Katharine Cornwell

Note: 3.8/5
(3.8/5 pour 5 avis)

La vie est un étrange intermède. La comédienne Katharine Cornwell est de plus en plus affectée depuis qu’elle tient le rôle principal dans la pièce d’Eugene O’Neill : « L’Etrange Intermède ». Les égarements de son personnage, Nina Leeds, ont de curieuses résonances avec ceux de sa propre existence.


1930 - 1938 : De la Grande Dépression aux prémisces de la Seconde Guerre Mondiale

La vie est un étrange intermède. La comédienne Katharine Cornwell est de plus en plus affectée depuis qu’elle tient le rôle principal dans la pièce d’Eugene O’Neill : « L’Etrange Intermède ». Les égarements de son personnage, Nina Leeds, ont de curieuses résonances avec ceux de sa propre existence. Comme l’héroïne qu’elle interprète, elle connaît le même désarroi devant une vie malheureuse, faite de frustrations, de souvenirs douloureux et d’amours impossibles. Mais surtout, Katharine doit supporter le poids d’une culpabilité liée à un secret. Un parallèle s’établit avec Nina, son personnage au théâtre, qui souffre d’être prisonnière de son mensonge (elle cache à son mari qu’ils élèvent un enfant adultérin). Peu à peu, tourmentée par ses fantômes et submergée par les difficultés de l’existence, la comédienne sombre dans la mélancolie. La quarantaine venant, elle doit constater que sa carrière d’actrice professionnelle est sur le déclin. Le meurtre de son mari, devenu le catalyseur de ses regrets et de sa haine, sera son ultime sursaut.

Scénario
Dessin
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 16 Mai 2007
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Katharine Cornwell © Les Humanoïdes Associés 2007
Les notes
Note: 3.8/5
(3.8/5 pour 5 avis)
Cliquez pour afficher les avis.

13/05/2007 | Ro
Modifier


Par Miguelof
Note: 3/5

Une oeuvre mélodramatique et sentimentaliste, oui. Mais pas sans interêt. J'ai acheté et lu (pendant une semaine en vacances) suivant les avis de BDT. Je ne suis pas repenti. Cette femme, sa vie, ses choix et ses malheurs me restent dans la mémoire. Le dessin en noir et blanc est parfois très beau. Par contre, la figure humaine, les proportions des corps et ses mouvements, laissent à désirer... mais c'est un style propre à l'auteur, je crois.

16/01/2016 (modifier)
Par GiZeus
Note: 4/5

Œuvre déroutante de prime abord, Katharine Cornwell a su me séduire une fois mes craintes du début évanouies. L'histoire de cette comédienne sur qui s'acharne le sort est réellement prenant malgré quelques défauts récurrents, mais qui ne parviennent pas à gâcher la lecture de cet excellent one-shot. Cette BD éponyme s'articule donc autour de Katharine Cornwell, jeune comédienne qui se voit peu à peu absorbée par le personnage qu'elle interprète. Il est dit que le destin ne serait pas tendre avec elle, et c'est ainsi que nous suivrons ses déboires, intéressants par bien des aspects. Chaque scène est l'occasion d'en apprendre plus sur la personnalité de Katharine et sur son passé. En parlant de psychologie, force est de reconnaître la maîtrise de Marc Malès à modeler ses personnages. Ils sont criants de vérités, sonnent juste, et enseignent quantité de choses sur les mœurs de cette époque. Le dessin, grande réussite également de cette BD, reflète admirablement l'ambiance des années 30 aux Etats-Unis. Encrage d'apparence grasse, le trait épais n'enlève rien à la précision du détail. Les faciès sont remarquablement expressifs, le dessin dynamique, bref, tout concordait pour faire entrer cette BD au panthéon du genre, mais c'était sans compter sur quelques tares inopportunes. En cause, une révélation d'apparence choc mais que l'on a compris depuis belle lurette, et des dialogues parfois un peu trop verbeux - et pourtant il m'en faut beaucoup, j'aime quand ça parle - mais souvent d'une grande pertinence. Hormis cela, je ne vois rien d'autre qui pourrait rebuter la lecture. Alors profitez en, c'est bon!

23/10/2009 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaston

Un très bon one-shot ! Dans L'Autre Laideur l'Autre Folie, j'avais trouvé les personnages un peu vides et ici c'est le contraire ! Leur psychologie est étudiée avec soin. Surtout Katharine qui a une personnalité très complexe. L'histoire est dense et très longue. Peut-être même un peu trop longue car il y a certains passages qui ne m'ont pas trop passionné. Heureusement, l'auteur parvenait toujours à rallumer mon attention pour son histoire. Il y a aussi la fin que je n'ai pas trop aimée car je ne l'ai pas très bien comprise, mais ce n'est pas grave car l'histoire possède des passages géniaux qu'il faut absolument lire au moins une fois dans sa vie de bédéphile.

