Les derniers avis (152 avis)

Couverture de la série Frankenwood
Frankenwood

Kordey nous propose quelque chose d’intéressant, plutôt agréable à l’œil. Son dessin et la colorisation sont vraiment plaisants (je note juste des visages un peu changeants, et pas toujours ressemblants aux personnages originaux – Lauren Bacall par exemple). En tout cas il se fait plaisir, en multipliant les clins d’œil au cinéma et à Hollywood : cadrages cinématographiques, allusion à des films, scènes, acteurs ou personnages multiples, affiches de films (on a même droit à Marilyn comme actrice des « Oiseaux » d’Hitchcock !). Au scénario, Macan se fait lui aussi plaisir avec cette histoire improbable, ponctuée de moments loufoques, avec une « enquête » fil rouge improbable. Mais aussi peu consistante. En effet, si j’ai lu cet album avec plaisir, et relativement rapidement malgré sa pagination conséquente, c’est davantage dû au dessin de Kordey ou à certains passages amusants, décalant acteurs (de toutes les époques hollywoodiennes : Olliver Hardy côtoie Marilyn Monroe, Bogart, Boris Karloff, etc.) et personnages politiques (les frères Kennedy par exemple). Les acteurs réels se confondent aussi parfois avec certains de leurs rôles (en particulier le personnage principal, Bogart), quelques touches de fantastiques (les personnages peuvent « revivre ») ajoutent un peu de piment à l’histoire. Mais j’ai eu l’impression que, tout occupés à placer ces décalages, à parodier l’univers hollywoodien, les auteurs se sont moins préoccupés de bâtir une intrigue solide. Mais cette frustration n’empêche pas de passer un bon moment en lisant ce petit délire.

14/05/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 4/5
Couverture de la série La Marquise des Lumières
La Marquise des Lumières

Une lecture captivante et studieuse. Cette bande de Cothias et Lax qui situe son intrigue en 1786, n'essaie jamais de s'ouvrir à un large public. C'est ce qui fait sa force à mon sens, mais cela explique aussi son manque de réputation. Il y a peu d'action, on observe souvent des personnages débattre entre eux. Le dessin très précis est aussi très froid, figé comme une vieille pièce de maison que l'on n'ouvre jamais. Mais excelle pourtant à traduire en images le fossé immense entre la noblesse et les laissés pour compte. La reconstitution historique des costumes, des décors, impressionne. Le premier tome essaie de se trouver une identité mais échoue. On verse dans un marivaudage un peu stérile, cette introduction à une intrigue somme toute classique prend trop son temps. Cothias revient à ses fondamentaux, déjà entrevus dans Les 7 vies de l'épervier dès le second tome : la tragédie familiale, le fatalisme, les destins liés. La petite histoire dans la Grande. Le troisième épisode prend des accents zoliens. On peste contre le sort qui enchaîne un innocent - Modeste Bonhomme - à la misère. Son âme est plus noble que la majorité des aristocrates rencontrés. Son sacrifice pour protéger un être fragile contraste avec l'égoïsme des puissants. Le dernier tome nous offre une conclusion douce amère. Une œuvre de Cothias qui, à l'instar de son héros, mériterait d'être réhabilité.

14/05/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Knight club
Knight club

Je rejoins les avis positif sur ce premier tome et si la suite est du même niveau, il se peut que je monte ma note au maximum parce que c'est du très bon divertissement ! Oui, on reprend la trame des sept samouraïs pour au moins la centième fois depuis 1954, mais cela ne m'a pas trop dérangé parce que l'intrigue est malgré tout captivante. Cela vient en grande partie du fait que le groupe de guerrier est remplit de personnages bien campés et terriblement attachants. L'auteur joue bien avec leurs différentes personnalités. On devine que deux membres ont un passé troubles que j'espère seront bien développé dans le tome 2. J’aime ce mélange de nationalités, l'humour fonctionne bien et les scènes de batailles sont bien chorégraphiées. Le rythme est aussi bien maitrisé et on lit ce long album sans aucun problème et j'ai été un peu triste de voir que c'était fini pour le moment. Alors cela reste une œuvre de pur divertissement sans surprise dans le déroulement du scénario, mais qu'est-ce que c'est bien fait !

