ou d'archéologie. C'est pure justice et réparation historique. C'était le premier comic réaliste ou naturaliste et la première adaptation BD du Tarzan de E. R. Burroughs. Même sans lire les légendes, les aventures et les séquences se suivent facilement et les dessins possèdent charme et grande compétence artistique. Son influence continue de se faire sentir dans de nombreux comics jusqu'à aujourd'hui. En 1928, l’illustrateur publicitaire Harold Rudolf Foster est engagé pour transformer le roman d’Edgar Rice Burroughs Tarzan chez les singes en un comic de presse en noir et blanc de 60 épisodes. Au départ, aucun journal américain n’en veut, si bien qu’il est d’abord publié en Angleterre, où il remporte un grand succès. Quand la presse américaine change d’avis et demande davantage d’épisodes, Foster ne veut rien entendre. Ce n’est qu’en 1931 qu’il accepte d’illustrer un comic dominical en couleur et en pleine page, bien qu’il trouve ce travail très mal payé. Pendant sept ans, Tarzan devient le premier comic d’aventure et un des strips dominicaux favoris de l’Amérique. Les journaux se plaignent de ses excès de violence (critique que Burroughs contre en arguant que le succès de Tarzan provient du “faible qu’a l’humanité pour les situations horribles et sanglantes”) et de nudité (dans ses notes, l’auteur du script demandait “une bonne dose de nudité féminine”), mais les lecteurs, eux, sont captivés par les aventures de Tarzan avec des Égyptiens de l’Antiquité, des gangsters modernes, des Vikings, des dinosaures, des primates tueurs et une cohorte de reines et de princesses aguicheuses, jusqu’à ce que Foster passe la main à Burne Hogarth, à la mi-1937. L'intégrale de Taschen, en édition multilingue, dirigée par Dian Hanson, dont les pages sont reproduites à partir des journaux originaux, préserve la couleur et la texture du procédé d’impression tramée Benday typique des comics vintage. Le Tarzan de Hal Foster nous fait (re)vivre ces dimanches passés à plat-ventre sur le tapis du salon avec une BD, plongés dans un univers exotique et trépident.

17/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Wolfskin
Wolfskin

Ce Wolfskin s'inscrit clairement dans une veine très proche de Conan le Barbare en un peu plus bourrin, avec ce guerrier solitaire qui erre sans but et dont les puissants veulent s'accaparer les services. On retrouve ce même archétype du combattant quasi mythique, à la fois force brute incontrôlable et pourtant étonnamment mesuré dans certains de ses choix, comme une version encore plus radicalisée du barbare classique. Le récit en lui-même est assez basique, centré sur un affrontement entre factions et sur la manière dont ce guerrier est pris dans une dynamique qui le dépasse. Il y a quelques éléments intéressants, notamment dans la culture des Noi (inspirée d'un imaginaire asiatique) et dans l'opposition entre cette vision du monde plus spirituelle et organique et celle, beaucoup plus matérialiste et politique, des peuples nordiques auxquels appartient le héros, ou encore dans les dialogues de ce dernier avec son dieu quand il vient à le rencontrer dans une circonstance spéciale. Cela apporte un léger relief thématique, sans toutefois suffire à réellement enrichir un scénario qui reste globalement trop simple. Graphiquement, le dessin de Juan José Ryp est d'une bonne richesse, presque obsessionnelle dans le détail, ce qui donne une certaine puissance aux planches, qui n'est pas sans me rappeler le style de Geof Darrow. Mais cette maîtrise bascule trop souvent dans l'excès, en particulier dans les scènes de combat où le gore devient trop démonstratif : membres arrachés, explosions de tripes sanguinolentes, violence frontale poussée à l'extrême. À cela s'ajoute un aspect presque caricatural dans le rendu anatomique, avec le corps du héros hypertrophié, les muscles striés de veines saillantes à l'excès, jusqu'à une hypersexualisation du personnage quand il exhibe son anatomie épilée de façon assez gratuite. L'ensemble donne une œuvre très typée, assumant pleinement son côté bourrin et excessif, mais qui finit par fatiguer par son absence de nuance. Entre un scénario trop simple pour vraiment captiver et un traitement graphique qui pousse la violence et l'exagération un peu trop loin pour ne pas friser le ridicule, je ne vois pas trop ce que cette série apporte de nouveau au genre.

17/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Bilbo le Hobbit
Bilbo le Hobbit

Cette adaptation de Bilbo le Hobbit a clairement pris un coup de vieux, autant dans sa narration que dans son approche très illustrative de la BD. Le récit est souvent beaucoup trop verbeux, avec d'immenses pavés de texte qui ralentissent énormément le rythme et donnent parfois davantage l'impression d'un livre illustré qu'une véritable bande dessinée. Certaines séquences paraissent interminables, et l'ensemble manque souvent de souffle ou de dynamisme, surtout aujourd'hui après toutes les adaptations plus modernes de l'univers de Tolkien. Le dessin de David Wenzel paraît daté, parfois figé, mais il dégage quelque chose de très britannique et très "jeunesse illustrée" qui m'a rappelé certains livres pour enfants que je lisais quand j'étais jeune en Angleterre (en séjours linguistiques). Les couleurs pastel, les visages expressifs, les paysages presque féériques et cette ambiance un peu naïve donnent au voyage de Bilbo une tonalité rêveuse qui colle bien à l'esprit du roman d'origine. Tout n'est pas réussi pour autant : certains designs de personnages ont vieilli, les nains manquent parfois de personnalité visuelle, et plusieurs passages auraient gagné à être raccourcis ou mieux rythmés. Pourtant, malgré tous ces défauts, je n'arrive pas à être réellement sévère avec cette version. Déjà parce que j'ai une vraie tendresse pour cette histoire de Tolkien, avec ce mélange d'aventure, de merveilleux et de douceur. Mais aussi parce que cette adaptation possède un charme très particulier que j'ai plutôt apprécié. Évidemment, la fidélité assez stricte au texte de Tolkien a aussi son revers : la BD croule sous les descriptions et les cartouches narratifs, au point que certaines pages deviennent franchement lourdes à lire. Mais paradoxalement, c'est aussi ce qui lui donne ce côté ancien livre illustré que je trouve assez réconfortant. C'est pourquoi, malgré ces longueurs, ce côté trop verbeux et ce classicisme très marqué, j'éprouve trop de tendresse pour cette adaptation pour lui mettre une moins bonne note.

17/05/2026 (modifier)