27/07/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Erik

Je suis réellement abasourdi par cette lecture d'une qualité indéniable. Je connaissais un peu l'auteur pour avoir apprécié la lecture de Mille Visages. Mais ici, je dirai qu'on est à mille lieues de cet univers fantastique sans vouloir faire un vilain jeu de mots. Katharine Cornwell a décroché le rôle principal dans la pièce d’Eugene O’Neill, "L’Etrange Intermède". Un rôle apparemment fait pour elle mais que les similitudes avec sa propre vie finissent par étouffer. Tourmentée par ses frustrations et un trop lourd secret, Katharine sombre peu à peu dans la mélancolie jusqu’au point de non retour. J'ai rarement observé dans la bd un personnage aussi vrai et fragile à la fois. Nous assistons à une véritable descente aux enfers dans le décor de l'Amérique des années 30, des starlettes d'Hollywood et des soirées mondaines. C'est très émouvant car l'auteur nous livre sans état d'âme le portrait d'une femme torturée mais avec une classe d'une grande élégance. Bref, je pourrais tomber tout de suite amoureux de cette héroïne. Par ailleurs, les différents personnages possèdent une psychologie propre qui est tout à fait intéressante car c'est tellement réaliste. Sublime ce jeu de faux-semblant ! Le dessin en noir et blanc ajoute une touche oppressante à ce drame. Les planches sont magnifiquement réalisées avec un trait unique et original qui caractérise cet auteur de talent. C'est du grand art ! Je ne peux que vous conseiller la lecture de cette oeuvre somptueuse assez récente qui est passée un peu inaperçue à tort. C'est une oeuvre culte qui ne vous laissera pas indifférent ! :) Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.5/5

22/02/2008 (MAJ le 05/11/2008) (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Note approximative : 3.5/5 Katharine Cornwell, un mélodrame tragique dans une ambiance rétro des années 30 aux USA prenant la forme d'un bel album souple de 141 pages. Amateurs de récits d'action et d'intrigues mouvementées, passez votre chemin. Ce récit est tout en finesse, tout en langueur et en dialogues entre les personnages. Sa thématique est en outre sombre et tourmentée. Voilà typiquement le genre de récit qui aurait dû me lasser à titre personnel, piètre amateur de tragédie que je suis. Et pourtant, la finesse du scénario, la fluidité des dialogues, la narration légèrement décousue mais très bien montée et surtout la force d'évocation qui se dégagent des derniers instants de l'album m'ont objectivement fait apprécier cette BD à son juste et haut niveau de qualité. Le dessin, noir et blanc, est joliment rétro. Il rappelle les classiques du comics américain mais aussi les noir et blanc d'auteurs latins tels que Hugo Pratt et autres José Muñoz. L'héroïne est superbe, rappelant immanquablement une autre Katharine, Hepburn celle-là. Les planches sont esthétiques et ne s'effacent pas devant l'abondance des dialogues, affirmant malgré tout leur beauté soignée et suggestive. Il est légèrement difficile d'entrer dans le récit car l'on craint au départ une narration trop dramatique à la manière de la scène de théâtre par laquelle s'entame le récit. A la manière de films dramatiques et noirs, on saute aussi de scènes en scènes avec un peu de mal à s'y retrouver en début de lecture. Mais très vite la fluidité des dialogues et l'intelligence du montage permettent de pénétrer l'intrigue et de s'attacher à cette Katharine Cornwell malgré la distance qu'elle affiche tant avec les autres personnages qu'avec le lecteur. Belle et froide, elle est comédienne, oui, mais pas la star intouchable qu'on imaginerait en voyant la classe qui se dégage d'elle. Relativement pauvre, accablée, son talent est reconnu par peu de ses proches et surtout tous ou presque lui reprochent son attitude renfermée et sans assurance, son rejet du bonheur et ses secrets enfouis. "Elle est un mélange rare de dignité et de fragilité" sont les mots d'un homme qui l'aime malgré tout, et c'est vrai que c'est exactement cela. Elle respire la classe, la beauté digne, mais on sent en elle un vrai traumatisme. Et c'est ce mystère qui va se dévoiler doucement au fil des pages, expliquant son attitude et rendant d'autant plus cruels les déconvenues qui l'accablent. C'est ainsi qu'on s'attache de plus en plus au personnage et que la fin du récit n'en est que plus forte et amère, d'autant qu'elle est racontée avec brio. Un drame d'une excellente qualité, une construction riche et intelligente, une intrigue toute en finesse et en non-dits. Les amateurs du genre tiendront là une petite perle.

13/05/2007 (modifier)