13/05/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Largo Winch
Largo Winch

Bien dessiné et bien colorisé et histoires bien écrites mais tout cela est un peu vain. Le héros et milliardaire manque de densité, bien des personnages sont assez inexistants, c'est vrai, le XIème voleur, les barons de la finance, les scènes d'action inévitables et les dialogues peu mémorables. A lire si on ne veut pas se prendre la tête. Et je ne parle pas du manque de tension dramatique... Un peu dans le même genre, je veux dire dessins un peu ressemblants et héros beau gosse avec quelque chose de naïf au début mais de quand même efficace, il y a la série XIII, tellement supérieure ! Si on veut une série d'action, privilégier XIII - ou les débuts de Thorgal ou bien de Jeremiah, mais on encourt alors le risque d'être déçu, au bout d'un moment.

13/05/2026 (modifier)
Par Trevize
Note: 5/5
Couverture de la série L'Ombre des Lumières
L'Ombre des Lumières

Très sincèrement, je n'ai pas compris les avis mitigés donnés sur le premier album, c'est pour cela que pour la première fois (de mémoire) je donne le mien ici en simple amateur de BD qui ne se veut pas expert. Dès le début je suis devenu fan, attendant le volume suivant avec impatience : c'est de la très très bonne BD historique. Le récit demande d'être attentif, de savoir revenir en arrière, mais la construction qui suit dans les tomes 2 et 3 est vraiment bien fichue. Intrigues bien calculées, personnages auxquels on s'attache en peu de cases, références géographiques et historiques (on montre bien la complexité de l'histoire, qu'il s'agissent d'intrigues de salon comme d'accords avec les tribus, les points de vue différents selon le rang et la situation personnelle des Occidentaux ou ceux des indiens), humour discret, ironie, même, récit rocambolesque dans le bon sens du terme, tout est bien amené, on sent que l'auteur et le dessinateur se sont fait plaisir, et ça se sent. La finesse parfois volontairement exagérée du premier tome fait place à des dialogues plus directs dans le ''Nouveau Monde'' du deuxième, dans le troisième on semble retrouver l'ambiance du premier dès le retour en France, avec un "petit truc" moderne de changé façon fin de l'Ancien Régime (nobles ruinés qui vendent leurs meubles). C'est vraiment très bien vu. Du bel ouvrage à mon sens. Je suis peut-être bon public, mais pour moi c'est vraiment une BD très mémorable et remarquable. Si vous ne l'avez pas lue, allez-y, vous ne pouvez pas le regretter.

13/05/2026 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série Ragemoor
Ragemoor

Richard Corben collabore avec son scénariste fétiche : Jan Strnad (pas facile à prononcer à haute voix). Ils nous proposent une histoire d'horreur où se mélangent les univers d'Edgar Allan Poe et de H.P. Lovecraft. Pour Poe, le rapprochement avec la nouvelle La Chute de la Maison Usher est une évidence, le château de Ragemoor joue un rôle important dans ce récit. Et comment ne pas avoir une pensée pour H.P. Lovecraft et ses entités venues des confins de l'espace, avec toujours ce château maléfique en ligne de mire. Un beau programme que voilà pour l'amateur passionné d'histoires d'horreur que je suis. Le scénario pour ce type de récit reste très classique et suit une trame déjà vue à maintes reprises : des rebondissements (prévisibles dans l'ensemble), un zeste d'amour (non partagé), du mystère et une atmosphère oppressante qui va crescendo. Rien d'extraordinaire, mais ça fait le job. J'ai suivi avec plaisir les destins tragiques des personnages. C'est surtout la partie graphique et le style inimitable de Corben qui m'ont envoûté. Un noir et blanc somptueux où toutes les nuances de gris font ressortir les tourments des protagonistes. J'aime tout chez Corben. Que ce soit sa maîtrise de la lumière ou son côté réaliste et soigné, en particulier pour les superbes décors, et ceux-ci contrastent avec les silhouettes bien charpentées et les visages carrés des personnages. On peut lui reprocher un côté statique et un peu théâtral, mais c'est ce qui rend son style si unique et qui ne cesse de m'émerveiller. Du très très bon travail. Un 4 étoiles généreux, mais j'assume !

13/05/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Le Mètre des Caraïbes
Le Mètre des Caraïbes

Tiens, un Lupano qui passe moins bien ! J'ai pourtant une très bonne opinion de cet auteur et de sa production énorme mais diversifiée, avec de nombreuses pépites que j'ai adorées. Et pourtant, alors que de nombreux éléments sont en place pour m'intéresser, je trouve cette exécution maladroite et assez peu intéressante. Déjà, j'ai été surpris que l'histoire se base sur un personnage réel et de vrais faits, grossis et déformés pour l'occasion, puisque toute cette aventure est imaginaire mais inspirée de la réalité. En fait, j'ai eu l'impression d'un peu trop de trucs avec beaucoup d'extravagance qui ne va pas trop avec l'idée de réalisme derrière. Peut-être est-ce la même sauce que Lupano à déjà développée dans d'autres BD et que j'en ai saturé cette fois-ci, mais je dois bien dire que j'ai trouvé l'ensemble moins maitrisé dans le ton, le ton étant très bouffon sur l'ensemble même si l'on a brutalement un discours de fin qui semble être le cœur du message, mais très décorrélé de l'ensemble. Le discours de fin est très sérieux, proposant une lecture contemporaine de l'innovation qu'a constitué le mètre et à l'aulne de notre monde libéral ce qu'il peut devenir comme dérive. C'est intéressant, mais pas du tout bien intégré au récit qui reste rigolo tout du long, semblant parler également de gestion politique et des transformations sociales conséquentes autour de la révolution française. Mais l'ensemble est trop brouillon, les messages dilués et assénés trop brutalement lorsqu'ils débarquent. L'ensemble n'a pas vraiment de tenue globale, on sent l'envie de parler de choses mais au final j'ai un doute sur ce qui est dit réellement. Bref, c'est trop brouillon dans l'exécution et le message. Maintenant je reste tout de même sur une note de 3, parce que la BD se laisse tout à fait lire et que son dessin dynamique correspond bien au ton du récit. C'est lisible et la BD peut trouver son public même si je ne l'ai pas appréciée plus que ça. C'est un des premiers Lupano qui me fait cet effet, espérons que ce soit aussi le dernier !

13/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Le Lapin des Baskerville
Le Lapin des Baskerville

Une série de gags enchaînés dans un univers animalier absurde, où un lapin persuadé d'être une créature terrifiante tente de se construire une réputation de monstre dans une forêt peuplée d'animaux globalement idiots ou désabusés. L'ensemble repose sur un humour de décalage assez simple, avec des situations volontairement absurdes et des personnages animaliers récurrents qui servent de prétexte à des micro-sketchs loufoques. L'univers mélange parodie de fables, non-sens et clins d'oeil détournés, mais sans fil narratif solide. Globalement, j'ai trouvé l'ensemble assez inégal et rarement vraiment drôle. Quelques idées peuvent faire sourire ponctuellement, mais la plupart des gags reposent sur des ressorts assez répétitifs et des situations qui tombent à plat. L'humour paraît très direct, parfois un peu potache, et semble davantage destiné à un public jeune qu'à des adultes. Le dessin, très minimaliste et volontairement simplifié, renforce ce côté léger mais ne compense pas le manque de rythme ou de surprise. L'univers visuel a une personnalité amusante, mais je n'ai pas réussi à y accrocher ni à trouver ça drôle.

13/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Western Love
Western Love

Lebon revient au western après l’intéressant Le Révérend, et c’est plutôt un sympathique retour. En tout cas on a là – sur les deux premiers albums parus pour le moment (un dernier doit encore conclure la série), quelque chose de dynamique et plaisant. Les deux héros sont attachants et, eux qui se présentent de prime abord comme « hors cadre », finissent presque rangés, s’occupant d’un bébé dans le deuxième album. Presque. Car quand même l’ordre, la loi et quelques bienséances ne les arrêtent pas souvent. L’intrigue est très rythmée. Elle prend même un peu d’envergure dans le deuxième album (le premier se concentrait sur la mise en place, la rencontre des deux tourtereaux – et sur un petit bled, alors qu’ensuite ça voyage pas mal). Le rythme est accentué, en fin de chacun des deux albums, par les grosses fusillades auxquelles prennent part nos héros (on peut évidemment s’étonner du fait qu’il échappent autant aux balles et qu’ils visent aussi bien, mais bon). En tout cas c’est une lecture agréable, en espérant que la suite/conclusion soit aussi satisfaisante.

13/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Une toute petite conversation
Une toute petite conversation

J’ai lu cet album sans jamais vraiment entrer dedans. Le précédent album de ces auteurs m’avait plutôt plu, mais celui-ci m’a moins convaincu et n’a pas converti l’essai. Le dessin que j’avais apprécié, je l’ai trouvé ici trop terne et trop rigide. Et cela a sans doute accentué le ressenti plus que mitigé. Car cette « petite conversation » est en fait bien longue, bien longuette, souffre d’un manque de rythme, et ne passionne pas vraiment. Je n’ai pas non plus été convaincu par le principe même de cette conversation. Cet homme et cette femme, qui « font le point » sur leur relation, depuis ses débuts jusqu’à la rupture – temporaire – au moment où la femme tombe enceinte. C’est assez improbable, surtout que tout est dit de façon dépassionnée, « à distance », le rendu m’est apparu artificiel – et ennuyeux.

13/05/2026 (modifier)